"On a un système qui ne met pas en priorité la question des violences sur les enfants"(Anne Souyris)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour madame. Bonjour. Soyez la bienvenue.
On va commencer évidemment avec l'affaire Liana et et les suites et les conséquences politiques notamment les obsèques de la petite fille ont lieu en ce moment même à Florence dans le Gers. Le gardestau toute cette semaine était en première ligne. Géraldin qui maintient que les défaillances de la justice qui ont été mises à jour après ces multiples procédures plaines signalement à l'encontre du principal suspect.
Et bien, il estime que ces défaillances ne tiennent pas à ses instructions, mais les appels à la démission se sont multipliés. Marine Le Tondelier, mercredi soir sur BFM. Écoutezla.
Au lieu de s'excuser, ce qui en politique devrait être beaucoup plus courant que ça ne l'é. Monsieur Dormanin, je l'ai pas entendu du dire. Moi, j'ai ces circulaires sous les yeux, on pourrait les montrer est-ce que c'était prioritaire ou pas.
Je l'ai pas entendu se enfin se remettre en question. Il aurait dû démissionner. Il aurait peut-être que Macron aurait refusé sa démission en disant "Écoutez, j'ai besoin de lui à bord.
Euh c'est une responsabilité politique collective et mais et mais mais il aurait dû au moins avoir cette dignité de dire écoutez je suis là depuis des années à l'intérieur parce que c'est y a pas que la justice qui a déconné, il y a aussi le côté police. Anne Souis, c'était une euh c'était une question d'honneur. Il aurait dû remettre sa démission.
En tout cas, il aurait dû se porter comme vraiment responsable. Et quand on est responsable, effectivement, on peut démissionner. Euh en tout cas, on peut le proposer parce que quand on n' pas agi comme il fallait et que finalement ce agissement fait que il y a des morts et notamment une petite fille qui est morte violée et dans des situations épouvantables et et certainement d'autres parce qu'on voit quand même que il y a un doublement en disant du nombre de viol sur mineur et que pour autant les la justice ne voit pas son budget s'améliorer.
Bien au contraire puisque monsieur Darman le même les crédits ont été quand même voilà et et oui mais en tout cas là il y a eu 400 millions qui ont été gelés alors même que on a la moitié moins de magistrats que la moyenne européenne qu'on a un/4 de procureur que la moyenne européenne. Donc en fait on est on part de très très loin. Donc oui, il y a une responsabilité à un moment donné de l'État et du gouvernement de ne pas avoir agi à la mesure et de continuer à ne pas donner de moyens si vous voulez.
C'est c'est et s'il avait au moins annoncé où il démissionne où il annonce des moyens supplémentaires. Rien. Mais en raison de l'indépendance de la justice, vous savez que la le pouvoir qu'a le garde des saut sur les magistrats, les procureurs est très limité finalement.
Ben, j'allais dire heureusement, enfin je veux dire c'est la séparation hein des pouvoirs, mais en revanche ce qu'il peut faire lui, c'est donner des moyens. Ça, les magistrats l'ont demandé dans le cas du tribunal d'Och là dans ce cas particulier, il a écarté la question des moyens. Il l'a dit voilà ce tribunal ce n'est pas un problème de de d'affaires.
Le le tribunal n'est pas submergé par les affaires. Écoutez la réalité ça ça n'est ça n'est pas vrai. Enfin, on voit le nombre de dossiers, je crois que c'était 10000 dossiers pour très peu de magistrats.
C'est c'est non, ça n'est pas vrai de dire qu'il n'y a pas il y a pas de problème de moyen dans une situation. Alors après qui ait aussi un problème de dispositif, c'est-à-dire que les les signalements soient pas fait ne soient pas fait assez vite que il n'y ait pas de de de transmission des informations. Ça ça doit mais ça aussi c'est sa responsabilité d'organiser pas de le faire après de surveiller mais d'organiser et de revoir le fonctionnement de la justice bien sûr.
Mais on a l'impression de toute façon que là avec la multiplication des actes violents notamment à l'encontre des femmes et des enfants, notre système judiciaire dans son ensemble dans toute toute la chaîne pénale n'est pas adaptée à notre société, à ce qui s'y passe. Vous en pensez quoi ? Ben, j'en pense surtout que euh il y a un certain nombre déjà eu d'alertes euh et des magistrats euh et de l'ensemble d'ailleurs d'un nombre de pouvoirs et de commissions d'enquête pour dire que il fallait agir vite et que à chaque fois il n'y a pas eu de réponse.
