Apolline Matin du 9 octobre - 8h/9h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 17 %Attaque 17 %Défensif 14 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 64 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 23:58OuverteRéponse partielle
Les 3000 postes de profs remplaçants annoncés sont-ils suffisants ?
- 25:45OuverteRéponse directe
Votre association est-elle apolitique ou politisée ?
- 27:07OuverteRéponse partielle
Cette annonce de 3000 profs est-elle une réponse satisfaisante ?
- 29:34OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui angoisse les lycéens avec Parcoursup ?
- 9:28OuverteRéponse directe
75% des entreprises ont adopté la facturation électronique, est-ce simple ?
- 11:03OuverteRéponse partielle
Combien coûte cette réforme aux petites entreprises ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20PrésentateurChiffre
« 140 000 votants, 5 candidats. »
- 0:27PrésentateurChiffre
« 3 000 profs remplaçants envoyés à la rescousse. »
- 0:54PrésentateurChiffre
« 140 000 participants qui ont jusqu'à demain soir 20h pour départager les 5 candidats. »
- 2:34PrésentateurChiffre
« 75% des entreprises ont adopté la facturation électronique. »
- 2:37PrésentateurChiffre
« Seule une entreprise sur quatre rechigne. »
- 10:00AuditeurFait
« 75% des commerçants qui ont choisi une plateforme, ça ne veut pas dire que 75% des entreprises sont prêtes. »
- 10:35AuditeurFait
« Les plateformes ne sont pas gratuites. »
- 24:11PrésentateurChiffre
« 3000 enseignants remplaçants qui allaient être affectés aux lycées les plus en difficulté. »
- 31:50AuditeurChiffre
« des demandes de 10 milliards d'euros »
- 31:53AuditeurFait
« des demandes de suppression de parcours sub sans avoir derrière une solution qui a été apportée »
- 35:12AuditeurFait
« la suppression du lycée d'origine qui est en train d'être expertisée par le ministère de l'Intérieur »
- 35:52AuditeurFait
« lorsqu'on arrive en classe de première changer de spécialité avant les vacances de la Toussaint »
- 36:06AuditeurFait
« un deuxième engagement qu'on a tenu auprès de monsieur le ministre qui se garde du temps pour échanger avec les enseignants et les directeurs »
- 40:05AuditeurFait
« de pouvoir supprimer les doublettes entre les cours qu'on a dans le tronc commun et les cours qu'on a en spécialité »
- 43:22PrésentateurFait
« il y a eu des violences de la part des policiers un coup de genou notamment avec cette vidéo qui a énormément circulé »
- 43:36PrésentateurFait
« dégradations et pillages notamment dans un lycée près de Bordeaux alors que des élèves et des professeurs se trouvaient à l'intérieur »
- 44:20AuditeurFait
« les policiers s'en prennent aux lycéennes et aux lycéens qui bloquent leur lycée alors qu'ils ne font rien »
Temps de parole
- Présentateur71 %
- Présentateur 26 %
- Auditeur5 %
- ?5 %
- Auditeur 24 %
- Auditeur 33 %
- Auditeur 42 %
≈ 20 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous
écoutez
RMC. Il
est 8h. Merci d'avoir choisi RMC. Très belle journée à tous. RMC, Apolline Matin. Le journal de Quentin Vinet. Bonjour Quentin. Bonjour Apolline, bonjour à tous. Ça y est, la primaire sociale-démocrate pour la présidentielle commence à l'instant. 140 000 votants, 5 candidats. Et vous allez voir que le choix n'est pas évident. C'est ce que disent ce matin les électeurs de gauche. 3 000 profs remplaçants envoyés à la rescousse. Donc à partir de ce matin, dans l'hélice, et c
'est
l'annonce de la soirée du gouvernement, on verra qui sont ces enseignants remplaçants et pourquoi surtout ils n'étaient pas en poste jusque-là. Et puis les mondiaux de judo, ça se passe en Azerbaïdjan en ce moment. Le bilan est mauvais pour les Français. Et tous les espoirs reposent aujourd'hui sur Tchoum, Audrey Tchemeho.
Les
votes sont donc ouverts ce matin à gauche. Oui, c'est pour la primaire. C'est parti pour la primaire sociale-démocrate. C'est le premier tour. 140 000 participants qui ont jusqu'à demain soir 20h pour départager les 5 candidats. Vous les avez vus, entendus, ils se sont affrontés lors des 3 débats. Ségolène Royal, Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Jérôme Gage, Emmanuel Morel. Ce sont les adhérents du PS ou de place publique qui votent, mais aussi ceux qui ont payé 15 euros des sympathisants de gauche que vous avez interrogés Romain Cluzel.
Et
parmi les sympathisants de gauche, Axel a franchi le pas. Elle s'est inscrite et va donc voter aujourd'hui à la primaire. Je ne me retrouvais pas spécialement dans les propositions des candidats un peu plus à gauche, ni dans le centre, ni à droite. Donc je trouve que c'est la meilleure alternative selon les valeurs que moi je défends. Je trouve ça important quand on nous laisse l'opportunité de choisir et donner notre avis de le
faire.
La Parisienne hésite encore entre deux candidats. Elle veut donner de la force au gagnant ou à la gagnante du scrutin, même si Axel reste sceptique sur les chances de succès de son camp à la présidentielle. Très honnêtement, je n
'ai
pas un énorme espoir, mais au moins moi je serais en ligne avec moi-même, j'aurais fait ce qui me semblait important de faire. Elle n'est pas la seule à avoir des doutes. Plusieurs sympathisants de gauche nous disent ne rien attendre de cette élection. Christine enseignante ne votera pas. Pour elle, cette primaire est trop restreinte. C'est un peu une niche entre gens du PS ou proches du PS. Le PS, il est quand même, pour moi, un peu en fin de course. C'est dommage que ce ne
soit
pas toute la gauche qui débattre. Elle craint aussi que des candidats ne respectent pas les résultats et ne soutiennent pas le gagnant.
La
politique, c'est aussi le candidat Horizon. Edouard Philippe qui, ça y
est,
déroule ses idées. Ce qui ressemble à un programme se présentant comme le candidat, il l'a dit hier soir, d'une France commandée et gouvernée, souhaitant diviser par deux l'immigration légale et assurant que l'argent magique n'existait pas. Alors le gouvernement, de son côté, tente de sortir de la crise des lycées. Avec une nouveauté, 3000 professeurs remplaçants sont censés arriver là, à partir de ce matin, dans les lycées les plus en difficulté. C'est une des revendications, vous le savez, des lycéens, les profs absents. Et c'est ce qu'a annoncé le ministre de l
'Éducation,
Edouard Jeffries, c'est hier soir au 20h de TF1. On a 3000 professeurs remplaçants qui, actuellement, ne sont pas devant élèves. Ils voudraient l'être, mais ils ne sont pas affectés devant élèves parce que, jusqu'à présent, on savait mal les affecter, notamment.
Voilà, donc ils ne sont pas affectés. Ça mérite des explications. Romain Oum en direct ce matin pour RMC. On a l'impression que le ministre sort du chapeau 3000 remplaçants. Qui sont ces professeurs ? Eh bien, ce sont des profs dits TZDR titulaires sur zone de remplacement.
