Algérie, Narcotrafic, audiovisuel public : Laurent Jacobelli (RN) invité de QuestionsPol
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Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Questions politiques. Il y a ceux qui, à moins d'un an de la présidentielle, comptent désespérément le nombre de candidats dans leur camp à gauche, à droite. Pas moins de 30 déjà déclarés ou sur le point de se lancer. Et il y a ceux qui comptent les jours, parfois fébriles, au RN avant le 7 juillet. Décision dans le procès en appel des assistants parlementaires, un vertige. Marine Le Pen ou Jordan Bardella, tout est suspendu, le programme. Pour qui l'écrire ? Quel financement ? Quelle ligne aussi ? Des divergences, il y en a. Et puis, quelle ville vitrine ?
Carcassonne, Liévin, Vierzon, La Flèche, les premières décisions des nouveaux maires RN donnent-elles le ton ? Beaucoup de questions et ça tombe bien, puisque notre invité est porte-parole du RN. Député de Moselle, Laurent Jacobelli, est en direct sur France Inter, France Info, le canal 16 de la télé, et en partenariat avec le journal Le Monde. Nous sommes ensemble jusqu'à 13h pour répondre à toutes nos questions, à toutes vos questions politiques.
France Inter, questions politiques, Victoria Koussa.
Bonjour Laurent Jacobelli.
Bonjour.
Merci d'avoir accepté notre invitation à mes côtés pour vous interroger ce midi. Je les salue, Alix Bouillaguet de France Télévisions. Bonjour Alix. Bonjour Victoria, bonjour à tous. Avec vous, tout à l'heure, on aura le portrait de notre invitée.
Oui Laurent Jacobelli, vous êtes un des visages de la normalisation souhaitée par le RN de Marine Le Pen. Pourtant, vous êtes parfois épinglée pour vos formules jugées trop cash. Vous êtes aussi, je le précise, parce que c'est original, un enfant de la télé.
Et Françoise Fressos du journal Le Monde. Bonjour Françoise. Bonjour à toutes et tous. Vers midi 50, on ira tout droit avec vous vers 2027, avec une question qui sera évidemment centrale, la question de l'Europe.
La question de l'Europe, oui, parce que sur ce sujet, comme sur beaucoup d'autres, le RN a beaucoup évolué. Il était contre l'euro. Il est aujourd'hui à glorifier la relation franco-allemande. Alors, quelle est la vraie ligne aujourd'hui de ce parti ? Est-ce que ce parti n'est pas en train de devenir le parti le plus opportuniste de France ? Parce qu'on ne comprend plus rien du tout à sa ligne.
Vous aurez l'occasion d'y répondre, Laurent Jacobelli. On vous retrouve toutes les deux dans quelques minutes. Mais d'abord, quelques questions d'actualité avec l'Algérie qui s'invite. Ce week-end, le ministre de l'Intérieur algérien viendra à Paris dans quelques jours. Et notre ministre de la Justice, Gérald Darmanin, va s'envoler ce soir pour l'Algérie. Ce sera question de coopération judiciaire, de narcotrafic. On va en parler dans quelques instants. Mais aussi de notre confrère Christophe Gleize, détenu depuis près d'un an. C'est les relations qui se réchauffent. C'est la voie diplomatique qui paye.
Écoutez, tant mieux si la voie diplomatique est utilisée. Mais à quelle fin ? Est-ce que nous allons continuer sur le chemin de la repentance ? Est-ce que nous allons accepter, ad vitam aeternam, que l'Algérie refuse de reprendre ses concitoyens qui vivent en France et qui ont violonné l'Oise, les fameux OQTF, ceux qui sont obligés de quitter le territoire français ? Et est-ce qu'on va accepter d'envoyer nos ministres, comme Madame Ruffeau, manifester dans des cérémonies contre la France et contre l'histoire de la France ?
L'idée, c'est de parler de coopération judiciaire. C'est aussi pour aborder toutes ces questions.
L'idée, je vais vous dire, est très claire. Si nos ministres se rencontrent et qu'à la fin, l'Algérie dit « Ok, on arrête d'insulter la France matin, midi et soir » comme seul ralliement de notre population et comme seul programme gouvernemental. Si l'Algérie dit « Nous acceptons de reprendre tous les criminels et délinquants algériens qui sont sur le territoire français », alors on avancera. Mais si la contrepartie d'avancée algérienne, c'est de dire que la France doit s'auto-proclamer coupable de toute son histoire, alors c'est non. On a essayé la repentance.
Il y a malgré tout des résultats de cet effort diplomatique. Par exemple, l'auteur Boilem Sansal qui est revenu en France.
Oui, et Christophe Glees, malheureusement, qui est un journaliste français, un journaliste sportif, est toujours détenu dans les jôles algériennes. Mais s'il faut accepter le chantage, s'il faut accepter le kidnapping d'intellectuels ou de journalistes français dans les jôles algériennes, tout cela ne va pas aller bien loin.
Donc avec vous, ce serait le bras de ne faire pas de diplomatie sur la question avec l'Algérie ?
Mais la diplomatie, on va être très clair. Ça fait des années que le président de la République fait l'appelaventrisme, met un genou à terre, que nos ministres vont battre leurs culpes à Alger. Qu'est-ce qui se passe ? Eh bien, à chaque fois, le président Tebboum a des propos encore plus durs pour la France.
Donc ce serait une rupture diplomatique avec l'Algérie si le RN est au pouvoir ?
Ce n'est pas de la rupture, c'est la fermeté dans le langage diplomatique et mettre des conditions. Vous voulez ne pas reprendre vos OQTF ? Alors plus de visa, alors plus de soins gratuits pour les dirigeants algériens.
Réviser les accords de 68, c'est d'ailleurs ce que vous voulez.
Réviser, mais l'Assemblée nationale a demandé à ce qu'on arrête ces accords de 68. L'Assemblée nationale, la représentation des Français, le texte a été voté.
Qui n'est que symbolique puisque c'est une proposition de résolution.
Grâce au Rassemblement national, rien n'a été fait. Arrêtons la diplomatie de la courbette. Essayons la diplomatie de la fermeté. En général, ça marche.
C'est sur l'Algérie aussi que les ministres comptent pour lutter contre le narcotrafic. Chez nous en France, c'est une question qui sera abordée. Une meilleure coopération. Après plusieurs règlements de comptes ces derniers jours, on en a parlé. Laurent Nunez promet une lutte intraitable contre le narcotrafic.
Évidemment, tous ces faits ne font qu'on renforcer notre détermination. Et croyez-moi, la mienne est intacte et totale pour continuer cette guerre contre le narcotrafic. Et continuer à gagner des batailles. Nous le devons évidemment à ces victimes. Nous le devons aux habitants des quartiers qui n'en peuvent plus. Et certains nous l'ont exprimé avec Madame la maire encore à l'instant. Qui n'en peuvent plus de ce trafic de stupéfiants. La guerre que nous demandons, elle est intraitable.
Un texte arrive demain au Sénat. Un nouveau texte, la loi Riposte, qui vise à durcir les sanctions avec une nouvelle amende du consommateur qui va passer à 500 euros. Vous pensez aussi au RN qu'il faut lutter contre finalement la racine du problème qui est la consommation ?
Il faut lutter contre toutes les faces de ce problème. C'est-à-dire la consommation, l'importation de produits de pan, le trafic en France. Et ça veut dire qu'il y a beaucoup de choses à revoir. Ça va bien sûr de la politique contre les consommateurs. C'est vrai parce que s'il n'y avait pas de consommation, il n'y aurait pas de production. Ça va aussi dans le domaine de la justice des mineurs. Vous savez que beaucoup de mineurs sont employés pour faire ce qu'on appelle le chouf, c'est-à-dire la surveillance des points de deal, voire parfois la distribution de drogue. Donc ça veut dire la position sur les mineurs isolés, étrangers.
Ça veut dire sur la justice des mineurs avec des peines courtes, mais qu'il faut appliquer même pour les moins de 13 ans. Et puis ça veut dire aussi des peines de justice fermes et irrépressibles. Parce que quand on voit aujourd'hui des trafiquants de drogue qui sont condamnés à des peines, mais qui ne sont pas appliquées... Oui, ce que vous dites, c'est tout ce qui contient finalement la loi narcotrafic. Mais tout ce qu'ils ne font pas, tiens. Je vais vous dire un exemple.
Qui a été voté et qui est en train de vivre.
