Le 22h Nivat du samedi 2 mai 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
hypersonic mais les Européens aussi par contre devraient mettre les bouchées doubles parce que nous aussi on a du retard. Ah nous on est quasiment à la bour même plus. Oui.
Alors Donald Trump fanfaronne sur un autre sujet pas des moines qui est celui justement des stocks de l'armée américaine de l'armée américaine dans le monde. On écoute Donald Trump c'était hier juste avant de quitter la Maison Blanche pour aller dans ce meeting électoral en Floride. Nous en avons plus que nous n'en avons jamais eu.
Partout dans le monde, nous avons des stocks militaires. Partout dans le monde, nous avons des quantités vastes de vastes quantités de munitions. Et actuellement, nous avons deux fois plus que ce que nous avions lorsque la guerre a commencé, mais c'est réparti dans différents pays, différentes bases.
Et ce qui s'est passé, c'est que Biden est arrivé comme un indio et il a donné beaucoup de notre équipement à l'Ukraine. 350 milliards de dollars dépensés. Nous, nous ne faisons pas cela.
Tout le monde doit payer. L'Union européenne nous paye. Mais Biden, lui, n'obtenait rien.
Mais il a donné une grande partie de notre armement. Alors en proportion, ça ne représente pas grand-chose mais il a quand même donné beaucoup à l'Ukraine. Nous avons reconstruit mais nous avons des stocks partout dans le monde.
Bon hormis cette obsession pour Joe Biden et pour tout ce qui aurait été donné à l'Ukraine, Donald Trump, on peut pas lui reprocher de pas projeter de vouloir projeter une image de puissance de son pays. Mais or le problème Stéphan Goldin, c'est que de nombreuses sources s'accordent à dire que le stock des justement des armes, des armements américains, c'est réduit. C'est réduit pendant la guerre en Iran.
C'est-à-dire à peu près, il reste 45 % du stock de missile de frappe de précision, à peu près 50 % du stock de missile TAD euh intercepteur et la même chose 50 % de stock de missile intercepteur patriote. Bien sûr qu'il s'est réduit puisqu'ils en ont utilisé un un certain nombre et donc de fait ils sont réduits. D'après ce que l'on sait aussi, c'est qu'il y a aussi une industrie qui continue à à peu mais elle produit elle alors donc elle va on a ils ont demandé en tout cas d'accélérer la production.
C'est ce qui est c'est ce qui est dit. Parallèlement, il faut voir aussi que malgré ce qui est dit, il y a eu encore, c'était vraiment hier ou il y a il y a 4 jours dans fin avril la livraison de 6500 tonnes de matériel militaire américain sur le territoire. c'est de c'est c'est de la petite munition, c'est pas du c'est du de la du matériel léger, mais on voit quand même qu'il y a quand même encore des stocks qui permet de pouvoir pourvoir les Émirats arabes, de pouvoir pourvoir le Qatar, de pourvoir le Kette.
Il y a eu des commandes qui ont été faites à hauteur de pratiquement euh ce je sais plus 700 milliards 700 Oui. En tout cas voilà, mais quelque chose d'assez d'assez énorme. Donc on voit très bien que malgré tout ça, c'est vrai qu'il y a une chute des stocks, c'est la guerre, mais qu'il y a une industrie derrière en tout cas qui en tout cas en train d'accélérer sa production.
Oui. Et on essae en même temps de réapprovisionner les alliés parce que on on en annonce au Qatar, en Arabie Saoudite, un petit peu partout au Kouette et avec les euh et en le réapprovisionnant en radar de les radars de de détection avancée qui avait été qui avaient été détruits notamment au Qatar euh et ailleurs des radars à 500 ou un milliard de dollars et donc tout ça ils essayent de effectivement des fois le Paul pour appuyer Jacques quand même. toujours ce double discours de de de comment sa de Donald Trump dans le fond d'un côté il y a un discours très offensif il y a un discours un petit peu vous savez il me fait penser quelquefois à Jack Sparrow dans le les pirates de Caraïbe parce que voilà le pirate les Caraïbes voilà il parlait de piraterie lui-même he il l'a dit lui-même qu'il était un pirate donc Jack Spar voilà côté on sait pas jusqu'où il veut aller quoi selon la chaîne de télévision CNN l'Iran et ses alliés ont endommagé au moins 16 installation militaire américaine dans huit pays différents du Moyen-Orient parce que ça c'est quelque chose justement Donald Trump ne parle pas rendant donc la la plupart de ces positions quasi inutilisables.
Regardons cette carte des installations militaires américaines au Moyen-Orient et c'est quand même un problème ça général Richou est-ce que elle devrait être réparée ou plutôt fermée ? Quelle serait la bonne la bonne position ? Alors ça dépend, ça dépend des bases.
Il y a des bases, bon, elles sont là, elles y resteront. Mais par exemple, lorsqu'il y a des avions qui sont déposés sur sa base, les avion forcément il faut qu'il soi ils doivent être reculés bien en deain du risque. C'est-à-dire on stationne pas des avions comme des awaax en face en face de l'Iran.
Mais dans ces bases qui a été attaqué qui ont été attaqués, il y a au moins 10 10 sites qui ont été attaqués avec les fameux radars avec des radars dont dont dont je parlais. Alors, tout n'a certainement pas été détruit mais c'est sur Bazla que il y a des radars qui sont des radars de détection avancé notamment pour les missiles de très longue porté notamment ceux qui tirent sur Israël là les fameux missiles iraniens Rchard. Voilà.
Exactement. Donc ça, ils sont obligés de les mettre aux endroits stratégiques, notamment par exemple au Qatar. il avait un radar, ils ont été obligés de remettre ce vecteur là au au Qatar, mais en même temps, sans doute en le protégeant beaucoup mieux pour que pour éviter ce qui s'est passé la prochaine fois.
