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interviewSud Radio· 11 juin 2025 25 min

David Lisnard - "Nogent : Les propos d'Emmanuel Macron sont insoutenables"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud Radio, l'invité politique Jean-Jacques Bourdin. Notre invité David Lissard, maire de Cann et président de l'association des maires de France. Bonjour.

Bonjour. Merci d'être avec nous. Alors, nous allons revenir évidemment pour commencer sur le drame de nos gens 14 ans.

Un ado qui sort un couteau et qui tue une assistante assistante d'école qui fait son boulot, qui aide les élèves. Mélanie 31 ans, un élève de 14 ans. François Baou parle de dérive de la société.

Vous diriez les mêmes mots ? D'abord ne pardon hein, mais ne comptez pas sur moi pour être soit dans euh le l'étalage émotionnel, soit dans euh le le commentaire. C'est d'abord parce qu'en tant que citoyen, moi j'en peux plus de tout cela.

H et que ce que le rôle des dirigeants, c'est d'analyser les situations et de prendre des décisions. C'est pas de faire des effets d'annonces qui ne sont jamais suivis d'effets. Euh ce n'est pas de nier la réalité, c'est d'exécuter des choses.

Et aujourd'hui, sur ce qui s'est passé hier, je pense qu'il faut attendre d'en savoir plus. Oui. L'éducation nationale s'est empressé de dire que l'auteur des faits n'ait pas d'antécédent.

Puis on apprend par ailleurs qu'il a déjà été exclu deux fois de façon pour viol pour des faits violents ce qui est pour assister à des conseils d'établissement. Enfin c'est pas Odin qu'il aurait enfin qu'il a essayé d'étrangler un de ses camarades lorsqu'il était en 6e donc il y a il y a 3 ans. Donc attendons de voir cela.

Ce qui là-dedans est troublant, c'est que ça intervient à la suite d'autres événements qui sont d'autres nature euh qui sont mais mais qui renvoient toujours à une violence extrême. Et c'est là que le rôle de la puissance publique, c'est quoi ? 1, l'État c'est d'assumer sa fonction régalienne.

Je sors de du cas d'hier qui à mon avis renvoie à d'autres sujets dont la santé mentale qui a juste tqué hier. Juste titre a été évoqué hier. Mais on verra ce que diront les les pédopsychiatres.

On verra ce qui sera dit. Mais en attendant, c'est que hier et comme c'était le cas lorsqu'il y a eu le meurtre d'Élias, euh comme c'était le cas lorsqu'on a retrouvé euh euh le le le que que c'est crépol bref, c'est que il n'y a jamais jamais la réponse qui consiste à dire que la société doit être protégée lorsqu'on identifie des enfants et des adolescents violents dont on sait qu'ils peuvent passer à l'acte. Un exécutif responsable engagerait un travail non pas d'affichage mais réel à travers les clubs de sport, les établissements scolaires pour identifier ces individus que l'on connaît dans nos villes.

On on retrouve quasiment toujours les mêmes dans les actes de violence et les maîtres et les les maîtres dans des centres fermés disciplinair à nos gens pardon pas loin de Chaumon. Deuxème élément deè élément bon allez terminer je c'est qu'ensuite euh c'est de poser la question aussi de ce sont des actes qui traduisent le fait que quand vous interrogez ces enfants et ses adolescents, tous les policiers vous le disent, ils n'ont aucune empathie, aucune sensibilité à l'égard des victimes. Donc on est dans ce processus qui fait que la civilisation qui est le fait d'intérioriser des règles communes, d'appartenir à une nation, à un groupe, c'est d'élités.

Alors, il s'agit pas de déresponsabiliser, au contraire. Donc, on va d'abord chercher la responsabilité individuelle des individus fauteurs de trouble et on les isole pour protéger la société. Ensuite, on va euh produire une politique publique qui enfin redonne du sens de l'autorité, du respect de l'adulte. de comprendre que d'apprendre à gérer les frustrations.