M. Darmanin avait sorti les muscles en disant « je vais construire des prisons spécifiques ». Il y en a une qui a été créée. Eh bien, un des narcotrafiquants les plus dangereux s'est trouvé libéré pour une journée pour aller passer un entretien d'embauche pour 2029, alors que lui-même avait été déjà pris la main dans le sac en voulant s'échapper en 2014. Tant qu'on aura une justice laxiste, sans peines planchées, qui doivent être appliquées, avec des rémissions de peines, avec des peines de substitution, avec des trafiquants qui, au sein de leurs cellules, avec des téléphones portables et des ornimateurs, gèrent leur trafic, alors on n'arrivera à rien.
François, dans la tribune dimanche aujourd'hui, Laurent Nunes dit que c'est précisément parce que le gouvernement agit qu'il y a les ripostes des morts. Est-ce que vous adhérez quand même un peu à cette thèse ? On essaye de faire quelque chose quand même. Non, je n'adhère pas à cette thèse. Quand je vois que sur le premier trimestre de cette année 90, attentats ou tentatives d'attentat ont eu lieu... Oui, mais c'est parce qu'on les a dérangés. Mais pas du tout, madame. Aujourd'hui, c'est 7 milliards le chiffre d'affaires du narcotrafic. Aujourd'hui, le narcotrafic nous menace d'être un narco-étape. Si la loi ne s'impose pas aux trafiquants, les trafiquants imposeront leur loi.
Regardez ce qui se passe dans certaines communes où des narcotrafiquants seraient liés à des maires nouvellement élus, notamment dans la banlieue parisienne. C'est très grave. Et donc, il faut maintenant atteindre les racines du mal. Il faut faire quoi concrètement ? Justice pour les mineurs, je vous en ai parlé. C'est-à-dire un gamin qui est pris en train de chauffer fera une peine de prison très courte dans des centres spécialisés pour les mineurs. Mais au moins, il verra la différence entre le bien et le mal. Tous les trafiquants étrangers doivent être renvoyés dans leur pays. Il y a un Albanais récemment qui a été pris la main dans le sac en train de faire du trafic de cocaïne.
Pour une signature qui manquait sur un document, il a été libéré. Il est toujours en France.
Donc, vous partagez finalement ce que le gouvernement fait avec la loi au narcotrafic. La différence, c'est que nous nous agirons.
Nous, nous agirons à partir de 2027.
C'est de l'action des textes de loi qui sont votés. Non, pas du tout.
Est-ce qu'il y aura des peines incompressibles ? Non. Est-ce qu'il y aura refus des peines de substitution pour les narcotrafiquants ? Non. Une fois encore, ce sont des lois de surface, des lois de communication, alors que le mal est profond.
Donc, vous agirez au RN sur le narcotrafique. Ces victimes vous font beaucoup réagir. 110 morts, c'est le dernier bilan officiel sur l'année 2024, des règlements de compte. Nous, vous entendons sur un autre sujet, les féminicides. 141 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint la même année 2024. Pourquoi ? Pourquoi c'est un angle mort au RN ?
Ce n'est pas du tout un angle mort. Nous avons pris, et Marine Le Pen en tête, souvent position sur ces questions. Là encore, on a un double problème. Un problème d'engorgement dans nos commissariats, dans nos gendarmeries, avec des personnels de force de l'ordre qui sont débordés par la tâche parce qu'ils ne sont pas assez nombreux, parce qu'ils sont submergés par les tâches administratives. Et donc, ça induit, malheureusement, une capacité d'action un peu plus faible et une justice qui, là encore, ne fait pas son travail.
Non, bien sûr, nous avons demandé, et Marine Le Pen en tête, qu'il y ait plus de logements, d'hébergements d'urgence pour les femmes et les enfants qui seraient victimes d'atrocités, d'agressions ou de violences. Là encore... On vous entend beaucoup moins sur ce sujet. Parce que, vous voyez, vous m'interrogez, je vous réponds, parce qu'effectivement, il faut le dire, c'est un sujet qui est à bas bruit. Souvent, beaucoup de femmes ont peur encore de dire ce qui leur arrive et donc il faut les inciter à parler. Non, pas du tout. Ce n'est pas un angle mort de notre programme. Au contraire...
Donc, ce sera dans votre programme ? Mais bien sûr,
parce que ça fait partie, j'allais dire, du même environnement. Aujourd'hui, on peut créer tous les textes de loi possibles. On peut affirmer toutes les bonnes intentions possibles. Tant que la justice dysfonctionnera, tant qu'elle sera laxiste, rien ne sera possible. C'est vrai pour les femmes agressées, c'est vrai pour les victimes en général et c'est vrai pour le trafic. C'est une déclaration de bière au magistrat, ce que vous faites, là ? Pas du tout. C'est une déclaration de fermeté. Mais les magistrats, vous savez, ne vont pas contre la loi. S'ils prennent ces décisions, elles le font dans le cadre de la loi.
Je citais tout à l'heure la paperasserie qui fait qu'aujourd'hui, des individus dangereux peuvent être relâchés tout simplement parce qu'une page n'a pas été numérotée ou pas signée. Il faut arrêter avec ces folies-là, tout en préservant, bien sûr, le droit à la présomption d'innocence. Je crois qu'aujourd'hui, le revers de Balancier vers l'excuse des coupables et des criminels a été trop loin. Il faut aujourd'hui penser aux victimes et donner un cadre légal qui fait que les juges ne peuvent pas libérer un individu dangereux.
Un autre sujet qui suscite la vigilance du gouvernement, l'antavirus. Il n'y a pas de crise, insiste ce matin la ministre de la Santé, Stéphanie Riste, dans Ouest France. À ce stade, la chaîne de transmission est maîtrisée d'après la ministre. Vous dites quoi, vous Laurent Jacobelli ? L'État est à la hauteur de la gestion du virus ?
Écoutez, pour l'instant, les individus sont isolés dans les hôpitaux. Je rappelle qu'au début, la ministre voulait un isolement volontaire, ce qui était plutôt inquiétant. Ils ont renoncé à cela et c'est tant mieux. J'apprends... C'est même un isolement à l'hôpital. Oui, c'est ça, mais qui n'est pas volontaire, donc qui est contraint. Il le faut, bien sûr, pour isoler la population. On apprend qu'on est en train de reconstituer notre stock de masques, donc ça veut dire qu'il n'est pas encore reconstitué et c'est assez inquiétant. Je pense que ça pose une vraie question de fond.
C'est-à-dire qu'à chaque fois qu'il y a un virus, on réfléchit de la même manière en plan d'urgence et il faut le faire, mais ça pose derrière les moyens de notre souveraineté. Peut-on aujourd'hui et demain fabriquer des vins de sain et des médicaments en France ou dépend-on encore de pays étrangers ? Et deuxièmement, des moyens mis dans nos hôpitaux publics. Je rappelle que chaque année, encore, on ferme des lits d'hôpitaux.
Alice Bouillet. En début de crise, vous avez parlé de cette crise comme d'un contre-feu agité par le gouvernement pour détourner l'attention des questions de pouvoir d'achat. Marine Le Pen vous a recadré en disant qu'il existe un vrai souci.
Est-ce que vous regrettez ces propos ? Non, parce qu'ils ont été sortis de leur contexte. Oui, et si on reprend l'ensemble de mes propos, je dis d'abord oui, il y a un problème. Oui, il faut le gérer parce qu'on ne va pas se permettre une nouvelle épidémie en France. Et on me disait mais le Premier ministre est sur tous les fronts, on le voit beaucoup, etc. J'ai dit oui, il ne faudrait pas qu'il se serve de cette crise qui est réelle pour faire de la communication au moment où les Français attendent des réponses aussi sur d'autres sujets. Non, j'ai été très bien compris mais parcellement. Donc voilà le fond de ma pensée totalement.
Et juste un mot, vous parliez à l'instant des masques. Le gouvernement affirme qu'un stock de masques est tout à fait suffisant pour protéger le pays pendant trois mois minimum en cas de vagues épidémiques. Donc vous pensez qu'il ment ?
Non, je n'ai pas dit ça. La ministre elle-même disait qu'elle était en reconstruction de stocks. Peut-être s'est-elle mal exprimée. Moi, vous savez, je suis très prudent. Je pense que la santé est une question trop sensible pour jouer avec. à des fins politiques soit pour faire de la communication. Ce que fait le gouvernement alors selon vous ? Non, mais on peut en tout cas se poser la question. Soit pour critiquer le gouvernement à travers la santé. Pour l'instant, la situation semble maîtrisée. Espérons que ça continue. C'est vrai qu'on a été échaudés par le Covid et c'est vrai que les fondements de la crainte demeurent.
