Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 20 mars 2021 26 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesSécuritéInstitutions & élections

Restrictions sanitaires, vaccination, élections régionales... Le "8h30 franceinfo" de Laurent Saint-Martin

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:22OuverteRéponse directe

    Qui peut comprendre quelque chose dans une telle confusion ? Est-ce qu'il n'y a pas une grande pagaille en vue ?

  • 1:40OuverteRéponse directe

    10 km, sauf que voilà, on peut aller jusqu'à 30 km, c'est ce qu'on découvre ce matin, pour faire ses courses et éventuellement sortir de sa région.

  • 4:08RelanceRéponse partielle

    Est-ce que ce serait efficace dans la mesure où on peut dépasser quasiment toutes les limites qui sont fixées ?

  • 5:16OuverteRéponse directe

    Vous les évoquiez, les commerçants. Là encore, c'est assez confus. Non aux boutiques de vêtements. L'habillement est très mécontent ce matin. Ou encore des chaussures. Mais oui aux fleuristes et aux chocolatiers. Où est la logique ?

  • 8:08OuverteRéponse directe

    Vous dites pas d'injustice entre ces différents commerçants. Expliquez-moi où est la logique d'autoriser les gens à aller acheter une guitare, mais pas un pull au vert par exemple.

  • 9:25OuverteRéponse directe

    La campagne de vaccination va coûter 3 à 4 millions d'euros. On dépend sans compter milliards, pardonnez-moi. Combien de temps ça peut durer comme ça ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:33PrésentateurFait
    « 30 km, 10 km, l'appli TousCovid dit encore autre chose, 5 km et pas 10. »
  • 5:19Invité politiqueFait
    « Non aux boutiques de vêtements. L'habillement est très mécontent ce matin. Ou encore des chaussures. Mais oui aux fleuristes et aux chocolatiers. »
  • 6:50InvitéChiffre
    « Un tiers des Français se réveillent sous cloche ce matin. 21 millions de personnes dans les Hauts-de-France. »
  • 8:55InvitéChiffre
    « Le fonds de solidarité qui peut aller jusqu'à 10 000 euros ou jusqu'à 20% du chiffre d'affaires de ces commerces sera prolongée. »
  • 9:31Invité politiqueFait
    « C'est la région où l'épidémie est la plus forte. Et en même temps, c'est celle où on est le moins vacciné. »
  • 9:52InvitéChiffre
    « Il y a par exemple près d'une personne âgée sur deux maintenant de 75 ans et plus qui est vaccinée. »
  • 11:04InvitéFait
    « Évidemment, l'Île-de-France est la région de loin la plus jeune de notre pays. »
  • 12:47Invité politiqueFait
    « Trois semaines avec AstraZeneca sans compter les 4 jours de suspension par la France de l'utilisation de ce vaccin. »
  • 15:35Invité politiqueChiffre
    « Le coût économique des mesures en France s'élève à 7 milliards d'euros par mois aide aux entreprises aide aux salariés. »
  • 15:43Invité politiqueChiffre
    « La campagne de vaccination va coûter 3 à 4 millions d'euros. »
  • 21:11Invité politiqueFait
    « Votre parti a tenté de s'allier avec Valérie Pécresse dès le premier tour. »
  • 22:20PrésentateurFait
    « Vous voulez créer une police régionale pour les transports et pour les lycées avec des sociétés de sécurité privées ? »
  • 25:29Invité politiqueFait
    « Réunion non mixte interdite aux blancs. Ça nous amène à des choses qui ressemblent à du fascisme, a dit Jean-Michel Blanquer. »

Temps de parole

  • Invité68 %
  • Laurent Saint-martin12 %
  • Présentateur10 %
  • Invité 28 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Le 8.30 France Info sur France Info Radio et le canal 27 de la TNT avec Myriam Ancawa de la chaîne parlementaire. Bonjour Myriam. Bonjour Ercine, bonjour à tous. Notre invité est député La République En Marche, désormais tête de liste à l'REM pour les élections régionales en Ile-de-France. Bonjour Laurent Saint-Martin. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin sur France Info. Alors, on découvre les nouvelles attestations publiées par le ministère de l'Intérieur pour les déplacements pendant ce confinement dans les 16 départements concernés. 30 km, 10 km, l'appli TousCovid dit encore autre chose, 5 km et pas 10. Qui peut comprendre quelque chose dans une telle confusion ?

Est-ce qu'il n'y a pas une grande pagaille en vue ?