Mais de toute manière, le risque zéro n'existe pas. La taille de l'espace aérien à défendre est en lui en soi-même une faiblesse forcément, c'est parce que c'est immense. Il y a beaucoup de bases et donc ça sera très difficile de tout protéger.
On peut pas le protéger comme on protège Israël qui a la taille de je sais pas combien de trois départements français. Voilà. Donc c'est pas du tout pareil.
Ce qui est intéressant dans toute guerre du point de vue militaire, c'est que tout le monde général peut réaliser, se rendre compte concrètement in situ de la puissance de feu de tel ou tel pays et également ses fragilités. Donc là, du coup, cette guerre en Iran, qu'est-ce qu'elle offre ? Bien, elle offre en direct aux rivaux des États-Unis, c'est-à-dire à la Chine, à la Russie, à la Corée du Nord, la possibilité d'étudier complètement à la fois ses capacités et ses limites militaires.
Ça vous fait sourire ça ? Par exemple, la Chine, elle a pu constater l'efficacité des de ce que vous disiez tout à l'heure, les munitions à faible coût Oui. Ouais.
Voilà. Elle voit d'abord comment on on la stratégie américaine, l'efficacité aussi des des vecteurs américains de leur capacité d'action mais aussi de leurs erreurs. Et il est très possible également que les Chinois et ça leur permette, c'est un un champ d'expérimentation pour leur propre matériel.
Donc et effectivement, je crois que ça c'est très très riche et ils attendent en embuscade euh pour euh pour développer leur propre stratégie euh sur le plan des armements parce que là les Américains ont fait preuve quand même d'un certain nombre de faiblesses. Ils se mettent à nu finalement en faisant la guerre. C'est assez inéable étudier dans le détail Stéphan Goldin.
Mais ça fait aussi évoluer les alliances. Regardez ce qui se passe actuellement entre Israël et les Émirats arabes unis où Israël a fourni Ironbin, c'est-à-dire faisceau faisceau de fer, le Spectro qui est un système qui permet je dirais de de voir arriver ou simplement le dome de fer avec des troupes israéliennes qui se sont rendues en masse d'ailleurs sur le territoire des Émirats et donc dans le fond, c'est aussi une consolidation d'une alliance qui avait été faite d'ailleurs et signée au moment des accords d'Abraham et avec aussi énormément d'échanges de renseignement qui se passe entre les Émirats et l'État israélien. Sopia oui, cet événement là peut être cité comme étant une première mais restons sur les grandes puissances.
L'Amérique, la Chine, la Russie, l'Amérique a Russes, aux Chinois le spectacle de son incompétence. Elle a montré qu'elle n'était pas capable, elle n'était pas capable de venir à bout d'un pays comme l'Iran. Déjà, elle a laissé tomber l'Ukraine.
C'est un spectacle affligeant, n'est-ce pas ? Elle a montré que ça fait ça fait 60 jours qu'elle est en guerre, n'est-ce pas ? Elle n'est pas réussie elle n'a pas réussi à venir à bout de d'un pays d'une puissance régionale.
Alors que à sa devise, ça a toujours été de pouvoir mener deux conflits majeurs simultanément. Ensuite, Sopia, est-ce que l'Iran devient un modèle pour beaucoup de pays du monde dans sa capacité à tenir, je dis bien dans sa capacité à faire face au géant à la puissance militaire américaine ? Peut-être pas, mais elle elle nourrit ce récit du sud global qui voudrait qu'il faudrait tenir tête à l'Occident, cet Occident mais qui de facto tient tête.
Pardon, mais l'Iran tient tête. Tient tête. Oui, bien sûr qu'il tient tête.
On sait pas ce qui se passera dans 2 semaines. Non mais moi je vous parle de ce qui se passe jusqu' aujourd'hui au moment où nous parlons. Pour terminer euh ce que je voulais vous dire les stock ne on sait que il faut 6 ans pour refaire les stocks les Américains.
On sait deuxièmement on a peut-être les images en régie qu'il y a 16/ 17 bases américaines qui ont été la géographie ne changera pas avec de nouvelles frappes. les les pays de du golf sont en face de l'ennemie, n'est-ce pas ? Et ensuite et surtout les États-Unis là, il ils sont venus avec une demande et là ils en ont deux et ils n'y arrivent pas et l'économie mondiale est va peut-être se retrouver à genoux.
Donc excusez-moi et il elles sont exposées et il n'a pas su s'adapter depuis l'Ukraine et les les ses conflits disymétriques ou asymétriqu à malgré sa puissance et bien il n'y arrive pas. Oui, Aurélien. Alors ça que les Américains auront pu montrer une capacité de projection de puissance que aujourd'hui ni la Chine ni la Russie ne peuvent avoir.
Mais ce qu'il y a d'intéressant comme retour d'expérience notamment pour les Chinois, c'est la version des Américains au risque. Les Américains pourraient faire beaucoup mieux s'ils prenaient le risque de déployer des troupes au sol. Là, ils pourraient atteindre des objectifs qui n'ont pas réussi.
Mais si vous mettez dans la tête des Chinois et que vous voyez que les Américains n'ont pas envie par exemple d'envoyer des bateaux dans le détroit d'or, enfin traverser les trois d'ormous par peur des pertes, vous dites que les Américains vont pas le faire non plus dans le détroit de Formose entre la Chine et Taïwan. Et si vous êtes russe et que vous voyez que les Américains ne veulent pas aujourd'hui avoir des pertes au sol alors que ça pourrait leur faire gagner des semaines et nous faire gagner beaucoup de temps à tous, est-ce qu'ils le feront demain en Estonie ? C'est le facteur humain à mon sens.
Le fait que les Américains ne veillent plus prendre de risqu, c'est ça la grande leçon de cette guerre. H exactement. Hier, Donald Trump en Floride dans son meeting électoral face à un public qui lui était complètement acquis a évoquer une fois de plus, relativement longuement d'ailleurs, les Iraniens et les négociations en cours, mais vous allez entendre qu'il parle des des de ces interlocuteurs iraniens quasiment de façon insultante.