Je le répète, est-ce qu'aujourd'hui nous sommes dans une situation de souveraineté médicale ? Je ne le crois pas. Est-ce que nous avons les moyens dans nos hôpitaux pour subvenir à une crise grave ? Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. La ministre l'a dit. Je ne le crois pas non plus. Ça, ce sont des questions fondamentales qu'il faut aborder. Françoise Fressos. Dans la prévention des crises, il y a peut-être aussi la prise de conscience de la façon dont se transmet les virus et la façon dont les pandémies au fond se répandent, c'est-à-dire des animaux sauvages qui transmettent à des animaux domestiques, qui transmettent à l'homme.
Est-ce qu'il n'y a pas un point aveugle dans le projet du RN, dans la réflexion du RN là-dessus ? Au fond, est-ce que pour prévenir les grandes pandémies, ce n'est pas faire très attention à la façon dont vivent les animaux sauvages, préserver et lutter contre le réchauffement climatique ? Je ne suis pas sûr, mais je ne suis pas médecin ni chercheur que le virus qui nous est annoncé... Il y a une grande interrogation là-dessus. En tout cas, ça pose une autre question que vous ne soulevez pas, mais que j'aimerais soulever quand même. C'est que cette transmission mondialisée aujourd'hui pose la question effectivement de la circulation des individus dans le monde.
C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il n'y a plus de contrôle aux frontières et que tout circule, y compris les virus. La protection animale fait partie de notre programme. On peut imaginer bien évidemment qu'elle aura un impact bénéfique sur la santé. Est-ce que le réchauffement climatique est lié à ce virus ? Honnêtement, j'ai l'impression que vous allez vite en besogne, mais peut-être que je n'ai pas les éléments... Non, je ne sais pas. Ça fait partie en tout cas des interrogations des scientifiques. Il y a beaucoup, beaucoup de... Mais vous savez, on parle d'un virus qui existe depuis des décennies, qu'on connaît déjà.
C'est très différent de la crise de la Covid où on avait un nouveau virus qu'on ne connaissait pas et dont on ne savait pas du tout comment il fallait le traiter. Celui-ci est un peu plus cadré. Les chercheurs l'enseignent d'ailleurs dans les universités. Donc, nos personnels soignants ne sont pas démunis face à un virus inconnu. Qu'il y ait derrière un problème médicamenteux ou un problème éventuel, mais apparemment, il n'existerait pas, de masque, c'est tout à fait possible, mais aussi un problème de circulation des individus.
Le prix à la pompe continue d'inquiéter les Français, d'angoisser les Français. À juste titre. Parmi les pistes évoquées concernant les nouvelles aides, la relance de la prime Macron qui a été mise en place en 2019 au moment du Covid, une prime versée par l'entreprise exonérant en partie de cotisations sociales et d'impôts,
c'est une bonne idée ? Et les chadocs pompaient, pompaient, c'est-à-dire qu'il faut arrêter de construire des usines à gaz. Avec Jordan Bardella, avec Marine Le Pen, on propose une mesure simple, la baisse de la TVA sur les énergies et donc sur l'essence de 20% à 5,5%. Aujourd'hui, il y a trois acteurs dans la crise énergétique. L'État, les entreprises pétrolières et les individus, c'est-à-dire les consommateurs. Les seuls qui ne font pas d'efforts, aujourd'hui, c'est l'État. L'État qui voit sa part de TVA augmenter et la taxe sur l'essence ne pas diminuer. Ce n'est pas le discours de Sébastien Le Corneau qui dit à chaque fois qu'il y a un surplus, on le réaffecte et électrification...
Donc ça veut bien dire qu'il y a un surplus. Vous voyez, le crime est dans l'annonce.
Laurent Jacobelli, effectivement, on se souvient que fin mars, Marine Le Pen accusait l'État de se comporter en profiteur de crise. Elle dénonçait, comme vous le faites à l'instant, des recettes indues perçues par l'État. Or, les recettes fiscales sur le carburant ont baissé de plus de 100 millions à cause de la chute de la consommation. C'est ce qu'a affirmé cette semaine Sébastien Le Corneau. Il n'y a pas de cagnotte. Donc, est-ce que Marine Le Pen n'a pas parlé trop vite ? Est-ce qu'il n'y a pas une forme de démagogie à laisser entendre finalement que l'État se gave ?
Mais Sébastien Le Corneau nous donne donc raison. Après un surcroît de recettes de 270 millions, je vais terminer mon raisonnement, annoncé par le Premier ministre, il y a une baisse de 100. Parce que les Français
se sont rués à la pompe aussi.
170 moins 100, ça fait 170 de recettes supplémentaires. Mais justement, il nous donne raison dans notre raisonnement. Qu'est-ce qu'on dit avec Marine Le Pen et Jordan Bardella ? Si vous gardez des taxes trop élevées sur l'essence, les Français vont faire un choix. Soit ils vont remplir le frigo, soit ils vont remplir le réservoir de leur voiture. Et donc, au final, il y aura une baisse de la consommation. Et donc, une baisse effectivement des recettes fiscales, mais surtout, une baisse de la production en France. Sauf que la baisse des taxes... Ça veut dire plus de chômage, ça veut dire plus de dépenses d'État. Vous savez que c'est aussi
les plus riches qui en bénéficieront, ceux qui vont prendre leur voiture pour partir dans leur résidence secondaire le week-end.
Avec sa feuille d'impôt à la station service. Mais sans parler du coût, c'est plus de 10 milliards d'euros. On est dans une situation budgétaire. Alors, vous avez toutes les trois raisons. Et tous les pays d'Europe sous la France ont tort. Est-ce que vous savez quel est le pays d'Europe qui fait le moins d'efforts sur la baisse des taxes ?
Mais ils n'ont pas le même état de nos finances publiques, Laurent Gassoméli ?
Les caisses sont vides. Excusez-moi, c'est le serpent qui se mord la queue. Pourquoi les caisses sont vides ? Pourquoi la France va mal ? Parce que la France est asphyxiée d'impôts. Oui, sauf que la situation est telle qu'elle est... L'impôt, l'impôt, et on parlait de virus tout à l'heure, est un virus qui est en train de saper notre économie. Aujourd'hui, les entreprises préfèrent délocaliser que de produire en France parce que c'est impossible aujourd'hui d'engager un salaire en France.
Donc vous vous rajoutez à l'addition,
ça ne vous gêne pas ? Non, diminuons les impôts, diminuons les taxes, diminuons les normes. Eh bien, les Français pourront avoir à nouveau un travail parce qu'aujourd'hui, on atteint 8,1% de chômage à cause de cette situation économique qu'on libère de la taxe. Et vous trouvez où cet argent comme demande Alie Goulaguet ? Nous sommes le pays le plus taxé du monde. Nous sommes un des pays les plus endités d'Europe et pourtant, notre économie va mal. Vous ne comprenez pas ça ? Il faut libérer... Mais qu'est-ce que vous proposez ? Où est-ce que vous avez cherché cet argent ? L'impôt de production.
Donc on vous a dit 10-12 milliards pour la baisse de la TVA. Donc concrètement, c'est 10-12 milliards.
Allons les chercher. 6 milliards de contributions supplémentaires au budget européen. On les rend aux Français. 15 milliards à les chercher là immédiatement, facilement dans la fraude sociale et fiscale. On va les chercher et on va les rendre aux Français. 20 milliards dans les aides non-contributives aux migrants en France. On va les chercher. On les rend aux Français. Il y en a un peu marre, honnêtement, que les seuls qui doivent faire des Français, ce sont les Français les plus modestes, ce sont les classes moyennes, ceux qui bossent, ceux qui payent des impôts, ceux qui ne se plaignent pas et à qui on dit toujours on va encore vous faire les poches. Ça suffit. Libérons les énergies.
Ça veut dire créer de l'emploi. Créer de l'emploi, ça veut dire plus de consommation. Plus de consommation, ça veut dire à nouveau des emplois et ça veut dire plus de cotisations pour maintenir notre système social. Il faut relancer ce pays et arrêter de l'étouffer sous la taxe.
Lors des municipales, vous étiez très enthousiaste, Laurent Jacobéli. Vous disiez dans l'entre-deux-tours la gestion RN, ça marche. Votre parti a désormais 61 villes RN, un peu plus si on compte vos alliés siotistes. Ce que vous faites au niveau local, ce que font les maires RN, est-ce que c'est ce que vous feriez une fois à l'Elysée ?