0:47
Invité

Je crois que le Premier ministre a fait des annonces assez claires. Il y a pour les 16 départements concernés et donc l'ensemble de l'Ile-de-France, une possibilité pour nos concitoyens de sortir de chez eux. C'est même encouragé dans effectivement une distance de 10 km et les choses sont assez claires comme cela. Après qu'il y ait aujourd'hui entre l'ancienne application, des nouveaux décrets, quelques jours qui puissent se remettre tout ça bien en forme comme il faut. Je comprends votre question malicieuse pour commencer cette matinée.

La règle principale qui est celle que l'ensemble de nos concitoyens ont bien compris, c'est qu'évidemment on freine la circulation de ce virus de façon importante. Mais il n'est pas demandé aux Franciliens de rester intégralement chez eux comme ça a pu être le cas lors du premier confinement, lors du deuxième confinement. Ils peuvent sortir mais dans un rayon effectivement de 10 km.

1:40
Laurent Saint-martin

Alors 10 km, sauf que voilà, on peut aller jusqu'à 30 km, c'est ce qu'on découvre ce matin, pour faire ses courtes et éventuellement sortir de sa région. En fait, ça revient à ça, sortir de son département et donc des régions et des 16 départements concernés par toutes ces mesures. En fait, on se pose la question de savoir si ça a été bien pensé.

2:02
Invité

En fait, je pense, Myriam Ankawa, que depuis un an, on reproche, et parfois a raison, beaucoup trop de bureaucratie dans la manière dont les décisions sont appliquées et de ne pas suivre la vie quotidienne des gens. Et bien je pense, moi, ce qui est bien avec ces mesures, c'est qu'on fait effectivement en fonction de la vraie vie des gens. Et on ne se demande pas si, à partir du moment où vous êtes frontalier d'une région, vous ne pouvez pas dépasser cette frontière parce que ça dépasserait les 10 km. Soyons, une bonne fois pour toutes, pragmatiques. Freinons la circulation de ce virus sans empêcher au maximum la vie normale des gens. C'est ça que nous voulons faire.

Et donc effectivement, s'il peut y avoir, plutôt que 10 km pour qu'une personne puisse faire ses courses, une adaptation, faisons-le. Je crois que, là encore, je crois que, je vais répondre à votre question, mais la philosophie de ces annonces est extrêmement importante. C'est, nous devons freiner au maximum, au maximum la circulation de ce virus parce que les chiffres sont préoccupants. Mais en aucun cas, nous devons pénaliser la vie de nos concitoyens. Donc les exemples que vous citez sont précisément en réponse à cette problématique-là. Pourquoi employer le mot de confinement ? Pourquoi dire on reconfine ? Mais, moi, je ne sais pas si le terme de confinement est à utiliser ou pas.

Le confinement dans l'esprit des gens...

3:19
Présentateur

Ah, on ne serait pas dans un confinement ?

3:20
Invité

Le confinement dans l'esprit des gens, c'est vous restez chez eux, vous ne sortez pas. Ce qui est normal, puisque c'est effectivement de cette façon-là dont le confinement, il y a un an, avait été vécu et avait été imposé. Aujourd'hui, nous disons, vous pouvez davantage sortir. Ce que l'on demande, c'est attention, pas de lien social, attention, pas de regroupement. Attention, pas ce que maintenant l'ensemble de nos concitoyens connaissent bien, pas de lieu de regroupement pour pouvoir avoir un risque de contagion. C'est aussi simple que cela. Donc, si le terme de confinement est mal adapté, n'utilisons pas le terme de confinement.

Mais, cette idée au fond du confiné dehors, est-ce que vous trouvez qu'elle est visible ? Utilisons l'idée de freiner au maximum la circulation du virus. Il n'y a qu'un objectif, c'est de freiner la circulation du virus pour ne pas encore plus engorger nos services de réanimation. Il n'y a qu'un objectif, c'est celui-là.

4:07
Présentateur

Alors, on a la question autrement. Est-ce que ce serait efficace dans la mesure où on peut dépasser quasiment toutes les limites qui sont fixées ? C'est la question que vous posez, Myriam, tout à l'heure.

4:14
Invité

Je crois que ce sera efficace parce qu'il y a un certain nombre de mesures qui empêchent, justement, ce qu'on appelle les lieux de destination. C'est notamment pour ça que, malheureusement, nous devons fermer un certain nombre de commerces, de lieux de destination là où il peut y avoir, par le fait de sortir de chez soi pour un attroupement, pour un regroupement, contamination ou contagion. Donc, les mesures sont faites, effectivement, pour qu'il y ait cette efficacité-là. Et puis, derrière ces mesures, il y a aussi un appel à la responsabilité collective.

