«Nos enfants ne sont pas des crétins digitaux», le livre de Bruno Felissard
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:07OuverteRéponse directe
À partir de quel âge un enfant doit-il être face à un écran libre d'agir ?
- 0:37RelanceRéponse directe
Est-ce que ça peut créer des dommages définitifs ?
- 1:14OuverteRéponse directe
L'impact des écrans sur le sommeil ?
- 1:37OuverteRéponse directe
Une étude australienne a établi que la durée moyenne d'exposition aux écrans des jeunes de 6 mois à 2 ans...
- 2:29RelanceÉludée
Ce discours lénifiant, c'est une arme de destruction massive, les écrans.
- 5:10OuverteRéponse directe
Les tentatives de suicide diminuent en France depuis les années 2000 mais repartent à la hausse depuis 2017...
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:19Invité politiqueFait
« Avant 6 ans, ça ne sert à rien de mettre un enfant devant des écrans, il a besoin de contact physique, d'interaction vocale. »
- 0:52Invité politiqueChiffre
« la réponse est oui, statistiquement c'est dommageable. C'est un facteur de risque, de déficit de l'attention, de difficulté d'apprentissage du langage, etc. »
- 1:19Invité politiqueFait
« Les écrans nuisent au sommeil et les écrans conduisent à un phénomène de déplacement, c'est-à-dire que quand vous êtes sur les écrans, vous ne faites pas du sport. »
- 1:59Invité politiqueFait
« les tout-petits, c'est un problème. Je suis d'accord avec vous. »
- 2:02Invité politiqueFait
« la Société française de psychiatrie d'enfants et d'adolescents avait proposé l'interdiction des écrans avant 6 ans. »
- 5:31Invité politiqueFait
« Vrai ou faux ? Oui. C'est un des éléments, effectivement, le harcèlement en ligne, les comparaisons ascendantes, c'est-à-dire avec TikTok... »
- 5:51Invité politiqueFait
« mais là, ce n pas les écrans, c'est les algorithmes qui sont utilisés dans les écrans qui font que ça sélectionne des informations qui sont mauvaises. »
- 6:32Invité politiqueFait
« Je suis amateur de jeux vidéo et ça défoule. »
- 6:57Invité politiqueFait
« C'est faux, oui, ça soulage, mais ça conditionne à avoir des comportements agressifs. »
Temps de parole
- Invité politique43 %
- Présentateur35 %
- Invité14 %
- ?7 %
≈ 43 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
L'écran, l'impact des écrans. Alors sur le sommeil, bon je rappelle votre livre, écran total parce qu'on est inquiet, les écrans ont mauvaise presse pour les enfants. Par exemple, vous qui êtes pédopsychiatre, à partir de quel âge, selon vous, un enfant doit être face à un écran sur lequel il peut être libre d'agir,
si j'ose dire
?
Alors ce qui est sûr, c'est qu'avant 6 ans, ça ne sert à rien de mettre un enfant devant des écrans, il a besoin de contact physique, d'interaction vocale. On a même montré qu'apprendre une langue, il fallait être à côté, regarder les lèvres, sentir le corps bouger et que ça n'était pas que...
Mais est-ce que ça peut créer des dommages définitifs ? Parce que moi je vois des enfants, on est tous sortis de vacances et au petit déjeuner, les parents, ils mettent boum le truc et le petit gosse est en train de manger sa blédine ou je ne pas quoi.
Chez les petits,
la réponse est oui, statistiquement c'est dommageable. C'est
un
facteur de risque, de déficit de l'attention, de difficulté d'apprentissage du langage, etc. Alors après, est-ce que c'est direct pour tous les enfants ? Est-ce que c'est irréversible ? Irréversible, non, bien entendu. Il faut quand même être un peu mesuré. Il vaut mieux d'abord arrêter les violences intrafamiliales et sexuelles pour que les enfants aillent bien. Répétez-en. 'accord.
Bon, l'impact des écrans sur le sommeil ?
