Quelles priorités pour France Médias Monde en 2026 ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 64 %Attaque 17 %Défensif 19 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00RelanceRéponse directe
Est-ce que la menace de fermeture des bureaux en Amérique latine est toujours existante ?
- 12:00RelanceRéponse directe
Avez-vous atteint un équilibre dans le traitement de l'actualité sur France 24 depuis le 7 octobre ?
- 14:00RelanceRéponse directe
Pourquoi ce ne sont pas des journalistes de France 24 qui ont interviewé le ministre russe ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Comment évaluez-vous l'évolution des conditions d'exercice du journalisme au Liban ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Quels sont les principaux modes opératoires de désinformation que vous observez actuellement ?
- 24:00OuverteRéponse directe
Quelle est la complémentarité entre France Médias Monde et Arte dans le paysage médiatique européen ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Marie-Christine SaragosChiffre
« La dotation socle hors compensation fiscale a été maintenue à 273,1 million d'euros en 2026. »
- 9:00Marie-Christine SaragosChiffre
« Nous avons 128 millions d'abonnés sur les réseaux sociaux. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
collègues, bonjour. Je voudrais tout d'abord excuser notre président qui accompagne le président de la République au Japon et en Corée et donc j'ai le plaisir de présider cette audition. Euh chers collègues, nous accueillons aujourd'hui euh Marie-Christine Saragos que je salue, présidente directeur général de France Méia Monde, le pôle qui est dédié à l'information de notre audiovisuel extérieur.
Alors cette audition est importante à plus d'un titre. Euh d'abord, elle va nous permettre de prendre la mesure de la situation de France Méia qui est confrontée à une contrainte forte sur ses moyens budgétaires. Mais cette audition doit aussi être l'occasion de mieux connaître le rôle de notre audiovisuel extérieur dans le cadre des conflits actuels, que ce soit au Proche-Orient, en Ukraine ou en Afrique.
Alors, concernant tout d'abord les moyens budgétaires dont bénéficie France Médiamonde, la dotation socle hors compensation fiscale a été maintenue à 273,1 million d'euros en 2026 dans un contexte budgétaire très compliqué. Alors nos rapporteurs budgétaires Roger Karcii et Mire Jouve se sont d'ailleurs réjouis de ce statut COT tout en regrettant qu'aucun véritable effort ne soit engagé en faveur d'une d'un nécessaire réarmement informationnel. Euh mais ils y reviendront.
Euh comme vous le savez madame la présidente, notre commission est convaincue que dans le monde d'aujourd'hui, traversé par des crises, des conflits majeurs, le réarmement conventionnel doit s'accompagner d'un réarmement informationnel afin d'affronter toutes les situations de guerre hybride. Ce réarmement informationnel tarde à se concrétiser. Le contrat d'objectif et de moyens préparés en 2024 qui prévoyait une mince augmentation des moyens a été abandonné l'an dernier.
Vous nous direz où en est la négociation d'un nouveau com qu'on nous annonçait comme imminent. La stratégie de développement numérique de l'entreprise qui demandait 5 millions d'euros d'ici 2028 n'était jusqu'à l'heure pas financé. Nous aimerions savoir ce qu'il en est aujourd'hui alors que le numérique a pris une dimension prépondérante dans les stratégie d'influence et qu'il constitue un axe de développement majeur pour tout média qui souhaite être accessible au plus grand nombre.
Enfin, face au retraits des médias publics américains engagés par le président Trump en 2025, France Médiamonde a conçu un projet de bouclier informationnel en commun avec Dutchwell afin de suppler dans certaines zones clé le départ des médias américains. Là encore, ce projet estimé une cinquantaine de millions d'euros ne semblait pas financé lorsque vous l'avez présenté au rapporteur et nous voudrions savoir aujourd'hui ce qu'il en est. Au-delà de ces aspects budgétaires et financiers, France Médiamond doit aussi affronter en première ligne les conflits de notre monde.
Depuis des années, les vos équipes sont confrontées aux stratégies de déstabilisation russe en Afrique qui vise à décrédibiliser la France. Depuis 2022, France Médiamonde a aussi développé des actions afin de soutenir l'information en Ukraine avec la création d'une une rédaction en ukrainien à Bucarest, mais aussi en essayant de rendre accessible une information indépendante en Russie. Enfin, depuis le 7 octobre 2023, France Médiamonde a renforcé sa présence au Prochrient en développant son hub de Beou.
Vous nous direz quelle est la situation de vos journalistes aujourd'hui dans ce pays et comment ils peuvent continuer à accomplir leur mission malgré tous les dangers que nous connaissons. Je voudrais préciser que le bureau de notre commission a décidé qu'une délégation des membres de la commission va se rendre prochainement en Bulgarie, en Roumanie et en Moldavie. Nous serons donc très intéressés par les initiatives que vous avez engagé dans ces pays.
Ce déplacement sera l'occasion pour nos collègues de constater de visu le travail de notre audiovisuel extérieur dans cette région également stratégique. Euh madame la présidente, je vais donc vous laisser la parole pour une intervention liiminaire au cours de laquelle je crois savoir vous allez diffuser un certain nombre d'informations sur les écrans. Voilà.
À l'issue de cette intervention, vous serez interrogé par nos rapporteurs budgétaires Roger Carouci, Mire Jouve qui devrait nous rejoindre et je voudrais rappeler à tous que cette audition est captée, diffusée en direct sur le site internet du Sénat et également sur les réseaux sociaux. Vous avez la parole. Mais je vous remercie madame la présidente, vous avez fait un panorama qui me permet de dérouler mon le PowerPoint que nous avons préparé.
Je voudrais vous remercier de nous accueillir parce que nous savons ici que vous suivez de près les enjeux géostratégiques et que on parle le même langage et on a besoin de cette cet échange. Donc j'ai quatre points dans ce PowerPoint. D'abord, ben la ligne, le contexte international où nous nous trouvons en première ligne.
Ensuite, bah vous dire que malgré les contraintes budgétaires qui sont réelles, nous sommes un acteur puissant dans le paysage audiovisuel mondial. Troisièmement, vous dire comment on a imaginé un ce bouclier pour l'information et où il en est. Et quatrièmement, ben revenir sur les les sous.
Est-ce que les meilleures idées du monde, si elles n'ont pas les moyens de se réaliser, ben reste l'être morte ? Donc c'est un très gros enjeu et notamment vous évoquez le com. Pour l'instant, on a toute liberté pour l'imaginer puisque il n il n'a pas vraiment encore commencé le démarrage des discussions a à peine à peine commencé.
Juste avant, je voudrais vous vous dire que je suis venue avec Roland Husson à ma droite qui est le directeur général de de France Médiamonde et Corentin Masclé qui est celui qui prépare tout toutes les interventions et voilà qui donc j'ai deux bras droits en fait. Alors le contexte international, je ne vous apprendrai rien en vous parlant de Gary hybride. Je reprends volontairement ce vocable qui est celui aussi de l'étatmajor des armées ou du ministère des affaires étrangères.
La guerre de l'information est une composante de cette guerre hybride. Elle n'est elle est moins chère que la guerre conventionnelle, mais elle est toute aussi dévastatrice. Donc les sorts des infos des manipulations accentuées par l'intelligence artificielle est vraiment crée un chaos informationnel mondial.
Et j'ai envie de reprendre la phrase de notre président de de notre chipip Hervé Brugini qui dit qu'au fond c'est une guerre déclarée au réel et et c'est une guerre qui est d'autant plus dangereuse qu'elle ne vise pas seulement l'information bien évidemment mais bien les démocraties notre modèle démocratique et que elle est menée par des puissances hostiles tout particulièrement à la France la Russie mais aussi par la Chine et d'autres par ailleurs Cet univers international, c'est un univers d'une concurrence exacerbée avec nos amis qui ont beaucoup plus de moyens que nous, Dutch V, BBC World Service qui partagent les mêmes valeurs mais qui ont des budgets respectivement de 425 millions d'euros comme vous le rappeliez madame la présidente de dotation reconduite, même si je rajoute l'aide publique au développement, elle et et d'autres ressources, on est plutôt autour de 300 millions. 425 millions donc d'euros pour la Dutch V, 485 millions d'euros pour la BBC World. Euh donc on on est on est vraiment on boxe pas tout à fait dans la même catégorie hein.
Mais alors je si je parle de la Russie et de la Chine là on change de catégorie puisque on parle de 2 milliards euh investis dans leur audiovisuel extérieur et puis je mentionne aussi les chaînes panarabes qui ont de très très grosses ressources comparées à notre France 24 en arabe ou à notre Monté Carlo Douia. Euh les atteintes à la liberté d'informer dans ce contexte chaotique sont croissantes. Les journalistes sont pris pour cible sur tous les terrains et nous sommes nous-mêmes censurés de manière assez brutale, souvent sans autre forme de procès qu'une coupure.
Et actuellement, quand je parle de risque, vous faisiez allusion à Beou Mais au-delà même, alors il y a la rédaction, on y reviendra, mais il y a il y a nous avons 40 correspondants qui sont dans une dizaine de pays actuellement touchés par la guerre. Euh et pour les 10 langues de notre groupe, plus les envoyés spéciaux, il y en a une vingtaine, donc on a beaucoup de monde à qui vivent, je dirais, dans des zones vraiment à risque. Par ailleurs, le risque cyber n'est pas à négliger non plus. les attaques, les cyberattaques, nous en sommes victimes tous les jours.
Donc en général, on repousse. Parfois, c'est une grosse attaque ça. Et dans ce cas-là, notre service cyber ressemble à un campement militaire où il y a des des lites camp pour repousser les attaques.
Donc, on travaille évidemment avec l'ANCI. Je pense que vous cette commission connaît bien l'ENTI aussi. Euh et puis à ça à ça s'ajoute des bouleversements structurels de d'usage de avec le numérique.
On a vu un désengagement des plateformes américaines dans la lutte dans la modération et dans la lutte contre la désinformation. On est confronté sans arrêt à des changements d'algorithmes qui si possible invisibilisent les médias professionnels qui ont une une information correspondant aux critères qui sont ceux des sociétés civilisées. et et évidemment l'intelligence artificielle accroit absolument ses risques sans parler des enjeux économique sur le partage de la valeur parce que pour l'instant je je ne pas qu'il y a des potentiels très intéressants dans l'intelligence artificielle mais pour l'instant c'est un pillage de nos contenus parce que je ne connais pas d'intelligence artificielle qui documente le nombre de morts au kiv par exemple mais par contre nos données sont prises sont ressorties sans citer les sources.
