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interviewCheminements avec Marguerite de Rodellec· 26 mai 2025 51 min

Charlotte Parmentier-Lecocq, ministre chargée des Personnes handicapées, bâtir une société inclusive

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Aujourd'hui, on ouvre un épisode un peu particulier à la croisée du politique et de l'intime, du quotidien et de l'engagement parce qu'on va parler de celles et ceux que notre société a laissé à la marge trop longtemps, les personnes en situation de handicap et les personnes âgées. des réalités souvent visibilisées et pourtant centrales dans notre manière de penser la solidarité, l'autonomie, la dignité. De réalité aussi que notre invité connaît bien pour en avoir fait le cœur de son action politique.

Charlotte Parmentier Lecoc, vous êtes ministre délégué chargé de l'autonomie et de et du handicap. Ensemble et pendant 30 minutes, on va parler de réforme bien sûr, mais aussi de conviction. Alors que la loi de 2005 s'apprête à fêter ses 20 ans, c'est l'occasion de revenir sur un texte majeur pour les droits des personnes en situation de handicap en France.

Euh adopté le 11 février 2005, cette loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a posé les bases d'un changement profond. Elle a permis de mieux reconnaître les besoins spécifiques des personnes handicapées, d'affirmer leur droits à une vie digne et autonome et de structurer l'action publique autour de la compensation, de l'accessibilité, de la participation. Mais comme toute grande réforme, elle doit s'adapter, s'enrichir, se renforcer. 20 ans plus tard, on peut se demander quels progrès ont été réalisés et surtout quelles sont les prochaines étapes pour aller encore plus loin vers une société plus inclusive.

Madame Parmtier Leco, bienvenue dans le cheminement. Merci beaucoup. Bonjour.

Alors, comme je l'ai dit, vous êtes ministre chargé de l'autonomie du handicap. Quand vous avez pris vos fonctions, quels ont été les premiers constats que vous avez fait concernant la situation des personnes en situation de handicap et des personnes âgées ? Alors, c'est déjà des choses que je connaissais parce que avant d'être nommé ministre, j'ai été député pendant 7 ans.

J'étais présidente de la commission des affaires sociales à l'Assemblée nationale. Donc, j'avais passé 7 ans vraiment sur toutes les questions sociales et donc les questions de handicap ou du grand âge étaient aussi au cœur des travaux que qu'on avait pu faire. Euh je suis aussi concert départemental et les politiques sociales, elles sont aussi portées par les départements.

Donc mon sentiment, c'était que je connaissais euh le sujet ou en tout cas les attentes. Et euh une des premières préoccupations que j'avais, c'était euh euh la question de la difficulté des dossiers MDPH. En tout cas, c'est comme ça qu'ils sont appelés par les personnes ou par les proches, les familles euh et qui représentaient une souffrance très forte par le fait que euh ce sont des démarches administratives euh complexes et euh un peu déshumanisé.

On remplit un document papier qui est lourd euh qui permet pas vraiment de bien exprimer ses besoins ou d'être sûr d'être compris. et on n pas vraiment de contact avec une personne humaine où ça arrive tardivement, c'est très long aussi et donc pendant un long temps, vous êtes un peu dans le grand flou euh avec un sentiment de solitude très fort. Donc moi, j'avais vraiment à cœur en arrivant de prendre ça à bras le corps.

Bon là, j'ai été nommé aussi à l'autonomie et donc ça comprend le grand âge en plus, mais j'avais été nommée dans le précédent gouvernement au handicap. Donc c'est vraiment avec ça que je suis arrivée en ayant cette question là à cœur. Et sur la question grand âge, ben c'est un peu comme tout à chacun.

On est tous concernés par des proches qui sont très âgés et pour lesquels à un moment donné se pose la question de devoir quitter sa maison euh ou de trouver des solutions avant de devoir quitter sa maison ou parfois d'une maladie. Euh et donc moi ce que je je connaissais quand même aussi le secteur de par mon passé mais aussi mon passé professionnel où j'ai beaucoup travaillé avec du des structures du médico-social pour les personnes âgées et les personnes en situation de handicap. Donc, j'avais aussi à cœur de de me préoccuper de ces questions, mais avec conscience que là, le problème particulier, il est vraiment sur le le les difficultés à trouver des professionnels, le manque de personnel un peu globalement euh et la situation très difficile en particulier dans les épades.

Euh et donc j'avais vraiment la volonté de pouvoir aussi prendre tous ces toutes ces questions là à bras le corps concernant les le remboursement des fauteuils roulants. La la réforme du remboursement intégral des fauteuils roulants est une avancée attendue par de nombreuses personnes en situation de handicap. Comment va-t-elle se mettre en place concrètement ?

Quel changement cela implique pour les bénéficiaires, les professionnels de santé ? Oui. Alors ça, d'ailleurs dans les premiers sujets euh que j'ai mis euh sur le dossier euh sur le le dessus de ma table euh il y avait vraiment le sujet des fauteuils roulants parce que depuis l'annonce du président de la République qui avait été en avril 2023 de dire "Nous allons prendre en charge le remboursement des fauteuants, euh il y a eu beaucoup de travaux qui avaient été engagés par mes prédécesseurs, mais c'est vrai qu'avec les les changements de gouvernement, les coupures et la difficulté en fait de la tâche parce que C'est assez fastidieux.