Ah oui, alors là, ça c'est clair, net et précis. Les écrans nuisent au sommeil et les écrans conduisent à un phénomène de déplacement, c'est-à-dire que quand vous êtes sur les écrans, vous ne faites pas du sport. Quand vous ne faites pas de sport, vous n'avez pas l'activité physique et ce n pas bon pour la santé. Ça c'est clairement démontré, mais ce ne pas les écrans eux-mêmes qui sont mauvais, c'est le temps que vous passez aux écrans que vous ne passez plus à faire autre chose.
Une étude australienne a établi que la durée moyenne d'exposition aux écrans des jeunes âgés de 6 mois
et
de 1h15,
avec
de fortes différences entre les bébés puisque certains y sont exposés à plus de 3 heures. À 24 mois, la durée moyenne s'élève à 2h30. Pour
les tout-petits, c'est un problème. Je suis d'accord avec vous. 'ailleurs, c'est pour ça que la Société française de psychiatrie d'enfants et d'adolescents avait proposé l'interdiction des écrans avant 6 ans. Alors, c'est un peu massif, ça peut se discuter, parce que faire un zoom avec maman et papa quand ils sont en déplacement, c'est bien. Le co-visionnage, c'est-à-dire le soir, on regarde un écran avec l'enfant et on en discute. Ça, on montre que c'est bien. Donc, vous voyez, ce n pas les écrans en eux-mêmes qui sont mauvais, c'est la façon de s'en servir.
Je vais lire un livre avec son gosse, en effet, co-visionnage, ça me paraît parfait. Non mais moi, écoutez, si vous écoutez, ce discours lénifiant, c'est une arme de destruction massive, les écrans. D'ailleurs, il une corrélation avec l'effondrement de la lecture.
Quand vous dites qu'on est seul avec un livre, c
'était votre entrée en matière, moi, ça me terrifie comme phrase. Vous n'êtes pas seul avec un livre. Vous êtes d'abord avec un auteur, vous êtes avec un certain usage de la langue française. Quand vous avez une bibliothèque, vous êtes entouré par les esprits de tous ces auteurs et vous me dites qu'on est plus en relation avec quelqu'un, peut-être qu n'a jamais vu, parce qu'on correspond avec lui par écran interposé, qu'avec un livre. Moi, c'est un modèle de vie et un modèle de civilisation que je trouve terrifiant. Et puis, vous êtes dans la litote pour tout. Les gamins, maintenant, sont complètement esclaves des écrans. Ils ne peuvent plus s'en passer
à
tout âge. Et vous dites, non, mais peut-être, y
peut
un Si
vous les
interrogez, ils vont vous dire, ça, c'est un discours de boomers, il n'a pas compris grand-chose. – Oui, bien sûr, mais c'est un peu court. – Non, sur tous les sujets, diront
ça. – Non,
non,
que,
bien sûr, être seul avec un livre, c'est bien. Mais bien sûr, moi, j'adore ça. Il n'empêche que quand vous construisez votre identité, que vous êtes adolescent, lire la chartreuse de Parme, bien connue, ce n pas ça qui va vous aider à vous construire. Je suis désolé,
c'est un fait clinique. – pourquoi pas ? – suis désolé, monsieur. Moi, je me construit
avec la bibliothèque universelle. Mais vous, bien sûr, mais vous… – Et j'en connais d'autres, Eric, c'est pareil. – Mais oui, mais… – Non, mais arrêtez,
là, on ne va pas raconter
de ça. Il a raison. Je veux dire, quand j'avais 16 ans, je ne lisais pas la chartreuse de Parme
toute la journée.
Je jouais au foot,
j'essayais de sortir, je
regardais les filles, voilà. Et je ne passais pas mon temps à lire la chartreuse de Parme, évidemment,
quand à 15-16 ans,
et j'aimais bien. – Pascal, on n'a pas dit qu'on passait notre temps dans les livres. – Oui, mais il ne pas… –
dit qu
'on se construit
avec
la bibliothèque, pas avec
des écrans. – Excusez-moi, le message,
vous êtes seul avec un…
– Vous avez bien fait venir,
M. Falissar, ils vont vous engueuler en plus. Non, mais il n'a rien fait, M. Falissar, ils vont engueuler. –
Si, il défend un modèle que je conteste. Il est pédopsychiatre,
M. Falissar. Quand vous êtes
avec
un livre,
vous êtes seul, on dirait vraiment que c'est une activité pour personnes solitaires,
qui ne
peuvent pas socialiser.
