🔴 Discours de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont | Grande journée nationale du RN pour les législatives
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Mes chers amis, bonjour. Quel plaisir que de vous accueillir à Hénin-Beaumont à une semaine du premier tour des élections législatives. Dans cette ville qui fait chaque jour ma fierté par ce qu'elle représente à mes yeux de militant, bien sûr, mais également par sa transformation qui me convainc d'une chose. C'est qu'à l'heure où le mélenchonisme promeut la haine de la France et que le macronisme promeut l'amour de lui-même, il existe encore une formation politique qui rend à la politique ses lettres de noblesse et qui prouve que nous sommes utiles et indispensables et surtout qui démontre que nous pouvons véritablement changer les choses.
Mes chers amis, je voudrais aujourd'hui vous livrer un message. L'enseignement de 34 années d'engagement militant, de déception en satisfaction, de défaite en victoire, de désespoir en espoir. Il n'y a pas de cause perdue. Il n'y a pas de terre de mission. Lorsque je me suis présenté pour la première fois ici à Hénin-Beaumont en 1995, la liste que je menais recueillait 12% des suffrages. Et puis, d'élection en élection, avec mon équipe et mes fidèles amis, nous nous sommes implantés, nous avons travaillé, nous nous sommes faits connaître et nous sommes devenus des acteurs incontournables de la vie publique locale.
Et c'est comme ça que la victoire est un jour venue en 2014, lorsque les Éninois et Beaumontois m'ont fait l'honneur et la joie de me lire dès le premier tour. Et puis, une fois que nous sommes aux responsabilités et que l'on fait ce pour quoi nous avons été élus, alors on est réélus. Et c'est comme cela que le dimanche 15 mars 2020, je suis devenu le maire le mieux réélu d'Hénin-Beaumont en obtenant près de 75% des suffrages dès le premier tour. Est-ce qu'Énain-Beaumont était une ville plus propice à une victoire qu'une autre ? Pas forcément, puisqu'il fut longtemps un bastion illustre d'une gauche qui, à son apogée, représentait plus de 80% de l'électorat.
Mais nous avons essuyé des revers électoraux et humains, nous avons parfois eu la tentation de baisser les bras ou de jeter l'éponge. Et puis vient un moment où les circonstances et le travail rendent l'impossible enfin possible. Alors, à vous tous, candidats du Rassemblement national de notre région, ne cédez jamais au pessimisme ni à la morosité de l'époque. Je ne sais pas si demain ce sera votre tour, mais vous devez donner le maximum de vous-même pour l'emporter dans vos circonscriptions. Par vos efforts, par vos convictions, par votre travail sur le terrain, mobilisons-nous.
Nous, mobilisons nos millions d'électeurs pour que dimanche prochain, le Rassemblement national ait le maximum de députés à l'Assemblée. Nous comptons sur vous. Marine, compte sur vous.
Quand on vous voit aussi enthousiaste et mobilisé, car vous avez bien compris l'enjeu de ce scrutin, pas la peine de vous faire de dessin, faire en sorte qu'Emmanuel Macron n'ait pas les mains libres, ne puisse pas se lâcher, même pour reprendre l'expression de Marisol Touronne, lors de l'investiture de Macron à l'Elysée. Alors, vous avez compris qu'il fallait, pour cela, pour dire stop, élire le plus grand nombre de députés Rassemblement national. Et j'ai l'honneur d'être l'un de ces candidats et très très fier de l'être.
Avant de vous rejoindre, certains connaissent peut-être un peu mon parcours, j'ai été journaliste, présentateur télé dans plusieurs médias nationaux, et j'ai vu l'envers du décor. Comme l'on dit, j'ai observé, alors la gauche, la droite, le centre, au pouvoir, ils ont tous en fait le même logiciel d'analyse. Vous les combattiez, et vous avez raison, on continue de les combattre, et maintenant je vous ai rejoints pour les combattre avec vous. Ils sont tous eurobéats, immigrationnistes, mondialistes, multiculturalistes. Ces élites, élites égoïstes d'ailleurs, il faut bien l'avoir en tête, se fichent du peuple, se fichent de vous, de vous qui êtes devant moi.
Elles ne pensent qu'à leurs petits intérêts personnels, et maintenant encore une fois je suis à vos côtés pour les combattre. Les combattre pour dire non à cette mondialisation qu'on nous promettait, vous vous souvenez de la formule, la mondialisation heureuse, et qui en fait est un cauchemar pour des millions de français, chefs d'entreprise, comme salariés, comme agriculteurs. Et on en sait quelque chose dans les Hauts-de-France, comme ailleurs, mais chez nous particulièrement. On nous met en concurrence avec des pays qui n'ont pas les mêmes règles fiscales, sociales, environnementales. Résultat, nos usines ferment et nos agriculteurs sont ruinés.
Le pays s'effondre, nos villages perdent leur vitalité, moi je l'observe en parcourant ma circonception dans l'Oise, et malgré, il faut bien le dire, le reconnaître, les efforts des élus locaux. Alors avec le système actuel, les métropoles, peuplées de bobos, vous savez, ces bobos qui ne vous aiment pas beaucoup, absorbent les richesses et laissent des petites miettes aux zones rurales, aux zones périphériques. Il y a d'un côté ces élites mondialisées, elles vont bien, et celle qui souffre, cette France qui souffre, mais qui veut conserver son identité française. Alors, stop, les députés Rassemblement National éviteront la casse sociale, la saignée fiscale, les mensonges d'État surtout.
Tiens, en parlant quelques instants, mensonges d'État, on se souvient des propos de Macron lors du débat face à Marine. Vous vous souvenez notamment de ce passage ? Mais non, Mme Le Pen, mais vous ne comprenez rien, il n'y a pas de risque d'inflation en France, allons, revenez sur Terre. Quand vous faites vos courses, là, les caddies sont toujours au même prix depuis quelques semaines, depuis quelques mois. Ah oui, Macron, menteur. Ben voilà, on peut le dire avec tout le respect qu'on porte au chef de l'État. Et puis alors, Darmanin, alors Darmanin, ce n'est pas Darmanin, les 40 voleurs, lui, c'est les 40 000 supporters sans billets.