Enfin troisème élément, les familles. Le rôle de l'État, c'est pas d'éduquer, c'est d'instruire et de protéger. Le rôle des familles, c'est d'éduquer.

Et donc, lorsque les familles n'éduquent plus, et bien il est du ressort de la puissance publique de sanctionner les familles qui n'éduquent pas. Bien, mais un cas ne ressemble pas à un autre cas. Vous êtes bien d'accord, David Lissard ?

Bien. Établir établir des comparaisons, est-ce ? J'ai Non, je je vous pose cette question.

Pourquoi ? Parce que depuis hier, j'ai vu quoi après la mort de Mélanie ? J'ai vu quoi ?

J'ai vu un Premier ministre nous dire il faut absolument interdire la vente des couteaux au mineurs. Oui. Non mais ça vous fait sourire.

Moi aussi ça me fait sourire parce que le mineur n'a pas besoin d'aller acheter un couteau. Il suffit qu'il aille dans la cuisine de ses parents pour prendre pour prendre son couteau. D'ailleurs, c'est souvent des couteaux de cuisine qui sont utilisés.

Souvent des couteaux de cuisine qui sont utilisés. Ça c'est la première chose. Deuxième chose, le président de la République dit il faut interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans.

Bon très bien. Mais qu'est-ce que vous en pensez d'ailleurs ? Mais c'està dire que une interdiction peut être légitime dans l'action publique.

Oui, on on peut prendre le temps, mais l'interdiction doit tout être justifiée et étayée sur des faits avérés. La règle dans une démocratie libérale, la règle dans une dans une République, c'est que on est libre sauf si on empiète sur la la sécurité des autres et la liberté des autres. S'il est établi que les réseaux sociaux de façon sûre et avérée produisent une violence pour les moins de 15 ans, jusqu'à maintenant, il y a rien qui a établi ça.

Il y a des éléments. Vous êtes favorable ou pas à l'interdiction ? Mais moi je tant qu'il n'y a aucun élément scientifique qui démontre cette nocivité, je suis par définition contre l'interdiction.

Si on démontre qu'il y a une êes un libéral assumet vous êtes contre l'interdiction. Mais c'est pas une question de d'être contre une interdiction, c'est d'être pour une interdiction lorsqu'elle est légitime et justifiée. J'ai des enfants.

Oui. J'ai mais mais mes enfants ne regardent pas un écran à partir d'un certain âge, mais mes enfants ne regardent pas un écran le matin. Enfin, il il y a des règles qui dépendent des familles.

Et donc, si on estime que il y a une nocivité et une dangerosité des réseaux sociaux et s'est avéré, je serai pour l'interdiction. Pour l'instant, tout ça ce sont des effets d'affichage et d'annonce. Euh et puis on parle des réseaux sociaux mais on parle pas des jeux vidéos.

Et sur parce que moi je me suis quand je vois la la la violence des jeux vidéos et le le fait le leur comment dire le leur ressemblance avec la réalité, c'est extrêmement c'est extrêmement figuratif et pourtant pour l'instant on n'a pas d'études qui démontre cela. Donc il faut faire attention aux emballements, aux effets d'annonce et si vous voulez parce que quand on dit le réseau social, le jeu vidéo, on ne va pas voir l'individu qui est responsable des actes ou le le la cellule familiale qui est responsable des actes du mineur. Et ça c'est insupportable.

C'est insupportable. Puis deuxièmement, qu'on redonne un peu de force morale à notre société. C'est ça qui est important, c'est que on quand vous transmettez de l'espérance à vos enfants, quand vous leur transmettez du sens et des valeur, je vous les vous les vous les c'est difficile, c'est on y arrive pas toujours, mais vous les placez dans une probabilité d'élévation parce que si vous ne le faites pas, c'est Anna Ren qui disait c'est dans le vide de la pensée qui s'inscrit le mal.