– Quand vous
lisez un livre, vous êtes seul. –
'est vrai,
vous
êtes en contact avec la
langue, bien commun. – Quand vous êtes sur un écran, vous êtes seul
aussi. – Écoutez, arrêtez, dans la vie, on est seul toujours. –'est vrai, est-ce que vous êtes plus seul sur Instagram qu
'avec
un
livre ? Un peu plus
jour, peu plus tard. On est seul, oui, on est toujours seul, ami, on est seul face à la mort, on est seul face… C'est notre vie d'être seul, vous êtes… Voilà, c'est la vie.
Et
vous particulièrement, vous
êtes
de
plus
en plus seul.
– Je vous dis que c'est ce décrochage de la lecture. – Il y une solution à ça. – suis d'accord avec vous, mais M. Falissar,
je voulais parler avec lui, alors que les tentatives de suicide diminuent en France, écrivez-vous, depuis le début des années 2000, elles repartent à la hausse depuis 2017. Ça,'est grave, chez les jeunes de 15 à 25 ans, et en particulier chez les filles. Certains franchissent alors le pas et accusent les écrans, tout spécialement les réseaux sociaux, d'être la cause de cette évolution inquiétante de la suicidalité
chez
nos jeunes. Vrai ou faux
? –
Oui.
–
C'est un des éléments, effectivement, le harcèlement en ligne, les comparaisons ascendantes, c'est-à-dire avec TikTok, aujourd'hui, on se photographie, on met un filtre et on se rend compte qu'on n'est pas comme ça dans la vie, donc il a une baisse de l'estime de soi qui est un facteur de risque de suicide. Donc oui, il y a des problèmes massifs avec les écrans, mais là, ce n pas les écrans, c'est les algorithmes qui sont utilisés dans les écrans qui font que ça sélectionne des informations qui sont mauvaises, alors que par ailleurs, ça aide, et c'est ça que vous ne voulez pas voir, ça aide certains jeunes d'être sur WhatsApp.
Quand vous vous êtes fâché avec vos parents, j'allais utiliser un autre mot, avec votre frère ou votre sœur, vous êtes tout seul, vous pouvez communiquer avec vos camarades de classe, ça vous remonte le moral, c'est du support social, ça protège de la psychopathologie et du suicide. C'est un fait aussi, que certains ne veulent pas voir. – Mais
c'est pour ça
qu'il vous écouter. L'impact des médias violents sur l'agressivité ? –
Oui, ça aussi, c'est démontré. Vous voyez, c'est quelque chose que j'ai appris en écrivant ce livre.
Je
suis amateur de jeux vidéo et ça défoule. – Ah bon ? – Oui, ça ne ressemble pas, mais je
suis amateur de jeux vidéo.
Quand on est pédopsychiatre, vous savez, on aime les jeunes, on les comprend peut-être mieux que des personnes plus âgées qui ne les côtoient pas au quotidien.
Et
donc, je pensais que se défouler, en fait, ça permettait de dégager son agressivité. Beaucoup de gens pensent ça. Eh bien, c'est faux. C'est faux, oui, ça soulage, mais ça conditionne à avoir des comportements agressifs. Alors, c'est statistique, tous les jeunes qui font ça ne deviennent pas délinquants, bien entendu.
–
Bon, en tout cas, jamais des écrans n'ont été aussi présents. Moi, je trouve que c'est toujours intéressant d'attaquer parfois les idées reçues. C'est le cas avec le professeur Bruno Falissard. Oui, l'exposition aux écrans durant les premières années de vie doit nous inciter à nous interroger sur nos représentations du contexte optimal de développement d'un enfant, écrivez-vous. Mais non, il ne s'agit pas d'une priorité de santé publique au même titre que la prévention des abus sexuels ou des violences intrafamiliales, dites-vous. Donc, vous n'avez pas convaincu les uns et les autres, mais il est 10h52, et notre émission va à son terme. -titrage Société –