Autre mensonge, mensonge, c'est un mensonge d'État, le Stade de France, pour couvrir leur incompétence, pour refuser de voir que ce soir-là, c'était une nouvelle illustration de l'ensauvagement de la société française, la France orange mécanique, comme l'on dit, avec son lot de submersion migratoire, de laxisme judiciaire, de communautarisme. Puis M. Darmanin, qui pourrait peut-être permettre à cette campagne de se dérouler dans des conditions sereines, éviter que des candidats se fassent agresser, comme Marine, avant-hier. Qu'est-ce qu'il fait, le ministre de l'Intérieur ? Il fait un gros dodo, là, en ce moment ?
Bon, bref, on assiste, mes amis, tout simplement à la faillite de notre beau pays. Quelle image, entre parenthèses, de la France à l'étranger ? Ça, franchement, depuis une semaine, chapeau. Ces gens-là ne reculent devant rien, vous le savez, depuis de nombreuses années. Lors de la présidentielle, Marine avait un programme, un programme clé en main pour redresser et sauver la France. Mais la bataille n'est pas terminée. Elle ne fait même que commencer. Alors rendez-vous le 12, le 19 juin. Il nous reste une semaine de campagne. Et on va gagner, mes amis. Rappelez-le et rappelez à tous ceux que vous rencontrez, quand le peuple vote, le peuple gagne.
Vive Marine, vive Jordan, vive le Rassemblement National et vive la France !
Mes chers amis, bonjour. Je suis très heureux et honoré aujourd'hui de m'adresser à vous, une semaine à peine avant le premier tour des élections législatives, scrutin qui, ne vous y trompez pas, sera plus que décisif pour les prochaines années. Vous le savez, après la réélection d'Emmanuel Macron, contre laquelle nous nous sommes battus avec détermination, il est essentiel pour notre mouvement d'obtenir un très grand nombre de députés afin d'incarner une opposition ferme face au projet destructeur du président de la République et face à la menace mortifère d'une gauche rassemblée sous la bannière de l'indigénisme, du racialisme et de la haine de la France et de son histoire.
Ainsi, lors de ces élections législatives, les Français vont devoir choisir l'opposition qu'ils veulent donner à Emmanuel Macron, soit une opposition nationale, ferme, exigeante et sérieuse, soit une opposition de façade, dangereuse et portée par des gens qui, précisément, ont appelé à voter pour le président sortant contre Marine. Répétez-le autour de vous. Envoyer des dizaines de députés du Rassemblement national à l'Assemblée, c'est changer profondément la face du quinquennat qui arrive et qui est à redouter tant la perspective d'un Emmanuel Macron totalement libéré du spectre d'une future réélection est préoccupante.
En nous permettant d'être une grande force d'opposition, nos députés permettront aussi à notre mouvement de s'ancrer localement dans les territoires et, à terme, de pouvoir obtenir de nouvelles victoires électorales en remportant des mairies et des cantons, comme nous l'avons fait dans ma circonscription de Brilabissière. Ici, dans notre département, nous sommes donc l'exemple qu'élire des députés du Rassemblement national, non seulement c'est utile, mais en plus cela change concrètement les choses.
Avec quatre députés élus en 2017, le Pas-de-Calais a envoyé à l'Assemblée la moitié des députés qui ont porté nos couleurs contre vents et marées durant ces cinq dernières années et cela malgré des moyens limités par l'absence de groupes parlementaires. Mais ce lien qui existe particulier entre notre département et notre mouvement ne date pas d'hier. Souvenez-vous aussi qu'il y a 15 ans, alors que le Front national traversait un moment extrêmement difficile de son histoire, une seule candidate dans toute la France avait pu, lors des élections législatives de 2007, porter nos couleurs jusqu'au second tour.
C'était dans la 14e circonscription du Pas-de-Calais de notre département, devenue pour l'essentiel la 11e circonscription que nous connaissons. C'était ici, à Hénin-Beaumont, et cette candidate s'appelait Marine Le Pen. Cette année encore, je suis convaincu que les électeurs du Pas-de-Calais seront nombreux à voter pour nos candidats, présents dans les 12 circonscriptions, et feront entrer de nombreux députés patriotes à l'Assemblée nationale. Alors je vais vous présenter ces 12 candidats du Rassemblement national dans notre département. Dans la 1ère circonscription, Emmanuel Bléry, député du Pas-de-Calais.
Dans la 2ème circonscription, Alban Huzel, conseiller municipal d'Arras et conseiller régional des Hauts-de-France. Dans la 3ème circonscription, Bruno Clavé, conseiller municipal de Lens et conseiller régional des Hauts-de-France. Dans la 4ème circonscription, Françoise Vanpenne. Dans la 5ème circonscription, Antoine Gauliot, conseiller municipal de Boulogne-sur-Mer. Dans la 6ème circonscription, circonscription de Madame Bourguignon, Christine Engrand, conseillère régionale des Hauts-de-France. Dans la 7ème circonscription, Marc Defloriant, conseiller municipal de Calais. Dans la 8ème circonscription, Auguste Evra. Dans la 9ème circonscription, Caroline Parmentier.
Dans la 10ème circonscription, Thierry Frappé, maire déléguée de La Bussière. Dans la 11ème circonscription, Marine Le Pen, députée du Pas-de-Calais. Et dans la 12ème circonscription, Bruno Bild, députée du Pas-de-Calais. Chers amis, nous n'avons plus qu'une semaine pour envoyer au second tour, puis vers la victoire, nos 12 candidats du Pas-de-Calais. Notre mobilisation doit rester intacte. Et nous ne devons avoir qu'un seul mot d'ordre. Si le peuple vote, le peuple gagne. Les électeurs ont voté majoritairement Marine Le Pen au second tour des élections présidentielles dans notre département.
S'ils votent aux élections législatives, ils peuvent faire élire de nombreux députés du Rassemblement National. Alors bonne campagne à tous, à quelques jours du scrutin, et en avant vers la victoire. Vive Marine Le Pen, vive le Rassemblement National et vive la France.
