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InterviewRMC (sur Podcast)· 2 septembre 2025 22 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesSantéRetraitesTravail & emploi

Pierre-André de Chalendar (Institut de l'Entreprise et Saint-Gobain) et Ross McInnes (Safran) : F. Bayrou a-t-il convaincu les patrons ? - 28/08

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:17OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'ils vous ont rassuré quelque part ou pas ? Ou au contraire, vous êtes parti en vous disant 'Au secours, la politique va prendre le dessus' ?

  • 2:22OuverteRéponse directe

    Ross McInnes, est-ce que la France est encore dans le jeu ? Est-ce que vous estimez que la France est encore dans le jeu ? Ou vous avez un sentiment d'inquiétude ?

  • 3:41OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous estimez qu'il est temps de changer de politique économique pour la France ?

  • 6:36RelanceRéponse partielle

    Comment expliquer que cette politique de l'offre finalement elle a conduit à une situation dramatique ?

  • 8:51OuverteRéponse directe

    Ross McInnes, est-ce qu'il y a un déclassement dans l'industrie française ?

  • 10:53OuverteRéponse directe

    Vous attendez quoi du sommet franco-allemand ? Est-ce qu'un jour on pourra travailler ? Est-ce que vous croyez dans ce mythe de l'industrie de la défense européenne ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:45PrésentateurFait
    « Une crise politique comme celle qui existe aujourd'hui, ça veut dire instabilité politique et c'est un facteur d'instabilité pour les entreprises, pour l'économie. »
  • 2:02InvitéChiffre
    « Elle risque de durer jusqu'à 2027. »
  • 6:17InvitéFait
    « Les deux grands postes de dépense publique sont la santé et les retraites. »
  • 6:58PrésentateurChiffre
    « Nous avons 3 300 milliards de dettes. »
  • 10:12InvitéFait
    « On a un problème au niveau européen qui est beaucoup lié à l'énergie. »
  • 16:58InvitéFait
    « Nous avons identifié une trentaine de milliards d'impôts de production, des impôts stupides puisqu'ils entravent la production plus qu'ils ne l'aident. »
  • 20:06PrésentateurFait
    « On est revenu dans la moyenne sur le taux d'emploi des 55-60 ans grâce aux précédentes réformes. »

Temps de parole

  • Présentateur37 %
  • Présentateur 232 %
  • Invité30 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

BFM Business présente 8-19 d'Edwis Chevrillon Bonsoir à tous, bienvenue donc ici à la REF pour cette dernière émission, dernière 18-19 On est tout à fait à Roland-Garros, ça tombe bien ? Bon, ça a été un peu la sémantique de ces deux jours, c'est de savoir si la France est dans le jeu Est-ce que c'est un jeu décisiste ou pas ?

On va en parler tout de suite avec mes invités Pierre-André Tchernadar qui est le président de l'Institut de l'Entreprise et qui est aussi président d'honneur au Saint-Gobain Bonsoir Pierre-André Tchernadar Bonsoir Merci d'être là Ross McInnes qui est président de Safran Bonsoir, merci d'être là Bonsoir Madame Février Surtout, c'est que je vous ai arraché parce qu'en ce moment même, il y a tous ceux qui éventuellement seront candidats en 2007 qui sont en train de parler devant des chefs d'entreprise, devant vous, vous l'avez quitté Ça va de Jardin de Bardella, Bruno Retailleau en passant par Manuel Bompard ou encore Marie Tondelier Donc on voit bien que la politique, elle s'invite forcément ici devant des chefs d'entreprise Une question peut-être, on a même entendu le Premier ministre François Bérou ce matin, Eric Lombard lui c'est plus classique, ministre de l'économie et des finances Une question, Pierre-André Tchernadar D'abord, est-ce qu'ils vous ont rassuré quelque part ou pas ?