Donc c'est un un pillage avec un problème économique. Je sais que vous avez vous êtes très sensible à ces questions au Sénat. Euh et puis donc vous le désengagement américain dans le champ informationnel est réel bien que confus là aussi puisque démantellement de leur outil de d'audiovisel extérieur qui est USA Global Media puis des jugements différents, des budgets qui seraient reconstitués partiellement.
Surtout, moi ce que je pense, c'est que comme en matière de défense conventionnelle, notre souveraineté européenne et française mérite que nous ayons des moyens qui ne dépendent que de nous et pas de l'allié américain. Alors deuxièmement, nous sommes toujours malgré les difficultés et malgré les contraintes financières, nous sommes un acteur puissant. Je pense que la France n'en a pas de depuis plus de plus puissant sur le plan audiovisuel multilingue.
Vous voyez quelques chiffres. Donc notre distribution augmente. On est à près de 580 millions de foyers dans le dans le monde.
Dans tous les hôtels, on augmente aussi. Vous voyez qu'on a augmenté de 8 %. Euh et on est on est sans doute le groupe qui détenant le plus de fréquence FM en dépit des coupures.
Nous avons énormément de radio partenaires. Vous voyez que c'est une croissance de 7 % et ça n'est pas négligeable car les radio partenaires qui sont des radios locales euh diffusent nos programmes auprès du plus grand nombre. Euh et puis nous avons 128 millions d'abonnés sur les réseaux sociaux.
Tout ce cette distribution et nos contenus permettent d'avoir une empreinte hebdomadaire globale de 278 millions de contacts. Elle est en croissance de 9 %. Notre audience broadcast continue à croître et elle reste dominante.
Vous voyez que c'est presque 184 millions sur les 278 et en croissance de 3 %. C'est évidemment l'audience numérique qui croit le plus. Vous voyez que elle s'élève dans ces 278 millions, il y en a 94, un peu plus de 94 millions qui sont des contacts numérique.
Ils sont en croissance de 26 %. Et c'est notamment dû à l'explosion de nos vidéos et sons consommés sur les toutes les plateformes, les nôtres et tout tous les réseaux sociaux. 5 milliards de vidéos et de sons consommés sur ces plateformes en 2025, soit une croissance de 27 % par rapport à l'année d'avant.
Et dans nos environnements propriétaires, nous avons pu comptabiliser 480 millions de visites. Donc vous voyez que ce sont des chiffres qui permettent de se dire qu'on a un outil de d'action pour intervenir et et faire passer une information digne de ce nom. Alors nous cet impact, il est il est vrai en matière de chiffre mais il est aussi qualitatif.
Euh notre puissance d'impact nous permet en effet de délivrer une information libre, indépendante, équilibrée issu du terrain parce que c'est le premier rempart, c'est le premier rempart à la désinformation. Donc nous avons un cadre déontologique extrêmement fort qui est sur notre site d'ailleurs institutionnel de la loi au cahier des charges en passant par la charte la la charte de déontologie et tout l'encadrement de notre de nos offres éditoriales. Nous nous sommes des médias indépendants et je répète à à souhait que notre indépendance c'est notre influence.
Deuxièmement, nos médias sont enracinés sur le terrain. C'est important parce que quand on fait de l'information en studio, ça n'a pas le même coup que quand on fait de l'information nourrie par des reportages sur le terrain. Et ça a un coût aussi.
Et si on veut une information de qualité, il faut aller sur le terrain. Il faut avoir un réseau de correspondance que nous avons. Certains d'entre vous ont sans doute pu apercevoir notre correspondant en Iran, Savo Gazi qui est notre correspondant depuis plus de 20 ans et qui aujourd'hui on a du mal à le à l'arrêter.
On se fait du souci parce que il intervient dans tous les médias français puisque il est parfaitement francophone mais il fait jusqu'à 80 médias par jour. On lui dit d'arrêter mais il ne n'écoute pas là en ce moment. Euh nous avons des envoyés spéciaux permanents, nous avons des rédactions délocalisées.
Donc nous couvrons des zones souvent très dangereuse et nous avons donc une direction sûreté très important. Peu de médias sont honor qui vous au Soudan, à Haïti ou ailleurs. Pas seulement quand ça se durcit mais même avant.
Pour l'Iran, par exemple, nos nos auditeurs et téléspectateurs sont bien au courant de la situation bien avant la guerre actuelle. Ensuite, nous avons nous portons des valeurs démocratiques qui ne sont pas tellement à la mode dans le monde actuellement. des valeurs républicaines, ça devient une tenrée extrêmement précieuse.
C'est de la quasiment haute couture hein, l'information de ce type de nos jours. Et nous sommes caisse de résonance de notre pays, une sorte de vitrine de la France pour nos industries créatives, culturelles, nos sportifs, nos penseurs, nos artistes, nos entreprises. Puis nous lors de grands événements, nous fédérons aussi de larges publics autour des Jeux Olympiques et paralympiques, autour de la réouverture de Notre-Dame qui a eu un succès mais vraiment mais planétaire incroyable, un engouement, une affection du monde entier pour Notre-Dame et puis plus récemment par exemple la Cann au Maroc a eu a été un gros succès.
Troisièmement, notre puissance, nous la devons aussi au fait que nous nous sommes organisés pour lutter contre la désinformation. Nous débquons en anglais, nous démystifions en français et et nous nous avons un fort impact, ce qu'on appelle un rich, parce que c'est bien beau de dire que quelque chose est faux, si personne ne vous entend, ça ne sert à rien. Donc pour débanquer, il faut avoir un impact puissant.
Je vous donne un seul exemple. quand notre pauvre journaliste s'est apparu en train d'annoncer la mort d'Alassan Attara sur France 24 qui ce qui n'avait jamais fait grâce à au dipfec Alia c'était sa voix un peu métallique et c'était le journal et il annonçait la mort d'Assassan Ouattara très vite ça a fait plus de 100000 vues on a débanqué sur France 24 avec France 24 et avec RFI on a fait 580000 vues on a stoppé la l'infox donc nous sommes nous avons des équipes spécialist à France 24 et RFI. Notamment les observateurs de France 24 s'appuyent sur un réseau de 5000 citoyens dans le monde qui sont des citoyens que nous ne les rémunerons pas.
Ils sont des citoyens engagés qui font monter des infos. Nous vérifions, nous croisons et nous débquons. Il y a 100000 adhérents également dans les clubs de RFI qui de plus en plus se mobilisent pour lutter contre la désinformation.
Nous avons une procédure d'alerte interne pour décider si nous débanquons ou pas. car nous ne débinquons pas systématiquement. Parfois, on peut donner plus de publicité en débquant qu'en laissant passer la fausse info sans la signaler.
Euh et euh en parallèle à cela, nous avons un nous avons un gros travail de d'éducation au médias et auprès des classes et à et sur les antennes. clairement et nous avons également une lettre d'information, je le signale parce que je l'envoie à certains d'entre vous, je pourrais l'envoyer à la présidence de la de la commission parce que tous les une fois par trimestre, nous remontons les grands axes de disons de des fausses infos qui ont circulé, que nous avons débanqué qui sont très révélatrices des stratégies en particulier de la stratégie russe. Nous faisons également de grands reportages, c'estàdire pas seulement un débloquage ponctuel, mais nous démontons des stratégies de manipulation.
Par exemple, nous RFI a fait de grosses enquêtes sur Wagner, le non pas le musicien mais le groupe de mercenaires qui s'appelle maintenant Africa Corps. Enfin, c'est à peu près la même chose. En Centrafrique, nous avons France 24 qui a fait une une enquête sur l'influence turcrone et le Coran.
Je pourrais donner tous les liens à la commission pour regarder ces ces documentaires qui sont saisissants. Euh voilà, donc c'est pour vous dire que notre mobilisation sur la lutte contre la désinformation, ça va du débincage à l'éducation, au médias en passant par des enquêtes de fonds et nous travaillons d'ailleurs de de très près avec par exemple Viginum euh parce que Viginum a besoin de porte-voie. Viginum n'est pas un média puissant, mais donc s'ils ont besoin de venir parler, ils viennent sur nos antennes.
Euh voilà, nous avons comme 4e pilier de notre action et de notre puissance la proximité et le fait de cultiver la confiance parce que c'est la défiance qui finit par détruire la démocratie et qui confisque tout dialogue et tout débat. Donc euh nous nous avons décidé volontairement d'implanter des rédactions au plus près des gens et d'avoir une proximité euh géographique et linguistique. Nous avons donc des rédactions aléges, Dakar, Néroi, Bucha, Beou, Bogota, Pumpen.
Certaines de ces de ces rédactions sont transformées en hub parce qu'ils font plusieurs choses. Euh et nous avons disons trois gros hubs. Nous en avons euh nous en avons un en Europe, à Bucarest.
Et donc très sincèrement, je pense que si vous y allez, si si votre mission a lieu, je vous supplie d'aller voir le hub de Bucarest. D'ailleurs, les Roumains en sont très fiers. Ils considèrent que c'est un peu leur hub aussi, hein.
Et il y a pas de enfin d'invités étranger en Roumanie qui ne finissent par passer par notre hub qui comporte une rédaction en roumain et une rédaction en ukrainien et une offre pour les jeunes inter en roumain qui est faite financée par la Commission européenne. Donc vraiment si vous verrez des gens sur le terrain qui sont très mobilisés en première ligne parce que eux ils ont vraiment conscience de la guerre. Nous avons donc également un hub à Beyroute.
Je pense que monsieur le sénateur, vous vous y étiez. Nous les arrivons chaque jour en ce moment. Ils ne vont pas toujours au travail parce que ben ils sont sous les bombes. travaille ceux qui sont logés dans des endroits où il n'y a pas de bombardement, ils sont en télétravail et tous les jours notre directeur sûreté appelle donc la rédactrice la directrice du hub tient le coup mais c'est pas très facile et ils ont été en tout cas heureux de recevoir une visite sénatoriale je peux vous dire puisque ils nous ont évidemment abondamment commenté bon j'ai j'ai des vidéos Mais je voulais pas allonger.
