Face à face : Jordan Bardella - 14/10
Audio original de l'émission.
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Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe Il est 8h30 sur RMC et BFM TV Bonjour Jordan Bardella Bonjour, merci de votre invitation Merci à vous d'y avoir répondu Vous êtes le président du Rassemblement National, député européen Vous n'avez pas pris la parole depuis le discours de politique générale de Michel Barnier Depuis l'annonce du budget Beaucoup de questions à vous poser Mais on l'apprend hier Le gouvernement va faire une nouvelle loi immigration Et finalement je me dis Si vous aviez été au gouvernement Auriez-vous fait différemment ?
Ce n'est pas la première fois qu'on nous annonce une loi immigration Moi je vois que le Rassemblement National a rassemblé 11 millions de voix Et qu'aujourd'hui plus rien ne peut se faire sans nous Au sein du Parlement, dans la vie politique française Et probablement que la présence de députés en nom du Rassemblement National De ce premier groupe à l'Assemblée Pousse sans doute les gens qui sont au pouvoir Et qui n'ont pas gagné les élections à entendre le message des urnes Maintenant on va regarder concrètement ce qu'il y a dans cette loi immigration Et je crains que Pour l'instant les signaux qui nous sont donnés Parce que Il y a les déclarations et puis il y a les faits Il y a les décisions derrière Or les discours ils n'engagent que ceux qui les tiennent Moi je vois que dans le budget Le gouvernement de Michel Barnier s'apprête à augmenter de 100 millions d'euros L'aide médicale d'État C'est-à-dire la gratuité des soins L'enveloppe qui est consacrée à la gratuité des soins Pour les étrangers en situation irrégulière Qui peuvent venir en France Et même se faire recoller les oreilles aux frais de la princesse Ce budget-là il est en augmentation Donc encore une fois il y a des discours Il y a des actes Nous attendrons évidemment cette loi immigration avec impatience C'est une demande du Rassemblement National Parce que
Attendez vous dites plein de trucs là On va revenir sur la question effectivement du budget point par point Parce que d'ailleurs vous allez proposer votre propre contre-budget mercredi Mais Jordan Bardella sur cette loi immigration On a déjà quelques points Puisque c'est sur BFM TV hier Que la porte-parole du gouvernement a annoncé Cette nouvelle loi pour janvier prochain Elle dit notamment qu'il y aura dedans La question de l'allongement de la durée de détention En centre de rétention administrative De 90 jours à 210 jours Ça vous plaider pour ?
Non seulement je plaide pour Mais je l'avais proposé lors des élections européennes Et lors de la campagne des élections législatives Par conséquent si cette mesure du Rassemblement National est mise au voie Évidemment que les députés du RN la voteront bien sûr Ça vous la voterez ? Bien sûr Vous pourriez même voter toute cette loi
S'il y a dedans l'AME qui devient L'AMU C'est-à-dire une aide médicale d'urgence Ça aussi vous la voterez
Mais c'est contredit par l'augmentation même Du budget de l'aide médicale L'État Donc moi je me méfie si vous voulez des annonces Qui consistent à vouloir endormir un peu L'opposition et à vouloir endormir les électeurs Enfin le Rassemblement National C'est vous qu'ils essaient d'endormir ? Donc je ne sais pas
J'imagine que ce n'est pas vis-à-vis du PS Qui lance cette idée-là
Madame Bréjon que j'ai écoutée hier sur votre antenne Elle est macroniste Il se trouve que les macronistes depuis 2017 Ont franchi un à un Tous les records de la politique d'immigration Conduit à sa tête par Gérald Darmanin Record d'immigration légale Record d'entrée illégale sur le sol français Record du nombre de demandes d'asile Et évidemment un record européen De la faiblesse à l'égard de l'exécution Des obligations de quitter le territoire français On a un nombre qui est très très bas Par rapport à la moyenne européenne Ce qui me fait dire qu'il y a beaucoup de gens Qui rentrent dans notre pays Et peu de personnes qui sortent Alors qu'ils devraient être reconduits Dans leur pays d'origine Donc encore une fois J'attends de voir Le Parlement discutera de cette loi Mais on est dans une position aujourd'hui Où plus rien ne peut se faire Sans les voix du Rassemblement National Donc la position qui va être la nôtre D'ici à deux prochaines élections législatives Ça va être de pousser un maximum de nos mesures Dans l'intérêt du pays Et dans l'intérêt des français Et c'est toujours très contradictoire Parce que moi je m'amuse beaucoup De voir tous ces gens Nous faire barrage aux élections Et venir reprendre des mesures Ou des propositions Que nous avons pu formuler Pendant les campagnes électorales