Et bien si vous ne donnez pas de l'espoir, de la confiance et et des et des repères, et bien certains vont leur donner de la violence et des couteaux. Oui. Alors David Lissard, euh je je je vous écoute.

Je vous écoute. Euh j'ai j'ai écouté tous les tous les responsables politique intervenir depuis ce drame, depuis hier matin. Euh j'ai entendu beaucoup de choses et j'ai entendu Bruno Rotaillot nous dire "La réponse n'est pas que sécurité et il a raison.

Mais quel est le responsable politique qui s'interroge sur les efforts que nous faisons pour aider les ados qui souffrent pas que physiquement mais qui souffrent psychologiquement ? Quels sont les efforts que nous faisons pour aider tous ceux qui encadrent ces ados dans les collèges et dans les lycées comme Mélanie comme Mélanie et qui sont parfois en sous-effectif et qui sont parfois Quel effort fait la société pour deux choses. Oui.

D'abord, il y a plus de gens que vous semblez le penser qui qui travaillent là-dessus y compris dans des élus. Moi, je vous emmène voir beaucoup de maires et d'il lieux locaux qui voyant les carences du système essaient de mettre en place des structures. J'ai pas entendu grand-chose dans la bouche des politiques hier là.

Peut-être que vous avez pas entendu grand-chose mais mais moi je je vois ce qu'ils font. Donc j'écoute pas que ceux qui parlent dans sur les médias et pardonnez-moi de le dire et c'est avéré et ça a déjà été annoncé. Nous avons fait organiser une réunion spécifique sur cette problématique il y a 3 mois dans ma commune et la commune met en place une unité d'accueil de repos pour les parents et les aidants mais d'accueil aussi jusqu'à une semaine d'enfants et d'adolescents.

Pas que d'adolescents et d'enfants suicidaires notamment. Mais mais des exemples comme ça, je le cite et c'est pas pour parler de ce que je fais mais il y en a beaucoup plus qu'on le pense et c'est une question majeure. Il y a tout un problème de santé mentale en France.

Il y a d'abord la psychiatrie est en carence manifeste de praticien y compris la psychiatrie hospitalière et il y a une problématique de santé mentale. Mais je ne nous arrêtons ess et c'est il faut le faire ce travail. Sauf que quand vous regardez l'évolution dans le temps, vous aviez moins d'encadrants il y a 15 ans et il y a 30 ans qu'aujourd'hui.

C'est une réalité factuelle et que vous aviez aussi beaucoup moins de phénomènes de violence juvénile. Hm hm. et que c'est ou alors que ces violences de phénomène juvénil parce qu'il y avait beaucoup de bagarres se passaient à coup de point et qu'aujourd'hui il se passe à armes létal c'est à couteau.

Donc la le l'enjeu c'est de ne pas noyer les responsabilités et il y a pas de contradiction entre une action de long terme qui consiste à recréer un cadre éducatif, une action d'instruction mais une action répressive. Et j'en ai assez de voir les oppositions entre tout cela, ceux qui vous ne parlent que de répression. Ceux qui nisent la réalité d'avoir enfin une justice pénale des mineurs adaptés à l'époque qui enferme, qui sanctionne tout de suite la saisure qui a été mise en place par l'ancien garde des saut entre le moment de la culpabilité et le moment de l'exercice potentiel de la sanction de plusieurs mois est une catastrophe.

Et c'est exactement ce qui s'est passé sur Elias. Pardonnez-moi, mais moi il y a tout ce que je vois dans dans les communes et chez moi, dans ma commune. Alors, évidemment, quand vous avez des villes où il y a du laxisme, vous avez une plus forte probabilité de fait dramatique.

Mais une une un meurtre au couteau pour arriver n'importe où, même dans les communes, n'importe où, il faut le dire. Regardez nos gens, même dans les communes où où on intervient vite et cetera. la gendarmerie est intervenue en quelques secondes, quelques minutes.