Oui, il n'y a pas d' ad d'adaptation. Vous savez, c'est comme sur d'autres sujets hein, on parle où on parlait la semaine dernière du périscolaire. En fait, on sait, on a des alertes et l'État pourtant ne bouge pas.
Et bien là, j'espère au moins malheureusement qu'il aura fallu des choses aussi terribles que la mort de Liana pour que on puisse enfin bouger sérieusement sans enfin mais concrètement comment on bouge sérieusement ? Ah ben déjà en formant plus de magistrats et de procureurs en donnant des moyens donc de fonctionnement. Ensuite d'avoir un fonction, vous savez il y a un certain nombre de là de propositions loi et de projets de loi sur ces questions de est-ce que comment on fait pour avoir des dispositifs qui permettent les transmissions d'information, d'avoir des meilleures transmissions d'information.
Ça c'est aussi très important. puis peut-être aussi d'avoir des responsabilités plus claires quand il se passe quelque chose comme ça parce qu'en fait il y a maintenant on a des faisceaux d'information he là sur le cas de Yana, il y avait aussi des informations qui venaient des États-Unis enfin il y avait des informations qui venaient de partout et peut-être qu'il y a une réflexion sur les les référents à avoir en matière de justice. Chez les verts, Marine Tondelier a aussi dénoncé un contexte patriarcal euh révélé par cette affaire.
Expliquez-nous. Ouais. Écoutez, le côté patriarcal de cette questionlà, c'est toujours de ne pas écouter la parole des enfants.
Euh, il y a il y a quand même à un moment donné la question d'avoir un système qui euh met peut-être pas en première ligne ou comme une priorité euh la question de la violence sur les enfants et leurs paroles. Et je pense que de la même manière qu'on en parlait sur la question du périscolaire, ça se pose aussi alors là c'est pas le cas de LOL Liana à proprement parler mais en tout cas de toute cette parole là et de tout ce système finalement aussi qui permet qui permet les viols sur enfant. Voilà.
Donc je pense que de dire que c'est un système patriarcal, oui, de la même manière que la question du viol sur les femmes, des féminicides, enfin mais beaucoup de temps à émerger pour les mêmes raisons et j'espère qu'on va dans le bon sens. Alors, il y a eu beaucoup de propositions, on a vu beaucoup de politiques se positionner sur le sujet de la justice et notamment aussi de la de sur les criminels sexuels. On est à un an de la présidentielle.
Il y a eu cette question de la castration chimique pour les pédocriminels notamment. Est-ce que vous y seriez favorable ? Écoutez, je trouve qu'il faut être très attentif à ces questionsl d'abord parce que les médecins ne sont pas tous favorables à cette questionlà, ni même en disant que c'est pas forcément efficace et ensuite de voir qu'est-ce que qu'est-ce que ça signifie aussi à long terme.
Est-ce que donc efficacité, est-ce que c'est pour toute la vie, jusqu'à quel niveau on va se genre de choses ? Je pense que ça s'étudie et surtout ça n'est pas interdit puisque il y en a des castrations chimiques déjà. Enfin, il y a déjà des traitements de ce genre mais mais en même temps, il faut la vie de la personne.
Ensuite, c'est soit la personne reste en prison, soit elle a des traitements. Donc c'est des c'est des sujets. Puis après, il y a il y a aussi des des gens qui doivent qui peuvent avoir aussi d'autres types de traitement.
Enfin, il n'y a pas que la chimie pour traiter les gens, que la castration, vous voyez. Donc euh moi je ne sais pas, je suis pas une spécialiste là-dessus. Ce que je pense, c'est qu'on ne le prend pas assez au sérieux et que euh oui, il devrait y avoir une conférence d'experts sur le sujet euh rapidement, ce qui n'a pas eu lieu pour pouvoir arriver à avoir des protocoles beaucoup plus systématiques que ce qu'on a aujourd'hui.
Anoueris, puisqu'on parle de justice. Autre revers pour Gérald Darmanin cette semaine puisque son projet de loi sur la justice criminelle son a été rejeté en commission des lois. C'était mercredi à l'Assemblée nationale et il a donc annoncé le retrait complet du plaidé coupable qu'il défendait pourtant au bec et ongle.
Écoutez Marie Suzanne Lequo qui est procureur général près la cour d'appel de Paris, elle était sur BFM et elle regrette cette décision. Je le regrette beaucoup. Je je regrette je le dis parce que j'étais en faveur de l'instauration de ce PLD des coupables en matière criminelle.