Vous avez des questions. Donc je vous laisserai le vous aurez le PowerPoint bien sûr avec les liens sur les vidéos si vous voulez voir à quoi ressemble notre hub de jeunes journalistes pasabes. Ils sont panarabes euh à Beou.
Le hub de Dakar aussi est panafricain. Et on vient de lancer dans ce hub à Dakar le une offre pour les jeunes. C'est des jeunes aussi qui sont recrutés qui s'appelle Zoa, ce qui veut dire étoile en lingala. et c'est que réseaux sociaux et ils se font un petit tabac puisque en 3 mois l'année dernière ils ont fait 22 millions de vues.
Donc ils montent en puissance et ils s'adressent aux jeunes. Ils ont un beaucoup d'humour, un point de vue décalé sur l'actualité et franchement c'est c'est magnifique ce qu'ils font. Là aussi, si jamais certains d'entre vous se rendent à Dakar, je je vous recommande d'aller voir le hub, il fait chaud chaud au cœur.
Et voilà. Donc Beouh, Dakar, Bucarest, trois hub qui jouent un rôle fondamental. Enfin, le dernier point qui je qui explique que nous soyons forts malgré nos contraintes et malgré le chaos du monde, c'est qu'on sait s'adapter à tous les usages.
Nous avons nous menons une stratégie résolument numérique depuis de longues années avec à la fois une stratégie d'hyper distribution raisonnée, c'est-à-dire qu'on cultive nos propres sites mais on va là où est la jeunesse, on va sur les réseaux sociaux, on va là où ont lieu les fake news, la plupart des fake news, c'est là qu'elles sont. Et ça nous permet aussi de contourner les censures. Quand on est coupé par exemple au Burkina Faso, au Niger ou au Mali pour ne pas les nommer, et bien on voit immédiatement monter la consommation sur YouTube ou sur Facebook de nos médias.
Donc ce il faut impérativement y être euh et y compris sur TikTok, ça veut pas dire qu'on partage nécessairement les la philosophie de ces sites, mais on ne laisse pas la plaine au barbare. Voilà, on y est. Euh nous produisons sur sous tous les formats également hein pour répondre aux usages et notamment des jeunes.
Je rappelle que par exemple en Afrique 60 % de la population a moins de 25 ans dans certains pays. Donc on a intérêt à être adapté au format des jeunes. Donc vidéo mobiles, podcast, formats verticaux notamment sur TikTok.
Et nous développons des offres, ce qu'on appelle pur player, donc exclusivement numériqueur en Europe pour les jeunes européens. Je l'ai cité pour Bucarest, c'est financé par la Commission, c'est en une dizaine de langues et ça touche les jeunes européens. Info migrant également financé par la Commission européenne et dans les deux cas, c'est fait avec Dutch V ou Zoa que je viens de citer à Dakar qui a là financé par la France et l'aide publique au développement.
Euh et euh bon, nous essayons malgré la suppression, vous le mentionniez madame la présidente, de notre enveloppe transformation numérique où il y avait 5 millions qui nous font cruellement défaut. Euh nous avons malgré tout avec euh sous contrainte continué avec un plan de transformation numérique autour de grill numérique comme il y a des grilles broadcast. On a fait des grilles numériques, on fait des pôles numériques au sein des rédactions où pour essayer de totalement décloisonner numérique, pas numérique, broadcast numérique et nous faisons évoluer l'ensemble de nos infrastructures techniques qui aujourd'hui sont deviennent aussi bien broadcast que numérique.
Ce qui compte, c'est que le produit soit au centre et qu'il se décline en numérique, en pas numérique, peu importe. Mais c'est le produit qui compte et dans ces différentes vies sur les différents supports. Donc on est produit centrique.
C'est une une réorganisation de toute l'entreprise autour de ça. Euh et évidemment nous nous saisissons de l'intelligence artificielle dont je dis qu'aujourd'hui c'est un pillage à ciel ouvert mais néanmoins, nous domestiquons cet outil que nous devons mettre au service de nos journalistes avec un guide pour l'utiliser. Nous avons créé un hub interne IA nous pour éviter de tout balancer à l'extérieur puisque vous savez quand vous faites prononte vous vous partagez avec tout le monde.
Donc nous on s'est fait un hub interne avec des outils basés sur l'IA pour faciliter le travail des équipes avec un chat des outils de transcription de traduction de sous-titrage mais aussi des outils techniques d'aide au mixage de traitement du son. Mais dans un cadre déontologique très strict, nous avons un comité de pilotage IA et un directeur opérationnel sur ce sujet. Alors le bouclier pour l'information 3è point je et après enfin ça va aller vite et le budget et puis ce sera je répondrai à vos questions.
Donc cette initiative elle est faite avec la Dodge V le jour où on comprend que les Américains font l'annonce du retrait du SAA Global Media. On se met ensemble avec la Dutch V et on fait une cartographie de ce qu'on a parce qu'on se dit qu'ensemble on est très puissant. En effet, on touche 600 millions de téléspectateurs ch chaque semaine, téléspectateurs, auditeurs, internautes ensemble.
Euh on on est des groupes de services publics déjà européens. On est présent mondialement, on a les mêmes valeurs en matière d'information et on s'est déjà travaillé ensemble puisqu'on fait Inter ensemble, un faux migrant ensemble et on a fait d'autres opérations ensemble. Donc on décide que on bah ensemble on va on va construire un plan et pour ne pas perdre de temps, on commence tout de suite puisqu'on sait qu'en Moldavie il va y avoir des élections en septembre 2025 et donc on décide que nos nos amis nous de Bugarest nous disent c'est une invasion de désinformation russe.
On décide d'y aller tout de suite. Le ministère des affaires étrangères nous donne une enveloppe et nous lançons Moldova Zoom, une quotidienne en roumain faite par notre rédaction de Lucares puis est diffusé à à Kishinao puisque on a une fréquence FM. Ce programme va avoir le prix du meilleur programme par la profession en Roumanie euh là euh il y a quelques semaines.
Euh parallèlement avec la Dodge V, là je quitte un peu le PowerPoint, je vous raconte parce qu'on l'a vécu. Donc on fait de la coproduction de vidéos mobiles et là on y va, on va avoir 1,5 million de vidéos vues en très peu de temps alors qu'il y a 3,5 million d'habitants. À côté de ça, on renforce le russe parce qu'il y a des provinces qui parlent russes en Moldavie.
Et là alors pour le coup ça va être multiplication par 4 des vidéos vu en russe 60 millions. Évidemment le problème c'est qu'on nous a donné un coup de pouce transitoire qui n'était pas reconduit en 2026 que pour l'instant nous faisons tout pour le pour maintenir cette action parce que la présidente de Moldavie nous a supplié de le faire. Maya Sandou, elle nous a reçu, elle nous a remercié avec la Dodge Véle et elle nous a supplié de continuer.
C'était une sorte de d'opération pilote pour montrer ce que pourrait être le bouclier pour l'information qu'on a construit. Ce ce bouclier, il est construit en en pour s'insérer dans le bouclier démocratique européen parce que sans informations libre, professionnelles, vérifiées, bah il y a la démocratie est fragilisée. Donc c'est il s'agit de renforcer de manière coordonnée nos offres avec la Dutch VLE, soit en développant de nouvelles langues, soit en renforçant des langues existantes, soit en aidant les médias locaux à à se renforcer dans la lutte contre la désinformation.
C'est les trois volets. Dans un premier temps, l'action est ciblée pour l'Europe, mais il existe un plan pour l'Afrique, un plan pour le monde arabe et des choses pour l'Amérique, les Amériques et l'Asie. Mais on a d'abord centré sur l'Europe parce que nous cherchons des financements bien sûr européens.
Ce plan pour l'Europe, il consiste d'abord à renforcer l'existence, donc à maintenir Moldovazum, à monter en puissance sur le Russe, à renforcer notre Ukrainien puisque nous avons une rédaction à Bucarest, mais aussi à développer de nouvelles langues avec une première urgence, l'Arménie. l'Arménie où des élections ont lieu en juin. Donc pour l'instant, nous n'avons pas de rédaction en arménien, ni nous, ni la Dutch F, ni nos amis polonais qui contribuent aussi qui sont nos avec lesquels on travaille aussi avec la la télévision radio polonaise.
Donc l'Arménien, nous y travaillons actuellement même. Nous nous avons déjà fait un benchmark. Nous avons étudié le marché et les audiences arméniennes.
Nous avons étudié des profils de journalistes arméniens puisque nous avons la chance en France d'avoir la plus vaste communauté arménienne hors Arménie. Et donc nous sommes en train de construire potentiellement cette rédaction. Le Géorgien vient ensuite là c'est nos amis de la Dutch Vélu qui ont pris le leadership sur le georgien.
Il y a un petit peu moins de pression. Les élections sont l'année prochaine. Il y a également le turc qui est sur la table.
Euh et puis nous avons un volet de formation avec les médias locaux menés par CFI, notre filiale à 100 %, l'agence de coopération française qui est notre filiale et la Dutchge VU Academy. Ces projets ont été présentés très tôt devant les autorités allemandes et françaises à qui elles ont eu ces projets, ils ont eu l'heure de plaire. Donc nous avons eu un fort soutien de l'Allemagne et de la France, je devrais dire de la France et de l'Allemagne car la France a été extrêmement mobilisé au niveau de Bruxelles, tant dans sa représentation française à Bruxelles que dans sa représentation française à l'OTAN, car la guerre est hybride et que je rappelle que en juin dernier, le temps avait indiqué que les 5 % des PIBs qui devaient être consacrés à la défense devaient l'être évidemment majoritairement complètement majoritaire pour les armements, mais il y avait quand même 1,5 % qui pouvaient aller à d'autres actions comme par exemple la lutte contre la désinformation.