Ou au contraire, vous êtes parti en vous disant Au secours, la politique va prendre le dessus Non, ils ne pouvaient pas rassurer, si vous voulez, la situation politique et ça pèse sur le moral des chefs d'entreprise qui sont ici à ces rencontres C'est un peu comme d'ailleurs un remake, malheureusement, de ce qu'on a eu l'année dernière parce que l'année dernière, RF était juste après la dissolution Une crise politique comme celle qui existe aujourd'hui, ça veut dire instabilité politique et c'est un facteur d'instabilité pour les entreprises, pour l'économie Donc ça a des conséquences économiques, si vous voulez, c'est un peu comme quand vous conduisez dans le brouillard Vous conduisez dans le brouillard, qu'est-ce que vous faites ?

Vous ralentissez Et donc là, on a une instabilité, j'espère qu'elle ne va pas durer longtemps Mais on a une instabilité Elle risque de durer jusqu'à 2027 Mais en tout cas, ce n'est pas bon C'est ce que pensent la majorité des gens qui sont ici Et ce n'est pas bon pour l'investissement On va voir dans les prochaines semaines, quand on regardera ce qui s'est passé On va voir un ralentissement de l'investissement C'est inéluctable Donc voilà, ce n'est pas bon pour l'économie Ross McInnes, est-ce que la France est encore dans le jeu ? Est-ce que vous estimez ? Vous êtes un des grands patrons de l'industrie de défense Est-ce que vous estimez que la France est encore dans le jeu ?

Ou vous avez un sentiment d'inquiétude ?

2:36
Invité

Oui, la France est dans le jeu, dans la défense et dans l'aéronautique Et dans l'aéronautique, bien sûr Les deux métiers de Safran Et donc ne soyons pas pessimistes Nos grandes entreprises notamment Mais appuyées et grâce à leurs fournisseurs et à leurs sous-traitants Nos grandes entreprises sont mondiales Elles sont dans le jeu mondial Elles réussissent dans le jeu mondial Donc je ne suis pas pessimiste Notre pays est dans le jeu

3:00
Présentateur

Alors, si je vous pose cette question C'est que derrière, on a eu un débat tout à l'heure Vous avez travaillé sur ce qu'on appelle le front économique C'était une initiative qui avait été lancée par Patrick Martin Le président du MEDEF Lors de la précédente rencontre des entrepreneurs de France L'idée c'était que vous planchiez Vous êtes une centaine d'experts De chefs d'entreprise De personnalité Pour plancher sur Quels sont les bons choix économiques pour la France On va revenir là-dessus Parce que c'est assez intéressant de voir ce qui a émergé Je sais, parce qu'on en a parlé Il y a quelques mesures qui sont assez fortes Est-ce que vous estimez qu'il est temps De changer de politique économique pour la France Ce qui est drôle, c'est que juste Manuel Bompard à l'instant Donc de la France insoumise Il disait, il faut changer de politique économique Mais à mon avis, parce que lui, il était pour dire Qu'il faut arrêter la politique de l'offre Il était pour une politique de la demande Vous, Pierre-André de Chaladar Vous, j'imagine, aussi Ross McInnes Est-ce qu'il faut changer de politique économique de la France ?

Parce que finalement, c'est vrai Ça fait 20 ans que ça marche, ça marchotte Il y a des choses à changer Il y a des choses à continuer Ce qu'il faut continuer Et c'était quand même, je trouve, la bonne surprise Enfin, ou la bonne nouvelle Du projet de budget du mois de juillet C'est que cette année Dans ce projet de budget L'essentiel des mesures de redressement de nos comptes Est portait sur la dépense Et beaucoup moins sur les impôts Le mix de l'année dernière était beaucoup moins satisfaisant Alors, je ne sais pas du tout ce qui va se passer Donc, qu'est-ce que je veux dire par là ?