En réalité, des fauteuils roulants, il n'en existe une multitude et à l'intérieur, il y a une multitude d'options, d'adjonction à ajouter en fonction de la situation de la personne et de ses besoins. Donc les choses étaient un petit peu englué et donc ça j'ai voulu vraiment qu'on avance très vite en disant à un moment donné il faut qu'on avance et même si peut-être on attend une solution parfaite et idéale qu'on aura jamais il faut qu'on avance parce que beaucoup de personnes attendent et beaucoup de personnes attendaient aussi d'avoir ce ce remboursement opérationnel pour commander leur fauteur roulant qu'on a un peu un embouteillage maintenant de gens qui attendent depuis quelques mois voir quelques années année avant de pouvoir commander leur fauteuil, il sera pris en charge à partir du 1er décembre. Euh moi ce que j'ai voulu que ce soit une réforme qui permette aussi de simplifier les choses qu'aujourd'hui une personne elle elle doit faire.

Bon, il y a tout un process évidemment d'évaluation du besoin sur le plan médical et d'une prescription médicale, mais après sur la prise en charge, il y a un petit bout sur l'assurance maladie, une partie à la MDPH, donc faut refaire un dossier après. Et puis les compléments avec la mutuelle, avec euh peut-être parfois des cagnottes ou d'autres systèmes pour essayer de compléter et au final avoir une solution complète. Là, ce qu'on va faire avec cette réforme, c'est qu'on va beaucoup simplifier les choses par le fait que euh c'est l'assurance maladie et l'assurance maladie seule qui prend en charge intégralement le fauteuil roulant.

Et donc ça c'est une c'est majeur et c'est un un changement profond pour éviter aux personnes de devoir faire toutes ces démarches et puis au final de pas avoir le montant global du fauteuil roulant. Ce que j'ai voulu aussi, c'est que tous ces euh c'est que tous les fauteuils roulants puissent être pris en charge dès lors qu'il y a une prescription médicale euh qui détermine le besoin et toutes les options ou autres qui doivent être ajoutées que tout soit pris en charge euh parce que c'est déjà très dur de vivre au quotidien avec un fauteuil roulant et c'est indispensable qu'il puisse être ensuite complètement adapté aux besoins de la personne et parfois c'est extrêmement coûteux. Il y a certains fauteuils, des fauteuils électriques très complexes qui coûtent plus de 40000 €.

Euh là, la solidarité nationale, elle a tout son rôle à jouet euh pour venir vraiment en soutien des personnes et dire "OK, vous avez déjà une complexité dans la vie qui est apportée par le handicap. Donc il faut aussi que la solidarité elle vienne en soutien de ça pour permettre que ce fauteuil qui a un peu une extension, en tout cas c'est les mots que des personnes en situation de handicap ont employé devant moi, c'est un peu une extension du corps. Ben il faut que cette extension, elle soit complètement adaptée et qu'elle soit garantie.

H bien sûr et que et c'est vrai que les les fauteuils coûtent généralement très cher. Enfin, c'est des coûts, on connait, on le sait pas forcément, mais c'était aussi en discutant avec une une personne en situation de handicap que je m'étais rendu compte vraiment de ce que de ce que ça représentait. Euh et comme vous le disez, les cagnotes sont souvent sont souvent faites.

J'aimerais qu'on me parle des MDPH. Vous en avez parlé un petit peu pour les auditeurs, je vais décrire euh ce que c'est. Donc grâce à la loi du 11 février 2005, les maisons départementales des personnes handicapées ont vu le jour.

Euh donc voilà, tout comme l'obligation d'accessibilité des bâtiments et des services. On entend souvent que les démarches administratives pour accéder aux aides et aux droits sont difficiles, difficilement accessibles. Concrètement, qu'est-ce qui va changer pour les personnes concernées ?

Alors, le constat, c'est vraiment que c'est très complexe euh qu'il y a des différences de territoires aussi puisque les MDPH, elles sont départemental. Euh il y a un dossier qui est commun à toutes les MDPH, mais après dans les procédures, les modes de phare, il y a parfois des différences et dans l'octroit des droits. Donc tout ça, ça doit vraiment changer.

Et donc moi ce que j'ai entamé là, c'est un travail en profondeur qui partte des personnes, c'est-à-dire des personnes en situation de handicap ou aussi de leurs proches et don voilà quelle est la situation, comment vous vivez les choses, qu'est-ce qu'il faut changer ? et le CCAN, qu'est-ce que vous vous proposez aussi comme changement ? Et aussi je questionne les agents dans les MDPH parce qu'en fait c'est des professionnels qui ont à cœur de d'accompagner les personnes en situation de handicap mais qui sont aussi un peu dans des carcans avec des outils qui sont pas complètement adaptés puis parfois avec des procédures qui sont bloquantes qui sont gênantes. que aussi ils sont beaucoup de choses à nous proposer sur des des des espèces d'abration qu'il constatent ou de cailloux dans la chaussure ou de barrière à surmonter.

Et moi ce que je veux c'est qu'on puisse répertorier tout ça pour définir ce que l'on peut changer et et vraiment la volonté c'est de changer le plus rapidement possible. Alors, il y a des choses qu'on peut changer euh de façon assez consensuelle et rapide parce que c'est juste une décision et que c'est évident pour tout le monde. Donc hop, on peut le lacter.

Et les chances que je me suis fixée, c'est d'arriver à la fin du premier semestre, donc là d'ici fin juin, début juillet, euh d'avoir vu une douzaine de MDPH un peu partout en France où à chaque fois, je reproduis ce scénario de rencontrer des usagers, des agents des MDPH, mais aussi des associations représentants des personnes en situation de handicap. euh et qu'on puisse baler finalement tout ce qui peut être amélioré pour d'ici à la fin de ce premier semestre dire voilà qu'est-ce qu'on change ? Alors le dossier, je veux qu'il soit beaucoup plus synthétique et en même temps plus simple.

Il y a des questions, par exemple, vous avez une page blanche où on vous demande c'est quoi le projet de vie ? Je veux dire si on doit tous Moi, je me suis posé la question, c'est quoi mon projet de vie ? Ben, c'est pas simple.

