BARBARA BUTCH : CETTE AFFAIRE QUI DIVISE TOUTE LA GAUCHE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sujet barbar bou fais des blagues Marion. Bah oui, fais des blagues. Ah bah là il y a T'inquiète là il y a personne pour t'aider à faire des blagues.
Tout le monde tout le monde est parti. Ah bah ça pas étonnant. Débrouille-toi.
Ah bah super parce que moi je suis une machine à blague. C'est bien connu hein. Je me débrouille et puis après qui c'est qui va se pas engueuler ?
Et ben c'est moi hein comme d'habitude. Ah ben ça bonjour et bienvenue dans le récap. Nous sommes le mardi 21 juillet et depuis quelques jours, une polémique enfle et fracture la gauche, l'affaire Barbara Bouche.
Samedi dernier à Grenoble, le concert de cette DJ française a tourné court. Une vingtaine de minutes après le début de son set, la mairie décide de l'interrompre, invoquant la nécessité de garantir la sécurité de l'ensemble des personnes présentes en raison de la mobilisation d'une centaine de militants proalestiniens venus contester la présence de l'artiste. Il lui reproche notamment son soutien affiché à la loi Yad en mars dernier.
Alors, les images tournées par nos confrères d'ici Iser montrent des drapeaux palestiniens déployés dans le public et des doigts d'honneur adressés à l'artiste. On entend également des hu des sifflés et des slogans couvrirent parfois la musique. Alors, depuis l'affaire après une tournure nationale et éminemment politique, tout le monde y va de sa réaction indignée et LFI dont la section locale a relayé l'appel à manifester se trouve sous les feux des critiques.
On fait le point ensemble. Mais avant d'aller un petit peu plus loin sur le sujet, j'ai un message important à vous faire passer. Le média est en difficulté et pourrait disparaître dans les semaines à venir sans votre soutien.
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Et avant toute chose, faisons les présentations. À 45 ans, Barbara Bouch est une DJ française installée depuis longtemps dans le paysage des nuits parisiennes. Mais en 2024, elle accède à une toute autre notoriété après sa participation à un tableau de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Paris.
Qu'on soit, [musique] qu'on soit gros, on est tout simplement tout nu. Alors, c'est elle Barbara Bouche qu'on voit là au centre de l'image portant une grande coiffe argentée juste derrière le chanteur Philippe Catherine. Et c'est cette apparition au sein d'un tableau qui a fait s'étrangler plus d'un cul serré de ce pays qui a déclenché pour la DJ une vague de cyberharcèlement particulièrement intense et largement alimentée par l'extrême droite au point qu'elle a même dû porter plainte.
Menacé de mort, de torture et de viol, elle est également visée par de nombreuses injures à caractère antisémite, homophobe, sexiste et grossophobe pouvait-on lire dans un communiqué rédigé par son avocate à l'époque. Alors plusieurs mois après, en novembre 2025, quatre hommes seront finalement condamnés dans cette affaire avec des peines allant de 4 mois de surcis à 10 mois de prison ferme. Et à l'époque, on le précise, elle avait reçu le soutien des insoumis.
Mais voilà, depuis le vent a tourné en mars dernier, Barbara Bouch signe une tribune de soutien à la loi Yad députée macroniste qui l'a déposé. Un texte qui souscouvert de lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme he d'après l'exposé des motifs et ben entendit finalement élargir le délit d'apologie du terrorisme. Il avait suscité de vives critiques et ses opposants avaient notamment dénoncé un risque fort d'atteinte à la liberté d'expression et notamment dans la critique de la politique d'Israël dans le contexte actuel de dénonciation du génocide.
Alors, nous en avions évidemment longuement parlé dans le récap, hein, de cette loi yad. Je vous invite à voir ou à revoir les épisodes consacrés à ce projet de loi et particulièrement le dernier en date hein qui revient sur la petite entourel loupe des macronistes et particulièrement le dernier en date hein qui revient sur la petite entourloupe des macronistes qui face à la mobilisation massive avait retiré leur texte avant l'examen à l'Assemblée nationale pour que le gouvernement puisse nous le ressortir sous un autre nom d'ici peu de temps. Alors à l'époque, la signature de Barbara Bouch en soutien à ce texte fait l'effet d'une déflagration à gauche.