Je veux dire qu'aujourd'hui Il est très important de continuer cette politique de l'offre De ne pas la remettre en cause On a une situation où les prélèvements De toutes sortes en France Et le poids de la sphère publique Est beaucoup trop important Beaucoup plus important que partout ailleurs Pour une efficacité des services publics Qui n'est pas meilleure Qui est quelquefois moins bonne Et donc, le redressement de la France La diminution de la dette Ça passe essentiellement Par un effort sur la dépense publique Et de ce point de vue-là Par rapport à ce que nous avons travaillé Dans le front économique Et je salue vraiment l'initiative de Patrick Martin l'année dernière Parce que je crois que dans cette situation Oui, ça fait un an que vous penchez Dans la situation politique dans laquelle on est Les entreprises ont le devoir de s'exprimer Sur la politique qu'il faut mener Sur le plan économique, bien sûr De s'exprimer C'est ce qu'on a travaillé En plusieurs groupes de travail Là-dessus Et je crois que sur un certain nombre de mesures Alors, on peut regarder dans les thèmes Mais le projet de budget Il commençait à faire la chose Simplement, là où il faut changer C'est que je pense qu'il faut aller plus fort Dans toute une série de domaines C'est pas très facile Donc, beaucoup de mesures Que nous avons présentées Elles sont pas forcément faisables tout de suite Mais je pense qu'elles devraient alimenter Des programmes pour les prochaines échéances En tout cas, c'est dans cet esprit Qu'on a travaillé

5:57
Invité

François Quinez Tout à fait Notre perspective est long terme Il s'agit pas de changer de politique économique Il s'agit d'adapter Notre pays Notre état-providence Aux nouvelles réalités Notamment démographiques Pierre-André évoquait la dépense publique Mais en fait Les deux grands postes de dépense publique Sont la santé et les retraites Et ces deux points-là Notamment Qui doivent être adaptés Aux nouvelles réalités démographiques Faute de quoi Nous allons grever la compétitivité De nos entreprises Puisque une grande partie du financement De notre état-providence Repose sur les entreprises Et ceux qui y travaillent

6:36
Présentateur

La santé Là aussi vous avez des propositions Très fortes Dans tous les cas Que vous avez fait émerger Dans le cadre de ce Front économique Comment expliquer Que cette politique de l'offre Finalement Elle a conduit A une situation dramatique Si j'en crois En tous les cas Ce qu'a dit Le Premier ministre En disant Vous regardez Nous avons 3 300 milliards De dettes Pierre-André Lechanada Sur la situation Économique du pays C'est beaucoup plus Nuancé Que ce que je viens de dire Le sujet C'est la situation De la sphère publique Mais les entreprises La politique qui a été menée Comme l'a rappelé très bien Éric Lombard ce matin Elle a donné Toute une série D'éléments positifs Regardez Un premier sujet Jusqu'il y a quelques années Le principal sujet De la France Vu par les français C'était le chômage On n'en parle plus On en parle un petit peu On en parle Non Avec la situation Géopolitique Économique On aurait dû avoir Une remontée importante Du chômage Il a très peu remonté Donc on a augmenté Le taux d'emploi Ce qu'on dit C'est qu'on peut aller Plus loin dans cette direction Et que les mesures Qui ont été prises La politique de l'offre Qui a été menée Depuis quelques années Les résultats On ne les voit pas A un an ou deux On les voit A trois ans A cinq ans Et elles portent leurs fruits Il ne faudrait surtout pas Revenir en arrière C'est aussi Le sujet De l'attractivité Le signau Qu'a envoyé la France Pendant un certain Nombre d'années Sur la compétitivité L'attractivité Elle est dans le bon sens Et donc Il ne faudrait pas Qu'on retourne Et c'est ça Le risque Que les entreprises Voient actuellement Et c'est pour ça Qu'elles a l'air C'était le discours De Patrick Martin Hier Qu'on ne revienne pas En arrière Vous êtes aussi Pierre Jandarco Président de la fabrique De l'industrie Donc c'est important On va parler Vous êtes deux grands Industriels J'ai envie de dire Il n'y en a plus beaucoup En France Il y en a quand même encore Mais vous Ross McInnes Vous êtes dans un secteur Où la France On peut faire cocorico Parce que vous le disiez Que ce soit dans L'aéronautique La défense On est bien placé Et puis en tous les cas C'est ce qui propulse La puissance économique De la France

