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interviewLCI· 8 juillet 2025 19 min

Décès d'Olivier Marleix : l'hommage de l'Assemblée nationale|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Donc on va assister là à cet hommage mais l'ambiance est très lourde depuis hier. Oui. [Musique] Monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les membres du gouvernement, mesdames et messieurs les députés, mes chers collègues, hier après-midi, notre Assemblée nationale s'est glacée de stupeur et de douleur lorsque nous avons appris la tragique disparition de notre collègue Olivier Marlex.

Olivier Marlex était des nôtres. Il siégeait dans cet hémicycle depuis 2012. Il en était une figure familière, un collègue estimé pour beaucoup, un ami.

Je peux en témoigner comme nombre d'entre vous sur ces bancs. Olivier Marlex personnifiait le parlementaire dans la plus noble exception du terme. Il était à la fois un technicien rigoureux et méticouleux, un orateur plus et précis, un défenseur de nos institutions et un fidèle serviteur de l'intérêt général.

Chacun ici le savait, chacun ici le respectait. La politique Olivier Marlex l'avait dans le champ. C'est son père Alain, ancien député du Cantal et secrétaire d'État entre 2007 et 2010 qui lui transmis selon ses mots le virus de l'intérêt général.

Refusant cependant d'être un héritier, il ne se présenta pas dans le Cantal paternel et pompidolien mais dans la deuxième circonscription d'UR et Loire où il fut élu en 2012 et réélu en 201722-224. Durant ces 15 années, Olivier Marlex fut un véritable pilier de la commission des lois. Il s'investit particulièrement dans la lutte contre la corruption et les conflits d'intérêt en grand défenseur de la déontologie et de l'intégrité parlementaire.

Le fil rouge de son engagement, ce fut peut-être son admiration teintée de nostalgie pour l'État golon popidolien. fervante avocat de la souveraineté industrielle et énergétique de la France. Il présida ainsi en 2018 avec une pugnacité que chacun lui reconnaît, la commission d'enquête sur les décisions de l'État en matière de politique industrielle.

Enfin, tout au long de ses engagements, Olivier Marlex ne séparait jamais la liberté des Français de leur sécurité. sa toute première intervention dans cet hémicycle le 6 novembre 2012 comme sa toute dernière le 1er juillet dernier portèrent justement sur la sécurité des français. Olivier Marlex prenait encore la parole dans cet hémicycle mardi dernier.

Il était alors comme nous l'avions toujours connu précis, impliqué, respecté. Il devait siéger cet après-midi même sur les banss de la commission pour défendre la proposition de loi dont il était le rapporteur. Derrière le député engagé et investi, il y avait également l'homme unanimement apprécié.

Les hommages d'hier en témoignent. Il venait de tous les bancs de cet hémicycle. Démontrant ainsi qu'au-delà de nos différences politiques souvent radicales, nous appartenons à une seule et même grande famille, la famille parlementaire.

Nous sommes très nombreux ici à pouvoir attester de la force de caractère d'Olivier Marlex, de sa stature morale. Oui, il fut un opposant résolu, mais il fut toujours un opposant respectueux de nos institutions et des autres, exigeant et courtois. digne et élégant, mais aussi pince sans rire et nous sommes beaucoup à avoir fait l'expérience de son humour tranchant mais toujours pertinent.

Je peux témoigner personnellement de ses qualités pour avoir travaillé étroitement avec lui cette année durant au sein de la commission des lois puis en conférence des présidents. Homme de droite, il incarnait avant tout une droiture républicaine qui ne transigeait jamais avec ses convictions mais qui plaçait toujours l'intérêt général et notre institution au-dessus de tout. Député de la nation, Olivier Marlex était aussi un élu de terrain, conseiller général puis vice-président du conseil départemental de Réloire, maire d'Anette de 2008 à 2017.

Il était enraciné dans son territoire. Il avait fait sienne cette idée de George Pompidou qui l'admirait. La République doit être celle des politiques au sens vrai du terme, ce pour qui les problèmes humains l'emporte sur tous les autres.

Ceux qui ont de ces problèmes une connaissance concrète n'est du contact avec les hommes. Mes chers collègues, dans quelques mois, nous rendrons collectivement hommage dans cet hémicycle en présence de sa famille à Olivier Marlex et je prononcerai à cette occasion son éloge funèbre. Aujourd'hui, en cette heure de deuil, nos pensées attristées se tournent vers sa famille et ses proches.