Et quand vous devez répondre en plus pour votre enfant de 5 ans, c'est quoi son projet de vie ? Ben pardon, c'est quand même pas super simple non plus. Donc il y a des choses aussi à changer parce que au final ce qu'on veut c'est comprendre les besoins de la personne qui est elle-même le plus à même de pouvoir dire c'est quoi ses besoins en regarde de sa vie quotidienne, de ce qu'elle a envie de faire et cetera. le regard des professionnels de santé qui viennent aussi aider à ça.

Euh mais là, on a un système qui fait que c'est une espèce de de flou d'information que les personnes au sein des MDPH, les agents des MDPH doent essayer de retraduire en besoin. Ce qui pas forcément hyper simple non plus. Et puis on a constaté aussi qu'il y a parfois des procédures qui se sont ajoutées au fil du temps.

On sait pas pourquoi. Euh par exemple, j'ai vu dans une MDPH où il y a normalement quatre points de contrôle de vérification d'un dossier et où on est arrivé à 100 points de contrôle. On sait pas pourquoi on a fait des des systèmes un peu de contrôle mais qui sont finalement très bloquants et dont on sait même plus pourquoi on les a fait.

Donc la volonté, c'est de pouvoir dire à un moment donné euh libérons-nous un peu de ce carcan là. Euh simplifions ce dossier, simplifions aussi les procédures. Tout ce qui peut être fait très rapidement de façon consensuelle, on va le faire et très vite.

Et ensuite, il y a des choses qui engagent des chantiers plus longs. Par exemple, les systèmes d'information, c'est hyper compliqué. Aujourd'hui, on a des systèmes d'information qui permettent pas beaucoup de transférer les informations entre les organismes.

Euh, on a une réglementation aussi qui qui est normale, hein, qui protège nos données mais qui rend les choses parfois un petit peu longues et compliquées. Euh et puis on a des outils qui permettent pas tout simplement l'interaction entre le professionnel et la personne. Euh et donc on doit passer par des circuits très compliqués.

Donc voilà, l'objectif de ces de ce chantier, c'est que on arrive déjà à soulager beaucoup les familles et les agents pour mettre de la fluidité dans les choses. Et puis a un truc qui revient énormément qui est l'engagement de ne plus redemander quel est que la personne enfin quel est le handicap et est-ce que la personne est toujours en situation de handicap parce que certains handicaps ne changent évidemment pas. Euh et donc là aussi c'est un peu une souffrance de de devoir redire ben non en fait mon enfant est toujours aveugle.

Effectivement ça s'est pas amélioré par oui c'est une évidence. Donc ce que je veux c'est qu'on puisse changer aussi la logique pour dire une fois qu'on a sa solution et que tout va bien, qu'on ne soit pas obligé de refaire les procédures mais qu'on ne les refasse que si il y a un changement, une évolution dans le besoin et que là on puisse formuler ce besoin pour et faire évoluer les réponses. Plus de simplicité.

Donc euh alors j'aimerais qu'on parle de du bilan que vous tirez de la loi 2005 parce que finalement ça fait déjà 20 ans, j'arrive pas à y croire moi-même. Euh quelles sont les principales améliorations encore nécessaires pour qu'elle tienne pleinement ses promesses selon vous ? Alors le il y a eu beaucoup de travaux qui ont été faits euh d'évaluation de cette loi par euh le Sénat, par le CE, par euh le CNCPH qui est l'instance représentative officielle des personnes en situation de handicap par euh le collectif handicap et l'Assemblée nationale aussi traille.

Donc en fait, on a énormément de matières pour pouvoir se dire où on en est, ce qui a avancé et vraiment un peu la en synthèse, moi ce que je dirais c'est qu'on est au milieu du gay, c'est dire que on a fait des belles avancées et vraiment je pense que très sincèrement le président de la République depuis 2017 a mis beaucoup beaucoup d'impulsion pour qu'on avance, qu'on on a maintenant un vrai nouveau métier, par exemple avec les Eh, dans les écoles, c'était très peu développé auparavant. On a beaucoup plus d'enfants maintenant à l'école et l'école, c'est quand même la base d'une société inclusive. Les enfants en situation de handicap au sein de l'école.

Est-ce que pour les expliquer l'acronyme ? Ah, pardon. Oui, les accompagnements des enfants en situation de handicap, c'est-à-dire les personnes qui accompagnent un enfant en situation de handicap au sein de la classe euh qui facilite justement pour l'enfant de pouvoir être dans la classe avec un enseignant et d'autres élèves euh au sein d'une classe ordinaire, pourrait dire.

Aujourd'hui, on constate que il y a beaucoup beaucoup de demandes d'avoir plus d'accompagnants et on en recrute de plus en plus. Euh mais il y a aussi beaucoup plus d'enfants maintenant au sein de l'école qui en avait évidemment 2005. ça c'est un énorme changement et et il faut qu'on continue aussi dans cette loi-là et on va continuer de le faire en apportant aussi plus de compétences du médicocial, des professionnels du médico-social au sein de l'école pour aider les enseignants, aider les enfants.

Il y a aussi en terme de d'accessibilité, c'est quand même ça vraiment le le le aussi un sujet majeur en terme de citoyenneté pour les personnes en situation handicap d'avoir accès au transport, accès euh à rentrer dans un bâtiment, un commerce ou autre, d'avoir accès aux informations sur des sites internet. Là encore, il y a eu beaucoup de d'avancées très fortes, mais il y a encore aussi énormément à faire. Nos villes, elles ont pas été conçu au départ pour prendre en compte les personnes en situation de handicap, les difficultés de de mobilité.

Alors que on voit bien maintenant que quand on se préoccupe de cette question dans l'aménagement urbain, on rend service à toute la population parce que d'avoir des trottoirs plus larges, plus stables et cetera, ça profite quand même à tout le monde et bien au-delà des personnes volant. Mais tout ça n'a pas été pensé auparavant. le métro à Paris n'a pas été pensé pour que les personnes en situation de handicap à mobilité réduite puissent rentrer dans le métro.