Et vous le dites avec Je le dis pour ceux qui nous écoutent sur AMC Avec un certain sourire ironique
Je voulais Je suis passé la campagne électorale A dire qu'il fallait restreindre La politique migratoire Qu'il fallait transformer l'aide médicale d'état En aide médicale d'urgence Le Rassemblement National Arrive en tête Mais ne peut pas faire N'a pas la majorité Pour composer un gouvernement A l'Assemblée Nationale Et il se trouve que les gens Qui sont dans une position Très fébrile au pouvoir Reprennent les analyses Certaines analyses Et certaines idées du RN Donc moi je les appelle À aller au bout Et en tout cas nous nous serons là Pour faire adopter Les lois qui vont dans le bon sens Et qui vont dans l'intérêt du pays
Vous parlez avec Bruno Retailleau ?
Non on ne se parle pas
Non ?
Je n'ai pas eu de contact Maintenant si Monsieur Retailleau Ou si d'ailleurs d'autres personnes Au sein du gouvernement Souhaient s'entretenir avec nous Pour entendre ce qu'on a à proposer Moi j'ai toujours joué le jeu Vous savez que lorsque Le Président de la République A consulté les chefs de parti Il y a quelques mois Après les émeutes Moi j'avais accepté Cette rencontre Et je lui avais proposé D'organiser un référendum
Mais est-ce que vous avez passé En quelque sorte Une sorte de deal On a presque l'impression Dans la manière Hier Dont la porte-parole du gouvernement A annoncé cette loi En effet clairement À votre endroit Qu'il y a presque eu un deal C'est-à-dire Budget contre loi immigration
Non il n'y a absolument aucun deal Mais encore une fois On a le premier groupe A l'Assemblée nationale Donc ce gouvernement Ils ont besoin de vous Est sous la surveillance démocratique Du Parlement Et moi je suis extrêmement clair Si ce gouvernement Poursuit la politique D'Emmanuel Macron Nous le censurons A l'Assemblée nationale Si en revanche Il est ouvert A ce que des propositions Que nous avons formulées Dans l'intérêt du pays Et dans l'intérêt de la protection Des français Soient adoptées Et bien nous pousserons ces mesures Maintenant moi je suis très clair Sur l'immigration Il faut un référendum Parce qu'une grande partie Des mesures Qui pourraient permettre demain De protéger les français Notamment à l'égard De jurisprudence européenne Ou internationale Et bien ne peuvent être traitées Que par référendum Pourquoi ?
Parce qu'il y a aujourd'hui Des formulaires administratifs Des ordonnances administratives Qui visent à éloigner Des individus dangereux Du territoire de la République française Qui sont systématiquement cassés Par des décisions De la Cour européenne Des droits de l'homme Ou par des jurisprudences Européennes ou internationales Or le seul moyen De se protéger De cette injonction De cette ingérence Pardonnez-moi De décisions Qui sont contraires à nos intérêts C'est évidemment De faire rentrer Le droit des étrangers Dans la constitution Et c'est donc un référendum Donc si demain Nous arrivons à la tête de l'Etat La première mesure Que nous mettons en oeuvre C'est un référendum sur l'immigration
Vous disiez d'ailleurs A l'instant Jordan Bardella Que lorsque l'on vous proposait De dialoguer Lorsqu'Emmanuel Macron A voulu consulter Vous avez toujours répondu présent Hier soir Chez Benjamin Duhamel Il y avait Antoine Armand Le ministre de l'économie Qui a redit Que son refus initial De dialoguer avec vous L'ERN Parce que vous ne faisiez pas partie Disait-il De l'arc républicain Refléter effectivement Ses convictions Alors cela dit La rencontre va quand même avoir lieu Elle va avoir lieu En l'occurrence aujourd'hui A Bercy Puisque finalement Sur injonction du Premier ministre Il va bien recevoir Le groupe RN Dans quel état d'esprit Est le groupe RN là ?