8:45
Invité

C'est la vocation d'un moteur C'est de propulser Je vous remercie

8:48
Présentateur

C'est pour ça Que j'ai utilisé Cette expression Ross McInnes Est-ce que Il y a un déclassement Dans l'industrie française Ross McInnes Est-ce que vous Parce qu'on est passé Sous les 10% En fait Lorsque le niveau De l'industrie L'industrie française C'est que C'est moins de 10% Maintenant du PIB français Pourquoi on n'y arrive pas

9:07
Invité

Il n'y a pas de déclassement De ceux qui ont survécu Jusqu'à aujourd'hui Au contraire

9:13
Présentateur

Oui Mais il y en a Il y en a peu Qui ont survécu Il s'est passé Ross McInnes Je vois bien Que c'est une question On a beaucoup travaillé Là-dessus A la fabrique de l'industrie Le diagnostic Sur l'industrie L'arrêt de l'intestrialisation C'est qu'on a arrêté On avait arrêté Entre 2014-2015 Et jusqu'à 2022-2015 2023 Il y avait un problème Qui était un problème De la France Par rapport aux autres pays d'Europe Dans les 10 ans avant Et ça On l'avait enrayé Largement Ce qui s'est passé C'est qu'à partir de 2022-2023 On a eu une crise Qui cette fois est européenne Qui est liée beaucoup à l'énergie Qui est liée à la conséquence De la guerre en Ukraine Et que cette crise européenne Elle touche tous les pays Et elle affecte la France Mais en pratique Elle touche plus les autres pays Et donc Ce qui s'est amélioré C'est la situation de la France Par rapport aux autres pays d'Europe On est revenu En termes de On a arrêté de se dégrader Par rapport aux autres Voilà Par contre On a un problème Au niveau européen Qui est beaucoup lié à l'énergie Et ça Il risque de remettre en cause Ce qui s'était passé avant Oui tiens Demain il y a un sommet franco-allemand Très important Vous en attendez L'Allemagne est beaucoup plus affectée Si vous voulez Par cette deuxième Cette deuxième vague La crise La crise Qui est simple Les relations avec la Chine Et d'un côté Avec la Russie de l'autre La France Malheureusement peut-être Parce qu'elle était plus Désindustrialisée Et parce que Son industrie était concentrée Sur des secteurs Qui sont comme ceux Dans lesquels travaille Ross Qui ne sont pas affectés Par ça du tout Et dans une position Relativement meilleure Que les autres pays européens Actuellement Vous attendez quoi Vous êtes sommet franco-allemand Est-ce qu'un jour On pourra travailler Est-ce que vous croyez Dans ce mythe De l'industrie De la défense européenne Parce qu'on a le sentiment Qu'enfin ça bougeait Et puis on a écouté Monsieur Trump Qui dit Ben voilà C'est simple On vous ponctionne Enfin On vous ponctionne Non Il y a 100 milliards d'achats Dans l'industrie de la défense Américaine J'ai posé la même question A Eric Trappier hier Donc président de Dassault Bien sûr Et aussi président lui-même Vous vous répondez quoi ?

11:20
Invité

Un mythe C'est une nécessité Mais la défense Comme l'aéronautique La défense C'est un métier De très long terme Ce qui est très important Pour que nous ayons Une résilience Par rapport aux américains C'est que nous travaillons Dès aujourd'hui Non pas seulement Sur les programmes Qui sortent des usines Par exemple des chars Aujourd'hui Ou des canons A Bourges Ce qui est encore plus important C'est de travailler Sur la recherche Et développement En amont Et là Le bon côté des choses Regardez ce qui a été négocié En Europe Dans le programme Rearm Europe Et c'est à dire Nous nous sommes assurés Et d'ailleurs Le rôle du GIFAS Et de notre ministre De la défense A été clé Dans ce domaine Pour que L'argent Qui serait dépensé Suppose qu'il y ait Des programmes Où le contenu européen Et la conception La propriété intellectuelle Européenne Soit de l'ordre De 65-70% Parce que L'erreur à éviter Au contraire C'est que l'argent Du contribuable Français Allemand Italien Il parte Pour importer Des équipements américains Et pire encore Si j'ose dire Que nous deviendrions Les garagistes Des constructeurs américains En Europe Puisque la propriété intellectuelle Nous ne l'aurions pas Et surtout La liberté D'utilisation Des équipements Nous serait Limitée Donc la résilience Et l'autonomie Se construit en amont Regramme par programme