Qu'il sache que la représentation nationale toute entière partage leur peine et se tient à leur côté. J'adresse aussi une pensée particulière à nos collègues députés de la droite républicaine qui perdent un ancien président de groupe dont la voix portait bien au-delà de ses rangs. Alors mes chers collègues, en hommage à Olivier Marlex, je vous invite à observer une minute de silence. [Musique] Je vous remercie. [Musique] Je voudrais donner à présent la parole à monsieur Laurent Voquier, président du groupe droite républicaine.

Merci madame la présidente. Monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues, Olivier Marlex a été le président de notre groupe la semaine dernière. Il était encore là assis à sa place parmi nous.

Aujourd'hui, son siège est vide. Il est parti et il laisse derrière lui pour chacun d'entre nous une infinie tristesse. Ceux qui le connaissaient bien savaient déceler au-delà de sa pudeur l'immense sensibilité de son âme.

Son départ, la brutalité des circonstances appelle tant de questions. Des regrets aussi. ces paroles que nous n'avons pas pu avoir, ces échanges que nous aurions aimés partager, tout ce qu'on n'a pas eu le temps de dire.

Cette peine, rien ne pourra la combler. Elle laisse son lot pour chacun d'entre nous de souvenir, de regrets, de souffrance. Mais notre devoir c'est de garder autre chose.

Olivier Marlex, notre devoir c'est de faire en sorte que la brutalité de son départ, la façon dont elle nous marque, ne fasse pas oublier la dignité de son engagement politique et ce qui était le sens de sa vie. un député au talent rare. Lui le fidèle serviteur de la tradition gauliste qui avait appris au côté des plus grandes figures de notre famille politique de Charles Pasquais Nicolas Sarkozi.

Lui le cantalien au caractère parfois rude mais toujours espiègle. Lui qui a toujours refusé d'être un héritier et qui avait choisi de se construire par le suffrage universel. lui qui avait épousé ce département d'or et où dans sa commune d'anette, comment on choisit une famille, sa gentillesse et sa proximité faisait l'unanimité.

Olivier avait gardé de George Pompidou qu'il admirait tant que la belle politique conjugle l'enracinement dans un territoire et le regard qui emporte au-delà de la colline. Oui, il aimait en politique les grands débats, il aimait les idées qui élèvent. Il y avait en lui la force du travail et le panage des convictions qu'il défendait avec courage.

D'abord pour nos institutions dont il refusait de voir perdre l'esprit de la 5e République en y mettant toute son énergie à la commission des lois où sa parole était écoutée et respectée. Ensuite pour la souveraineté de la France et il s'était tant battu contre la vente de nos floraux industriels. Mais il avait aussi des combats plus intimes comme la protection de l'enfance.

Et bien des associations ont rendu hier hommage à cette part plus personnelle de son engagement. Il refusait que la vie politique soit abîmée, qu'elle soit gangrainée par la médiocrité. Homme de lecture et d'écrit.

Il ne cessait de réfléchir, de questionner, de proposer pour tracer un chemin de reconstruction française. Je tiens à remercier au nom de notre famille politique les témoignages de tout bord qui se sont exprimés et qui ont rendu hommage à celui qui était respecté parce que queles que soient nos différences politiques, il menait chacun de ses combats avec droiture épanache. Dans cette épreuve, nos cœurs et nos pensées se tournent vers ses proches, sa famille, tous ceux et celles qu'il aim et ses deux filles.

Mes chers collègues, la vie politique peut être dure derrière les apparences qui protègent, derrière les sourires qu'on affiche parfois comme des armures, derrière les silences qu'on ne comprend pas toujours, on sous-estime toujours la solitude des êtres. Mais Olivier, tu n'es pas seul. Tu n'es pas seul.

Tu comptes ici des compagnons fidèles, des amis qui perpéteront ta mémoire, celle d'un homme droit. qui a dédié sa vie à l'honneur et à l'amour de son pays. [Applaudissements] La parole est à monsieur le premier ministre. [Applaudissements] Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le président Laurent Voquet, le gouvernement veut vous dire à quel point nous partageons.

