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interviewLCP - Assemblée nationale· 20 juin 2025 23 min

Retraites : le PS menace Bayrou de censure | Bourbon hebdo, les coulisses de l'Assemblée -20/06/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Je suis Thboc et vous écoutez Bourbon Hebdo, le podcast de la rédaction de LCP qui vous fait revivre l'actualité de la semaine et vous dévoile les coulisses de l'assemblée. Bonjour à tous et bienvenue dans Bourbon Hebdo. Au programme, une semaine agitée avec le dossier des retraites et une menace de censure des députés socialistes sur François Baou.

Et puis un spectaculaire retournement de situation pendant l'examen de la loi sur l'énergie, un moratoire sur l'éolien et le solaire voté. L'histoire aussi du projet de loi simplification, pas simple à comprendre puisque les macronistes ont voté contre leur propre texte. Enfin une convocation celle adressée par Yel Brand Pivet au président de groupe pour préparer une élection à Horisque le nouveau bureau de l'Assemblée.

Pour dérouler ce riche fil de la semaine à l'assemblée, j'accueille Ezam Mondagava et Stéphanie Despierres. Bonjour. Bonjour.

Je vous laisse vous présenter en un mot. Alors je présente les émissions autour des questions au gouvernement avant et après où intervient avec toutes ces informations Stéphanie Despierres. Stéphanie et je suis donc reporter politique et parlementaire ici à l'Assemblée pour LCP.

Allez, on commence par le dossier des retraite et ce qu'on appelle en langage courant un coup de pression. Monsieur le Premier ministre, nous vous demandons que vous teniez l'engagement que vous aviez pris, qu'il y ait un accord global et que nanaie pas des partenaires sociaux, que le dernier mot revienne au Parlement. Si vous ne le faisiez pas, monsieur le Premier ministre, vous vous exposeriez, vous vous en doutez, à la censure.

Voilà une mise en garde exprimé mardi lors des question au gouvernement. Ella, pour qu'on comprenne, explique-nous déjà le contexte. Il y a d'un côté le conclave sur les retraites qui se poursuit, de l'autre une vieille promesse du Premier ministre.

Exactement. Ce qu'il faut rappeler, c'est que ce conclave sur les retraites, il a été mis en place par François Beou en janvier dans le cadre des discussions avec les socialistes pour s'accorder sur une non censure. Il y avait tout un tas de promesses sur le budget, il y avait aussi la promesse et bien de rediscuter de la réforme des retraites par le biais d'une rencontre entre les syndicats.

François Beou à ce moment-là, en janvier dit plusieurs choses et il ne dit pas toujours la même chose. C'est pour ça que déjà à la base sur la promesse initiale, il y a deux versions qui s'affrontent. dans l'hémicycle, il dit si accord texte de loi, si avancé texte de loi, si pas d'accord ben on en reste à la réforme borne.

Sauf que le lendemain sous la pression des socialistes, dans un document que les socialistes ont réenvoyé à la presse avec entouré en rouge une fameuse phrase où il dit en tout état de cause, le parlement aura le dernier mot. Donc ce que les socialistes ont compris, c'est que peu importe ce qui se passe pour le conclave, ça c'est la démocratie sociale, il y aura un texte, une réflexion au Parlement. Et donc là, on voit qu'on est dans le money time comme on appelle ça, du conclave.

C'est-à-dire qu'on est dans les dernières choses. Les socialistes disent de toute façon nous importe le résultat, l'engagement de François Bairou c'était qu'on puisse en rediscuter au parlement. Sauf que ça, côté premier ministre, c'est beaucoup moins clair.

Et du coup, Stéphanie si on entend le patron des députés PS6, c'est qu'il a des craintes. Et lesquelles ? Alors, il a des craintes sur les engagements de François Baot, mais il avait des craintes aussi mardi matin, je vous rappelle, c'était la dernière journée normalement du conclave sur le fait qu'il y a un accord et on sentait vraiment qu'on se dirigeait sur euh vers un échec d'un accord et le PS, toute sa stratégie était d'essayer de remettre sur la table de l'Assemblée le débat sur les retraites et s'il y avait pas d'accord, il y avait ce risque qu'il n'y ait pas de débat.

Donc les socialistes ont vraiment voulu s'en assurer. Alors finalement le conclave a une journée euh une ultime chance lundi prochain. Mais c'est pour ça aussi que les socialistes ont fait euh monter la pression.