Respecter sa parole, probablement. Les maires RN, ça veut dire plus de propreté, plus de sécurité, le respect des cultures.
Une augmentation des indemnités aussi de certains maires RN.
Mais tout ça, c'est un équilibre des budgets. Et d'ailleurs, vous citez des maires RN, on pourrait citer des maires à peu près de toutes les communes. Quand un maire RN remplace un maire qui était conseiller départemental, président d'agglos, etc., et qui avait une certaine forme d'indemnité, il peut y avoir des réajustements. Ce n'est pas le fond de notre politique. Il y a des réalités locales. Un maire, il y a 36 000 communes. Vous imaginez bien qu'il n'y a pas 36 000 États en France. Donc, on ne gère pas une municipalité comme on gère un État. En revanche, il y a des fondements. Les fondements, c'est quoi ?
C'est dire à nos concitoyens, on vous assure une vie digne, on vous assure la sécurité, on vous assure la propreté, on vous assure d'avoir des écoles qui accueillent vos enfants et on vous assure aussi d'avoir une ville propre et entretenue.
On va rentrer justement dans le détail. Par exemple, prenons Carcassonne, le nouveau maire RN Christophe Barthez.
Que je salue.
Est devenu en quelques semaines, effectivement, forme d'incarnation du RN sans filtre, retrait du drapeau européen, arrêté anti-mendicité, baisse des crédits culturels, conséquence des critiques sur une méthode jugée trumpiste et la création d'un collectif citoyen, nous, Carcassonne. On est quand même très loin de la normalisation souhaitée par Marine Le Pen. Est-ce que ces premiers pas ne sont pas un raté ?
Mais qu'est-ce que vous trouvez d'anormal ?
Le fait qu'il y ait une création de ce collectif citoyen, nous, Carcassonne,
ça veut bien dire que... Ah, le fait que l'extrême-gauche refuse... Attendez, il y a autre chose aussi.
Et les syndicats, la façon... Oui, c'est ce que je disais, l'extrême-gauche.
Le fait que l'extrême-gauche... Les syndicats, c'est l'extrême-gauche. Le fait que l'extrême-gauche refuse le verdict des urnes ne devrait pas être un scoop pour vous. Voyez, le maire de Saint-Denis, dont on parlait d'ailleurs tout à l'heure, je crois, à propos des relations avec des narcotrafiquants, aujourd'hui dit qu'il y aura une insurrection si jamais le RN gagne.
Cette relation avec les narcotrafiquants n'est pas virée.
J'ai bien employé le conditionnel, vous l'aurez remarqué. Écoutez, ne cédez pas à cela. Mais des logis,
des organisations syndicales, des locaux, vous vous dites « Oui, très bien, allons-y. »
D'abord, je ne suis pas maire de Carcassonne, mais le maire de Carcassonne a un budget à gérer. Non, mais vous lui avez dit
« Vous lui donnez un blanc-seing. » Est-ce que je peux...
Je n'ai pas dit ça, mais surtout, j'ai tout à fait confiance sur Christophe Barthez que je connais bien, mais très simplement, il y a des locaux communaux occupés gratuitement, c'est-à-dire un coût pour la commune, par des organismes syndicaux qui font des contre-manifestations contre le maire. Mais c'est le costard, vos travailleurs. Ça ne veut pas dire « On se débarrasse des syndicats une fois élu. » Eh bien, ça veut dire simplement qu'on arrête de donner de l'argent à des gens qui refusent que la politique municipale s'applique. C'est tout. Ça ne veut pas dire interdiction d'exister. Mais les syndicats sont un contre-pouvoir. Vous respectez ce rôle ? Bien sûr. Mais évidemment.
Simplement, il y a aujourd'hui des syndicats qui occupent dans des communes des locaux qu'ils payent, qu'ils indemnisent. Et c'est tout à fait normal. Des syndicats qui respectent dans beaucoup de communes le verdict des urnes et qui ne vont pas agir contre le maire dans la mesure où ça ne concerne pas la vie politique, la vie syndicale.
Une atteinte à la liberté d'expression ?
Non, ils peuvent s'exprimer. D'ailleurs, ils l'ont fait. Vous voyez, ils ont créé un collectif. Donc tout cela ne tient pas. En fait, on a une espèce de front du refus, du verdict des urnes, de tout ce que la gauche et d'extrême-gauche comptent de révolter, subventionner, de ceux qui, avec l'argent des Français, leur crachent au visage de qui le vote à droite ou au Rassemblement national. C'est pas la liberté d'expression à laquelle vous tenez ? Mais la liberté d'expression, madame, ça ne veut pas dire utiliser les Français, l'argent des Français pour les insulter. Ce n'est pas ça la liberté d'expression.
Les syndicats, je crois, aujourd'hui, ont la liberté d'expression et j'y suis très attaché.
Donc vous n'êtes pas non plus choqué par ce qui se passe à Liévin, parce qu'il se passe à peu près la même chose lors de la cérémonie du 1er mai. Elle a été réorganisée pour empêcher les syndicats de prendre la parole. Est-ce que là aussi, vous cautionnez parfaitement cette méthode ?
Mais c'est la décision du maire. Est-ce que... Mais c'est quand même
inquiétant, non ?
Alors moi, je vais vous dire, voilà, il y a des communes dans ma circonscription qui refusent que je prenne la parole. J'en ai jamais entendu parler. Et là,
on ne parle pas de la même chose.
Ah ben, si on parle de la même chose, moi, il y a une ville et je la dis, c'est Roselange, par exemple, dans ma circonscription où le maire refuse de m'inviter aux cérémonies, où je n'ai pas le droit de prendre la parole. Eh bien, moi, j'attends qu'on pose la question aux leaders de gauche de ce qu'ils veulent faire. Ça, c'est un cas concret et qui est contraire aux usages démocratiques. Le fait, en revanche, que les syndicats défilent pour prendre la parole contre le maire n'est pas une obligation républicaine ni même un usage démocratique. Françoise Ressos. Autre tendance que l'on voit, c'est, au fond, taper un peu dans les crédits de la culture.
Est-ce que, pour vous, la culture, c'est la variable d'ajustement ? Non, mais ça dépend de ce qu'on appelle culture. Je vais vous citer un exemple parce qu'il faut être concret. Donc,
c'est la culture que le RN préfère ?
Non, non, non, non, pas du tout. Je vais vous expliquer. C'est un cas important et c'est un domaine qui m'est très cher puisque j'ai eu l'occasion d'y travailler longtemps. C'est très simple. Une pièce de théâtre ne peut avoir lieu que, notamment grâce à l'aide publique. Elle permet d'aller dans des territoires, etc. Elle doit être aidée bien évidemment. En revanche, comme quand dans la région Grand Est, celle où je siège aujourd'hui, eh bien, on subventionne avec l'argent public des concerts de rappeurs islamistes, antisémites qui appellent au meurtre de policiers.
Vous parlez de qui ?
Je parle de sniper, Médine, etc., qui sont des subventionnés par la région Grand Est, que la région Grand Est refuse de supprimer ces subventions. Alors oui, ça pose un problème. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc, il y a au nom de la culture...
Donc, il y a la bonne culture, la mauvaise culture, vous êtes le juge de paix ?
Je ne suis pas le juge de paix. Il y a simplement des valeurs républicaines qui sont respectées ou qui ne sont pas respectées. Par exemple,
à la scène sur mer, le maire préfère les combats de MMA au street art. Donc là, c'est totalement arbitraire. Donc, il décide de subventionner plutôt les combats de MMA qui prônent en plus de ça une forme de violence plutôt que du street art. Mais est-ce qu'on va faire toute cette émission
sur des procès en règle de maires RN ?
Non, mais on va regarder parce que vous voulez en faire aussi... Mais écoutez,
l'argent des subventions d'une commune, il n'est pas extensible. Je crois que les communes ont aujourd'hui du mal à boucler leur budget. S'il y a des subventions qui sont données à des associations qui utilisent mal cet argent pour en faire notamment de la politique active alors que ce n'est pas leur rôle ou des associations qui font des événements où il n'y a personne. C'est le rôle du maire de dire je vais arrêter les subventions là, je vais les remettre ailleurs. Il a été élu pour ça. Et je vais vous dire le juge de paix, ce n'est pas vous. Le juge de paix, ce n'est pas moi. Ce sont les électeurs qui dans 7 ans diront ben voilà, mon maire, je le réélis ou pas.
