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interviewDidier BAICHERE· 14 novembre 2017 32 min

Politique de la ville - quartiers prioritaires Didier Baichère député des Yvelines

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

c'est un premier déplacement sur le thème de la banlieue emmanuel macron lance sa politique de la ville avec un déplacement donc en région parisienne cet après midi puis en région lilloise ce soir et demain il est attendu le président la république dans quelques minutes à clichy sous bois en seine saint denis pour quelle politique de la ville donc on se souvient d'une campagne où il y avait eu quelques images fortes dans les quartiers populaires et depuis 10 les les élus et des associations est bien plus rien on en parle avec nos invités didier baichère bonjour pour député la république en marge des yvelines membre de la commission de la défense nationale et des forces armées avec vous également lille accueille l bonjour rédactrice en chef adjointe au bondy blog et renaud pila bonjour renault on va parler donc de ce thème peut-être assez brûlant parce qu'on a vu la colère est des élus locaux depuis quelques semaines et on va commencer par une interview du président justement delà du département de seine-saint-denis stéphane troussel qui est en direct avec nous bonjour vous attendez le bonjour président de la république qui doit arriver dans quelques instants dans votre département n'a vu que vous étiez rentrer en résistance active puisque vous avez décidé de ne plus verser le rsa le mois prochain en attente de nouvelles aides de l'état qu'est ce que vous allez dire à emmanuel macron tout à l'heure à côté j'espère que son déplacement dans les quartiers populaires aujourd'hui en seine saint denis ce soir et demain dans le nord de la france ce sera l'occasion pour le président de la république de redresser la barre parce que depuis six mois c'est une série de décisions qui sont défavorables aux quartiers populaires si je met bout à bout la baisse des emplois aidés la super réduction des crédits de la politique de la ville la baisse des apl et la ponction sur les organismes hlm et ici en seine saint denis par exemple un report possible des lignes du métro du grand paris express c'est des décisions qui font manou quartiers populaires et et à leurs habitants donc oui j'espère que c'est pour le président de la république aujourd'hui l'occasion de redresser la barre et d'envoyer un message fort positif qui dit aux quartiers populaires vous êtes l'avenir du pays parce que la plupart du temps ces quartiers populaires eh bien on des habitants qui sont très jeunes et donc il faut vite apporter des réponses à ces incertitudes à ces inquiétudes même parfois renaud pila et également avec nous pour l'interview stéphane troussel est ce que on entend vos interrogations et vos critiques est ce que vous comprenez cela dit caraman emmanuel macron et ses équipes veulent changer de logiciel c'est à dire après 20 ou 30 ans de deux d'emploi bd d'emplois publics beaucoup de dépenses publiques cette fois essayé de créer par le secteur privé par l'entreprise des emplois durables alors effectivement ça peut provoquer des tensions dans un premier temps mais il considère qu'avec la baisse des dépenses publiques l'avenir c'est plutôt à l'emploi privé et non pas ces emplois subventionnés mais de quoi parle-t-on par exemple s'agissant des lignes du métro du grand paris express c'est permettent à des territoires en seine-saint-denis qui était enclavé d'avoir accès justement à l'emploi grâce aux lignes du grand paris express et bien pour les habitants de clichy sous bois c'est de passer d'une zone d'emploi aujourd'hui en 45 minutes de 300000 emplois à trois millions d'emplois avec ses lignes donc et on pourrait accepter un report du calendrier de ces lignes du grand paris express et puis surtout ce que je remarque c'est que le gouvernement qui veut réduire la dépense publique mais ça peut pas être deux poids deux mesures parce quand il s'agit de trouver des milliards pour les plus riches de ce pays personne s'occupe dans son gouvernement des sommes qui sont consacrés et donc pourquoi il trouve si facilement ces milliards d'euros pour supprimer l'impôt de là sur la fortune des plus riches pour la flat tax et pour tout le reste est mais pour les habitants du quartier populaire c'est par exemple la baisse des appels notamment la fonction des loyers ces 10 millions d'euros en moins par exemple l'article 52 du projet de loi de finances pour un organisme d'achille m comme seine-saint-denis habitat c'est autant de crédit en moins que nous pourrons pas mobilisé pour poursuivre la rénovation urbaine dans ces quartiers donc oui il ya besoin là de redresser la barre et d'adresser un message fort aux habitants des quartiers populaires merci