Donc c'est un sujet qui intéresse. La France s'est donc beaucoup mobilisé au niveau européen et il est je ne veux pas vendre la peau de l'ours et je ne peux pas décider en en avance de phase mais je pense que notre projet a retenu toute l'attention du Foreign Policy Instrument qui est un outil de financement destiné à l'extrae européen au pays limitrophe. Donc je je nous attendons d'un instant à l'autre la confirmation que nous allons pouvoir lancer notre rédaction pour commencer en arménien et puis le geéorgien et puis les autres le renforcement du russe et de l'Ukrainien et cetera.
Euh et donc je salue vraiment la mobilisation des pouvoirs publics français sur cela et du ministère des affaires étrangères. Conclusion, les perspectives budgétaires. Donc là, j'en ai peut-être une un peu positive au niveau de l'Europe.
Vous aviez rappelé, pardon, j'ai oublié de le redire, que le plan dans sa globalité, c'est 50 millions d'euros le le bouclier, 25 pour la France, enfin 25 pour nous, 25 pour la Dutch V et éventuellement un pourcentage de tout ça pour le les Polonais à discuter. 4e point, donc le les ressources. Euh nos moyens sont très limités.
Je vous ai donné les budgets des de la concurrence. Euh nous avons depuis toujours évolué dans un cadre budgétaire très contraint avec trois plans de départ volontaires. Un budget qui en euroconstant a baissé de 14,5 % au cours des dernières années depuis 2011. un effort de rationalisation et d'économie maximale avec des réformes de métiers importantes, des synergies entre nos médias, euh un modèle économique composé pour 95 % de coût fixes.
Pourquoi ? Parce que n nous nous produisons nos programmes, on peut pas commander de l'info à l'avance à une boîte de production externe. Donc nous nous les produisons.
Dire que nos programmes c'est de la masse salariale et c'est donc assez rigide. surtout que le plurilinguisme bah fait que c'est pas un journaliste arabophone qui va aller pouvoir parler en perant par exemple ou quelqu'un qui parle l'anglais qui va savoir parler nécessairement le mand d'un camp ou le full. Donc il y a une rigidité linguistique aussi.
Donc on on pèse 7 % du budget de l'audiovisuel public. Je je disais pour pour mettre ça à échelle que ça représente 40 centimes d'euros par mois et par français de plus de 15 ans. Voilà 40 centimes d'euros pour comparer aux abonnements.
C'est c'est ça que pèse l'audiovisuel extérieur dans le pour les Français, dans le budget des Français. Le problème qu'on a, c'est que même si l'Union européenne est mobilisée, nous donne des fonds supplémentaires, si dans le même temps nos moyens ici ne sont pas confortés, si nous n'avons pas de quoi financer notre socle d'activité, que nous sommes obligés de renoncer à certaines activités, de fermer certaines activités, comment imaginer que les mêmes personnes au même moment vont développer des projets et détruire l'existant ? Il y a une sorte de paradoxe et comme on parle d'être humain, je dis juste que c'est pas possible.
Donc si il y a un enjeu européen, s'il y a des financements qui sont prêts à venir vers nous, il ne faut pas que le socle de France Médiamonde s'en lise au même moment. Donc nous avons ces discussions dans le cadre du COM, donc dont les discussions viennent tout juste de reprendre. Je pense qu'il y a eu une réunion, hein.
Voilà. Et euh et nous espérons donc convaincre que il y a des moments, il y a on comprend complètement les contraintes budgétaire, mais il y a des moments où il y a des choix d'urgence à faire parce que c'est maintenant. Voilà, je vous remercie beaucoup pour votre attention.
Merci pour ce panorama qui est qui est en effet très dense dans un contexte mondial très compliqué. Euh je vais peut-être donner la parole voilà tout de suite à Roger Karouci qui est rapporteur sur l'audiovisuel extérieur. Merci madame la présidente.
Madame la présidente, vous avez fait un exposé extrêmement long et fourni. Moi, je voudrais d'abord vous féliciter, vous remercier parce qu'avec des bouts de ficell près à tenir. Je dis bien des bouts de ficell, ça fait des années que je hurle dans le désert que l'audiovisuel public extérieur devrait être une priorité de l'audiovisuel.
Il n'est toujours pas. On se bat pour avoir 2 millions quand les autres mettent sur la table 2 milliards. On se bat pour avoir ou maintenir des bureaux ouverts en Amérique latine quand les autres couvrent le monde entier sans le moins de problème.
Bon voilà, un moment faudra un vrai débat. Alors est-ce que c'est au moment des présidentiels, on verra. Mais on ne peut pas continuer à dire qu'il y a une guerre informationnelle dans le monde et à faire comme si euh avec des bouts de ficell on allait tenir.
Voilà, on augmente considérablement, pas assez peut-être, mais enfin considérablement le budget de la défense, mais on augmente quasi pas les budgets de la guerre informationnelle et donc on est constamment constamment plié et heureusement qu'il y a des gens comme vous qui tiennent à peu près avec ce qu'ils ont, mais à un moment ça ne suffira pas parce que la bonne volonté face au milliards, c'est gentil mais ça fait pas la pointe. Donc bravo et merci pour tout ce que vous faites. Dommage que nous ne soyons pas écoutés.
Je maintiens que la double tutelle culture et affaires étrangères, c'est trop compliqué. C'est pas des ministères qui ont assez de moyens ou en tout cas qui parviennent à avoir des budgets en augmentation suffisant pour vous donner les moyens. Donc vraiment rien à dire.
Vous avez fait le détail mais la réalité c'est que il faudrait se fixer un objectif. Se dire par exemple qu'entre vous et TV5 euh bah vous êtes royalement à 9 % de l'audiovisuel public à vous deux, bah le minimum serait 14 15 % et là on aurait réellement des armes pour se battre avec les autres. Pour le moment bon, on fait au mieux mais plus par la bonne volonté que par les moyens financiers.
Premier élément à lors de mes questions, il avait été question justement de fermer un certain nombre de bureaux, notamment les versions espagnoles avec Bogotta. Est-ce que la menace est toujours existante ? Est-ce que on arrivera à s'en sortir à peu près ?
Vous dites et à juste raison qu'effectivement les bureaux proche-orient, les bureaux orientales sont les bureaux qui sont évidemment aujourd'hui les plus actifs, les plus sur le front si je puis dire, mais est-ce que pour autant on parvient à maintenir les bureaux en Afrique ou ou celui de Bogota ? Deuxème élément, il est clair que vous aviez, je vous l'avais dit à plusieurs reprises, un problème sinon de neutralité, je ne crois absolument pas à la neutralité des journalistes, mais au moins d'équilibre. Et je vous avais dit que bon, depuis le 7 octobre, j'avais pas forcément le sentiment, toujours sur France 24 que l'équilibre a était respecté.
Euh vous avez pris un certain nombre de mesures, euh vous avez euh mis en place un certain nombre de de méthodes pour rééquilibrer où est-ce que vous en êtes de ce côté-là ? Est-ce que euh il y a surface 24 notamment un équilibre à peu près euh cohérent sur le traitement des affaires ? Si si je puis dire autre chose qui est peut-être plus plus immédiat, il faut avoir une négociation aussi à l'intérieur de l'audiovisuel public.
Pardon mais pourquoi ce ne sont pas des journalistes de France 24 qui ont fait l'interview de Serge Laov ? Euh j'ai rien contre à Salam, elle fait ce qu'elle veut de sa vie, mais elle est pas spécialiste des problèmes d'affaires étrangères. Elle a subi l'interview en ne réagissant quasi pas aux affirmations affichées du ministre d'affaires étrangères russe qui a pu dérouler tout ça pendant 1 heure et et la la journaliste en face oui oui bah non est-ce que il y a pas une discussion à voir au moins sur les thèmes de politique étrangère au moins qu'on associe je dis pas qu'on cède mais qu'on associe France 24 au débat lorsqu'il ils ont lieu parce que ça me paraîtrait être le minimum.
Voilà, je crois que moi je je dis pas que je suis lassé parce que j'en suis à un point où je me dis bon je vais peut-être abandonner ce budget l'année prochaine parce que voilà j'en ai marre de me battre pour 1 million faire des amendements à à 3 francs 6 sous devant des gouvernements qui vous regardent stupidement en vous répondant ah b on peut pas il y a des contraintes budgétaires. C'est ça. Lorsqu'on sera écrabouillé par la propagande des autres, on sera pas un million d'euros près, hein.
Donc c'est fatiguant. Voilà, je le dis, c'est fatiguant parce que vous ne pouvez pas vous dire "On va produire plus de missiles, on va produire plus de drone, on va produire" Vous vous dites "On va produire de la capacité française à ne pas être débordé." Bah ça malheureusement ça ne se quantifie pas.
Et donc vous aurez toujours toujours un problème tant qu'on aura pas changé les structures. Mais bon, peut-être que la campagne présidentielle sera l'occasion de le faire. En tout cas, pour le moment, moi je vous redis mes félicitations.
Est-ce que la seule chose que je veux savoir, c'est est-ce que vous parvenez à peu près à tenir vos bureaux quand même ? Est-ce que vous parvenez à un équilibre de de de l'info en interne ? Et est-ce que vous avez une discussion si si c'est si c'est possible d'en avoir une avec le reste de l'audiovisuel public au moins pour être associé sur tous les éléments de politique internationale ?
Monsieur le rapporteur, merci pour votre intervention et vos encouragements. C'est ne sous-estimez pas ne sous-estimez pas le rôle votre rôle et le rôle de cette commission et l'importance de votre soutien s'il vous plaît parce que 1 million d'euros pour nous c'est le hub de Beou. vos amendements, enfin c'est c'est beaucoup pour nous et euh votre soutien euh votre soutien c'est aussi beaucoup de toute cette commission parce que vous le savez bien d'ailleurs euh l'international c'est loin, c'est moins près euh du quotidien des gens.
Donc euh c'est important que des élus euh qui maîtrisent ces enjeux géostratégiques s'occupent de nous et s'intéressent à nous, on en a besoin. Euh voilà. Donc alors s'agissant de pour l'instant nous faisons tout évidemment pour maintenir notre périmètre et les résultats que nous obtenons en Amérique latine d'ailleurs enfin franchement ça fait du bien à l'Amérique latine.
Ils adorent, ils adorent la France. C'est ça fait plaisir un endroit où vous êtes aimé et on a des résultats croissants et j'ai des témoignages qualitatifs qui me disent que France 24 en espagnol prend de plus en plus la place de CNN en espagnol dans le dans le cœur des des latino-américains notamment en Argentine. J'ai plusieurs témoignages.