Je pense que les garanties qui avaient été apportées donc pour notamment les victimes dans la discussion sur cette peine était de nature à pouvoir avoir un procès donc équilibré. La représentation nationale n'en a pas été euh convaincue, mais j'espère, je le dis aussi, que nous pourrons rediscuter de cette question dans un autre temps. Alors, on en parlait, cette procédure judiciaire était justement censée répondre à l'engorgement des juridictions.
Elle permettait aussi d'aller plus vite et donc d'avoir une réponse pour les victimes. Oui, c'est c'est effectivement c'est la la seule c'est la seule dimension intéressante de ce des coupables, c'est la rapidité. Sauf que euh c'est vraiment ma gauche a voté contre hein dans son ensemble.
Je sais bien euh je suis au courant mais le problème est que on répond mal, c'est-à-dire on répond en s'asseyant sur la justice quand même un problème à un moment donné un procès ça a du sens pour les familles. Ça ça a du sens même quand il a lieu 4 5 6 ans après le mais non mais bien bien mais évidemment qu'on est d'accord il y a un problème on revient sur la question des moyens. euh on a en France pas assez de personnel de justice, c'est une évidence.
Donc mais faire une réponse qui est ben pourquoi pas enlever carrément tout forme de procès puisque on a pu c'est c'est ça peut pas être une réponse de démocratie. Voilà, c'est une mauvaise réponse. Oui, il faut aller plus vite mais non pas par ce moyenl par quel moyen ?
Par des moyens supplémentaires. D'accord, on en revient toujours plus de moyens. C'est il y a pas d'acte magique en fait.
Le problème de monsieur Darmanin, c'est qu'il a cru qu'il allait pouvoir faire un acte magique former tous ses magistrats bien entendu. C'est un peu comme les médecins en ce moment et voyez ça commence à marcher pour les médecins. On commence à avoir une réponse sur les médicaux et ben là c'est pareil.
Oui, il va falloir en former et il va falloir dépenser de l'argent pour cette justice parce que si on ne le fait pas alors c'est la violence qui gagne et c'est la violence dans toute notre société. Je pense que on a un enjeu de civilisation. Avant de parler à Souis de la question de la primaire, je voudrais vous entendre sur les cafés, les petits commerces, les bistros qui disparaissent en France.
Je vais vous faire écouter le président de l'Association française des cafés et bistro de France, Alain Fontaine qui était l'invité d'Europe 1. Il s'inquiète justement de la disparition de de ces cafés, du lien social aussi que pouvaient créer ces endroits. On va l'écouter juste avant.
Pourquoi je vous pose cette question ? Bah écoute, écoutons-la. Écoutons-la. une spécificité française.
C'est là où se passaient les choses, où on pouvait parler librement. Alors vous me direz, il y a des lieux de vie comme ça dans le monde entier. Non, pas comme les bistr et les cafés en France.
Ils faisaient partie de la vie du village, de la vie du quartier. Ils étaient importants pour la pour la sociabilité. Le lien social est excessivement important.
C'est ce qui nous manque énormément dans les quartiers. Vous avez des rues entières dans les villes où il y a plus un bistro, plus un café. Vous avez pas envie de de rentrer dans cette rue à certaines heures de la journée ?
Alors, je vous interroge à ce sujet parce que vous portez avec Marine Tondelier euh une proposition à ce sujet, à ce de cette disparition des cafés, des bistrits des petits commerces aussi d'ailleurs dans nos centrre-ville parce que c'est tout un lien social. Expliquez-nous en quoi c'est important. Alors, vous savez le problème c'est que quand il y a plus de café, c'est pire que quand il y a plus d'épicerie.
En vérité, dans un village, il y a plus d'endroits où on peut se rencontrer. Simplement se rencontrer. Une personne âgée va rester toute seule chez elle.
Elle n'a pas l'occasion de sortir. Si surtout si elle peut plus prendre sa voiture parce qu'elle est trop âgée et qu'elle peut pas le faire. Et donc et tout est comme ça.
C'estàd que c'est l'endroit où l'intergénérationnel peut se passer, où tout ce qui n'est pas nécessaire peut arriver aussi parce que évidemment la personne âge est en question mais peut-être que quelqu'un une aide à domicile vient l'avir mais pour l'aider à se laver le matin ou se lever. Mais en tout cas ce lien simplement social de convivialité qui fait que on va s'apercevoir que cette vieille dame et bien bah on l'a pas vu aujourd'hui qu'est-ce qui se passe ? et bien on va on va aller la voir et peut-être que du coup on va pouvoir la sauver.
Enfin voyez tout ça finalement les discussions de comptoir elles sont importantes. Elles sont très importante et c'est vrai que c'est une disparition en disant complètement incroyable. On est passé de 600000 à 34000 en fait pratiquement plus de bistro dans les petits villages en particulier et c'est possible de d'inverser ce processus.