Ça fait partie de notre problème. On ne sait pas du tout à qui on a affaire. On nous dit c'est Mohamed et ainsi de suite.
Et je demande "Êtes-vous un dirigeant ?" Nous cherchons, nous cherchons un dirigeant. C'est le seul pays au monde où personne ne veut être dirigeant.
Vous savez, il demande "Quelqu'un voudrait être président et personne ne se porte volontaire." Euh c'est Mohamed, c'est Mohamed qui m'appelle. Voilà.
Alors, c'est quand même Richard Verli là, on atteint là. Donald Trump se laisse aller quand il parle comme ça. Oui, mais vous avez quelques jours avant le secrétaire au trésors quand même réputé être l'un des plus sérieux de l'administration Trump qui compar les dirigeants iraniens à des à des rats dans les égouts.
Donc je crois que ça devient un registre mais c'est un registre calculé parce que Donald Trump il fait toujours ça et là il se trouve que c'est l'Iran. C'est-à-dire quand il a un adversaire en face de lui, il le dévalorise. Il le dévalorise tous les mond.
Voilà, c'est il le dévalorise aux yeux de son électorat parce qu'il veut bien montrer que lui il est le plus puissant et que les autres ne sont finalement que des poussières qu'il va réduire à néant. Mais je crois que personne n'est dupe, y compris aux États-Unis. Donc euh ces plaisanteries, la réalité c'est qu'ell elles font peut-être rire son auditoire mais elles font pas rire les Américains.
Même si un peu une nuance par rapport à ce qui a été dit tout à l'heure, c'est quand même surprenant de voir que sa base maga je parle de l'électorat, je parle pas des ténors de de de son camp, mais l'électorat lui reste globalement fidèle parce que il lutte contre un pays considéré comme le diable, c'est-à-dire l'Iran. Et ça, il a fait passer cette idée que l'Iran est le diable et les Américains de son camp de le créditer de cette action. Oui.
Stéphane Goldin. Simplement, je voudrais dire une mot un mot. En tant qu'ancien officier d'une armée, on ne doit jamais insulter son ennemi.
D'accord. Parce que tout simplement son ennemi, il faut il y a des il y a différentes façons pour l'abattre son ennemi. L'insulter, ça ne sert strictement à rien.
Il faut jamais insulter non plus son intelligence. Pour l'instant, la guerre n'est pas encore terminée. Elle va encore en train de se faire et il y a le 10 et il y a le feu soyons dans le feu en tout cas du côté israélien.
On reste toujours sur le même je dirais trend. Nous ce que l'on souhaite c'est la chute du régime iranien et on ira jusqu'au bout pour que ça puisse se faire. Alors, justement euh reparlons du régime iranien puisque euh nous venons euh d'apprendre euh les détails de la dernière proposition qui avait été soumise par Teran aux États-Unis.
Je vous parle bien sûr des négociations en cours, on les oublie un petit peu mais c'est quand même euh ça l'essentiel. Le document comporte 14 clauses. Selon les Iraniens, les États-Unis avaient demandé un cesser le feu de 2 mois alors que l'Iran justement exigeait quant à elle un accord sous 30 jours.
Donc là, on avait une grande différence entre 2 mois d'un côté, 30 jours de l'autre. Sopia, oui, mais c'est ce n'est pas le le plus important. Là où les les positions semblent irréconciliables, c'est à propos du nucléaire.
Euh et puis de la levée des sanctions et euh du dégel des fonds, le déblocage des avoirs iranien des avoirs iraniens gelés plusieurs milliards de dollars qui pourraient évidemment euh euh et bien être très utile euh à l'Iran euh si la guerre cessée et que ces sommes lui étaient restituées. Oui. Donc du point de vue Richard des négociations en cours, on a finalement des deux côtés personne.
Le bras de fer continue complètement. Les Iraniens nous font du Trump à l'inverse. C'est-à-dire que ils disent qu'ils sont prêts à reprendre la guerre ou alors à privilégier la diplomatie.
Sauf s'il y a Trump, il dit "Je suis prêt à reprendre la diplomatie ou alors je je continue la guerre". C'est la même chose. Pardon ?
Sauf. Oui, sauf si c'est ayons quand même un peu d'humilité en la matière. Je parle sous le contrôle d'une diplomate.
Sauf s'il y a quand même des messages et des draves de propositions qui circulent de l'Iran aux États-Unis et qu'on assiste à une sorte d'écran de fumée béliqueux mais que quand même les diplomates eux sont au travail. Alors les diplomates du côté iranien c'est des diplomates que l'on identifie. du côté américain, c'est a priori les émissaires Jared, Kouchner et Witkov ou alors peut-être d'autres interlocuteurs.
Ce qu'il faut espérer en tout cas, c'est qu'il y a quand même des propositions qui circulent de part et d'autre. H Alors, il y a effectivement des des propositions. On dit d'ailleurs que les Américains ont introduit également des experts cette fois-ci, pas uniquement les deux émiss en même temps, ce qui est très difficile, c'est qu'il y avait un accord en 2015 qui était le maximum de ce qu'on avait pu obtenir des Ianiens.
Donc, Trump l'a déchiré, c'est pour obtenir la même chose. Il ne sera pas crédible. Donc, il y a besoin d'un accord sur les 440 kg de d'uranium enrichi.
Je pense que c'est ça qui fait la différence. Mais mais notons quand même parce que ça commence à faire du temps que le le le la trève tient toujours parce que ça on le soulligne pas suffisamment. Qu'est-ce que ça veut dire pour vous général ?
Ça veut dire que des deux côtés on on aimerait bien vouloir on aimerait bien un deal et pas une reprise de la guerre. Est-ce que ça veut dire Sylvie Berman, qu'on est en train de négocier ? Oui mais tout à fait mais c'est toujours ce qui se passe je veux dire.