beaucoup stéphane troussel d'avoir répondu en direct à à nos questions alors que vous attendez emmanuel macron donc à clichy-sous-bois peut-être la réponse de didier baichère effectivement stéphane troussel l'a rappelé il ya toute une série de mesures depuis l'été qui semble-t-il allait dans le même sens donc la suppression est de 46 millions et demi d'euros de crédits alloués à la politique de la ville la baisse des contrats aidés la baisse des apl il n'y a toujours pas de ministère délégué à la ville en tout cas ça c'est ce que réclament les élus locaux on parle de leur raison de leurs raisons a eu un vous allez pouvoir répondre donc tout ça mis en parallèle avec le budget que vous venez de voter effectivement vous député la république en marche avec la suppression de billets cff avec la flat tax qui est effectivement favorise les plus favorisés qu'est ce que vous répondez à ça je crois que le point le plus important c'est d'essayer d'arrêter ses politiques publiques de saupoudrage ça fait des années qu'on a un petit peu pour le logement un petit peu pour l'emploi un petit peu pour les associations et le constat c'est que ça ne fonctionne pas les employés des le meilleur exemple on a un peu moins de 5 milliards c'est le coût des mesures de l'emploi aidé pour finalement dans l'emploi fin dans le secteur non marchand entre 20 et 30 % d'insertion de noms de personnes qui après un emploi et d vont trouver un emploi avec en plus souvent la mesure de formation qui est une mesure qui est essentiel dans les emplois aidés qui a souvent été très très même mise en place donc finalement quelqu'un qui va pas trouver un emploi n'a pas non plus suivi la formation qu'ils devaient suivre donc c'est un constat d'échec il faut passer à autre chose moi je pense que ce compte passer à autre chose mais ce que vous comprenez que dans l'urgence la à partir du 1er janvier 2018 concrètement il ya des associations sportives yade d'édiles locaux qu'ils disent mais comment on va faire comment je vais faire je perds tamte l'emploi comment on fait qu'elle ira y aura un choc qui va être très heureux bien sûr et qu'est ce qui se passe dans l'urgence il se passe probablement ce qu'on aurait dû mettre en place depuis extrêmement longtemps c'est à dire qu'on a redonné la main aux préfectures et donc tous les mois en tout cas dans la mienne dans les yvelines tous les mois il ya une réunion à la préfecture où on évalue la situation il ya les quatre critères qui ont été définies par le gouvernement pour ne pas remettre en cause des emplois aidés si on intervient dans le domaine du social ou dans le domaine du handicap par exemple ou si on est sur un secteur rural ou si on est sur les dom-tom et tous les acteurs de l'insertion socioéconomique se retrouvent pour dire est ce qu'on fait une exception est ce qu'on n'en fait pas donc ceux qui regrettent que finalement lcd j'emploie idées dont on n'a pas besoin de jouer et je ne dis pas ça je ne dis pas ça mais je consacrais de choisir le prochain je constate juste qu'on a toujours buté étaient entre 200 et 250 mille emplois aidés qu'on estimait que c'était le niveau d'emplois aidés dont on avait besoin pour ceux qui sont plus loin de l'emploi parce que personne n'a dit mais qui avait pas besoin d'emplois aidés un bien au contraire mais qu'on voulait crantée ce nombre d'emplois aidés à deux sens entre 200 et 250 millions à aller et pas aller au delà parce que sinon une mairie qui emploie des gens qui utilisent des emplois aidés pour des emplois de cantinière ça fait partie du service public c'est quelque chose qu'elle doit délivrer l a pas forcément besoin d'un emploi travaillez-vous leïla courriel sur ces emplois aidés sur eux sur ces emplois aidés effectivement des associations vraiment véritablement se retrouver sans rien comme les et renou sens absolument rien à partir de 2018 et ça c'est quand on prend le pouls sur le terrain on se rend compte des difficultés que ça va induire et concrètement quelles solutions s'offrent à elle puisque les emplois aidés vont être supprimés qu'est-ce qui s'offrent à elle pour qu'elle puisse continuer à poursuivre leur activité non ça c'est vrai que les deux ne vont pas être supprimé mais je voudrais pas que les gens qui nous écoutent et l'impression qu'on a supprimé des emplois aidés il ya une baisse bella on les apprend t on au niveau ils ont toujours été budgétés depuis des années aux 200 et 250 emplois aidés ça c'est important exemple en gros c'est en gros c'est une énorme période d'évaluation oui de chaque employé est ce qu'il est utile ou pas mais des langues à 15 milliards sur la table pour la formation professionnelle oui voilà donc moi je pense que l'on change vous avez dit changer de logiciel c'est au lieu d'être dans un état qui va réformer on cherche à faire la transformation