Donc il y a encore énormément de chantiers. Je dirais que on est au milieu du gay et on on a beaucoup accéléré ces dernières années et là on a repris aussi des engagements avec le premier ministre euh poursuivre cette accélération et autour vraiment de de l'accessibilité notamment. Je voudrais qu'on parle du comité interministériel du handicap et que vous nous présentiez un petit peu ces missions prioritaires.

Est-ce que est-ce que l'idée aussi est de plus coordonner différents ministères pour une prise en charge peut-être plus enfin différente des personnes en situation de handicap ? Alors, le comité intermitial du handicap euh donc là c'est ce dont jeai de parlé en fait le il s'est tenu là le 6 mars. Il sert alors d'abord il réunit les ministres autour du premier ministre et il sert à faire un point d'étape sur des engagements forts qui ont été pris notamment à la conférence nationale du handicap qu'elle se tient tous les 3 ans et le comité interministré c'est plutôt tous les 6 mois en théorie parce que là il y a eu un petit peu avec les périodes un peu compliquées gouvernementales un peu de de détente dans le temps mais c'est c'est un peu cette notion de on on perd pas la dynamique qu'on perd pas le fil, où en est-on des engagements que nous avons pris, quels nouveaux engagements prenons-nous ?

Et donc premier ministre avait souhaité que on puisse rapidement faire un comité intermic du handicap pour qu'on se remobilise tous autour de ces enjeux et avec aussi la volonté que l'esprit des Jeux Olympiques qui était à un moment un peu de ferveur nationale et autour des Jeux paralympiques où on a été on a changé notre regard sur le handicap, on s'est pris de passion pour des disciplines. qu'on ne connaissait pas. On a soutenu supporté nos athlètes.

Euh donc on voulait aussi garder ce le souffle de tout ça. Et en fait ce comité interministériel, il permet au premier ministre de de rappeler son intérêt, son attachement à ce que l'ensemble des ministres soit hyper mobilisé tout le temps parce qu'en fait c'est le le la question du handicap, elle est complètement interministérielle. Le logement doit se préoccuper de la dimension handicap.

L'éducation nationale aussi bien évidemment, la santé bien évidemment l'intérieur, la culture enfin je dire c'est vraiment partout. Donc moi dans mon portefeuille, j'ai vraiment tout ce qui est euh h comment dire construire les solutions avec les professionnels du médico-social pour répondre aux besoins des personnes en situation de handicap. Mais ensuite, j'ai énormément d'interaction avec chacun de mes collègues euh parce que on a tous un bout en fait de la solution et on a tous des engagements commun enfin vraiment de et donc chacun a euh un peu une feuille de route du handicap avec des objectifs qu'il doit tenir.

Et là, on a pris particulièrement des engagements autour de la thématique de l'accessibilité euh notamment pour continuer à rendre les gares prioritaires accessibles sur notre territoire. On est on est à 60 %, on va arriver à 70 80 %. Ce qu'on veut, c'est qu'en 2027, on ait 100 % des gardes prioritaires qui soient complètement accessibles pour prendre aussi euh euh des engagements un peu plus fermes par rapport à la loi 2005 dont on parlait tout à l'heure.

Cette loi, elle a elle a posé des sanctions. Elle a inscrit des sanctions, par exemple, pour les bâtiments recevants du public si il ne se mettait pas aux normes. Et on a commencé par dire bon, il faut quand même du temps pour bien se mettre aux normes. qu'on va donner 10 ans et puis ensuite on a redonné 10 ans et puis on arrive 20 ans après où on a encore des situations où les bâtiments sont pas accessibles pour les personnes en situation de handicap euh et c'est ça pose un vrai euh ça ça pose un vrai problème.

Et donc là, ce qu'a dit le premier ministre, c'est maintenant on arrête. C'est que toutes les catégories de bâtiments euh notamment qui ont un certain moyen enfin financier aussi de faire les choses doivent être au norme autrement, ils auront les sanctions. Et puis on on veut aussi stimuler, bosser davantage des plus petites structures comme par exemple des commerces.

Il y a encore des commerces pour lesquels l'accessibilité, elle est pas bien prise en compte alors que euh il y a des solutions qui existent et qu'on a mis d'ailleurs des moyens financiers pour les aider à à créer ces solutions, mais c'est des moyens qui ont été très très peu utilisés. Donc là aussi, on remet un coup de fouet pour dire non non, il y a des moyens mais il y a surtout plein de solutions. Il y a des solutions qui sont pas coûteuses.

Donc il faut accélérer aussi autour de ça. C'est vraiment réaffirmer en fait ce comité interministériel, il sert à réaffirmer une ambition et à faire le suivi des engagements qui sont pris. Alors, vous l'avez dit, effectivement le enfin votre sujet est finalement euh concerné par d'autres.

Bah, c'est normal. C'est pour ça que que il faut pas que le sujet du handicap soit contenu uniquement à votre ministère, mais aussi à celui de l'éducation et cetera. Euh il y a beaucoup de vous parliez de l'école, il y a il y a beaucoup de parents qui témoignent encore sur les difficultés à scolariser leurs enfants en situation de handicap.

Comment on peut améliorer l'accompagnement des élèves et de leur famille ? Alors, il y a plusieurs choses. Euh déjà, il faut bien comprendre le handicap de l'enfant et les besoins qu'il a pour pouvoir euh apprendre, évoluer en fonction de de son envie et de son potentiel.