C'est bon. Donc vous proposez pour se faire de relever la TASCOM. Alors c'est la taxe sur les surfaces commerciales.
C'est les communes qui les collectent. C'est le voilà les grandes surfaces qui doivent payer cette taxe à la commune. Vous vous relevez cette taxe.
Est-ce que il va pas y avoir des répercussions sur le prix des dans les rayons ? Bon, c'est toujours l'inquiétude à chaque fois qu'on enfin on vient de faire une commission d'enquête sur les marges de la grande distribution. Je peux vous assurer qu'il y a de la marge pour le coup.
Donc je pense que c'est pas 0,1 % qui changera la phase des choses. En revanche, ça peut changer complètement la phase des choses pour pouvoir revivifier les centres des villages. On sait que bon bon c'est les centres des villages et des villes ont souvent été vidé parce que aussi les hypermarchés finalement avalé les tout ce qui était petit commerce et donc poussant dans ce sens-là et le fait que non pas qu'il soit puni de ça mais qu'il participe d'une revivification de nos campagnes, je pense que ce sera un geste important aussi de réconciliation entre entre cette grande distribution entre la population qui vit au quotidien et même souvent le personnel de ces grands hypermarchés, il vivent dans les villages autour.
Donc voyez, c'est je je pense que c'est un cercle vertueux qui serait intéressant d'essayer de mettre en œuvre rapidement. C'est très important pour notre vivre ensemble. Est-ce que vous avez posé la question par exemple à Michel Eddor Lecler ?
Non mais j'aimerais bien le faire. Je le fais aujourd'hui. Je m'adresse à lui et je voudrais savoir si oui il se sentirait il serait d'accord pour aller dans ce sens-là et faire en sorte d'aider nos villages à reprendre vie.
Donc le message est passé. Édard lecler. On espère qu'il qu'il vous répondra à ce sujet.
Parlons maintenant évidemment de la présidentielle de la question de la primaire. Écoutez Yannique Jadu candidat écologiste à l'élection présidentielle de 2022 la précédente. Il s'est dit lui sur France 3 opposé à cette idée d'une primaire, il prône l'élaboration au préalable d'un programme et d'une équipe commune.
On l'écoute puis vous lui répondrez. Même chez les écologistes la réalité comme au Parti socialiste, tout le monde l'a abandonné cette idée y compris parce qu'on voit bien qu'elier a abandonné l'idée. Mais vous vous regardez écoutez les discours enfin vous pouvez pas encore une fois être sur une logique où vous surv un mécanisme qui y compris cette cette façon de le survendre pour moi euh créer va créer de la déception chez les électrices et les électeurs.
On a fait de cet outil On a fait de cet outil un objectif politique en soi. C'est ridicule parce que si ça n'arrive pas, il faudra quand même gagner et mobiliser. Anne Sweris, expliquez-nous est-ce que effectivement que ça soit Raphaël Gluxman ou ou d'autres sont opposés à cette à cette primaire, est-ce que Marine Tondelier y tient encore parce qu'elle a le plan du plomb dans l'aile hein.
Oui. Oui. Enfin, je vais pas dire le contraire. bien sûr qu'elle a du mal à émerger cette euh cette primaire, mais tout simplement parce que ce qu'on voit d'ailleurs à droite aussi hein, c'est la multiplication des petits candidats.
C'est pas la multiplication des petits pains, c'est la multiplication des candidats partout à tous les niveaux. Chacun se voit roi du pays quoi. Donc c'est un peu un sujet.
Donc c c'est une solution comme le dit Yan Jad. Mais si personne veut alors si personne n'en veut, on est même divis dans l'existence. Si personne n'en veut, on ne le fera pas.
Voilà. Mais en fait, quelle est la solution alternative ? J'avais posé la question.
Mais il en a pas Yannick Jadon, je lui ai posé également la question et lui il dit faut commencer par le programme et ensuite avec les autres et ensuite on verra. Mais c'est en fait en vérité c'est ce qu'on fait. Sauf que voilà, je pense que peut-être que à la fin et je l'espère moi que à droite comme à gauche, on est ou par le biais d'un primaire ou d'une primaire ou par le biais d'autres dispositifs, peu importe en réalité, mais en tout cas trouver une solution pour qu'on ait moins de candidats et que les choses puissent se réguler autrement que par le tir au pigeon et puis avec un seul grand vainqueur finalement, c'est le Rassemblement national.