Qui est M. Armand Pour expliquer Que tel ou tel électeur Ou que tel ou tel parti politique Appartient à l'arc républicain ? Ministre de l'économie ? Très bien Ministre de l'économie Que les Français découvrent Mais ce n'est pas à lui de dire Si les citoyens français En fonction du parti politique Pour lequel ils votent Sont des citoyens respectables Ou des citoyens de seconde zone Parce que lorsque les Français Paient les impôts A M.
Armand Au ministre de l'économie Ils ne regardent pas Si ces Français concernés Ont voté pour le Rassemblement national Ou ils ont voté pour Emmanuel Macron Donc nous nous avons fixé Une ligne rouge Lorsque le Président de la République A nommé un Premier ministre C'est le respect A l'égard des millions d'électeurs Qui ont voté Pour le Rassemblement national Et qui méritent parfaitement D'être entendus D'être écoutés Et d'être respectés Donc moi je me réjouis Que le Premier ministre Ait rappelé en quelque sorte La ligne de conduite Ait rappelé à l'ordre Son ministre de l'économie A chaque fois que nous serons Convoqués Invités à dialoguer Pour faire connaître nos mesures Nous le ferons Et nous utiliserons Ces réunions Ces échanges Pour pousser Un certain nombre De nos mesures La situation budgétaire J'imagine qu'on va en discuter Ce matin Mais la situation budgétaire Du pays Est extrêmement préoccupante Et je dis qu'il y a eu De la part de la Macronie A minima De l'amateurisme Et au pire De la dissimulation Et des mensonges Dans la gestion des comptes Vous vous souvenez Qu'il y a quelques mois Sur votre antenne J'avais réclamé un audit Des comptes de l'État Lorsque je me suis présenté Comme Premier ministre Ou potentiel Lors des élections législatives Au début d'année On nous a annoncé Les macronistes Nous ont annoncé Un déficit De 128 milliards D'euros Quelques mois plus tard Six mois plus tard On nous parle D'un déficit constaté Réel De 180 milliards C'est-à-dire qu'il y a Donc un trou De 50 milliards Entre les prévisions Qui ont été faites Par la Macronie Et la réalité Du déficit budgétaire Que nous n'avons jamais connue Dans cette proportion Et dans cette dimension Hors crise Depuis la seconde guerre mondiale
Vous dites ce matin Jordan Bardella Que vous soupçonnez Bruno Le Maire Le gouvernement De Gabriel Attal Voir Emmanuel Macron D'avoir sciemment Menti aux Français
Je crois Qu'ils ont dissimulé La réalité De la dérive budgétaire Qui a été la leur Lorsque M. Le Maire S'exprime Auprès de vos confrères Vous m'excuserez Je n'ai plus Le journal Auquel il a donné Cet entretien Et qu'il dit La vérité Éclatera plus tard
En fait il l'a dit Par échange de SMS C'est les seules réponses Qu'il a données Je précise bien les choses Effectivement Lorsqu'il est interrogé Depuis 24 heures Par les différents journalistes Il ne répond que laconiquement Par SMS En disant La vérité finira Par être connue
Ces gens devront rendre des comptes Parce qu'ils ont mis le pays Dans une situation budgétaire Qui est cataclysmique Qui fait aujourd'hui L'un des pays les plus endettés En valeur de la zone euro On frôle quasiment Les niveaux De pays d'Europe du sud Comme l'Espagne Le Portugal Ou la Grèce Et ce qui nous place Aujourd'hui Dans des situations De dépendance budgétaire Et de fragilité budgétaire Qui sont sans précédent Donc ils ont géré Dramatiquement L'argent public Et aujourd'hui Eh bien Les responsables politiques Vont devoir Ce qui est En tout cas de la situation Faire des choix Et dans le budget Qui a été présenté Eh bien je crois Que le compte n'y est pas
