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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 27 août 2025 20 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSécurité

Aleksandar Nikolic : "Le RN est prêt pour gouverner la France !" (France info)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que le Rassemblement national est prêt à prendre un matin ?

  • 1:31OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes prêt pour Matignon ?

  • 1:34RelanceRéponse directe

    Est-ce que le RN est prêt pour Matignon ?

  • 2:24ComplaisanteRéponse partielle

    Alors après, on va parler des solutions que les uns et les autres proposent.

  • 2:36OuverteRéponse partielle

    s'il y avait un pronostic à faire entre un Premier ministre issu des rangs de la gauche au sens large ou un Premier ministre issu du Rassemblement national, est-ce que vous avez des pistes ?

  • 4:48OuverteRéponse directe

    Donc s'il y a dissolution, encore une fois, le RN appelle à la dissolution. Est-ce que vous vous appelez à la dissolution ou est-ce que la stratégie de la gauche du NFP, c'est plutôt de dire, allez hop, on va à Matignon, mais on ne passe pas par la case dissolution ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:29Invité politiqueFait
    « Mais dans n'importe quelle collectivité, le Rassemblement national était arrivé largement en tête. »
  • 0:33Invité politiqueFait
    « Et si on était, comme dans n'importe quelle collectivité, avec une proportionnelle à prime majoritaire, le Rassemblement national, aujourd'hui, devrait gouverner. »
  • 0:38Invité politiqueFait
    « On est largement le premier parti auprès des Français. »
  • 0:57Invité politiqueFait
    « Marine Le Pen avait écrit le 25 juillet dernier un certain nombre de demandes, justement, pour générer des économies. »
  • 1:00Invité politiqueFait
    « Aucune de nos demandes n'a été écoutée, entendue, sur l'immigration, sur ces agences qui coûtent 80 milliards d'euros, sur ce qu'on donne à l'Union européenne. »
  • 1:05Invité politiqueChiffre
    « C'est-à-dire qu'on perd 9 milliards entre ce qu'on donne et ce qu'on reçoit d'une Union européenne qui fait le Mercosur contre les intérêts français, qui traite avec Donald Trump contre les intérêts français. »
  • 1:51Invité politiqueChiffre
    « En deux ans, il y a eu 33 milliards d'augmentation des impôts. »
  • 1:54Invité politiqueFait
    « Il y a eu une insécurité qui avait explosé, une immigration qui avait explosé. »
  • 2:14Invité politiqueFait
    « Et le déficit public, il est la conséquence de la politique de la Macronie depuis 10 ans. »
  • 8:55Invité politiqueChiffre
    « 1000 victimes de coups et blessures volontaires par jour dans notre pays, plus de 200 victimes de violences sexuelles. »
  • 9:19Invité politiqueChiffre
    « L'immigration qui coûte, selon à peu près tous les experts, entre 40 et 45 milliards d'euros par an. »
  • 10:19Invité politiqueChiffre
    « une balance commerciale déficitaire à 80 milliards d'euros »
  • 16:36Invité politiquePromesse
    « nous on a dit qu'on voulait qu'il n'y ait pas plus d'impôts supplémentaires. »

Temps de parole

  • Aleksandar Nikolic39 %
  • Locuteur 623 %
  • Locuteur 316 %
  • Présentateur16 %
  • Locuteur 23 %

0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Est-ce que le Rassemblement national est prêt à prendre un matin ?

0:04
Aleksandar Nikolic

Écoutez, la situation est bloquée avec ces trois groupes vraiment distincts. Et c'est la première fois qu'on est dans ce tripartisme. Et c'est la conséquence, justement, des arrangements de LFI à LR, avec des gens qui se sont retirés ou non. Et c'est à l'issue de ça que vous parliez de majorité relative. C'était de ces accords-là que vous êtes ressortis avec un nombre de députés qui vous accorderaient une majorité relative. Mais dans n'importe quelle collectivité, le Rassemblement national était arrivé largement en tête. Et si on était, comme dans n'importe quelle collectivité, avec une proportionnelle à prime majoritaire, le Rassemblement national, aujourd'hui, devrait gouverner.