Moi, je trouve que les Français, les Franciliens, depuis le début de cette crise, sont particulièrement responsables et comprennent les enjeux qui sont à chaque fois face aux décisions qui sont prises par le gouvernement. Et à travers ces nouvelles annonces, il y a aussi une sorte de pacte de responsabilité collective en disant pendant que la vaccination se poursuit, pendant que nous accélérons en vaccinant nos concitoyens, eh bien, il faut faire un effort collectif en étant encore plus responsable. Et vous pouvez sortir de chez vous, oui, mais attention, on ne se rassemble pas. Attention, on ne se met pas dans des situations de circulation active de virus.

Et c'est la conjonction à la fois de l'augmentation de la vaccination et à la fois du freinage qui fera que nous sortirons enfin de cette crise.

5:16
Laurent Saint-martin

Vous les évoquiez, les commerçants. Là encore, c'est assez confus. Non aux boutiques de vêtements. L'habillement est très mécontent ce matin. Ou encore des chaussures. Mais oui aux fleuristes et aux chocolatiers. Où est la logique ?

5:27
Invité

Écoutez, sur ces sujets de savoir quel commerce peut être ouvert ou non. Il y a un décret qui est sorti hier soir. Je comprends très bien qu'un certain nombre de commerces qui sont obligés aujourd'hui d'être fermés soient en colère, soient lassés de la situation.

5:40
Présentateur

L'habillement. Tiens, disons-le clairement. Tout à l'heure, le représentant était notre invité.

5:43
Invité

Le sujet, depuis un an, la discussion autour de la première nécessité est sensible. Parce qu'effectivement, et c'est légitime, on peut considérer que ce que l'on vend en tant que commerçant n'est pas moins nécessaire que ce que vend le voisin qui lui peut être ouvert. C'est vrai, il y a des décisions qui parfois peuvent être considérées comme cruelles et difficiles. Et moi je les comprends ces commerçants. Mais notre responsabilité, c'est de faire des choix, justement pour pouvoir limiter ces lieux de destination. Et j'insiste sur un sujet que vous... Injustice ou pas, Laurent Saint-Martin, si vous entendez le mot que je prononce ?

Non, il n'y a aucune injustice dans aucune décision qui est prise. Je ne laisserai pas dire cela. Tout ce qui est fait, tout ce qui est fait, est fait dans un esprit de responsabilité. Un esprit de responsabilité pour que les vies soient sauvées en permanence. Et les commerçants, tous les commerçants le savent parfaitement. Et ils sont aidés depuis le début de cette crise. Soyons précis, s'il vous plaît, Laurent Saint-Martin. Au début de cette crise, pour que tout ce qu'ils, aujourd'hui, ne peuvent pas encaisser en tant que commerçants, parce que la crise les oblige à fermer administrativement, est évidemment compensé par les aides d'État, notamment le Fonds de solidarité.

Je poserai ma question après le fil info, puisqu'il est 9h moins 20, c'est maintenant. Un tiers des Français se réveillent sous cloche ce matin. 21 millions de personnes dans les Hauts-de-France. L'Île-de-France, l'Eure et la Seine-Maritime et les Alpes-Maritimes qui entament un troisième confinement. En revanche, soulagement pour les fleuristes, les chocolatiers, les cordonniers, les libraires. Des commerçants considérés comme non-essentiels au printemps dernier et qui, pour ce troisième confinement, peuvent rester ouverts. Exception, changement, dérogation. Les gens ne comprennent plus la logique des choses, dénoncent ce matin sur France Info le psychanalyste Serge Efez.

Il s'inquiète de la santé mentale des Français. Selon lui, il faut que le gouvernement fasse preuve de plus de psychologie. Mario Draghi annonce qu'il se fera vacciner avec AstraZeneca. Le premier ministre italien assure qu'il n'a aucun doute sur le vaccin après les suspicions d'effets secondaires. Même chose pour Angela Merkel, la chancellière allemande, qui annonce que son pays pourra commander seule des doses du vaccin russe Sputnik V s'il est validé par l'Agence européenne du médicament et si l'UE ne passe pas de commandes groupées. La 30e journée de Ligue 1 de football avec deux matchs au programme aujourd'hui. Metz-Rennes à 13h et à 17h, Nice reçoit Marseille.

Hier soir, Monaco a écrasé Saint-Etienne 4 à 0.

8:00
Présentateur

Laurent Saint-Martin est l'invité du 830 France Info, député La République En Marche et tête de liste pour les élections régionales en Ile-de-France. Laurent Saint-Martin, on parlait de la nouvelle règle pour les commerces dans les 16 départements confinés ou pas, s'il ne faut pas employer ce mot, c'est ce que vous nous disiez tout à l'heure. Vous dites pas d'injustice entre ces différents commerçants. expliquez-moi où est la logique d'autoriser les gens à aller acheter une guitare, mais pas un pull au vert par exemple.