Mais donc ça c'est plutôt bon signe. Bah c'est plutôt bon signe effectivement. On sait pas si ça va aboutir parce que les Iraniens sont obstinés.
Bien évidemment si un accord et que l'accord est satisfaisant il y aura une levée des sanctions au moins partiel et un des gels des fonds. Ça paraît évident. Ça peut pas être dans l'autre sens.
Ils peuvent pas commencer à exiger ça et en disant on verra ce qu'on vous donnera sur le sur le nucléaire Goldin. Et toute la question va se poser est-ce que la trêve va durer jusqu'à la rencontre entre les Chinois et les Américains qui doit avoir ça se rapproche hein. C'est mim c'est mi he rappelons-nous aussi et rappelons aussi peut-être quelque chose qui est complètement adodin.
Il y a la coupe du monde de football avec les Non non mais c'est vrai qu'on peut sourir mais c'est vrai que les Ianiens ont accepté de participer à cette coupe du monde. Donc dans le fond, tout ça aussi rentre dans ce jeu dans dans cette dans cette dynamique là. Voilà.
Mais énormément de paramètres que on contrôle sans contrôler. Moi, je reste aujourd'hui encore persuadé qu'il y a des discussions qui sont complètement sous la table sous-jacente dont personne ici ne n'a ne peut avoir et euh il se passe quelque chose parce que c'est vrai que cette trève et là malgré ça, il y a un afflux de soldats sur la zone qui est continue. Il y a un apport de matériel militaire en Israël.
Il y a aussi différentes manœuvres qui se passent ailleurs. Il y a aussi des des on voit des navires passés. Donc il se passe quelque chose ?
Alors il se passe quelque chose justement sur le terrain. Ce que les Iraniens semblent utiliser, ce sont des leurs. Des leurs pour tromper l'ennemi.
L'Iran utiliserait des chars, des hélicos factis. Alors ça ce sont des images de Tsal que vous voyez euh qui Mais est-ce que c'est alors ça se complique parce que il y a aussi des images qui ont qui tourne depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux notamment sur un compte ou plusieurs comptes francophones prousses qui montre justement sous le titre l'Iran piège l'onclos leam avec une armée gonflable [grognement] mais effectivement les les leurs ça a toujours existé général Richou notamment dans pendant la seconde guerre mondiale c'est La guerre mondiale, il y avait l'armée Paton qui était dans le sud de l'Angleterre qui était uniquement Pon avait été relevé de son commandement. Il avait giflé un soldat pendant la campagne d'Italie.
Oui. Ou oui. Qui avait fait un syndrome posttraumatique et il avait il avait giflé donc devant tout le monde et il avait été relevé de son commandement.
Donc Paton, il avait un commandement factice. On était obligé de comme c'était la bête des blindés, on était obligé de le reprendre plus tard. Un commandement fact.
Il avait un commandement factice dans le sud de l'Angleterre avec une armée de de de baudruches gonflables avec des avions, des Shermans. Tout était gonflable. compli les jeep avec un un réseau radio pour bien montrer qu'on s'entraînait et qu'on était prêt à débarquer et le jour du débarquement ils ont ils ont attendu la l'armée patonne en se demandant où était passé l'armée patonne.
Donc ça c'est très cool. Ah ben ça super bien fonctionné même bien plus qu'on le pensait parce que ils ont pensé que ça n'était pas l'objectif principal la Normandie et ils attendaient toujours l'armée patonne. Et les Ukrainiens ont fait ça très bien aussi.
Ils ont au début depuis 2022, ils ont développé euh des de l'artillerie gonflable, des chars gonflables et cetera. Donc là, et les Iraniens, ils sont pas plus que j'allais dire, excusez-moi, plus contre la moyenne, hein, font très exactement la même chose. Et alors ce qui est peut-être plus étonnant, c'est que vue du ciel avec les moyens modernes, on narrive pas à discerner une bode ruche gonflable d'un d'un véritable.
Bon là, ces images là, expliquez-nous ces images Stéphan Goldine de de Tsal, ce sont des images où on voit que c'est de la peinture, que c'est peint. C'est un leur en fait. Oui, c'est un leur c'est un leur avec un tir sur ce sur ce leur et on voit très bien que ce n'est pas une position fixe.
Voilà, c'est ce sont des images qui sont régulièrement diffusées sur par TSA pour montrer aussi la puissance de feu que pourrait avoir certains tirs de Saal et plus principalement son armée de l'air. Donc un leur parmi d'autres mais les leurs c'est quelque chose de très je dirais très très courant. Euh c'est vrai que comme le aujourd'hui, il y a différentes façons de pouvoir euh euh je dirais contourner la question de celle parce qu'il y a toute la question de la chaleur thermique.
Voilà, c'est un problème chaleur thermique divulg aujourd'hui. Voilà. Et alors c'est vrai qu'en 1945, en 1944 en tout cas, il y avait pas toute la même technologie qu'aujourd'hui ou il y avait des avions qui qui photographient le très très haut au ciel.
Vous voyez ça mais toujours est-il que aujourd'hui on est sur l'évolution de l'heure qui pourrait avoir d'ailleurs une certaine forme de chaleur thermique justement pour fausser les données euh Ah carrément en plus. Mais euh le le New York le New York Times a fait une enquête là-dessus et précise que justement que l'évaluation des capacités actuelles de l'Iran reste difficile car le pays déploie un nombre important de leurs. Oui.
La question des leurs se pose aussi euh pour le nucléaire, pour les fameux 440 kg qui sont entreposés, d'après ce que j'ai lu dans des cylindres qui peuvent ressembler en gros à des bouteilles de plongée mais en de manière beaucoup plus sophistiquée. Et il semble que les Ianiens en ont produit énormément. Donc bien au-delà pour que quand le commando américano-raélien ira aller chercher, il se trompe de Enfin, ça c'est le but en fait.