Enfin, on le sait tous donc je vais pas raconter des choses à côté. Et donc voilà, donc je pense que c'est d'une responsabilité des partis politiques actuellement que oui, pour l'instant c'est la seule solution qu'on est, j'allais dire malheureusement, mais c'est comme ça euh de et que il y en a qui sont pour, il y en a qui sont contre. On verra bien.
Moi, je pense que là, on va avoir en juillet, on va en rediscuter peut-être à la rentrée, les militants vont être consultés, on va on va être tous consultés pour pouvoir redéfinir cette stratégie là. Ensuite, il faudra avoir une alternative si on y arrive pas. Moi, j'espère queon va honnêtement alors ça c'est moi qui parle mais en tout cas j'espère que on va garder cette stratégie-là jusqu'à ce qu'on en ait une autre s'il y en a une autre pour définir un candidat commun.
Voilà ça l'importance. C'est le le sujet c'est l'objectif c'est pas le moyen. Le moyen c'est pour l'instant celui qu'on a à porter de main peut-être.
Vous savez, des fois il y a des il y a des choses un petit peu qui se passent au dernier moment, hein. Le NFP, il s'est fait le nouveau Front populaire, il s'est fait en 15 jours, hein, pour faire pour les législatives. On peut peut-être penser qu'à un moment donné, il y aura une un réveil aussi du peuple de gauche pour arriver à faire une primaire ou un autre dispositif à la rentrée qui fonctionnera lui alors que jusque-là, il y a que des égos surdimensionnés qui se présentent.
Il pourrait y avoir une une absence de candidature d'Europe écologie les verts. Ça sera une décision collective. Voyez, c'est possible.
Je sais que on a on envisage tous les toutes les possibilités. Vous savez que on ne l'a jamais fait jusqu'à présent. On s'est toujours présenté parce que on considère que l'écologie doit être au centre de ces campagnes et que si on se présente pas, malheureusement elle n'y est pas parce que c'est pas un sujet facile, vous le savez.
Donc euh donc on préférerait y être d'une manière ou d'une autre, soit parce que on se range derrière ou avec un autre euh candidat, soit en se présentant. Si si euh il y a un trop grand risque de rassemblement national, Marine Tondelier, elle a dit, elle ne sera pas la candidate du Rassemblement national qui fera gagner le Rassemblement national. Donc effectivement, c'est possible aussi qu'il n'y en ait pas.
Je pense que c'est une décision qui doit pas se prendre à la légère et qui doit se faire collectivement. Donc ça ça se fera c'est pas c'est pas aujourd'hui que je vais vous répondre mais en tout cas bien sûr c'est dans les possibilités. Ça pourrait est-ce que vous pourriez vous ranger derrière la France insoumise ?
Jean-Luc Mélenchon la semaine dernière en meeting à Sani a de nouveau tendu la le bras à la gauche en disant mais vous faites le jeu du RN si vous venez pas sous sous mon étiquette, je suis le seul à pouvoir l'emporter à gauche. Oui, c'est ce que disent d'autres aussi. Glukman dit ça aussi.
Chacun chacun dit ça en ce moment. C'est formidable. Moi, nous on se range, on se range pas, nous on veut faire avec.
Euh mais et lui ne veut pas participer à quelque chose de collectif. Il veut bien que tout le monde vienne derrière lui. Euh c'est pas un principe de démocratie.
Donc voilà, pour le moment, on en est là. On verra bien comment les choses, j'espère s'améliorent ou en tout cas se rationalisent dans les esprits de ces différents candidats. Mais mathématiquement pour l'instant en tout cas selon les sondages encore une fois c'est une photo à l'instant t et on est encore loin de la présidentielle.
C'est quand même Jean-Luc Mélenchon à gauche qui est le mieux placé. Bah c'est le mieux placé. Euh c'est toujours la même question hein pour pour passer au deuxème tour dans les sondages.
Effectivement d'abord vous savez comme moi que les sondages entre le mois de mai juin et l'année d'après, alors ça peut être du simple de Mirau triple hein. C'est quand même des choses très différentes. On avait vu monsieur Macron en 2017 qui faisait 10 % au mois de mai précédent.
Donc donc non, on peut pas juger comme ça. Il faut d'abord voir les gens aussi en campagne et voir ce qui se passe. Et puis ensuite, ça n'est pas un homme, ça n'est pas un homme tout seul.
Ça ça n'est pas possible de voir la démocratie de cette manière-là. Or là, c'est ça que nous propose monsieur Mélenchon. Donc donc voilà.
Donc je je vous le dis, soit on arrive à une alliance démocratique et non pas derrière mais démocratique.
Anne Souyris