Ça va, il y a un peu de monde. Il y a un peu de monde. Il y a toujours un peu de monde à Nain-Baumont. Mes amis, mes chers camarades, ils nous mentent. Ils savent qu'ils nous mentent. Ils savent que nous savons qu'ils nous mentent. Mais ils continuent à nous mentir. Ils continuent à mentir aux Français. Décidément, ce gouvernement, ce nouveau gouvernement, n'aura pas attendu longtemps pour faire pire que le précédent. Désormais, ils sont rattrapés par la vie réelle. Vous avez remarqué, les candidats macronistes se mettent à raconter n'importe quoi parce que la vie réelle, le quotidien, leur revient en pleine figure.
Il ne leur suffit plus, comme la dernière fois, de mettre leur trombine à côté de celle d'Emmanuel Macron pour espérer être élu. Il faut désormais qu'ils racontent n'importe quoi parce qu'ils ont compris qu'Emmanuel Macron suscitait davantage, aujourd'hui, le rejet qu'hier. C'est d'ailleurs la grande différence qu'il y a avec les candidats du Rassemblement national. Nos candidats, eux, ils sont fiers d'afficher Marine Le Pen sur leurs affiches. Ils sont fiers d'afficher le nom de Marine Le Pen, le visage de Marine Le Pen sur leurs affiches, quand ceux, les candidats d'Emmanuel Macron, planquent la photo d'Emmanuel Macron. Pourquoi ?
Parce qu'ici, dans les Hauts-de-France, ici, aussi, il y a un en Picardie, chez nos voisins, eh bien, il y avait une majorité pour vouloir le changement et pour voter pour Marine Le Pen. Ici, évidemment, la déception qui a été celle de la réélection d'Emmanuel Macron a aujourd'hui succédé à l'espoir d'envoyer une armée de députés du Rassemblement national. On l'a vu dans l'Aisne, à Lens, à Château-Thierry, à Chenis, à Hirson, à Guise, mais aussi dans l'Oise, à Beauvais, à Clermont, à Creil, à Noyon, mais également à Amiens, mais également à Abbeville, à Montdidier, partout en Picardie, c'était Marine Le Pen. Et puis, on l'a vu ici, dans le Nord et dans le Pas-de-Calais.
Dans le Nord, évidemment, à Cambrai, à Douai, à Dunkerque, à Maubeuge, à Havène, à Sommin, à Denain, bien entendu, en Flandre, dans les campagnes de la métropole lilloise, c'était encore Marine Le Pen. Et puis, dans le Pas-de-Calais, évidemment, ici à Hénin, où tout a commencé, à Carvin, à Bruet, à Liévin, à Calais, à Lens, c'est encore et toujours pour Marine Le Pen que le peuple se lève. Alors, nous, nous savons ce que nous voulons. Nous voulons des députés Rassemblement national par dizaines. Et Macron le sait. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il fuit totalement le débat. Madame Borne le sait également. Vous avez remarqué, elle a disparu avant qu'on ne puisse la connaître.
Totalement disparu dans un trou de souris. Et Jean-Luc Mélenchon le sait aussi. Parce que Jean-Luc Mélenchon, Premier ministre, jamais. Jean-Luc Mélenchon, Premier ministre, jamais. Jean-Luc Mélenchon, Premier mytho, ça c'est sûr. N'oubliez jamais, les amis, ce qu'écrivait Voltaire. Ceux qui peuvent vous faire croire à des absurdités peuvent vous faire commettre des atrocités. C'est exactement le cas de Jean-Luc Mélenchon. Alors, il reste, mes amis, mes camarades, une semaine. Une semaine pour se bouger.
Une semaine pour aller aider nos candidats à franchir les portes de l'Assemblée nationale pour y contrer Emmanuel Macron sur la réforme des retraites, sur le pouvoir d'achat, sur l'islamisme, sur l'Union européenne. Nous, nous sommes prêts. Nous savons ce que nous avons à faire. Nous sommes prêts pour mener la belle bataille des idées, la belle bataille de la France. Ils pensaient que cette bataille, elle était finie. Ils pensaient que c'était terminé. Ils pensaient que les Français rentraient chez eux et allaient chausser leurs charentaises. Eh bien, il n'y a que deux conduites dans la vie. Soit la vie, on la vit, on la regarde, on la rêve, ou soit on l'accomplit.
Eh bien, pour la politique, c'est pareil. Soit on regarde passer les trains, soit on se bouge. Eh bien, nous allons nous bouger. Nous allons faire entrer des dizaines et des dizaines de députés Rassemblement national. Ce sera une première historique, comme l'a été le score de Marine Le Pen aux élections présidentielles. Le plus haut score, une première historique. Pour cela, saisissez le bulletin de vote du Rassemblement national. Dites-le à vos amis, dites-le à vos familles, dites-le à vos frères et sœurs. Chacun peut faire quelque chose.
Il nous reste une semaine pour faire mentir Emmanuel Macron, encore une fois, pour faire mentir Jean-Luc Mélenchon, pour partout dans les Hauts-de-France se doter de députés Rassemblement national pour agir, non pas simplement pour parler, mais pour agir, et pour gagner, mes amis, mes camarades, en avant pour la France, avec Marine Le Pen. Mobilisation. Convivialité, parce que nous savons que l'aventure politique est d'abord une aventure humaine, un partage de savoir, d'histoire et d'espoir. Ici, sur cette terre si humaine, si riche de sentiments, si courageuse, nous mesurons le bonheur d'être ensemble, de partager ces moments et de les partager pour une si noble cause qu'est le pays.
Mobilisation présidentielle qui a porté nos législatives de premier tour, il nous reste quelques jours de décision pour entraîner le peuple dans la résistance, un système pernicieux et destructeur. Le peuple national, chaque franc, il n'est qu'à la moitié. C'est Macron, et de laisser, de vos voix, celle du peuple. Le 12 juin, nous avons la capacité de vaincre la malédiction d'un mode de classe, un système vermoulu, un système qui ne tient pas par ses résultats, mais par la peur entretenue. Et pour ceux qui en doutaient, les cinq dernières années et l'entre-deux-tours de la présidentielle auront fini de les convaincre de l'existence de ce système.
