DIRECT] Sciences-Po dans la tourmente : La présidente de la Fondation interrogée par les sénateurs
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présidente de la Fondation nationale des des sciences politiques madame la Présidente je vous remercie d'avoir bien voulu vous rendre disponible dans un délai assez court pour nous aider à à à mieux appréhender avec quelques jours de recul par rapport à à l'emballement médiatique les différents événements qui ont récemment fait grand bruit au sein de l'Institut d'études politiques de Paris et qui ont provoqué une certaine émotion et de nombreux aussi interrogations nous nous interrogeons en particulier bien entendu sur les incidents sur venu la semaine dernière à l'occasion d'une manifestation étudiante propalestinienne à la lecture de la presse il semble que le déroul exact des événements soit encore à établir dans la mesure où où les récits des différentes parties impliquées apparaissent contradictoires je ne doute pas que vous aurez des éléments plus précis à à nous donner s'ils étaient avérés les comportements de de certains étudiants seraient en tout état de cause de nature à à poser la la question du respect des principes républicains voire du maintien l'ordre au sein de de votre établissement puisque je comprends que la manifestation concernée n'avait pas été déclarée mais vous nous le préciserz également madame la Présidente vous aurez certainement à cœur de nous faire part de vos éclairages sur ce sujet et de nous présenter la manière dont votre institution entend prévenir à l'avenir tout nouveau débordement sur l'ensemble de ces campus je relèv par ailleurs que plusieurs membres des équipes de direction de de scienceces Po et et notamment les certains doyens et directeur de centre de recherche ont collectivement fait part de leur inquiétude au sujet de la participation la semaine dernière du Premier ministre au conseil d'administration de la Fondation nationale de sciences politiques qu'ils estiment incompatible avec le principe de liberté académique évidemment nous serions nous sommes intéressés pour savoir quelle appréciation vous portez sur cette visite et comment avez-vous reçu de votre côté les propos du Premier ministre l'Institut d'études politiques de Paris travers par ailleurs une période de de trouble en ce qui concerne sa gouvernance pour la la deuxème fois en en 3 ans son directeur c'est en éet en effet vu contraint de démissionner pour des faits qui n'ont rien à voir avec ce que j'ai mentionné au début de mon propos comment envisagez-vous madame la Présidente la période de transition qui s'ouvre aujourd'hui puis la mise en place d'une nouvelle direction espérons le enfin stable à la tête de cet institut emblématique vous avez pointé lundi dans les médias l'intérêt peut-être déraisonnable je vous cite suscité au cours des derniers jours par la situation de sciencecesp Paris il me semble pour ma part que les événements survenants au sein de cet établissement prestigieux qui apparaît bien souvent comme étant à la pointe des débats sociétaux et de la Formation des Cadres notamment ceux de la fonction publique rencontre une résonance particulière au sein de la société française il nous est donc paru tout à fait légitime que notre commission s'intéresse aux voie de sortie des différentes crises que je je viens d'évoquer et et vous entendre pour avoir des éléments les plus précis possibles madame la présidence présidente pardon je vais vous laisser la parole pour un propos liminire d'une dizaine de minutes après quoi mes collègues et notamment notre rapporteur budgétaire sur l'enseignement supérieur Stéphane Piednoir vous interrogeront et et je terminerai ces quelques phras en vous rappelant que cette audition est captée et diffusée en direct sur le site internet du Sénat madame la Présidente je vous laisse la parole monsieur le Président Mesdames les sénatrices et messieurs les sénateurs je tiens tout d'abord à vous remercier de me recevoir euh je voudrais vous assurer avant tout propos de l'attachement sans faille de sciencep au principes républicains bien sûr je m'efforcerai de répondre à toutes vos questions en vous rappelant toutefois que ma position de présidente de la Fondation nationale des sciences politiques pour être importante n'est pas une fonction exécutive et qu'elle n'est pas équivalente à celle d'une présidente d'université classique en d'autres termes en d'autres circonstances vous auriez sans doute reçu notre directeur administrateur permettez-moi de commencer par une mise en perspective sciencep est un établissement d'enseignement supérieur et de recherche singuli certes nous sommes un établissement d'enseignement supérieur et de recherche ce qui signifie que nos missions sont de former nos étudiants de la première année d'enseignement après le bac jusqu'au doctorat d'autre part de nourrir ces enseignements par le fruit des meilleurs travaux de recherche et d'expérience en sciences humaines et social puisque c'est là notre domaine puis de préparer la jeune génération à l'exercice de professions très variées et d'une citoyenneté la plus exemplaire possible nous avons près de 15000 étudiants qui présentent comme toute autre université quelques-unes des caractéristiques commune à cette population premièrement la jeunesse deuxièmement une diversité sociale et géographique bien plus grande que par le passé troisièmement des engagements des engagements qui accompagnent ces âges de la vie c'est là une constante depuis que l'université existe nous sommes donc un établissement d'enseignement supérieur et de recherche c'est-à-dire que nos missions reposent sur un certain nombre de principes qui sont au fondement de l'université l'approfondissement de la connaissance l'esprit critique et constructeur le besoin de questionner et le désir de comprendre et de dialoguer en dépit des sommations provenant de toutes parts qui nous enjoie de sortir de notre rôle en prenant telle ou telle partie nous nous efforçons de maintenir ce cap vertueux mais sciencep est un établissement universitaire singulier pour plusieurs raisons d'abord pour des raisons historiques et statutaires nous étions initialement un établissement privé l'École libre des sciences politiques fondée en 1872 par Émile boutmi sous l'impulsion d'hippolitain et d'Ernest renom un établissement privé qui se mit d'emblé au service du bien commun du public un autre trait de la singularité de l'école libre marque encore profondément notre identité son corps enseignant n'était pas constitué d'universitaire professeur permanent il était composé de praticiens venus de tous les horizons l'université mais aussi la fonction publique mais aussi l'entreprise ou les professions libérales aujourd'hui encore plus de 4500 chargés d'enseignement non titulairire dans l'établissement assurent 93 % des cours aucune institution universitaire de premier plan en France et dans le monde ne présente une telle particularité en 1944 deux structures juridiques furent créées par l'ordonnance à caractère législatif du 9 octobre 1945 signé du général de Gaulle une entité de nature privée la Fondation nationale des sciences politiques et un établissement public d'enseignement supérieur l'institut d'étude politiquees l'un portant l'autre l'accord trouvé en 1945 est encore aujourd'hui le fondement institutionnel de Science Po il a été constamment soutenu et fermement réaffirmé par le législateur et le gouvernement lors de chacune des réformes de nos statuts ne vous méprenez pas en mettant l'accent sur l'autonomie de Science Po je ne fais nullement l'apologie de l'isolationnisme j'entends souligner simplement l'importance de la liberté de penser d'agir d'expérimenter en matière d'enseignement et de recherche car c'est bien cette liberté d'expérimentation la souplesse en matière d'organisation des