Ça donne lieu à une nouvelle vague de harcèlement, il faut le dire, dénoncé par l'artiste sur ses réseaux sociaux dans un propos qu'on peut raisonnablement qualifier parfois d'un peu maladroit. Elle concède qu'elle n'aurait pas dû signer cette tribune, qu'elle n'est pas un soutien de la politique israélienne, mais elle se justifie en rappelant en revanche qu'elle est victime d'antisémitisme depuis son enfance. J'espère que vous comprendrez pourquoi j'ai signé cette tribune.
Bien évidemment qu'il y a des choses qui sont à redire sur cette loi, mais une loi ça se discute. Et moi de toute manière je suis pas juriste, je suis pas politologue, je ne lis pas entre les lignes comme certains l'ont fait. C'est pas mon métier.
Moi mon métier c'est de faire danser les gens. Je parlais que en tant que personne concernée, en tant que en dans mon endroit de personne juive. Maintenant, je vous souhaite vraiment d'essayer de comprendre, d'essayer de retrouver du dialogue, qu'on reparle parce que là, c'est pire en pire et on peut pas laisser les choses se faire comme ça.
Cette manière de m'attaquer est intolérable. Alors cette prise de parole, elle ne convainc pas vraiment les soutiens de la cause palestinienne. Il rappelle que cette signature n'arrive pas comme un coup de tonner dans un ciel bleu.
En juin 2025, quasiment un an plus tôt, finalement, Barbara Bouch avait accepté de performer à l'ambassade de France à Tel Avive. Alors évidemment que le génocide était déjà en cours et que les flottis pour la liberté à bord desquelles se trouvaient notamment la l'eurodéputé Rima Hassan et Greta Tunberg venaient d'être tout juste intercepté par l'armée israélienne. Pour ces détracteurs, c'est une ligne rouge qui a donc été franchie.
Alors quand la mairie de Grenoble annonce la venue de l'artiste dans le cadre d'un festival local, un appel au boycott et et à la mobilisation est lancé. Il est relayé notamment par la section locale des insoumis qui demande à plusieurs reprises à la mairie la déprogrammation de Barbara Bouch. Le reste c'est Alan Brun élu local et chef du groupe LFI au conseil municipal de Grenoble qu'il raconte au médias.
Nous, on voulait simplement pacifiquement dire que on était en désaccord avec le fait que de l'argent public viennent permettre la réalisation d'une artiste qui a pris position politique pour bien évidemment soutenir une loi que nous jugeons être une loi qui a vocation à bayonner l'expression des militants en soutien à la cause palestinienne. Nous sommes en désaccord avec le fait que à Grenoble, il puisse y avoir un tel concert qui se déroule alors même que actuellement, il est temps de dénoncer clairement le génocide à Gaza qui se poursuit depuis de trop nombreux nombre mois et qui est pointé par la communauté internationale comme étant bien évidemment une atteinte au droit international. Donc c'était simplement une position politique pacifique et je pense que nous avons bien évidemment montré que nous étions en capacité de se mobiliser pour dénoncer la prise de position de cet artiste.
Nous n'ous nous en prenons pas à elle comme euh pour ce qu'elle est ou pour ce qu'elle représente, mais nous nous hommes euh nous nous avons une position politique sur ce qu'elle a fait en tant que soutien à la loi à la loyade. La participation des insoumis isrois à cette mobilisation au concert de Barbara Bouch est évidemment une auè pour leurs adversaires politiques, hein, qui n'ont pas manquer d'en faire des caisses et d'accuser une fois encore la formation politique d'antisémitisme. Gabriel Atal en profite notamment pour tweeter que l'antisémitisme de LFI est tout sauf résiduel.
Le ministre de l'intérieur, Laurent Nugèz ajoute que l'antisémitisme, les intimidations et les pressions n'ont pas leur place dans notre politique et que empêcher une artiste de se produire est une atteinte inacceptable à la liberté d'expression. On les entend moins parfois d'autres. Même topo pour Yael Bron Pivet hein, la présidente de l'Assemblée qui est choquée et dénonce des attaques antisémites sous couvert de militantisme et ainsi de suite.
Sans trembler des genoux, on a évidemment Marine Le Pen qui en profite pour par exemple dénoncer le projet totalitaire que porterait l'extrême gauche. Allons-y Gement. Et même à gauche, la fracture est nette.
Pour Olivier Fort LFI ne sert pas la cause palestinienne. Ces méthodes n'aident selon lui pas en rien les Palestiniens et desservent les militants sincères. Ça c'est ce qu'écrit le premier secrétaire du PS.