12:46
Présentateur

Pardonnez-moi C'est du bon sens Ce que vous dites Vous avez tout à fait raison Mais alors pourquoi Pourquoi on n'y arrive pas Pourquoi on accepte Ce qu'on veut l'accepter Mais nous y arrivons

12:53
Invité

L'Europe a décidé De mettre en place Un certain nombre de programmes Qui suppose De construire A deux A trois Ou à quatre On ne construira pas Un programme à 27 Donc non Il n'y a pas de déclassement Au contraire Ça suppose Si vous voulez

13:06
Présentateur

Une prise de conscience De l'Europe Et sur le plan militaire Et de la défense Historiquement Enfin il y avait l'Angleterre Mais qui n'est plus Mais il n'y a que la France Qui a eu cette politique On est un tout petit peu L'Italie Mais les allemands Les autres pays d'Europe Qui n'ont pas L'autonomie stratégique Et de défense Sont beaucoup plus Dans les mains des américains Historiquement

13:27
Invité

C'est vrai Mais la Grande Bretagne Et c'est un des A quelque chose Malheur et bon L'Ukraine Je pense A créer un rapprochement Et nous allons Inclure les britanniques A certaines conditions

13:39
Présentateur

Dans certaines initiatives Et c'est avec eux Qu'on s'entende le mieux Parce que lorsqu'on voit Les problèmes qu'on a Sur l'avion de combat Du futur Le scaf Entre les français Et les allemands On voit que c'est quand même Un exercice compliqué Vous avez travaillé Je le disais Donc on va parler De ces propositions Du front économique Vous Ross McInnes Vous avez travaillé Un peu sur le rôle De la puissance publique En tous les cas Comment elle peut Participer A l'effort économique D'un pays Et vous en avez déduit Quand même Que c'était plutôt un frein Plutôt qu'une participation A un effort

14:16
Invité

En fait Notre mission Était recentrer L'action de l'Etat Oui Parce que si on parlait De puissance publique En l'occurrence Il s'agirait Et je vais le démontrer Plutôt d'impuissance publique Et donc Nous avons travaillé Sur un certain nombre De secteurs Et les propositions Que nous faisons Sont celles D'un groupe de travail Elles ne sont pas Que miennes Et coprésidé Avec un économiste Thomas Philippe Je citerai Quatre domaines Importants Me semble-t-il Le domaine De la santé Le domaine Du logement Et le domaine De ce que nous appellerons L'effacement Parallèle Et simultané De certains impôts Et de certaines aides Accordées Le mot aide Me fait mal Parce qu'il est faux Aides accordées Aides accordées Aides accordées Et nous avons travaillé Sur ces points-là Avec des propositions Très concrètes

15:07
Présentateur

Alors justement Parce que la question Des aides aux entreprises On en parle On en parle tout le temps C'est devenu Il y a l'impôt sur les riches Et puis il y a les aides Aides aux entreprises Il y a un rapport du Sénat Qui a fait couler Beaucoup d'encre On ne sait pas très bien Comment ils ont calculé Parce que c'est un chiffre Quand même très élevé De 211 milliards d'euros Vous vous avez fait Alors vous c'est quasiment Presque l'extrême inverse Vous avez dit Au sens de l'Union Européenne Il n'y a que 45 milliards D'euros D'aides aux entreprises