études de recrutement et de sélection des étudiants c'est bien le libre choix de ces enseignants compétents ces grandes capacités d'adaptation ou de changement des maquettes d'enseignement le renouvellement constant des contenus des cours grâce à la recherche et excellence professionnelle qui les inspir qui ont été et qui demeurent la plus grande force de sciencep c'est cette même liberté qui nous a permis d'engager au tournant des années 2000 une politique ambitieuse et fructueuse de diversification sociale d'ouverture internationale et de recrutement important de chercheurs et de chercheus de haut niveau notre politique d'ouverture sociale tout d'abord nous permet d'accueillir 30 % d'étudiants boursiers et d'avoir conclu près de 200 partenariats avec des lycées relevant de l'éducation prioritaire en France métropolitaine et en outreem puis l'internationalisation que certains nous reprochent parfois nous en sommes fiers comment ne pas se réjouir qu'un établissement français attire et compte 50 % d'étudiants venus de plus de 150 pays parmi les plus brillants de leur génération enfin pour augmenter encore le niveau des enseignements et de la reconnaissance du monde académique international entre 2007 et 2022 nous avons recruté 122 chercheurs enseignants qui viennent du monde entier soit un accroissement de 86 % de notre faculté permanente en profite 11 centres de recherche et tous nos enseignements ce qui nous vaut des classements internationaux remarquables en outre sciencep occupe aussi une place originale pour des motifs que je qualifierais de PO et de symbolique je vous épargne la liste des formules constamment recyclées qui accompagnent de nombreux articles consacrés à sciencep l'école des élites l'école de l'élite l'école du pouvoir l'école de l'entre soi certes nous nous honorons d'avoir formé 6 des h présidents de la 5e République 16 de ces 24 premiers ministres nombre de haut fonctionnaires et de chefs d'entreprise mais aussi de grands professeurs de grands ch chercheurs des juristes des écrivains des artistes des journalistes à l'échelle internationale nous sommes heureux de savoir que le premier ministre norvégien a suivi les cours de sciences pot tout comme l'ancienne présidente du Sri Lanka et l'actuelle présidente de geéorgie la liste est longue nous sommes heureux d'avoir 100000 Alumni qui occupent des postes importants partout dans le monde je précise que nous ne sommes pas les seuls et bien des grandes écoles affichent de brillant palmarès mais nous sommes sans doute singuliers quand nous pratiquons une formation pluridisciplinaire fondée sur les grandes disciplines en sciences humaines et social et aussi l'apport de l'expérience professionnelle ce qui vaut à nos étudiants d'être recrutés à 87 % dans les 6 mois après leur diplôme malgré cela malgré cela nous sommes depuis toujours observé et critiqué dans les années 1930 comme en 1945 l'école libre des sciences politiques était stigmatisé comme étant l'élite et l'école d'une caste l'école d'une élite et l'école d'une caste qui nuisait à la démocratisation de la haute fonction publique était voulue par le gouvernement de Front populaire puis les mouvements politiques issus de la Résistance dans les années 1960 et 1970 sciencepo était encore accusé de contribuer à la reproduction de la noblesse d'État pour reprendre une célèbre formule du sociologue Pierre Bourdieu puis ce furent les accusations de rupture avec les principes de la méritocratie républicaine lors de la création des conventions d'éducation prioritaire le spectre de l'américanisation avec l'ouverture internationale suivi d'autres accusations encore un déplacement de la critique intéressant à observeré pour l'historienne que je suis mais qui témoigne surtout me semble-t-il de l'intérêt très particulier et en effet vous l'avez rappelé monsieur le Président peut-être excessif que nous pent les médias et par conséquent l'opinion publique que ce soit au regard de nos faiblesses supposé ou de nos qualités aucun autre établissement universitaire français n'a suscité autant d'articles de presse et de tweet nous y avons assurément pris notre part mais il semble que d'autres institutions comparable à la nôtre ont connu des succès des difficultés des remous qui n'ont pas attiré à ce point l'atten après ce détour historique qui me paraissait opportun pour aborder les sujets graves qui nous occupent pourquoi ai-je aujourd'hui l'honneur d'être devant vous vous souhaitez m'entendre à propos de la gouvernance de sciencep à la suite de la démission de notre directeur Mathias Vicher ainsi que je cite le courrier de votre invitation des récents incidents survenu dans notre établissement je commencerai par la question de la gouvernance à la suite de la dimission de Mathias Vicher nos statuts et nos procédures sont très claires en tant que président de la FNSP j'en suis la garante ainsi que la présidente du conseil de l'Institut d'études politiques Dina waked professeur de droit dans les prochains jours la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche avec laquelle je suis en contact étroit depuis plusieurs mois nommera une administratrice ou un administrateur provisoire chargé de la direction de l'IE et de l'administration de la FNSP pour la suite les conditions de nomination de la prochaine administration de la FNSP de la prochaine direction de l'EP de Paris sont fixés par nos décrets statutaires j'y reviendrai si vous voulez bien plus techniquement si vous le souhaitez pour ce qui a trait au fait du 12 mars ainsi qu'à leur suite je tiens à rappeler avec une certaine solennité que nous sommes un établissement où les positions peuvent et doivent s'exprimer dans le cadre strict de la loi commune et du Règlement de sciencep ce cadre est celui du respect des valeurs républicaines du pluralisme des idées et de la libre expression du débat démocratique nous avons toujours été nous sommes et nous serons intransigeents envers tous ceux et toutes celles qui sortiront de ce cadre nous avons toujours été nous sommes et nous serons intraitables à l'égard de tout acte et de tout propos antisémite ou raciste c'est pourquoi des enquêtes administratives et judiciaires ont été ouvertes dès le mercredi 12 dès le lendemain des événements alors que l'amphithéâtre avait été occupé par des étudiants voulant s'exprimer sur le conflit au Moyen-Orient selon des méthodes provoquant des tensions avec des étudiantes et des étudiants de l'Union des étudiants juifs de France à sciencep et aboutissant qui plusit à la suppression d'un cours je me tiens ainsi que notre secrétaire général à votre disposition pour vous donner toutes les précisions concernant les actions que nous avons mené immédiatement pendant et après les événements je note que depuis l'institution que je préside est en proie à des accusations injustes et blessante injuste parce qu'elle repose sur des informations généralement incomplètes incertaines voire fallacieuses parce qu'elle méconnaissent plus de 150 ans d'histoire de notre établissement ignorant toutes les actions que nous menons contre toutes les for discrimination blessante pour les 15000 étudiants les 280 membres de notre faculté permanente les 4500 chargés d'enseignement et nos 1200 salariés qui font vivre sciencep qui sont attachés et qui ne se reconnaissent absolument pas dans la caricature grossière que l'on fait deux dans les médias je note d'ailleurs que ces attaques passées et présentes n'ont pas dissuadé 15398 élèves d'exprimer cette année sur parcours sup leur sou it de faire sciencep de présenter leur candidature d'entrer en première année un nombre supérieur à celui de l'an passé parlons ouvertement est-ce que l'antisémitisme règne à sciencep comme on a pu le voir écrit ou proclamer ma réponse est clairement et fermement non nous ne chercherons jamais à nier que tous les