Et donc, ça veut dire que il y a une part importante dans la formation, la formation des enseignants à pouvoir comprendre le handicap. euh qui qui manque encore aujourd'hui et ça ça fait partie des choses qu'on va développer de former les enseignants mais de les former en même temps que des professionnels du médico-social pour qu'ils se construisent une culture commune et aussi parce que les professionnels du médico-social euh vont être de plus en plus présents, va augmenter leur nombre pour venir dans l'école, venir aider les professeurs, aider les enfants en leur apportant les connaissances, les outils, le savoir-faire pédagogique qui permet de d'adapter à l'enfant euh le le le cours ou le les modes d'enseignement. Et puis on va continuer à développer un peu une palette de solutions parce que pour certains enfants, c'est possible d'être en classe ordinaire.

La grande majorité d'ailleurs d'entre eux avec un appui d'un d'une AESA, les fameux accompagnants avec quelques outils aussi pédagogiques, un peu de méthode et cetera. Pour d'autres, il faudra qu'il puisse être dans euh des petits groupes euh euh de qui de moins d'enfants avec des enseignants spécialisés qui vont vraiment pouvoir adapter euh les contenus. euh pour eux et donc il y a des temps dans ces petits groupes et des temps dans leur classe un peu de référence.

Puis après il y a des enfants pour lesquelles il y a besoin vraiment de de compétences médico-sociales très fortes. Euh et donc là c'est plutôt les IME. Mais ces IME, on veut pas qu'ils soient cloisonnés tout seul de leur côté. on veut qu'il soit vraiment en lien en lien avec l'école et que on puisse avoir des des parcours un peu hybrides et on développe ça de plus en plus, c'est-à-dire des enfants qui sont en IME mais qui vont aller passer euh une journée ou deux journées euh dans l'école euh dans l'école de leur quartier en fait parce que c'est important qu'il puissent croiser d'autres enfants euh qu'on viv plus cloisonné.

En fait, ça c'est plus possible. C'est c'est vraiment euh l'école, elle est le creusé en fait de notre société. Et ma conviction, mais c'est vraiment une conviction très forte, euh c'est que euh les enfants en situation de handicap, ils ont toute leur place à l'école parce que c'est l'école de la République et parce que c'est là qu'on crée notre société.

Et c'est une société bienveillante aussi, concret euh en intégrant, en accueillant des personnes, des enfants en situation de handicap. C'est comme ça qu'on change le regard aussi de tous les enfants pour qui ça devient un peu plus évident d'avoir un copain qui est en fauteuil roulant ou qui est en ou qui est en situation avec autisme ou qui qui a d'autres besoins. Et c'est hyper important parce que c'est de là en fait qu'on la crée cette société inclusive et qu'on se rend compte que les personnes en situation handicap apporte beaucoup dans notre société et que lorsqu'on crée une société plus inclusive, on crée une société finalement plus ouverte, plus innovante, plus positive et puis plus bienveillante aussi.

Je crois que ça ça peut pas nous faire de mal. Moi, j'étais dans une école comme ça en primaire, il y avait une classe qui était pour des des enfants qui avaient des handicaps physiques ou mentaux. Donc ils étaient la journée euh ils faisaient des activités ensemble, mais on faisait plein de choses avec eux toujours et je me souviens très bien donc de la maternelle à primaire et je trouve que ça enfin du coup je sais pas ce que c'est de ne pas avoir ça mais c'est vrai que avec toutes les personnes avec qui j'ai gardé contact euh je me rends compte que le le regard sur le handicap est pas du tout le même.

Parce que quand on grandit comme ça bah tous ensemble on on voit pas trop en fait enfant on voit pas du tout la différence. Euh bah oui, en fait c'est c'est ça qu'il faut qu'on arrive à faire et c'est ça que nous euh c'est ça que nous visons. H euh et ça le le moyen par lequel on veut y arriver, c'est d'apporter des réponses aux enseignants.

Euh parfois les enseignants, ils se sentent démunis. Même les AH se sent parfois démunis en disant "Mais en fait je j'arrive pas en fait j'arrive pas à m'occuper de l'enfant ou quand je m'en occupe ben j'arrive pas à m'occuper en même temps de ma classe ou alors je m'occupe de ma classe mais je lui fais faire un peu l'occupationnel et c'est pas c'est pas c'est pas satisfaisant et en fait ça fait culpabiliser tout le monde et ça provoque un sentiment de de frustration énorme et et de pas bien faire son travail Donc euh ça il faut l'entendre et vraiment moi je l'entends et le le parti prix qu'on a avec Elisabeth Borne, c'est vraiment de dire il faut qu'on apporte du soutien aux enseignants par ses compétences supplémentaires de professionnels du médico-social qui viennent. La ministre de l'éducation nationale va aussi mobiliser des enseignants euh vraiment pour qu'ils soient complètement dédiés à l'accompagnement des enfants en situation de handicap.

Donc on va renforcer beaucoup en fait les ressources humaines. Puis après, il y a énormément de ressources pédagogiques en fait qui existent. Euh il y a une innovation énorme.

Il y a parfois même des outils pédagogiques super qui sont très aidants pour les enseignants mais qu'ils ne connaissent pas. Donc on a tout un travail en fait à faire de formation et et d'appui dire mais en fait il y a beaucoup de choses qui sont possible et puis pour des enfants qui ont plus de besoins vraiment enux faut que le lien se fasse quand même que une fête de l'école il faut qu'on la fasse tous ensemble par exemple. Hm.

Exactement. Après après l'école vient l'entreprise et la vie professionnelle, quel levier pourrait être activé pour favoriser l'emploi des personnes en situation de handicap, notamment dans les entreprises du secteur privé ? Alors là, il y a il y a d'abord euh moi je pense que ça passe vraiment par euh un changement de regard et la politique de l'entreprise.