C
'est une catégorie de professeurs remplaçants, salariés de l'Éducation nationale, rattachés à une académie et qui attendent d'avoir une affectation. C'est donc sur eux que le ministre compte, pour pallier les problèmes d'absence dans les lycées les plus en difficulté, pour cibler avec la plus grande précision ces établissements. Edouard Jeffries explique s'être appuyé pour la première fois sur un logiciel commandé par son ministère l'année dernière, ce qui a permis d'identifier dans le détail 114 lycées dont la situation est très problématique et 400 pour lesquels il y a une difficulté à remplacer des professeurs. L'organisation va se faire par académie.
Un professeur rattaché à celle de Nantes, par exemple, n'ira pas remplacer un professeur à Marseille. Alors Romain, le ministre a aussi évoqué hier soir deux autres leviers pour remplacer les profs absents. Oui, Edouard Jeffries souhaite également augmenter l'enveloppe de ce qu'on appelle le pacte. C'est la possibilité pour un professeur de remplacer un autre professeur au sein d'un même établissement.
C
'est payé en heures supplémentaires, mais elles sont limitées par un quota qui a déjà été atteint. Et c'est ce quota que le ministre souhaite augmenter. Enfin, dernier levier, le ministre veut tout simplement donner au rectorat la possibilité de recruter plus de professeurs, par exemple des contractuels, qui n'ont pas été réembauchés à la rentrée. Alors ce matin, la situation, quelques blocages sont signalés à Paris, mais dans l'ensemble, la mobilisation faiblie et les cours reprennent. 96% des lycées étaient ouverts hier, selon les chiffres du ministère de l'Éducation. Bérangère Bocquillon, chef du service Société RMC, comment ça se passe là, ce retour en classe ?
Dans
certains lycées, la reprise se passe bien, mais grâce à un gros travail des chefs d'établissement. Stéphane Erard, du syndicat SNPDEN, est proviseur d'un lycée à Cannes. Il a carrément demandé aux parents d'élèves d'accompagner leurs ados jusqu'à la grille du lycée.
Maman me disait ce matin, c'est comme à l'école maternelle. Oui, peut-être que c'est bien de reprendre du temps pour discuter, les accompagner, échanger avec
eux. Finalement, c'est peut-être pas si mal. Mais ça ne s'est pas bien passé partout. Ça a été
très
compliqué. Cyril Coupeau, du syndicat SNPDEN, est proviseur à Évry. Son lycée a de nouveau été bloqué hier matin par des lycéens, alors qu'il avait eu, avant, une bonne discussion avec des représentants des élèves.
Je
ne
vois
pas trop le bout du tunnel dans mon établissement. Il y avait sans doute une centaine de manifestants, des personnels du lycée qui soutiennent le mouvement.
Une situation d'autant plus difficile à vivre qu'il a été menacé. Il
y
a un moment où l'État arrive à sortir de la situation où on fermera les établissements. On se mettra, nous, en protection parce qu'on ne peut pas passer notre temps à prendre les coups pour tout le monde.
Et il ajoute que s'il est plus que jamais à l'écoute des élèves, il y aura, pour ceux qui ont commis des violences, quelques conseils de discipline. Les coups ne reprennent pas. Je le précise, ce matin, au lycée des Iris de Lormont,
c
'est près de Bordeaux, lycée qui a été saccagé hier par une vingtaine de casseurs. Des ordinateurs ont été volés et les dégâts sont estimés à près de 150 000 euros. Alors, quelle sera la suite à ce mouvement lycéen ? Les syndicats appellent à une nouvelle journée de mobilisation. Mardi, on sera donc le 13 octobre et à quelques jours seulement, des vacances de la Toussaint. Ça, ça ressemble à un barou d'honneur ce matin. Les opposants à l'A69 vont à nouveau se mobiliser à partir de ce matin et pour tout le week-end pour protester contre cette autoroute sur le point d'être mis en service entre Castres et Toulouse.
Le gouvernement qui relance le débat aussi sur les méga-bassines à Sainte-Solines. Souvenez-vous, dans les Deux-Sèvres, la justice administrative avait jugé illégale ces grandes retenues d'eau pour les agriculteurs au nom de la défense d'un oiseau protégé. Eh bien, le gouvernement accorde finalement une dérogation et c'est donc à la préfecture de ce département des Deux-Sèvres de trancher.
On
suit depuis le début de la semaine et vous le savez, sur RMC, les mondiaux de judo qui se déroulent en Azerbaïdjan, à Bakou. La France avait de grandes ambitions après la radia au précédent JO. Finalement, on est très loin du compte avec seulement deux médailles de bronze. et les espoirs reposent aujourd'hui sur Tchoum, Audrey Tchumeo. Elle est moins de 78 kilos. Elle est là depuis les années 2000. Elle a 36 ans et elle est toujours très forte à Morgane Maury.
Appelez-la le Phénix. Audrey Tchumeo va disputer ses 9e championnats du monde senior. Les premiers, c'était en 2010 au Japon. Non sélectionnée au JO, elle aurait pu arrêter cette sélection comme un soulagement. J'étais un peu ému. J'en viens de loin. C'est une petite victoire. Ça m'a vraiment touché. Arrivée très jeune au très haut niveau de Tchoum, son surnom a su évoluer. Judoka façon Mike Tyson, elle est devenue plus gestionnaire en vieillissant. Plus ancienne judoka du groupe France, elle a gardé la passion de l'effort. J'aime me battre. Il faut écouter sa voix qui parle tous les matins pour se motiver à l'entraînement.
Il faut garder le cap et surtout garder la passion de ce que je fais. J'aime ce que je fais. C
'est
ça qui m'intient encore en vie aujourd'hui. Elle s'accroche au rêve d'or olympique. Elle a eu le bronze en 2012, l'argent en 2016. Elle veut terminer aux Etats-Unis le pays de ses rêves avec la médaille d'or. J'ai envie de partir à la tête haute et de partir quand j'ai envie, pas quand les gens me disent de partir. J
'ai
aussi un rêve d'atteindre l'Eurolympique. Après,
c
'est vrai que c'est pas voilà, mais j'ai ce rêve qu'on a été qui me maintient encore en vie, on va dire, ce petit défi-là. À 36 ans, à Bakou, elle vient ce vendredi reconquérir un titre mondial. 15 ans après le premier, elle serait la plus vieille médaillée d'or en championnat du monde.
Puis c'est la reprise de la Ligue 1 en football après la très longue trêve internationale. Lens et Lyon joueront ce soir à 20h45
Ça
fait longtemps que ça n
'a
pas repris. Lyon qui est deuxième au classement derrière Monaco et Lens qui est un petit peu plus loin à la 15e place. C'était le journal de Quentin Vinaigle.
Il est
8h08 sur RMC et c'est une exclusivité qu'RMC vous dévoile ce matin. Les trois quarts des entreprises ont adopté, ça y est, la facturation électronique obligatoire en théorie, en tout cas depuis le 1er septembre. On va faire un premier bilan ce matin avec la représentante des commerçants français. Elle réclame un retour en arrière pour les très petites entreprises et les plus réfractaires.
C
'est celles qui ont eu le plus de mal à s'adapter à cette facturation électronique et c'est d'ailleurs celle que j'aimerais entendre ce matin. Appelez-nous au 3216 si vous n'êtes toujours pas passé à la facturation électronique pour nous dire ce qui bloque le 3216, évidemment. A tout de suite. RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin.