On est largement le premier parti auprès des Français. Et c'est ce qui compte, le nombre de voix pour qui les Français votent le plus et quelles sont les idées les plus populaires. Aujourd'hui, nous, on avait décidé de faire confiance en disant qu'on fait des demandes. Marine Le Pen avait écrit le 25 juillet dernier un certain nombre de demandes, justement, pour générer des économies. Elle n'a même pas eu de réponse. Aucune de nos demandes n'a été écoutée, entendue, sur l'immigration, sur ces agences qui coûtent 80 milliards d'euros, sur ce qu'on donne à l'Union européenne.

C'est-à-dire qu'on perd 9 milliards entre ce qu'on donne et ce qu'on reçoit d'une Union européenne qui fait le Mercosur contre les intérêts français, qui traite avec Donald Trump contre les intérêts français. On ne se fait pas écouter. Sur tous ces sujets-là, ça nous amène évidemment à se dire que Bayrou mène une politique qui est contraire à la nôtre. Et donc, évidemment, comme l'a dit Jean-Anne Bardella, évidemment qu'on ne votera pas la confiance le 8.

1:31
Présentateur

Est-ce que vous êtes prêt pour Matignon ? Et puis après, Albert nous donnera son avis. Est-ce que vous êtes prêt ? Est-ce que le RN est prêt pour Matignon ?

1:36
Aleksandar Nikolic

Évidemment qu'on est prêt. Et ça fait des années qu'on s'y prépare. Parce que contrairement à d'autres, vous savez, M. Lucas aujourd'hui est présent. Je crois qu'il dirigeait le MJS à l'époque du gouvernement de François Hollande. À un moment où le gouvernement... Bien renseigné. François Hollande finit son quinquennat avec 4% de popularité. En deux ans, il y a eu 33 milliards d'augmentation des impôts. Il y a eu une insécurité qui avait explosé, une immigration qui avait explosé. Il n'était même plus en capacité de se présenter. Le prix de l'énergie avait déjà commencé à grandement augmenter à l'époque. C'est la conséquence de certaines politiques.

Il y a des gens qui ont un bilan catastrophique et qui viennent et qui disent « Moi, je vais arriver, on va améliorer les choses. » Ces gens-là, on les a vus au pouvoir. On voit ce que ça génère et on voit la catastrophe économique que ça a engendré. Et le déficit public, il est la conséquence de la politique de la Macronie depuis 10 ans. Mais également de ce qu'avaient fait le Parti socialiste et la majorité de gauche et de ce qu'avaient fait les Républicains.

2:24
Présentateur

Alors après, on va parler des solutions que les uns et les autres proposent. Albert, j'allais dire, s'il y a un pronostic à faire, alors après, on va étudier aussi l'option où la Macronie arriverait à se maintenir. Mais s'il y avait un pronostic à faire entre un Premier ministre issu des rangs de la gauche au sens large ou un Premier ministre issu du Rassemblement national, est-ce que vous avez des pistes ?

2:45
Locuteur 3

En l'état actuel de la majorité, je crois que les deux pistes ne sont pas les plus probables. Je vois mal le président de la République, nommé Lucie Castel, si c'était encore elle qui serait la représentante du NFP, enfin feu NFP, ou faire appel au Rassemblement national. D'ailleurs, le Rassemblement national n'a pas demandé à exercer le pouvoir quant à l'issue des élections législatives.

3:13
Présentateur

– Oui, mais là, si Jordan Bardella, il y a quelques minutes, demande la dissolution.

3:17
Locuteur 3

– S'il y avait dissolution, je pense que le résultat des urnes pourrait être peut-être différent de celui de 2024, puisque est-ce que la force du Front républicain qui a permis à la gauche de se maintenir d'une position d'attente intéressante et à priver la droite et l'extrême droite et le Rassemblement national d'être, d'avoir la majorité. Là, peut-être que ça changerait. Effectivement, on a souvent pensé que s'il y avait des solutions, on arriverait grosso modo au même résultat qu'en juillet 2024. Donc ça ne servirait pas à grand-chose. Aujourd'hui, je pense que les positions ont changé. Je ne sais pas si Gabriel Attal irait encore faire le choix plutôt pour LFI que contre le RN.

Donc il y aurait sans doute des glissements dans les groupes et dans les rapports de force. Alors après, je pense que la logique voudrait que ce soit plutôt du côté de la droite que ça se passe. La France n'a jamais été aussi orientée à droite que ces dernières années. on voit mal la gauche revenir... Vous parlez du Rassemblement national ou vous parlez de la droite ? La droite dans son ensemble. Après, en fonction des rapports de force, on verra comment ça peut se passer. Mais j'imagine mal la gauche revenir en force à l'issue d'une éventuelle dissolution.