Le leur c'est le béabat. Non, mais absolument. Mais dans l'art de la guerre de Sunza qui est un traité qui remonte à l'antiquité chinoise, il y avait les stratagèmes effectivement et l'utilisation des leurs et ces traités sont étudiés même dans les académies américaines.
Donc ça ce n'est pas du tout étonnant et comme l'a dit Nicolas Richou, ça a été efficace au moment de la de la deuxième guerre mondiale en l'importance du renseignement humain sur le propre sur le territoire ou des drones aussi là encore. Oui oui oui. Il y a ça aussi compte tenu de la pénétration de du Mossade.
On se demande maintenant le pays est tellement gigantesque que c'est compliqué aussi si on si on dit là on est on met une fausse base aérienne dans un endroit hyper désertique c'est peut-être compliqué quand même de de pouvoir mais comme viennent de le dire Aurélien, il y a aussi des drones des drones furtifs. il y a une possibilité de pouvoir accès à avoir une information que ce cela soit au sol ou euh mais c'est-à-dire que le les leurs font le des progrès en même temps que les les les les capacités de détection des leurs. Donc nouvell for de guerre, évolution de la guerre.
Donc c'est une vraie guerre en fait la guerre des leurs. Absolument. Et je rappelle ce que j'avais dit tout à l'heure en citant euh Romsfeld, l'ancien secrétaire d'État à la guerre au moment de la guerre en Irak.
Il disait euh il y a ce qu'on sait ce qu'on sait qu'on ne sait pas et ce qu'on ne sait pas qu'on ne sait pas le un non un known et ça c'est effectivement le plus dangereux et c'est ce qui découvre et c'est les surprises. Mais Jules César dans la guerre des Gaul utilise des leurs. Il utilise notamment des annes des mules pour faire croire qu'il y a une cavalerie qui arrive.
Il a pas la cavalerie mais notamment devant Gergovie. Il a alors c'est c'est peut-être pas la bonne exemple parce qu'il s'est planté devant Gergoville, mais il a il a utilisé des forces avec quelques quelques soldats et des mul pour faire croire à l'ennemi que il allait attaquer par là. Effectivement, nous évoquions à l'instant le fait que la guerre actuelle met à nu toutes les puissances mais aussi les faiblesses des armées, notamment de l'armée américaine.
Mais il y a une autre armée dont il faut parler qui monte en puissance, c'est l'armée la puissance militaire de la Chine qui en impressionne plus d'un. Notamment justement un général américain aussi un commandant adjoint des forces américaines dans le Pacifique dit ceci. n'écoutez pas ces inepsies sur leur prétendue quasi égalité entre les forces militaires américaines et chinoises.
Ils sont devenus notre égal militaire car il rivalise avec nous dans presque tous les domaines de l'influence nationale. Sylvie, vous avez été en poste en Chine. Dans dans quel secteur rivalise-t-il ?
Voulez dire dans le domaine militaire ou dans les autres ? Écoutez, dans le domaine militaire, dans le domaine militaire, il y a eu des war games qui ont été fait aux États-Unis et il apparaît que la marine chinoise gagnerait sur la marine américaine et que effectivement même Taiïwan ce n'est pas garanti. Les armes hypersoniques également au début comme ça a été dit, c'était les Russes et je me souviens de Poutine se 20 ans devant un envoyé spécial français en disant "On est les meilleurs dans ce domaine.
On sait où on est le programme américain mais on est bien avant eux. À l'époque les Chinois n'avaient pas encore. Voilà.
Donc maintenant, il a les Chinois et les Russes et les Américains qui sont encore à l'état presque de Ils ont des portesavion et ils ont également des euh [toux] [rires] une marine qui en fait est l'équivalent de la marine française qu'il déploie tous les 3 ans que dans tous les domaines, ils sont ils sont pas aguér ça la différence. Mais Aurélien du Chîn que d'un côté la Chine a la masse. L'industrie navale chinoise c'est 20 fois l'industrie navale américaine alors qu'ils ont quand même 11 porte-avion.
Mais l'armée chinoise, sa grande force c'est aussi qu'ils font bah des pratiques asymétriques. Ils savent qu'ils n'auront pas autant de portes-avion que les États-Unis d'ici 10 ans. Mais peu leur importe, s'il y a une guerre localisée en Asie-Pacifique, les Chinois compensables par l'industrie là encore des drones et les Américains développent des programmes comme le programme Replicator où je reprends ce que dit l'US Navi, nous avons 10 ans de retard.
Mais comme le disait madame l'ambassadeur, la Chine euh il lui manque une pratique du combat. La dernière fois que la Chine s'est battue contre un are état, c'était en 1979. Les Américains, c'était il y a 2 semaines.
Donc la Chine, pour résumer, c'était la formule de de Bruno Tertrit, ça peut être un top ou un flop l'armée chinoise. Cela dit, c'était un pays du tier monde. Alors, attendez, [rires] vous voulez tous parler là ?
Je sais pas, je savais pas que la Chine ça allait évoquer tout ça chez vous. Alors, Général Richou et puis Stéphane Goldin, ça peut changer. Oui.
Oui. Alors, la la Chine n'est pas encore à parité quand même sur le plan naval, ils ont Mais comment ça se fait que ce général américain le dit ? mais d'abord, il faut jamais sous-estimer son adversaire mon puissant d'une manière d'une manière remarquable.
Ça c'est c'est absolument certain. Le problème, c'est avec les Chinois, c'est qu'on ne connaît pas leur valeur opérationnelle. Là, Aurélien l'a dit, c'est la dernière fois, ils sont battus au moins sur le plan terrestre, c'est 79.
Moi, je suis pas capable de dire de citer une bataille navale que les Chinois, il gagnaient dans l'histoire. Je dire c'est pas une puissance navale. Je rappelle qu'au 15e siècle ils ont brûlé leur marin et se sont pendant des siècles.