Il se trouve que tous nos maires sont réélus. Moi, j'ai la chance d'habiter une commune à Yange où le maire a été réélu à 73% au premier tour un maire RN. Donc, je crois que les gens sont plutôt satisfaits.
Et on observe aussi dans les communes RN l'importance de la voiture avec des créations de places de parking, du stationnement gratuit. C'est un positionnement que vous assumez pour voiture. Oui. Même si Santé publique France dit qu'il y a 40 000 morts par an à cause des particules fines.
Mais vous croyez qu'on va arrêter les particules fines parce qu'on va interdire le centre urbain ?
Ce n'est pas interdire mais c'est amplifier la présence de la voiture.
Il faut arrêter avec toutes ces histoires. Aujourd'hui, il y a 40 millions d'automobilistes. Aujourd'hui, il y a des Français qui sont obligés de prendre la voiture pour aller travailler. Il y en a beaucoup qui vont vers la voiture électrique. Ça, c'est une des évolutions récentes liées à la crise du pétrole. Pourquoi vous ne l'encouragez pas plutôt que de subventionner du pétrole ? Mais d'abord, je ne crois pas qu'on subventionne du pétrole. Ah ben, quand vous dites que baisse des taxes sur le pétrole. La voiture électrique, moi, si vous voulez, je vois des gens au quotidien qui ont une voiture qu'ils ont acheté d'occasion à 5 000 euros.
Et quand on leur dit que vous allez acheter une voiture à 35 000 euros parce qu'elle est électrique, ils ne peuvent pas. Si vous n'intégrissez pas alors on va dans le mur. Alors on ne fera jamais d'efforts. Donc c'est très simple. C'est très simple. Il faut baisser la TVA sur l'essence. Arrêter avec l'interdiction de circuler dans les centres urbains. Arrêter avec un certain nombre de normes qui tuent notre industrie automobile aujourd'hui en faveur de l'industrie chinoise qui, elle, produit des véhicules électriques à bas coût. Parce qu'au final, on va se retrouver avec autant de pollution, un pouvoir d'achat des Français diminué et une industrie automobile à l'agonie. Alex Bouillaguet.
Un mot rapide sur ces fameux banquets du canon français. Je rappelle, c'est des banquets populaires où l'on mange du cochon. En partie financés par le milliardaire d'extrême droite Pierre-Edouard Sterrin. Organisés dans certaines villes qui d'ailleurs ne sont pas toutes du Rassemblement National. Il y a une enquête France Inter qui a révélé des propos racistes qui sont tenus à un salut nazi. Un député socialiste souhaite les interdire. Et vous ?
Interdire des banquets parce qu'on mange des plats traditionnels et qu'on écoute de la musique traditionnelle française. Parce qu'on y tient des propos racistes ? Il y a des saluts nazis ? Non mais si, attendez, ça c'est interdit par la loi. Si demain, quelqu'un vient dans les locaux de France Inter, de France Info ou du Monde lève le bras ou tient un propos raciste, il faudra l'arrêter et faire appliquer les peines. Pour autant, il ne faudra pas dire que France Inter, France Info ou le Monde sont racistes. Donc, je pense qu'il faut bien faire la distinction.
Si de tels événements ont eu lieu et je crois d'ailleurs que les organisateurs le regrettent si jamais ça a eu lieu, les personnes doivent être condamnées aux peines infligées à de tels comportements inacceptables, je tiens à le dire, mais ce qu'il y a derrière de ces socialistes et de l'extrême-gauche, c'est la haine de la culture française, la haine de cette fierté de ce que nous sommes. Eux, ils préfèrent quoi ? Ils préfèrent le voile et Master Poulet ? C'est leur problème. Nous, ils ont attendu
qu'il y ait des débordements pour parler des banquiers français. Nous, nous voulons. Si vous le voulez bien, Laurent Jacopéliot va avancer.
Et moi, je dis aux canons français, je serais ravi cautionneraient peut-être les débordements qu'il y aurait. Je viens de dire l'inverse. N'essayez pas de faire un résumé malhonnête de ce que je viens de dire. Je viens de dire qu'il est naturel de célébrer ce que nous sommes, notre culture, qu'elle soit alimentaire, musicale. En revanche, si jamais quelqu'un ne respecte pas la loi, là-dedans ou à la fête de l'humain, d'ailleurs, eh bien, il faut les interdire et faire appliquer la loi, mais les personnes, pas les organisations, évidemment.
Dans votre agenda, Laurent Jacopéli, il y a certainement une date entourée en rouge, celle du 7 juillet. La décision du procès en appel de Marine Le Pen sur les emplois fictifs du Parlement européen, on connaîtra le nom à ce moment-là de votre candidat ou de votre candidate. Comment vous gérez l'attente ? Comment vous la vivez ? Au RN ?
Essayez d'être le plus... Vraiment, éclairez-nous. Alors, je vais vous dire déjà qu'à titre personnel, ça compte en politique. Je pense beaucoup à Marine Le Pen, pour laquelle je me suis engagé dans ce parti, à l'origine, et je me dis que l'épreuve qui lui était infligée est, je crois, historique. Et donc, le point de vue humain compte beaucoup. D'un point de vue politique, je suis plutôt serein parce qu'on a un programme qui sera défendu et puis appliqué par notre candidat qui sera désigné et on a une équipe soudée. Mais votre souhait, à vous, c'est... Votre souhait du cœur. Mais il est le même que Jordan Bardella, il est le même que les adhérents. On a une candidate... C'est trop bisounos.
C'est trop bisounos ce que vous nous décrivez. On a une candidate naturelle. c'est Marine Le Pen. Mais si jamais la justice en décide autrement, on a un candidat terriblement efficace, très aimé des Français, reconnu des Français qui s'appelle Jordan Bardella. J'allais dire, on a un problème de riche. C'est-à-dire que les deux leaders de notre parti sont les deux personnalités politiques préférées des Français.
Vous avez un autre problème. Les autres ont un problème inverse. Vous êtes en train de travailler sur le programme et vous attendez le nom du candidat parce que... Ah non, on travaille déjà. Non, non. Il y a quand même deux positionnements très différents celui de Jordan Bardella et de Marine Le Pen. Et en quoi ils sont différents ? Éclairez-moi parce que moi, je n'ai jamais vu la différence entreprise. On sait très bien que Marine Le Pen a une politique beaucoup plus sociale. Comment vous allez trancher des sujets majeurs sur l'économie ?
Attendez. Alors, chacun s'exprime avec ses mots, peut-être, avec son histoire. Non, il y a des stratégies différentes. Ça, ce n'est pas la même chose. On cherche vers la droite ou alors on ne fait ni gauche ni droite. Ça, c'est complètement différent. Pouvez-vous me citer aujourd'hui un point programmatique où Marine Le Pen et Jordan Bardella n'ont pas la même position ? On n'a pas le programme
en même temps. Donc, on ne peut pas forcément aller dans le détail
pour l'instant. En fait, je sais que ce storytelling, excusez-moi le terme anglais, ça vous plaît. Vous aimeriez tellement que nos deux leaders soient divisés un peu à l'image du centre où il y a pratiquement plus de candidats que d'adhérents, DLR, où chaque cadre est candidat à la présidentielle et de l'extrême-gauche rassemblée autour d'un gourou qui peut dire n'importe quoi, même les pires horreurs et qui fera oui de la tête. Nous, on n'est pas dans cette situation mais n'allons pas créer des divisions là où il n'y en a pas. Est-ce qu'il n'y a pas
quand même un petit talon d'Achille ? On entendait la semaine dernière Édouard Philippe à Reims qui dénonçait votre programme économique. Il disait pro-dépense publique, pro-assistana, un RN, je cite, qui promet beaucoup sans rien financer. Est-ce que ce discours, au bout d'un moment, il ne va pas pouvoir faire mouche portée auprès des électeurs ?
Non mais, attendez, moi je n'ai pas de ressent d'économique à recevoir d'Édouard Philippe qui a accéléré la dette lorsqu'il était Premier ministre. Édouard Philippe qui a augmenté par deux fois la taxe sur l'essence qu'on appelle la TICPE. Édouard Philippe qui a mené cette réforme de la retraite qui est complètement injuste, infondée parce qu'elle va faire travailler plus alors que ça ne remplira au final pas les caisses. Édouard Philippe qui a été le macroniste chimiquement pur qui a amené à la situation économique actuelle. Avant d'appeler la démission anticipée du Président. Lui, Édouard Philippe donne des leçons d'économie.