4:48
Présentateur

Donc Benjamin Luquenendi et puis après Alexandre Nikolic, s'il y a dissolution, encore une fois, le RN appelle à la dissolution. Est-ce que vous vous appelez à la dissolution ou est-ce que la stratégie de la gauche du NFP, c'est plutôt de dire, allez hop, on va à Matignon, mais on ne passe pas par la case dissolution ?

5:03
Locuteur 6

Moi, je vous ai dit, c'est le président de la République qui décide. Et il est évident qu'Emmanuel Macron ne vient pas chercher chez moi et chez mon groupe, dans mon groupe, ses sources d'inspiration. Donc je peux appeler à ce que je veux. Ce qui compte, c'est qu'est-ce qu'il va faire. C'est là où il doit nous renseigner. Et qu'est-ce qu'il peut faire ? Et il peut d'abord, s'il veut régler la situation rapidement, dès le 8 septembre, nommer un gouvernement qui procède d'une autre majorité relative, en tout cas d'une autre coalition, que celle qui a échoué deux fois. M. Barnier a été censé. Il ne sera pas exposé au même problème, vu qu'il n'y a pas de majorité.

Eh bien écoutez, j'entendais ce matin M. Blanquer, qui est un macroniste influent, dire, il faut faire preuve de responsabilité. Puisqu'ils veulent faire preuve de responsabilité, ils peuvent le faire à notre égard. Et donc nous permettre au moins de présenter un budget. Et on discute. Je constate qu'aujourd'hui, beaucoup de Français veulent un changement de politique. Après, si le président de la République ne fait pas cela, évidemment, il y a la possibilité de la dissolution qui s'offre à lui. Et s'il y a dissolution, moi, vous savez, je suis un démocrate.

Je n'ai aucune difficulté à retourner devant les électeurs parce que je suis convaincu que le projet que nous portons avec le nouveau Front populaire est celui qui répond aux urgences du quotidien des Français, de leur pouvoir d'achat, de leurs besoins de services publics, de solidarité, de transition écologique, et permet de relever les grands défis de l'avenir de la nation. C'est ça. Par ailleurs, moi, je me réjouirai.

6:13
Locuteur 3

Sur quelle majorité vous pourriez vous appuyer ? Parce que là, le complément. Quand Barnier et puis Méron ont été nommés, ils espéraient avoir une neutralité bienveillante du PS. Vous, si Lucie Castel, par exemple, était nommée, vers quel groupe vous iriez chercher cette neutralité bienveillante ?

6:32
Locuteur 6

Il n'y a même pas d'adhésion. Non, mais il n'y a pas aujourd'hui de possibilité de faire des coalitions en dehors des périmètres qui se sont présentés aux élections. On l'a bien vu, ils ont essayé, ça n'a pas fonctionné. À part entre LR, qui est finalement devenue une variante du macronisme, et les macronistes qui ont toujours été finalement les héritiers de l'UMP et de Nicolas Sarkozy. Donc, ce qu'il faut, c'est que texte par texte, moi, je pense que nous pourrions prendre l'engagement, par exemple, de ne pas recourir au 49-3. Et donc, texte par texte, on voit si on gagne ou si on ne gagne pas, comme dans toute démocratie parlementaire, où il n'y a pas de majorité absolue.

Mais pour finir sur votre question...

7:01
Présentateur

– Vous l'avez dit, comme dans beaucoup de coalitions, nos voisins européens d'ailleurs, on chaque fois...

7:03
Locuteur 6

– Je ne crains pas une solution, elle arrive ou elle n'arrive pas, ce n'est pas dans mes mains, donc je vais éviter de me faire des nœuds au cerveau. Ce que je sais, c'est que si un débat démocratique se présente, je m'en réjurerai, parce que je ne crois pas, comme M. Bayrou, que nous n'avons le choix qu'entre son budget d'austérité et le chaos. Je crois qu'il y a aujourd'hui des options politiques, et économiques, et sociales différentes qui sont sur la table.

Je crois que les Français les ont bien comprises, contrairement à ce que j'entends avec beaucoup de mépris, de la part de ministres sortants et bientôt sortis, en disant que les Français n'ont pas compris la gravité de la situation, les Français savent exactement ce qu'il en est, et savent qu'on peut faire des choix différents. Il y a aujourd'hui trois projets sur la table, le projet du Rassemblement national et de l'extrême droite, le projet de la droite de M. Macron et de M. Retailleau, et puis le projet du nouveau Front populaire, dont j'espère que nous serons capables de le présenter, unis aux électeurs, si dissolution il y a.