tel ou tel étudiant de Science Po et pu tenir des propos antisémites chaque fois qu'un fait de cette nature nous rapporté nous enquêtons et nous sanctionnons nous n'acceptons pas davantage toute autre forme de racisme et de discrimination de quelque nature qu'elle soit l'intolérance voire la haine qui prospère sur des idées malsaines n'ont pas leur place dans notre établissement de même que la science qui nous anime est inconciliable avec le registre de position militante à l'intérieur des cours notre époque est riche en conflit en tragédie qui su des débats et des dissensions les réseaux sociaux aggravent ces mots en les amplifiant tout en les réduisant à la plus médiocre et la plus nuisible des forme d'expression la jeune génération étudiante qui étudie à scienp comme dans tous les établissement universitaire dans le monde est exposé aux tensions est exposé aux excès notre rôle est d'abord de l'aider en tenant fermement sur nos bases et nos principes de respect de la science et des libertés académiques étudier apprendre chercher s'interroger raisonner dialoguer dans les règles de l'art sciencep est un une institution où se crois quotidiennement des étudiantes des étudiants du monde entier on y accueille toutes les pensées parce que nous savons que l'ouverture et l'altérité les aident à se construire comme des femmes et des hommes capables de relever les grands défis de leur temps de la variété aussi de leur temps monsieur le Président Mesdames et Messieurs les Sénateurs merci de votre attention et je me tiens maintenant à votre disposition pour répondre à vos questions merci madame la Présidente bien entendu monsieur htier qui est secrétaire général de l'Institut d'études politiqu ou de la Fondation pardon de la fondationale poli pour apprre la parole le 1er mars pour votre information complète très bien merci pourra également prendre la parole avant de donner la parole à à à Stéphane pennoir notre rapporteur budgétaire je voudrais quand même revenir sur les éléments du du les événements du du 12 mars parce que vous nous avez rappeler tout ce qui fait la spécificité de de de sciencep sa notoriété mais malheureusement depuis une semaine c'est pas ça qu'on entend dans les médias c'est une image beaucoup plus négative et je pense qu'il est nécessaire de rétablir les fait pour qu'on comprenne ce qui s'est passé justement pour ne pas garder que cette image de de de de Science Po est-ce que la la manifestation du 12 mars était autorisée ou pas par la direction est-ce que était présent dans l'amphi boutmi que des étudiants de Sciences Po et trè question précise sur ces événements quelles sont les procédures disciplinaires qui qui ont été engagées par l'Institut bien je laisserai le soin à notre secrétaire général de vous dire très précisément ce qui s'est passé le 12 mars mais d'ors et déjà je puis vous dire que cette manifestation n'était pas autorisé dans l'amphiboutmi or il y a un règlement de la vie étudiante très strict il faut demander l'autorisation à l'administration pour organiser une quelconque un un quelconque événement bien euh en cas effectivement euh de je dirais d'actualité euh il est possible de réduire ce temps d'un mois de demande d'autorisation d'occuper un local qui est en général d'ailleurs toujours le même qu l'amphithéâtre Jean Moulin n'est-ce pas mais ça n'est pas le cas ça n'a pas été le cas et donc ça contrevenait au règlement intérieur bien vous me demandez si tous toutes étaient des étudiants de Scien oui oui euh et quant à la procédure nous avons donc dès le lendemain engagé donc à la fois une procédure interne et d'autre part fait un signalement au procureur de la République bien mais je voudrais vous dire aussi que si les événements qui ont été rapportés les témoignages donc qui ont été rapportés sont justes et en effet vous l'avez remarqué vous-même monsieur le Président les avis disons et les témoignages peuvent être contradictoires donc ça n'est pas pour l'instant à nous de juger mais la justice à la fois à l'intérieur de sciencep et à l'extérieur fera son travail et à ce moment-là les les sanctions qui seront prises seront extrêmement sévères pourquoi il est inadmissible que des étudiants puissent se sentir je dirais non bien bienvenu dans une un amphi au motif qu'ils appartiennent à l'Union des étudiants juifs de France c'est inadmissible disons-le clairement je note quand même pour votre information que depuis ces événements une réunion informelle a eu lieu pour reprendre le dialogue et qu'une rencontre s'est déroulé entre des étudiants de l'Union des étudiants juifs de France qui soutiennent Israël et des étudiants d'association estinienne à sciencep je m'en réjouis et j'y vois le début de la résolution d'un conflit et d'une tension entre les étudiants qui ne doit pas faire oublier qu'ils sont là pour étudier ensemble tous et toutes ensemble merci est-ce que c'est fréquent que des manifestations non autorisées se tiennent dans le F ù c'était la première fois ça n'était pas la première fois mais ça n'est absolument pas fréquent et encore une fois la dans la très grande majorité vous savez il y a 2700 actions demande étudiantes par an activités manifestation et cetera et tout se passe généralement très bien parce que pourquoi les choses se passent bien tout simplement d'abord parce qu'il y a une demande sur un thème qui est effectivement tout à fait visé par l'administration et que d'autre part les associations qui sont responsables de ces événements sont également responsables de ce qui peut s'y passer bien il y a une règle d'or par exemple qui est que toute personne qui étudie à Science Po peut rentrer dans ces manifestations dans ses événements dans le cadre de ces conférences et cetera donc vous voyez les choses sont il y a vous savez énormément encore une fois de d'activités et c'est peut-être une spécificité de Science Po d'ailleurs je remarque que les hommes les femmes politiques ont souvent aiguisé leurs premières armes de militants à sciencep bien c'est très bien c'est parfait et et pourquoi pas et pourquoi pas quel que soit le camp je dirais dans lequel on milite mais dans les règles Stéphane piedoir merci monsieur le Président Madame la Présidente merci beaucoup pour avoir répondu à l'invitation du président de la la commission merci pour les précisions que vous venez d'apporter sur les événements récents du 12 mars et puis sur l'ensemble des des sujets sensibles qui qui font l'actualité finalement de la fondation et de l'Institut des Sciences Politiques j'espère évidemment comme comme vous un retour à à la normale des conditions normales d'enseignement dans ces instituts dans le dans les meilleurs délais à Paris et et plus largement dans les autres sites parce que vous avez cité des vous avez cité des des chroniques médiatique mais il faut dire que les instituts les IEP en France ont défrayé la chronique à à d'autres reprises j'ai bien conscience également des des missions qui sont les vutres des missions non exécutives que que vous confère votre statut de présidente de la Fondation nationale des sciences politiques et donc mais à ce titre vous êtes chargé des de de débattre et de et même de fixer les grandes orientations de de de l'Institut donc je souhaite d'abord revenir sur la question du du respect des principes républicains sur lesquels vous êtes intervenu à plusieurs reprises et et dans le contexte de finalement de polarisation croissante dans le monde universitaire et j'allais dire dans le monde tout court euh vous avez eu vous-même une carrière dans et en dehors de sciencesp me semble-t-il et donc ma question c'est est-ce que pour vous il existe une une spécificité de cet état issement en ce qui concerne donc la politisation qui est un peu le l'essence même de la formation finalement qui est dispensée au cœur de au cœur de ses établissements