Donc et et là-dessus euh donc l'enjeu c'est pas de dire on va interdire le couteau, ce qui est aberrant. Les il y avait il y avait beaucoup moins d'attaques au couteau il y a il y a il y a 20 ans, il y a 10 ans. Et c'est pour ça que les propos du président de la République étaient insoutenable, y compris hier soir lorsqu'il compare ces faits de société qui révèlent cette hyper violence à la polémique sur les punaesses de lit.

C'est ce qui a été dit hier soir et donc le rôle de l'État comme le dit le docteur Berger comme on l'a proposé avec Alexandra Martin depuis 5 ans, comme je l'ai constaté quand les trois agresseurs ont frappé Angel qui avait 89 ans, on pourrait pu la laisser morte. Il faut qu'il y a une sanction immédiate. Pourquoi ?

Parce que c'est une façon de protéger la société. C'est une réponse à apporter aux victimes. Et troisièmement, certains de ces enfants et de ces adolescents vont s'en sortir lorsqu'ils seront dans un cadre discipliné.

Vous proposez d'abaisser la majorité pénale à 16 ans. Bon mais là Chumon ça n'aurait rien changé hein. Oui mais mais de d'à partir de 13 ans de de pouvoir abaisser l'excuse de minorité à partir de 13 ans alors des règles d'atténuation de peine parce que beaucoup de faits que l'on constate aujourd'huénation de une dizaine d'années ce que l'on constate c'est que beaucoup de faits de violence chez les enfants et adolescents ont lieu entre 14 et 18 ans.

Bien, je change complètement de sujet et David Lissard et je regarde ce qui se passe euh aux États-Unis, à Los Angeles, couvrefeu. Euh euh Donald Trump utilise l'armée contre le peuple et l'État de Californie. Euh est-ce que vous imaginez en France un président qui envoie l'armée pour réprimer des manifestations ?

Est-ce que nous ne sommes pas en route vers une forme de dictature ? Est-ce que la démocratie américaine vacille ? Comment regardez-vous cela ?

Là c'est on est peut-être en route une forcéature, j'en sais rien. C'est c'est je crois qu'on peut pas le le aujourd'hui le constater. Pas encore.

Les la démocratie lorsque la décision démocratique répond à une volonté populaire et respecte les principes d'un état de droit, que la démocratie fasse appliquer le droit par les moyens qu'elle juge adapté. Euh c'est pas antidémocratique hein. Euh et ce que je veux dire c'est que Stalin n'avait pas besoin d'envoyer l'armée face au peuple.

Il l' envoyait de temps en temps mais le la la police suffisait. Donc euh ce qui caractérise la dérive vers une dictature c'est euh le fondement même des décisions qui sont appliquées. Euh est-ce que la décision de maîtriser l'immigration prise par le Trump antidémocratique, je ne le crois pas.

Je pense qu'elle est légitime. On peut la condamner, la trouver excessive, ne pas être d'accord. En tout cas, il a été élu pour ça.

Euh, dès que l'armée intervient face au peuple, c'est qu'il y a quelque part un échec d'un système sécuritaire. Mais enfin bon, quand vous voyez la façon dont la France a traité euh les les gilets jaunes, à un moment donné, on peut aussi se poser des questions, hein. Donc la difficulté aujourd'hui, elle est bien au-delà de Trump, des États-Unis et cetera.

C'est la difficulté pour les démocraties de respecter ce qui fait leur singularité, leur beauté, leur fragilité, c'est-à-dire les principes de l'état de droit. C'est c'est quoi ? C'est la l'égalité des armes devant la justice.

C'est le contradictoire. C'est c'est tout ça c'est essentiel. mais de ne pas tomber dans l'inefficacité parce que l'impuissance publique qu'on évoquait tout à l'heure euh sur les sujets, c'est ce qui amène à l'inciisme, c'est ce qui amène à la révolte, c'est ce qui conduit aux extrémismes.