Euh autre réaction. N'at-on pas plutôt des représentants politiques qui défendent la loi Yadan a interpellé fortement avant de s'en prendre à Barbara Bouch. Ça c'est ce que questionne de son côté Clémentin de la prè dans un long post publié sur les réseaux sociaux.
On peut aussi parler de Sandrine Rousseau qui s'est rangée du côté de l'artiste estimant qu'elle est déjà victime de multiples discriminations qui devrait tous nous interroger. En réaction, les insoumis grenoblois essayent d'éteindre l'incendie et montent au créneau. Hein il rappelle que la mobilisation se voulait pacifique et qu'elle visait à contester une prise de position politique de Barbara Bouch et évidemment pas qui elle est.
On peut écouter encore une fois Alan Brunon. Je dis qu'il n'y a aucun antisémite dans mon groupe politique comme il n'y a aucun antisémite à la France insoumise et que par conséquent nous dénonçons bien évidemment le fait euh de de mettre le curseur sur ces choses-là qui ne sont pas rentrées euh en ligne de compte dans notre position de militant et comme militant antifasciste, nous sommes vent debout bien évidemment contre les attaques antisémites que madame BCH a pu subir et a dû supporter euh à d'autres à d'autres reprises. Nous nous avons simplement pointé du doigt une position qui est une position politique de soutien à un projet de loi qui d'ailleurs est tombé à l'eau puisque a été pointé son son caractère qui pourrait poser problème en terme de constitutionnalité.
De son côté, la mairie d'hiver gauche de Grenoble affirme toutefois que des projectiles auraient été envoyés sur l'artiste. Et ce matin, euh ce mardi matin, le parquet de Grenoble a annoncé de son côté l'ouverture d'une enquête pour délit d'entrave concerté aux libertés, rappelant dans le communiqué qu'il est puni d'un an d'emprisonnement. Et cette polémique, évidemment, elle fait tâche d'huile, hein, pour le mouvement insoumis dans son ensemble.
Bien qu'au niveau national, aucun cadre ou figure de LFI n'a relayé l'appel à mobilisation de samedi dernier. Et bien le mouvement se retrouve aujourd'hui contraint de s'expliquer. Alors à commencer par Manuel Bonpard, évidemment le coordinateur de la France insoumise qu'on écoute sur France info.
D'abord, on parle d'un concert qui est organisé par une municipalité. Bon, et vous avez des élus insoumis qui ont pris position contre l'organisation de ce concert. Ensuite, la municipalité de Grenoble a décidé de maintenir ce concert et il y a eu une protestation pacifique à ma connaissance connaissance et en tout cas s'il y a eu des choses qui sortaient du du cadre pacifique, je les désapprouve absolument.
Mais par contre, le fait qu'on puisse avoir euh une protestation pacifique contre des prises de position politique d'une artiste parce que c'est de ça dont il don il Barbara Bouche la Jette qui a signé une tribune de soutien à la proposition de loi de Caroline Adam sur les formes renouvelées de l'antisémitisme. C'était ça le le nom du texte ? C'était le nom hein, c'était pas le nom du Voilà.
Donc Barbara Bouche quand elle signe une tribune tribune qui est enfin je je pense que vous l'avez lu cette tribune, il y a quelque chose de de choquant dans ce qu'elle a signé ? Bah je pense que mais luté contre les nouvelles formes de l'antisémitisme. D'abord je pense que c'est une prise de position politique d'appuyer et de soutenir une loi dont encore une fois le titre ne représente pas le contenu de la loi.
Donc évidemment que signer une tribune pour condamner l'antisémitisme n'a rien de choquant. Je pense que tout le monde d'ailleurs devrait signer des tribunes pour lutter contre l'antisémitisme. Donc le sujet n'est pas celui-là.
Le sujet est une prise de position politique en faveur d'une loi, une loi qui était combattu, contestée y compris par exemple par des organisations internationalisation des Nations Unies. Bon, est-ce que ça vaut boycotte et insulte insulte lors d'un con insulte insulte ? S'il y a eu des insultes, je sais pas si attendez s'il y a eu des insultes, elles sont absolument inacceptables pour ma part.
Je ne suis jamais d'accord avec les insultes. Derrière cette polémique et l'évidente instrumentalisation et niè instrumentalisation du prétendu antisémitisme attribué à la formation politique de Jean-Luc Mélenchon, deux notions viennent s'entremêler. On évoque Pelmel sur les plateaux le boycotte et la censure.