on veut faire différemment parce qu'on fait le constat que ça n'a pas fonctionné depuis depuis six mois depuis six mois qu'est ce qu'on fait on dit l'emploi c'est pas quelque chose qui marche tout seul il faut des transports il faut douze logements si on continue à éloigner les gens des coeurs économique alors on a aussi tout ça l'a très bien dit vous avez vous constaté sur le terrain ce qui pouvait marcher ou pas et donc sur ces emplois aidés vous vous dites effectivement on est peut-être dans une période où on essaie des choses mais en attendant on fait comment exactement c'est ça les associations se pose cette question là comment on va pouvoir poursuivre nos activités sachant qu'on aura moins moins d'emplois aidés comment on va pouvoir voilà permettre les mêmes offres à notre population sachant qu'on a moins dead vous parliez de réforme aussi tout à l'heure vous pour vous reprenez l'idée de ces emplois francs enfin ou et la réforme là encore puisqu'il s'agit en fait tout simplement d'une idée qui a été renouvelé une idée qui avait déjà été appliquée par françois hollande entre 2013 et 2015 et qui aujourd'hui macron essayer de renouveler pourtant on connaît le succès enfin plutôt l'échec cuisant de 7,7 de cette idée donc pourquoi reprendre renouvelée des idées qui nous parle chez par le passé emplois francs juste pour préciser prime à une entreprise qui emploie qui embauche un habitant d'un quartier ses considérants 15000 euros vous en pensez considéré qu' on donne l'aide plutôt à la personne alors pourquoi ça n'a pas marché parce qu'en fait on sait pourquoi ça n'a pas marché une fois l'idée le principe de l'emploi francs est absolument excellent et c'est pour ça qu'on l'a défendue pour que ya cette expérimentation dans le budget 2010 8 qu'est ce qui fonctionnait pas moi je suis un ancien drh gens qui passaient 20 ans comme drh d'entreprises je peux vous dire que c'était voué à l'échec est ce que pour 5000 euros qui était le montant à les emplois aidés nous somme relativement modique vous aviez un certain nombre de critères pour pouvoir en bénéficier qui était d'une complexité absolue l'empreinte un entrepreneur ce qu'il veut c'est de la visibilité la simplicité donc là ce qu'on dit c'est qu'on garde le principe de l'emploi c'est à dire qu'on va donner une aide si une entreprise embauche un jeune issu d'un quartier à politique de la ville donc on donne beaucoup plus sain parce qu'il s'agit de 15000 15000 euros en fait pour vous rendre compte c'est trois mois fin trois ans de cotisations sociales un grand donc c'est pas de charge pour l'employeur pour un salaire au niveau du smic 15 euros pour un cdi c'est pourquoi celui que si c'est un cdd l'idée c'est de faire du cdi et on est sûr de l'emploi sur l'emploi pérenne donc on va simplifier on fait une expérimentation parce que moi je suis fais partie de ceux qui sont persuadés qu'il faut aller beaucoup plus loin faut aller beaucoup plus loin parce que l'aide fiscale c'est une bonne chose par contre il faut aider les employeurs dans l'insertion économique vous allez dire on n'a rien inventé dans la loi sur l'égalité la citoyenneté qui est une des dernières loi qui a été votée sous le quinquennat de françois hollande malheureusement les décrets n'ont pas été appliquées pour la première fois on voit dans une loi à paraître le terme d'inclusion économique pour la première fois on dit oui peut-être que finalement plutôt que de parler d' aides sociales on va plutôt dire si on donne un emploi si on donne l'accès à l'emploi on va peut-être être dans le succès donc moi je dis que dans les emplois aidés et on verra dans l'expérimentation il faut aussi poursuivre ce qui était prévu dans la loi sur l'égalité la citoyenneté c'est à dire peut-être donner à des associations un label qui va leur permettre d'identifier les jeunes qui ont les bonnes qualifications parce que ce sont les associations souvent dans les quartiers qui connaissent extrêmement bien les jeunes ou les moins jeunes parce que ça peut on n'est pas que sur des mesures qui concerne les jeunes et de pouvoir mettre à disposition ses compétences et ses proches des employeurs qui vont bénéficier de l'aide et là on fait gagner du temps à tout le monde ces vingt mille emplois francs expérimenté dans les suivantes achats convaincus ou pas par l'explication on verra enfin c'est surtout le temps qui nous permettra de juger si c'est efficace ou pas la question que je me pose aussi ses c'est pas enfin on parle beaucoup d'emplois et c'est important mais il ya aussi la question de la formation à 20 il ya aussi la question des discriminations enfin c'est vraiment un volet qui comprend c'est un dossier qui comprend plusieurs volets donc là en attendant on est vraiment dans la tempe ça fait plus de six mois maintenant on en parlait tout à l'heure