Ce qui peut aussi être compliqué pour les socialistes, c'est s'il y a un accord partiel, c'estd que s'il y a quelques avancées maintenant que le patronat est resté sur les 64 ans, que les syndicats qui sont autour de la table ont dit "OK, on ne touche pas aux 64 ans, s'il y a des avancées mais avec ce cette borne des 64 ans, le PS va être ça va être très compliqué pour eux. enfin d'acter le fait qu'on reste à 64 ans et en même temps ce sera compliqué d'aller pour eux si contre les syndicats s'il y a un accord avec quelques avancées sur les femmes sur la pénibilité. Donc le PS sentant que ça devenait compliqué pour lui a remis un gros coup de pression sur le premier ministre.

Alors Elsa sur ce gros coup de pression, qu'est-ce qu'on répond dans le centre commun ? On essaie de rassurer sur les intentions du premier ministre. On ne sait pas vraiment ce qu'il a en tête sur ce texte ou non devant le parlement.

Alors ce qu'on entendait chez les députés, les démocrates, donc vraiment ceux qui sont censés soutenir le Premier ministre, on parle pourquoi pas d'un débat 50-1. Donc en langage commun, c'est quand le Premier ministre fait une déclaration à l'Assemblée, qu'ensuite tous les groupes peuvent s'exprimer dessus. Il y a pas forcément de vote à la fin.

Ça veut dire qui n'engage à rien en langage commun. Exactement. Mais voilà, ça permet quand même d'avoir l'occasion.

Voilà. Donc on avait le sentiment que ça pouvait être une porte de sortie chez ensemble pour la République qui sont des soutiens beaucoup plus modérés, on va dire du premier ministre. Ce qu'on explique, c'est qu'en fait ce conclave c'est un jeu de dupe dès le début.

Qu'en gros François Bairou quand il fait ça c'est juste pour s'assurer de pas être censuré. Je s'acheter du temps et qu'en fait euh oui aujourd'hui effectivement euh les on regarde la parole donnée et cetera, mais il y en a beaucoup qui disent les socialistes savaient dès le début qu'on allait pas revenir sur les 64 ans que ce n'était pas possible. Ils ont accepté ce jeu de dupe avec François Berou et maintenant il se retrouve un peu coincé.

Mais donc on regarde ça d'un œil un peu plus distant. Pour aller même encore au-delà, on n'est pas forcément désagréablement surpris que François Bairou soit dans une infin voilà, soit dans une difficulté aujourd'hui. Il commence à avoir très peu de soutien le Premier ministre.

Donc se dire que il pourrait éventuellement disparaître enfin tomber avant le budget, ça ne déclenche pas une vague d'émotion particulière chez les députés ensemble pour la République. Stéphanie, revenons sur la gauche. Cette stratégie de menace de censure.

Elle a été discutée mardi lors la réunion de groupe socialiste. Tu sais comment ça s'est passé ? Il y a eu une unanimité, des dissidences ?

Alors, en tout cas, il y a eu la discussion pour mettre la pression euh sur François Baou et justement ressortir ce courrier, demander des clarifications euh l'après-midi aux questions gouvernement, ce que François Baou a fait mais sans satisfaire le PS qui a encore brandi la censure. Donc il y a tout il y a toujours des débats euh sur cette censure. On avait vu les jours précédents François Hollande dans les médias dire qu'il ne fallait pas censurer, qu'il fallait de la stabilité dans le pays.

Donc le débat continue mais là on sent qu'il y a une volonté quand même de censurer en se disant que bah c'est peut-être moins grave de censurer que sur le budget à l'automne où en effet on a vu l'année dernière qu'une censure pendant le budget c'était quand même extrêmement compliqué dans le pays. Les socialistes tous les maires tous les chefs d'entreprise sont venus les voir cet hiver en leur disant franchement la censure ça a été très compliqué ça a eu des vraies conséquences sur l'activité du pays et sur l'activité économique. qui a quand même encore ce vrai débat de fond et certains se disent bah si on senture maintenant on sent bien il sentent bien aussi que bah il n'a pas François Baou n'a jamais eu un soutien débordant de PR d'ensemble pour la République mais que là c'est de pire en pire que dans plein de groupes on sent aussi que François Baou on estime en tout cas il ne fait rien ou pas assez qu'il n'est juste sur une assurance vie qu'il essaie juste de durer donc certains se disent qu'il faut censurer maintenant après la vraie question c'est ce que fera l'ERN pour l'instant le RN dit on ne censure pas sur les retraites le vrai rendez-vous C'est le budget mais on sait que le RN peut parfois changer d'avis assez rapidement.

