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Conférence de presseÉlysée (sur YouTube)· 21 mars 2022 8 minActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseÉconomie & entreprises

Déclaration du Président Emmanuel Macron et du Président du Gouvernement d'Espagne Pedro Sánchez.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Attaque 10 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Emmanuel MacronFait
    « Nous évoquerons évidemment d'abord la situation en Ukraine, la mise en œuvre par tous les moyens d'un retour à la paix, en commençant par des accès humanitaires, un cessez-le-feu, le retrait des troupes russes et des conditions d'un règlement diplomatique. »
  • 0:25Emmanuel MacronFait
    « L'Union européenne a su répondre de manière rapide et coordonnée, à la fois en soutien au peuple ukrainien sur place et en accueillant des réfugiés. »
  • 0:40Emmanuel MacronFait
    « Nous continuerons de le faire en livrant aussi des armes et des matériels et en sanctionnant la Russie avec des sanctions massives et inédites. »
  • 1:00Emmanuel MacronFait
    « Nous allons aussi discuter de la question extrêmement importante dans ce contexte, de l'énergie et des prix de l'énergie, puisque nous avons à faire face dans nos pays, sur notre continent, à ce phénomène. »
  • 1:20Emmanuel MacronFait
    « Avec l'Allemagne aussi pour essayer de faire converger des solutions efficaces afin de limiter l'augmentation des prix du gaz, de limiter l'impact sur les prix de l'électricité, d'avoir des solutions de stockage commun en Europe et de diversifier nos sources d'approvisionnement. »
  • 2:30Pedro SánchezFait
    « Poutine a commis trois erreurs fondamentales. D'abord sous-estimer la réponse et la résistance de la société ukrainienne ainsi que du gouvernement ukrainien. »
  • 2:45Pedro SánchezFait
    « Deuxièmement, il a fait l'erreur de considérer que l'Union européenne n'allait pas répondre de manière unie comme nous le faisons. »
  • 3:00Pedro SánchezFait
    « Condamnation, solidarité vis-à-vis du peuple ukrainien en apportant non seulement de l'aide humanitaire, mais également en les aidant d'un point de vue militaire et aussi également dans la réponse aux actions économiques, et ces sanctions fermes et inédites face à cette agression russe de l'Ukraine. »
  • 3:20Pedro SánchezFait
    « On le voit non seulement dans le cadre de l'Alliance atlantique, une unité très ferme de l'ensemble des Alliés, mais également à l'Assemblée générale des Nations unies où une immense majorité des pays ont condamné sans réserve l'agression belliqueuse que Poutine inflige à l'Ukraine actuellement. »

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Bonjour Mesdames, Messieurs, je suis très heureux de recevoir aujourd'hui mon ami Pedro Sanchez. Merci beaucoup, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Président du Conseil d'être là à Paris aujourd'hui et après en effet, nos échanges à Versailles il y a maintenant dix jours, notre échange sera très utile en prévision des prochains jours et des prochaines semaines et en particulier du Conseil européen de jeudi et vendredi. Nous évoquerons évidemment d'abord la situation en Ukraine, la mise en œuvre par tous les moyens d'un retour à la paix, en commençant par des accès humanitaires, un cessez-le-feu, le retrait des troupes russes et des conditions d'un règlement diplomatique [INAUDIBLE].

L'Union européenne a su répondre de manière rapide et coordonnée, à la fois en soutien au peuple ukrainien sur place et en accueillant des réfugiés. Nous continuerons de le faire en livrant aussi des armes et des matériels et en sanctionnant la Russie avec des sanctions massives et inédites. Nous allons aussi discuter de la question extrêmement importante dans ce contexte, de l'énergie et des prix de l'énergie, puisque nous avons à faire face dans nos pays, sur notre continent, à ce phénomène.

Et l'Espagne est fortement engagée pour trouver des solutions européennes qui permettront de nous protéger des conséquences de la guerre. Et je veux vraiment remercier le Premier ministre Sanchez pour son engagement personnel, son travail et la coordination qui est la nôtre, y compris avec l'Italie, la Grèce, le Portugal et plusieurs autres pays d'Europe. Avec l'Allemagne aussi pour essayer de faire converger des solutions efficaces afin de limiter l'augmentation des prix du gaz, de limiter l'impact sur les prix de l'électricité, d'avoir des solutions de stockage commun en Europe et de diversifier nos sources d'approvisionnement.

En tout cas, préparer la protection des ménages et des entreprises à court terme et notre capacité à résister à moyen terme et préserver notre sécurité énergétique pour l'hiver prochain sont absolument clés et c'est ce que nous allons travailler. Vous le voyez sur ce sujet, celui de la souveraineté alimentaire, de l'autonomie stratégique dans les secteurs industriels les plus critiques ou celui de la défense, c'est un agenda nourri qui nous attend que nous allons évoquer ensemble. A la fois sur le plan bilatéral, il y a beaucoup de sujets qui permettent de nourrir cet agenda, comme celui des interconnexions et sur le plan aussi européen ou nous souhaitons pousser ensemble un agenda commun.