il ya eu beaucoup de promesses un espoir qui a été suscitée par emmanuel macron candidat dans les quartiers populaires est donc aujourd'hui on est vraiment dans l'expectative on se demande ce qui va se passer et c'est bien mettre l'accent sur l'emploi mais il ya aussi le volet de la formation des inégalités scolaires des discriminations et puis ce qui s'ensuit donc sur sa filiale donc les attend même temps ça ne fait que si moi j'entends ça fait six mois et on attend je les ai des articles 10 et bombe alors depuis six mois ils ont tous fait donc est ce qu'ils vont faire pendant 82 me donc je pense enfin regardons les choses très concrètement fait pour l'entreprise oui et je veux qu'on laisse en les renversant bien sûr et plus sur la citoyenneté sur le vivre ensemble toute cette france et ses quartiers qui sont oubliés d'assurer je pense que le président assistera là dessus pendant ces deux jours de déplacement parce que ces six premiers mois ils ont été dédiés à libérer les énergies données de l'agilité l économie donner de la visibilité aux entrepreneurs regarder les ordonnances sur le monde du travail c'est plus de dialogue social s'est redonné de l'agilité de la visibilité pour les tpe les pme ça fait extrêmement longtemps qu'elle n'en avait pas eu 50 % des salariés français travaillent dans des pme et des tpe c'est vrai emploi certains diraient six mois à donner je crois que évidemment des privilèges à ces entreprises et ce qui va y avoir un pendant à ses privilèges bref est ce que vous ne souhaitez pas en tout cas vous députés puisque vous avez la parole libre et paraissait en marche vous souhaitez pas poussé le président le gouvernement avoir une sorte de pacte en disant écoutez les entreprises on vous a beaucoup donné maintenant afaria les uns et eyal et pas uniquement à la sortie des grandes écoles à l'essec hec ou haute mais dans ces quartiers dans ces halls d'immeuble où il ne se passe jamais rien moi je voudrais pas qu'on laisse penser que l'emploi en fait c'est le résultat des aides publiques le rôle de notre politique c'est de structurer donné le cadre qui va bien et comme vous l'avez dit on a donné beaucoup de signes positifs à l'entreprise je pense encore une fois que le président va insister dans son pour en disant voilà maintenant j'attends le retour des entreprises j'ai donné de la visibilité maintenant j'attends que vous attaquiez à des sujets comme l'égalité des chances mais là aussi on n'arrivera pas à l'égalité des sens avec les emplois aidés la preuve on a essayé et ça fonctionne pas on y arrivera parce qu'on aura un travail avec les associations de terrain et d'ailleurs pas que les associations l'ensemble des acteurs sur un territoire qui pourront identifier les personnes qui ont les compétences les parcours qui ont été mis en place la formation qui va bien pour faire le lien avec l'entreprise ça se décrète pas le lien avec l'entreprise moi j'ai travaillé longtemps dans ce domaine là beaucoup de limites parce que dire c'est très bien lancez vous dans l'entrepreneuriat créer votre propre boîte parce que c'est un peu ça que vous dites sortir en tout cas des emplois publics c'est en grosse faim voilà soit on postule pour des entreprises privées mais on peut voilà seul obstacle est aussi l'obstacle de la discrimination soit en créer sa propre entreprise pour aller au delà de ces obstacles et ça ça a comparé des limites sur le terrain c'est à dire que on voit bien avec le statut d'auto entrepreneur ça ne fonctionne pas toujours et surtout dans les quartiers populaires ou qu'on vous avait demandé une aide à la banque vous avez la porte qui ferme et et humber du non à cause de l'adresse du nom de la couleur de peau et était là et ça ça existe c'est une réalité c'est rapporte tout a totalement indépendant qui l'ont prouvé encore ces dernières années le défenseur des droits également qu'il la peau qu'il a rapporté cette année donc voilà tous ces difficultés là il faut pas il faut pas juste se contenter de dire allez-y créer votre entreprise n'attendez rien l'état parce que c'est un discours qui fonctionne pas dans les quartiers populaires qui sont des territoires qui ont des particularités aussi et humber on pense beaucoup on a beaucoup parlé de beurre par exemple pour donner un exemple très concret donc beurre s'installer à aubervilliers donc c'est très bien mais est-ce que ça veut dire que les jeunes des quartiers populaires je ne mangeais d'ailleurs sont condamnés à être chauffeur au bar on a aujourd'hui on a rencontré des jeunes qui sont bac +5 plus qu'ils sont formés et qu'ils sont condamnés à chauffer un bar alors gérer un pays surtout beaucoup sont venus depuis six mois du fcc c'est exactement ce que vous dites sur moi j'ai pas parlé créez votre entreprise très bien si vous voulez devenir entrepreneur mais