Donc la démocratie ne doit pas être synonyme d'impuissance publique. Et tout l'enjeu aujourd'hui, c'est de montrer que la démocratie dans le 21e siècle, qui est un siècle de de de compétition des des nations, de retour des empires, parfois de violence est efficace. l'Union européenne qualifiée par Marine Le Pen et Victor Orban de de finalement de de régime marchand wist et a-t-elle dit ultra libéral et vous vous êtes opposé à cette enfin vous avez dit ce que vous pensiez de ces propos là.

Oui, parce que je pense que l'Union européenne a beaucoup de défauts et y compris parfois des dérivés hoquistes, raison là-dessus, mais que l'Union européenne c'est avant tout un machin, c'est devenu un machin technocratique. C'est elle parle d'un empire ultralibéral, ça fait presque sourire. Ce serait un empire sans police et sans armée, incapable d'imposer au reste du monde.

L'empire, c'est Poutine. Euh oui, c'est la P, c'est la Chine, c'est Poutine qui attaque l'Ukraine. C'est c'est voilà, c'est ça les empires.

C'est c'est reptilien, c'est expansionnisme. Bon, l'Union européenne, pardonnez-moi, mais jusqu'à maintenant à part créer des des normes. Deuxièmement ultralibéral, entre 2019 et et et 2023, l'Union européenne a généré 14000 textes réglementaires d'entrave à l'activité économique et à la libre circulation.

Le l'IRF ce matin qui qui est toujours très sérieux sort une étude du FMI qui démontre que les les ces normes correspondent à une sorte de droit de douane cachée de 40 % pour les pays étrangers et à l'intérieur du marché européen qui est un faux marché libre de 110 %. C'est le FMI qui le démontre. Donc euh je veux dire c'est que euh il faut avoir une ambition européenne parce que dans le monde multipolaire, on a besoin d'avoir de la coopération interuropéenne, d'avoir des projets communs évidemment d'avoir une ambition puisque c'est une civilisation.

Victor Hugo l'avait si bien dit l'Europe et il faut préserver cette civilisation, la transmettre et la rendre vivante dans le 21e siècle. Mais dire que et c'est et c'est un truc qu'on entend partout, il y a plein de gens qui nous écoutent qui pensent qu'effectivement l'Europe est ultralibérale. C'est archif faux.

L'Europe est devenue malheureusement par une commission qui a un pouvoir. Non mais si vous voulez donc il y a la réalité économique c'est que l'Europe est constituée des pays qui ont les plus forts taux de prélèvement obligatoire d'impôts et de charges et les plus grosses dépenses publiques. Donc ça c'est pas vraiment libéral.

L'Europe a produit 14000 normes contraignantes depuis 5 ans. La commission a pris le pouvoir et la commission elle concentre un pouvoir législatif et exécutif. C'est tout le contraire de Montesqueieux et de l'occit libéralisme, c'est-à-dire des régimes d'équilibre des pouvoirs, de liberté et de séparation des pouvoirs.

Et l'Union européenne met son énergie dans un projet de guerre programmée, a-t-elle dit aussi. Ça veut dire quoi programmé ? C'est l'UE qui aurait programmé la guerre entre l'Ukraine et la Russie.

Non, mais ça je je je condamne ces propos. Voilà, je je l'avais pas entendu celui-là mais c'est non aujourd'hui il y a des guerres effectives et réelles. Celle en Ukraine en est une.

Il y a le Cachemir, il y a le Moyen-Orient, Orient, il y a le Soudan, on va en citer une multitude. Et donc dans ces vicespaellom donc il est évident que pour essayer de préserver une paix, il faut être fort et que les nations européennes doivent être fortes et que des coopérations européennes concrètes et non pas bureaucratiques doivent nous permettre d'être plus fort. Alors vous vous battez pour faire des économies pour que le l'État fasse des économies dans de multiples domaines et vous proposez un plan de 200 milliards.

Oui. 200 milliards d'économies. Quelles sont les les grandes lignes de Quelles sont les grandes lignes de ce plan ?