Oui, ce système avance sur la peur, peur du changement, peur de la maladie, peur de la guerre, et en réalité, chez nos dirigeants hors-sol, la peur de perdre sa place, la peur du retour à la raison et au bon sens, la peur du peuple. Je le dis sans détour, ce système électoral est une honte, et c'est parce que c'est les effets néfastes et antidémocratiques. Nous, nous savons bien qu'on est bel d'entre nous. Le gouvernement Macron qui est en place va vous faire croire qu'il est un gouvernement de gestionnaire, un gouvernement de simple administration publique. Il n'en est rien. D'abord parce que M. Macron n'a visiblement cure du quotidien de votre quotidien.
L'effondrement du pouvoir d'achat avec une inflation qui s'emballe, ce que vous pouvez mettre dans votre caddie de supermarché de plus en plus vide, le coût du plein d'essence qui est désormais un coup de massue, le reste à vivre quand ce n'est pas le reste à survivre, tout cela, au fond, il s'en fiche. Il devait déposer un projet de loi sur le pouvoir d'achat. Cela attendra après les législatives. Il parle de supprimer les pertes de points pour les micro-déplacements de vitesse, comme je l'ai proposé. Il l'étudiera pour après les élections. La proportionnelle, promise il y a cinq ans, s'occupe de la réindexation des retraites. Il y pense, dit-il. J'y pense.
Mais après l'avoir oublié pendant cinq ans. Mais là encore, ce sera après les élections. Ou pas. Ou pas, car bien souvent les promesses d'Emmanuel Macron ne durent que le temps d'une élection. Beaucoup peuvent en témoigner, et je crois en dernier lieu, les motards, qui eux aussi, ont entendu des promesses qui ne seront pas tenues. Aujourd'hui, c'est le dégel du point d'indice des fonctionnaires. Eh bien, s'il le promet, c'est par peur de la dégelée électorale. Vous n'avez pas le sentiment qu'Emmanuel Macron recule en permanence ? Vous n'avez pas l'impression que M. Macron prospère sur des promesses qu'il ne tiendra jamais ?
Ce n'est pas pour rien qu'il a choisi de dénommer un des petits satellites politiques de sa coalition Horizon. Vous savez, l'Horizon, c'est le point qui recule au fur et à mesure que vous avancez. En réalité, Emmanuel Macron, c'est le banquier qui vous fait vivre dans l'espérance d'un crédit. Mais malgré tout, il le dit lui-même, avec lui, le pire est à venir. L'explosion du prix de l'électricité est déjà programmée, et une hausse qu'il n'a pas su enrayer sera aggravée par la crise énergétique qu'il provoque avec des sanctions mal calibrées contre la Russie. Un maire a témoigné auprès de moi, il y a quelques jours, me racontant un rendez-vous qu'il a eu avec un opérateur de gaz.
Et l'opérateur de gaz lui a dit que très certainement, les prix du gaz allaient être multipliés par trois. Comment les consommateurs vont-ils s'en sortir ? Va-t-on finir avec des logements à 15 degrés ou être obligé de faire des kilomètres à pied parce que le prix du carburant sera devenu inabordable ? Et je ne parle pas des pénuries d'huile, de moutarde, de céréales, d'engrais pour les cultures, sans compter les difficultés d'approvisionnement dans le bâtiment, par exemple, ou de semi-conducteurs. Pardon, mais devant les étagères vides de magasins, on se demande si on n'est pas en train de devenir un pays du tiers-monde.
Pour le reste, le programme d'Emmanuel Macron se limite à des promesses de chèques. Chèques énergie, chèques alimentation, chèques inflation, qui constituent autant de chèques cadeaux pré-électoraux sans lendemain, bien sûr, vous l'avez compris, presque des tickets de rationnement, qui, bien sûr, seront payés soit par les classes moyennes, par l'intermédiaire de l'augmentation des impôts, soit par nos enfants, par l'augmentation de la dette devenue vertigineuse sous son quinquennat. M. Macron n'a pas de projet de puissance. Il colmate au jour le jour des brèches que, bien souvent, il a lui-même ouvertes. Pour autant, ne croyez pas qu'il fasse les choses par hasard.
Il sait très bien où il va. Il suit de manière mécanique une feuille de route idéologique, l'idéologie mondialiste, l'idéologie de la déconstruction des nations. Il met en œuvre la vision politique d'un homme qui ne croit pas en la France, qui n'aspire pas à gouverner les Français, mais à administrer des populations d'où qu'elles viennent, qui ne cherchent pas le bien du pays, mais à la manière de le diluer dans un plus grand ensemble, européen d'abord, mondial ensuite.
Nous sommes en présence d'un projet, ne vous y trompez pas, très volontariste de déconstruction générale, déconstruction de tout ce qui fait la France, de tout ce qui fait la nation française, de tout ce qui fait le lien national, ce lien qui pourtant nous est si cher, de tout ce qui protège, et notamment les plus fragiles. C'est le sens de la disparition du drapeau français sous la règle de triomphe. Vous vous souvenez deux fois de suite. Vous savez qu'en politique, les symboles ne relèvent pas du hasard, mais ce sont des révélateurs, des révélateurs d'intentions, des révélateurs de mauvaises intentions.
Eh bien, la substitution de notre drapeau national à cet endroit si symbolique, de surcroît illégal, est le résumé de ces intentions, faire disparaître ce qui est français. Aujourd'hui, ces projets sont clairs, personne ne pourra dire « je ne savais pas ». Je n'avais pas compris le projet d'Emmanuel Macron. Je n'avais pas vu que ce président qui vous caresse facilement l'épaule, vous attrape l'avant-bras ou vous donne une tape dans le dos, n'est pas réellement amical, mais qu'il poursuit des objectifs idéologiquement parfaitement inamicaux. La déconstruction de la nation française, Emmanuel Macron l'entreprend d'abord par le haut, c'est-à-dire par la politique européenne.