7:46
Présentateur

– Alexandre Nikolic, pour finir sur cette dissolution, s'il y a dissolution, ce que vous appelez de vos voeux, à travers Jordan Bardella, est-ce que vous espérez quand même doubler la mise, parce qu'il faut atteindre une majorité à 289 députés, vous êtes certes un groupe important, mais vous n'en êtes pas du tout là, si à nouveau à l'issue de cette dissolution, le Rassemblement national n'a pas un groupe majoritaire et qu'il se retrouve à nouveau dans peut-être une majorité relative à devoir faire des concessions avec les autres, tout ça pour ça ?

8:17
Aleksandar Nikolic

– Non mais moi je suis convaincu qu'on aura une majorité et assis à une deux mains à une nouvelle législative.

8:24
Présentateur

– Un peu vous canurier sans député, une centaine de députés en plus par rapport à 2024.

8:28
Aleksandar Nikolic

– Le niveau qu'on nous donne, c'est-à-dire 5-6% de plus que ce qu'on avait pu réaliser en 2024, doit nous permettre d'avoir cette majorité-là. Et les Français doivent comprendre que pour justement sortir de l'impasse, pour qu'enfin leurs idées soient appliquées sur tous les sujets, en matière énergétique, on a vu que les amis de M. Lucam et tous ceux qui ont poursuivi en investissant massivement sur l'éolien et le photovoltaïque, ça nous entraîne un prix de l'électricité qui a grandement augmenté. Le laxisme judiciaire total, et bien ça a en plus un coût, mais ça a un coût humain terrible.

1000 victimes de coups et blessures volontaires par jour dans notre pays, plus de 200 victimes de violences sexuelles. Vous vous rendez compte ? Je veux dire, c'est des chiffres que vous pouvez retrouver par le ministère de l'Intérieur. 200 victimes par jour de violences sexuelles. Je veux dire, c'est des chiffres qui font peur aujourd'hui aux Français, à juste titre, et c'est la conséquence de certaines politiques qui ont été menées. L'immigration qui coûte, selon à peu près tous les experts, entre 40 et 45 milliards d'euros par an. Et bien tout ça, c'est des pistes qu'on doit aborder si on veut faire des économies.

Et bien c'est des pistes qui sont totalement ignorées par un gouvernement et pourtant, il y a 70% des Français aujourd'hui qui veulent qu'on restreigne considérablement l'immigration. Et bien je pense que les Français ont l'occasion, si demain on retourne aux urnes, qu'enfin leurs idées soient appliquées et qu'il y ait un débat de fond, vous le disiez. Moi je trouve ça très démocratique. Vous avez un projet. Évidemment, nous on pense que votre projet, il nous mènera dans l'impasse, comme ça a été le cas au Venezuela. On a vu les conséquences avec M. Chavez et le million de personnes qui ont dû fuir en quelques mois.

J'essaie de prendre en exemple ce qui ressemble le plus à ce que voudrait votre leader Mélenchon sur l'ensemble de la NUPES. Je parle sérieusement, moi je ne suis pas caricatural comme vous à me parler, à dire que je suis d'extrême droite ou autre. Moi je parle de fait. Et donc les Français ont ce choix-là, ont le choix effectivement, comme vous l'avez dit, de continuer vers ce long déclin avec jamais autant d'entreprises qui ont fermé, une balance commerciale déficitaire à 80 milliards d'euros, un désert médical qui augmente, une insécurité qui augmente, une stabilité dans le pays liée aussi à une réaction qui augmente. Vous avez voté contre vos parlementaires,

10:28
Locuteur 6

vous avez voté contre, pardon, mais la proposition transpartisane que nous avons faite pour combattre les déserts médicaux, vous y êtes opposé. C'est-à-dire la proposition qui mise à réguler l'installation des médecins, vous y êtes opposé. Donc je ne vais pas à chaque fois que je suis... Je vais juste répondre sur ce point, c'est important. Je vais laisser tu faire ça. Vous allez beaucoup parler des Français tous les deux. On va les écouter justement. Je veux juste que ceux qui ne regardent sachent d'où vous parlez. Alors je vais...