Euh pour les entreprises qui en font un un vrai enjeu politique euh et une vraie volonté, ça fonctionne. Elles trouvent plein de solutions. Euh elles investissent et d'ailleurs elles le disent, il y a un retour sur investissement parce que encore une fois, c'est un peu la même logique que celle que j'ai exposé pour l'école inclusive.

Quand vous créez des solutions pour vos professionnels en situation de handicap, vous apportez aussi beaucoup de solutions pour tout le monde. Vous vous faites sortir un petit peu chacun de sa zone de confort. Vous vous stimulez, vous créez l'innovation.

Donc il y a tout à gagner et et les entreprises qui ont compris ça, elles sont moteurs et elles trouvent des solutions. Donc il faut enfin la première des choses c'est que on lâche rien sur le fait que l'objectif c'est que on ouvre les yeux des fes d'entreprise pour qu'il puisse voir que c'est tout à fait possible d'avoir des personnes en situation de handicap en leur sein et puis ensuite c'est d'accompagner là encore en apportant aussi des appuis des solutions. Euh France travaille est en train de de d'évoluer beaucoup pour mieux accompagner les personnes en situation de handicap.

Il y a un organisme qui est le CAP Emploi qui est spécialisé dans l'accompagnement des personnes en situation de handicap vers l'emploi qui maintenant fait partie euh de France Travail est vraiment au cœur de France Travail pour euh que euh les demandeurs d'emploi en situation de handicap, ils soient vraiment euh dans le même moule, on pourrait dire que tout demandeur d'emploi avec un accompagnement adapté mais qui qui qui bénéficie de la même dynamique, qui bénéficie aussi du lien avec les entreprises. France travail est en train de de de muter pour être de plus en plus dans euh la aller vers les entreprises, comprendre leurs besoins en recrutement et les aider à faire matcher avec tout un tas d'outils dont ils disposent pour bien faire rencontrer les compétences. Donc il y a il y a déjà une cet outil énorme et les partenariats qui sont noués avec les acteurs du médico-social comme les ESAT, c'est les établissements à service d'aide par le travail qui crée des activités pour embaucher des personnes en situation de handicap. ce qui permet que ces personnes soient vraiment en situation de travail et qu'on crée des passerelles avec les entreprises pour euh lorsque c'est possible permettre à la personne de d'aller au sein d'une entreprise d'être embauché dans l'entreprise.

Ce qu'on développe aussi, on a un outil super qui s'appelle l'emploi accompagné qui permet pour une entreprise qui recrute une personne en situation de handicap euh de que la personne en situation non handicap soit accompagnée au-delà de l'embauche. Et donc si il y a des difficultés rencontrer et ça s'adresse aussi au handicap invisibles, au handicap psychique qui peuvent parfois un peu dérouter l'employeur ou faire un peu peur bah qui permettent de d'aider à bien stabiliser les choses, à bien les accompagner. Et ce dispositif, il existe, il est pas assez utilisé alors que lorsqu'il est utilisé, ça marche super bien et que les entreprises sont très contentes.

Donc là maintenant, on on a changé là, on c'est pareil, on simplifie les procédures d'accès pour permettre que les entreprises le connaissent et utilisent aussi ce dispositif pour les aider à à embaucher, à passer le cap. Et puis ensuite, on a pris aussi une décision lors de ce fameux Ch, comité interméale du handicap, de mettre fin à la liste des écaples. C'est une liste d'emplois euh pour lesquels on détermine on de façon préalable, on on considère que les personnes en situation de handicap n'ont pas accès à ces emplois.

OK. Euh alors la liste, elle est très importante, donc c'est difficile de vous la reciter là comme ça, mais c'est beaucoup d'emplois euh mais pour lesquels on on met un a priori de Ah bah je pense par exemple transporteur routier. Euh or, il y a des compatibilités en fait et donc ce que l'on fait c'est que on supprime cette liste parce qu'elle est discriminatoire.

Elle elle définit en fait à priori des emplois qui sont pas pour les personnes en situation en handicap. Alors que ce qui doit définir ça, c'est l'employeur quand il reçoit une personne et évidemment après le médecin du travail peut dire bah oui apte ou pas. Et puis bien évidemment, l'idée c'est pas qu'une personne non voyante conduise un camion bien évidemment, mais qu'on ne mette pas de barrière a priori parce que Oui.

Parce que c'est pas les personnes de situation de handicap, c'est pas un groupe homogène. Donc il faut réfléchir en fonction des particularités. Et puis il peut y avoir plein de d'options d'aménagement qui donc c'est aussi envoyé ce message là dire ça c'est fini en fait la discrimination a priori l'état d'esprit de dire bah ça c'est pas pour vous a priori c'est pas possible en fait on a hâte.

J'aimerais qu'on parle de l'âge d'or un petit peu quand vous quand vous citiziez tout à l'heure quand vous avez dit bah on a on connaît tous une personne âgée qui doit quitter sa maison moi c'est ma grand-mère actuellement et ce qui est assez enfin voilà c'est c'est la personne aussi pour laquelle j'ai créé ce podcast et donc ça me touche particulièrement et c'est vrai qu'on le voit enfin je pense que enfin exactement comme vous l'avez dit on le voit tous que que qui de mieux les accompagner. Euh et avec le l'augmentation du nombre de personnes âgées, le gouvernement met en place des politiques justement qui vont dans ce sens. Euh comment on peut s'assurer que les personnes âgées et en particulier celles qui sont en perte d'autonomie bénéficient d'une prise en charge adaptée ?

Alors ça c'est vraiment tout l'enjeu des années à venir parce qu'on sait que le nombre de personnes âgées va exploser dans les années à venir. En 2030 euh la part des personnes âgées de plus de 85 ans, c'est les baby boomers qui arrivent à cet âge de 85 ans pour lequel il y a de la dépendance plus forte et donc des besoins plus forts va vraiment exploser. Donc on est en train de préparer l'anticipation à cette à cette situation parce qu'on voit bien que le système aujourd'hui fonctionne plus trop bien, faut le reconnaître.