Alors on va voir Sur le budget Mais juste encore un mot Vous demandiez Un audit initialement Vous soutenez donc La démarche Notamment de la commission Des finances De l'Assemblée nationale Qui demande A ce qu'il y ait Une commission d'enquête Parlementaire Pour savoir effectivement Où sont passés Ou comment s'est construit Creuser ce déficit
Mais toute la lumière Doit être faite Sur ces déficits Vous vous souvenez Que quand j'ai demandé Cette audite C'est parce que Je sentais Et que nous sentions En regardant de près L'analyse des politiques publiques Depuis plusieurs mois Qu'il y avait quelque chose Qui n'allait pas A l'époque Tout le monde Mais tout le monde M'a dit Les journalistes en tête Vous voulez gagner du temps Toutes les données Sont sur la table Et j'entends Y compris monsieur Do Sur votre antenne Dire que c'est du jamais vu Ce qui se passe aujourd'hui Avec les finances de l'Etat C'est du jamais vu Et il y a beaucoup De nos compatriotes Qui se demandent Où passe l'argent On est l'un des pays Dont le taux de prélèvement Obligatoire Est l'un des plus élevés Des économies délouées De l'OCD On est à 46% De prélèvement obligatoire Et de l'autre Les services publics Se dégradent jour après jour L'hôpital est de moins en moins Fonctionnel La sécurité est de moins en moins Assurée La justice est toujours plus hante Et les français se demandent Mais où passe notre argent
Mais si vous étiez vous-même À Matignon Comment trouveriez-vous Des sous ? Vous jugez le budget Présenté par Michel Barnier Trop sévère Vous allez d'ailleurs Vous-même présenter Un contre-budget Vous allez les trouver où Vous les sous ?
D'abord je ne dis pas Que c'est un budget Qui est sévère Je dis que c'est un budget Qui fait les poches Des français qui travaillent Parce que quand on nous parle Dans le contexte actuel D'augmenter le coût du travail Qui est déjà très élevé Dans notre pays Quand on nous parle D'une augmentation Des tarifs de l'électricité On va doubler les taxes Sur l'énergie Qui sont aujourd'hui À 20 euros le mégawatt-heure Elles vont passer à 50 euros Le mégawatt-heure J'ai entendu Madame Pannier-Runacher Évoquer une augmentation Des prix du gaz Dans un pays où En 2023 D'après toutes les études Qui ont été faites Sur la précarité énergétique De nos compatriotes 69% des français Ont eu des difficultés À allumer le chauffage L'an dernier Enfin je veux dire C'est aberrant De faire des choses comme ça
Pour être tout à fait honnête Vous prenez des chiffres De 2023 Où les prix étaient monstrueux Ils vont tout de même baisser Moins, moins qu'on aurait pu l'espérer Parce que moins Que les prix du marché Pourraient le promettre Puisque ça va être compensé Par ses taxes Mais ils vont quand même baisser
Les taxes vont augmenter Et donc on peut expliquer Aux français Qu'à cause des prix de gros L'électricité aurait dû être plus chère Et donc qu'elle va Qu'on va atténuer en réalité La réalité de la baisse Mais la réalité budgétaire C'est que les taxes Sur l'électricité Vont augmenter Et à côté de ça Moi je vois dans ce budget Je vais venir ensuite Sur mes propositions Des aberrations Lesquelles ?