la politisation et l'engagement des étudiants d'une part et d'autre part la survenue d'incident mettant en cause donc le principe de respect des principes républicains et de principes de laïcité prière question 2ème question avez-vous observé une évolution de cette tendance depuis les derniers mois depuis les dernières années est-ce que c'est c'est quelque chose qui très ancien vous avez dit il y a une il y a une une ancienneté de de de l'Institut des instituts à former des responsables politique depuis des décennies finalement est-ce qu'il y a une évolution notable depuis ces dernières années à Paris ou ailleurs et puis quelles sont queles seraiit selon vous les les mesures à prendre pour apaiser la situation au cœur des des campus dans les établissements concernés par ces tensions éventuellement les les prévenir pour faire en sorte que ce genre d'incident si exceptionnel qu'il soit ne se reprod produisent plus en ce qui concerne les les associations étudiantes qui sont actives au sein des IEP vous avez un peu répondu pourez-vous éclairer dans dans quel cadre s'inscrit leur action est-ce qu'il existe des procédures d'autorisation vous avez dit que oui et de suivi des activités quelles sont les sanctions prévues en cas de débortement à titre collectif c'est pour l'ensemble de l'association éventuellement ce qu'il existe des des sanctions une sanction collective pour l'association ou à titre individuel évidemment lorsque certains individus sont identifiés comme fauteur de trouble et puis dernière question je m'interroge sur les contours du plan d'action euh pour scienp récemment évoqué par la ministre de l'enseignement supérieur Sylvie reetaillot dans différents articles de presse est-ce que vous avez des des précisions sur l'organisation de ces travaux et éventuellement les grandes adientations qui sont envisagées je vous remercie la Présidente je vais vous laisser répondre à cette première série de question merci beaucoup euh monsieur le sénateur merci de de vos questions euh tout d'abord j'aimerais une petite mise au point sur les IEP en fait de région attention euh alors euh je ne vais pas rentrer dans le détail c'est une affaire presque rocambolaise nous n'avons pas déposer la marque de sciencecesp nous avons des IEP des instituts d'études politiques mais qui ne sont pas sciencep qui ne dépendent pas de sciencecesp nous avons se campus dont le campus de Paris euh des campus qui sont dédiés à des zones géographiques mais quand on parle et je ne veux pas citer les IEP pour ne pas les blesser mais enfin ça n'est pas sciencep donc souvent on fait la confusion et je dois vous dire à votre décharge et à à décharge du public c'est normal parce que il y a une confusion effectivement oui oui oui bon mais disons qu'on voilà on pourrait peut-être alors préciser peut-être vous vous pensez à un campus en particulier mais en tout cas ce qui est c'est que tous les iop de Paris n on ne sont pas sous ma sous notre gouvernance voilà c'est c'est ce que je voudrais préciser bon oui une polarisation dans le monde académique et vous le dites très justement une polarisation dans le monde tout court une violence qui monte une radicalisation qui monte incontestablement on peut parler d'une évolution c'est évident on ne peut pas nier que la les les étudiants sont beaucoup plus engagés une enquête a été faite par Anne muxell et Martial fouco récemment et qui font état très précisément de cette évolution à laquelle vous faites allusion il n'empêche il n'empêche que nous continuons à avoir des règles écoutez je à mon âge vous savez j'ai connu beaucoup de choses et surtout pas je ne vais pas essayer de relativiser les événements attention hein mais simplement j'ai connu étant lycéenne et étudiante des ris en permanence en permanence des cours étaient supprimés et en permanence des militants se battaient les uns contre quand je dis se battre c'est se battre vous voyez bon avec des casques avec des bon donc il n'y a pas ça à science je n'ai jamais vu sur aucun campus de violence physique par exemple jamais j'ai vu des en effet des altercations hein j'ai vu mais je n'ai jamais vu que ça allait jusqu'à la violence physique c'est quand même important je me permets d' insister là-dessus en 1968 l'amphibutmi s'appelait Gevara bien euh alors est-ce qu'il y a des mesures à prendre les mesures à prendre c'est de continuer justement selon nos règles c'est de continuer à enseigner c'est de continuer à croire à notre cœur de métier c'est de continuer à former les étudiants et à leur faire comprendre que la vie militante n'est pas la vie d'un étudiant au sens où on peut militer c'est très bien mais et on doit on doit peut-être s'engager pour pourquoi pas mais la vie des cours c'est autre chose c'est autre chose il faut apprendre à croiser les sources il faut apprendre beaucoup de choses pour connaître vraiment ce dont on parle il faut également d'une certaine manière avoir un langage de raison et un un langage qui admette la discussion le dialogue dans un cadre scientifique qui n'est pas le cadre militant voilà je crois que les mesures à prendre c'est cela avant tout quand encore une fois aux autorisations tout ça dépend d'un conseil très sérieux présidé très bien qui est le conseil de la vie étudiante et de la formation on ne peut pas créer une association comme ça à sciencep non il faut justement présenter les raisons de création de cette association le motif le donc les principes donc ne croyez pas comme ça que on peut exnilau créer des les associations ou voyez donc non non enfin en tout cas sachez vraiment que tout ça s'inscrit dans un cadre alors sur le conseil disciplinaire encore une fois puisque s'il y a sanction il y aura effectivement conseil il y aura effectivement des sanctions qui seront prises ça peut aller jusqu'à l'exclusion dans un cas grave ça s'est déjà produit ça ça s'est déjà produit bien donc vous parliz et du plan d'action de notre ministre avec qui je je travaille en très bonne intelligence tout au long de cette crise et bien il est évident que je ne peux pas vous cacher que nous attendons avec grande impatience l'arrivée d'une administratrice ou d'un administrateur provisoire bien euh je pense que ça ça calmera le jeu et cetera c'est vrai que nous avons fonctionné sans direction nous avons réussi à fonctionner les cours ont eu lieu la la vie a continuer nous avons des salariés extraordinaires nous avons 1200 salariés extraordinaires nous avons des enseignants extrêmement dévoués qui soient interne enseignant chercheur près de 300 4500 également nous avons donc des étudiants qui pour la grande majorité sont tout à fait responsables bref la vie a continué et elle continuera bon euh une administration provisoire me semblera pour pouvoir stabiliser et pouvoir surtout nous laisser travailler nous les deux présidentes avec notre commission alors cette commission elle est constituée de 12 personnes quatre membres le bureau du conseil d'administration qu membres qui appartientent au bureau du conseil de l'Institut et quatre personnes personnalité extérieur à sciencep qui seront élus par les deux conseils deux personnalités au conseil de l'Institut deux personnalités au conseil de l'administration ensuite dès cette semaine nous avons tenu avec Dina wed à donner un calendrier précis des procédures précises sur ces élections et je crois que le cadre sera fixé à même de rassurer toutes nos communautés n'est-ce pas pour savoir où nous allons nous attendons encore une fois pour notre part la nomination par la ministre de l'enseignement supérieur une administration provisoire monsieur tier merci monsieur le Président pour apporter un complément de réponse à ce que vient dire la présidente de la Fondation est suite à la question du sénateur Piednoir sur les sanctions de nature collective sur les associations a donc un