C'est le projet européiste qu'il tente de mettre en œuvre avec Mme von der Leyen, le projet d'une Europe qui interdira aux États de faire valoir leurs intérêts nationaux par la suppression de la règle de l'unanimité, un projet de chantage financier sur les États comme sur la Pologne ou comme sur la Hongrie, un projet pour imposer à tous les pays la submersion migratoire avec le pacte des migrations, en conclusion, en réduisant jour après jour les domaines dans lesquels ce sont aux Français de décider pour eux-mêmes.
Mais la déconstruction macroniste, c'est aussi une déconstruction des piliers de notre nation en sapant les fondements de ce qu'il fait la France, sa souveraineté industrielle ou militaire, ses moyens diplomatiques ou administratifs, l'unité qui fait sa force, la fraternité qui crée le lien. La volonté de déconstruction, c'est la déconstruction sociale, avec une Elisabeth Borne installée non pour son empathie envers les gens, vous imaginez bien, mais pour sa froide détermination technocratique à imposer l'oppressante réforme de la retraite à 65 ans. Une réforme qui sera mise en œuvre dès 2023, enfin 65 ou 67, si Édouard Philippe est en situation de faire pression.
Dans l'esprit des promoteurs de cette réforme, il ne s'agit pas de rééquilibrer les comptes par des ressources supplémentaires, mais par une diminution des pensions, parce qu'en réalité, vous l'avez bien compris, personne n'atteindra une retraite à taux plein avec une retraite à 65 ou 67 ans. Ceux qui prennent la responsabilité de s'abstenir le 12 juin auront jusqu'à la fin de leurs jours miséreux pour déplorer leur indifférence citoyenne. La déconstruction, c'est, je vous l'ai dit, la mise à bas de toute la structure de la diplomatie française, avec le projet assumé de faire taire la voie propre de la France sur la scène internationale pour aller vers une diplomatie européenne.
Je vous signale que pour la deuxième fois dans l'histoire de la France, le quai d'Orsay s'est mis en grève. Il faut quand même y aller. Il a réussi à fâcher tout le monde, même les diplomates. Et ils le disent. C'est qu'ils doivent vraiment être très fâchés. La volonté de déconstruction, c'est la nomination pour le moins inquiétante de Papandiaï à l'éducation nationale. Oui, un ministre qu'on aurait attendu d'un gouvernement d'extrême-gauche. Un ministre faussement placide, mais qui est là pour tout mettre à bas. C'est un homme qui milite pour l'instauration de la dictature des minorités sur la majorité. Trop silencieuse, par ailleurs. Un ministre indigéniste et même racialiste.
Un ministre qui participe à des réunions interdites aux Blancs. Un ministre qui théorise sur les violences policières pour accuser la police et qui est favorable à la discrimination prétendument positive. Cette nomination, elle est très inquiétante, mes amis. Et elle est révélatrice d'un choix politique d'Emmanuel Macron qui doit mobiliser tous les parents et tous les grands-parents. C'est d'ailleurs flanqué de ce ministre wokiste que M. Macron nous annonce la généralisation de l'école du futur. Avec une provocation puérile dont il est coutumier et qui visiblement l'amuse, le président promet aux Français une révolution culturelle.
Je ne sais pas s'il a prévu les camps de rééducation qui allaient avec, mais ce choix sémantique est pour le moins peu engageant. Mais parler de révolution culturelle, ça a le mérite au moins de la clarté. Cela signifie faire table rase de tous nos repères de société, de toutes nos valeurs, de tout notre système d'éducation. En termes de volonté de déconstruction, je crois qu'on ne peut pas être plus explicite. Son école du futur vise de son aveu même à la déconstruction de l'éducation nationale.
L'éducation nationale, vous le savez, depuis le XIXe siècle, c'est un système d'éducation qui garantit sur tout le territoire à tous les enfants de France le même enseignement, les mêmes savoirs de base, les mêmes références culturelles, les mêmes niveaux d'apprentissage. Cette conception, c'est l'instrument de l'égalité des chances pour chacun de nos enfants. C'est la voie qui mène à la conscience nationale et donc à la fraternité nationale. Sous prétexte d'autonomie des écoles, M. Macron s'apprête à déconstruire son modèle national. Mais quelle école aura-t-on en Seine-Saint-Denis si on permet l'autonomie ?
Je vous le prédis, ce sera la porte ouverte à un système soumis aux pressions de groupes organisés, aux compromissions nauséabondes d'élus locaux, aux influences de quartiers, aux revendications communautaristes et obscurantistes. Cette école-là ne sera certainement plus l'école de la République. Comme d'habitude, je pense qu'il faut aller exactement dans le sens inverse. Jamais notre système éducatif n'a autant eu besoin d'unité, de cohérence, de direction. Quand un système va dans plusieurs directions, c'est qu'il ne sait pas où il va. La direction, ça signifie deux choses, l'autorité et le cap. Eh bien, notre système éducatif a besoin des deux.
Et au moment où les rapports officiels nous alertent sur une offensive islamiste par les tenues religieuses à l'école, les voiles, les robes couvrantes pour les filles ou les camis pour les garçons, il faut être d'une fermeté totale pour faire respecter la laïcité. M. Macron, nous le savons, est vacillant sur ce sujet de la laïcité. D'ailleurs, comment faire confiance sur le respect de la laïcité à un président qui a admis le voile dans les compétitions sportives et qui a refusé de faire voter par ses députés l'interdiction du burkini dans les piscines ?
On le voit, son projet d'école du futur consiste à préparer la légalisation du séparatisme scolaire, territorial, communautaire et religieux. Cela, aucun Français, je le dis bien, aucun Français de droite ou de gauche, aucun fils de la République, aucun citoyen attaché à l'égalité républicaine et à la fraternité nationale ne peut l'admettre. En tenant des députés Rassemblement National, vous serez sûrs d'avoir des députés qui ne caleront pas, qui ne se déroberont pas, mais qui mettront tout en œuvre pour garantir l'unité du peuple et la fraternité entre les gens. Des députés qui se battront corps et âme pour sauver les murs porteurs de la Maison France.