Apolline de Malherbe.
Il
est 8h12. Vous êtes bien sur RMC et RMC Story et on va parler des facturations électroniques. Alors, faut-il voir le verre ? Faut-il voir le verre ? Moitié vide ou le verre ? C'est compliqué. Je m'étais lancé dans une aventure,
j'avoue.
Ce que je voulais dire, c'est que donc trois quarts des Français et des entreprises sont bien passés à la facturation électronique.
C
'est beaucoup plus simple, dit comme ça. On est d'accord, Emmanuel
? On est d'accord.
C'est donc une exclusivité RMC ce matin. 75% des entreprises ont adopté la facturation électronique. Elle est obligatoire depuis plus d'un mois. Seule une entreprise sur quatre rechigne. Laure Brunet-Runard est en direct avec nous. Bonjour. Vous êtes la déléguée générale des commerçants de France.
Vous
représentez notamment les petits commerçants, ceux qui ont peu ou pas de salariés. C'est eux qui ont eu le plus de difficultés. Alors, ils avaient un délai supplémentaire, mais à passer à la facturation électronique ?
Tout
à fait. On a une grosse inquiétude de la part des petits commerçants vis-à-vis de cette réforme. Et 75% des commerçants qui ont choisi une plateforme, ça ne
veut
pas dire que 75% des entreprises sont prêtes. Elles ont reçu des courriers de la DGFIP. Il y
a
eu des injonctions à choisir une plateforme. Et on a plus de 150 plateformes agrées qui existent. La liste n'est pas encore figée. Et il a fallu pour ces commerçants qui, pour 30% à peu près, n'ont pas de salariés, faire un choix un peu à l'aveugle
sur une réforme qui va leur coûter de l'argent. Leur coûter
de l'argent
? C'est-à-dire le fait simplement déjà de choisir une plateforme, de choisir un forfait avec eux, c'est ça aussi qui coûte
? Mais
bien sûr, ce n
'est
pas gratuit.
Les plateformes ne sont pas gratuites. A l'origine, ça devait être géré par l'État sous une forme qui existe déjà pour Corus. Donc c'est un logiciel de l'État gratuit pour tout ce qui est justement les factures avec des services publics. Mais finalement, l'État
a
pris du recul, a mis des entreprises privées sur le marché. Et une entreprise privée, il faut bien qu'elle dégage du chiffre d'affaires. Donc il y a une certaine gratuité pour quelques factures, mais après ça devient payant. On est dans une mesure.
Vous
avez calculé combien
ça allait coûter aux petites entreprises, aux toutes petites entreprises, en moyenne ? Alors, c'est difficile à dire parce que chaque plateforme a ses propres formules et chaque entreprise a un nombre variable de
factures.
Il
y a la plateforme
et souvent, il y a le comptable qui vous dit écoutez, moi aussi, je dois rajouter des étapes, donc je vais être obligé de vous faire payer plus cher le forfait. Vous savez quoi ? Bastien nous appelle lui aussi de Gironde. Bonjour Bastien.
Bonjour.
Vous êtes formateur en facture électronique
?
Alors, plus précisément en logiciel de gestion facturation, comptabilité.
Mais Bastien, Bastien, vous
tombez du ciel ce matin. Dites-nous justement comment ça se passe et est-ce que vous avez l'impression que les interlocuteurs que vous avez, notamment les patrons, les petits patrons, ça passe bien cette facturation électronique
?
Non, ça ne passe pas très bien et je rejoins exactement ce que disait la précédente interlocutrice. C'est une réforme qui a été mal expliquée, qui a été imposée et qui à la base devait être gratuite, maintenant est payante et en plus, elle ne représente pas la manière de fonctionner des petites ou des moyennes entreprises. En plus, on ne s'y retrouve pas dans les explications. Nous qui sommes un peu en avant-vente, on n'a pas de quoi tester donc comment faire une bonne pédagogie si on n'a pas des outils pour tester ? Et aujourd'hui, toutes les plateformes ne sont pas prêtes, les grosses entreprises ne sont pas dessus donc on ne reçoit pas les factures.
C'est vraiment très compliqué et les petites entreprises ou moyennes subissent ça de poulain-fouet et ce n'est pas représentatif de leur façon de fonctionner. Je vous donne un exemple. Nous, on a des clients qui imposent un circuit de validation donc c'est-à-dire que les factures ne sont pas validées par le comptable ou la comptable à ce niveau-là mais sont validées par des conducteurs de travaux.
On ne peut pas leur déléguer un accès, ils ne peuvent pas faire le circuit de validation donc en fait, on dit oui, ça ne coûte pas très cher sauf que toute la charge administrative, le temps perdu et justement cette non-fluidité fait que les entreprises sont de moins en moins productives et sur votre précédente intervention, il fallait que les gens deviennent plus productifs et plus.
Oui, c
'est ce que disait Stéphane Bougenard, vous avez raison, si on relie toujours les bouts de la chaîne de la matinale, en général, c'est assez cohérent et en effet, vous le
disiez,
on avait le patron d'Euronext qui disait qu'il va falloir produire plus et là, vous êtes en train de dire que ça met des bâtons dans les roues de ceux qui aimeraient bien produire davantage.
D'abord, il y
a
quand même encore un délai jusqu'en
septembre
2027. Deux, il y a quand même des avantages, c'est éviter tout ce qui est travail au noir, TV fraudale à TVA, etc. Donc,
il
y a quand même de la transparence qui est nécessaire et puis, la question, c'est est-ce que quand même à terme, ce n
'est
pas une économie de traitement, de paperasse
?
Je ne
sais
pas. Évidemment, la transition est compliquée mais pour la suite, c'est peut-être quand même un peu utile. Oui, alors justement, il y
a
la question de la protection des données aussi parce que depuis l'été...
C
'est aussi cohérent avec le début de la
matinale.
Exactement, j'allais le dire puisque tout se tient. La protection des données parce que depuis l'été, il y
a
eu plusieurs craquages de données numériques des Français sur des sites de l'État. Est-ce que les gens n
'ont
pas un peu peur et on les comprend en fait
? Laure
Mounir-Munard
?
La facturation électronique, c'est quand même aussi une notion d'intelligence économique.
Il
y a beaucoup de données sensibles qui transmettent par ces plateformes.
Naturellement.
De données parfois très sensibles et aujourd'hui, sur ces plateformes, pour beaucoup, on ne les connaît que pas ou peu et on ne sait pas quelles garanties, quelles sécurités iront avec le traitement des factures. Si demain, elles se font pirater, c'est un désastre.
C
'est un désastre d'un point de vue économique, secret des affaires, intelligence économique.
Merci beaucoup,
Laure Mounir
-Munard, d'avoir répondu à nos questions ce matin. Vous êtes déléguée générale des commerçants de France et merci à Bastien qui est donc formateur sur toutes les questions des budgets des entreprises et qui nous appelait également pour partager. Il est 8h18, Arnaud de Manche.
RMC, Apolline Matin,
c'est tous les jours de Manche.