Euh au sein des Épades, par exemple, les choses ont beaucoup évolué. Il y a 20 ans ou 30 ans, les personnes qui rentraient en Épad, elles étaient plus jeunes qu'aujourd'hui, elles étaient encore assez en forme et ça a changé beaucoup les choses parce que maintenant les personnes arrivent à l'PAD beaucoup plus âgée et dépendante. Donc ça change le métier et ça on n pas assez bien accompagné ces changements de métier.

Donc on change, on renforce la formation, on renforce aussi les moyens humains. on on recrute plus dans les ÉPADES bah pour pouvoir répondre à ces nouvelles situations des personnes de plus en plus âgées avec des maladies neurodégénératives qui accompagnent ça. Euh donc ça c'est un des aspects.

Il y a aussi la question des aides à domicile parce qu'en fait ce que l'on veut tous c'est rester à notre domicile le plus longtemps possible jusque à la fin. Bah oui, on a besoin pour ça de professionnels qui soient aussi formés. Et donc c'est des professionnels qui ont besoin euh aussi d'être reconnu.

Or aujourd'hui dans notre société, on les a pas assez reconnus. Alors il y a eu des évolutions parce qu'on a fait des évolutions salariales notamment qui déjà un pas de reconnaissance. On évolue aussi sur la reconnaissance professionnelle.

Maintenant, les personnes sont une carte professionnelle qui permet de de montrer que elles font partie de ce corps de métier un peu invisible euh mais qui est essentiel dans notre société. et on on va encore là passer un cap dans leur reconnaissance et l'amélioration des conditions de travail en en améliorant les financements de tout ce qui est autour de la mobilité puisque c'est des personnes qui font beaucoup de déplacement notamment en zones rurales pour aller d'une maison à l'autre et cetera et souvent dans des conditions pas évidentes euh avec des véhicules qui sont un peu usés, pas confortables et cetera. Donc on va mettre beaucoup de moyens là euh sur la mobilité pour permettre que ça améliore aussi leur leurs conditions de travail.

Mais on sait qu'on est encore un peu au début de tout ça. On va changer aussi les modes de financement euh dans les épad parce que on sait qu'on a besoin de renforcer les financements aussi de ces de ces structures. Donc on est un peu sur deux niveaux où d'un côté on on répare les urgences.

C'est c'est un peu difficile. Il y a pas assez de personnel. Euh on n pas assez bien anticipé les choses.

Donc il faut qu'on forme plus, qu'on recrute plus, qu'on accompagne plus et donc on répond un peu à des urgences avec ces solutions-là. Mais on construit aussi maintenant l'avenir. Et l'avenir ça veut dire déjà on sait grosso modo ce qu'il faut.

Il faut qu'on reconnaisse mieux les métiers, qu'on forme mieux, qu'on rémunère mieux euh et qu'on organise aussi mieux. C'est-à-dire que on ait une plus de décloisonnement aussi entre le domicile, sa maison traditionnelle qu'on a eu et puis les pades. Et donc ce qu'on va développer aussi, c'est l'habitat intermédiaire, c'est-à-dire euh vous savez, il y a plein de formes d'habitat intermédiaire.

Ça peut être euh des colocations entre personnes âgées. Ouais, il y a beaucoup d'associations qui proposent ça. Il y a des choses comme ça qui commencent à se créer ou euh euh des logements qui sont plus petits, plus adaptés, donc ça coûte moins cher aussi en entretien, c'est moins fatiguant et cetera.

Et ça ça rond aussi l'isolement des personnes âgées. Donc, on est en train aussi de regarder comment est-ce qu'on peut mieux développer ces solutions-là. euh pour que ce soit plus facile pour une personne de à un moment donné quitter son domicile mais pour rester encore dans un nouveau chez soi.

Euh donc voilà, ça c'est aussi ça fait partie des réponses. Puis après se posera la question du financement de tout ça. H comment est-ce qu'on équilibre tout euh dans une société où ben il y aura de plus en plus de personnes âgées, très âgées et de moins en moins de jeunes et qu'il faut faire attention non à ne pas non plus faire tout peser sur le le les épaules des jeunes euh qui aussi ont bah toute leur vie à construire.

Donc on cherche des solutions qui permettront de trouver le l'équilibre de financement de tout ça et qu'on doit faire émerger assez vite puisque comme je disais 2030 sera vraiment un peu le moment de pointe. En fait là, on est on va avoir un peu une un plateau puisque on les personnes très âgées sont nées pendant la guerre, pendant la Seconde Guerre mondiale. Donc forcément, il y avait moins de naissance à ce moment-là et c'est après quand on va arriver en 2030 où là, on va voir le le pic qui va commencer à être très fort avec le baby boouom qui commence à arriver à l'âge l'âge d'or.

Donc beaucoup de choses à voir. Hm. Euh vous le citiez euh donc euh toujours sur sur ce sujet, pour revenir au sujet du handicap, euh c'est aussi une question de une question de culture.

Ce qui m'amène à ma question, vous allez comprendre. Euh c'est vrai que c'estes ces personnes en situation de handicap, elles sont souvent sous-représentées dans l'espace public, dans les médias, dans les films, dans les séries et cetera. C'est en train de changer.

Mais euh selon vous, que pourrait faire le le gouvernement pour changer le regard de ce sujet sur la société ? Alors euh changer le regard, c'est euh aussi euh comment dire rendre accessible euh la culture. Hm.