Donc je pense qu'on a une chaîne remarquable en espagnol. D'ailleurs, je trouve que enfin France 24 est assez remarquable comme une chaîne internationale et je enfin je compare et je je trouve que c'est remarquable et donc cette chaîne a beaucoup de succès. Ce serait vraiment pour nous disons qu'on on est prêt à se faire à Rquéri pour pas y annoncer hein.
Je parle au nom de toutes les équipes, mais la menace est là si la trajectoire budgétaire n'était pas ne permettait pas de d'absorber l'ensemble de nos dépenses. D'où la discussion sur le COM, je pense qu'un certain nombre de nos interlocuteurs en sont convaincus mais que ils sont aussi coincés par les contraintes budgétaires. Et comme vous le disiez, monsieur le sénateur, ça n'est pas le ministère des affaires étrangères ni le ministère de la culture qui sont les plus riches des ministères en général.
Euh donc du coup il ils sont sous forte contrainte et je crois qu'il y a vraiment beaucoup de bonnes volontés de leur part hein, je mais qu'ils ont des choix terribles à faire et c'est pourquoi je me demande parfois si euh c'est dans ce périmètre qu'on doit raisonner seulement en période particulière que nous traversons et que l'aide publique au développement n'est pas que l'apanage peut-être des dépenses du qu d'orsé. Enfin, il y a quelque chose à regarder. Sortons de peut-être des des pensées habituelles.
Euh donc pour nous, pas de fermeture mais en effet, il faut que le budget suive. Euh je regarder ce que vous ensuite le Ah oui, l'équilibre. Alors évidemment, je je ne peux que dire qu'à aucun moment nos chaînes n'auraient été déséquilibré. nos chaînes, nos comptes, les débats que nous avons eu, monsieur le rapporteur, concernent des comptes privés euh de journalistes parfois qui n'étaient pas journalistes à ce moment-là d'ailleurs qui ne le sont plus d'ailleurs pour un certain nombre de puits et c'est un sujet plus général, je dirais euh que que nous abordons que nous avons abordé d'ailleurs avec monsieur Bruno Lacer qui a été chargé d'une d'une mission par l'ARCOM sur le concept d'impartialité du service public puisque vous le savez Seul le service public en vertu de la loi est tenu à ce concept particulier.
Ça n'est pas le pluralisme seulement c'est l'impartialité. Qu'est-ce que ça veut dire ? Comment le définir ?
Comment expliciter ce concept qui ne l'était pas ? Ben quand on travaille sur ça, on aboutit à une problématique sur les comptes privés. Non pas les comptes des médias, non pas les antennes, mais les comptes privés.
Donc la liberté d'expression en France est un principe constitutionnel, mais l'impartialité est aussi une donnée qui s'impose à nous. Les deux sont-ils conciliables ? La plupart du temps, oui, je pense, et à certains moments, non.
Où est cette frontière ? À quel moment on doit se dire que les prises de position ne sont plus compatibles ? À quel moment on devient trop militant ? dans ce cas-là, ben peut-être qu'il faut cesser de faire du journalisme et devenir un politique, c'est que ça arrive fréquemment que des journalistes deviennent des politiques dans tous dans tous les courants politiques.
Et donc c'est ces questions qui se posent mais sur nos antennes, nous n'avons jamais eu de la moindre condamnation sur des prises de position qui auraient été impartiales. Nous n'avons jamais eu de problème non plus avec nos correspondants notamment en Israël qui ne nous a pas demandé quoi que ce soit. Ça arrive que une accréditation puisse être refusée par un état.
Ça n'a pas été le cas. Nous venons de voir toutes nos chaînes et notamment notre chaîne euh en arabe, France 24 en arabe renouvelée dans leur dans la distribution en Israël où on est très très présent, très distribué et je dirais que quand il y a peut-être des gens estimés comme trop partieux, Israël n'hésite pas à les couper comme ça a été le cas pour Alzésir, ce qui n'a jamais été notre cas. Je pense que le la problématique est plus extraantenne et et nous avons mis en place en effet des séminaires, des chartes traduites dans toutes les langues, des séparations parfois avec certains journalistes et dans l'ensemble je crois qu'on tient j'insiste sur le fait que pour certains de nos journalistes qui sont par exemple qui ont de la famille dans certains territoires et même en ce moment hein qu'il s'agisse des Émirats du Liban du Liban en ce moment, le Liban est sous les bombes.
Nous avons des journalistes arabophones libanais, nous en avons beaucoup qui vivent dans la dans la peur, dans le désespoir parce que c'est leur famille. Et je crois qu'on peut aussi comprendre cette dimension émotionnelle. Ce sont des êtres humains.
Mais très sincèrement à l'antenne, jamais nous n'avons eu un dérapage qui mérite donc que ce une autorité soit saisie. Je sais pas si j'ai répondu à vos questions. Merci.
Olivier Cadic qui a demandé la parole. Merci beaucoup pour vos propos madame la présidente. Pour ma part, je tiens à saluer justement l'engagement remarquable des équipes de France Méia monde, en particulier celle basée à Beou que j'ai eu l'occasion, vous l'avez mentionné, de rencontrer mi-février en compagnie de Nadia Chaya, conseillère à la FE pour le Moyen-Orient et Maxence Duot, directeur général de l'ESA Liban qui vous héberge.
Cette rédaction incarne pltement l'ambition d'une information de proximité, indépendante et en langue arabe au service des publics de la région. Je souhaite saluer leur courage et leur adresser de la part de notre groupe Union centrice tout notre soutien. L'ouverture récente de ce hub numérique constitue à cet égard une avancée stratégique majeure pour renforcer les offres de France 24 au Moyen-Orient.
Mais cette présence s'exerce dans un contexte préoccupant. Les cyberattaques récentes visant MTV Liban rappellent la vulnérabilité des médias face aux menaces numériques. Vous l'avez mentionné.
À cela s'ajoute des pressions et des menaces physiques croissantes à à l'encontre des journalistes au Liban fragilisant l'exercice de la liberté de la presse. Dans ce contexte, l'engagement de France Médien Monondde à Beout est essentiel et appelle notre vigilance collective. Comment France Méia monondde évalue-t-il aujourd'hui l'évolution des conditions d'exercice du journalisme au Liban ?
Vous avez évoqué la guerre de l'information contre les démocraties menées par certaines puissances comme la Russie ou la Chine avec des budgets considérables. Vous l'avez rappelé. Quels sont les principaux modes opératoires de désinformation que vous observez actuellement ?
Merci. Merci monsieur le sénateur pour les vos mots sur notre rédaction de de jeunes arbophones là qui fait un travail et j'ai oublié de dire que c'est toujours 50 % de femmes et 50 % d'hommes he donc c'est paritaire et elles elles sont assez extraordinaires nos jeunes journalistes à Beou alors comme je le disais en en terme de sécurité nous d'abord ce sont des gens qui sont formés faut voir que il y a plusieurs années Maintenant euh de manière prioritaire, j'ai même sous contrainte budgétaire, j'ai j'ai décidé qu'il nous fallait une direction de la sûreté. Nous avons un directeur sur Té qui a euh qui établit une cartographie des risques qui est remise à jour en permanence euh avec des détails et que tous les journalistes, ils ont tous accès à cette cartographie des risques.
La couleur des différents pays détermine des procédures. Donc quand on est en zone rouge, il ne peut pas y avoir de départ en mission, il ne peut pas y avoir d'autorisation de reportage de nos correspondants sans aval du directeur sûreté. Euh en général, il se met au service de l'éditorial pour permettre euh de faire les reportages, mais notre doctrine étant "Aucun reportage ne vaut une vie." Il y a des moments où on dit non et c'est ça, c'est moi qui le dis.
On a un comité euh éditorial pour les cas les plus délicats pour arbitrer sinon au quotidien ça se fait entre le directeur de la rédaction et le directeur sur Té. Cette procédure, elle est vraiment listée he quand c'est en zone rouge du fixeur qu'on choisit au déplacement qu'on va faire, à l'hôtel où on va et cetera. Il y a pour les gens qui vont dans ces zones une formation.
La plupart de nos correspondants en zones dangereuses et de nos envoyés spéciaux ont une formation qui n'est pas sans rapport avec des une formation militaire, je dirais, puisque on apprend à se repérer avec une carte et une boussole dans une forêt où on est perdu. On apprend le son des armes pour savoir s'en protéger. Euh enfin, on apprend toute une série de techniques pour se protéger en zone dangereuses.
Euh donc la plupart des gens sont formés, nos nos envoyés spéciaux, tous les correspondants la plupart, mais il y a des pays, j'avoue, qui sont en guerre aujourd'hui, qui n'étaient pas a priori les premiers auxquels on aurait pensé pour être des zones dangereuses actuellement. Donc, mais notre directeur par ailleurs arrime quotidiennement les gens. Je sais pas d'ailleurs, cet homme ne dort jamais, je crois.
Et il arrive d'ailleurs aussi des collègues. On forme et on arrime d'autres collègues. Il il lui est arrivé d'arrimer des gens de par exemple du journal La Croix ou de Radio France et tous ces gens sont venus se former dans notre dans notre stage de formation.
Euh donc il les arrivent tous les jours. Parfois ben les gens restent chez eux hein. C'est le cas là à Beou ils restent chez eux et c'est tous les jours qu'il y a un point voir deux fois par jour en ce moment.
Et par ailleurs, nous avons un soutien psychologique. Dès mon arrivée, j'ai créé une cellule de soutien psychologique multilingue parce que quand un journaliste vit un trauma, alors on a l'image d'épinale du grand reporter qui n'a peur de rien, mais en fait les êtres humains et c'est ça qui est beau, sont des êtres humains. Donc il ils subissent un trauma, il faut que ce trauma soit traité.
Sinon, la peur peut rattraper à un très mauvais moment et faire prendre de mauvaises décisions qui vont mettre en danger. Donc, on a une cellule, on a une psychologue qui vient sur site à France Méia monde aussi quand ils sont là. Sinon, c'est c'est multilingue parce qu'on parle pas bien de ses peurs dans une langue qui n'est pas sa langue maternelle.
