Fabien Roussel réagit face à l’alerte écologique | Archive INA
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
En 1974, un candidat fait sensation avec un simple verre d'eau.
Et vous savez ce qui va se passer ? Nous allons bientôt manquer de l'eau. Et c'est pourquoi je bois devant vous un verre d'eau précieuse, puisque avant la fin du siècle, si nous continuons un tel débordement, elle manquera. A lundi, je vous dis au revoir et j'espère vous revoir pour vous expliquer notre projet global d'avenir. Merci mes amis.
– Bon, je ne m'en souviens pas, j'étais un peu petit quand même.
– C'était dans les spots de la campagne officielle. René Dumont, le premier candidat écolo, qui prêchait assez largement dans le désert. Les communistes ont mis longtemps à se réveiller sur la question de l'écologie, non ?
– Écoutez, vous savez, pour préparer cette élection présidentielle, j'ai ressorti des archives des précédentes élections présidentielles où nous nous avions présenté des candidats. Et j'ai ressorti un 4 pages qu'avait publié Robert Rue dans la campagne de 95 sur l'enjeu environnemental et écologique. Et le besoin de sortir d'un système économique qui épuise autant les hommes que la planète et nos ressources naturelles. Nous avions à l'époque mis l'accent sur le besoin de développer les réseaux ferrés, le transport des marchandises, de lutter contre la pollution de l'air, le réchauffement climatique. C'était écrit noir sur blanc. Et donc, c'était il y a plus de 20 ans.
Et donc, nous portions déjà l'exigence de changer de système économique et des logiques de profit qui épuisent la planète et les hommes. Parce que vous savez, le capitalisme vert que défendent certains écologistes, ça ne marche pas. Le problème, ce n'est pas la couleur, c'est le capitalisme. Et nous, c'est à ça qu'on s'attaque. Et nous, c'est à ça qu'on s'attaque.
Fabien Roussel