Mais nos dirigeants ont-ils seulement conscience d'où ils mènent le pays ? Où ils mènent le pays, plutôt. Si l'affaire du stade de France devait avoir un mérite, c'est démontrer à quel stade est la France. Cette terrible et piteuse affaire ne les a-t-elle pas, ne s'est pas alertés sur l'horreur du monde qu'il nous prépare, sur la dangerosité de la société de violence endémique dans laquelle il s'apprête à nous faire vivre ? Emmanuel Macron nous dit qu'il a été indigné. Mais on ne demande pas à un président d'avoir des états d'âme, de faire des constats. On ne lui demande pas des indignations de salon, mais de la réflexion, de l'action et des décisions.
Cette affaire, cette affaire est un naufrage, un naufrage de bout en bout des erreurs d'appréciation des risques et donc la carence des renseignements de police très avisés, très avisés. Le pouvoir attendait une menace venue d'hypothétiques hooligans. Ce fut le déferlement des hordes de mineurs migrants ultra-violents venus de la porte de la chapelle et des rasiats perpétrés par des gangs de cités agissant en toute impunité. Des erreurs de doctrine, de maintien de l'ordre. Même M. Darmanin a été obligé de reconnaître son amateurisme technique. Mais n'a-t-il rien appris des fautes commises lors de la répression des Gilets jaunes ?
Une répression odieusement impitoyable contre des honnêtes gens quand les voyous œuvraient eux en toute impunité. Et après le fiasco, et après le fiasco des mensonges, des mensonges, et encore des mensonges, des mensonges d'État pour dissimuler la vérité et la gravité des faits. J'ai parlé du syndrome de Cologne. Vous savez, cette ville qui n'avait pas voulu reconnaître des dizaines d'agressions sexuelles de femmes à un premier de l'an, non pas parce qu'elles n'avaient pas eu lieu, mais parce qu'il fallait cacher que ces agressions étaient le fait de migrants.
Ici, tout est fait pour cacher l'idée que l'immigration anarchique, chaotique, massive, n'est pas forcément une chance pour la France. Elle peut être porteuse de désordre, d'insécurité, de violence, de déstabilisation et de carreau, et qu'il est donc temps d'en tirer les conséquences et de l'arrêter. Dans un pays qui est le pays des francs, la moindre des qualités de ses dirigeants devrait être la franchise. L'incapacité du gouvernement à reconnaître des erreurs pour se corriger, l'incapacité à s'excuser auprès des Britanniques parce que les faux billets n'ont été inventés que pour trouver des faux coupables, l'incapacité à sanctionner les échelons politiques et administratifs défaillants.
Et pour conclure, un laxisme judiciaire, un laxisme judiciaire auquel je vous demande de ne pas vous habituer. Dans le cas d'espèce, seulement quelques interpellations, quelques dizaines, quelques gardes à vue, des procès à dose homéopathique et une seule peine de prison qui ne sera jamais exécutée. Je crois qu'Emmanuel Macron a demandé à M. Dupont-Morretti de se faire discret. Mais sa doctrine pénale continue de s'appliquer. L'épisode du Stade de France est un empilement d'incompétences, de lâchetés, de mensonges et de dérobades.
Cela révèle une conception piteuse de la politique et se conclut par une humiliation pour la France et des centaines, oui, je dis bien des centaines de victimes qui témoignent avoir vécu une nuit de peur et d'horreur. Et les témoignages, je vous assure, sont en effet glaçants. La Macronie, c'est le règne des responsables pas coupables, l'impunité des voyous et la bonne conscience des politiciens défaillants. Avec le Stade de France, les Français ont eu sous les yeux l'illustration pour un pays du désordre et de la soumission. Je mets ça entre guillemets parce que ce sont les propos qu'Emmanuel Macron, toute honte but, dont il a osé accuser ses adversaires.
Ça lui va pourtant très bien, le désordre et la soumission. Croyez-moi, avec nous, ça n'arriverait pas. Ces événements n'auraient pas eu lieu. Ils doivent interpeller les Français. Quelques jours avant une élection déterminante pour les cinq ans qui viennent, je leur dis, je dis aux Français qui nous écoutent et qui aspirent légitimement à la sécurité, à la tranquillité et à la dignité, est-ce que c'est cela que vous voulez ? Est-ce là votre conception de l'État de droit ? Un État qui sacrifie les honnêtes gens aux exactions des voyous, qui préfère le mensonge à la vérité, qui plie devant les forts et accable les faibles ? Est-ce la société que vous voulez pour vos enfants ?
Est-ce dans cette direction que vous voulez engager la France pour les cinq ans qui viennent ? Ne regardez pas ailleurs, alors. Ne faites pas comme nos dirigeants. personne ne peut faire semblant de ne pas avoir vu. Pour agir, pour réagir, il suffit de voter et de voter Rassemblement National. Le Rassemblement National, en fait, c'est la seule véritable opposition à Emmanuel Macron. Vous l'avez bien compris, nous ne sommes pas dupes des agitations de M. Mélenchon. Le vote, la France insoumise, est un vote de complaisance. Ah, ça, je ne dis pas, il est soutenu par les rédactions parisiennes qui ne voient le malheur des gens qu'au travers de leurs écrans de contrôle.
La complaisance de la France insoumise, voire la complicité avec Emmanuel Macron qu'elle a contribué à faire élire, il faut le répéter en toutes circonstances. Cette complaisance, elle saute aux yeux. Et si nous avions besoin, mes amis, d'une énième preuve de cette complaisance entre la République en marche et la France insoumise, eh bien, il faut regarder avec intérêt la révélation qui a été faite il y a quelques heures que la suppléante de la candidate NUPES ici, dans la onzième circonscription, la suppléante de Mme Tondelier est adhérente la République en marche. Se prend en photo ce qui est normal pour une adhérente la République en marche.
La France insoumise, c'est aussi la complaisance avec les islamistes, avec tout ce que la France compte de séparatisme, d'indigéniste, d'extrémiste de gauche, une véritable zade politique. Je dis aux ouvriers français, NUPES n'est pas une coalition de gauche, mais d'extrême gauche. C'est la coalition burkini, c'est la coalition de la submersion, des rodéos urbains, du désarmement de la police, de la police, pas des voyous. Avec NUPES, vous votez non pour le peuple, mais pour la République des Traorés, celle des Tahabouaf et des Cédric Héroux, le passeur de migrants illégaux. Que Mélenchon, ce vieux sénateur socialiste qui veut être élu sans être candidat.