Alors justement cette menace de censure elle est claire mais ce qu'il est moins c'est c'est son calendrier Elsa avant la coupure estivale ou à la rentrée. Alors moi d'après ce qu'on comprend dans les discussions avec les socialistes, c'est plutôt avant la coupure estivale. Bon on parlait même potentiellement de la semaine prochaine puisque la fin du conclave c'est lundi.

Boris Vallot a demandé au micro face caméra a dit il n'y a pas de projet de loi sur les retraites avant le 11 juillet donc avant la fin de la session on censurera. Et euh comme Stéphanie disait, les socialistes, ils peuvent apparaître divisés parfois sur la question de "Est-ce qu'on suit la CFDT s'il y a un accord ? Est-ce qu'on accepte de pas discuter 64 ans Mais là où ils se rejoignent tous, c'est sur le côté s'il y a une trahison de la parole donnée, il faut absolument qu'on censure.

Moi, il y a un socialiste qui me résumait assez voilà en langage, s'il se foutent de notre gueule, on va censurer. Et ça, c'est un sentiment qui est très largement partagé au sein du groupe. Donc je pense que là-dessus, s'il y a une s'il y a un sentiment qu'il y a un décalage entre ce que François Baouur avait promis et la réalité, ils s'enront.

Ensuite, c'est ce que Stéphanie disait très justement. Ça donne la clé au Rassemblement national puisqu'on le rappelle pour qu'une censure passe à l'Assemblée, il faut les voix de la gauche plus les voies du Rassemblement national. Moi, j'ai croisé hier un conseiller influent du groupe Rassemblement national qui me disait en fait merci aux socialistes puisqu'en disant que eux vont censurer, il nous redonnent la clé.

C'est-à-dire que le RN va retrouver sa position, on retrouve la configuration du gouvernement bar. C'est le RN qui décidera comme on l'a beaucoup dit avec la métaphore du gladiator de le voilà baisser le pouce et donc ça redonne un rôle central au RN et ça au RN on s'en on s'en réjouit. Allez, on verra ce qui se passe la semaine prochaine avec l'ultime réunion du conclave.

Ce sera le 23 juin. On envent à notre deuxième thème. Ce moratoire sur l'éolien et le solaire voté dans l'hémicycle le jeudi qui fait hurler le gouvernement.

Votant 131 exprimé 127 majorité 64 pour 65 contre 62. L'assemblée a adopté. Monsieur le président, nous venons de de voter un moratoire sur les énergies renouvelables qui est une catastrophe économique et industrielle.

On vient d'Antoine Antoine Armand, le rapporteur de cette proposition de loi. Elsa ça s'est joué jeudi dans l'hémissique. Tu peux nous décrypter ce vote qui fait déjà couler beaucoup d'encre ?

Alors déjà faut revenir un tout petit peu sur le texte qui est déjà un petit peu particulier, c'est en fait on on réfléchit à l'énergie comment la France va produire son électricité. qu'elle doit être la part du nucléaire et cetera. Mais il y a quelque chose d'un peu baroque, c'est qu'on sait que le gouvernement va prendre un décret pour définir cette programmation de l'énergie, mais a décidé quand même sous la pression du Rassemblement national de reprendre un texte du Sénat pour dire voilà discutez-en à l'Assemblée et en fonction de ce que vous choisissez, on gardera certaines orientations.

Résultat n'est pas du tout ce qui laisse comptait. Voilà. Alors déjà, c'est un peu baroque dans la méthode, sauf que là, on a vu hier une alliance entre la droite et le Rassemblement national pour voter un amendement qui dit à compter de cette loi-là, stop, on fait un moratoire, plus d'éolienne, plus de photovoltaïque, on arrête avec les énergies renouvelables.

Ce qui est pas du tout la position du gouvernement qui le gouvernement est dans un mix énergétique avec relance du nucléaire mais en parallèle en même temps macroniste, on continue à investir sur le renouvelable. Il y avait beaucoup de députés présents du Rassemblement national, beaucoup de la droite. Ça ça a fait énormément jaser.