Comment on peut expliquer Aux français dans le contexte actuel Qu'on va augmenter Le budget de l'Elysée Qu'on va augmenter Le budget du Parlement Et qu'on va augmenter Qu'on va dérembourser des soins Avec l'augmentation Du ticket modérateur C'est-à-dire qu'on va dérembourser Des soins par la sécurité sociale Qui vont donc être pris en charge
Trois euros de plus Qui vont donc On le sait
Augmenter le prix des contrats santé Et augmenter leurs tarifs Quand dans le même temps On augmente le budget De l'aide médicale d'Etat C'est-à-dire quand on augmente L'enveloppe Je l'ai dit tout à l'heure Qui est consacrée A la gratuité des soins Pour les étrangers En situation régulière
Mais comment on peut prendre
Ce type de décision Quand on fait de la politique Et quand on prétend Avoir conscience Des difficultés Que vivent aujourd'hui Nos compatriotes Et des difficultés Qu'ont des millions de français A boucler les fins de mois
Le ministre de l'économie Sur ce point Notamment De l'augmentation du budget De l'Assemblée Et de l'Elysée A répondu hier A Benjamin Duhamel C'était sur BFM TV
Je ne pense pas Que cette augmentation Soit compréhensible Pour nos concitoyens Le budget du ministère Que j'ai la chance D'occuper Baisse Je pense que Dans le moment Et les départementaires Vont pouvoir en débattre Et à titre personnel Je pense qu'il est important Même si c'est symbolique Puisque c'est des millions d'euros Et que depuis tout à l'heure On parle en milliards Ou en dizaines de milliards Symboliquement Il me semble qu'ici Chacun doit faire un effort Donc il faudra revenir Sur les montants Ce seront les parlementaires Qui voteront Mais je crois que Dans le contexte L'exemplarité doit s'appliquer A tous
Donc ils regrettent
De qui on se moque là ? On a un gouvernement Qui vient nous dire On va augmenter Le budget du parlement Et le budget de l'Elysée Et ensuite Quand on est sur les plateaux télé On vient dire Cette hausse Elle est scandaleuse On ne va pas la faire Est-ce que vous vous rendez compte Du niveau de déconnexion ?
Est-ce que vous vous rendez compte Du fossé Qui est en train de se créer Aujourd'hui Entre les gens Qui nous écoutent ce matin A qui on vient dire On va dérembourser On va augmenter Les taxes sur l'électricité De l'autre Ils entendent Et ils lisent Par l'intermédiaire De vos confrères Qu'on va augmenter Le budget de l'Elysée Augmenter le budget du parlement Et on a le ministre de l'économie Qui nous dit Que ce n'est pas sa faute C'est extrêmement inquiétant Pour l'état des finances publiques Monsieur est Macroniste Et on comprend Pourquoi est-ce qu'ils nous ont laissé Un trou De 1000 milliards de dettes Supplémentaires en 5 ans
Modifié Bon à la fin Vous pourrez dire Nous on ne l'aurait pas voté C'est un peu un jeu de dupe Puisque tout le monde a bien compris Qu'il n'y aurait pas de vote Il y aura un 49-3 Selon toute vraisemblance
Ça c'est la décision Du premier ministre Donc d'ici là Tout le monde va s'agiter Moi en tout cas je ne voterai pas On ne votera pas Et nos députés ne voteront pas le budget
Si vous en avez l'occasion
On ne votera pas le budget Ce qui distingue Dans une vie parlementaire Et dans une vie démocratique La majorité de l'opposition C'est le vote du budget Il n'y a rien de plus politique Qu'un budget Il y a deux leviers Pour affronter le mur de la dette Le premier levier C'est évidemment la réduction De la dépense publique Mais de la mauvaise dépense publique Et de ce que j'appelle Les gaspillages Le sujet de la fraude A été évoqué Il y a beaucoup de fausses cartes vitales Qui sont en circulation Nous nous militons Pour la mise en place D'une carte vitale biométrique Pour limiter la fraude sociale Deuxièmement Il faut casser le tabou De l'immigration de guichet sociale Parce que notre modèle social Ne survivra pas Si notre modèle social Est ouvert à la générosité De la terre entière J'étais il y a quelques jours
