Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 2 juillet 2025 17 minAutoproduitActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsImmigration & asile

Laurent Jacobelli : "Nous ne voulons pas semer le chaos !" (France 24)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse partielle

    n'y a-t-il pas peut-être aussi d'autres choses à proposer de mise en place, comme l'isolation thermique des bâtiments ou la végétalisation, par exemple, pour les années à venir ?

  • 1:30FerméeRéponse directe

    Donc selon vous, c'est irresponsable ?

  • 2:24OuverteRéponse partielle

    Un plan climatisation, qu'est-ce que ça veut dire ? À quoi ça ressemblerait ? Comment se mettrait-il en place ? Et comment serait-il financé ?

  • 3:24OuverteRéponse directe

    Est-ce un répit et seulement un répit que vous laissez à François Bayrou ?

  • 4:03OuverteRéponse directe

    Vous avez vos lignes rouges, justement ?

  • 4:29ComplaisanteRéponse directe

    On ne veut pas semer le chaos, on ne veut pas une vengeance infantile contre un Premier ministre. On veut être utile aux Français. C'est le mandat qu'ils nous ont donné.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:47Invité politiqueFait
    « force est de constater qu'on a un retard terrifiant en termes de climatisation en France. »
  • 0:47Invité politiqueChiffre
    « Il y a eu depuis 2017 35 000 morts à cause de la chaleur en France. »
  • 1:03Invité politiqueChiffre
    « 7% des écoles sont climatisées en France. Résultat, 1350 écoles ferment totalement ou partiellement. »
  • 1:09Invité politiqueChiffre
    « Nos voisins européens, c'est 70% des écoles qui sont climatisées. »
  • 1:56Invité politiqueFait
    « L'été, on surproduit de l'électricité, notamment à cause du photovoltaïque. »
  • 3:46Invité politiqueFait
    « si on la votait, demain matin, malheureusement, la réforme des retraites ne serait pas abrogée. »
  • 5:05Invité politiqueChiffre
    « 300 milliards d'euros, le plan. »
  • 5:06Invité politiqueFait
    « 300 milliards pour les éoliennes, tout ça est une aberration en 10 ans. »
  • 5:15Invité politiqueFait
    « la dernière fois qu'on a censuré un gouvernement, c'était le gouvernement Barnier. Et parce qu'il a été censuré, il y a eu réindexation des retraites. »
  • 9:50Invité politiqueFait
    « On a battu encore un record. »
  • 10:52Invité politiqueFait
    « nous sommes pour la privatisation du service public en dehors du service public de France Média Monde, c'est-à-dire RFI France 24. »
  • 16:47Invité politiqueFait
    « J'entendais le ministre des Affaires étrangères dire aujourd'hui à l'Assemblée nationale qu'il attendait du président téboune algérien de l'humanité. »
  • 16:57Invité politiqueFait
    « Donc arrêt des visas, arrêt des flux financiers, arrêt des soins gratuits pour les classiques algériens. »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli69 %
  • Invité16 %
  • Présentateur15 %

4,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

La France chauffe avec une canicule exceptionnelle et interminable. Certaines écoles ont été dans l'obligation de fermer. Marine Le Pen a réclamé un plan climatisation pour équiper les hôpitaux, les écoles, les maisons de retraite. Une initiative qui a été raillée par une autre Marine, Marine Tondelier, patronne des écologistes, qui ironise sur le programme écologique de Marine Le Pen. Alors, on peut comprendre la position de Marine Le Pen, on peut comprendre la position de Marine Tondelier, mais d'après vous, n'y a-t-il pas peut-être aussi d'autres choses à proposer de mise en place, comme l'isolation thermique des bâtiments ou la végétalisation, par exemple, pour les années à venir ?

0:40
Laurent Jacobelli

Toutes les solutions sont bonnes à prendre, mais force est de constater qu'on a un retard terrifiant en termes de climatisation en France. Et c'est une question sanitaire. Il y a eu depuis 2017 35 000 morts à cause de la chaleur en France. Moi, je pense aux personnes âgées, je pense aux personnes plus jeunes, je pense à ceux qui travaillent dehors aujourd'hui en plein soleil et qui auront besoin de se rafraîchir ce soir. Ils vont rentrer dans des locaux où il n'y aura pas de climatisation. 7% des écoles sont climatisées en France. Résultat, 1350 écoles ferment totalement ou partiellement. Le chiffre de 7%, il est significatif. Nos voisins européens, c'est 70% des écoles qui sont climatisées.