Alors il y a ça et deè chose le dans les doutes que l'on peut avoir alors ils ont pas encore par exemple le le ils ont deux portes aéroneuvres qui sont des vieux trucs et ils développent leur premier porteavion à propulsion classique il est même pas nucléaire et et avec une catapulte qui est électromagnétique. Non non. Alors là, je peux vous dire c'est ça de plus un qui est pas qui n'est pas en activité.
Donc il y a pas il y a pas la parité sur ce planl encore. Et la dernière chose la dernière chose mais qui est très importante, c'est que c'est c'est la capacité de commandement. C'est-à-dire qu'avec une armée qui n'a pas combattu, une armée qui est quand même un système extrêmement monolithique d'un pays totalitaire et bien et bien on sait très très bien qu'on obéit qu'on obéit à la lettre et que souvent on va dans le mur parce qu'on obéit à la lettre et on le voit par exemple, on l'a vu par exemple chez les Russes et cetera donc on ne sait pas très bien quelle est la valeur opérationnelle du commandement chinois d'autant plus qu'il y a eu des purges dernièrement.
Voilà simplement j'ai une question à vous poser. Pourquoi dans le fond la guerre la Chine se rentrerait en guerre contre quelques pays que cela soit ? Puisque de toute façon aujourd'hui la Chine a dans le fond ses proxis entre guillemets aujourd'hui regardez qui font la guerre à sa place.
Quand on regarde l'industrie militaire chinoise, elle vend ses avions de chasse pratiquement elle les vend à l'Égypte, elle les vend dans énormément de pays à l'Iran à l'Iran. H donc elle voit donc l'évolution de son propre matériel sur le terrain et elle l'adapte. Il suffit d'aller au salon de l'armement qui se passe chaque année au Bourget.
Regardez ce qui se passe sur les sur les stands de la Chine. Regardez comment ça se passe. Regardez comment actuellement il y a une évolution du matériel chinois que cela soit naval, cela soit aérien, que cela soit terrestre.
Alors est-ce que ce est-ce que ce matériel est de bonne qualité ? C'est une question qu'on peut encore se poser et on le saura dans quelques années. Ça va donner encore mais concrètement aujourd'hui ce matériel est utilisé d'autres armées et de là ils font évoluer leur matos.
Oui mais là la par exemple on parle de l'aviation très bien. C'est vrai que les Chinois sont très forts technologiquement. Il y a pas de raison qu'ils soient pas capable de faire des bons avions.
Mais par exemple leur avion d'après ce que je sais pas engagé au combat actuellement. Donc c'est pas tout à fait combat proven. Donc voyez le le vrai problème c'est la question de leur capacité opérationnelle parce que c'est c'est comme partout accumuler les matériels, les centaines de millions ou ou bien les tonneaux de navir et cetera, ça ne fait pas une armée opérationnelle.
Les fondamentaux militaires et le sait mieux que nous et bien c'est autre chose que que de la masse. C'est aussi du savoir-faire et du savoir-faire quelquefois de qui date de plusieurs dizaines d'années. Voilà.
Mais il faut pas les sous-estimer. En revanche, il on a bien compris votre message général Rich. Euh Donald Trump cette nuit euh en meeting électoral euh a eu une une autre digression par rapport euh vous savez à ce porte-avue américain, le Lincoln qui est en train de revenir de revenir vers les côtes américaines.
Il a eu cette proposition, écoutons-le, pour une fer escale face à une île, une île proche des États-Unis. Il voulait parler du Cuba. [applaudissements] Où est Dan Mika ?
Merci Dan, beau travail. Un architecte vraiment talentueux. Il a beaucoup travaillé pour moi.
Il a un certain flair, un magnifique flair hispanique en particulier et il est originaire d'un endroit appelé Cuba dont nous allons nous emparer presque immédiatement. Cuba a des problèmes en ce moment. Nous allons d'abord en régler un.
J'aime mener les choses à leur terme. Pour retour de ce que nous allons faire, au retour d'Iran, nous ferons venir l'un de nos plus grands porte-avions, peut-être l'USS Abraham Lincoln, le plus grand du monde. Il s'arrêtera environ 100 m au large et ils diront "Merci beaucoup, nous nous rendons." On Pascal Drou, merci, vous nous avez rejoint.
Vous êtes expert en géopolitique, chercheur associé auprès de l'Institut Chisel, président de l'association France Amérique latine. Euh Donald Trump, on a l'impression là que quand même il il invente ça. Enfin, ça lui vient à l'idée au moment où il parle.
C'est-à-dire que voilà, il suffirait que le Lincoln s'arrête devant Lille, devant Cuba pour faire peur et que et que tout soit débloqué, que les que les Cubains se soumettent. C'est cela. C'est un peu ça.
En tout cas, Donald Trump a clairement Cuba dans sa ligne de mire. Cuba, c'est un sujet de politique intérieure américain. Oui.
Et c'est vrai, comme vous le disiez durant toute l'émission, il y a tout de même un effet de vase communiquant. Il est pris embourbé dans le piège iranien et il a besoin Donald Trump d'un succès. Il a besoin d'une victoire d'ici les élections.
Oui. Enfin Pascal Drot et alors il pense que ça pourrait fonctionner par exemple comme au Venezuela. Tout à fait.
Bien sûr. Et ça a fonctionné au Venezuela. Ça a fonctionné au Venezuela, on est d'accord fonctionné.
Mais en effet, il est en train de mener à bien une stratégie d'étranglement. En effet, aujourd'hui, les leaders cubains, s'ils ne sont pas poursuivis pour des dossiers de de trafic de drogue comme Nicolas Maduro, ils sont pour autant mis placés sous sanctions sous sanctions notamment de l'administration des trésors américain. Et en effet, dans l'idéal pour Donald Trump, il s'agit de frapper, de frapper au cœur, de toucher sans doute Miguel Diaz Canel et peut-être même Raoul Castro.
Alors euh il y a eu il y a un blocus pétrolier Aurélien du Chen face à Cuba comme à Ormouse mais qui est là depuis le mois de janvier. Oui, absolument. Et il y a la stratégie de la pression maximale qui est employé aussi bien s'agissant du régime cubain que du régime iranien simplement.