règlement de la vie étudiante qui pose les règles préalables pour que l'administration puisse confier une salle à une association pour l'organisation d'un événement ça a été dit 2800 événements par an les sanctions de nature collective elles sont simples c'est le retrait de la reconnaissance par Science Po de du caractère d'association reconnue ou d'initiative reconnue c'est le retrait des financements s'il y a eu un financement associatif et potentiellement le remboursement de ses financements voilà et je tiens à préciser que sur l'occupation qui a été faite le mardi 12 ça n'était pas fait par une association reconnue les organisateurs eux-mêmes ont revendiqué n'appartenir à aucun aucune association ou aucun syndicat reconnu pour revenir sur sur le 12 j'ai j'ai le souvenir mais un souvenir pas si lointin que ça euh qui a un une société de gardienage privé à à l'entrée de sciencep qui est très présente euh rue Saint- guuillaume qu'est-ce qui s'est passé est-ce que cette société est intervenue le le 12 quand elle a constaté que cette manifestation non autorisée se tenait ou pas merci monsieur le Président pour cette question h cette société est postée sur la voie publique à l'entrée de sciencep c'est elle contrôle les accès c'est ce qui explique qu'on peut affirmer qu'à priori il n'y avait que des étudiants de Sciences Po puisquon on est on montre sa carte d'étudiant à sciencecesp en revanche elle n'intervient pas à l'intérieur des locaux et comme pour les autres établissements d'enseignement supérieur si on veut recourir à la force publique c'est le directeur de l'établissement qui le fait donc elle n'est pas intervenue dans l'amphithéâtre dans l'amphithéâtre sont intervenus du personnel de direction et il a été mentionné que en moins de 24 heures une enquête administrative a été ouverte que le lendemain un signalement a été faut au parquet mais lors de l'événement lui-même pendant sa tenue l'équipe de direction est intervenue au bout de 2 he euh il la directrice de la vie étudiante a pris la parole pour dire que des lignes rouges avaient été franchies les micros ont été coupés la rétroprojection a été interrompu les drapeaux qui étaient accrochés au au balcon ont été décrochés les portes ont été ouvertes à un moment où certains étudiants ont voul filtrer l'accès les portes ont été ouvertes donc indépendamment des enquêtes il y a eu des actions de membres de la direction directement mais pas de la société de sécurité au à à 10h quand il devait y avoir un cours à 8h les une soixantaine d'étudiants est intervenu au début car l'enfie était ouvert il était en train d'être nettoyé il n'y avait pas de cours à 8h de 8h à 10h il n'y avait pas de cours à 10h on leur a demandé d'évacuer parce queil y avait un cours derrière et ce cours n'a pas pu se tenir peut-être si je peux me permettre la question derrière c'est est-ce qu'il aurait fallu recourir à la force publique notre analyse a été claire c'était que non il avait une cinquantaine ou une soixantaine d'étudiants au début il en avait 200 ensuite le recours à la force publique vous le savez sans doute beaucoup dans cette commission est exceptionnel dans un établissement d'enseignement supérieur et la priorité c'est la sécurité des personnes il n'y avait pas de dégradation de l'amphithéâtre il n'avait pas de violence physique et il nous est apparu que recourir à la force publique dans ce cadre alors qu'ils annonçaient qu'ils allaient libérer l'enfie à midi aurait été un facteur de risque et nous n'avons pas souhaité le faire adelsiane merci président madame la Présidente Monsieur le Secrétaire général d'abord merci d'avoir répondu à l'invitation de cette commission dans des délais extrêmement courts pour évoquer justement des événements qui ont eu qui ont eu un impact dans le contexte national et international que nous connaissons des une forme d'émotion qui nécessitait aussi de pouvoir apporter des réponses vous avez déjà la suite des questions du président Lafond et de notre rapporteur apporter un certain nombre de précisions sur les aspects sécurité je voulais souligner une petite interrogation de la part des commissaires socialistes sur l'importance comme cela a été évoqué par le président il y a quelques temps sur de ne pas céder à l'actualité lorsque nous sommes au Cénat c'est une petite incise pour nous effectivement quand nous avions souhaité dans d'autres instances auditionn suite à des rapports de l'Inspection Générale d'autres établissements nous n'avons pas pu le faire aujourd'hui on voit aussi tout l'intérêt je pense de pouvoir discuter avec madame la Présidente de ces événements et je crois que nous aurons l'occasion d'y revenir en commission madame la Présidente moi j'avais plusieurs constats remarques euh mais cette enquête administrative vous l'avez évoqué elle a é ouverte le 18 mars à ma connaissance elle n'a pas encore rendu ses ces conclusions elle a été faite à l'initiative de votre de votre personne vous avez évoqué à ce jour divers éléments dans le cadre de votre de votre audition nous avons énormément de versions divergentes j'en veux pour preuve nombre d'articles de presse qui entre le 12 mars le 13 mars le 14 mars ont scandé avec des éléments différents les la situation et en l'absence de conclusion en tout cas pour notre part était important pour voir et de ne pas avoir de conclusions prématuré autour de cet événement ce que je constate aussi aussi ça fait partie de mes interrogations et je reviendrai un tout petit peu après il nous semble que sciencep et quand nous vous entendons Monsieur le Secrétaire général madame la Présidente il nous semble que vous avez réagi de manière adéquate dès le début de l'affaire même s'il semble qu'un certain nombre d'éléments mérit des précisions en prenant la chose au sérieux et madame la Présidente je connais aussi je vous ai entendu nous vous avons entendu s France Inter vous avez été clair je pense sur la nature des événements et vous l' avait dit s'il y a eu des des actes d'ordre antisémite nous serons intraitables des propos que je salue ici d'autant plus que je connais votre engagement le président Lafond l'a évoqué votre parcours d'historienne d'historienne de l'art spécialiste de la Seconde Guerre mondiale et votre attachement à ces éléments Science Po pour certains et de nombreux ici nous y avons été ou nous avons enseigné je peux témoigner ici de l'évolution importante depuis les années 2000 et jusqu'à 2024 de cette ouverture sur le monde l'évolution sur l'international cette nécessité de internationalisé qui a été porté mais aussi d'avoir cette excellence académique dans une période je le soulligne de déc clinisme et de replis sur soi et effectivement vous avez parlé de l'esprit sciencep vous avez rappelé son historique moi j'insiste aussi sur la nécessité de faire vivre la diversité des opinions vous l'avez rappelé le dialogue le débat d'idée qui parfois peut passer par un dialogue fort un débat fort mais qui fait la spécificité de science pot autre point de constat je voulais aussi pouvoir nous nous sommes interrogés avec les commissaires sur la venue du Premier ministre au conseil d'administration de la Fondation le lendemain des événements où certain nombre de déclarations de sa part ont été é faite je n'attends pas forcément de réponse structurelle de votre part mais je voyais aussi la réaction d'un certain nombre de membres du conseiladministration de professeur responsable de s SPO et rappeler ici pour notre part la la nécessité euh c'est évoqué dans ces éléments la liberté académique qui garantit le droit d'enseigner et de mener des recherches en toute indépendance et surtout un point important dans une démocratie libérale la défense de la liberté universitaire qui doit être une priorité absolue sachant qu'à ma connaissance des représentants de l'État siège au conseil