Salut Arnaud
! Et bonjour les amis. Ça va les motos ? Je sais que vous aimez bien la politique, les frérots. Alors, vous êtes gâtés. C'est la teuf aujourd'hui ! Car depuis 8h ce matin, Apolline, on peut enlever la primaire de la gauche jusqu'à demain 20h. Faites-vous plaisir, envoyez vos votes, envoyez vos votes, c'est comme au Téléthon. 36-37, 36-37,
c
'est le nombre à peu près des lecteurs qui vont voter pour cette primaire parce que franchement, ce n
'est
pas motivant,
il
faut départager les 5, vous avez vu les candidats. Mais ensemble, aidons, aidons la gauche à vaincre le handicap. Jérôme Gage et Emmanuel Morel qui ont ce handicap de notoriété très lourd. Olivier Faure qui a reçu cette grève de charisme récemment mais qui a été rejeté.
Et donc,
Raphaël Glucksmann a lutté contre son syndrome Gilles de la Tourette. Tout de suite, le témoignage de M. Glucksmann. Je vous pisse dessus. Je
vous fais
gicler les yeux des orbites et j
'urine
dedans. Ça ne va pas mieux du tout. Aidons-le. Donc aidons-les. Sinon, l'astronaute Sophie Adeno est de retour sur Terre après 230 jours en orbite.
Tiens,
il y
a
deux fois orbite
dans la... 230
jours en orbite.
Elle
est rentrée hier. Alors, je vous le dis, ça c'est un peu du off. Elle ne vous laisse surtout pas louper les primaires de la gauche, Sophie Adeno. On ne le
sait pas mais c
'est une fan de la première heure d'Emmanuel Morel. Vous
savez, le
candidat qui a
une tête
sympa de fromager, elle a saoulé tout l'ISS avec pendant huit mois.
Elle
était ah, gna gna gna. Emmanuel Morel quand il était adjoint de Marie-Noëlle Liennman au sein de la gauche républicaine et socialiste. Il a su impulser une ferveur. Moi, j'étais à fond sur son discours sur la place de la France en Europe. Ouais, t'es relou Sophie, rentre chez toi. Moi, je pense que s'il l'envoyait hors de l'ISS deux fois dans l'espace soi-disant pour réparer la station, en fait, c'était juste pour être tranquille une journée. Enfin, j'extrapole peut-être un peu, c'est vendredi, on se
fait plaisir. La
révolte des lycéens continue, Arnaud. Certains syndicats appellent maintenant les acteurs de la culture à se joindre au mouvement. Oui, en argant que les jeunes ont aussi besoin de culture pour s'épanouir. D'ailleurs, j'ai vu sur Internet, ça a fait repartir une vieille polémique éducative. Vous savez, c'est entre les jeunes ont besoin de discipline, il faut envoyer l'armée pour les punir et mais non, les jeunes ont besoin de s'épanouir par la culture, etc. On ne sait pas quoi choisir. Alors, perso, je pense que ce n
'est
pas incompatible. On peut très bien punir les jeunes avec de la culture. Ah oui,
c'est vrai,
il suffit d'emmener ceux qui crament des poubelles au théâtre du rond-point pour assister à la première de immobilité en mouvement, la digression d'Andromède. Une chorégraphie contemporaine de 17 heures où des danseurs nus lègent des pièces de moto dans des lumières bleues pendant qu'une vieille dame roumaine joue du piano désaccordé en hurlant des choses comme Cosmos ! Extase ! Mission ! Chaque lycéen est un prisonnier politique ! Chaque CRS est un prisonnier politique ! Il y a la chorégraphie ! Liberté ! Quintes ! Croyez-moi, 17 heures à ce régime, derrière,
tu
réfléchis deux fois avant de cramer une poubelle.
C'est une belle synthèse.
Sinon, en Sibérie, il
y a
la mort d'une technicienne de laboratoire qui pourrait avoir été causée par la peste, la peste pulmonaire.
C'est vrai qu
'il manquait que ça pour que le 2026 soit parfaitement réussi. Une belle édémie de peste. On va
tous avoir des bubons sointants pour Noël. On ira voir nos parents, j'ai entendu Jacques Brel.
Je vous ai apporté des
bubons. C'est la
spéciale pour Manu Lachier. Alors, la technicienne aurait cassé un tube à essai ? Bravo ! Quand tu manipules un tube infecté par la peste, tiens-le avec les deux mains minimum. Oui, mais il fait froid en Sibérie, elle avait ses moufles. On a vu, elle avait ses moufles ! Je pensais qu'on avait éradiqué la peste. Soit c'est une peste de la préhistoire qui est réapparue parce que de la glace a fondu. Soit c'est une peste préfabriquée en laboratoire. Je ne sais pas quelle version est la plus rassurante. Ceci dit, pardon, les virus qui sont prisonniers dans la glace, ça ne me fait pas peur. Il y en a dans tous les congélateurs de nos parents.
Quand tu vas chez eux et que tu retrouves des lasagnes fendus de 86, et waouh, 86, tu retrouves des glaces mycogous rhum-raisin. Ils en savent. J'adore
la rhum-raisin. C'est la meilleure glace. C'est mon côté boomer. C'est
bon.
Merci Arthur.
Tu retrouves des glaces max. Tu veux un ischimo ? Des glaces mota. Tu dois avoir des bactéries là-dedans. Ça te bute un
diplodocus.
À force de manger chez nos parents, je pense
qu'on est immunisés
contre un paquet de trucs. Allez, bon week-end si
vous allez les voir. Bon appétit. Bon appétit, bien sûr.
...spectacle à Albi, à Hier, à Poitiers, à Villiers-sur-Marne. Tiens, c
'est
nouveau.
C'est nouveau. À
Besançon, à Genève, à Lille ou à Saint-Etienne.
Un
spectacle RMC. Accueillir, eh bien, Sébastien. Sébastien, félicite.
Sébastien,
je vous promets, je suis 100% avec vous, mais il faut que
je
fasse face parce qu'on vient de me donner une énorme urne. On dirait une
piscine
à boules. Et dans cette boule, peut-être qu'il y a une voiture pour vous. Enfin,
une criée qui pourrait ouvrir une voiture pour
vous. Sébastien, technicien de maintenance,
une
petite voiture, un plein d'essence, ça vous ferait du bien
?
Oh bah oui.
Oh bah oui, je
dirais pas non. Alors,
je vous explique. J'ai devant moi donc cette urne. Avec dedans, je crois qu'il y a des clés. Tombez
pas dedans. Il y a des
clés. Attendez,
je vais
essayer de mettre la main dedans. Et donc, je vais mélanger les clés
et
vous allez me dire quand
est-ce que je prends une boule. Il faut bien mélanger. Ah,
elle ne voit pas.
Moi, je vois rien.
Ah bah stop.
Ah bah stop. Oh, c'est juste un petit morceau de clé. Il n'y a pas vraiment de
clé.
Vous êtes sûr ? Bah oui,
regardez, elle est toute cassée. La gagnante, elle est dorée. Ça marche
pas.