Euh et là ça fait partie aussi des engagements qui ont été pris euh à l'occasion de ce comité euh interministériel euh de soutenir des initiatives comme un portail pour recenser tous les ouvrages qui sont rendus accessibles pour les personnes en situation de handicap. C'est l'accès aussi au numérique, faire en sorte que les sites soient véritablement accessibles comme l'exige en fait la loi maintenant. Euh donc on continue en fait à soutenir ça, à soutenir ces à soutenir et à imposer aussi de plus en plus ces ces initiatives et on le voit euh c'est intéressant.

Par exemple, j'étais récemment au qu d'Orset, au musée du qu d'ors où ils ont vraiment fait des démarches très poussé autour de l'inclusion pour accueillir tout tout type de public et où par exemple on peut présenter certaines œuvres en falque en facile à lire et à comprendre. Mais moi, j'ai trouvé que c'était vraiment génial et finalement très utile pour tout le monde parce que quand on n'est pas un expert en art, euh le falc est très bien en fait pour pouvoir comprendre une œuvre. Et donc là aussi, on retrouve ce côté un peu universel à pouvoir montrer que lorsqu'on fait une initiative pour rendre l'art, la culture accessible à tous, euh accessible aux personnes en situation de handicap, bah finalement ça profite à un grand nombre de publics et on ouvre un petit peu les portes à tout le monde.

Il y a aussi un portail pour les films audio d'écrit qui c'est c'est aussi quand même une discipline qui se développe euh qui qui est intéressante aussi vraiment. Et je pense que ça peut même être intéressant pour des personnes voyantes de d'écouter un film auto audio décrit. C'est c'est une approche très sensible, très émouvante aussi et intéressante.

Donc voilà, on continue de de de soutenir et de défendre ça parce que là aussi ça fait partie de la citoyenneté. Avoir accès à la culture, c'est vraiment la citoyenneté. Bien sûr.

Et je sais pas si euh je sais pas si vous écoutez des podcasts, mais euh il y a euh 1 an à peu près, Apple Podcast a sorti une nouvelle euh fonctionnalité qui permet de lire les podcasts. Donc en fait en utilisant l'intelligence artificielle du jour au lendemain, on a tous vu enfin pu lire ce qui les transcriptions des podcast et en fait on a enfin je me suis demandé d'où ça venait, pourquoi d'un seul coup c'était arrivé et en fait il se trouve que c'est une association aux États-Unis, enfin plusieurs associations qui ont fait du lobby pour que cette fonctionnalité soit incluse. Et je trouvais ça, je trouvais ça intéressant de me dire "Mais c'est vrai que j'avais pas pensé euh que les podcasts étaient pas accessibles à tout le monde." Oui, pour des personnes sourdes.

Tout à fait. Et puis ça peut être aussi intéressant pour quelqu'un de parfois on peut pas écouter mais on peut lire. H ouais.

Et ben écoutez, on arrive à la fin de cette interview. Euh comme question finale, j'aimerais vous demander quelle est la mesure que vous souhaiteriez absolument voir aboutir avant la fin de votre mandat ? Alors moi ma vraiment détermination très forte, elle est sur cette simplification des dossiers MDPH et des procédures qui qui l'entourent parce que c'est vraiment le premier niveau, j'allais dire, de souffrance que j'ai beaucoup entendu.

Et donc je mets les bouchées doubles parce qu'on est quand même dans un contexte on ne sait jamais ce qui peut nous arriver pour m'assurer que ça on sera en capacité d'avoir transformé les choses très rapidement. Et puis bon après c'est c'est difficile de faire un choix parce que tout est tout est important. La santé, l'accès aux soins, c'est extrêmement important.

Et là aussi, on lance une nouvelle mission avec le ministre de la santé pour voir comment est-ce qu'on peut prendre de bonnes initiative sur l'accès à la santé. L'accessibilité, là je suis en train de faire construire une boîte à outils de toutes les bonnes idées, bonnes pratiques qui sont développées sur les territoires qui facilitent l'accessibilité. par exemple pour le tourisme, l'accessibilité des plages, des logements, des rues, des commerces et en fait il y a mes plétor d'innovation, de solutions géniales mais qui ne sont pas forcément connues.

Et donc là, on on là c'est bientôt, on aura cette fameuse boîte à outils tour du mois de juin que je veux en fait dédier au territoire, aux communes notamment parce que là c'est pareil, la commune c'est quand même le premier lieu de de vie pour chacun et donc c'est là où on peut transformer les choses aussi concrètement dans le quotidien. Moi, je veux que cette boîte à outils vraiment elle atterrisse euh avant que je parte parce que je veux vraiment que les communes puissent s'en saisir. Euh et euh et je pense qu'il y a aussi un enjeu majeur, c'est qu'on a les élections municipales qui arrivent très vite hein dans un an.

Et ce que je veux, c'est que dans tous les partis politiques euh et au-delà parce qu'il y aura aussi beaucoup de listes qui seront à politique, mais c'est que tous les candidats au municipal avec leur liste est un projet d'inclusion. C'est-à-dire qu'elles intègrent l'inclusion des personnes en situation de handicap dans leur projet parce que c'est quand on réfléchit à la racine du projet euh qu'on peut vraiment transformer les choses. Donc je veux qu'il ais ces outilslà pour pouvoir aussi construire leur projet politique et qui a aucun projet au municipal qui n'intègre pas la dimension inclusive.

Il faut qu'elle soit partout. Voilà. Et ben je voudrais vous remercier et je voudrais aussi préciser pour les auditeurs qui nous écoutent et qui ne vont pas nous regarder forcément sur YouTube parce que ils nous écoutent que vous n'avez pas lu une seule fois vos notes et j'étais très impressionnée.

Donc ça montre à quel point voilà l'engagement est sincère et je vous remercie beaucoup d'être d'être venu jusqu'ici pour pour nous parler de ces sujets là. Merci. Merci à vous.

Merci beaucoup. Ça va ? [Musique]