comme n'importe quelle autre personne c'est plus de deux fois d'entretien en moins quand on vient d'un quartier en difficulté c'est donc que 50 % de chômage en plus dans ces quartiers là en même temps vous avez francs stratégie qui fait une étude très sérieuse qui dit le coup du non accès à l'emploi aujourd'hui ça coûte 190 milliards donc on est capable de chiffrer la perte donc avec 190 milliards on peut en faire des choses moi ce que je dis c'est que on sait ce qui a fonctionné dans les entreprises par une forme je suis un ancien drh j'ai travaillé avec des gens comme mosaïque hommes passeport avenir etc qu'est ce qui fonctionne le tutorat quand on met des gens en lien ensemble et c'est ça qu'il faut arriver à faire ce que je dis faut aller plus loin que les emplois francs en en mettant en place les décrets de la fameuse loi citoyenneté qui n'ont pas été mis en place encore on va retourner donc à clichy souvent vous le dit emmanuel macron est attendu sur place dans quelques minutes maintenant attendus par des élus locaux on a vu stéphane troussel il ya un instant il ya aussi la présidente de la région ile de france qui est là bonjour valérie pécresse présidente les républicains merci d'être en direct sur lci qu'est ce que vous attendez de ce déplacement du président de la république j'attends de lui une prise de conscience pour moi la politique de la ville a échoué elle a échoué parce qu'on a refusé de casser les ghettos casser les ghettos ça veut dire que la rénovation urbaine ça n'est pas juste réparé des bâtiments et les faire et faire des bâtiments neufs la rénovation urbaine c'est reconstruire la ville avec l'arrivée des classes moyennes dans des quartiers qui jusqu'à présent concentrent des détresses sociales c'est pour ça qu'à la région nous nous refusons de financer des projets dans lesquels ya plus de logement social que 30 % 30 % dans un quartier ça nous paraît être un seuil au dessus duquel il ya ghettoïsation au dessus duquel il ya trop de détresse sociale les professeurs ne veulent plus venir enseigner dans les écoles il ya plus d'égalité des chances et je crois qu'aujourd'hui il faut faire la mixité sociale dans les deux sens obligé tous ceux qui ne construisent pas assez de logement social à en construire mais aussi empêcher ceux qui ont pris l'habitude de concentrer les logements sociaux en droit de faire des ghettos apparemment les élus locaux ont beaucoup de choses à dire à emmanuel macron est ce qu'on peut s'attendre à un déplacement peut-être pas tendu mais assez fourni je crois que c'est bien de venir ici à clichy sous bois parce que il ya un concentré de problème des copropriétés très dégradé des grands ensembles où il ya eu vraiment un sentiment de ghettoïsation et mais on fait énormément en ce moment on investit énormément et c'est important de voir que tout se tient les transports on va faire arriver un tramway qui va permettre de désenclaver clichy sous bois c'est très important pour que les habitants puissent aller travailler aller chercher un travail il ya l'école il ya tout ce que nous faisons en terme de réussite scolaire pour faire en sorte que les enfants les jeunes et les mêmes chances avec un dispositif de cordées de la réussite où on fait venir des étudiants dans les lycées ici à clichy sous bois parce qu'en réalité en ile de france vous avez tout à côté de quartiers ghetto vous avez des villes tout à fait prospère tout à fait bourgeois donc il faut réussir à faire une corde et à une chaîne entre entre les deux les répliques reste une question sur ces 25 dernières années parce que ce dossier de la politique de la ville on a l'impression qu'il est en échec de gouvernement en gouvernement est-ce que mise à part la rénovation urbaine de jean louis borloo est ce qu'il ya une période un moment où vous aviez eu l'impression qu'ils avaient des bonnes choses des bonnes idées des résultats il ya des tas de choses qui se font bien tous les réseaux de dead éducatives sont des d'être à un travail extraordinaire qui se fait il ya aussi beaucoup de travail sur l'insertion professionnelle des jeunes qui se fait en lien avec les missions locales mais là encore je vous le dis le vrai sujet c'est que il faut casser les ghettos et qu'on a fait fausse route dans la rénovation urbaine parce qu'on a laissé les populations au même endroit aujourd'hui il faut absolument reconstruire des villes des quartiers avec des rues avec des toits avec des balcons avec des espaces verts des quartiers entiers qui seront des quartiers de mixité sociale où les classes moyennes et les classes les milieux populaires les familles populaires pourront à nouveau se re mélanger il faut arrêter l'apartheid urbain et ça ça nécessite une politique volontariste et ça nécessite aussi de briser des tabous notamment de briser le tabou du tout