Alors,
cela dit, vous ne reportez pas bredouille, Sébastien, puisque vous avez gagné deux places pour le mondial de l'auto. Ça c'est sympa
quand même. C
'est super. C'est super. Ça c'est sympa. Merci beaucoup Sébastien d'être content. Moi
j'étais triste. Moi j'étais triste. On va croiser la moitié des
RMC là-bas en plus. Voilà, exactement. Il y aura la moitié des RMC parce qu'on sera en déloc là-bas. On sera tous là pour vous accueillir. Deux places pour le mondial de l'auto. Ça se tient à la porte de Versailles à Paris du 12 au 18 octobre. Vous pourrez nous retrouver d'ailleurs au Hall 6. Félicitations Sébastien et on continue à jouer tout au long de la journée pour gagner ce SUV et le plein d'essence. Il est 8h25 dans un instant le face-à-face. Mes invités parce que j'en ai deux ce sont des lycéens. Ils étaient hier reçus par le ministre de l'éducation nationale qui a annoncé avoir trouvé 3000 profs qui vont arriver devant les lycéens. Est-ce que ça leur suffit ?
Est-ce que la lutte continue ? Je donne la parole aux lycéens ce matin sur RMC. RMC Apolline Matin
Et
le rappel des titres Victor Pourchet.
Le
déblocage s'installe à Strasbourg mais aussi à Paris
où de jeunes manifestants ont été délogés par les CRS ce matin par exemple à la faculté d'Assas. Hier, les syndicats étudiants notamment appuyés par la CGT appelaient à poursuivre le mouvement lycéen et il
y a
eu une grève mardi. Tout cela malgré les annonces du gouvernement hier soir. 3000 professeurs remplaçant trouvés en urgence. Ils étaient payés jusque-là mais sans affectation. Et puis le vote pour la primaire socialiste est ouvert. 140 000 personnes sont inscrites pour y participer. La météo toute la moitié nord touchée en journée par une perturbation. Ce sera plus ensoleillé dans le reste du pays de 14 degrés à Bourg jusqu'à 23 à Jaxio et
21 à Montpellier.
Il est
8h29 sur RMC et BFM TV non pas un invité mais deux ce matin Nathanael Combary bonjour vous êtes à la tête de Renouveau Lycéen vous avez 18 ans Louis Létoublon bonjour vous c'est lycéen point d'exclamation vous avez 17 ans presque 18 ans je crois dans deux mois je suis 16 ans bientôt 17 ans et vous êtes déjà étudiant vous avez passé le bac l'été dernier vous représentez tous les deux les lycéens il y a d'ailleurs je précise d'autres parmi les lycéens et les représentants des lycéens que j'avais invités ce matin tous ne pouvaient pas venir mais je trouvais important de vous donner la parole vous étiez hier soir au ministère de l'éducation nationale vous avez ensuite entendu le ministre de l'éducation nationale faire ses annonces hier de très nombreuses questions à vous poser ce matin pour savoir si ce mouvement va continuer si vos revendications ont été entendues la première question c'est évidemment de savoir si les 3000 postes qu'on vous promet soudain qui sont quasiment sortis d'un chapeau hier le ministre de
l
'éducation nationale qui a donc annoncé que dès aujourd'hui il y aurait 3000 enseignants remplaçants qui allaient être affectés aux lycées les plus en difficulté Louis Letoulon oui je crois que ces 3000 postes bon déjà ils sont sortis des listes complémentaires on ne sait pas trop comment en vérité on verra ce que ça donne moi je crois qu'il faut sur ce sujet là il faut qu'on juge sur acte il a dit que ça prendrait place et que ça serait efficace à partir de mardi prochain à peu près donc je crois qu'il faut qu'on attende de voir ce que ça donne vous saviez vous qu'il y avait 3000 profs qui étaient dispo monsieur le ministre en tout
cas nous
avait évoqué son envie de
sa volonté aussi d'avoir plus de professeurs devant les élèves maintenant non j'avais aucune idée du nombre de profs qui était disponible donc en effet là pour le con on ne peut qu'attendre de voir ce que va nous ce que va le résultat concret
je
précise parce que c'est important vous êtes nombreux à être devenus des figures aussi de ce mouvement ça fait maintenant trois semaines que le mouvement des lycéens a grandi il y a eu différentes phases et des mobilisations monstres la grande mobilisation de mardi même hier mobilisation encore très importante 70 000 personnes dans les rues ne serait-ce qu'à Paris pour se mobiliser pour les lycéens certains d'entre vous sont politisés d'autres pas vous revendiquez d'ailleurs je le précise Louis Détoublon de ne pas l'être du tout que votre association lycéen soit l'association la moins politisée de tous justement vous de votre côté Nathanael Combary vous l'assumez tout à fait vous êtes à la tête de Renouveau Lycéen qui est plutôt proche du parti Renaissance d'autres sont proches de partis plutôt de gauche est-ce qu'il était important et je voudrais qu'on puisse poser le décor avec vous pour vous Louis Détoublon qu'il n'y ait pas de politique
je
vais apporter une nuance allez-y je crois que
mon
organisation est apartisane on est lié à aucun parti politique aucun d'entre nous n'est encarté ou n'est militant dans un parti politique par contre nous ne sommes pas apolitiques nous défendons des mesures politiques nous avons des demandes qui ont trait à la politique éducative et l'éducation c'est quand même quelque chose qui est au coeur de la politique donner des moyens dans l'éducation mettre des moyens dans l'éducation c'est pas neutre politiquement
et
vous ? nous aussi on est une association qui a été fondée en 2021 on n'est rattaché à aucun parti aucun mouvement de jeunesse donc on assume complètement d'avoir des jeunes qui aujourd'hui sont encartés dans telle ou telle partie d'avoir des jeunes qui ne sont aussi pas du tout intéressés par la politique dans le terme politique du nom c'est très important pourquoi ?
parce qu'aujourd'hui on a des jeunes qui viennent de tous horizons et aujourd'hui les lycéens en France certains en effet sont plutôt à gauche plutôt centristes d'autres plutôt de droite et d'autres ne s'y intéressent même pas mais les revendications elles sont les mêmes et la première d'entre elles c'était aussi cette question de l'absence des profs bien sûr on a entendu le témoignage de très nombreux lycéens qui disaient mais attendez moi j'ai le bac cette année j'ai pas de prof de français j'ai pas de prof de philo est-ce que cette annonce première annonce un peu concrète qui vous est faite tout de même 3000 profs on précise quand même que ce sont des TZR moi j'en découvre j'avoue la réalité je ne savais même pas que ça existait c'est-à-dire des titulaires sur zone de remplacement c'est-à
-dire
que c'est une catégorie de professeurs remplaçants qui sont salariés mais qui ne sont pas devant élèves comme a dit le ministre de l'éducation c'est une catégorie d'ailleurs qui a été beaucoup réduite ces dernières années et c'est des choix politiques qu'ont fait les ministres ils ont pas mal été remplacés par des contractuels mais qui du coup ont un fort turnover si je puis dire il y en a un certain nombre qui viennent et puis ça change beaucoup c'est une sorte de vivier c'est exactement c'est un vivier qui est présent mais qui se réduit et j'ai l'impression que là on se rend compte de l'importance de cet TZR Nathaniel Comari est-ce que c'est la réponse que vous attendiez est
-ce
que cette réponse cette première réponse vous apparaît satisfaisante ?
Encore une fois nous on attend d'avoir le résultat concret sur d'autres sujets comme la démocratie
scolaire le bâti scolaire ou encore Parcoursup on a eu certaines annonces qui faisaient partie des revendications principales des lycéens certaines
où on attend d'avoir évidemment plus de moyens plus de concret encore une fois mais voilà nous on attend d'avoir du concret et d'avoir des retours de lycéens qui nous
disent
ça a changé sur le terrain dans notre lycée Vous n'êtes pas tout à fait d'accord avec ça Louis ?