d'administration si je me not je ne me trompe pas mes trois questions seront les suivantes madame la Présidente vous l'avez rappelé brièvement mais est-ce que vous pourriez nous refaire de votre point de vue chronologie des événements et vous donnerz nous donner autant que faire ce peut votre lecture des événements à la lumière des premiers éléments dont nous disposons vous demandez aussi madame la Présidente le rôle des enseignants pour apaiser rationaliser vous l'AVE évoqué dans votre introduction et créer du dialogue entre les étudiants et enfin un point extrêmement important pour nous que que fait sciencep en matière de prévention dans terme d'acte antisémite raciste xénophobe homophobe comment sont diligenté ces procédures d'enquête interne Monsieur le Secrétaire général vous en avez parlé rapidement en cas de signalement mais également sur la mise en œuvre des sanctions en cas et en l'espèce ici d'antisémitisme avéré je vous remercie merci beaucoup de votre témoignage tout d'abord d'ancien de Science Po qui est toujours évidemment très précieux euh donc sur la première question monsieur le sénateur à propos de la visite du Premier ministre je ne n'ai pas commenter le le la venue de notre premier ministre qui est un ancien de Science Po donc il est toujours le bienvenu dans la maison j'ajoute que en effet nous sommes très attachés aux libertés académiques et pas seulement je dirais l'assemblée euh des euh chercheurs professeurs euh mais également l'ensemble euh de la maison qui se solidarise avec cette conception euh disons libérale euh de l'enseignement et du fonctionnement de notre institution bien pour la chronologie des événements euh et bien écoutez le mardi donc matin 8h une soixantaine d'étudiants notre secrétaire général l'a rappelé sans demande ni autorisation préalable d' Bou deemi et l'occupe donc euh lors des interventions un discours agressif y compris vis-à-vis de la direction où nous sommes accusés d'être compiss euh donc du génocide en cours je je cite euh une étudiante de l'Union des étudiants juifs de France dit avoir été empêché d'accéder à l'amphithéâtre les versions diffèrent mais il est certain que l'enquête devra faire la lumière sur les faits sur les raisons pour lesquelles cette jeune femme a été empêchée d'entrer manifestation dans le hall puis devant scienceep en bloquant sans autorisation la rue le Commissariat a été appelé par sciencep pour sécuriser la voie publique mais n'a pas eu à intervenir la direction prend immédiatement des mesures porte ouvertte de force notre secrétaire général l'a rappelé pour permettre à tous les étudiants et tous les étudiantes d'entrer c'est un encore une fois un un principe sacrin micro et visio coupé drapeau et banderoles enlevés aux étages prise de parole en amphi donc par la directrice de l'engagement euh rappelant l'interdiction du rassemblement et indiquant que des pratiques et des propos inacceptables avaient été identifiés bien il y a eu donc un tweet qui fermement euh des euh l'après-midi donc euh dénonçait ce qui s'était passé et puis euh donc dès midi se étudiants de l'Union des étudiants juifs de France ont été reçus pour donner leurs différents témoignages euh troisièmement la cellule d'enquête a été saisie et une enquête administrative a été ouverte le 13 au matin donc signalement la cellule d'enquête interne préalable et convocation vendredi dernier des premières auditions euh qui ont débuté donc désormais plus d'une vingtaine d'auditions ont été prévu 13 mars au soir signalement procureur de la République de Paris au titre de l'article 40 à la suite d'un signalement euh de euh l'Union des étudiants juifs de France je dirais que ensuite il faut parler de l'apaisement et du dialogue donc des fameuses mesures disons qu'est-ce que nous on faire mais nous avons déjà fait nous avons procédé déjà à des actions d'apaisement de dialogue pour encore une fois pouvoir continuer à mener à bien notre rôle d'université en sciences humaines et sociales des réunions ont été organisées pour reprendre le dialogue avec et entre les étudiants rencontre don je vous en ai parlé tout à l'heur événements académiques aussi beaucoup d'événements organisés par les centres de recherche ou par Science Po pour reprendre notre rôle d'université encore une fois et euh c'est très important disons de de de penser que un certain nombre d'actions disons qu'on peut en effet vous vous lister elles sont très nombreuses dont on ne parle pas dans les médias et c'est bien dommage le lundi par exemple le lundi qui a précédé ces événements nous avions une une une une réunion importante une conférence de notre programme interreligieux etemouna sur la la place je cite la place du religieux dans le conflit Israël Hamas avec la présence d'un évêque d'un Rabin et d'un imam hein plus notre philosophe Frédéric gros donc de la faculté permanente le lendemain nous avions une grande conférence sur les 15 ans de l'Union pour la Méditerranée avec Nasser camel son secrétaire général Jean-Noël barreau Gassan Salamé et arancha Gonzalez et cetera et cetera je peux vous lister comme ça au moins une dizaine de manifestations de conférences où tout s'est passé dans le calme où tout s'est passé dans le respect où nous avions les les les différentes parties où nous avions des représentants des différentes religions et des différentes positions disons et n'essayons pas non plus d'opposer les étudiants les uns contre les autres c'est plus compliqué que ça vous avez des étudiants d'abord vous avez une une véritable compassion qui s'exprime et j'espère que nous trouverons un cadre pour cette compassion qui s'exprime pour les victimes de ce terrible conflit au Proche Orient bien euh les populations civiles souffrent dans les guerres nous le savons bien il est bien normal pour les étudiants et pour nous-mêmes d'avoir un moment de recueillement exactement comme nous avons eu un moment de recueillement euh dès que nous avons appris la mort euh après le 7 octobre euh d'un étudiant juif en échange un étudiant israélien nous lui avons rendu hommage et il y avait les représentants des différents partis qui étaient là vous voyez donc nous essayons en effet d'équilibrer aussi non seulement je dirais nos nos nos positions mais également les toujours dans le cadre de notre mission encore une fois pas dans la précipitation et pas dans l'emballement et pas une par une prise de position politique qui serait à la fois déplacée et dangereuse me semble-t-il pierre ououyas merci monsieur le Président merci madame la Présidente Monsieur le Secrétaire général moi j'aimerais d'abord en préambule dire que rappeler que l'antisémitisme n'est pas un racisme comme les autres c'est un racisme bimillénaire qui puise ses racines dans la constitution de notre identité occidentale et on voit dans les formes de d'antisémitisme actuel des résurgences de l'antisémitisme médiéval moderne contemporain vous les vous les connaissez comme moi euh je je ne suis pas si sûr que le conflit entre Israël et la Palestine rajoute une nouvelle dimension aux formes de l'antisémitisme je je pense que fondamentalement elle reste elle reste les mêmes moi je je veux pas revenir sur l'enquête en cours vous avez été extrêmement précise là-dessus ce qui ce qui me choque comme vous c'est l'absence d'un dialogue respectueux raisonné entre personnes qui s'écoutent et à la place de ça on a de plus en plus souvent dans le débat en général mais dans le débat politique aussi des échanges d'anathème des expressions de pensées orthodoxes des designation d'hérésie qu'il faudrait exterminer et puis pour emprunter l'expression de David ralpha on a le sentiment que très souvent il s'agit de de définir des catégories morales binaires et hypostasi et je je pense que dans ce qui s'est passé on est on est face à cette caractérisation là moi j'aimerais