8:27
Invité

Comme je l'ai dit tout à l'heure, il y a effectivement des choix sur un certain nombre de commerces qui sont considérés comme davantage de première nécessité que d'autres. Ce choix, c'est le gouvernement qui l'a fait par voie de décret. Il est important surtout de préciser que ceux qui ne peuvent pas aujourd'hui ouvrir. Et encore une fois, je comprends l'amertume et la déception qui peut être la leur quand il y avait une volonté de poursuivre un développement économique suite à cette année d'enfer économique pour eux. Qui ont refait des stocks, ils le disent. Resteront, et c'est bien là le plus important, resteront aidés de la même manière que pendant ces derniers mois.

C'est-à-dire que les charges fixes de ces entreprises seront payées. C'est-à-dire que le fonds de solidarité qui peut aller jusqu'à 10 000 euros ou jusqu'à 20% du chiffre d'affaires de ces commerces sera prolongée. L'État ne laissera jamais tomber ces commerçants. Et s'il y a effectivement pendant ces 4 semaines un effort supplémentaire qui leur est demandé, il y a aussi évidemment un effort supplémentaire de la part de l'État pour les accompagner en termes d'aide financière.

9:25
Laurent Saint-martin

Alors parlons de l'Île-de-France puisque vous êtes candidat au régional. C'est la région où l'épidémie est la plus forte. Et en même temps, c'est celle où on est le moins vacciné. Vous allez nous dire ce qui ne marche pas selon vous. Écoutez d'abord, Stéphane Troussel, le président du département de la Seine-Saint-Denis qui propose au fond de réorienter la vaccination vers les départements les plus touchés.

9:47
Invité

Je considère que dans les départements où l'épidémie fait rage, il faut adapter notre stratégie. Il y a par exemple près d'une personne âgée sur deux maintenant de 75 ans et plus qui est vaccinée. Et donc c'est maintenant que dans ces départements, notamment jeunes, où il va y avoir des métiers, des personnes qui exercent des métiers qui ne sont pas télétravaillables, confinement ou pas, restrictions ou pas, qui vont continuer d'aller travailler. Et donc c'est cela qu'il faut protéger.

10:13
Laurent Saint-martin

Voilà. Revoir la stratégie d'âge, notamment la stratégie vaccinale, est-ce que vous êtes d'accord, notamment en Seine-Saint-Denis, où la population est très dense, plus jeune, et réserver plus de doses là où l'épidémie fait rage ?

10:25
Invité

Il y a deux sujets qui sont abordés par Stéphane Troussel dans ce qu'on a entendu. Il y a effectivement le sujet de l'âge et puis il y a le sujet territorial. Sur le sujet territorial, c'est déjà le cas. La Seine-Saint-Denis, par exemple, est le lieu où il y a le plus de centres de vaccination. Donc il y a un effort par l'ARS qui est mis précisément pour que les territoires les plus sensibles puissent être priorisés. En revanche, sur l'âge, là où je ne suis pas d'accord avec M. Troussel, c'est qu'attention, la stratégie qui est celle du gouvernement depuis le début est la bonne.

C'est-à-dire d'abord de vacciner les plus fragiles d'entre nous, les personnes les plus âgées ou ceux qui sont atteints de comorbidités. Cette stratégie doit se poursuivre. Et précisément, en Ile-de-France, c'est une très mauvaise polémique, celle de dire qu'il y a le moins de vaccinés. Évidemment, l'Ile-de-France est la région de loin la plus jeune de notre pays. Donc, si vous réfléchissez en pourcentage, évidemment, ce sera celle qui sera le moins vaccinée. L'arrivée d'un vaccinodrome, par exemple, vous n'allez pas le réserver

11:15
Laurent Saint-martin

aux personnes âgées. Ce sera pour tout le monde. Ce qu'il faut bien avoir en tête,

11:18
Invité

c'est que l'Ile-de-France a vacciné plus de la moitié de sa population âgée de plus de 75 ans, qu'il faut continuer, qu'il y a beaucoup de progrès qui sont faits, notamment dans la prise de rendez-vous et qu'il faut l'accélérer, qu'évidemment, ce vaccinodrome au Stade de France est une excellente nouvelle. Ça va être fait dans les prochains jours. Il doit être ouvert tout début avril, avec notamment le concours, faut-il le rappeler, des sapeurs-pompiers de Paris. Bref, toutes les forces se mettent ensemble pour pouvoir accélérer massivement.

11:43
Laurent Saint-martin

Et on recalibrera la stratégie au fur et à mesure.