Donc, on a ce dispositif aussi de soutien qui est mis à disposition de la rédaction à Beou en ce moment. Alors ça c'est et la guerre de l'info. Alors alors il y a plusieurs plusieurs leviers.
Il y a évidemment les fausses infos sur les réseaux sociaux avec des fermes de trôles tout à fait calculés. On dirait presque qu'il y a une sorte de cartographie des différents pays et qui va vous dire que dans tel pays pour attaquer par exemple la France, il faut attaquer ce thème-là. dans tel autre, c'est sous cet angle là qu'il va falloir y aller.
On a vu par exemple en Moldavie un des thèmes c'était si vous votez pour les candidats proe européens, vous ne pourrez plus parler russe. L'Europe vous interdira de parler russe. Ce genre de vous voyez de petites choses où à la veille d'une élection donc à la San Watara est mort ou alors il y a un coup d'état en France qui est en cours avec un avec le micro RFI et une personne qu'on a jamais vu qui est derrière le micro. enfin et cetera, mais c'est pas du tout au hasard.
Il y a une cartographie des angles d'attaque par pays. Alors, il y a les réseaux sociaux, les ferbes de trôles qui les propagent, mais il y a aussi les agences, les agences d'images. Nous avons la chance d'avoir la FP en France, c'est c'est qui fait un remarquable travail, mais la FP est sous contrainte budgétaire aussi.
Donc ben elle peut pas donner nécessairement ses images. Le Korc essaie d'aider certaines télévisions en faisant des aides mais c'est très petit alors que les agences par exemple russes donnent toutes les images aux médias locaux et donc la les images russes ne se trouvent pas sous seulement rue Chatoué ou Spoutnik mais dans le journal national. Voilà une une deuxième piste, une troisème piste, ben on va aller en masse sur tout congrès.
Donc du coup, il y a un stand où il y a 25 personnes quand nous on arrive à envoyer une sur ce marché ou ce congrès ou ce il y a tout d'un coup 25 personnes. Une stratégie d'invitation tout à fait sympathique dans des grands hôtels, des patrons des différentes instances et cetera. Enfin, je sais pas si je vous ai voilà quel type de de choses on peut avoir.
Et alors nous on a on est une cible pour détourner nos logos parce que ça fait d'une pierre plusieurs coups détourner nos logos. D'une part, on est français. Alors et ça c'est très réjouissant pour certains.
Je sais pas, il y a une sorte de fixette sur ce qui est français. Ensuite bah on est crédible. Donc quand notre logo habille une fausse info, elle devient d'autant plus puissante et en plus on est puissant, on touche beaucoup de gens.
Donc tout d'un coup, on va pouvoir capitaliser sur une un plus gros impact. Bon voilà par exemple et nous chaque semaine on on on débque des fausses infos avec nos logos. C'est ça le la voilà la poésie de notre activité.
C'est ça. Oui. Bien.
Merci Jean-Marc Vessousfort. Merci madame la présidente directrice générale. Vous avez parlé de partenariat avec Deutscheville, vous avez aussi parlé de de renforcement au niveau européen.
Il y a une chaîne franco-allemande qui s'appelle. euh qui est un acteur panneuropéen du qui se veut un acteur panneuropéen du du streaming avec un objectif d'étendre l'offre multilingue aux 24 langue de l'Union européenne grâce à un financement public accru. La chaîne a d'ors et déjà assuré que son ambition n'était pas de concurrencer les chaînes d'information autres, mais je le cite de compléter le paysage médiatique européen national grâce à une approche éditoriale distincte.
Arté affiche d'ors et déjà un chiffre intéressant. 77 % la population européenne peut accéder à des contenus dans sa langue maternelle à savoir français, allemand, anglais, espagnol, le polonais, l'italien et désormais le roumain depuis le mois de juillet dernier. Moi, je voulais comprendre si vous voulez bien le la complémentarité qui est mise en place entre France Médiamonde et et où en sont les les partenariats qui ont été annoncés et sans doute mis en place entre ces deux chaînes.
Merci pour cette cette question. Alors, comme vous savez euh et France Médiamond, c'est pas les mêmes formats. On est très complémentaire d'un point de vue format puisque é euh fait une a des collections magnifiques de fiction, de cinéma, de documentaires longs, hein.
Nous, on est un peu plus dans des formats très très réactifs. Euh et donc le le concept de plateforme, ça veut bien dire ce que ça veut dire, c'est-à-dire que les gens viennent vers vous, viennent à vous. Euh nous alors on est très info et on comme je le disais on est en hyperdistribution, on est là où les Infox prospère, on va les chercher là où elles sont.
Euh on ne débue pas en demandant aux gens de venir sur notre plateforme. Donc c'est en ce sens c'est très complémentaire. Je dirais que je peux pas parler à la place d'Arté Bruno Patino et le le FR je suis plutôt une consommatrice he je suis une donc mais je peux pas en parler en tant que mais je je crois que ça crée une conscience européenne que les gens peuvent avoir des référents commun où les coproductions européennes et c'est une sorte de culture européenne et on est dans l'intraeuropéen.
Nous, on est aussi les vigiles aux frontières puisque ce dont je vous ai parlé, ce sont des langues extraeuropéennes. Bien sûr, on est en Europe aussi, mais disons que et il y a des tentatives d'intrusion et d'ailleurs cette le Sénat est très bien placé qui avait fait une une enquête sur les ingérences extérieures qui était un très très un remarquable rapport du Sénat. Donc il y a bien sûr déjà ces gérances là, mais nous on est un peu plutôt sur le pouretour de l'Europe pour sortir le bouclier de l'information et empêcher les intrusions.
Donc je pense qu'on est très complémentaire. D'ailleurs, je pense qu'en terme de réflexion actuelle, puisque la France soutient évidemment les deux les deux chaînes et je connais moins côté allemand si les je pense que les Allemands soutiennent aussi, je connais moins ça hein. Les Allemands je pense soutiennent les deux aussi.
On n'est pas sur les mêmes piliers comme on dit dans le à terme dans le financement européen, ce qu'on espère tous hein, c'est-à-dire être dans un financement pérenne. Sinon tous les 2 ans faut répondre à des appels d'offre, on passe beaucoup de temps au lieu de faire la mission à justifier qu'on nous laisse la faire en fait. Donc ça c'est fatiguant mais on est on n'est pas sur le même pilier.
Nous, on est vraiment sur le troisème plutôt global et non pas national. En ce sens, on est donc très complémentaire. Par ailleurs, je dirais qu'on adore faire des choses ensemble avec Arté.
On fait souvent des reportages ensemble, des grands reportages ensemble avec des formats un peu différents. Encore une fois, toujours a la possibilité de davantage prendre le temps. Nous sur une chaîne d'info continue, quand vous faites 52 minutes, on le fait parfois mais c'est moins fréquent parce que la les personnes attendent le journal, l'actualité, le breaking news davantage mais on fait beaucoup de choses ensemble même en terme d'arrimage.
D'ailleurs, notre directeur sur Té connaît bien les équipes d'Arté aussi et on a fait quelques jolies coproductions ensemble. Nous notre seule contrainte pour en faire plus c'est le budget. C'est sinon en général on est d'accord pour les propositions d'Arté.
Voilà, j'ai répondu bien. Horori, merci madame la présidente. Madame la présidente, c'est en tant que présidente du groupe d'amitié corne de l'Afrique que je souhaitais vous poser une question.
Euh je voulais vous parler du Liban euh un pays qui subit une guerre civile terrible avec des dizaines des centaines de milliers euh de morts euh et encore plus de de déplacés. dans un pays qui dans une qui est dans une forme de chaos euh et où le l'information et il y a une sorte de blackout sur l'information et une très forte pression sur les journalistes. Euh je crois que la dernière radio française en arabe a éteint a disparu des ondes en 2023.
Pardon ? Ah, j'ai dit Liban. Ah pardon, je je parlais du Soudan, pardon.
Oui oui, désolé. La campe de la Oui, oui, j'en étais Oui, oui. Je parle du Soudan, bien évidemment euh pardon Lapsus.
Euh et donc c'est bien du Soudan dont je parle qui est dans une forme de de chaos. Et donc, je voulais savoir quelle était la stratégie de France Méia Monde pour continuer à apporter une information fiable à l'ensemble des populations euh et des pays limitrophes qui connaissent eux-mêmes des un certain nombre de difficultés. Et quel est votre quels sont vos vos liens avec les journalistes locaux et les médias locaux pour justement continuer à apporter au monde entier ? parce que finalement c'est un pays le Soudan où on voit que le la couverture médiatique d'une façon générale est est faible par rapport au problèmes qui qui s'y posent.
Je vous remercie et désolé pour ce lapsus. Non non mais et ben juste enfin merci justement de d'en parler. C'est vrai que la couverture sur le Soudan est totalement inexistante alors que c'est c'est monstrueux en fait ce qui se passe dans cette région et pour les femmes parfois encore plus.
Alors les liens avec les journalistes locaux, je ne saurais pas vous le dire. Je suis les journalistes des rédactions en ont certainement eux, mais j'avoue que ça remonte peut-être pas au comité éditorial que je je préside. En revanche, nous envoyons euh tout le temps des envoyés spéciaux qui vont faire des reportages et qui vont permettre de mettre à l'antenne, de diffuser dans le monde entier ce qui se passe là-bas.
Je pense qu'il y en a je je pense qu'il y en a encore en ce moment RFI et France 24. D'ailleurs euh si vous enfin je suis contente que vous vous intéressiez particulièrement à ce cette zone. Je pense qu'on a fait une collection pour essayer d'en de faire quelque chose pour en faire une spéciale soudent ou quelque chose de donc on pourrait tout à fait partager avec vous.
Euh je un des reportages qui m'a le plus bouleversé, c'est c'est RFI qu'il a fait. Quand vous écoutez le reportage, vous ne vous avez à la fin vous êtes en taquicardier, vous pouvez plus respirer tellement c'est dingue ce qu'on entend. C'est c'est une tragédie absolue.