Mais ça vous l'avez bien vu Moi j'avais reçu Monsieur Stéphanini ici même Qui est franchement Pas un homme de gauche Qui a étudié l'AME par exemple Et qui dit En aucun cas L'AME ne fait venir les gens Une fois qu'ils sont là En effet Ils restent davantage Parce qu'on les soigne Mais il dit C'est un fantasme absolu Que de dire Que les gens viennent Spécialement pour l'AME Ils ne vont pas traverser La Méditerranée Au risque de leur vie Pour pouvoir se faire recoller Les oreilles Comme vous dites
Pardon mais il n'y a pas Que l'aide médicale d'état L'aide médicale d'état Des aides sociales Qui sont versées Aux citoyens étrangers Sur le sol français C'est entre 10 à 15 milliards Au bas mot 10 milliards Ce sont les estimations De l'Institut Montaigne On est au bas mot Entre 10 à 15 milliards Par conséquent Moi je propose Que la générosité De l'état français Se restaigne Aux citoyens français Je suis désolé Mais on en est dans Très difficile Et moi je souhaite Que les aides sociales Soient réservées Aux familles françaises Les allocations familiales Par exemple Doivent être réservées Aux familles Dont l'un des deux parents Et de nationalité française Vous défendrez
Des amendements là-dessus ?
Nous défendrons Notamment des amendements Mais notre position Elle n'a pas varié Et elle ne variera pas Et je pense que Notre modèle social Ne peut pas être Un modèle social Qui soit précisément conçu Pour absorber L'intégralité De la précarité mondiale J'étais il y a quelques jours Pardon au Danemark Le Danemark est un gouvernement Socialiste Un gouvernement de gauche J'ai rencontré Le ministre de l'immigration Là-bas ils ont précisément Considéré que leur modèle social Ne pouvait pas être universel Ils ont fait des économies Considérables En restreignant Les aides sociales Versées aux étrangers Et ils ont un message Très simple L'État doit être là D'abord pour les nationaux D'abord pour les citoyens Du pays en question Quant aux étrangers Qui viennent en France Ils doivent pouvoir Survenir à leur besoin Et j'assume de dire Madame Que notre modèle social Et l'attractivité De notre modèle social Est évidemment Une pompe aspirante Pour l'immigration Vous avez pris l'exemple Des oreilles recollées Mais le simple fait
Non je n'ai fait que reprendre
Vous l'avez repris Vous avez raison Vous l'avez repris
Qui est quand même assez cocasse Honnêtement Mais c'est une aberration C'est même une insulte Vous imaginez que les mères Qui traversent la Méditerranée Au péril de leur vie Avec leurs enfants Ils viennent pour les oreilles Vous-même vous prenez Des exemples qui sont quand même C'est une insulte humaine
Ça ne vous choque pas Qu'on dérembourse des soins Et que de l'autre On augmente le budget Réduire l'AME Ou l'avenue Moi ça me choque Je suis désolé
De migrants Au fait de recoller les oreilles Vous-même Vous le recollez Enfin soyez honnête
Madame il n'y a pas que Recoller les oreilles Justement c'est le seul exemple Que vous avez pris Il y a toute la palette de soins Gratuites qui est offerte Aux étrangers En situation même pas régulière Irrégulière Alors même qu'on a des milliers Et des millions De nos compatriotes Il y a un retraité sur trois Qui l'an dernier A renoncé à se soigner Parce que le reste à Charles Est trop pas important Donc c'est des choix budgétaires
Les retraités Moi je voudrais qu'on parle De votre niche parlementaire
Allez-y Vous m'avez demandé Quelles mesures je préconisais Pour faire face à la dette Donc d'abord Je pense qu'il faut lutter Contre la mauvaise dépense publique
Ça j'ai bien compris