Donc, Marine Tondelier, moi je veux bien l'entendre, mais elle prête une fois encore à sourire. Elle ne peut pas du matin au soir squatter les écrans de télévision en disant « le réchauffement climatique arrive » et dire dans le même temps « mais surtout ne climatisez pas » parce que c'est condamnation mortelle pour des milliers de personnes chaque année.

1:30
Présentateur

Donc selon vous, c'est irresponsable ?

1:32
Laurent Jacobelli

Oui, elle est complètement irresponsable, mais d'ailleurs elle est écologiste. Si elle était responsable, elle arrêterait de proposer des mesures d'écologie punitive, quitte à vouloir sacrifier une partie de la population. C'est dangereux comme raisonnement. Je voudrais rassurer tous ceux qui nous regardent et qui se disent « mais ça va consommer énormément d'électricité, ça va polluer la planète ». Pas du tout. La clim, c'est l'été. Je n'ai pas inventé l'eau chaude en disant ça. L'été, on surproduit de l'électricité, notamment à cause du photovoltaïque. Et donc l'électricité qui va être consommée, c'est de l'électricité qu'on aurait « jetée » si on n'avait pas eu la clim.

Donc tout ça fonctionne très bien. Ça va relancer une filière, ça va relancer des artisans qui vont installer. Et donc on va permettre à des gens dans les hôpitaux, dans les écoles, dans les EHPAD, de vivre plus sereinement et d'avoir quelques mois d'été un peu moins douloureux. Je crois que c'est à la fois une question de santé, une question d'économie et surtout une question de bonheur.

2:24
Invité

Alors un plan climatisation, qu'est-ce que ça veut dire ? À quoi ça ressemblerait ? Comment se metterait-il en place ? Et comment serait-il financé ?

2:31
Laurent Jacobelli

Alors sur le financement, Marine Le Pen fera une conférence de presse et je lui laisse la primeur. Mais vous savez, on a un certain nombre d'organismes aujourd'hui. L'ADEME, des organismes d'écologie et d'aide à l'adaptation au réchauffement climatique. On pourrait monopoliser, mobiliser une partie des fonds pour la climatisation. Les investissements dans les écoles pourraient être fléchés sur la climatisation. On va évidemment livrer aux Français l'ensemble des mesures et la manière dont ça s'articule. Mais je le répète, il y a une urgence. Quel est le coût de ces enfants qui, pendant une semaine, ne vont pas être scolarisés ?

Quel est le coût de tous nos anciens qui, dans les EHPAD, vont avoir une maladie supplémentaire ou des risques cardiaques qui vont s'aggraver ? Quel est le coût pour ces personnes qui vivent chez elles, qui n'ont pas les moyens de changer de logement et qui vivent dans des conditions difficiles ? On est obligé de le prendre en compte aussi. Je veux dire, l'écologie et la santé, ce n'est pas simplement une question de tableau Excel. C'est ce qu'il faudrait rappeler à certains écologistes un peu bas de plafond.

3:24
Présentateur

Alors aujourd'hui, la censure contre le gouvernement va être soumise au vote après l'échec du conclave sur les retraites. Mais votre parti ne compte pas voter cette motion. Sans vos voix, effectivement, la censure ne passera pas. Est-ce un répit et seulement un répit que vous laissez à François Bayron ?

3:44
Laurent Jacobelli

D'abord, nous ne votons pas cette censure. Pourquoi ? Parce que si on la votait, demain matin, malheureusement, la réforme des retraites ne serait pas abrogée. Et on aurait, avant l'été, un nouveau gouvernement qui serait Macron-compatible et qui viendrait sur les plateaux de télévision nous expliquer que les Français ne travaillent pas assez et qu'il faut partir à la retraite à 60, 68, 69, 70 ans. Et donc, on ne réglerait pas le problème. En revanche, si on attend la rentrée, l'étude du budget, parce que le budget, c'est quoi ? C'est la traduction en chiffre d'une volonté politique.