Alors on fait avec nos moyens et avec notre impact mais ce qu'on peut. Mais euh je je vais recueillir tout ce qu'on fait et les projets qu'on a pour si vous le voulez bien euh me mettre vous les donner et peut-être même je sais pas si vous avez des idées, nous on est preneur. Merci Jean-Luc Cruel.
Merci présidente. Merci beaucoup madame Saragos. C'est vraiment extrêmement intéressant.
J'y suis d'autant plus sensible que je je vis en Afrique depuis 42 ans. Donc je j'écoutais RFI tous les jours. Quand je monte dans un taxi, le taximan écoutait RFI.
Donc vraiment euh euh c'est c'est indissociable de ces pays-là, hein, et ça nous est très utile. Alors, vous êtes donc présent sur de nombreux théâtres dans plusieurs langues avec des formats très différents. Cette présence suppose des choix concrets.
Maintenir, créer, maintenir ou non une rédaction, renforcer un canal linguistique, investir dans le numérique plutôt que dans la diffusion traditionnelle. On le voit très directement. Le développement du canal arabophone de France 24 a mobilisé des moyens importants.
À l'inverse, certaines zones d'Afrique ont connu des restrictions de diffusion qui interrogent sur la capacité à maintenir une présence effective. De la même manière, l'arbitrage entre radio avec RFI et les formats numériques traduit une évolution profonde des publics visés. Derrière ces décisions, il y a une question très concrète.
Où mettons les moyens et pourquoi ici plutôt qu'ailleurs ? Donc vous en avez déjà un peu parlé hein. Quels sont aujourd'hui vos critères d'arbitrage, zones géographiques, langues, support et pouvez-vous nous donner des exemples précis de choix récents que vous avez opéré et des raisons qu'ils les ont motivé ?
Alors sur la rédaction par exemple le positionnement de la rédaction Afrique à Dakar en bon habité je m'interroge. Moiême je moi-même aussi je me suis interrogée monsieur le sénateur pour le choix du lieu. C'est c'était c'était une difficulté.
On a mis je commence par là mais je votre question est vraiment très stratégique. Euh alors on a mis une série de critères. Je dois vous dire que le coût a été certainement le premier critère pour les raisons que rappelé Roger Karouchi.
Nous sommes très près de nos sous. Ça a été une première raison. Il faut pas oublier non plus qu'au moment où on décidait de Dakar, ça a été le fruit d'abord d'une décision de parler mand d'un camp.
Moi, je voulais full fou tout de suite. C'est la langue des peules. Ce sont deux deux comment dire peuples qui qui ne s'entendaient pas forcément les mandingophones et les foulophones.
Donc nous av nous voulions parler les deux car précisément notre idée n'était pas de prendre partie. Mais donc on a on a d'abord eu le mand le mand d'un camp en 2015 puis le le full day ou le PE comme on voudra en 2021. ce qui était dommage.
Bon, donc au départ, c'est ça, on veut créer une rédaction dans des langues et la stratégie, elle part plutôt d'un choix de langue parce que il ne faut pas s'illusionner avec le fait que tous les africains naîtrés en parlant français. Non, c'est une langue qui n'est pas une langue maternelle en Afrique. Euh pour certaines familles, oui, mais pas pour toutes.
Et dans et quand la scolarisation recule, que le taux de natalité augmente, le français n'est pas forcément très répandu. Donc nous, on s'est rendu compte qu'il y avait beaucoup de gens dans la bande saenne qui ne comprenaient pas ou imparfaitement le français, qui n'étaient pas scolarisé et que si ces personnes étaient seulement informées par exemple des offres en russe, enfin des Russes qui parlent Bambara ou Peit clair qu'à un moment, il n'allait pas comprendre quelle était la stratégie française dans ces zones-là parce qu'il comprendrait pas ce que ce qu'expliquerait l'information professionnelle de nos journalistes. Donc c'est parti de là.
Où est-ce qu'on allait mettre cette rédaction ? Min, quand on espérait bien full day. Et donc, on a regardé les prix puis on a regardé la sécurité.
Je dirais que en vérité on a regardé la sécurité puis les prix. Et souvenez-vous qu'en 2015, ça sautait sans arrêt. Ça a d'abord commencé, alors le Mali a commencé à s'enflammer mais on a eu le Burkina Faso qui a sauté et Grand Bassam en Côte d'Ivoire.
Donc mon mon analyse sécuritaire à ce moment-là m'a fait choisir Dakar pour protéger les équipes qui étaient en plus moins cher. L'Abidjan c'est une ville formidable assez cher et et voilà donc on du coup le hub s'est implanté là et a continué à prospérer là quand on a rajouté Zoa par exemple ou quand on est monté en puissance sur l'humérique. Voilà pour le choix de Dakar.
Euh mais nous couvrons beaucoup à Abidjan. Nous sommes beaucoup de même que Kinshasa qui est une grande capitale où on est en ce moment euh parce que c'est le plus gros pays quand même de la francophonie, c'est la RDC. Euh sur comment faire des choix ?
Alors, il y a dans le monde une tendance à la baisse un petit peu tendantielle de la radio. Étonnamment, RFI résiste complètement dans cette baisse tendantielle. Elle a elle continue à avoir des audiences broadcast très fortes, mais néanmoins l'avenir peut-être avec la jeunesse qui qui arrive fait qu'il faut vraiment s'investir sur le numérique et non seulement sur le numérique mais sur la vidéo mobile qui est dans nos enquêtes un élément déterminant. stratégief c'est donc mise à vraiment embrasser à bras le corps et ça rejoint ce que je disais tout à l'heure quand je vous disais en fait c'est le produit centrique c'est-à-dire c'est ce qui compte alors je le dis d'une autre façon plus poétique je vais le dire à la Alfred de Mussé peu importe le flacon des supports numérique ou broadcast pourvu qu'on est livresse des contenus et des contenus de qualité qui sont ceux de RFI de France France 24 de Monte Carlo Douia et c'est un peu comme ça qu'on raisonne.
Donc pour que RFI ou alors je vais faire le galtopard aussi pour que rien ne change, il faut que parfois tout change et pour que RFI continue à toucher son grand public et son plus large public, il faut aussi qu'elle s'adapte à ça. C'est un peu avec ces idées là qu'on avance. Quand on lance Zoa en Afrique, on sait qu'il y a donc parfois 60 % de moins de 25 ans.
Ils sont tous sur les téléphones mobiles. Ça monte en puissance. Si on ne fait pas des formats qui sont adaptés à cette jeunesse, si on se décale pas un peu par rapport à ce qu'on sait faire sur les antennes de RFI, on va perdre cette partie du public qui est fondamentale car bah c'est elle qui aura les enfin qui va être la majorité demain et les qui tiendra les institutions.
Donc c'est c'est pour ça les choix qu'on fait. Il y a des contraintes budgétaires, il y a des évolutions d'usage, il y a des questions de sécurité et mais par exemple dans le bouclier pour l'information, je ne vous ai parlé que de l'Europe, le fameux bouclier. Il y a un volet Afrique.
Dans ce volet Afrique, nous disons que la première des priorités, c'est de rétablir l'anglais de RFI en broadcast parce que le retrait américain va libérer des fréquences en anglais et que ça peut faire un gros appel d'air et que nous on pense que RFI l'occupera fort pertinemment. Donc voilà un enjeu broadcast, radio anglais pour récupérer des fréquences. Il y a d'autres d'autres aspects hein.
Par exemple Lingala qui est la grande langue africaine de RDC, il nous semble qu'on a on aurait vraiment vraiment intérêt à le parler. Donc c'est aussi dans le projet la corne de l'Afrique dont on parlait. Il nous semble qu'il y a quelques langues éthiopiennes.
Les Chinois sont très présents dans cette zone là de entre en Éthiopie, en Somalie et cetera. Donc il nous semble qu'il y a quelques langues stratégiques que nous devrions ajouter à nos langues africaines puisque pour l'instant on en a quatre. Le swéi, le aousa, le mendingan et le fullf.
Il nous semble qu'il faudrait du lingala et une ou deux langues de la zone de la d'Afrique de l'Est plus l'anglais par exemple. C'est ça le plan en Afrique. Euh évidemment, on a un plan dans le monde arabe, on a un plan d'Amérique.
Enfin, je veux dire, on a réfléchi à à tout ça, mais merci en tout cas de nous dire que vous écoutez à ce point-là RFI. Ça fera plaisir aux journalistes qui Je le ben je leur dirai, mais je me permets de vous dire que vous êtes tous des invités. Si vous voulez venir voir comment ça fonctionne, vous êtes tous invités évidemment à la à France Méia Monde.
Bien, merci beaucoup Michel Gréume. Merci beaucoup en tout cas pour tous les informations que vous nous donnez qui sont très enrichissantes. Euh concernant les pays où vous avez été suspendus, les quatre, on vient d'en parler, notamment les stratégies de reconquête.
Je voulais savoir si au Mali, Burkinafaso, Niger et Togo euh vous avez si vous avez maintenu des correspondants sur place ou ont-ils dû être pour des raisons de sécurité et savoir exactement qui a récupéré les fréquences de en face CRT Africa qui récupère mais euh sur sur vos bandes mais qui quel pays d'autres récupèrent éventuellement ? Deuxème point, vous nous avez signalé tout à l'heure que bien avant que le conflit expose au Moyen-Orient, bien entendu, vous vous avez des information qui viennent directement du terrain et c'est des informations qui sont riches et je suppose que nous on aurait pu être alerté bien avant. Je voulais savoir par rapport à votre avis euh le ministère de l'Europe et des affaires étrangères devrait-il jouer un rôle plus structurant euh dans la définition et le le soutien de votre stratégie internationale et si oui, comment ?
Merci. Merci beaucoup. Euh alors euh s'agissant des des pays où nous avons été censurés en Afrique, donc vous les avez recité.
Pour certains, nous avons rapatrié nos correspondants, soit en les mettant à côté, soit ils sont rentrés en France. Pour d'autres, nous les avons mis en sommeil, si je puis dire, donc il ne fonctionnent pas sur les antennes. On ne les entend pas sur les antennes.
J'en dirai pas plus là. D'accord. Euh le comme je le signalis aussi, le contournement se fait vraiment euh par le numérique.
