Raphaël Glucksmann sur la réforme des retraites : "Je suis prêt à discuter"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Invité politiqueFait
« on peut tout à fait se permettre de rester à 63 ans, ce qui est le cas aujourd'hui. »
- 0:05Invité politiqueFait
« on ne peut pas se permettre de ne pas avoir de réforme des retraites. »
- 0:10Invité politiqueFait
« on a besoin là d'une validation démocratique, et ce sera le cas en 2027. »
- 0:16Invité politiqueFait
« c'est en 2027 qu'on tranchera la question des retraites. »
- 0:26Invité politiqueChiffre
« c'est des centaines de milliers de gens qui sont concernés. »
- 0:29Invité politiqueFait
« Et en particulier les femmes. »
- 0:30Invité politiqueFait
« si on peut cranter, déjà, le fait que sur la pénibilité, on ait des progrès massifs »
- 0:46Invité politiqueFait
« ce sera déjà un pas. »
- 1:02Invité politiqueFait
« je le dis depuis le 7 juillet 2024 »
- 1:08Invité politiqueFait
« depuis le résultat des élections législatives qui ont fait suite à cette décision complètement folle du président de la République de dissoudre l'Assemblée nationale. »
- 1:14Invité politiqueFait
« Personne n'a la majorité dans ce pays. »
- 1:19Invité politiqueFait
« Ni le gouvernement, ni Emmanuel Macron, ni le Rassemblement national, ni la gauche. »
- 1:24Invité politiqueFait
« il va falloir faire des compromis. »
Temps de parole
- Raphaël Glucksmann97 %
- ?3 %
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Écoutez, on peut tout à fait se permettre de rester à 63 ans, ce qui est le cas aujourd'hui. Par contre, une chose est sûre, c'est qu'on ne peut pas se permettre de ne pas avoir de réforme des retraites. Mais simplement, on a besoin là d'une validation démocratique, et ce sera le cas en 2027. Et c'est en 2027 qu'on tranchera la question des retraites. Maintenant, les progrès sur la pénibilité. Moi, je ne suis pas du tout de ceux qui écartent d'un revers de la main les propositions qui sont faites. Parce que c'est des centaines de milliers de gens qui sont concernés. Et en particulier les femmes.
Et donc moi, je vais vous dire, si on peut cranter, déjà, le fait que sur la pénibilité, on ait des progrès massifs, que finalement, ce que la CFDT défendait dans le conclave, et qui a été refusé de manière complètement insensée par le MEDEF, soit acté, ce sera déjà un pas. Et moi, je ne suis pas du tout dans une logique du tout au rien. C'est important ce que vous dites. C'est-à-dire que, pour vous, la suspension de la réforme des retraites n'est pas une condition sine qua non ? C'est ce qu'on demande. Maintenant, ce que je vous dis, c'est que je suis tout à fait prêt à discuter aussi d'autres choses.
Mais pour une raison simple, vous savez, moi, je le dis depuis le 7 juillet 2024, depuis le résultat des élections législatives qui ont fait suite à cette décision complètement folle du président de la République de dissoudre l'Assemblée nationale. Personne n'a la majorité dans ce pays. Ni le gouvernement, ni Emmanuel Macron, ni le Rassemblement national, ni la gauche. Et que donc, il va falloir faire des compromis. Merci.
Merci. Merci. Merci.
Raphaël Glucksmann