Vous me direz, ils ont l'habitude, dans les régimes qu'il soutient, effectivement, on est élu sans être candidat. Et qui s'autodésigne Premier ministre, alors même qu'il n'a pas franchi le seuil du second tour des présidentielles. Mais rappelez-vous, c'est aussi celui qui se prenait en toute modestie, bien sûr, pour la République. Rien de moins. C'est aujourd'hui celui qui se prétend opposant ou fémin de se désoler des futures réformes d'Emmanuel Macron quand, encore une fois, il a contribué personnellement à son élection, tout comme, d'ailleurs, ses nouveaux amis, messieurs Jadot et Roussel. Sur le terrain, NUPES, ce sont des soutiens condamnés pour avoir agressé des pompiers.
Ce sont des candidats dits antifa, c'est-à-dire qui prônent la violence de rue. Ce sont les tenants d'engagement anti-police, ce sont les venimeux colporteurs d'une épouvantable haine sociale. Aucun Français ne peut vouloir pour son pays une telle coalition de malfaisance. La République en marche et NUPES, ce sont deux entreprises de déconstruction, les déconstructeurs d'en haut et les déconstructeurs d'en bas. L'un met son énergie à déconstruire l'éducation nationale, l'autre la police. L'un veut supprimer les droits sociaux des gens, l'autre crée 270 milliards d'impôts supplémentaires, comme si on n'en avait pas assez des impôts, des taxes et autres.
L'un défend les prédateurs d'en haut, l'autre défend les prédateurs d'en bas. L'un s'appuie sur McKinsey, l'autre sur les cités, l'un agit au nom du mondialisme, l'autre au nom de l'internationalisme. Ne vous trompez pas, le mondialisme et l'internationalisme sont les deux mamelles de la destruction de la nation qui protège. Face à ces démolisseurs, il vous faut choisir des bâtisseurs, une force nationale qui ne plie pas un grand mouvement populaire, qui mesure le rôle historique qui est le sien et qui veut dans la concorde consolider la France de demain autour de l'idée de nation, de fraternité et d'unité nationale.
Ce projet, vous le connaissez, je l'ai développé lors des présidentielles et les députés du Rassemblement national en font leur feuille de route. Notre projet, il marche sur deux pieds, le régalien et le quotidien. Le régalien, c'est la défense de la nation, la restauration de l'État, le retour de la sécurité partout et pour tous, l'arrêt de l'immigration ruineuse et corrosive. C'est la mise en œuvre à l'eslon international d'une diplomatie indépendante au service de la paix du monde et de l'amitié des peuples. Le quotidien, bien sûr, vous le connaissez, c'est votre pouvoir d'achat. Nous voulons lutter pour éviter l'effondrement du pouvoir d'achat en agissant sur trois leviers.
Les dépenses contraintes et notamment les impôts, les taxes et les prélèvements abusifs qu'il nous faut diminuer drastiquement au moment où arrive le tsunami de l'inflation qui a déjà fait flamber les prix de l'alimentation, de l'énergie et plus globalement des biens de première nécessité. Il est urgent d'obtenir la suppression pure et simple de la TVA sur un panier de 100 produits de première nécessité. au moment où nous nous parlons, des millions de Français se privent. Ils ont commencé à faire baisser leur consommation de ces biens de première nécessité, qu'ils soient d'ailleurs alimentaires ou qu'ils soient d'hygiène.
Vos députés militeront non seulement pour obtenir cette TVA zéro, mais également pour obtenir la baisse de la TVA sur l'énergie de 20 à 5,5, pour toujours. Le deuxième levier évidemment sont les salaires dont chacun sait qu'ils sont trop bas, y compris même d'ailleurs, disons-le, les chefs d'entreprise de TPE, PME que j'ai pu rencontrer et qui m'ont dit on sait que les salaires sont trop bas. Mais augmenter les salaires plus payer les charges attenantes, nous n'en avons pas les moyens compte tenu de la situation économique. Alors, je leur ai proposé un dispositif gagnant-gagnant.
Vous augmentez de 10% les salaires jusqu'à 3 fois le SMIC parce que je veux y inclure les classes moyennes et nous gèlerons l'augmentation des charges patronales afférentes. Ça, c'est du gagnant-gagnant et l'État d'ailleurs en profitera puisqu'il bénéficiera de la relance de l'économie. Et puis, le troisième levier, ce sont les droits sociaux supplémentaires pour les Français, par exemple, l'instauration de la priorité nationale à l'emploi et au logement HLM pour les Français. Enfin, bien sûr, les députés du Rassemblement national s'opposeront de toutes leurs forces à la réforme Macron des retraites.
Cette réforme obsessionnelle est une sorte de totem antisocial autour duquel nos dirigeants dansent de manière possédée et devant lequel l'Union européenne voudrait voir les Français se prosterner. Nous, nous assumons le choix d'une société qui reconnaît à tous, au bout d'une vie de travail, le droit de profiter en bonne santé, de repos et de bonheur familial. Cette réforme des retraites permet de voir ce qui sacrifie toute humanité à une vision strictement comptable.
Elle distingue d'ailleurs ceux qui souhaitent que la nation continue d'offrir à ses enfants un lieu d'épanouissement et de bonheur tout au long de la vie, y compris en fin de vie, y compris quand on est en situation de fragilité, y compris quand on ne peut plus être actif. C'est pourquoi notre politique, nous la souhaitons diriger en premier lieu vers les plus en difficulté, nos compatriotes en situation de handicap, mais aussi les familles monoparentales et les retraités pauvres qui vont subir plus encore que quiconque d'autre la situation économique qui arrive.
C'est cette empathie pour nos compatriotes qui doit nous amener à défendre un système de santé juste, performant et accessible sur tous les territoires. Regardez, il suffit d'ouvrir la télévision, la radio, il suffit de demander un rendez-vous chez le médecin ou à l'hôpital pour s'apercevoir que la situation de la santé est en effondrement totale. Alors oui, il faut réintégrer les soignants privés de salaire pour avoir fait jouer une clause de conscience vaccinale. Il faut arrêter d'avoir une vision comptable parce que c'est cette vision comptable qui a entraîné l'effondrement d'un système qui était le meilleur système de santé du monde.