Et l'autre levier Qui m'apparaît essentiel Dont personne ne parle C'est la croissance Parce que On remboursera notre dette Et on fera face A l'endettement de la France Si on arrive à recréer De la richesse Et pour recréer de la richesse Il faut déverrouiller Les contraintes Qui pèsent sur la croissance Il faut simplifier notre économie Sur le millefeuille administratif Et la capacité exorbitante Du Parlement européen Et du Parlement français A créer de la norme A créer des contraintes Toujours plus dures Pour nos entreprises C'est un coût De 60 milliards d'euros par an Il faut des prix de l'électricité Qui soient adaptés à la croissance Je veux dire Depuis le général de Gaulle On a eu un atout Qui s'appelait le nucléaire La multiplication des règles européennes Comme les contraintes Qui se posent aujourd'hui A EDF De céder 25% de sa production A des prestataires privés Qui se chargent De prendre la production d'EDF Et de la revendre Beaucoup plus cher A nos compatriotes Ou à certaines entreprises C'est un frein A la croissance Et puis il faut faire Le patriotisme économique Et je défendrai Notamment dans mon mandat Parlementaire européen L'instauration d'une préférence européenne Pour faire en sorte Que les entreprises Qui produisent sur le sol français Et qui produisent sur le sol européen Aient un avantage Dans la commande publique Donc pour affronter Le mur de la dette Il y a évidemment Un sujet de réduction De la mauvaise dépense publique Et de la lutte contre les gaspillages Et évidemment Un autre sujet Qui est un sujet De croissance Il faut soutenir la croissance Il faut défendre nos entreprises Parce que Qui paye ses dettes S'enrichir
Vous êtes président Du Rassemblement national Vous êtes aussi député européen Votre assistant parlementaire Est-ce qu'il bosse à 100% pour vous ?
Oui, pourquoi ?
Parce que la question S'est longuement posée D'abord quand vous
Sur mon assistant parlementaire ?
Non, non Sur les assistants parlementaires Donc j'imagine Que vous avez dû changer Un peu l'organisation Parce qu'effectivement À en croire Donc le parquet Marine Le Pen Et 20 autres prévenus Vous n'êtes pas Dans les prévenus Je le précise Est accusé d'avoir détourné Des fonds européens Au profit du parti Entre la fin des années 2000 Et les années 2010 Marine Le Pen Sera à la barre aujourd'hui Pour se défendre Ce qui est évident Et là pour le coup Vous-même Vous ne le contredisez pas C'est qu'il y a eu 6,8 millions d'euros Qui au minimum Ont servi aussi au parti Vous dites d'ailleurs Que c'est une question politique Plus que juridique
C'est ça On va voir Ce sont les chiffres Qui sont donnés Par le Parlement européen Et il faut bien comprendre Dans cette affaire Pour que les auditeurs Qui nous écoutent Comprennent la situation Que d'abord Ces reproches Qui sont faits Par le Parlement européen Ils sont faits A tous les blocs Politiques français Ils sont faits A la gauche France insoumise Ils sont faits A l'ex-majorité présidentielle Par l'intermédiaire du Modem Et ils sont aussi faits Au Rassemblement national En fait ce qu'on constate C'est qu'il y a une différence D'appréciation Sur le rôle La mission des assistants parlementaires Entre les partis politiques français Et le Parlement européen La petite différence C'est les montants
La petite différence C'est les montants On ne parle pas C'est considérable C'est 6,8 millions 6,8 millions d'euros
Mentionner 6 millions d'euros Marine Le Pen va évidemment Développer ses arguments Nous allons prouver Notre bonne foi devant la justice Il n'y a pas d'enrichissement personnel Non non C'est du détournement Il n'y a pas d'emploi fictif On parle de gens qui ont travaillé Pour des emplois Qui sont des emplois politiques Maintenant le Parlement européen Estime que Eh bien nos assistants parlementaires N'ont pas à faire de la politique Nous nous considérons que Des assistants parlementaires