logement social parce que non on n'a pas besoin que de logements sociaux on a besoin aujourd'hui que les classes moyennes et les enfants des familles populaires puissent aller à l'école dans les mêmes écoles puissent vivre dans les mêmes quartiers puissent se rencontrer à nouveau si beaucoup valérie pécresse d'avoir répondu aux questions donc en direct sur lci réponse peut-être de didier baichère vous avez entendu donc stéphane troussel qui appelle le gouvernement à redresser la barre valérie pécresse qui à l'instant appelle à une prise de conscience mais il ya eu pas mal d'élus locaux qui se sont exprimées ces derniers jours sur cette politique de la ville par exemple elle la mer les républicains de chanteloup les vignes qui dit que nos villes ont été ignorés je savais que ce serait une bagarre mais pas à ce point là françois pupponi du côté du parti socialiste on a eu le sentiment que l'état avait baissé la garde qu'est ce que vous répondez à tout ça on a l'impression que quel que soit le bord politique tous ont le même constat et tire la sonnette d'alarmé c'est le budget en ce moment donc ça doit être l'effet du budget non sérieusement je pense qu'il faut aussi que nous élus on apprenne à travailler ensemble il ya une vraie difficulté sur le terrain autant les associations alors je vais faire une généralité parce que c'est ça va pas être vrai sur tous les terrains dans tous les territoires mais autant les associations vont arriver à ce qu ordonner à travailler ensemble il ya beaucoup d'élus qui des fois vont avoir du mal à mettre en commun les sujets moi je suis frappée je vais avoir le la première réunion de l'ensemble des acteurs socio-économiques de ma circonscription pour l'emploi l'éducation nationale le medef la chambre de commerce et chambre de métiers l'université de versailles saint quentin c'est la première fois que ces personnes qui bien entendu se connaissent vont se retrouver à travailler ensemble c'est du jamais vu jamais le cas sur mon territoire n'avait pour la des acteurs sociaux à travailler main dans la main voilà des acteurs socio économiques qui n'ont jamais été amenés à réfléchir ensemble sur qu'est-ce qu'on peut faire tous ensemble je vous prends un autre exemple rapidement on veut mettre en place des mesures sur l'éducation mois pour la première fois j'ai été à la pré rentrée des professeurs ne pas me faire prendre en photo avec les enfants j'ai participé à la pré rentrée de professeurs d'un lycée pour parler des mesures que monsieur blanc caire allait prendre qu'est ce qu'ils en pensent on va se voir sur un rythme trimestriel pour évaluer cette politique c'est ça aussi la transformation c'est un moment donné d'être dans une concertation qui n'existe pas aujourd'hui juste un mot stéphane troussel parlait apparemment c'est un dossier effectivement important ces lignes de transport qui vont être retardées et vous sembliez dire effectivement je le comprends donc vous vous soutenez ces demandes d'élus en seine saint denis kiki à moi je suis traversée par la ligne 18 donc je vais défendre la ligne 18 ni la vitesse ni la 17 oui les yvelinois besoin que la scène c'est faux c'est faut garantir le taux de chômage de taux de chômage dans les yvelines est moindre qu'en seine saint denis mais pas du tout aussi mais non on regarde et on est sur un new yok taux de chômage dans les yvelines et bien sûr ok oui on est en train et un emploi virgule 4 par habitant tant mieux c'est très bien on veut on veut créer la silicon valley française à saclay le plateau de saclay on est en train de créer un mastodonte académique c'est formidable où sont les entreprises en bas du plateau à saint quentin en yvelines n'y a aucun lien entre les deux est ce que vous pensez qu'on va former des gens et pour trouver des emplois iront à pied à travers les champs non je parle je peux pas laisser dire à monsieur troussel que la ligne 18 ou la 16 ou le 17 c'est emmanuel macron qui va faire ça ça fait dix ans que ce travail est ouvert ça fait dix ans qu'il ya de la concertation ah mais oui mais si lui l'a un métro moi je vais aussi un métro et donc ça ça n'est pas sérieux mais à un moment donné il faut mettre les choses sur la table de quoi on a besoin réellement oui on a besoin des transports pour désenclaver ça c'est certain est-ce qu'on a tous besoin d'une infrastructure gigantesque je connais pas le cas de monsieur troussel mais je pense qu'il faut mettre un peu de réalisme raison de deux dans ce qu'on fait alors guillaume vigneault cofondateur de l'association bleu blanc z était avec nous tout à l'heure sur ce plateau sur lci parlait de travail des associations sur le terrain et il disait il faut vous rendre compte on en a marre on est à un point où c'est quasiment du jamais vu ecoutez-le vous allez pouvoir nous dire ce que vous en pensez parce