10:51
Aleksandar Nikolic

Juste quand ils étaient au gouvernement, c'est ce qui fait qu'on n'a pas un nombre suffisamment de médecins. Mais quelle honte d'oser parler là-dessus. Je suis pas au Parti Socialiste, en l'occurrence. Mais vous étiez au Parti Socialiste, vous dirigez le MJS quand M. Hollande dirigeait le pays. Et le programme à gauche, c'était justement de ne pas lever ce numéro exclus. C'est ce qui fait qu'on a une pénurie de médecins. Et vous évoquez une proposition qui a été faite qui risquait de limiter et de faire qu'il y aurait moins de personnes qui allaient faire des études de médecine. Justement en les restreignant et en les obligeant à aller dans certains territoires.

Ce qu'on propose, c'est que quand les médecins sont sur des territoires aujourd'hui en désert médical, eh bien ils puissent avoir une consultation remboursée différente et qu'ils gagnent mieux leur vie pour les attirer. Albert, une réaction et on va écouter les Français.

11:33
Locuteur 3

Ce qui est étonnant de la part du Rassemblement national, c'est que alors que depuis quelques années, il y avait la volonté de se montrer respectable, d'être au centre du jeu, de montrer que Marine Le Pen et Bardella pouvaient diriger le pays et que le parti pouvait assumer des responsabilités. Là, le choix qui a été fait de voter contre la confiance et donc de faire sauter Béroud, ça remet un peu le Rassemblement national dans une posture un peu qu'avaient priées les filles, par exemple. Et ça, c'est une question très rapide.

12:11
Présentateur

Est-ce que vous pensez, et après on va écouter les Français, est-ce que vous pensez que François Bayrou a fait un mauvais calcul en se disant justement, le Rassemblement national ne votera pas forcément la défiance contre moi et je sauverai mon gouvernement ?

12:24
Locuteur 3

Non seulement il a fait un très mauvais calcul, mais surtout il n'a pas pris la moindre des précautions qui était d'essayer de voir si du côté du Rassemblement national, il y aurait quelque chose à faire. Et de la même manière que du côté du PS, il n'a pas été sondé les reins et les cœurs et du Rassemblement national et du PS.

12:44
Présentateur

Alors, dans quelques minutes, on va parler justement de la stratégie de François Bayrou et on vous écoutera tous les deux. Juste, vous avez beaucoup parlé des Français, on va les écouter justement, ces Français. Écoutez leurs paroles recueillies par Manon Martel, Jaminamimouni et Jacques Dubose. Aujourd'hui, vous allez voir que justement, les Français aussi aspirent à une certaine stabilité. Écoutez.

13:02
Locuteur 2

Ils ont suivi de près le discours de François Bayrou hier soir. Mères célibataires, ingénieurs, salariés ou syndicalistes, aujourd'hui, ils oscillent entre lassitude et inquiétude quant à la possibilité d'un nouveau remaniement. Cette mère de famille soutient la grève générale du 10 septembre. Elle est plutôt satisfaite.

13:22
Locuteur 1

C'est intéressant de faire une remise en question de ce qui se passe et du gouvernement. Je pense que ça veut dire qu'il y a quand même un premier pas vers l'écoute de nos citoyens. Donc, à voir ce que ça donne.

13:34
Locuteur 2

Mais pour Philippe Caron, ingénieur, ce vote de confiance risque plutôt de déstabiliser le pays et son économie. Même s'il dit ne pas soutenir le gouvernement actuel.

13:43
Locuteur 4

Tout ça pour ça, ça va recommencer comme il y a 6 mois quand Barnier est parti. Donc Macron, il va mettre 6 mois à nommer quelqu'un. Non, on est parti dans le flou absolu. Vous en avez marre ? Vous êtes fatigué ? Non, je n'en ai pas marre, mais c'est pathétique. Voilà, c'est pathétique.

13:58
Locuteur 2

Ce sentiment d'être dans une impasse politique, ce jeune habitant de Poitiers le partage. Il se dit inquiet pour l'avenir.

14:05
Locuteur 5

Je comprends les oppositions, mais c'est que je trouve que ça bloque le pays complet. Et au niveau mondial, c'est déjà pas très stable. Donc si en plus, chez nous, on n'arrive pas à se gérer soi-même, je trouve que c'est très inquiétant, surtout pour la suite.