Sur
la démocratie scolaire je suis d'accord le ministre a clairement donné un certain nombre d'avancées qui sont tout à fait satisfaisantes moi j'ai parlé hier avec quelqu'un qui a été très investi dans la démocratie scolaire ces dernières années et qui m'a dit mais c'est super ce que vous avez eu c'est assez dingue en fait donc sur la démocratie scolaire pour le coup on peut le dire on est content sur le reste déjà il n'en a même pas parlé au 20h du reste c
'est
-à
-dire
des rythmes scolaires du bâti scolaire il n'en a pas reparlé au 20h et ça moi je trouve que c'est scandaleux parce que ça montre bien à quel point il n
'est
pas capable de faire d'annonce concrète aux lycéennes et aux lycéens sur le bâti scolaire on aura attendu d'avoir des chiffres des moyens précis qu'il va mettre dans la rénovation du bâti scolaire là-dessus on n
'est
pas satisfait sur Parcoursup on n'a pas eu beaucoup plus de détails enfin je veux dire on nous a annoncé qu'on aurait une plateforme qui sera plus transparente ou peut-être il n
'y
aurait pas l'indication du lycée d'origine bon un certain nombre de choses mais on ne revient pas sur la structure même de Parcoursup qui intrinsèquement est stressante et angoissante pour les élèves parce que Qu'est
-ce qui vous
angoisse en particulier avec Parcoursup ? C'est important aussi de le faire il y a toujours eu de la sélection il y
a
toujours eu à un moment ou à un autre il faut bien mettre des gens j'allais dire il y a un nombre limité dans telle et telle fac il faut un système pourquoi celui-ci en particulier est plus angoissant que les précédents est-ce que c'est le fait qu'il prenne en compte les notes tout au long du lycée c'est ça qui crée
une angoisse du premier
jour de la première au dernier jour du deuxième trimestre de terminale parce que le troisième trimestre de terminale ne compte pas toutes les notes comptent et c'est vraiment cette impression-là que les élèves ont c'est-à-dire que
toutes les notes
on est angoissé on est angoissé et en tout cas chaque note compte on voit chaque note a une incidence sur la moyenne moyenne qui est retransmise retranscrite c'est ce stress permanent qui pèse sur les lycéennes et les lycéens qui est inacceptable à nos yeux et nous on veut enfin je veux dire une évaluation c'est pour progresser c'est
pas pour
déterminer son avenir et je vous pose la question je le constate évidemment je le constate comme vous aussi en tant que maman je pense que d'ailleurs les parents rajoutent à ce stress-là parce que nous on a désormais des outils les fameux pronotes et autres qui font que en temps réel on a chaque note que vous avez la moindre je le précise pour ceux qui n'auraient pas des enfants de cet âge-là c'est vrai que c'est assez sidérant ça n
'a
rien à voir avec nous nos parents ils nous engueulaient quand on avait un mauvais bulletin mais ça arrivait trois fois dans l'année au moment des bulletins et de la fin du trimestre là c'est en continu on a jour après jour dès que vous avez une interro et une mauvaise note on le reçoit sur notre téléphone portable on a une alerte qui nous dit que vous avez eu une mauvaise note ça veut dire que ça crée une angoisse de manière continue mais à l'inverse avant tout reposait sur un examen le bac si vous ratiez ce jour-là c'était aussi une autre source d'angoisse quel est le meilleur système qu'est-ce qu'on pourrait faire pour ne pas tomber dans un excès ou dans l'autre Nathanael Comari vous savez Madame de Malher je l'ai dit en sortant de notre entrevue avec Monsieur les Ministres Messieurs les Ministres à titre personnel j'ai été profondément blessé et choqué de la façon dont certaines organisations lycéennes ont été et ont eu un comportement que je semble absolument abject pendant cette rencontre
on
nous a dit vous y étiez tous les deux je précise
on y était tous les deux
et on y était c'est ça également accompagné de l'USL et moi aujourd'hui j'ai été profondément choqué d'entendre des demandes de 10 milliards d'euros pourquoi, pour qui on ne sait pas des demandes de suppression de parcours sub sans avoir derrière une solution qui a été apportée c'est choquant c'est choquant parce que moi je vais vous dire il y a des lycéens qui aujourd'hui nous contactent tous les jours nous envoient des messages tous les jours pour savoir comment la situation évolue parce qu'eux ils sont devant leur lycée depuis plusieurs jours plusieurs semaines à bloquer leur lycée pacifiquement sans violence et ils attendent des résultats concrets sur leur avenir donc moi quand j'entends des responsables lycéens des élus et des représentants lycéens proposer et dire et promettre mise et merveille en fait à tour de rôle à tour de plateau télé ou directement en rencontrant les lycéens ça me choque ça me choque parce qu'on ment aux lycéens ça n'a aucun sens pourquoi faire de telles propositions de supprimer Parcoursup quand on n'a rien à apporter derrière
pourquoi faire de telles propositions parce que le mouvement qui est né il y a trois semaines est spontané parce que ce mouvement né il y a trois semaines est celui des lycéennes et des lycéens et que
je
crois en tout cas moi ce que j'essaye de faire dans mon organisation c'est de ne pas voler ce mouvement de ne pas déformer les revendications de les porter et si les revendications qui sont présentes sur les blocus c'est l'abolition de Parcoursup c'est l'ouverture de place en fac et bien on se doit de porter les revendications
des lycéennes
mais tu ne les portes pas mais nous c'est des revendications
qu'on porte
cependant qu'en
fait on a la finesse
et on a l'intelligence collective de dire aux lycéens que non malheureusement il y
a
certaines choses qu'on ne pourra pas avoir il faut aussi savoir reconnaître donc évidemment que ce sont des choses sur lesquelles nous on réfléchit en interne vous savez ça fait quatre ans que je suis engagé pour les lycéens mais je vois
bien
et ce qui est intéressant c'est que vous êtes tous les deux engagés depuis longtemps vous n
'avez
pas attendu ce mouvement pour effectivement porter ces revendications par exemple vous Louis Détoublon la démocratie interne vous connaissez bien ce que j'appelle la démocratie interne pour reprendre l'expression du premier ministre parce que vous êtes et votre organisation est élue au conseil supérieur de l'éducation vous en avez d'ailleurs quatre sièges je crois sur quatre c'est à dire que vraiment votre formation elle y est très présente en même temps vous savez qu'il n
'y
aura pas du jour au lendemain une suppression de parcours sup et surtout plus de place en fac le problème est-ce que c'est parcours sup ou c'est le fait que derrière il n
'y ait
pas suffisamment de place dans l'éducation supérieure je crois que le problème c'est les deux
je
crois qu'il faut augmenter alors je ne serais peut-être pas aussi maximaliste que les propositions de l'union syndicale lycéenne je précise que l'union syndicale lycéenne a
été invitée
pour ce matin qu'on a insisté jusqu'à minuit hier soir je crois qu
'ils
vous l'ont dit d'ailleurs pour leur proposer d'avoir place ce matin et de pouvoir répondre à nos questions mais on dit qu'ils ne pouvaient pas être là donc oui je ne serais pas aussi maximaliste que je n
'ai
pas de chiffres précis à demander parce que je ne crois pas que ben non mais parce qu'en fait c'est pas si tu veux je pense qu'il faut qu'on regarde sur les je
précise pour ceux qui nous écoutent
que Louis Lettoulon s'adresse à
Nathaniel Cambary qui visiblement
trouvait que qui manifeste sa
désapprobation sa
désapprobation exactement je crois qu'il faut qu'on regarde selon les besoins qu'on regarde sur sur Parcoursup les chiffres et il y
a
un certain nombre de licences qui sont en tension je pense au droit je pense à l'histoire il faut à tout prix éviter que des lycéennes et des lycéens se retrouvent dans des filières qu'ils n'apprécient pas mais évidemment sauf qu'aujourd'hui par exemple on
reprend l'exemple
de Parcoursup
sur
Parcoursup moi j'ai entendu autour de la table la suppression de Parcoursup sans avoir de solutions proposées derrière nous avec les revendications qu'on a apportées avec Renouveau Lycéen on a eu trois avancées qui sont aujourd'hui je pense non négligeables la suppression du lycée d'origine qui est en train d'être expertisée par le ministère de l'Intérieur ça
veut dire quoi
? ça veut dire qu'on ne dira pas de quel lycée
parce qu'il y a une forme de ségrégation aujourd'hui ?