Alors, les décennies précédentes nous ont montré que la pression économique sur le régime cubain n'a débouché ni sur une révolte populaire massive, ni sur un effondrement inteint du régime. On peut, enfin c'est mon opinion personnelle, espérer qu'il y ait cette fois un effronnement du régime, mais le scénario à la Vénzuéalienne aujourd'hui, on l'imagine mal se répéter, sauf ben intervention armée, quoi. Oui, mais Pascal drement Donald Trump a annoncé plus sérieusement hier un durcissement des sanctions contre l'île qui est situé quand même, rappelons-le, à 150 km seulement des côtes de Floride.
Mais est-ce que cette île représente, je cite, une menace extraordinaire pour la sécurité nationale des États-Unis ? En tout cas, c'est ce que Donald Trump a déclaré le 29, c'est ce qu'il prétend. Il a affirmé que Cuba représenta une menace inhabituelle et extraordinaire.
Ce sont les termes pour la sécurité nationale américaine. Maintenant, Cuba, c'est un pays qui a une indépendance, qui est indépendant depuis 1902 seulement, j'allais dire, qui a connu tout au long de son histoire et notamment au 19e siècle, des projets d'annexion des États-Unis, d'achat des États-Unis à l'Espagne, d'occupation américaine 1898 1902. Bref, c'est un territoire qui est connu, vous l'avez parfaitement dit, on est à 170 km des côtes de K ou Wouest, 370 de Miami.
C'est véritablement l'arrière-cour mais plus encore, Cuba et la communauté cubaine établie aux États-Unis, elle a totalement pénétré depuis des décennies et notamment depuis l'arrivée de Castro à La Havane en 1959, l'administration américaine d'une part et et la chambre et le Sénat américain. Aujourd'hui, on parle de Marco Rubio, mais nombreux sont les élus au Congrès, au Sénat qui ont influencé depuis des décennies la politique américaine. Absolument.
Et en fait, bon, c'est une évidence he ils connaissent mieux Cuba, le régime cubain qu'ils ne connaissent le régime iranien. Euh donc ça leur donne un certain nombre d'atouts. Euh Cuba totalement est totalement étranglé pour le moment parce qu'ils n'ont plus non plus le pétrole cubain.
L'activité économique sur l'île Oui. Vénézuezolien. L'activité économique sur l'île est complètement paralysée pour le moment.
Euh oui et donc euh ils ont une stratégie vis-à-vis de Cuba. Moi, j'étais convaincu qu'il s'attaquerait à Cuba avant l'Iran pour avoir une nouvelle victoire. Faut pas oublier qu' attention Donald Trump dit au retour au retour en passant qui a [raclement de gorge] une échéance qui est plus importante que les midterm c'est le 250e anniversaire de les États-Unis.
Donc au mois de juin le simplement j'aimerais porter à votre connaissance la réaction côté cubain puisque il y a eu ce ce durcissement des sanctions et immédiatement sur X le ministre d'affaires étrangères cubain a dit ceci. Ces mesures sont illégales et abusives. Ce n'est pas un hasard si elles ont été annoncées le 1er mai, le jour même où, affirme-t-il, des millions de Cubains sont descendus dans la rue pour dénoncer le blocus américain et le siège énergétique.
Alors, on va voir des images de manifestation puisque effectivement ils sont il y a eu des manifestations hier dans la capitale. Mais Pascal Drot, que dénonçait ? Alors, c'était pas des millions hein, j'ai pas vraiment l'impression, mais est-ce qu'il dénonçait le blocus américain ? ou est-ce que c'est autre chose qui était dénoncé peut-être les conditions économiques de l'île bien sûr c'est un tout mais il y a avant tout une stratégie de simple rhthorique.
Nous sommes dans un pays qui est un véritable symbole un symbole politique qui a pu à un moment avoir une résonance internationale et en tout cas qui porte un projet de société et cetera. Donc il y a une rhtorique maintenant. C'est vrai que l'étranglement et là les piliers de l'économie c'est la centrale de Matanas qui fournit l'électricité qui fonctionne au pétrole brut.
Il y en a plus. Euh et c'est évidemment euh la zone de production, la raffinerie de sienne, fou gauche parce qu'il y a un peu de pétrole à Cuba qui arrive à produire 40 % de ses besoins. Mais en effet, nous sommes donc dans cet étranglement avec ce projet politique américain.
Là, on est devant euh euh les locaux de la délégation officielle américaine à La Havane. Euh et il est évident que le régime doit euh euh reprendre sa rétorique maintenant. Il doit le faire avec d'autant plus de force que [raclement de gorge] comme à Cuba, les États-Unis euh euh comme au Venezuela, les États-Unis négocient, les Cubains négocient.
Euh en ce moment, nous savons que il y a des discussions avec Alexandro Castro, le fils de Raoul et avec le petit-fils Guermont Rodriguez Castro. Alors, c'est simplement ce qui est amusant euh en Amérique latine, c'est que tout le monde a des surnoms. Le le Alexandro Castro, c'est c'est le Borgne parce qu'il a été blessé.
Il y a il est de il est né en 65, il a été blessé dans dans pendant ses entraînements et lorsqu'il est parti en Angola dans les lorsque Cuba menait à bien son opération et le petitfils de Raoul Castro euh on l'appelle le crabe le kangrero parce qu'il souffre de polydactilie. Euh c'est-à-dire qu'il a un 6e doigt à la main droite. Euh et donc on on le on le on le surnomme le le crabe et ce sont eux qui négocie avec les États-Unis.