14:17
Présentateur

Alors, je vais vous faire réagir tous les deux, Benjamin, Lucas, lundi et Alexandre Nicolich, sur ce qu'a dit François Bayrou aujourd'hui à la conférence de la CFDT. Quand il dit, il se dit prêt à demander un effort spécifique aux plus hauts revenus, à supprimer certaines niches fiscales. On a l'impression qu'aujourd'hui, François Bayrou, hier, il y avait un peu un côté, bon allez, si vous ne m'écoutez pas, le pays va dans le mur. Aujourd'hui, on a l'impression qu'il veut peut-être sauver son gouvernement et qu'il est prêt à des concessions, peut-être. Est-ce que vous seriez prêts, l'un et l'autre, avec vos différences, à rouvrir la porte et peut-être à reconsidérer le vote du 8 septembre ?

14:53
Locuteur 6

Non, parce que le désaccord, il ne porte pas sur des points de détail, il ne porte pas sur des curseurs, il porte sur l'orientation générale. Ça peut être une orientation de vie, on va faire gérer un peu plus. François Bayrou, mais comme d'habitude, François Bayrou, quand il s'agit de dire comment il va dérembourser des médicaments, baisser des aides sociales, traquer les chômeurs, il est très précis. Quand il s'agit de parler de ce qu'on va prendre aux ultra-riches, M. Bayrou, il ne veut pas entendre parler de rétablissement de l'ISF, il ne veut pas entendre parler de taxes sur les super-profits, les super-dividendes, il est dans le flou artistique. Pour vous, ce n'est pas assez précis ?

Nous ne sommes pas des perds de l'année, nous ne sommes pas des enfants. M. Bayrou avait l'occasion de formuler ses propositions, il a choisi une autre orientation. Il l'a dit d'ailleurs hier, moi je prends au sérieux ce qu'il dit, le Premier ministre a dit, le cap est celui-là. Il a fixé 43 milliards, il a fixé la volonté de ne pas remettre en cause la politique de l'offre, la politique de cadeaux fiscaux aux grandes entreprises et aux ultra-riches qui a été faite par M. Macron, parce que la réalité c'est ça, c'est des cadeaux aux copains du CAC 40, et on demande maintenant aux classes moyennes et aux classes populaires de payer l'addition.

Je ne peux pas être d'accord avec ça et ce n'est pas ma conception de l'intérêt général et de l'intérêt de la nation. Et donc le 8, très tranquillement, on me demande est-ce que j'ai confiance ou pas en M. Bayrou qui était macroniste avant Emmanuel Macron ? Eh bien c'est simple, vous savez, la confiance c'est binaire, on a ou on n'a pas confiance. Je n'ai pas confiance et donc je vote contre la confiance à ce Premier ministre dont je pense qu'il n'a pas la capacité politique, on voit y compris avec ses propres troupes, et la capacité idéologique à faire autre chose que ce qui est fait par Emmanuel Macron depuis 8 ans, et voilà, qu'on passe à autre chose. Alexandre Nikolic, pareil,

16:19
Présentateur

pas une main tendue, pas d'inflexion possible.

16:24
Aleksandar Nikolic

Il ne nous tend pas la main, je vous ai dit, on a écrit le 25 juillet. Non, non, il dit qu'il peut encore, il dit que tout est négociable, tout est amendable,

16:29
Présentateur

y compris sur les jours fériés dont on parlait hier.

16:31
Aleksandar Nikolic

Il n'a même pas répondu. Et là, vous parlez d'une mesure sur taxer les plus riches, nous on a dit qu'on voulait qu'il n'y ait pas plus d'impôts supplémentaires. On est passé, en 1975, les prélèvements obligatoires, c'était 34% du PIB. Aujourd'hui, on est à 46%. Vous savez, toujours du côté de l'ultra-richesse. Même le RN et l'assurance-tourisque du MEDEF.

16:50
Locuteur 6

Le RN et l'assurance-tourisque du MEDEF, on défend les entreprises que vous avez flinguées quand vous étiez au cours de l'armée. Je vais juste répondre, mais vous racontez n'importe quoi. Fascinant dans ce rôle. C'est vrai que Jean-Marie Le Pen, il était fan de Regal et de Tachère. Il vous répond, c'est vrai, c'est intéressant, on va arriver dans une élection peut-être.