11:45
Invité

Vous parliez des doses, Madame Onkawa, les doses, elles arrivent plus vite que prévues également. On parlait de 300 000 doses au début du mois de mars. Est-ce qu'il faut les réserver

11:54
Laurent Saint-martin

là où l'épidémie flambe par rapport à d'autres territoires ? Oui. Est-ce qu'il faut vacciner plus vite et plus les habitants des zones et des départements concernés ?

12:04
Invité

Oui, et à nouveau, je vous précise que c'est déjà la stratégie de l'ARS en Ile-de-France. Donc nous devons le poursuivre avec les élus locaux, avec l'ensemble des parties prenantes sur ces stratégies de vaccination. Quitte à prendre des doses,

12:15
Laurent Saint-martin

par exemple, à des habitants de l'ouest de la France ?

12:18
Invité

Moi, je suis député de la 3e circonscription du Val-de-Marne. J'ai vu des communes comme Limay-Brévan, par exemple, sur un week-end mettre des opérations coup de poing où beaucoup de personnes pouvaient être vaccinées à partir du moment où, effectivement, elles-mêmes en responsabilité devaient l'être pour des raisons évidentes ou de façon prioritaire. Et donc, nous nous adaptons à la réalité des territoires. Il faut arrêter de croire qu'il y a une seule doctrine venue d'en haut et qu'il n'y a aucune souplesse territoriale qui est donnée. Pour vacciner, il faut avoir les doses, c'est évident. de chacun des territoires.

12:46
Laurent Saint-martin

Et on a accumulé un peu de retard, voire pas mal de retard. Trois semaines avec AstraZeneca sans compter les 4 jours de suspension par la France de l'utilisation de ce vaccin. Comment redonner confiance ? Les Français ont des doutes, se méfient de ce vaccin à présent.

13:01
Invité

Vous avez raison, c'est un enjeu considérable pour les prochaines semaines. C'est que la défiance vis-à-vis du vaccin d'AstraZeneca ne s'amplifie pas. Et donc, il va falloir que nous poursuivions cet effort de pédagogie en démontrant que non seulement il est sûr et efficace, qu'il protège bien des formes les plus graves liées à l'infection du virus. Oui, mais vous avez raison. Mais nous avons un enjeu véritable de conviction, de façon de présenter comment ce vaccin d'AstraZeneca n'est en aucun cas ni dangereux mais surtout efficace. Vous savez, les Franciliens veulent surtout savoir s'il est efficace avant de se faire vacciner. Et la vie... Bien sûr que si, c'est ce que je vous dis.

Donc, ils ont besoin qu'on leur démontre son efficacité. Il faut regarder l'avis de l'Agence européenne du médicament qui a été très claire là-dessus. C'est pour cela que la France, en responsabilité, a réautorisé pour les plus de 55 ans son administration. Et donc, à un moment donné, le fait que le Premier ministre se fasse vacciner, démontre l'exemple, etc., fait que nous devons réengager une grande dynamique de confiance autour de ce vaccin parce que ce vaccin, vous avez raison, dans notre stratégie de campagne de vaccination des prochaines semaines, il sera important, il est central dans le succès collectif de notre stratégie. Laurent Saint-Martin,

14:14
Présentateur

sur ce vaccin AstraZeneca, l'Allemagne, c'est encore illustré, si je puis dire, par son indépendance, disons-le comme ça, dans ses prises de décision, la suspension d'AstraZeneca, comme avant ça les contrôles sanitaires à la frontière avec la Moselle. Donc, l'Allemagne prend des décisions et puis nous, on suit comme on peut. C'est normal, ça ?

14:34
Invité

Mon opinion là-dessus a toujours été la même. Je considère que nous devons davantage nous concerter entre pays européens et de la même manière que nous avons mené une stratégie de vaccination ensemble et c'est pour cela que nous avons passé les commandes de vaccins ensemble. Mais vous avez l'impression que la chancelière Merkel nous concerte, nous, Français. Oui, bien sûr.

14:51
Laurent Saint-martin

L'Allemagne est prête à acheter du Sputnik, du vaccin russe si la commande ne se fait pas en Europe.

14:57
Invité

C'est solidaire, ça ? Mais la discussion a lieu en Europe et je plaide pour que nous poursuivions la même stratégie de solidarité européenne à la fois dans la prise de commande et puis dans la répartition des vaccins. Mais votre opinion est tout de même que l'Allemagne fait un peu cavalier seule. Non, mon opinion c'est que depuis le début avec l'Allemagne nous sommes main dans la main dans cette stratégie et nous devons poursuivre cette façon et en aucun cas la poursuite de la pandémie doit empêcher. Eh bien, dans ce cas-là j'appelle et je souhaite que nous continuions cette façon de concerter ensemble et de travailler ensemble.