exactement il y a une ségrégation autour de Parcoursup il y a une attention qui est portée par les formations sur le lycée d'origine du lycéen dans la majorité des cas qui demandent telle ou telle formation il y a un cadre juridique avant de pouvoir faire telle ou telle action le ministre nous a dit nous
allons le vérifier je reviendrai vers vous on le rencontre de nouveau lundi on aura une réponse définitive on a eu un engagement de sa part sur le sujet donc la suppression du lycée d'origine dans un premier temps dans un deuxième temps on a eu en tout cas la réflexion qui était portée par Renouveau Lycéen et on l'a adaptée pendant cette réunion de pouvoir lorsqu'on arrive en classe de première changer de spécialité avant les vacances de la Toussaint ce qui permet en fait si on se rend compte qu
'on a pris maths physique et SVT et on se rend compte qu'on n'aime pas du tout les mathématiques changer de spécialité c'est un deuxième engagement qu'on a tenu auprès de monsieur le ministre qui se garde du temps pour échanger avec les enseignants et les directeurs
mais vous
pensez
que ça vous
allez l'obtenir ça fait partie aussi des revendications que
vous demandez non mais ça fait partie des
choses qu'on peut apprécier mais Nathanael je crois vraiment que ça ne suffit pas tu dis quoi en fait aux lycéennes et aux lycéens qui n'iront pas dans les filières qu'ils désirent tu dis quoi aux lycéennes et aux lycéens qui stressent tous les jours de parcours sup en fait je leur dis qu'on va trouver une solution
je ne
promets pas mille et merveilles quand on sait
qu'aujourd'hui malheureusement le
moins pire des
solutions bah non je
ne vais pas essayer de
promettre quelque chose
aux gens si je
sais
que je ne vais pas
pouvoir
l'obtenir je crois qu'il faut
faire tout auprès du gouvernement et des responsables politiques qui peuvent nous répondre pour peser de toutes nos forces afin d'obtenir les revendications que les lycéennes et les lycéens désirent je sais
mais je le sais
mais donc du coup on va promettre aux lycéens de supprimer Parcoursup quand on sait par avance qu'on ne pourra pas pourquoi est
-ce
qu'on ne pourrait pas
parce
qu'aujourd'hui vous n'avez pas de meilleure solution malheureusement mais si est-ce qu'on revient au système précédent APB admission post-bac je
crois qu'il faut construire quelque chose de nouveau
alors quoi qu'avez-vous proposé
ça m'intéresse
quelles
sont vos
propositions
un
système où le stress n'est pas dilué où peut-être on a plus de place en université mais concrètement quoi mais concrètement enfin je veux dire c'est des réflexions qui ne peuvent pas être menées par même une association lycée des réflexions comme ça ne peuvent pas être menées nous on peut on peut porter des revendications et je crois que
c'est donc on n'attend pas de solution
sur la table
c'est aussi au ministère de travailler là-dessus enfin je veux dire nous on dit il faut un système nouveau où le stress n
'est
pas dilué sur deux années et où les lycéennes et lycéens ne supportent pas une pression insupportable ça
vous partageait
non quand même Nathanel
? évidemment mais aujourd
'hui je sais très bien qu'on n'a pas en fait la capacité de supprimer Parcoursup parce que Parcoursup reste quoi qu'on le veuille et c'est malheureux de le dire la moins pire des
solutions autre question
les spécialités vous les évoquiez c'est un nouveau bac avant en gros il y avait trois filières quatre avec la technologique S, ES, L Bac Techno aujourd'hui il y a donc une sorte de bac à la carte avec une multitude de spécialités avec aussi les conséquences que ça a eu et ça fait partie des revendications et des plaintes des lycéens qui disent avoir des emplois du temps totalement farfelus avec des trous parfois court jusqu'à 19h mais trois heures de trou au milieu de la journée parce que justement il est difficile avec tant de spécialités de trouver des emplois du temps cohérents est-ce que vous en êtes à vous dire au fond on a testé ce nouveau bac c'était une erreur on revient au système d'avant Louis Letoulon hier avec le ministre nous n'avons même pas parlé des rythmes scolaires vous
n'avez même
pas parlé
des rythmes scolaires ? on n'a même
pas parlé des rythmes scolaires ils n'ont pas été abordés on les a reportés à une autre réunion je crois effectivement qu'il faudrait revenir sur la réforme du bac Blanquer sans forcément revenir à exactement ce qu'on avait avant mais en tout cas ce qui est sûr c'est que la réforme du bac Blanquer a créé des groupes de spécialités déjà il
y a
ce problème d'emploi du temps qui se pose mais il y a également des problèmes d'écart entre le nombre d'élèves par professeur selon les spécialités on peut avoir je ne
sais
pas moi 36 élèves en maths contre 15-20 élèves en AMC ou en HLP HLP c'est Humanité, Littérature, Philosophie et AMC c'est Anglais, Monde Contemporain donc je crois qu'effectivement il faut travailler sur les rythmes scolaires entre autres sur cette piste du bac Blanquer un mot encore là-dessus Nathalie Cambary ensuite je voudrais qu
'on
parle de la question des dégradations qui ont eu lieu hier et de la poursuite ou non du mouvement Nathalie Cambary sur les temps scolaires effectivement on n'a pas eu le temps de l'évoquer et je le regrette très sincèrement parce que c'est une question qui préoccupe beaucoup les lycéens sur la réforme du bac Blanquer moi ce que je pense c'est que cette réforme les lycéens nous le disent elle permet avant tout d'avoir une liberté une liberté de se dire je peux prendre avoir justement un bac qui me convient
qui me
ressemble
avec les spécialités que je choisis nous ce qu'on a proposé encore une fois pour être force de proposition et adapter le tir si je puis le dire si je puis dire ça serait par exemple
de pouvoir supprimer les doublettes entre les cours qu'on a dans le tronc commun et les cours qu'on a en spécialité donc un cas concret un élève qui serait AMC anglais monde contemporain la spécialité anglais n'aurait pu comme c'est le cas déjà dans certaines pour certaines matières de tronc commun et de spécialité n'aurait plus
à se rendre aux cours d'anglais en tronc commun
Est
-ce que ça ça vous paraît une bonne solution Louis Détoulon ? Absolument pas je crois d'ailleurs que le tronc commun c'est finalement encore c'est la manifestation d'un acquis républicain parce que quand on a plein de spécialités le risque c'est d'avoir plein d'enseignements et de ne pas avoir de savoir en commun de savoir que tous les élèves partagent à la sortie
ça a été le problème des
maths
ça a été le
problème des maths les
maths qui