Alors, il est bon quand même de nuancer les deux. La censure, c'est quand une institution publique fait usage de son autorité pour empêcher la diffusion d'un contenu ou interdire à un artiste de s'exprimer. Le boycott, en revanche, est une initiative citoyenne sans pouvoir de coercition.
C'est un appel à ne pas consommer ou financer une œuvre ou un artiste au nom d'un désaccord politique. C'est une arme des dominés face au dominant. Il faut le rappeler.
C'est vraiment pas la même chose. Barbara Bouch, elle fait face résolument à la seconde option, hein, pas à la première. Elle n'a pas été déprogrammée.
Au contraire, elle a fait face en revanche à l'expression d'un désaccord d'un collectif militant. Alors évidemment, on peut le critiquer, on peut revoir la méthode en discuter, voir même questionner l'efficacité politique. Pourquoi pas ?
C'est tout à fait légitime. En revanche, on peut aussi souligner le de poids de mesure auquel on fait actuellement face. Jamais quand le rappeur Médine pour ne citer que lui hein fait face à des déprogrammations en cascade sur décision politique de mairie notamment, ce qui entre donc résolument dans la case de la censure.
Et ben jamais on entend s'es mouvoir autant sur les plateaux. Même chose quand l'humoriste Hakim Omiri voit son spectacle perturbé par le collectif militant Nous vivrons ou quand le RN attaque judiciairement les artistes Costa ou Kerchac pour leur coupler sur le morceau de Nassaran dénonçant l'extrême droite ou quand des conférences proalestiniennes sont déprogrammées. Là dans ces cas-là personne ne s'émeux de la forme ou voir du fond d'ailleurs ou de qui est visé contrairement à la polémique avec Barbara Bouche.
Au final, l'affaire Barbara Bouch, elle pose une question simple. Où place-on la frontière entre la contestation politique légitime et l'atteinte à la liberté d'expression, voire le harcèlement ou la discrimination ? Une frontière qui dans le débat public semble parfois varier selon l'artiste concerné, selon la cause défendue et surtout selon le camp qui parle et celui qu'on cherche à abattre.
Et c'est peut-être ça au fond le véritable sujet de cette polémique. Et avant de continuer avec le reste de l'actualité, on rappelle notre objectif de 10000 donateurs mensuels pour sauver le média. Aidez-nous à continuer à vous informer.
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La loi d'urgence agricole a été adoptée cette nuit par les députés. 296 voix pour majoritairement issues des rangs de la droite et de l'extrême droite et 224 voix contre. Elle permet euh entre autres et on l'a souvent répété ici, l'utilisation euh de l'acétamie Pride, un produit euh très controversé et mauvais pour la santé ou encore l'accaparement de l'eau via les mégabassines.
Cette loi, c'est un recul pour l'environnement, un danger pour notre santé et une auè évidemment pour les grands groupes industriels. Stéphane Galet et porte-parole de la Confédération paysane. Nous l'avons interrogé tout à l'heure.
Je vous propose de l'écouter. On est très en colère en fait sur le l'irresponsabilité en vrai des des parlementaires à adopter une loi qui va à contresens de l'histoire et puis aussi de ce qu'on peut vivre sur les fermes. En fait là, on est en pleine canicule, il y a des incendies, on a une loi qui poursuit un schéma productiviste qui a fait disparaître des paysans, des paysanes et qui va pas permettre euh d'accompagner la transition agroécologique qui va pas non plus permettre de satisfaire revenu des paysans des paysanes.
Donc on a une loi contrecourant de l'histoire juste pour satisfaire les intérêts de l'agroindustrie. Donc voilà, la colère, elle est très présente. Nous on pense que maintenant le le le chemin va être de réaviver ou de d'accompagner une colère agricole qui ne peut que ressurgir parce que les problèmes les problématiques sont toujours là et la réponse, elle est à côté de la plaque.
La mesure sur les pesticides divise même au sein du gouvernement. La ministre de l'agriculture, Annie Jeunev, s'est dite ce matin très satisfaite de l'adoption de cette loi. En revanche, du côté de la ministre de la transition écologique, Monique Barbu, euh c'est un peu moins clair.