Les grandes lignes ou les économies où je vais vous dire pourquoi, comment et où. Comme ça, on va rapidement, c'est parce que je vois dans votre regard le donc 200 milliards Oui. C'est même pas 7 points de PIB.

C'est-à-dire que si on réduit notre dépense de 200 milliards, on est toujours le pays qui a le record de la dépense publique. Et vous voyez, tout à l'heure, vous disiez on manque d'encadrant et cetera et pourtant on dépense bien plus qu'ailleurs. Pourquoi ? il faut le faire parce qu'aujourd'hui labaisser la dépense n'est pas une fin en soi mais c'est devenu obligatoire pour redonner une dynamique économique qui va nous permettre ensuite d'avoir plus de moyens y compris dans l'état.

Non non mais l'excès de dépenses tue le service public et ça c'est contreintuitif mais on peut le démontrer rapidement mais peut-être pas sur une matinale. Deuxème élément comment vous regardez d'abord le plus gros volant il y a 1700 milliards de dépenses publiques aujourd'hui en France vous avez 900 milliards sur les dépenses sociales. Le reste c'est l'État 500 milliards et le relic 300 et quelques milliards.

Les collectivités dép sociales dans les retraites dont les retraites. la moitié de la de la de la de l'évolution de de la dette publique, les 1000 milliards qui ont augmenté sous Emmanuel Cron, 500 milliards sont les retraites. Donc je dis depuis des années, j'ai vu que maintenant d'autres le reprenaient, je m'en réjouis.

Je m'en réjouis. Quel dommage que à l'époque on ait balayé ça d'un reversement au moment de la retraite, la réforme de retraite. Q1, le système de retraite.

On ne pourra pas faire exister une retraite digne pour les générations actuelles d'actifs et futurs sans capitalisation collective obligatoire. Premier élément. 2e élément que sur les retraites à partir d'un certain niveau.

Euh moi je discute avec des retraités qui euh sont capable de comprendre qu'on ne peut ne pas indexer les retraites si les enfants et les petits-enfants sont gagnants. Ce qu'il ne supportent pas, c'est qu'on leur prenne de l'argent pour un puissant fond qui est l'État qui continue de s'endetter. Les réformes sociales, la dépense sociale 900 milliards.

Si vous faites 5 % sur 900 milliards, c'est 45 milliards. H quel est l'organisme qui ne sait pas faire 5 % d'économie ? aucun quand il est bien géré.

Le fait de faire une allocation sociale unique qui avait été repris par Michel Barnier dans ces discours que l'on propose depuis des années permettrait de mieux traiter le social parce qu'aujourd'hui on n' jamais autant dépensé d'argent dans le social. On n jamais autant eu de SDF qui dorment dehors dans la rue. Pourquoi ? parce qu'il y a plusieurs centaines de dispositifs qui créent chacun leur bureaucratie, chacun le le leur effet de parasitage de richesse et qui favorise ceux qui savent aller chercher les allocations et qui pénalisent les plus modestes d'entre nous.

D'autres autres exemple, vous pouvez sur l'AME en gardant un système de soins d'urgence pour les personnes y compris clandestines, mais vous pouvez économiser 800 millions très rapidement. Autre exemple, vous faites un moratoire sur les dépenses qu'on impose supplémentaires aux collectivités. C'est ce que je vais proposer au Premier ministre, à tout le monde.

Pendant qu'on nous dit de faire des économies, on nous sort des décrets qui nous obligent à dépenser plus. H c'est ça qui est délirant. C'estàdire que vous allez demander un moratoire sur tout ce qui génère des dépenses supplémentaires.

Donc c'estàdep, expliquez-nous pas concrètement très concrètement le aujourd'hui on on on vous dit vous devez le alors ça paraît un peu techno mais c'est ce qu'on nous impose hein. Vous vous devez au titre du décret tertiaire automatiser les bâtiments de moins de 250 m². Le coût pour les collectivités annuelles va être de 10 milliards d'euros. absurde.