Un problème de mobilisation chez les macronistes. Alors alors surmobilisation de la droite et du RN et démobilisation complète des Macronis puisqu'ils sont 20 je crois au moment sur 93 c'est ça. Ils sont 20 sur 93.

Au Modem ils sont 8/ 36. Horizon ils sont 4/ 34. Donc le bloc central en fait il y a pas grand monde.

Et puis on a aussi entendu la gauche qui ce matin hurle. Et en fait la gauche, bah par exemple les écologistes, ils sont 8/ 38. Alors on nous explique que c'était le lendemain du 18 juin et que souvent le 18 juin les députés sont en circonscription puisque il y a des voilà des commémorations.

On nous explique aussi, il y a un truc un peu mécanique, c'est qu'il y avait un temps législatif programmé et que dans ces cas-là en fait c'est très difficile de savoir quand est-ce qu'on va voter et cetera. Oui, contrairement à ce que son nom indique, en fait, c'est presque plus difficile pour les députés de savoir à quel moment on va parler de tel sujet et de tel amendement. Et ensuite, il y a un petit peu la raison qu'on évoquait au début, c'est que ce texte de loi, on sait bien qu'en fait quand il va aboutir, le gouvernement aura déjà pris ses décisions.

Donc quand le gouvernement dit au députés discuter de quelque chose, mais de toute façon la solution sera pise par décret après c'est aussi difficile de mobiliser. Donc conjonction de tout ça et surtout ensemble pour la République, on répond un peu moins à la question de la mobilisation. On tacle la droite très fortement.

Alors oui, justement en disant au langage très fleurri que bah voilà la droite est toujours là pour voter contre le gouvernement. Effectivement Stéphanie, ce sont des députés de la droite républicaine qui sont censés appartenir au sauf que le commun qui était à la manœuvre. L'auteur de l'amendement venait de le rend mais c'est l'addition des voix du RN qui a fait la balance.

Est-ce qu'on assume à droite ? On se réjouit de ce qui s'est passé. Bah en tout cas clairement le groupe hier soir envoyé un communiqué de presse pour féliciter Jérôme Nur donc le député LR qui avait déposé l'amendement pour le moratoire de de son adoption.

Laurent Vokier a souvent dit qui est le président du groupe ici à l'Assemblée nationale que la seule différence avec le Rassemblement national c'était sur l'économie. Le communiqué d'hier soir dit ce vote marque un tournant celui de la transparence et du bon sens. Donc il y a pas du tout, semble-t-il, de gêne à la tête du groupe.

Après, il y a peut-être quelques députés, notamment ceux qui défendent l'écologie, que ça doit gêner un peu. Et le RN dit toujours que d'où que viennent les amendements, si c'est dans le sens de leur proposition, ils les voteront et c'est ce qui s'est passé hier. Après, ce qui est un peu compliqué, c'est que c'est pas la première fois qu'un amendement LR vient semer la Zizani.

On en parlera après, mais sur le projet de loi simplification, l'amendement ZFE vient du RN et DLR. la même configuration et ces derniers mois il y a eu plein de textes où le gouvernement est en difficulté parce que c'est des amendements LR qui sont voté en effet pas juste avec les voies des LR parce que ça suffit pas mais souvent avec le renfort du Rassemblement national. Ouais avant de parler de cet autre vote à front renversé sur la simplification va y venir Elsa un dernier mot c'est un nouveau revers pour les Macronistes.

Comment est-ce qu'il l'analysent et qu'est-ce qu'ils vont faire ? Ils vont être obligés encore de voter contre leur propre texte. Alors déjà parce qu'on on rappelle aux auditeurs si ça a échappé à des gens la droite est censée être partenaire c'est-à-dire qu'ils sont dans un gouvernement.

Donc avoir des votes comme ça, c'est-à-dire qu'il y en a un qui dit il faut plus aucune éolienne. Enfin, la question de l'énergie, c'est quand même une question qui est importante, c'est très technique mais ça nous engage sur voilà les prochaines années. Donc c'est vraiment chez EPR, on est très très en colère contre la droite.

Euh on parle de honte de ce qu'a fait la droite républicaine. Je pense qu'il y en a qui vont encore pousser en disant ce n'est plus possible d'être dans le même gouvernement. On partage plus du tout la même chose.