demander à mes chers collègues sénateurs et sénatrices est-ce que nous mon mon on toujours l'exemple dans l'hémicycle d'un débat rationnel apaisé raisonnable je certes mais il est télévisuel il était visuel personne n'a vu ce qui se passait dans l'amphi de sciencep tout le monde voit ce qui se passe dans le scénat et parfois je trouve que les formes du débat politique à l'intérie de l'hémicycle emprunte un peu à ce que nous reprochons à à ces étudiants donc il faut faire attention de pas trop leur donner des leçons et commencer euh euh à nous appliquer à nous-même des recettes de de de rationalité par ailleurs bon moi je suis un peu un un peu historien aussi et euh dans les années 60 sciencepo étaé envahie par les marxistes dans les années 70 par les maoïstes les élites qui ont été formées par sciencep dans les années 60 ou 70 n'ont pas engendré des sociétés ni marxistes ni maoistes je ne crois pas voilà et il il me semble pas donc il y a un décalage entre ce que les étudiants font sur un campus et puis après ce qu'ils font quand ils rentrent dans dans les sphères de de l'administration publique moi je je voulais surtout vous interroger sur la façon dont le premier ministre c'est'est invité dans votre conseil d'administration ça arrive à un moment où France université a demandé à Monsieur vichera une mission sur les libertés académiques et la façon de de renforcer les libertés académiques je pense qu'il ne rendra pas son rapport c'est malheureux parce que il y a un sujet qui est tout à fait fondamental et vous savez que dans d'autres pays qui ont vécu des pages encore plus douus douloureuses que que le nôtre je pense à à l'Allemagne les libertés académiques sont d'ordre constitutionnel la la grande loi allemande protège la liberté académique des enseignants et je moi j'ai enseigné à un anter euh alors quand j'étais étudiant on passait entre les portraits de chez gavara Mao et cetera mais en tant qu'enseignant je je je je trouvais que les étudiants étaient bien peu politisés que ce que moi j'ai connu quand j'étais étudiant il y a il y a une baisse de culture politique ce qui ce qui veut pas dire que il y a il n'y a pas des revendications euh parfois sectaire et radical d'un point de vue politique ce qui est pas la même chose je je distingue les les deux et je trouve qu'il y a une perte une perte de de de réflexion politique en général pour les étudiants peut-être pas Science Po mais c'est ce que j'ai senti là où je vous ai enseigné un TER et à et à pas rien mais pour pour finir est-ce que le Premier ministre de la République française ce serit invité au conseil d'administration de l'Université de parisd nanter je ne crois pas je ne crois pas et donc je me je me demande pourquoi il y a cette relation si particulière entre les hommes politiques au sommet de l'État et Science Po est-ce qu'on pourrait pas trouver une forme d'apaisement pour que vous puissiez comme les autres universités jouir à peu près de la même liberté académique merci monsieur le Président juste sous forme de boutade avant de vous laisser la parole madame la Présidente j'ai été moi-même étudiant à nanter puis à sciencep j'ai vu les affiches à Nanterre de chez Gevara et de Mao je les ai pas vu à scienceep Pierre mais madame la président bien je je prendrai les choses par ordre monsieur le sénateur si vous le voulez bien de je vous dirais d'abord que sur l'antisémitisme je suis inquiète comme vous je suis inquiète comme nous tous et toutes nous sommes inquiet euh c'est une vieille histoire avec la France j'ai dû je vous avoue rédiger la postface de mon livre qui va sortir aux éditions de poche prochainement au mois d'avril euh et j'avoue ce ce livre porte sur s'appelle l'art de la défaite porte sur la vie artistique pendant l'occupation et j'avoue évidemment le mon malaise de devoir écrire cette postface avec un sentiment étrange de voir des choses vous savez l'histoire ne se répète jamais deux fois de la même façon mais enfin bref c'était un un un vrai malaise quand même sur cette question là j'aimerais ajouter peut-être quelques précisions je n'ai pas été suffisamment précis sur les actions qui sont mené contre l'antisémitisme sensibilisation obligatoire de tous les responsables associatif étudiant à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme et vous avez raison de séparer les deux assuré par la Licra partenariat avec le mémorial de la Choa pour renforcer l'action de sensibilisation depuis avril 2023 à partir de juillet 2024 module obligatoire de formation en ligne contre toutes les formes de discrimination pour les étudiants les enseignants les chercheurs et les salariés et une psychologue pour les étudiants touchés par les attentats du 7 du 7 octobre donc ce que je voudrais vous dire j'ajoute à ça des cours qui sont donnés en particulier le cours de François elbron sur l'histoire des Juifs au campus de Menton bien et d'autres choses devraiit être dites parce que évidemment il y a 3000 cours dans Science Po vous par an vous imaginez bien que même la présidente peut-être surtout la présidente n'est pas au courant de tout ce qui se passe à sci bien ça c'est la première chose sur les débats politiques bon je vous laisse évidemment juge et j'ai une trop haute estime du Sénat et des sénateurs et des sénatrices pour vous avoir la moindre disons le moindre doute que la raison domine cet hémicycle en tout cas aujourd'hui c'est certain le revenons donc aux libertés académiques qui sont effectivement vous avez raison de rappeler que la commande avait été faite d'un rapport ce rapport il est rédigé il est abouti alors qu'est-ce que nous faisons dans ces cas-là je vous pose la question mesdames et messieurs les sénateurs qu'est-ce que nous faisons quand un rapport a été travaillé des centaines de pages c'est du travail il peut-être porté par une de nos directrices donc qui a travaillé à cela je nomme Stéphan Balm alors que faisons-nous avec ce rapport nous le mettons aux oublillettes sous prétexte que notre directeur et voyez donc je pense que il me semble que ce rapport servira à un moment donné il devra être porté à la connaissance du public à la connaissance des autorités sur la question encore une fois de l'apaisement et de l'intérêt de notre premier ministre j'en accepte l'augure peut-être qu'il ne serait pas allé à Nanterre je n'en sais rien je ne peux pas parler à sa place peut-être qu'il ne serait pas allé à la Sorbonne il est venu à sciencepour il est venu à science pour en effet et donc je constate je je constate que lorsque j'ai été élu première à la Sorbonne j'ai préféré étant élu première à sciencep aller à sciencep pourquoi pas parce que je n'aime pas la Sorbonne j'ai fait même la la leçon et la distribution des diplômes le discours de distribution euh des diplômes il y a un mois environ n'est-ce pas dans les murs de la Sorbonne qui reste une de mes universités d'origine j'ai nommé par rien bien pas du tout pour ça j'ai j'ai j'ai j'ai j'ai j'ai eu des cours merveilleux à la Sorbonne mais quand j'ai voulu être professeur après avoir été professeur où j'ai créé un département à l'université d'Amien j'ai voulu aller à sciencep parce qu'à sciencep c'est un monde extrêmement varié c'est c'est un monde tout à fait c'est vrai qui est tout à fait qui vit selon les règles de l'université mais où l'on croise si vous voulez une variété en parti de profession et je pense donc à nos et et les alumniies représentent ce corps finalement qui continue à enseigner bien souvent les anciens sciencesp reviennent enseigner à sciencep et ça si vous voulez ça ça ça fabrique une sorte de variété du monde annul autre pareil vous voyez donc je suis en train de évidemment de de vanter les mérites de Science Po mais parce que c'est un vous qui êtes ancien s pe vous le savez bien c'est un climat et c'est un un un un monde je dirais beaucoup plus