Nous avons partagé hier la stupéfaction et l'immense tristesse à l'annonce du départ d'Olivier Marlex. à quel point nous partageons l'arrachement qui est le vôtre et à quel point nous partageons l'affection que qui a été traduite sur bien des bans et le respect que cette personnalité rare faisait naître. Olivier Marlex était un combattant avec des convictions dont chacun connaissait la force et la puissance.

Infatigable parce qu'il ne cessait de défendre le une certaine idée de la France de sa souveraineté de sa souveraineté économique et industrielle. Mais au-delà des dossiers qu'il portaient, il y avait un amour enraciné pour notre pays. Euh et cette figure que beaucoup estimaient sur tous les rangs, sur tous les bancs, cette figure-là, elle nous rappelait que la politique n'est pas seulement débat, concurrence et affrontement.

Elle est quelque chose d'autre. Elle est le partage d'un idéal dont nous faisons sans doute pas tous la même idée mais qui est aussi essentielle pour nous tous comme vous l'avez dit ou en tout cas comme nous l'avons senti dans vos propos madame la présidente et dans vos propos monsieur le président ce drame nous a rappelé aussi que il y a dans tout être humain des fragilités même lorsque Ces fragilités, ces failles sont celles d'hommes qui paraissent inflexibles. Et je crois que beaucoup d'entre nous hier et ce matin se sont dit que ces failles et ces fragilités, il ne fallait pas les laisser sans réponse, qu'il est bon que les mains se tendent.

Et pour Olivier Marlex, je veux dire que cette affection là, elle méritait d'être traduite aujourd'hui à l'Assemblée nationale et le gouvernement le dit par ma voix. Merci. Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre.

Donc l'ordre du jour appelle les questions. Vous l'avez compris, on sent la la classe politique extrêmement extrêmement affectée par la disparition de l'un des députés de cette assemblée nationale, Olivier Marlex, donc qui s'est donné la mort hier avec ce discours extrêmement poignant de Laurent Voquier, très applaudi à la fin. Il commence ainsi.

Aujourd'hui, son siège est vide. Il est parti, il laisse derrière lui une infinie tristesse. Renault, vous le disiez, l'ambiance allait être extrêmement lourde à l'assemblée cet après-midi.

On l'a vu effectivement. Oui. Tous les témoignages que l'on peut avoir depuis hier montrent chez chacun, chaque parlementaire, chaque député, les les collaborateurs également des députés. une une infinie tristesse, l'hommage que l'on vient de vivre euh extrêmement extrêmement fort, hein, la voix blanche, la voix blanche de Yal Bron Pivet, de Laurent Voquier qui a succédé à Olivier Marlex à la tête du groupe les Républicains François Bairou avec avec toujours ces mots très fort chez les trois dans les trois prises de parole droiture, député exemplaire, le respect, les convictions, l'amour de son pays et et malgré les différences politiques, on l'a vu un silence total avec des visages sur tous les bancs marqués marqués par cette tragique disparition d'Olivier Marlex qui montre au-delà des différences politiques encore une fois une assemblée extrêmement émue.

Vous savez, la la vie politique est très rude parfois et tous hors micro ou lorsqu'ils ont rendu hommage à Olivier Marlex, on parlait effectivement de ces failles des femmes, des hommes qui qui ont souvent dans le temps extrêmement chargé et qui malgré malgré un sourire qu'ils abordent souvent, bah derrière il peut y avoir des mystères et et qui donnent qui donnent cette cette tragique disparition. Exactement avec 4e suicide d'un député dans l'histoire de la 5e République et effectivement Laurent Veoquier n'a pas eu peur de le dire. Cette disparition laisse son lot de regret et de souffrance les signes qu'on n pas pu voir et tout ce qui revient en mémoire depuis depuis l'annonce de de sa disparition.

Oui, comme souvent lorsqu'il y a de telles circonstances, il y a chez les proches euh lointain ou ou extrêmement familiers toujours de la culpabilité h euh dans une phase de deuil qui s'ouvre de la culpabilité parce qu'on se dit un SMS auquel on n'a pas répondu, euh un échange téléphonique qui a pu être rude, euh il était encore à la tribune de l'Assemblée la semaine dernière. Ouais. Quelques jours.

Donc on peut imaginer effectivement sentiment de culpabilité et notamment pour les députés républicains. Il a été président de groupe et c'est pas un hasard. Exactement.

Et Laurent Voquet Ouais. Et Laurent Voquet a osé le dire. Yeah.