15:33
Invité

Nous nous sommes appuyés Sur un rapport Au commissariat Au plan Et nous excluons Des aides Tout ce qui constitue Des réductions De cotisations sociales Et donc Nous parlons Des aides directes Aides aux entreprises Le montant donné Par le commissariat Au plan Est de Pour faire rond 50 milliards Et en fait Ce que nous constatons En théorie économique L'impôt Levé par l'Etat Il est destiné Peut-être A corriger Un certain nombre D'inéquité Au niveau des individus Mais le rôle de l'impôt N'est pas d'orienter La dépense En faveur d'un secteur Au détriment d'un autre Ce n'est pas Ce n'est pas Une bonne théorie économique Et donc l'Etat Est devenu une lessiveuse Puisqu'il prélève

16:17
Présentateur

L'Etat est devenu une lessiveuse Je trouve que c'est une expression Vous avez utilisée C'est-à-dire qu'il prélève Pour ensuite Par des mécanismes

16:24
Invité

Compliqués Nous rendre notre argent Donc ce ne sont pas Des aides

16:28
Présentateur

Concrètement Puisque Patrick Martin Dans son discours D'inauguration Il a encore Redemandé La suppression De la CVAE Et de la C3S Là il a dit C'est simple Les impôts de production 30 milliards On supprime Et on supprime Des aides Et en échange De quoi On supprime Les impôts de production C'est ça Qu'il a dit Non ? En fait la proposition

16:51
Invité

Que fera le Fonds économique Ce sera effectivement Nous avons identifié Une trentaine de milliards D'impôts de production Des impôts stupides Puisqu'ils entravent La production Plus qu'ils ne l'aident Puisqu'ils sont payés Même quand on ne gagne pas d'argent Ce qui est quand même paradoxal Donc nous avons identifié Une trentaine de milliards Et ce que nous proposons C'est qu'en contrepartie Un certain nombre D'aides aux entreprises Puissent être supprimées Graduellement Et réduites Et donc c'est pour ça Que j'appelle ça Un effacement Un effacement symétrique Et simultané

17:21
Présentateur

Oui Symétrique parallèle En fait C'est-à-dire Et simultané C'est du donnant-donnant En fait C'est ça que vous dites Ça peut changer la donne Pierre-André Tchonallard ?

Je pense que c'est mesure Moi je n'ai pas travaillé Sur ce sujet J'ai lu les travaux Et les conclusions Du gros avril Je suis tout à fait d'accord Non je pense Si vous voulez Que l'espèce d'énorme Pomphe aspirante Refoulante Qu'on voit aussi Dans le domaine social La France est un pays Qui redistribue énormément Pour redonner En bonne partie au même Et à l'intérieur Ça génère Oui les mêmes Parce que c'est On est plus pauvre Ça génère des inefficacités Importantes Donc on pourrait se passer De beaucoup de choses Dans ce domaine Moi je trouve Que c'est des propositions Choc Et le mérite Tout le mérite De ce qu'a fait Le groupe de Ross C'est de dire Bah ok On remet à plan Les aides aussi Sinon vous avez D'autres propositions Qui vont être peut-être Plus difficiles à appliquer Du moins à court terme Notamment sur la santé