Elle est personnellement opposée à la réintroduction de la CAMIPRE. Elle l'a fait savoir. Elle pourrait d'ailleurs bien démissionner en cas d'adoption définitive de ce texte.
Adoption définitive qui devrait avoir lieu dans quelques heures après un passage au Sénat. Le président gabonais Bris Oligi Ngema est en France depuis hier pour une visite d'État de 3 jours. Et autant dire que Macron lui a débroulé le tapis rouge.
Alors pourquoi ? Et bien parce qu'il voit ses intérêts là-dedans bien évidemment dont le Manganè. Une ressource exploitée depuis des décennies par un groupe français.
Un premier protocole d'accord autour de ce miner stratégique a d'ailleurs déjà été validé. Autre sujet au cœur de cette visite d'État, la coopération militaire hein, puisqu'on le rappelle, le Gabon est l'un des derniers pays africains où la France conserve une présence permanente. Paris a donc tout intérêt à ne pas froisser le président gabonais au risque d'éviter des sujets qui d'ordinaire lui tiendraient énormément à cœur, comme le respect des droits de l'homme bien évidemment.
Et pourtant euh ce ne sera pas vraiment donc évoqué, on l'a dit, de quoi inquiéter de nombreuses ONG et partis politiques. C'est notamment le cas des écologistes qui voilà une façon de cautionner la dérive autoritaire du président gabonais. C'est une vidéo virale vue plus de 2 millions de fois sur les réseaux sociaux.
On y voit un fonctionnaire de police insulté un groupe de personnes. Il est accoudé à la fenêtre de son véhicule, lunette de soleil sur le nez et d'un air particulièrement arrogant. Regardez quand il parle, ça donne ça.
Oh non, c'est moi le chef ici. Depuis quand ? Comment ça c'est que tu parles mal comme ça ?
Parce que moi j'ai tous les droits. Parce que c'est un trou du cul ton père. Ah bon ?
Oui. Il arrive là, il nous insulte. Pour qui il se prend ?
Mais c'est qui qui t'insulte à toi ? C'est rien, c'est personne ce gros lard là. Alors sans cette vidéo, ces propos seraient certainement restés sans conséquence une nouvelle fois.
Heureusement que les images sont là pour documenter les faits. Face à la polémique, la police nationale de MT et Moselle a bien été obligée de réagir. Elle a dénoncé des propos inadmissibles et annoncé l'ouverture d'une enquête administrative.
Les circonstances précises de l'intervention restent à établir mais cette séquence relance une nouvelle fois le débat sur les pratiques policières. Et vous n'êtes pas sans le savoir. La reprise des tensions au Moyen-Orient fait grimper mécaniquement les cour du pétrole.
Conséquence, les prix à la pompe flambent. En quelques jours, le gasoile a augmenté de plus de 20 centimes. Le litre d'essence frôle quant à lui ou dépasse désormais les 2 €.
Dans de nombreuses stations, rappelez-vous, les gilets jaunes sont descendus dans la rue quand le litre était environ à 1,40 €. Ça ça fait réfléchir. Interroger ce matin.
La ministre de l'énergie Maude Brégeon reconnaît une situation extrêmement incertaine. Elle rappelle que les aides au ménage les plus modestes sont toujours en place et elle insiste : "Seul 1 million de Français l'ont demandé alors que 3 millions sont éligibles. Alors vérifiez chez vous." Khalil Alaya, le principal négociateur du Hamas, a été élu à la tête du bureau politique, mais enfin à plus d'un an et demi de direction collégiale.
Cela avait été instauré après la mort de Yarya Sinoire, tué, souvenez-vous, par l'armée israélienne en octobre 2024. Selon le Hamas, Khalil Alaya a été élu à une très large majorité lors d'un scrutin organisé dans la plus grande discrétion. Sa prise de fonction officielle est attendue dans les prochains jours.
Née en 1960, il est une des figures historiques du parti et surtout l'une des rares encore en vie. Il a déjà été emprisonné par Israël et a échappé à une tentative d'assassinat attribué à l'armée israélienne. C'était au Qatar, un pays où il réside désormais en 2025.
Son fils, lui n'a en revanche pas survécu. Présenté comme un fin négociateur, ses talents devraient aider dans les pour parler de paix à Gaza. Bien que forcé de constater que les choses n'avancent pas beaucoup, le Hamas est affaibli, le génocide en revanche se poursuit et des civils meurent quotidiennement à Gaza.
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Caroline Yadan