Peut-être allons-nous aller vers un schéma vénézuezuéen comme aujourd'hui on le voit. Richard d'où la question qu'on peut quand même se poser même si l'histoire démontre la résilience de Cuba et même si Cuba a était un symbole, est-ce que pour le coup à Cuba un schéma à la vénézuélienne n'est pas possible ? Parce que dans le cas du Venezuela, rappelons quand même que le régime qui était hier le régime Madoro est toujours en place et les États-Unis viennent de rouvrir des vols direct entre la Floride et le Vénezuela.
Est-ce que c'est possible ? Quelle est l'attitude du régime cubain ? Oui.
Oui, tout à fait. Un, d'abord, le régime vénézuélien, il doit lui aussi euh alléger ses prises de position. il est quand même dans la main euh des États-Unis, le pardon le régime vénézuélien euh à Cuba.
Euh euh euh nous sommes vraiment dans un temps politique où le régime de toute façon est pris à la gorge. Donc le compromis, c'est la clé de la solution. Les États-Unis, de toute façon, militairement, ils sont déjà à Cuba, ils sortent à Guantanamo.
Euh, il ne faut pas l'oublier. Mais on est vraiment dans l'arrière-cour dans dans une vie au quotidien où Cuba a parfaitement et vous l'avez dit euh très bien où les Américains connaissent très bien Cuba, mais attention, Cuba connaît parfaitement bien les États-Unis. Oui, c'est mutuel.
Mais bien sûr. Sylvie Berman. Alors, d'abord des manifestations comme ça, il y en a toujours à Cuba.
Elles sont organisées par le gouvernement. J'en ai vu. Donc ça c'est pas très surprenant.
Ensuite, je pense qu'une grande partie du peuple cubain en a marre de ce régime, en a marre des privations et euh serait ravi de rétablir des relations avec les Américains et qu'effectivement euh un compromis soit trouvé. Bien sûr. Mais général Richou, est-ce que d'un point de vue euh militaire euh ce qu'a dit, ce qu'a affirmé de façon quand même assez inattendue à Brup Donald Trump presque en passant, qu'est-ce que ça pourrait donner concrètement ? un porteu en passant, ça donne l'Iran en fait hein.
C'est ça donne rien du tout. Euh je veux dire s'il veut faire une forte invasion, on se rappelle quand même que la BD Cochon en 61, ça avait pas été une partie de promenade parce qu'en fait les plages permettent pas vraiment de de bitcher comme à OMA quoi ou comme sur les les îles pacifiques, il y a une barrière de coraille donc on peut pas approcher les les navires de de la terre ferme. Alors, est-ce que ça veut pas dire que c'est il y a rien d'impossible, mais j'aurais tendance à penser plus à une opération aéroportée s'il se passait quelque chose qu'une opération et de toute façon Donald Trump ne va pas même s'il y avait une opération envisagée dire donner dans le détail ce qui va se passer.
Non mais qu'est-ce qu'on veut faire ? On veut on veut enlever qui là ? Je veux dire il y a le but de l'opération.
Je veux dire si c'est une invasion de l'île il est quand même très très mobilisé à l'autre bout de la planète. À mon avis ça va être très compliqué. Pascal Dr est-ce que ça fait peur ? rodo mandat de Donald Trump, est-ce qu'elles font peur à Cuba ?
Elles font pas peur au régime, mais en effet, il y a un facteur de lassitude dans la population. Simplement, n'oublions pas que depuis le mois d'août 2025, il y a une opération militaire en cours dans les Caraïbes. Sarson SP, lance du Sud, qui continue, rappelez-nous en deux mots, c'est il s'agit des cartels de la drogue.
Absolument. cartel de la drogue, sujet de sécurité nationale et qui a aussi pour objectif de protéger, ce sont les termes des États-Unis, de l'administration, de protéger la nation américaine, donc de contrôler les routes notamment d'immigration, mais Cuba est totalement concerné et un autre pays là aussi où la pression commence à s'exercer, c'est Haïti. Hm hm.
Haïti, euh Cuba, mais pour le moment euh Donald Trump est particulièrement occupé en Iran, l'Iran avec laquelle il négocie puisqu'on connaît euh son sa propension euh pour l'art du deal, le livre qu'il a écrit sur l'art du deal. Mais effectivement, ce qui se passe en Iran dépasse tout ce qu'il avait ce à quoi il avait pu réfléchir sur l'Iran. On n'est d'ailleurs pas tout à fait sûr qu'il ait beaucoup réfléchi à ce qui allait se passer en Iran avant de s'y rendre.
Et euh la nuit dernière, voici ce que Donald Trump a dit juste avant de partir à un meeting électoral avec des propos forts sur ce qui pourrait se passer dans les jours, dans les semaines à venir du côté de l'armée américaine sur le dans la en République islamique d'Iran. Est-ce qu'on veut les pulvériser une fois pour toutes ou est-ce qu'on veut essayer de conclure un accord ? Telles sont les options.
Voulez-vous aller les pulvériser ? Je ne préfère pas. Pour une raison d'humanité, je ne préfère pas mais c'est une option.
Voulons-nous intervenir massivement et les anéantir ou voulons-nous faire quelque chose d'autre ? Leur direction est très désorganisée et ils ne s'entendent pas les uns avec les autres. Est-ce que c'est Richard Verly une un don particulier de Donald Trump ? je vais être gentille pour l'ambiguité stratégique euh ou euh où serait-ce la propension naturelle qu'il a à dire tout et son contraire pratiquement dans la même phrase ?
C'est peut-être plus rationnel qu'on le pense. Donald Trump a toujours, vous faisiez référence à son livre tout à l'heure quand il était promoteur immobilier, il a toujours négocié avec un bâton. Il a toujours théorisé cette idée qu'on ne négocie bien quand on a un gros bâton pour faire peur à l'adversaire et pour assommer l'adversaire.
Il a toujours fait ça dans les affaires. Donc il transpose ça dans la diplomatie et il ne comprend pas que la diplomatie est la rivalité entre État. En l'occurrence la guerre entre État, ça n'a rien à voir avec un conflit immobilier.
Mais cette idée que vous négociez sans avoir un revolver posé sur la table.