Ce qui a fait la force pendant cette crise c'est aussi la solidarité européenne. Gardons ça à l'esprit et ne faisons pas cavalier seul.

15:35
Laurent Saint-martin

Le coût économique des mesures en France s'élève à 7 milliards d'euros par mois aide aux entreprises aide aux salariés. La campagne de vaccination va coûter 3 à 4 millions d'euros. On dépend sans compter milliards, pardonnez-moi. Combien de temps ça peut durer comme ça ?

15:53
Invité

Le temps qu'il faudra Madame Ankawa le temps qu'il faudra. Je suis rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale je peux vous assurer qu'en aucun cas le quoi qu'il en coûte s'arrêtera tant que la pandémie sera présente. La France a les moyens de protéger son pays et il faut le répéter et la France aura les moyens dans les prochaines semaines et les prochains mois de continuer à protéger son pays que ce soit sur l'activité partielle que ce soit sur le fonds de solidarité que ce soit sur les prêts garantis par l'État que ce soit sur les aides au public les plus fragiles que nous avons mis en place depuis maintenant plus d'un an tout cela sera évidemment poursuivi et ne sera pas ralenti.

Alors oui ça a un coût évidemment que ça a un coût pour l'État pour le budget de l'État qui est finalement le budget des contribuables et des citoyens et ceci nous l'emprunterons c'est vrai ceci c'est de l'endettement complémentaire il ne faut pas mentir aux Français et donc cette dette s'alourdit mais l'urgence aujourd'hui c'est de bien faire en sorte que notre pays protège nos concitoyens vous savez il y a quelque chose qu'on ne dit pas assez dans notre pays aujourd'hui quand vous faites tester c'est gratuit aujourd'hui quand vous faites soigner c'est gratuit on est le seul pays à avoir autant protégé sanitairement nos concitoyens donc ceci c'est un coût pour la collectivité évidemment mais c'est je crois le bien le plus cher et c'est ce qui fait notre savoir-faire en France et nous l'avons démontré encore pendant cette crise

17:09
Présentateur

Laurent Saint-Martin invité du 8.30 France Info on reprend cette discussion juste après le fil info Olivia Chandu à 9h10

17:15
Invité

un dispositif hybride qui allie couvre-feu et mesures renforcées voilà comment est décrit le nouveau confinement ce matin sur France Info par Camille Chèse porte-parole du ministère de l'intérieur un confinement plus flexible notamment pour ce qui concerne les sorties en plein air sans limite de temps et dans un rayon de 10 km pour ce qui est des contrôles ils vont perdurer avec ce week-end de la pédagogie dans les 16 départements de nouveaux confinés dans les Hauts-de-France l'Île-de-France la Seine-Maritime l'Heure et les Alpes-Maritimes la liste des commerces autorisés à ouvrir il est élargie par rapport au précédent confinement ça englobe maintenant les coiffeurs et libraires par exemple après le vélodrome autour du Stade de France privé de supporters de devenir un grand centre de vaccination il ouvrira ses portes dans quelques jours début avril l'objectif y vacciner chaque jour jusqu'à 2000 habitants de Seine-Saint-Denis le 15 de France contre le 15 du Poirot cinquième journée du tournoi des 6 nations en rugby les français reçoivent donc le Pays de Galles à 21h au Stade de France les bleus peuvent encore remporter le tournoi s'ils gagnent ce soir et vendredi prochain contre l'Ecosse

18:15
Locuteur non identifié

France Info

18:19
Présentateur

Laurent Saint-Martin est l'invité du 830 France Info député LREM est désormais tête de liste pour les régionales en Ile-de-France Myriam Ancawa

18:27
Laurent Saint-martin

Les élections régionales justement et départementales pourront-elles avoir lieu aux dates prévues les 13 et 20 juin prochains comment faire campagne en pleine épidémie l'abstention risque d'être très importante est-ce qu'un report se profile et est-ce qu'il ne serait pas plus raisonnable au fond de reporter ces élections

18:45
Invité

à ce stade je travaille et je crois que l'ensemble des candidats travaillent pour des élections qui doivent avoir lieu les 13 et 20 juin 2020 c'est ce que le Parlement oui c'est ce que le Parlement a décidé et aujourd'hui je souhaite effectivement que ces élections puissent avoir lieu en juin parce que je crois que d'autres pays ont voté et je crois que nous sommes en capacité s'il n'y a pas évidemment d'évolution extrêmement négative de la pandémie et une nouvelle donne qui verrait à reprendre une nouvelle décision à ce stade je considère effectivement que la démocratie doit être tenue en France