Merci beaucoup Pedro d'être à Paris aujourd'hui. Merci beaucoup Monsieur le Président Macron. Emmanuel Macron, merci de votre temps.

Je sais que non seulement vous dirigez votre pays, mais en même temps vous êtes en pleine campagne électorale et vous assumez en plus la présidence de l'Union européenne. Donc je comprends parfaitement l'agenda très serré que vous avez et je vous suis extrêmement reconnaissant pour votre disponibilité pour que nous puissions nous voir ne serait-ce que quelques instants ici à Paris. Je souhaiterais avant tout vous remercier, pour les bons offices de la France et le grand travail à travers sa présidence [INAUDIBLE] de l'Union Européenne.

Je pense que dans un moment aussi critique que celui que vit l'Union européenne, en conséquence de cette invasion injuste, illégale et injustifiée de la part du président Poutine, où on remet en question certains éléments fondamentaux de ce que représente l'Union européenne dans un contexte global, un projet européen consolidé autour de piliers comme la démocratie, la liberté et le respect des droits humains ou la justice sociale et le progrès de la citoyenneté. Un pays grand et important au sein de l'Union européenne comme la France, qui défend cela nous donne beaucoup de tranquillité et de sécurité. Je souhaite remercier également et reconnaître les efforts diplomatiques qu'a déployé le Président Macron, y compris même avant l'invasion, pour éviter cette agression militaire hors temps de Poutine contre l'Ukraine.

Il me semble que le Président Macron avec le chancelier Scholz ont mené ces dialogues avec le président Poutine, et cela démontre quelque chose. C'est qu'il n'y a pas eu d'absence de diplomatie de la part de l'Union européenne, mais bien un excès d'agression tout simplement de la part de la Russie contre un pays indépendant et qui défend sa liberté comme peut l'être l'Ukraine. Je souhaiterais dire que Poutine a commis trois erreurs fondamentales.

D'abord sous-estimer la réponse et la résistance de la société ukrainienne ainsi que du gouvernement ukrainien. Deuxièmement, il a fait l'erreur de considérer que l'Union européenne n'allait pas répondre de manière unie comme nous le faisons. Condamnation, solidarité vis-à-vis du peuple ukrainien en apportant non seulement de l'aide humanitaire, mais également en les aidant d'un point de vue militaire et aussi également dans la réponse aux actions économiques, et ces sanctions fermes et inédites face à cette agression russe de l'Ukraine.

Et puis, troisième élément, c'est la réponse de la communauté internationale. On le voit non seulement dans le cadre de l'Alliance atlantique, une unité très ferme de l'ensemble des Alliés, mais également à l'Assemblée générale des Nations unies où une immense majorité des pays ont condamné sans réserve l'agression belliqueuse que Poutine inflige à l'Ukraine actuellement. Comme le Président Macron le disait tout à l'heure, en effet, l'énergie et la paix ont été deux des piliers fondamentaux qui ont justifié la construction de ce projet européen qui aujourd'hui sert l'ensemble des citoyens européens, y compris les citoyens français et espagnols.

Je pense que le prochain Conseil européen sera très important, le 24 et 25 mars. Il y a deux aspects fondamentaux. D'abord, comme le disait le Président Macron, l'idée de garantir l'énergie, l'accès à l'énergie.

Et puis également le sujet de l'évolution du prix du gaz et son transfert sur le prix de l'électricité. Donc nous parlons de deux éléments sur lesquels je crois que la Commission européenne pourra, en tout cas espérons-le, trouver une réponse équilibrée qui permette à l'ensemble des pays de répondre en fonction de la gravité de la situation chez eux, à ce défi extraordinaire que pose, d'un point de vue énergétique, la guerre en Ukraine. Et en ce sens, je crois qu'il ne saurait y avoir meilleure présidence, pour qu'avec ces bons offices on puisse arriver à un accord entre tous, que la présidence française.

Et c'est pour cela que je suis extrêmement reconnaissant au Président Macron de pouvoir trouver ce temps pour ce dialogue sur ces sujets si importants en vue d'un conseil extrêmement important également, ne l'oublions pas, nous aurons également un conseil de l'OTAN. Nous comptons sur la présence du président Biden également au Conseil européen. Et puis nous pourrons débattre ensuite d'une position commune et suffisamment équilibrée entre fourniture d'énergie et évolution des prix entre les différents États membres pour protéger le plus important, c'est-à-dire la reprise économique et le bien être des citoyens, des petites et moyennes entreprises et de nos industries.

Merci infiniment, Monsieur le Président. Merci.