Enfin, il peut mettre un masque, on l'a reconnu sous sa pompe-mouton. Et deuxièmement, quand le Parlement a eu la main, on a cherché les économies. C'est-à-dire que dans les projets, il y a beaucoup de propositions d'économies mais en réalité, ceux qui arrivent à les mettre en œuvre, c'est extrêmement difficile. Mais je vous ai dit... Et vous faites partie du lot quand même. Je vous ai expliqué notre logique. Avant de demander des efforts aux Français, il faut faire des économies dans le budget d'un État devenu obèse. Je vous ai donné les pistes. Les fraudes, les délits qui peuvent avoir lieu... Le gouvernement s'y attaque, vous voyez bien que c'est quand même très difficile.
Parce qu'ils n'ont jamais touché à deux tabous. L'Europe et l'immigration. Et croyez-moi, nous n'aurons aucune pudeur de gazelle pour aller chercher l'argent dans ces deux sources d'économie et le rentrer français.
Très rapidement, Laurent Jacobelli, vous en êtes où pour la suite, pour 2027 ? Par exemple, dans la recherche de financement, est-ce que ça avance ? Est-ce qu'il y a des banques qui vous ouvrent un peu les portes ?
Au moment où on se parle, et c'est notre trésorier, Kevin Feiffer, qui fait ce travail, qui est aussi député de Moselle, au moment où on se parle, non, nous n'avons pas de banque. Et ça pose une question démocratique. C'est-à-dire que nous, avant d'aller rencontrer les électeurs, on doit passer l'épreuve de la justice, on doit passer l'épreuve des banques, on doit passer l'épreuve des médias, un peu comme si... Vous êtes là aujourd'hui,
quand même, Laurent Jacobelli.
Mais un peu comme si tout un système se coalisait pour que nous n'arrivions pas au pouvoir. Or, l'alternance, c'est sain. L'alternance, c'est la base de la Ve République et aujourd'hui, la première force d'alternance, c'est le Rassemblement National. D'ailleurs, où est la banque de la démocratie que nous avait promis Emmanuel Macron ? Cette banque qui financerait les campagnes électorales ? Elle avait été soutenue par François Bayrou à l'époque. Absolument. Et qui, pour le coup, a regretté publiquement qu'elle n'ait pas vu le jour. Il faut rendre à César ce qui est à César.
Un mot encore sur Jordan Berdella qui est mis en cause dans une affaire de médiatraining financée par des fonds du Parlement européen entre 2019 et 2021, soit 138 000 euros. Le Parc européen a ouvert une enquête pour suspicion de fraude avec des formations qui auraient en réalité surtout servi à préparer Jordan Berdella aux médias français en vue de la présence d'isentiel de 2022. C'est un coup dur quand même dans l'éventuelle candidature de Jordan Berdella.
On en a 15 par jour des coups comme ça. Vous savez, la seule question qu'on se pose, c'est est-ce que c'est vrai ou est-ce que c'est faux ? C'est faux. Oui, il y a eu des budgets de médiatraining comme pour tous les groupes européens qui ont servi à nos députés européens et pas seulement à Jordan Berdella mais Jordan Berdella est député européen. Si on regarde bien l'histoire, ces contrats de formation se sont arrêtés avant la présidentielle pour justement qu'il n'y ait pas de confusion des genres. Mais je vais vous dire, on a beaucoup parlé ici de la gestion des communes, d'affaires, de pseudo-division, de justice.
On a un peu l'impression que les mêmes qui nous disent ça nous disent mais vous ne parlez pas du fond. Mais ça va être compliqué si on nous demande de nous justifier sur tout un tas de fausses affaires, des scories qui viennent empêcher le débat de fond. Moi, je veux du débat de fond. On a pu évoquer des questions importantes et il faut que ce soit le cas que toutes ces histoires-là laissons faire la justice. Mais vous verrez que plus on approche des élections,
on attendra effectivement le bilan de cette enquête. C'est l'heure de mieux vous connaître, Laurent Jacobelli. Et celle qui va nous aider à mieux vous connaître, c'est Alix Bouillaguet, notre spécialiste des biographies et des archives.
Les frères musulmans veulent lapider les homosexuels. Eh bien, si vous voulez lapider les homosexuels, votez les filles ! Vous êtes, mesdames et messieurs, les suppôts de tout ce qui se fait de pire en termes d'islamisme, en termes de radicalité, en termes de parti de l'étranger. Nous résisterons car nous aimons la République, nous aimons les Français et nous aimons la France.
On vient de vous entendre, Laurent Jacobelli, c'était à l'Assemblée nationale le 22 janvier dernier. Donc, c'était un débat autour d'une résolution appelant à inscrire les frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes. On vous entend, vous ciblez violemment la France insoumise. Conséquence, pour être complète sur le sujet, suspension de séance et un rappel à l'ordre avec inscription au procès verbal de l'Assemblée nationale. C'est une sanction lourde avec une privation d'un quart de votre indemnité parlementaire pendant un mois.
Au-delà des propos sur le fond, sur la forme, est-ce que parfois, vous, qui voulez incarner le visage dédiabolisé du Rassemblement national, vous ne vous dites pas, ben là, c'est retour à la case départ ?
Non, parfois la colère est saine. Quand j'ai en face de moi des députés de la France insoumise et d'extrême gauche qui ne veulent pas qu'une association terroriste comme les frères musulmans soit interdite, qui défendent en permanence des régimes qui veulent nuire à la France, qui tiennent parfois des propos qu'on pourrait qualifier d'antisémites et que ces gens-là passent leur temps à nous insulter, oui, bien sûr, il faut recadrer. Moi, je ne regrette pas une seconde. Comment se partit la France insoumise ? Peut-il dire qu'elle va défendre certaines communautés ?
C'est vrai, souvent ciblées comme par exemple la communauté LGBT et dire en même temps qu'ils vont accepter les voix des islamistes qui eux-mêmes veulent condamner l'homosexualité et on a bien vu dans certains pays islamistes ce qui arrive aux homosexuels, c'est-à-dire la mort, eh bien, il y a une contradiction terrible et que ces gens-là ne peuvent pas nous donner de leçons. Quand ils se disent qu'ils vont défendre les femmes et le droit des femmes... Donc, vous ne regrettez pas
ces propos ? Ils vont continuer quitte à être sanctionnés ? Je reviens quand même... Je vais être clair avec vous. Je reviens sur la forme.
Si pour dire la vérité, il faut que je paye 1500 euros de ma poche, je paierai 1500 euros de ma poche.
Ça ne desserre pas la cause, entre guillemets,
du Rassemblement national ? Non. Ce qui desserre la cause de la politique en France, c'est de ne pas dire la vérité. Moi, je veux dire la vérité. Le Rassemblement national dit la vérité. La France insoumise est dangereuse. Elle est dangereuse, oui, pour l'ensemble des Français. Elle est dangereuse pour ceux et celles qui ne pensent pas comme elle. Elle est dangereuse, la France insoumise, pour certaines minorités et pour les femmes, le droit des femmes. La France insoumise trouve normal qu'on cache les femmes sous des voiles et elle soutient des associations qui lapident les homosexuels. C'est la vérité. C'est factuel. Et si on n'a pas le droit de le dire, alors ça pose question.
Revenons sur votre parcours professionnel. Je le disais en introduction, vous êtes un enfant de la télé, contrôleur de gestion à TF1, puis directeur administratif et financier dans des boîtes de production, un coyote, puis Fremantel Média. En 2005, vous devenez directeur des programmes de TV5 Monde, la plus belle expérience de ma carrière. C'est ce que vous avez dit. Pourquoi avoir quitté ce milieu, finalement ?
Vous savez, c'est très personnel, mais j'ai deux passions dans la vie, la télévision et la politique. Et puis, j'ai eu la chance d'avoir un parcours professionnel qui m'a comblé en termes de télévision. Et puis, vous savez, à TV5 Monde, c'était une très belle expérience. On montrait au monde entier la culture française et la francophonie. C'est passionnant quand on est souverain et patriote. Et puis, surtout, il y avait beaucoup de documentaires et d'informations. Et j'en ai eu, pour être très honnête, marre d'être spectateur, de donner à voir la réalité du monde sans pouvoir agir.
Et donc, j'ai voulu agir et donc, j'ai rejoint Nicolas Dupont-Aignan, puis Marine Le Pen et Jordan Bardella pour agir en tant qu'élu de la Nation.