19:16
Laurent Saint-martin

au fond la question des élections sous Covid pourquoi on ne fait pas un système de vote par correspondance on n'y est pas les américains l'ont fait

19:24
Invité

ce n'est pas un sujet français beaucoup de pays ont pris des décisions assez tard concernant la tenue de leur scrutin et c'est normal vous voyez bien que cette pandémie fait que des décisions peuvent changer à quelques semaines près et c'est vrai pour tous les pays ce n'est pas spécifique à la France donc aujourd'hui ce qu'il a été décidé dans le texte à l'Assemblée nationale c'est que le conseil scientifique rende son avis au début du mois d'avril et donc il y aura une décision de prise à dessus à titre personnel comme candidat aux élections pour la majorité présidentielle en Ile-de-France je souhaite effectivement la tenue de ce scrutin au mois de juin si et seulement si les conditions sanitaires sont respectées et respectables auquel cas je me plierai évidemment à la décision Pour ce qui vous concerne

19:59
Présentateur

Laurent Saint-Martin la notoriété ça compte dans ce genre d'élection est-ce que vous estimez être prêt face à Audrey Pulvar face à Valérie Pécresse

20:09
Invité

Je me sens d'autant plus prêt que ce qui m'intéresse dans cette élection ce n'est pas Audrey Pulvar ou Valérie Pécresse ce sont les franciliens et comment trouver des solutions à leurs préoccupations et à leur niveau d'insatisfaction à vivre en Ile-de-France Aujourd'hui on a beaucoup trop de franciliens et vous en connaissez sûrement autour de vous qui n'attendent qu'une chose c'est quitter la région quitter leur région pour X raisons et j'en ai dénombré pour l'été de confinement essentiellement pour l'instant Alors ça c'est une raison à très très court terme mais de façon plus structurelle il y a aujourd'hui un mal-être chez les franciliens qui ne veulent plus rester dans la région qui n'est pas acceptable et qui est un constat d'échec amer donc le sujet c'est de ne pas viser des personnes je ne fais un match contre personne je fais un match pour les franciliens et avec eux oui mais moi je le ferai avec des propositions je ne le ferai ni en pensant à une élection d'après ni en regardant mon voisin je ne le ferai uniquement en trouvant des solutions pour les six prochaines années dans le quotidien des franciliens c'est la seule chose qui m'intéresse

20:58
Laurent Saint-martin

Alors on entend votre passion votre engagement dans cette campagne des régionales mais quand on sait au fond que votre parti a tenté de s'allier avec Valérie Pécresse dès le premier tour est-ce que ça ne vous facilite pas franchement la tâche ?

21:11
Invité

Cette information est parfaitement fausse Madame Ancawa Quand vous vous renseignez en coulisses vous savez qu'il y a eu des rapprochements

21:18
Laurent Saint-martin

Valérie Pécresse n'a pas voulu

21:19
Invité

Ce n'est pas à vous que j'inviterai à vous méfier des coulisses mais il n'y a aucune discussion et il n'y en a absolument jamais eu entre Madame Pécresse et le parti présidentiel le premier tour c'est la majorité présidentielle qui le portera avec la liste que je conduirai avec des idées qui sont propres à la majorité présidentielle qui sont différentes de tous les autres partis et vous le verrez bien et vous le verrez bien et il n'y a en aucun cas mais en aucun cas avec la liste que je conduirai la moindre tambouille électorale

21:45
Laurent Saint-martin

Audrey Pulver propose la gratuité dans les transports en Ile-de-France avez-vous comme elle une mesure choc ?

21:50
Invité

Mais je réfléchis à ce qui fait que les franciliens veulent quitter notre région j'ai identifié deux principales préoccupations qui ne sont pas les seules puisqu'il y a aussi évidemment le niveau des loyers il y a aussi beaucoup d'autres raisons mais j'en ai identifié deux la sécurité et particulièrement dans les transports et puis le niveau de violence qui est en train de monter dans notre région notamment quand on l'a vu avec les RICS et notamment de plus en plus jeunes et puis effectivement l'environnement notamment la qualité de l'air qui est une préoccupation qui monte chez grand nombre de nos concitoyens Parlons sécurité

22:19
Présentateur

Parlons sécurité Vous proposez je résume en deux mots puisqu'il nous reste assez peu de temps vous voulez créer une police régionale pour les transports et pour les lycées avec des sociétés de sécurité privées ça veut dire vous voulez faire entrer des vigiles des agents de sécurité pour gérer les lycéens dans leurs établissements quelle est l'idée derrière ça ?