techniquement avaient été supprimées effectivement du tronc commun estimant que seuls ceux qui choisissaient la spécialité maths avaient à continuer les maths au point qu
'on
s'est rendu compte qu'il y avait un certain nombre de lycéens qui n'avaient plus du tout de maths il
y avait un problème également aussi de garçons-filles
et d'inégalités genrées
et d'inégalités genrées
et finalement sur ce point au moins il y a eu marche arrière et ils ont remis des maths un peu
un petit peu
avec une épreuve anticipée
notamment à la fin de la première
aller vers l'individualisation des enseignements c'est tout ce qu'il ne faut pas pour
l'école de la République avez-vous le sentiment d'être
entendu ? avez-vous le sentiment qu'enfin vous êtes entendu ? oui je pense que sinon on ne serait pas devant vous aujourd'hui Madame de Malherbe je crois que médiatiquement peut-être institutionnellement on ait écouté un passage à l'acte de la part des institutions allez-vous poursuivre les mobilisations ? bien sûr il le faut dans tous les cas tous les deux vous êtes d'accord là-dessus
il faut poursuivre les mobilisations unanimement
il
nous faut
un rapport de force sur le gouvernement si demain la mobilisation cesse le gouvernement n'a plus de raison de répondre à nos revendications qu'est-ce qui pourrait vous faire retourner dans les lycées et appeler à la fin de la mobilisation ? Louis Letoublon l'ouverture de place dans les facultés l'abrogation de parcours sup ou ce travail sur les rythmes scolaires il
y
a également des revendications dont on ne parle pas trop mais qui sont si je puis dire sous-jacentes dans les mouvements il y a eu l'interdiction du téléphone portable qui a été mise
en place à partir de cette rentrée
et elle est insupportable parce qu'elle infantilise des enfants des enfants qui des enfants pardon des lycéennes et des lycéens comprend
pour des enfants moi je ne le dis comprend
pour des enfants et pourtant on leur demande d'être constamment sur leur téléphone vous l'avez dit avec Pronote cette technologie qui oui en fait c'est paradoxal c'est tout à fait paradoxal on vous donne des injonctions contradictoires vous êtes d'accord avec ça Nathalie Le Cambary qu'est-ce qui vous vous ferait retourner dans les lycées et dire on arrête la mobilisation l'addiction du téléphone portable par exemple en effet c'est un sujet qui est indéniable aujourd'hui on nous demande d'être tout le temps de plus en plus présents sur nos téléphones l'ensemble de nos outils scolaires sont sur nos téléphones
vous
pensez que si on ne vous les interdisez pas on pourrait au fond vous faire confiance en disant voilà vous ne les utilisez pas pendant les heures pendant
les heures de
jour et vous préféreriez qu'on vous donne à vous la responsabilité de votre propre maîtrise
évidemment on
nous demande même en ce moment d'avoir moins de manuels dans nos sacs de cours pour justement avoir tout numériquement c'est évidemment important après il y a évidemment d'autres sujets sur lesquels nous on aimerait avoir des résultats concrets le bâti scolaire par exemple il y
a
eu des dégradations hier je voudrais quand même un mot parce qu'on n'a pas parlé là de ces violences il y en a eu hier notamment il y a eu des violences de la part des policiers un coup de genou notamment avec cette vidéo qui a énormément circulé il y a on le sait plus de 20 désormais enquêtes de l'IGPN et puis il y a les violences qui sont commises par les manifestants dégradations et pillages notamment dans un lycée près de Bordeaux alors que des élèves et des professeurs se trouvaient à l'intérieur comment vous vivez ce moment là qu'est-ce que vous dites aux jeunes qui vous écoutent et vis-à-vis de qui vous avez aussi une part de responsabilité votre parole étant très légitime déjà je crois que les lycéennes et les lycéens savent qu'il ne faut pas dégrader ils ne sont pas naïfs ils savent très bien que ça ne va pas servir
la cause mais alors pourquoi
l'ont-ils fait hier ? parce que il y a eu une colère et que les dégradations sont inacceptables ce que je veux dire c'est également parler des violences policières et on l'a vu depuis quelques jours on a des charges qui sont faites alors qu'il n
'y a
pas de problème on a des cas où les policiers s'en prennent aux lycéennes et aux lycéens qui bloquent leur lycée alors qu'ils ne font rien enfin moi j'ai un certain nombre d'amis qui me disent que devant leur établissement où c'était bloqué ils y sont allés et il n'était d'ailleurs elle n'était même pas en train de bloquer l'ami dont je parle elle s'est faite courser par la police gazée et c'est vraiment des cas qui
sont très
contraires un dernier mot Nathanael Combary Louis Letoublon certains appellent à se manifester à fond mardi prochain jusqu'à aller à Matignon il y
a
des appels allons vers Matignon est-ce que vous estimez que ce sont des appels qui doivent être entendus ou pas du tout ? ce qu'il faudrait dire à tous les lycéens qui nous écoutent ou qui nous regardent c'est d'être responsable vous savez moi je pense qu'aujourd'hui il y a deux mouvements bien distincts un mouvement lycéen un mouvement de violence urbaine qui desserre complètement nos revendications et notre mouvement j'appelle en fait tous les lycéens moi aujourd'hui à être responsable à porter des revendications claires sans tomber
dans une violence qui
nous desserre sur Matignon moi je crois que aller à Matignon dans le cadre des manifestations bon ça peut poser des risques il faut être clair là-dessus que ça nous rappelle des épisodes des gilets jaunes oui et que c'est pas forcément enfin toutes les c
'est pas la
tournure que vous voulez donner à ce mouvement pas forcément par contre je crois effectivement que le premier ministre
s
'il veut doit nous recevoir s'il doit nous recevoir s'il veut donner également une suite au mouvement parce qu'on l'a vu avant-hier c'est le premier ministre qui s'est exprimé mais
c'est pas lui qui
nous a reçu c'est
pas lui qui nous a
reçu et il contraint le ministre de l'éducation nationale merci beaucoup Nathanaël Combary Renouveau Lycéen Louis Letoublon Lycéen point d'exclamation merci à tous les deux d'avoir accepté de répondre à mes questions il est 8h52 sur RMC et BFM TV
c
'est vendredi nous on se retrouve lundi matin 6h50 restez bien sur RMC on poursuit avec les grandes gueules qui est autour de la table Alain Marshall et bien nous serons avec le prof de philo Jean-Loup Bonami l'avocate Sandrine Pégan et l'éducateur Abel Boilly avec cette question il reste des blocages bien sûr de lycées mais d'où viennent ces 3000 profs qui vont pouvoir être remplaçants tout de suite aller sur poste là en quelques heures d'où viennent-ils 32 16 pour en parler avec les grandes gueules