ouvert que tous les autres mondes alors qui est des conflits peut-être qui est parfois en effet une des débats oule et cetera que nous représentions je le disais dans mon introduction finalement une sorte de symbole de symbole politique de cette je dirais de de la France mais encore une fois c'est 50 % d'étudiants étrangers assurent que nous aurons des gouvernants et nous en avons déjà dans le monde entier nous avons des ambassadeurs de la France dans le monde entier est-ce que ça n'est pas non plus est-ce que N nous n'avons pas intérêt de déployer nos talents dans le monde entier à partir effectivement de ces anciens étudiants je le crois je le crois donc voilà j'espère avoir répondu monsieur le sénateur à vos questions dernière question Max Brisson merci madame la Présidente je ne crois pas vu la gravité des faits dont nous parlons ce soir que l'heure soit tellement au débat sur la l'arbitrage des élégances entre l'université et les grandes écoles on sait très bien que les élites ce pays depuis la révolion française et Bonaparte ont choisi les grandes écoles contre l'Université nous aurons d'autres occasions certainement de réfléchir au sujet qui est un sujet d'importance pour notre pays mais qui n'est vraiment pas l'objet des discussions de ce soir je vis remercier le président Laffond d'avoir convoqué cette commission et je vous remercie deavoir répondu à son invitation car s'il ne faut pas agir sous l'émotion on ne peut pas non plus laisser passer des moments extrêmement graves tout à l'heure la ministre deement supérieur de la recherche madame retillot a parlé de fait gravissimes d'antisémitisme je la cite et dans le prolongement et même au-delà de ce que vient de dire pierreouias je rappelle que dans ce pays l'antisémitisme n'est pas une opinion mais un délit et que donc justice doit passer le problème que je me pose c'est que le premier communiqué de CPO ne nomit pas les choses et qu'à ne pas nommer les choses c'est quelque part ne pas combattre vraiment le mal s'il n'y avait pas eu l'émotion s'il avait pas eu la réaction des politiques est-ce qu'on serait sorti d'un communiqué qui ne nommait pas les choses qui n'était pas capable d'uiser le mot juif est-ce qu'on en serait resté à ce au tiède qui était quand même la première réaction de la direction de sciencep donc l'émotion parfois pousse les dirigeants de cette institution à laquelle je n'ai jamais appartenu j'en suis désolé si je m'en excuse par avance àavoir réagi avec plus d' plus de de force et plus en adéquation avec la gravité des fait après il appartiendra à la justice defftivement poser les choses je ne commenterai pas la réaction du Premier ministre on peut peut-être discuter de la de la méthode enfin c'est pas le gouvernement aujourd'hui ni les politiques qui menacent les libertés académiques dans ce pays et je pense quand même que le pays est en droit de demander à ces grands établissements d'enseignement supérieur comme à ses université d'ailleurs comment leur direction font en sorte que l'enseignement supérieur et les grands établissements d'enseignement supérieur les grandes écoles et les universités soit bien le lieu du pluralisme du la confrontation des idées car si les libertés académiques sont un principe extrêmement important dans une démocratie et j'ai pu avec Pierre ulias on est sur le sujet dans l'hémicycle des combats communs la confrontation des idées la libre expression de toutes les idées et le pluralisme sont aussi des principes essentiels et le pays à travers son chef du gouvernement a je crois aussi le droit sans que des universitaires se drapent dans je ne sais quelle dignité si mal passé le le pays a le droit de demander comment la confrontation des idées comment le débat et comment le pluralisme trouve toute leur place dans les établissements d'enseignement supérieur dans les grandes écoles et à l'université à l'époque où pierreouias comme moi nous naviguions entre les portraits de Gevara de troskii ou de Mao l'antisémitisme n'avait aucune place et je veux bien que l'antisémitisme soit la résurgence d'un mal profond de l'Europe il y a aussi des nouvelles formes d'antisémitisme on peut aussi quand même le dire clairement et l'affirmer clairement est-ce que c'est pas aussi un sujet qui se pose dans certains établissementsenseignement supérieur qui est peut-être plus mal à l'aise avec les nouvelles formes d'antisémitisme qui ne l'était qui ne les avec les anciennes qui doivent bien sûr aussi être combattu comme les nouvelles monsieur le sénateur je vous remercie pour vos questions et vos remarques à propos de la première communication qui a été faite vous avez raison cette communication éta imparfaite et vous avez je ne peux que vous donner raison mais attention peut-être de ne pas confondre la communication et précipiter d'une certaine manière et les actions qui ont été menées que je vous ai donc énoncé que j'ai rappelé et que je ne rappellerai pas pour le pluralisme je vous suis également c'est absol une nécessité et j'en veux pour preuve que les personnalités politiques qui sont invité à sciencep par les associations sont très diverses voyez hier soir nous avions Sébastien Chenu à sciencep nos personnalités qui viennent à Science Po vont de Sébastien Chenu à Manon au en par François Hollande et Clément Bau et cetera et cetera je peux si vous voulez vous endresser la liste elle sont nombreuses et de d'opinion politique extrêmement varié et là aussi le cadre est assuré pour leur sécurité quant à la caractérisation de l'antisémitisme je suis une chercheuse je suis restée une chercheuse même à la gouvernance de scienp je reste une chercheuse et il y a beaucoup de chercheurs et de chercheuses d'ailleurs dans nos dans les métiers on reste chercheurs et chercheuse je pense quand on l'a été une fois je crois qu'il faut effectivement certainement s'interroger sur la nature de cet antisémitime mais pour moi en tant que Présidente c'est la question tout simplement de la loi et de la règle qui consiste à ce que l'antisémitisme soit criminel point queles que soient les explications de cet antisémitisme Monsieur le Secrétaire général merci monsieur le Président peut-être juste apporter une précision sur ces personnalités qui s'expriment au sein de sciencep il y a une distinction très nette à faire entre les événements qui sont organisés par sciencep qui sont des événements académiques scientifiques qui font partie d'une certaine façon du curriculum de la formation et puis les événements qui sont organisés on l'a dit 2800 événements par an à initiative des associations étudiantes et là les associations à partir du moment où elles respectent le règlement de la vie étudiante elles sont autorisées elles s'engagent il y a une personne responsable de la bonne tenue des événements elles sont libres d'inviter qui elles veulent mais ce ne sont pas forcément des invités de sciencep madame la Présidente Monsieur le Secrétaire général merci pour ces ces questions précises je rappelle que vous n'avez pas de fonction exécutive au sein de sciencep donc nous avons d'autant plus apprécié que vous ayez répondu rapidement à à votre un are invitation pour vous faire le porte-voix de de de de de de sciencep alors vous n'êtes pas vous-même directement impliqué dans dans dans une série de de décisions donc merci beaucoup de de d'avoir répondu à à nos questions et et j'espère je le souhaite que nous ayons d'autres occasions de de parler de sciencep et de ce qui se fait à sciencep nous avions il y a quelques semaines échanger sur la question de l'intelligence artificielle la façon vous l'appréhendez je je je ne doute pas que nous aurons d'autres occasions de de parler de du travail qui est fait à sciencep sur le plan pédagogique et éducatif je vous remercie monsieur le Président je vous remercie mesdames les sénatrices et
Xavier Bertrand