22:41
Invité

L'idée derrière ça c'est solutionner enfin le problème d'insécurité galopante Vous voulez faire entrer des vigiles Non je vais vous répondre mais je vais d'abord résoudre l'insécurité galopante qui existe dans notre région Et oui la région Île-de-France a une compétence et une responsabilité dans les transports et les lycées et c'est pour ça que je propose Qu'est-ce que vous faites dans les lycées

22:55
Présentateur

avec cette police régionale ?

22:57
Invité

Je veux que cette police régionale soit beaucoup plus que ce qui existe aujourd'hui c'est-à-dire de simples vigiles effectivement de sécurité privée je veux qu'ils aient une vraie compétence de dialogue je veux qu'ils aient une vraie compétence de prévention avec les établissements Qu'ils rentrent dans les établissements ou pas ? Non pas nécessairement Mais peut-être Je veux qu'il y ait un dialogue surtout et une coordination avec l'ensemble des acteurs Qu'est-ce qu'il manque aujourd'hui dans la lutte contre la délinquance ?

Une terrible manque de coordination entre l'ensemble des acteurs avec les établissements scolaires avec les autres forces de sécurité c'est-à-dire police municipale police nationale et sur les transports c'est pareil vous avez de la sécurité qui existe aujourd'hui à la SNCF à la RATP vous avez la police nationale évidemment ce qui manque c'est de la coordination Je veux que la région en Île-de-France particulièrement prenne enfin ses responsabilités en termes de coordination et en termes de renforcement de la sécurité dans les lycées Cette police des transports

23:48
Laurent Saint-martin

et des lycées doit-elle être armée ?

23:51
Invité

Non elle ne doit certainement pas être armée autour des lycées la question n'est absolument pas là Dans les transports vous dites que oui La question est de faire de la médiation et de faire de la prévention Dans les transports vous dites que oui Laurent Saint-Martin pardon Sur les transports elle peut l'être Bien sûr parce qu'il y a besoin Il y a des armes létales Il y a un moment Vous dites il faut des armes létales mortelles Mais ça existe déjà monsieur ça existe déjà dans les transports de la sécurité armée Avec des armes létales ?

Je pense qu'il faut la renforcer et je pense qu'il faut effectivement se mettre maintenant au niveau pour pouvoir faire enfin en sorte que ceux qui prennent les transports notamment tard le soir notamment les femmes puissent le faire en toute sécurité Aujourd'hui ce n'est pas le cas et non seulement ce n'est pas le cas mais ce sentiment d'insécurité il n'est pas fantasmé et il grandit

24:27
Présentateur

Le risque de dérapage de balles perdues Non, ce n'est pas un problème

24:30
Invité

Arrêtez de voir la sécurité d'un point de vue systématiquement Je me vois les armes à feu les armes létales Pourquoi ne voyez-vous pas la sécurité comme la protection et la tranquillité de nos concitoyens ce que ça doit être Aujourd'hui la délinquance en Ile-de-France elle est dynamique et elle est dans le bassin de transport Si nous ne mettons pas davantage de force de sécurité dans les rames dans les transports pour que les gens se sentent davantage en sécurité et qu'il y ait une capacité d'intervention plus agile plus dynamique alors nous ne résoudrons pas ce problème là Donc le problème n'est pas de jouer sur les mots à savoir si on est dans une politique ultra sécuritaire ou non On veut juste des réponses adaptées par rapport à un sentiment d'insécurité qui est réel et qui est ressenti par beaucoup de nos concitoyens qui prennent des transports dans un certain nombre d'endroits de notre région qui eux sont systématiquement dans l'insécurité

25:17
Laurent Saint-martin

Il me reste une poignée de secondes J'aurais voulu avoir votre sentiment sur ce qui se passe à l'UNEF Réunion non mixte interdite aux blancs Ça nous amène à des choses qui ressemblent à du fascisme a dit Jean-Michel Blanquer Vous reprendriez le mot ?

25:32
Invité

Ce que je crois c'est que cette lutte supposée contre le racisme est devenue le racisme C'est-à-dire que cet essentialisme et cette façon de distinguer les gens par rapport à ce qu'ils sont par rapport à leur couleur de peau par rapport à leur religion en les mettant entre eux pour en discuter et en excluant les autres c'est le principe même du racisme On a fait de la lutte antiraciste à l'UNEF que j'ai connu un vrai plaidoyer pour le racisme et ça c'est un énorme problème Je regrette à titre personnel effectivement que l'UNEF se soit perdue dans cette direction-là Si les Français sont avérés

25:59
Laurent Saint-martin

il faut des poursuites ?

26:00
Invité

S'il y a effectivement un racisme de façon délituelle absolument

26:05
Présentateur

Merci Laurent Saint-Martin député La République En Marche et donc tête de liste pour les élections régionales en Ile-de-France invité du 830 France Info ce matin