Alors certains pays coupent aussi nos sites propriétaires mais rarement YouTube et les autres réseaux sociaux. Et donc c'est grâce à ça que nous continuons à être écoutés. Tentez si bien d'ailleurs que je me demande si certains citoyens de ces pays savent seulement qu'on est coupé puisque tous les matins sur appel sur l'actualité, monsieur le sénateur nous pourra témoigner puisqu'il écoute si vous écoutez RFI le matin Ran Gomez qui est notre vedette et qui est connu alors là en Afrique c'est incroyable même à la voix il est reconnu donc seulement puisque c'est la radio.
Il est appelé tous les jours. Nous avons des gens qui nous appellent du Niger, du Burkina et du Mali, qui nous appellent depuis les villes là-bas et qui posent leurs questions en direct. Nous avons d'ailleurs réalisé des interviews de ministres de ces pays.
Euh grand seigneur, nous continuons à couvrir l'information de ces pays. Nous la couvrons même tout à fait soigneusement. Et nous donnons aussi la parole.
Quand une ministre de la culture Burkinabé se réougie, oui, que le prix découverte est aille à une burkinabé, ben c'est bien qu'elle se réjouisse. On essaie de ne jamais couper les liens, il ne faut pas insulter l'avenir. Donc ça c'est pour le pour les correspondants et la couverture de ces pays qui continuent en fait et et on on voit le résultat sur nos antennes puisqu'on est appelé.
Par contre, on ne mesure plus. Ça c'est très embêtant parce que ça fait des trous dans nos audiences. Je vous parlais de 278 millions.
Ben si je rajoute les millions que je peux plus mesurer dans ces pays, ça va on va dépasser largement les 280 millions, même plus quoi, vous voyez ? Parce que on perd des l'audience, on ne peut même plus la mesurer. Donc on on l'enlève.
S'agissant du MAV, je pense que notre rapporteur OG Carouci avait fait une allusion au mae culture. C'est une discussion qu'on a périodiquement. Alors moi je je trouve un atout d'avoir les deux ministères comme tuel.
Je je vais m'expliquer. Évidemment, je préférerais que ce soit des ministères beaucoup plus riches. Ce serait mieux.
On serait nous on adorerait qu'il soit plus riche et on trouve d'ailleurs qu'il devrait être plus riche. Mais pourquoi c'est important pour nous ? Parce que d'être rattaché au ministère de la culture, c'est être rattaché à l'audiovisuel public français, c'est être financé par un compte affecté, une ressource affectée qui garantit notre indépendance.
Et d'ailleurs, je me permets de dire que le Sénat a joue un rôle majeur dans cette dans cette recette affectée puisque c'est parti d'ici. C'est une proposition de loi de chez vous qui nous a permis tous de de ne pas être financé comme une administration, hein. Donc je Et donc on est dans en France dans une grande démocratie dans cette cet univers de d'audiovisuel public indépendant protégé par l'État parce que dans une démocratie l'État protège l'indépendance des médias publics.
Ce ne sont pas des médias d'état, ce ne sont pas des médias gouvernementaux. Donc pour nous c'est une c'est une sécurité et un honneur à la limite d'être avec les autres. Mais nous sommes à l'international et on sait très bien et cette commission est bien placée pour le savoir que donc c'est pas forcément la chose la plus familière quand on vit en France.
Ben s'il se passe quelque chose au coin de la rue, c'est beaucoup plus important que si ça se passe au Soudan dont on ne parle pas. Or, on sait nous que c'est important le Soudan, qu'on est dans un monde globalisé et que pour être citoyen éclairé, il faut savoir ce qui se passe dans le monde et qu'on a besoin de cet audiovisuel extérieure. Et ça le CADOR c'est le sait.
Le sait comme vous. Et donc le quedarcé nous arrime à cet international et c'est aussi défendre les enjeux à nos côtés tout en respectant notre indépendance. Nous si nous n'étions que d'ors nos détracteurs les que je veux pas reciter parce que ça leur fait finalement on a trop parlé d'eux mais détracteurs diraient bah c'est la voix du K d'oré c'est ce qu'ils disent c'est la voix du Koré ou alors c'est la voix d'Élsée ou alors c'est la voix de je sais pas qui. que nous nous ne sommes nous ne sommes que la voix de l'ensemble des Français.
Et donc c'est le le la double appartenance est une protection aussi en terme de statut et je dirais que les deux ministères ne s'entendent pas mal du tout, même plutôt bien en général. Enfin, je regarde franchement il malgré tout la culture a évidemment tout le poids du national mais elle comprend bien les enjeux aussi. et le Kedor nous soutient énormément et au cours des dernières années est monté en puissance dans notre financement avec tous ces projets de proximité qui sont financé sur l'aide publique au développement et nous espérons que malgré les contraintes le qu d'ors va continuer car nous avons beaucoup besoin de soutien et et stratégique et budgétaire enfin Vivette Lè Oui.
Oui, merci madame la présidente. Merci madame pour toutes les informations que vous venez de nous donner et félicitations et surtout respect à l'ensemble de vos équipes qui vivent des moments difficiles pour nous donner des vraies informations. Alors, je vais faire partie du déplacement Bulgarie, Roumanie, Moldavie et j'ai entendu votre appel à visiter le HU de Bucarest.
Nous en avons bien pris note. Et mais pourriez-vous nous en dire un peu plus sur la situation actuelle de ces pays ? compte tenu de la guerre qui est quand même très proche.
Comment vivent-ils ces menaces ? Comment voit-il l'avenir ? Et mis à part le hub à visiter, est-ce que vous pourriez nous conseiller des lieux stratégiques ou des personnalités à rencontrer à qui nous pourrions ben évidemment apporter notre soutien et voilà ?
Est-ce que vous pourriez nous donner un petit peu plus d'informations sur ces trois pays ? Merci madame la sénatrice. Déjà merci pour les équipes parce que tout tout ce que vous avez dit aujourd'hui vous n'imaginez pas à quel point c'est important pour eux.
Donc mais merci beaucoup. Alors sur le de moi je je saurais je ne saurais pas vous dire de manière scientifique la perception des choses. Ce que je peux ce dont je peux parler c'est de la rédaction à Bucarest qui a été confronté à une manipulation incroyable au moment de l'élection présidentielle en Roumanie hein et ils ont été assez courageux puisqu'ils ont osé annuler une élection qui aurait qui avait été grandement faussée sur TikTok.
Donc notre rédaction était est particulièrement vigilante et en première ligne pendant toute cette période et nous les avions par teams. C'est la bonne chose du Covid, c'est que maintenant on a intégré complètement ça et qu'on peut se parler régulièrement de loin. Nous suivions parce qu'ils étaient extrêmement inquiets sur le devenir de la rédaction dans le cas où le candidat prorusse serait passé.
Et c'est pourquoi c'est eux qui ont donné l'alerte sur la Moldavie. C'est c'est eux qui nous ont saisi en 10 ans. C'est ce tout petit pays de 3,5 millions d'habitants et carrément sous le feu de la propagande à un point inimaginable et y compris avec des gens en interne et ils étaient tellement stupéfaits de la violence de cette propagande que c'est eux qui sont venus nous appeler au secours.
Nous avons donc saisi le ministère des affaires étrangères et nous avons décidé non pas de faire de la propagande parce que là s'il y a une chose que dit le rapport d'ailleurs du Sénat qui est je trouve magnifique, c'est que nous devons être les miroirs inversés de de Spoutnik et de Rathatoué et ne jamais annoncer à notre modèle pour soi-disant pour combattre un modèle qui est le contraire de ce qu'on est. Jamais renoncer à soi. Donc nous avons fait tout le contraire.
Nous nous avons affirmé qui nous étions en matière d'info et euh et ils ont donc monté depuis Bucarest toute cette réaction en s'appuyant sur des recrutements de correspondants en Moldavie, notamment euh des correspondants de Radio Free Europe qui avaient été remerciés puisque les Américains arrêté de financer. Euh et donc ce que ce qu'on a fait par ailleurs, on s'est appuyé à Paris à Paris la rédaction russe, elle est à Paris. On est monté en puissance avec des communautés managers pour pour augmenter le nombre de vidéos vues.
On a accueilli dans nos locaux à Bucarest nos amis de la Dutch V. On a même signé un MU. C'est du c'est de l'angle en français c'est comment ?
Protocole d'ente. Protocole d'entente un protocole d'entente bah voilà donc un protocole d'entente avec nos amis de la Dutch V qui se sont installés dans notre hub à Bucarest. Donc, il y a un bureau Dutch V dans le hub pour les correspondants roumains de Dutch Vu et on a signé cet accord pour se dire que ensemble nous allions défendre une certaine idée de l'information avec la Dodge Véle.
Nous nous sommes rendus, nous avons fait une grosse opération de délocalisation à donc en Moldavisie. Euh la présidente n'a pas souhaité parler sur nos antennes parce que enfin vous savez, il faut la voir si vous y allez. Enfin, j'imagine que vous allez solliciter un rendez-vous avec Maya Sandou parce que voir cette femme, c'est comprendre la guerre, c'est-à-dire sur elle-même, enfin je sais pas ce que j'ai, je veux pas la mettre, mais c'est on sent physiquement quand on est à Bucarest et quand on est à Kishinao, on sent physiquement qu'on est en guerre.
On le sent. Voilà, on on comprend que que à Paris c'est c'est formidable de vivre notre vie et on sent quelque chose, c'est très différent physiquement et je pense qu'il faut parler avec elle parce que elle a vécu tous les affres. Donc je pense que en plus elle est elle serait sans doute sensible à recevoir la le soutien moral d'une délégation de sénateur.
Je dirais donc parmi les gens à voir, je dirais Kishina Sandou. Mes chers collègues, je crois qu'il n'y a plus de questions. Je voudrais madame la présidente vous remercier pour cette intervention très large qui nous a passionné et elle était importante de et c'était important de vous entendre dans ce contexte international qui est quand même sans précédent.
On a pu aborder le sujet de la contrainte budgétaire avec notre rapporteur et puis euh comme vous l'avez compris et comme mes collègues l'ont exprimé, vous avez le soutien de notre commission. et nous continuerons à suivre vos travaux avec attention. Voilà.
Merci beaucoup. C'est moi qui vous remercie, madame la présidente et et vous toutes et tous. Merci beaucoup.