Donc, on entend votre passion télé. On sait que si le Rassemblement National arrive au pouvoir, votre objectif, c'est de privatiser l'audiovisuel public. Est-ce que ce sera votre première mesure avant des mesures sur l'immigration, sur la sécurité ?
Non, ce ne sera pas notre première mesure. Ce sera une mesure que nous appliquerons parce que c'est dans notre programme. Mais je crois que les urgences, aujourd'hui, vous l'avez très bien dit, c'est la santé, la sécurité. Est-ce que vous avez envie de nous dire que vous abandonnez ? Non, pas du tout.
Ça veut dire concrètement que vous vendez quelle chaîne, par exemple. Quelle chaîne de télévision ? Quelle chaîne de radio ? Parce qu'en fait, on a l'impression que chacun, au sein du Rassemblement National,
a sa petite recette. Alors, je vais vous répondre. D'abord, non, ce n'est pas un projet enterré du tout puisqu'il y a 4 milliards à aller chercher et qu'on parlait tout à l'heure d'économie. On va aller les chercher, ces 4 milliards. Mais je répondais à la question de Mme Bouillag et qui disait est-ce que ça va être votre première mesure ? Ce sera probablement pas la première.
On sait comment ça peut se terminer. Et donc,
France 2, France Inter, France 5, toutes ces chaînes-là, bien sûr, devront passer dans le privé.
Est-ce que vous avez déjà, puisque c'est demain, c'est dans un an, des contacts avec d'éventuels repreneurs ?
Non, mais attendez, on fera les choses dans l'ordre. Et puis probablement, nous ferons en sorte que ce soit commercialisé des ensembles, parfois une chaîne avec une radio ou plusieurs chaînes ensemble. Nous allons adapter aux offres du marché. Mais pourquoi nous voulons faire ça ?
Vous qui êtes comme, je termine juste, vous qui êtes un enfant de la télé, vous n'êtes pas sans savoir que le marché publicitaire est en net régression, que c'est déjà très difficile pour les chaînes privées, pour TF1, pour M6. Est-ce que vous ne vous redoutez pas avec cette mesure de déstabiliser l'ensemble de l'audiovisuel ?
Ce qu'on veut faire, c'est exactement l'inverse. C'est-à-dire qu'au moment où notre audiovisuel est en proie à une concurrence qui ne respecte pas les mêmes règles, je parle de Netflix, je parle d'Amazon, Prime, par exemple, et qui viennent diffuser des programmes en France sans respecter exactement les mêmes obligations que nos diffuseurs français. Il faut les renforcer et pour ça, il faut des gros groupes privés de l'industrie des médias et pour les aider, il faut privatiser un certain nombre de chaînes, ce qui leur donnera un poids en France et un poids à l'international pour s'imposer. Sinon, ce sera l'américanisation de nos chaînes de télévision demain.
Vous dites France Télévisions est une entreprise unique, ça veut dire que pour vendre une de ses chaînes, il faut faire une scission juridique, ça veut dire que c'est long, très long, et vous estimez ce chantier de la privatisation de l'audiovisuel public à combien de temps, combien d'années ? C'est sur un quinquennat ?
Oui, c'est sur un quinquennat, bien sûr, c'est pour ça que ça ne sera pas fait le premier jour du mandat, mais une fois encore, j'aimerais bien préciser quand même quelque chose, nous ne renonçons pas à l'idée du service public. Par exemple, on a du mal à voir. Justement, je vais vous expliquer, c'est ça qui est intéressant, on parlait de TV5MONDE, TV5MONDE ne sera pas privatisée, elle a un rôle qui ne peut pas intéresser le secteur privé, mais qui intéresse pour le coup la diplomatie, le rayonnement, la culture française. Donc bien sûr, elle sera maintenue, nous donnerons à celui qui rachètera France 3 une obligation de préserver l'information et les programmes régionaux.
Il y aura une forme, le terme est impropre, de délégation de services publics. Quand on voit qu'aujourd'hui, c'est l'inverse, c'est-à-dire que le service public donne au privé un certain nombre de choses. Quand on voit les recettes de la société de production de Nagui, par exemple, qui est une société privée et qui fournit les programmes de France Télévisions, aujourd'hui, on donne de l'argent public au privé. Faisons l'inverse.
Enfin, parfois, vous savez, faire produire une émission, ça coûte moins cher que la produire en interne. Donc, il faut aussi avoir...
Sur le service public, malheureusement, peut-être, oui.
Une dernière question, juste sur vous, en cas de si le RN accède à l'Elysée, vous verriez où ? À la tête du ministère de la Culture ou à la tête d'une chaîne ? Très rapidement.
Mais je n'ai aucune information là-dessus. Et vous aimeriez quoi ? Non, mais quelle envie ! Là, on vous parle d'une envie. J'ai beaucoup d'ambition. Je suis député de la 8e circonscription de Moselle. Je suis très heureux de le faire. Vous n'avez pas de rêve. Et je veux me battre. Je veux me battre pour que Marine Le Pen et Jordan Bardella arrivent au pouvoir. Le reste, c'est eux qui décideront et je leur fais vraiment confiance pour mettre la bonne personne au bon poste. Vous savez, les luttes pour les postes, honnêtement, on a vu ce que ça donnait avec la Macronie qui a essayé de recaser ses copains. On a vu ce que ça donnait avec la droite. On n'aura pas les mêmes travers.
Et c'est justement un sujet en tant que député de Moselle que vous venez défendre pour cette carte blanche dans questions politiques. Vous avez choisi de parler de ce projet d'autoroute A31bis qui vise à rendre plus fluide le trafic entre la Lorraine et le Luxembourg. On vous écoute très rapidement. On a une ou deux minutes, pas plus.
Si je vous disais qu'il y a localement un projet de rendre une autoroute gratuite caduque en créant, en construisant une autoroute payante avec le même nombre de voies donc les mêmes embouteillages au moment où les Français qui utilisent leur voiture payent trop cher le litre d'essence et sont criblés de taxes. Vous me diriez c'est une folie. Cette folie, elle existe. Ça s'appelle l'A31bis en Moselle où on va remplacer une deux fois de voie par une deux fois de voie donc ça ne créera pas beaucoup plus de fluidité. 8 euros par jour, ce sera le tarif donc on va donner au privé la gestion de cela. 8 euros pour 8 minutes de gagné par jour sur un projet d'une heure et demie sur une autoroute.
GAPJ, expropriation d'entreprises ça veut dire on va saper notre tissu économique ça veut dire aussi qu'on va détruire l'environnement et notamment un site classé à bétange pour être très technique le tout pour que les Français payent plus pour avoir le droit d'aller travailler c'est une folie c'est une folie comme l'a été la privatisation des autoroutes qui rapporte 4 milliards et demi à des sociétés privées qui échappent au budget de la France il faut arrêter ce projet on se demande d'ailleurs qui a intérêt à ce qu'ils voient le jour en tout cas pas les automobiles ça c'est sûr.
Allez, on avance comme chaque semaine avec Françoise Fressos on interroge une question qui sera au cœur du débat public de la présidentielle dans moins d'un an maintenant et ce midi Françoise c'est la question de l'Europe.
Oui, c'est l'Europe un sujet extrêmement majeur quand on voit tous les bouleversements du monde avec des évolutions absolument fulgurantes au sein du Rassemblement National mais aussi des incohérences non moins fulgurantes. Alors, je démarre sur un fait très précis Jordan Bardella indiquait que lui élu président de la République enlèverait le drapeau européen des perrons du palais de l'Elysée de l'hôtel de Matignon pour n'y laisser que le drapeau tricolore.
En même temps il accorde une longue interview au franc-muteur Allgemeine Zeitung l'un des quotidiens les plus lus outre-Rhin pour y affirmer l'importance du couple franco-allemand c'est au fond une première parce que jusqu'à présent le RN avait plutôt tendance à tirer à vue contre l'Allemagne. Alors, dites-moi, expliquez-moi la logique de cette évolution. Alors, je vais être très clair nos relations avec l'Allemagne fonctionnaient très bien avant même que le drapeau européen ne soit dessiné et apposé sur le fronton des mairies ou à l'Assemblée nationale.
Une fois encore il ne peut y avoir qu'une seule souveraineté il ne peut y avoir qu'une seule nation pour nous c'est la France pour autant est-ce que cette France doit être isolée ?