J'entends parfaitement Ce que vous dites Et d'ailleurs J'avais reçu François Bayrou Au moment du procès Où c'était les mêmes choses Les mêmes faits Qui lui étaient reprochés La question là C'est que vous saviez Les règles du jeu Vous connaissez les règles du jeu Vous savez que l'Union Européenne Moi je veux bien Politiquement vous dites Oui mais alors attendez Ils bossent pour des élus Donc en gros Qu'ils bossent pour le boulot Qu'on fait au parti Ou le boulot qu'on fait Au sein du Parlement C'est à peu près la même chose Vu du côté français Mais pardon Pardon Juridiquement ça ne tient pas
Madame Pardon Je ne vais pas d'abord Faire le procès En 4 minutes sur BFMTV Et défendre les arguments Qui seront exposés Pendant 3 mois Devant la justice Mais d'abord On parle d'une procédure Qui a 10 ans Et pardon de vous dire Mais c'est un peu plus compliqué Que cela Lorsque vous cherchez A joindre le cabinet De Marine Le Pen Que vous tombez sur L'assistante de Marine Le Pen Est-ce que vous voulez parler A Marine Le Pen La présidente du parti La présidente du Front National A l'époque Ou Marine Le Pen La députée européenne
Et vous Et vous Jordan Bardella Avez-vous Puisque vous avez été Assistant parlementaire Avez-vous modifié A posteriori Les comptes rendus De ce que vous faisiez Comme travail
Non je n'ai modifié Non mais je n'ai jamais modifié C'est dans la Libération Qui croient savoir Que notamment
Le travail que vous auriez Fourni à l'époque N'étant pas considéré Comme suffisant Pour justifier De votre salaire Au Parlement européen Vous auriez rajouté En quelque sorte Des liasses Dans des revues de presse Par exemple Pour justifier De votre salaire
Rassurez vos confrères De Libération Je n'ai rien rajouté
Vous n'avez jamais modifié A posteriori
Jamais modifié A priori A posteriori A posteriori Et je vais me dire Je ne suis pas concerné Par l'affaire Des assistants parlementaires Donc moi je veux bien Qu'on essaie de m'enrôler Si vous voulez Quasiment de force Devant le tribunal médiatique Mais je ne suis pas concerné Par l'affaire Des assistants parlementaires Voilà c'est dit La justice a posé des questions Naturellement A mon député A mon employeur A l'époque Qui a répondu Sur l'exercice de ma mission Et la justice N'a rien trouvé A redire A redire sur la réalité De mon contrat Quant à Libération Si vous voulez Les inspecteurs Gadget Du procès Des assistants parlementaires Ils ont comparé Je ne sais pas si vous avez vu L'article dont vous mentionnez Ils ont comparé Ce qu'ils considèrent être Mon écriture Avec ce qui est Soi-disant Mon écriture Sauf qu'ils se sont appuyés Pour comparer mon écriture Sur des dédicaces Qui ont été faites Lors de l'envoi De cartes d'adhérent A des sympathisants A des militants Du Rassemblement national Sauf que ces documents Sont faits avec une machine Donc ça n'est même pas Mon écriture Sur les documents Auxquels ils ont Soi-disant comparé Ma véritable écriture Donc ça ne tient pas la route Et je tiens à vous dire Que Libération Est poursuivie en diffamation Et qu'encore une fois Tous ceux qui affirment Que je n'ai pas travaillé Ou que mon emploi Est un emploi fiquif Seront poursuivis en diffamation Parce que je ne me laisse pas Calomnier J'ai été très fier d'ailleurs D'assurer cette mission Pendant que j'étais étudiant Ça a été ma première Mission professionnelle A mi-temps Pendant trois mois et demi Pour 1200 euros par mois Et j'en suis très fier
Jordan Bardella Président du Rassemblement national Et député européen Donc merci d'avoir répondu A mes questions Merci à vous
Jordan Bardella