Nous, nous pensons que le premier devoir d'un État est à l'égard de ses citoyens. C'est un devoir de protection, protection physique, protection juridique, protection médicale, protection diplomatique. Notre projet, vous l'avez compris, allie la fermeté avec les voyous et la bienveillance à l'égard des honnêtes gens, la liberté pour ceux qui créent et la prison pour ceux qui cassent, la création de richesses et son partage équitable, la prospérité collective et le bien-vivre individuel. Avec Emmanuel Macron, nous sommes en présence d'un projet oligarchique où une petite minorité blottie autour d'un système auto-centré veut décider de tout pour tout le monde et même contre tout le monde.
Personne n'est donc surpris ou choqué qu'avec 24% des voix au premier tour, simplement du fait du mode de scrutin, la coalition macroniste pourrait disposer de la majorité absolue. Tout le monde commande cela comme si une telle injustice démocratique était normale. Mais je vous rappelle tout de même que nous sommes le seul pays de l'Union européenne à ne pas avoir de scrutin proportionnel aux élections législatives. Le seul ! Mais cette situation, cette situation est parfaitement anormale. Alors je vous appelle à déjouer ce scrutin combinard en votant massivement pour le Rassemblement national.
Déjà, les études de vote semblent montrer que la coalition macroniste pourrait ne pas avoir la majorité absolue. C'est déjà un grand pas mais il nous faut accentuer l'effort. Moins il y aura de députés macronistes à l'Assemblée, mieux nous pourrons bloquer les pires réformes de Macron. Les sondages montrent que l'écart se resserre et que le RN peut arriver en tête à ce premier tour. Les amis, donnera une puissance formidable pour l'emporter dans des dizaines de circonscriptions. Malgré le mode de scrutin antidémocratique, grâce à notre force populaire, il est possible d'envoyer à l'Assemblée nationale plus de députés que le mouvement national n'en a jamais eu.
Nous avons réuni 50% des voix dans plus de 100 dans près de 4 anciennements. potentiellement, si tous nos électeurs se déplacent pour défendre leurs idées, nous pourrions envoyer entre 100 et 150 députés dans la prochaine Assemblée. Il faut donc que tous les patriotes aillent voter. Il existe un paradoxe terrible qu'il faut à tout prix faire cesser. Ce sont ceux qui souffrent le plus de la politique d'Emmanuel Macron. Les jeunes sont difficiles. C'est quand même paradoxe. Alors, je viens leur dire non seulement allez voter, mais donnez-moi 100 à 150 députés et la physionomie du quinquennat changera.
J'appelle tous mes électeurs du premier tour et bien sûr du second tour à porter leur voix sur les candidats du Rassemblement national sans attendre dès le 12 juin. Conjure aux électeurs du camp national c'est plus large. Je les conjure pour leurs idées de voter utile, de ne pas se disperser sur des candidatures peut-être sympathiques, mais qui ne sont que des candidatures de témoignage. Ces voix seront hélas des voix perdues. Ils doivent avoir à cœur de ne pas affaiblir leur vote, de lui donner toute la puissance en permettant au Rassemblement national de sortir en tête et renforcer le soir du premier tour.
Les autres, je les appelle à rejoindre le grand mouvement patriote que nous sommes en train de constituer face aux déconstructeurs. Aux électeurs de la droite, les républicains, je leur dis de prendre acte de l'effacement inexorable de leur parti et dans le clivage entre nationaux et mondialistes de choisir le camp de la France. J'invite les électeurs de la droite patriote, c'est-à-dire sociale et attachés aux valeurs qui ont fait la France, ceux qui croient au bérite et à la valeur travail, ceux qui sont attachés à la liberté d'entreprendre, de créer, de choisir son médecin ou son école, ceux qui refusent que la France sorte de l'histoire à nous rejoindre dès le premier tour.
De la même manière, j'invite les électeurs de gauche qui refusent les dérives d'une gauche otage du communautarisme, engagés dans une dérive anti-républicaine et prisonnières de l'islamo-gauchisme à voter pour les valeurs que nous partageons avec eux et qui ne sont pas à leurs yeux négociables. La laïcité républicaine, le refus des idéologies obscurantistes, l'égalité homme-femme, le droit à une vie digne pour tous, notamment après une vie de labeur, le maintien des services publics de qualité, accessible à tous et tout particulièrement le droit à la santé.
Les candidats du Rassemblement national sont avant tout des citoyens engagés, des citoyens issus de la vraie vie qui exercent, comme vous, des métiers, des candidats qui vous ressemblent et qui comprennent vos préoccupations. En votant pour eux, vous ferez émerger une nouvelle élite pour la France et œuvrerai pour le renouveau dans vos circonscriptions. Si nous voulons changer la politique, si nous voulons changer de politique, il faut changer les politiques. C'est tout l'enjeu de l'élection du 12 juin. L'élite qui sortira, je l'espère, de ce scrutin sera patriote, courageuse et créative.
Elle portera non un projet nostalgique ou passéiste, mais une vision haute et ambitieuse, un projet, bien sûr, éminemment respectueux du passé, mais résolument tourné vers l'avenir. Vers ce troisième millénaire qui nous invite à le rejoindre et que nous devons affronter debout et sûrs de nous-mêmes. La France est un trop grand pays pour ne pas trouver en elle-même les voies du sursaut et du redressement. Ce sursaut aujourd'hui, comme ce redressement demain, est entre vos mains, entre les mains des patriotes qui peuvent entraîner notre fraternelle et puissante nation dans ce grand destin collectif qui s'appelle la France. Vive la République, vive la France !
Tous nos candidats qui nous rejoignent, nos députés, je vous en prie, j'en vois un qui ne monte pas. Oui, toi, Philippe ? Allez, allez, viens nous rejoindre. Même l'oise. Formidable ! Allons, enfants !
Marine Le Pen