17:07
Aleksandar Nikolic

Vous savez que le gouvernement socialiste avait mis une taxe à 75% pour les plus riches d'impôts sur le revenu. Ils sont même revenus dessus parce qu'ils ont vu que ça faisait fuir des gens et au final, ça appauvrisait le pays. Le Royaume-Uni a fait la même chose. Ils ont eu tort. Ils ont eu tort. Est-ce que, à l'inverse, je vous pose la question. Quand j'avais 14 ans, j'avais le niveau de M. Lucas. Je disais, il faut taxer les riches, il faut taxer ces méchants riches pour donner au cours. Mais à un moment, vous savez, on peut évoluer et se dire est-ce que ça rapporte plus ou ça coûte plus.

Aujourd'hui, ce qui peut être proposé va entraîner un exil encore supplémentaire comme on a déjà connu parce que trop d'impôts, au final, appauvrit. Les Anglais, c'est ce qu'ils ont fait. Ils ont taxé les plus riches. Il y a 4 400 personnes qui sont parties. Ça a coûté 110 milliards d'euros. Enfin, je veux dire, à un moment... C'est génial, c'est l'argumentaire d'Emmanuel Macron. Non, non, non, non, non. C'est du Macronisme. C'est du Macronisme. C'est du Macronisme. C'est du réalisme.

17:56
Locuteur 6

Un mot, quand même. C'est intéressant. C'est du Macronisme mais c'est l'argumentaire d'Emmanuel Macron. D'ailleurs, c'est pour ça. Vous n'avez pas voté la censure sur la question des retraites parce que, finalement, abroger la réforme de la retraite à 64 ans, ça ne vous intéresse pas. Vous avez un accord, vous avez un deal avec le Medef et le grand patronat. Mais qu'est-ce que vous racontez dans son histoire pour préserver les intérêts

18:13
Aleksandar Nikolic

des ultérieurs ? Alors, la réforme des retraites a toujours été dit. Je finis avec Alexandre. C'est dommage qu'on ne peut pas parler sur le fond.

18:18
Présentateur

Alexandre, je vous repose ma question parce qu'il nous reste une minute trente. De toute façon, Albert, vous restez avec nous. On va faire le débriefing de cette séquence. Je vous repose ma question. Si, à l'inverse, François Bayrou tend la main sur des projets qui peuvent rejoindre la politique du Rassemblement national, par exemple, de dire non, on ne touchera pas aux riches, on ne sert pas de nos impôts. Est-ce que vous pourriez reconsidérer ? Non, je dis, s'il vous tend la main pour rechercher cette responsabilité dont parlait Albert Zénau.

18:45
Aleksandar Nikolic

Marine Le Pen, ce qu'elle a évoqué dans son courrier, je le dis, c'est l'immigration. Ce qu'on donne, la différence entre ce qu'on donne et ce qu'on reçoit à l'Union Européenne, donc une baisse de la contribution, ce qu'on donne en matière d'agence, des vraies mesures par rapport à l'insécurité, et rien de tout ça n'est évoqué. Donc on voit bien... S'il l'évoque. S'il l'évoque, s'il ne l'évoque pas, il n'a même pas répondu. Ça fait des mois qu'on attend. Nous, on a été justement très responsables, mais on voit bien que tout ce qui nous conduit dans cette situation va continuer à être appliqué par François Bayrou.

Donc la responsabilité, c'est de refuser ça et de donner une chance aux Français justement et de pouvoir re-voter et de pouvoir faire en sorte que des idées salvatrices puissent enfin améliorer la situation. Et nous, on demande évidemment qu'après justement ce vote de confiance qui sera rejeté, eh bien Emmanuel Macron dissolve l'élection, dissolve l'Assemblée. Il faut juste comprendre, je finis juste là-dessus, que François Bayrou, c'est une démission aujourd'hui, ce qu'il a décidé. Parce que si on allait à la motion de censure avec un vote sur la motion de censure, il faut une majorité absolue. Et donc, il avait beaucoup plus de chances de s'en sortir.

Avec une majorité relative sur un vote de confiance, avec beaucoup moins de députés, vous pouvez avoir un rejet justement de ce vote de confiance. En réalité, il sait très bien que le vote de confiance justement n'interviendra pas, il sera refusé et il sait, parce qu'il sait que son budget ne tient pas la route, qu'il va évidemment devoir démissionner et que le gouvernement va devoir démissionner.

Aleksandar Nikolic : "Le RN est prêt pour gouverner la France !" (France info) — Aleksandar Nikolic · Pourquijevote