Eh bien là, si on voit que ce budget réduit le pouvoir d'achat des Français, touche à nos acquis sociaux, crée des normes ou des taxes supplémentaires pour les entreprises, alors on appuiera sur le boution du siège éjectable du rafale dans lequel se trouve M. Bérou. Et puis sinon, il continuera. Et c'est un pouvoir de négociation qu'on aura aussi. Donc nous, ce qu'on veut, c'est être utile. On ne veut pas semer le chaos, on ne veut pas une vengeance infantile contre un Premier ministre. On veut être utile aux Français. C'est le mandat qu'ils nous ont donné. Mais si on fait la censure aujourd'hui, on ne sert à rien.

On aura soulagé, défoulé quelques inimitiés ou quelques rancors de certains envers M. Bérou. Mais après, si on le fait à la rentrée au moment du budget, et qu'on fait un bras de fer avec ce gouvernement et qu'on essaie de négocier, le fait qu'il ne transgresse pas un certain nombre de lignes rouges, ça sera utile.

4:54
Présentateur

Vous avez vos lignes rouges, justement ?

4:57
Laurent Jacobelli

Le pouvoir d'achat, impôts, le plan sur l'énergie qui nous est proposé, qui annonce un doublement, voire un triplement de l'électricité. 300 milliards d'euros, le plan. 300 milliards pour les éoliennes, tout ça est une aberration en 10 ans. Donc évidemment, ce seront des points très importants pour nous. Je rappelle, la dernière fois qu'on a censuré un gouvernement, c'était le gouvernement Barnier. Et parce qu'il a été censuré, il y a eu réindexation des retraites. Il y a un certain nombre de folies fiscales qui n'ont pas été appliquées. Et donc on a été utile aux Français. C'est ce qui anime notre groupe dirigé par Marine Le Pen.

5:26
Invité

Dans quelques jours, le 8 juillet, le président de la République va retrouver la capacité à dissoudre l'Assemblée nationale. Si l'envie lui en prie, lui en prend, ou s'il trouve qu'il y a là une pertinence quelconque. Si cela se produisait, Marine Le Pen ne pourrait pas se présenter aux élections législatives. En raison de sa condamnation en première instance dans l'affaire des assistants parlementaires européens. Et de l'exécution provisoire de la peine. Est-ce que cette perspective n'intervient en aucune manière dans la stratégie qui est celle du Rassemblement national à l'Assemblée ?

6:00
Laurent Jacobelli

Non, en aucune manière. Moi j'aimerais dire d'abord qu'en tant que citoyen français, je suis choqué. Que Marine Le Pen, qui est présumée innocente au moment où on se parle parce qu'elle a fait appel. Serait empêchée dans ce cas-là d'aller aux élections législatives. Alors qu'elle est aujourd'hui présidente de notre groupe. Je trouve ça complètement amérant dans un état de droit auquel je tiens beaucoup. Mais pour répondre directement à votre question. Marine Le Pen ne fait pas de la politique pour se faire plaisir ou pour avoir des honneurs ou pour avoir des titres. Marine Le Pen fait de la politique pour sauver la France et les français.

Et si on estime qu'il faut dissoudre, qu'il faille dissoudre vite pour avoir enfin une majorité. Le fait que Marine Le Pen ne puisse pas se présenter, ce sera un profond gré pour nous tous. Parce que c'est une excellente présidente et une excellente députée. Mais ça ne sera pas un frein à notre demande. Puisque l'intérêt général est ce qui mobilise Marine Le Pen et je crois l'ensemble de nos députés.

6:46
Invité

La dimension personnelle chez l'idéal politique, elle existe tout de même, vous le savez.

6:49
Laurent Jacobelli

Bien sûr qu'elle existe. Et d'ailleurs, il y a une vraie empathie entre les français et Marine Le Pen. Qui d'ailleurs l'appellent Marine. Ce qui montre bien qu'il y a un lien particulier. Mais vous savez, personne ne peut imaginer que même s'il y a une législative anticipée, même si Marine Le Pen ne peut pas se présenter, elle n'aura pas un rôle politique majeur. Ceux qui croient que par une entourloupe judiciaire, ils se sont entre guillemets débarrassés de Marine Le Pen, je crois qu'ils ne la connaissent pas et qu'ils se trompent lourdement. Elle est là, bien là pour défendre les français.

7:13
Présentateur

Vous allez répondre effectivement qu'elle est combative, qu'elle va aller jusqu'au bout, justement de quel bout ? Jusqu'à 2027, c'est peu probable avec cette épée de Damoclès. Mais à quel moment allez-vous décider, ou le Rassemblement national va décider, ou elle-même, de passer le relais à Jordan Mardelin ?