Bien sûr que non mais nous refusons le fédéralisme nous refusons que mais il n'y a plus de fédéralisme là-haut Oh là là, si bien sûr malheureusement nous refusons que l'Union européenne nous impose chaque jour des normes des directives parfois absurdes en 5 ans on a eu 850 obligations supplémentaires venues de l'Europe ça asphyxie notre économie et cette même Europe qui nous laisse en proie à la mondialisation qui vient ruiner notre agriculture ou notre industrie nous on veut une Europe qui protège c'est-à-dire avec la préférence européenne au sein de l'Union et la priorité nationale en France une Europe qui nous met à l'abri des tentatives d'agression économique de pays qui ne respectent pas les mêmes normes mais n'ont pas une Europe qui nous flique qui nous surveille et qui nous impose concrètement qu'est-ce que peut faire l'URN avec le chancelier Frédéric Schmers qui a estimé qu'une victoire potentielle du RN en 2027 représenterait je cite le plus grand défi qu'on puisse imaginer dans le contexte de l'Union européenne qu'est-ce que vous pouvez faire ensemble ?
Mais un défi c'est fait pour être relevé c'est beau un défi on va être très concret discuter avec lui de ce que doit être l'Europe de demain est-ce qu'on continue avec cette Union européenne qui veut se mêler de ce qui ne la regarde pas par exemple de diplomatie de défense alors que c'est vraiment concrètement exclu des accords européens une Europe qui est née sur la base d'un mensonge qui est le référendum de 2005 qui a été refusé par les Français et qui est revenu sous Nicolas Sarkozy qu'on nous a imposé est-ce qu'il n'y a pas une nouvelle façon de travailler à imaginer où les puissances travaillent volontairement ensemble et pas de manière forcée où on n'impose pas une nouvelle fiscalité aux Français mais au contraire où on allège la vie des entreprises comment on travaille concrètement avec l'Allemagne je reprends l'exemple par exemple des subventions à l'Ukraine l'Allemagne très très très très préoccupée par la menace russe et on voit au Parlement européen en février Jordan Bardella qui vote contre en fait qui s'oppose au crédit de 90 milliards de l'Union Européenne à l'Ukraine à un moment où l'armée russe est extrêmement est extrêmement offensif vous l'avez vous l'argent mais est-ce que ça ne veut pas dire qu'au fond le RN c'est pro-russe et c'est contre l'Union Européenne mais ça c'est ce que veulent faire croire nos adversaires Jordan Bardella dans la même interview et dans d'autres a été très clair nous voulons le retour de la souveraineté ukrainienne nous voulons la fin de cette guerre sans que ce soit une capitulation de l'Ukraine et nous sommes volontaires pour aider l'Ukraine et à chaque fois qu'il est question de les aider concrètement vous n'êtes pas de l'un mais faire des prêts qui ne seront jamais remboursés de 90 milliards parce qu'ils ne seront jamais remboursés ça c'est des prétextes c'est un don on n'a pas les moyens et comment est utiliser l'argent une fois encore l'argent qui est donné et que nous ne maîtrisons pas les aides qui sont déléguées à des institutions ou à des associations et que nous ne maîtrisons pas et probablement en tout cas potentiellement de l'argent perdu mais on peut aider l'Ukraine bien autrement on l'a fait d'ailleurs en matière de défense j'aimerais juste vous rappeler que le premier maire de France qui a reçu des réfugiés ukrainiens s'appelle Louis Aliot il est maire de Perpignan premier vice-président du Rassemblement National mais vous savez ça c'est toujours très clair l'argument qui est une forme de chantage pas de votre part mais de nos opposants qui est de dire si vous ne faites pas marcher la planche à billets sans contrôle sans surveillance alors vous êtes pro-russe ne doit pas fonctionner on doit à la fois à la fois préserver la santé financière de notre pays et à la fois aider l'Ukraine ça c'est un débat passionnant que nous devons avoir avec l'Allemagne comment on sort de cette guerre quelle diplomatie il faut mettre en place parce que je rappelle que nous sommes à la traîne en matière diplomatique et comment se fera la reconstruction de l'Ukraine avec notamment l'aide de la France est-ce qu'il faut sortir de certains traités dès que vous êtes élu ou pas et lesquels et si oui comment non pourquoi sortir des traités mais les respecter ces traités aujourd'hui on a une union européenne qui essaye de s'infiltrer par tous les ports dans la souveraineté française je le disais tout à l'heure elle a créé cette commission européenne un commissaire à la défense alors que la défense est exclue des traités européens or c'est pas à Bruxelles de décider comment nous allons organiser nos armées quel matériel nous allons acheter
il ne faut pas une Europe de la défense
non il faut une Europe au contraire qui fasse des accords pour se défendre mutuellement mais chacun avec son identité sa forme d'armée qui correspond à son territoire et à ses menaces et à son rôle international il faut arrêter avec la vision qui est on fera tout ensemble à 27 vous savez le mariage à deux c'est parfois compliqué à 27 c'est impossible tout décider à 27 tout faire ensemble à 27 mais là déjà à deux moi je ne comprends pas comment vous y arrivez très honnêtement avec l'Allemagne mais pourquoi mais nous allons nous mettre autour d'une table quels sont nos intérêts communs vous savez j'ai la chance de faire partie de l'assemblée franco-allemande les Allemands ont une grande qualité ils sont pragmatiques voilà donc quand ils ont un interlocuteur en face c'est peut-être pas celui qu'ils auraient choisi j'en sais rien mais ils l'acceptent comme interlocuteur et ils négocient dans l'intérêt de l'Allemagne ce qu'il faut c'est que nous on a négocié dans l'intérêt de la France aussi ce qu'ont oublié certains de nos délis on revient à l'Europe du 19ème siècle c'est-à-dire à l'opposition entre les nations je viens de vous dire l'inverse on revient à l'Europe voulue par le général de Gaulle qui est une Europe des nations qui travaille et collabore entre elles qui coopère entre elles sur la base du volontariat et de l'intérêt mutuel mais pas des nations à qui on impose des impôts des règles supérieures à leurs lois et des orientations politiques ou financières qu'elles ne choisissent pas nous sommes un peuple souverain c'est à l'Assemblée nationale et au Sénat de décider ce qui se passe en France pas Madame van der Leyen
C'est bientôt la fin de notre émission Laurent Jacobelli il nous reste une minute pour notre vrai ou faux vous connaissez le principe on attend des réponses courtes si elle est empêchée Marine Le Pen ferait une bonne ministre des affaires étrangères
vrai ou faux ? Elle ferait une bonne ministre est-ce que c'est son intention est-ce que c'est la volonté de Jean-Dame Ardella s'il a été élu président de la République je n'en sais rien
L'animateur controversé Cyril Hanouna ferait un bon ministre de la culture RN ?
J'aime beaucoup Cyril Hanouna je dois être très franc avec vous j'ai envie qu'il reste animateur maintenant je ne sais pas s'il a volonté de faire de la politique je crois qu'il a dit non
Vous pourriez vous allier avec Sarah Knafo de Reconquête ?
C'est tellement virtuel Non mais elle a des ambitions Oui très bien nous aussi mais nous on a aussi je crois une capacité à gagner et je pense que c'est ça qui compte
A l'international le président américain Donald Trump serait votre partenaire privilégié en cas de victoire ?
Il sera notre partenaire les américains l'ont élu et on parlait tout à l'heure de l'Allemagne on aura des relations avec tous nos alliés
Et très rapidement en cas de second tour Edouard Philippe Jean-Luc Mélenchon parce que tout peut se produire d'ici la présidentielle vous voteriez Edouard Philippe ?
Je fais mes valises Très bien C'est une plaisanterie bien sûr mais il faut dire que la France serait dans les deux cas dans un état terrible pré-révolutionnaire avec Mélenchon et un état d'asphyxie totale avec Edouard Philippe et c'est pour ça qu'on se bat pour que ça n'arrive pas et que l'alternance ait lieu avec Jordan Bardella et Marine Le Pen
Laurent Jacobelli porte-parole du Rassemblement National et député du RN merci d'avoir répondu à nos questions politiques merci à celles qui m'ont accompagnée ce midi Alix Bouillaguet de France Télévisions merci beaucoup et Françoise Fressos du journal Le Monde merci à la grande équipe de cette émission Charline Legris et Mario Serriès nos équipes techniques évidemment le son l'image indispensable pour questions politiques et surtout merci à vous auditeurs téléspectateurs je vous souhaite un excellent dimanche et on se retrouve la semaine prochaine pour questions politiques
Laurent Jacobelli