que c'est l'état moral des élus et des associations qui sont sur le terrain aujourd'hui qu'ils vous disent on n'en peut plus on est exemple on n'arrive plus à faire quoi que ce soit et si ces gens la baisse les bras alors là effectivement je sais pas très bien qui va s'occuper de quoi parlait tout à l'heure de jean-philippe à 106,10 président une action qui s'appelle l'agencé pour l'éducation par le sport aujourd'hui avec la suppression par exemple des emplois aidés ces 20 milles entre vingt et vingt-cinq mille emplois dans l'univers du sport qui vont être directement supprimés donc c'est là que concrètement les personnes pour s'occuper des gamins de soir didier baichère attention de ne pas démotiver finalement ceux qui sont sur le terrain et là ça en prendrait visiblement le cher le chemin ils font un travail extraordinaire ça je pense que personne ne remettra ça en cause à un moment donné il faut arriver que ce travail de terrain soit connecté avec la politique publique et on doit soutenir bien sûr on doit soutenir l'ensemble de ces associations par contre on peut pas continuer encore une fois des choses fin des emplois aidés qui ne qui n'aboutissent pas sûr de la réinsertion de vote des personnes les lacs ou les courriels sur ce constat effectivement voilà la majorité c'est un peu ça on constate ce qui ne marchait pas et on compte entre autres choses oui à voir si ça marche vraiment mais eric sur le terrain et cette idée que le pouvoir laisse à l'abandon les quartiers populaires et c'est vraiment faim c'est une idée qui est importante depuis pas mal d'années quand même d'où peut-être depuis 20 ans plus vous émouvoir plus que ça en fait bon il ya eu effectivement les gens veulent surveiller en 2005 qui ont été l'une des illustrations de ce ras-le-bol mais c'est encore un discours qu'on entend nous contre journalistes on va sur le terrain et qu'on tend le micro le crayon aux habitants aux associations et même aux élus de tous bords parce qu'on pour une fois ils sont d'accord ils sont tous d'accord sur ce constat là et c'est marrant de voir troussel et valérie pécresse qui se sont exprimé là dessus puisque ils tiennent finalement le même constat et est donc à cette idée là vraiment très importante qu'il faut prendre en compte au sérieux qu'il ya un ras-le-bol une colère qui est vraiment présente au sein de toutes les classes de la population il faut prendre en compte ces populations si on les laisse à l'abandon bas de sûr mais ça veut dire abandon oui pardon à mende ça veut dire aussi alors vous l'avez dit ça date pas d'aujourd'hui mais ça veut dire que emmanuel macron là était en train d'abandonner aussi de les banlieues vous avez parlé d'attenté assez importante exactement en fait les décisions les dernières décisions qui viennent d'être prises sont vraiment vécu comme à la fois brutale et violente par ces populations et elle l'est vivent comme une double peine une sorte de double peine puisque on a dévoilé des problématiques on a déjà évoqué qui sont propres quartiers populaires on a déjà s'étaient massées problématique là qui existe depuis de nombreuses années que les pleins de banlieue successifs n'ont pas réussi à gommer et en plus de ça on a des cds les dernières décisions des maillots de la crau qui ont été prises ces dix derniers mois qui vont pas du tout dans le sens d' emmanuel macron candidat c'est à dire que les signaux qui l'envoyaient quand il était candidat pendant la campagne présidentielle ne correspond pas du tout aux décisions qu'il a prises dernier un cortège de voitures que vous venez de voir en direct donc sur lci qui signifie toujours la présence du président de la république arrivé donc à l'instant des manuels macklon à clichy sous bois en seine saint denis à la rencontre des élus locaux on a vu quelques-uns donc sur l'antenne il y un instant mais mais aussi d'associations ils lancent cet après midi sa politique de la ville avec donc il ya eu d'abord un déjeuner tout à l'heure à l'elysée est donc ce déplacement en compagnie de julien de normandie et jacques mézard du ministre de la cohésion des territoires et puis un déplacement ce soir en région lilloise avec un dîner sur la thématique de la discrimination réponse peut-être didier baichère de ce qui vient d'être dit toutes ses attentes et pour l'instant c'est cette déception assez fortement encore une fois je pense que ces attentats sont légitimes mais je voudrais prendre deux exemples l'éducation je me souviens très bien quand on a dit si on veut travailler l'égalité il faut qu on dédouble les classes de cp dans les quartiers politique de la ville franchement il y avait personne qui pensais qu'on serait capable de le faire tout le monde nous disait mais ça sera pas possible un coup dur a pas la place on n'aura pas les enseignantes et un résultat engagement