18:11
Invité

Aucune ne sera facile La santé C'est le deuxième poste De dépense Après les retraites Alors là vous dites Il faut supprimer Les hôpitaux Alors d'abord Regardons la réalité Nous avons 3000 hôpitaux Les allemands en ont 2000 Et ils sont Beaucoup plus nombreux Que nous Donc une proposition Qui est faite Qui sera faite C'est de supprimer De fermer 300 hôpitaux Mais de les remplacer Pour assurer l'accès aux soins Par des centres de santé Pluridisciplinaire Ce qui permettra De concentrer l'effort Où il le faut Deuxième point Il est très important Nous avons un service Public hospitalier Surrégulé Et nous avons Une médecine de ville Libérale Totalement dérégulée Et si on veut Maîtriser Le coût de la santé Et surtout Améliorer la prise en charge Des patients Il faut que le lien Entre l'hôpital Et la ville Soit assuré Ce qui veut dire Qu'il y a une réalité Qu'il va falloir expliquer Aux médecins libéraux Les médecins libéraux Ce sont des fonctionnaires Qui s'ignorent Puisqu'en fait Vous allez avoir du succès C'est une réalité Ils sont remboursés Par la sécurité sociale Donc il nous semble Qu'en contrepartie de cela Pour assurer le lien Entre l'hôpital Et la ville Et l'accès aux soins Qu'il va falloir Réglementer Un certain nombre De pratiques De médecins libéraux Par exemple Une possibilité Que nous soumettons Au débat C'est au lieu du paiement A l'acte Le paiement A la capitation C'est-à-dire qu'on est chargé D'un groupe De patients Les économistes De la santé Estiment qu'en faisant cela Nous pourrions économiser Entre 15 et 20 milliards D'ordonnances inutiles

19:44
Présentateur

Ah ça fait une sacrée mesure Il y a une autre mesure Qui rejoint un peu Parce que c'est un des postes Très important C'est à peu près 25% De les dépenses sociales C'est les retraites Pierre-André Le Chandard Vous avez travaillé Sur le travail Mais aussi Sur le volet retraite Parce que Retraite Avec deux idées La première idée De départ C'est qu'il faut augmenter Le taux d'emploi On a en France On est revenu dans la moyenne Sur le taux d'emploi Des 55-60 ans Grâce aux précédentes réformes On a encore Par rapport aux pays voisins Un déficit d'emploi Important entre 60 et 65 ans Donc Si on met Ces gens Si les 60-65 ans On augmente le taux d'emploi C'est un impact Très important Sur la La création de richesses Du coup d'ailleurs aussi Les recettes Les recettes de l'Etat Et donc Et donc sur la croissance Donc c'est vraiment Quelque chose Qu'il faut essayer de faire Donc Ça c'est Pour ça Qu'est-ce qu'il faut faire Il faut d'abord garder La réforme des retraites Qui a été Qui a été promulguée Il y a 2023 Il faut enterrer ce débat Et il faut Probablement aller plus loin Parce que la démographie Comme l'a dit Ross tout à l'heure Elle change Les données De problèmes Et donc je pense que Alors on a toute une série Une mesure proposée dans ce domaine Mais ce serait La première Ce serait d'introduire Une sorte d'âge pivot Qu'on peut mettre à 64 ans Au début Et puis de le faire évoluer En fonction Des espérances de vie Et d'équilibre financier Et la durée de cotisation Puisqu'un âge Qui est devenu Une espèce de totem Avec des codes Pour ceux qui voudraient partir En avant Mais donc on pourrait Avec ça Progressivement Augmenter le taux Le taux d'emploi Il faudrait aussi Parce que là-dessus On a fait des bêtises Dans les 20 dernières années Et les entreprises Portent une part de responsabilité Vous le dites souvent Il faudrait aussi Probablement Revoir les dispositifs De pré-retraite Et limiter Le coût du chômage Qui est une sorte De pré-retraite aujourd'hui Donc il y a pas mal de choses A revoir Dans ce domaine Beaucoup de propositions Évidemment On ne peut pas tous

21:41
Invité

C'est laissé Mais sur le domaine des retraites Pierre-André Vous avez également Prôné la capitalisation

21:45
Présentateur

Oui oui Mais je me dis Qu'on n'a pas le temps De parler de tout Mais évidemment Oui tout à fait Qui est un peu Une exception française À laquelle il est Très temps de remédier Mais ça évolue Dans les mentalités Vous avez raison Merci messieurs J'en profite pour dire Que demain En fait Justement L'ensemble Des propositions Du front économique Vont être dévoilées Notamment par Patrick Martin Le président du MEDEF Merci d'avoir été Avec nous Merci d'avoir regardé cette vidéo

22:12
Locuteur

Merci d'avoir regardé cette vidéo