7:32
Laurent Jacobelli

Je pense qu'on attend déjà la décision de la Cour d'appel. Parce que je rappelle, nous on ne se fait pas à l'idée... Ce sera un peu plus tard. Un an à peu près, oui.

7:41
Présentateur

Vous savez bien qu'on se prépare un an et demi avant.

7:43
Laurent Jacobelli

C'est ça qui est incroyable. C'est qu'on a une chance incompréhensible pour les autres partis politiques. Et je sais bien qu'ils ne comprennent pas. C'est qu'on a un duo à la tête de notre mouvement, avec deux personnalités, un tandem qui avance ensemble. Et donc on est capable de faire campagne à deux. Et c'est un confort absolument absolu. Et c'est une vraie chance pour les français qui savent qu'ils ont deux personnalités politiques capables de les défendre. D'ailleurs, dans tous les sondages, Marine et Jordan sont donnés en tête comme étant les deux personnalités politiques préférées des français. Lui est un peu devant d'ailleurs.

C'est variable, ils sont à peu près au même score, les progressions sont à peu près les mêmes. Ce qui veut bien dire qu'on a un duo. Une équipe, un travail d'équipe. Quand je regarde la Macronie, où il se déchire déjà entre ministres pour savoir qui sera président de la République, ou en tout cas au moins candidat. Quand je vois la gauche qui un jour s'associe et le lendemain s'invective, je me dis qu'on a une chance phénoménale d'être un parti uni avec deux personnalités qui travaillent ensemble.

8:36
Invité

Ce duo, on le retrouverait à Matignon et à l'Élysée dans un sens ou dans l'autre, quelle que soit finalement la situation de Marine Le Pen ? Je ne sais pas, on n'en est pas à la politique fiction.

8:47
Laurent Jacobelli

Pour l'instant, nous, on va...

8:48
Invité

Non, mais c'est-à-dire que Marine Le Pen, présidente, Jordan Barbella, Premier ministre, ça, c'est le scénario avant la condamnation de Marine Le Pen. Est-ce que le scénario inverse est envisageable ?

8:58
Laurent Jacobelli

Honnêtement, au moment où on se parle, je n'en sais rien. Je pense que Marine Le Pen a vocation à être présidente de la République. Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'on va travailler ensemble avec eux deux le programme, on va préparer ensemble avec eux deux la campagne. Quand il faudra décider de qui part en tête, on le décidera. Mais je tiens à rassurer les Français, ceux qui veulent plus de sécurité, plus de pouvoir d'achat, moins d'immigration, plus de création d'emplois, auront un candidat patriote de l'Union nationale à l'élection présidentielle.

9:25
Présentateur

Est-ce que la candidature éventuelle, en tout cas, Bruno Retailleau, l'actuel ministre de l'Intérieur, a déjà remporté la présidence du parti ? Est-ce que vous pensez qu'il peut être un caillou dans la chaussure du Rassemblement national ?

9:39
Laurent Jacobelli

Non, je pense qu'il peut être un caillou dans la chaussure de Gabriel Attal, peut-être, d'Edouard Philippe, peut-être. Mais c'est un macroniste comme les autres. C'est un macroniste dont les chiffres sur les arrivées migratoires sont terrifiantes. On a battu encore un record. C'est quelqu'un qui nous avait promis une riposte graduée pour faire respecter par l'Algérie les obligations quittées. Et ramener un peu d'ordre dans notre relation avec ce pays de l'autre côté de la Méditerranée, il a complètement échoué. Vous savez, quand tous les mercredis matin, vous vous asseyez au Conseil des ministres entre Manuel Valls et M.

Lombard, deux socialistes ou anciens socialistes, c'est compliqué de parler de sécurité et d'immigration. Donc, à un moment, s'il est sincère, soit il rejoint l'Union nationale, soit il vise une carrière personnelle, il a bien raison de choisir Emmanuel Macron.

10:21
Invité

Le projet de réforme de l'audiovisuel public présenté, défendu par la ministre de la Culture, Rachida Dati, n'a pas été examiné hier à l'Assemblée nationale après l'adoption d'une motion de rejet déposée par les écologistes. C'est une procédure qui permet de ne même pas discuter du texte. Mais les députés RN ont voté cette motion. Pour quelles raisons ? Quelles étaient vos motivations ? Parce que vous n'êtes pas radicalement hostile à cette réforme.