tenu septembre dédoublements dans les quartiers politique de la ville et de l'ensemble des cp c'est une mesure concrète le logement il ya 800 offices hlm aujourd'hui en france est-ce qu'il faut continuer à alimenter ce système qui finalement ne ne répond pas à la demande le nombre de gens qui souhaitent avoir et qui ont droit à un logement social parce que le problème il est là aussi c'est qu'ils ont ils ont le droit au logement social n'y a pas de place est-ce qu'il faut continuer à faire de la rente avec ses offices hlm ou est-ce qu'il faut passer à autre chose et c'est parce que ce que je veux dans mon dossier du logement vous êtes conscient que depuis le mois de juillet la gestion politique et en terme de communication par le gouvernement de ce dossier du logement a été catastrophique parce que sur le fond effectivement vous faites un travail qui n'a jamais été fait c'est à dire évaluer le mouvement hlm qui remplit pas forcément bien son travail et en même temps vous avez démarré par une mesure budgétaire mois de juillet de suppression de diminution des apn et regarder renault pardon de vous combler puisque emmanuel macron arak d'abord à la rencontre de la population à droite avait bien effectué mais par contre je disais rien 79 points les associations élaboré poutre direct et je suis toujours si c'est un outil puissant que sur mes blogs et aux cols et les allées on rencontre avec la population et son jeu de tête on écoute cet échange un accueil pour le moment bienveillant effectivement là les habitants de clichy sous bois sont ravis de recevoir le président économique c'est important d'aller à la rencontre de la population après l'atteinte c lagarde c'est le terrain on a un président qui est un véritable et qui a besoin de se confronter en permanence avec d autres villes soient les étudiants il sérieusement je pense qu'il n'a pas toujours été dans des discussions facile en allant sur le terrain sachant que souvent c'est pas prévu donc il sort ils sont friands du protocole officiel mais parce qu'il a besoin de convaincre aussi pilar les images elles sont en direct donc je vous fais rire les gens qui sont autour de lui c'est pas déjà en cours et ses textures et après on imagine bien sûr que la visite est très bien préparée et et en amont par les services de sécurité bien sûr et par les élus locaux et donc voilà c'est une visite qui est travaillé mais ces images là je peux vous dire que voir le prénom république en banlieue à clichy sous bois en seine saint denis ça fait des semaines et des semaines que même en coulisses certains députés de la république en marche l'attendait parce que notamment ceux qui viennent de la gauche 20 vous savez une mouvement en marche ce mouvement est de droite et de gauche il ya des gens qui avaient le droit d'autres de gauche y en a qui sont bien conscients et qui disait ça fait quand même des semaines et des semaines qu'on a un discours extrêmement pro entreprise extrêmement pro business est sur le terrain entre les mesures qui ont été prises la grogne des mères on verra la semaine prochaine au congrès des maires de france emmanuel macron risque d'être chahuté par les maires de france a qui en réduit du coup de deux as you la dotation suppression de la taxe d'habitation enfin en tout cas ça remue c'est sa flamme à sa condition dit on veut bien contractualiser avec vous pour savoir comment vous allez faire les plans d'économies c'est nouveau c'est nouveau est ce que justement dans ce contexte est ce que ces images font du bien moi je suis toujours content quand je vois le président sur le terrain j'étais très très bon souvenir emmanuel macron aux mureaux pendant la campagne donc oui je suis ravie je suis ravi de le voir sur le terrain surtout sur ce sujet que je pense qui tient à coeur à beaucoup et beaucoup d'entre nous et c'est lui sur le terrain et j'imagine en tant que parlementaire certains disaient c'est vrai qu'il a une activité bien sûr diplomatique internationale très très forte ils savent c'est peu déplacé sur le terrain au contact des français et certains parlementaires l'attendait mais c'est vrai qu'il faut arriver à expliquer correctement cette politique est à la fois social et réaliste donc ce n'est pas toujours simple de remettre en question des choses qui sont en place depuis des années c'est ça c'est à cinq ans at elle pour faire autre chose proposer une autre un autre modèle en modèle transformé aux françaises les attentes invisiblement son centre sont importantes de ce côté là de côté du bondy blog merci beaucoup d'être venu sur lci pour parler de ce thème donc de emmanuel macron qui elle lançait qui lance sa politique de la ville cet après midi image du déplacement que l'on continue de vivre en direct sur elle si on se retrouve pour le journal dans quelques instants [Musique]