Donc suspendez ce machin, c'est pas le moment, il fautir les compes publics. C'est un exemple que je vous donne et on pourra dépenser moins si on nous impose pas de dépenser plus, vous voyez. Et on supprime des postes de fonctionnaires parce que ça y est, j'ai l'impression qu'on y revient.

Mais oui, parce que aujourd'hui vous avez la France qui a le record du nombre d'agents de la fonction publique par habitant et pourtant on trouve plus. On n pas assez de soignants, pas assez d'infirmiers et pourquoi ? Ouais, trop dans les mairies, trop dans les départements, trop dans non, c'est pas là qu'ils sont parce que aujourd'hui les dépenses des collectivités où il y a il peut y avoir des gaspillage et des et des excès représentent 11 % de la richesse produite.

Toutes les collectivités hein, le 1000 feuilles qu'on nous a imposé, les régions, le département et cetera, la moyenne européenne c'est 20 %. Donc on veut pas regarder les choses en face, c'est que on est un état hyper centralisé et le la l'excès de dépense, c'est quand vous regardez dans l'hôpital que l'Allemagne qui est un hôpital très performant et très administré, il y a 24 % de postes administratifs et techniques et que nous on a 33 %. que c'est pareil dans toutes les les fonctions publiques y compris locales, c'est les postes hyper administrants parce que comme on a un droit qui est devenu envahissant, contradictoire, vous êtes obligé en permanence de faire appel à des à des à de la bureaucratie.

Donc il faut s'attaquer à cette bureaucratie. Trop de bureaucrates tuent l'infirmier, tue le policier et cetera. C'est c'est ça qui fait le le le qui qui flingue l'État.

S'il suffisait de dépenser de l'argent public pour avoir un bon service public, on serait le pays au meilleur service public du monde. Ça se dégrade. Vous avez David Lisnard, vous venez de résumer un peu les grandes lignes de votre programme de 2027.

Quoi qu'il arrive, vous serez candidat. Quoi qu'il arrive, je proposerai ce projet. J'espère être en mesure de le porter.

Les républicains ne sont pas favorables à une primaire. Mais moi ma finalité dans la vie, c'est pas d'être candidat à une élection. fin dans la vie, c'est que mes enfants puissent avoir une espérance française d'être dans un pays sûr, prospère et et et un peu optimiste.

C'est que la France rayonne. Donc aujourd'hui, seul, je crois un projet qui libère l'économie pour la prospérité, un projet sécuritaire par l'autorité, un projet d'unité de la nation éducatif et scientifique que personne ne veut. Pourquoi ?

Parce que pourquoi ? Parce que moi ce que je veux c'est l'efficacité. Il y a deux travers à éviter.

Un, la division. Si vous avez une multitude de candidats sur ce qu'on appelle la droite, vous aurez la défaite. C'est vous vous retrouverez avec un second tour entre le RN et euh certainement Mélenchon parce que dans l'élection ce sera les les fill les plus forts.

Voilà. Et donc ce sera sordide. C'est donc il faut éviter la division qu'il faut perdre, mais il faut aussi éviter la compromission des projets.

Euh si c'est pas une grande compétition avant le premier tour qui permet de déterminer une personnalité avec un projet cohérent, vous allez avoir un arrangement de notable. Et moi je suis désolé, je pense que le mode de sélection ça doit pas être soit le classement de l'ENA, j'ai pas fait l'ENAT, soit euh un arrangement de notable sur un pseudo sondage qui se plante toujours à quelques mois des élections. Je crois à la compétition parce que la compétition, c'est un révélateur.

C'est un révélateur des tempéraments, c'est un révélateur des projets, c'est un révélateur des personnalités et c'est ce qui doit nous permettre de retrouver un élan et une dynamique. Pour l'instant, j'ai jamais entendu une contreproposition plus crédible. Merci David Lissard d'être venu nous voir ce matin 8h58.