10:48
Laurent Jacobelli

Non, mais ni radicalement favorable. Vous savez, nous nous sommes...

10:50
Invité

Oui, mais vous pouviez vous abstenir dans ce cas-là.

10:52
Laurent Jacobelli

Oui, mais nous, nous sommes pour la privatisation du service public en dehors du service public de France Média Monde, c'est-à-dire RFI France 24. Pourquoi ? Parce que tout simplement, il faut y ramener un peu plus de diversité des opinions, un peu plus de rationalisation dans la gestion financière, et que ça, le privé peut le faire. Donc le projet de Rachida Dati n'est pas le nôtre. En revanche, la gauche avait suramendé le projet de Rachida Dati, plein d'amendements dans tous les sens, qui faisaient un projet de télévision d'ultra-gauche, ce qui est encore pire que la télévision actuelle. Et donc nous, nous ne voulions pas que ce projet aboutisse.

Et donc, comme ils ont tendu le bâton pour se faire battre, la gauche, ils ont proposé une motion de rejet, on a saisi l'occasion en disant, très bien, du coup, leurs amendements ne passeront pas et on va laisser le Sénat faire une partie du travail. Donc, c'est pour protéger les Français d'une vision très à gauche de l'audiovisuel, que nous avons agi ainsi.

11:42
Présentateur

Alors, il y avait peu de députés du bloc central, et beaucoup disent, certains commentateurs, disent dans le fond, c'était le coup monté de Rachida Dati, c'était justement que cette motion de rejet soit votée, pour que le Sénat, en quelque sorte, finisse le travail dans le sens où la ministre de la Culture le veut.

12:08
Laurent Jacobelli

Alors, je ne suis pas dans la tête de Rachida Dati, je ne sais pas si elle avait imaginé un coup de billard à trois bandes. Parce que tout le monde dit. – Mais bon, vous vous êtes aussi bien renseigné

12:16
Présentateur

à la buvette, je ne sais pas, de l'Assemblée nationale ?

12:18
Laurent Jacobelli

– Non, non, en tout cas, nous, on a voté à mes consciences, le projet de Rachida Dati ne nous enthousiasme pas, ce n'est pas le nôtre, mais le projet de la gauche nous effrayait. Donc, voilà pourquoi nous avons réagi.

12:28
Présentateur

– Non, mais est-ce que vous dites, la gauche est tombée dans le panneau de cette motion de rejet ?

12:32
Laurent Jacobelli

– Je vais poser la question à la gauche et à Rachida Dati, je ne suis pas sûr qu'il y ait eu un d'entre eux. – Vous êtes un politique, vous savez lire entre les lignes. – Je ne crois pas, je crois, mais une fois encore, je ne suis pas dans les consciences, mais je crois que la gauche a voulu, une fois encore, faire le coup de force et qu'elle a été prise à son propre viège. Ce n'est pas la première fois qu'on utilise cette technique, si je peux me permettre. – Ah, ben, voyez ! – Mais bien sûr, on l'a fait pour… – Moi, j'ai la loi du plomb. – Pour la loi du plomb, pour aider nos agriculteurs. C'est-à-dire que la gauche est tellement extrême dans notre pays…

12:58
Présentateur

– Du plomb dans l'aile, d'ailleurs, pardon.

13:00
Laurent Jacobelli

– Écoutez, je la garde, si vous me permettez, je la réutiliserai. Mais non, il n'y a pas de plomb dans l'aile, justement, puisque la commission mixte paritaire a été conclusive et donc nos agriculteurs pourront à nouveau travailler tranquilles. Mais la gauche est trop… jusqu'au boutiste, en fait. Et elle veut à la fois créer le désordre par trop d'amendements et créer le désordre par des motions de rejet. Elle se prend, effectivement, à son propre piège. Je ne sais pas si Ratchettati en a profité ou pas, mais en tout cas, elle a eu tort de ne pas le faire.

13:24
Invité

– Je voudrais revenir un instant sur les raisons qui vous poussent au Rassemblement National à défendre la privatisation du visuel public. Vous avez parlé des questions budgétaires, mauvaise gestion, au fond, que le privé, selon vous, ferait sans doute mieux. Et, si je résume, manque de pluralisme. – Oui, vous résumez, c'est bien. – Voilà, et en faveur, dites-vous, de la gauche. Est-ce que vous êtes sûr que la privatisation et que la détention par des capitaux privés soient la meilleure garantie de plus de pluralisme à l'antenne ? – D'abord, nous voulons, évidemment… – Il y a des exemples qui pourraient… – Bien sûr. – Conduire à penser le contraire.

13:58
Laurent Jacobelli

– Vous avez raison, des exemples assumés. En revanche, nous, ce que nous voulons, c'est déléguer une mission de service public à des groupes privés. Mais vous savez, quand vous avez des grandes chaînes comme France 2 ou France 3, qui sont des chaînes nationales, à forte exposition, vous ne pouvez pas vous adresser qu'à 2% de l'auditoire. Parce qu'à ce moment-là, la pub dégringole et les audiences dégringolent. Donc, il y a une obligation de pluralisme, j'allais dire, pour attirer le plus grand nombre possible de téléspectateurs de toutes opinions confondues.

Mais vous voyez, j'ai vu récemment sur France Télévisions une émission « Les Français sont-ils tous racistes », qui était une émission de propagande et de culpabilisation des Français, faite en dépit du bon sens et de toutes les règles éthiques du journalisme. C'était une émission wokiste, assumée par une présidente de France Télévisions, wokiste. Eh bien, ça, dans l'audiovisuel que nous imaginons, ce ne sera pas possible. Nous respecterons, nous demanderons aux sociétés privées de respecter l'ensemble des opinions, de respecter le pluralisme, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, il faut le dire, sur un certain nombre de chaînes publiques.

Et je rajouterais que la garantie que nous donnons, c'est que finalement, les groupes privés ont intérêt, et finalement intérêt, ça compte, dans la détermination et dans l'action, de ne froisser personne. Le service public, aujourd'hui, est à peu près...

15:14
Présentateur

Oui, mais le privé, actuellement, aujourd'hui, vous ne couinez pas quand vous voyez à qui ça appartient et sur quels sujets sont souvent orientés du côté de votre parti ou d'une droite plus forte.

15:30
Laurent Jacobelli

Je ne couine pas, comme vous dites, parce que nous savons très bien à qui ont été attribuées les fréquences et qu'elles n'ont pas, aujourd'hui, ces chaînes que vous évoquez, probablement des chaînes d'info, elles n'ont pas de mission de service public, ce qui ne serait pas... Non, mais il parle à d'autres télés aussi, d'autres radios aussi. Une fois encore, ce système marche dans d'autres pays, ça fonctionnera en France, et puis surtout, il est temps de créer aussi des géants de l'audiovisuel, parce qu'on va se faire bouffer, permettez-moi l'expression, par Netflix.

Et donc, il faut maintenant qu'il y ait des créations, des groupes, il faut accepter que des groupes possèdent plus de géants de télé.

16:04
Invité

Il nous reste assez peu de temps, alors, je crois qu'on évoque Bolem sans salle qui a été condamné à 5 ans de prison aujourd'hui, et on a appris hier qu'un journaliste français qui était en quelque sorte assigné à résidence depuis un an en Algérie a été condamné à 7 ans de prison pour avoir eu des contacts en 2015 et 2017 avec le responsable d'un club de foot qui est par ailleurs responsable du mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie, qui a été ensuite classé organisation terroriste en 2021. Qu'est-ce que vous attendez aujourd'hui ?

C'est une question qu'on vous pose depuis longtemps, mais à la lumière de ces derniers événements, qu'est-ce que vous attendez des autorités françaises ?

16:37
Laurent Jacobelli

On ne peut pas accepter, on ne peut pas tolérer que deux Français, par leurs écrits, soient détenus dans une dictature. Et cela demande une réponse ferme. J'entendais le ministre des Affaires étrangères dire aujourd'hui à l'Assemblée nationale qu'il attendait du président téboune algérien de l'humanité. On n'attend pas d'humanité d'un dictature. Il faut des mesures coercitives. Donc arrêt des visas, arrêt des flux financiers, arrêt des soins gratuits pour les classiques algériens. Il faut entamer un bras de fer. La plaventrisme n'a pas fonctionné. Il faut maintenant essayer la fermeté.