On le sait qu'en plus Emmanuel Macron avait remis un petit coup de pression sur l'écologie en disant attention, il faut pas qu'il y ait des renoncements dans tous les sens. Ben c'est un peu ce qu'il y a aujourd'hui à l'Assemblée. Donc on est assez voilà, on est très en colère.

En revanche, moi c'est ce que je leur ai dit et pour l'instant ils répondent pas tellement. Je leur dis "Mais pourquoi vous êtes 20 à ce moment-là dans l'hémicycle ? À 20 c'est sûr que c'est compliqué de gagner des votes.

Parce que sur ce genre de vote si on prend le bloc central, s'ils sont là et la gauche, l'amendement sur le moratoire ne passe pas. C'est mathématique. Allez, on en vient à notre troisème thème à la fois simple et complexe, l'histoire du projet de loi simplification et d'un vote très serré.

Voici les résultats du scrutin pour 275 contre 252. L'Assemblée nationale a adopté. On vient d'entendre le résultat de ce vote survenu mardi.

Le texte est donc adopté. Mais rarement, on a vu autant d'incertitude autour d'un scrutin. Stéphanie, personne n'était capable de dire ce qui allait se passer.

Non, personne n'était capable quelques minutes avant de dire ce qui allait se passer. Quand on demandait par exemple à des députés ensemble pour la République, certains nous disaient "Oui, le texte va passer. Non, il va pas passer puisqu'on vote contre." Et en fait, il y a eu quelques on l'a vu, une vingtaine de voix d'écart.

Et le truc le plus baroque, c'est que EPR du coup, a été obligé de voter contre un texte qu'il avait enfin qu'il défendait. C'était un projet de loi. C'est assez rare en ce moment les projets de loi.

Alors c'est un ancien projet de loi. Il avait été présenté par le gouvernement de Gabriel Atal. Gabriatal qui je vous le rappelle est désormais président du groupe P Bruno Lemire qui qui le semble très loin ça semble très très loin mais c'est donc Gabriel Atal qui maintenant est président du groupe P à l'Assemblée qui finalement a décidé de voter contre parce que le texte disaient les macronistes ne va plus du tout dans le sens d'une simplification et parce que le texte vous le savez a supprimé les fameuses ZFE en plus les députés ensemble République avaient eu ce petit rappel à l'ordre dont parlait Elsa il y a quelques minutes du président de la République leur enjoignant de ne pas tout défaire ce qu'ils avaient fait en matière d'écologie depuis 2017.

Elsa Stéphanie vient de le dire, le groupe ensemble pour la République, il voulait voir ce texte rejeté. Tu peux nous expliquer et nous raconter cette bataille qui s'est jouée en coulisse au sein du groupe ? Oui, exactement.

C'est-à-dire qu'en fait, alors déjà le texte simplification, c'était vraiment le texte maudit, c'est-à-dire qu'il a été découpé en trois examens, je crois. Plus personne ne voulait le porter politiquement au sein du gouvernement. Les députés s'en désintéressaient.

C'était parti sur 14 articles pour simplifier. Je crois que ça a fini sur 80 dans tous les sens. Les zones à faible émission théoriquement n'avaient rien à faire dans ce texte-là.

Il y a d'ailleurs après une question constitutionnelle de savoir est-ce que on peut les supprimer dans un tel texte. Donc on s'est retrouvé à la fin de l'examen du texte avec un cas de conscience pour les députés macronistes. Est-ce qu'on vote pour le texte qui est un projet de loi du gouvernement ?

Il y en a très peu. Ou est-ce qu'on vote contre ? Et en fait, on a considéré que déjà ça ne simplifiait plus du tout la vie des entreprises, qu'en plus il y avait cette mesure de suppression très stricte des ZFE et que ça allait trop loin dans ce qu'il souhaitait faire.

Donc la décision a été prise de voter contre ça. Cette décision elle a été prise dimanche soir. Il y a eu quelques quelques voies qui sont élevées en disant que c'était quand même compliqué de voter contre unrex et cetera, mais on nous assurait que cette décision, elle allait être suivie au sein du groupe.

Et ce qu'on voit bien, c'est qu'en fait, il y a quand même 14 députés qui se sont abstenus, je crois. h députés il me semble qui ont voté contre et ça ça a fait que le vote enfin pour qu'on comprenne c'était le point de bascule. Donc ça veut dire Gabriel Attaille, il a pas été suivi dans son groupe, ce qui en dit quand même long sur le fait de voilà d'avoir du mal à tenir quand même son groupe.

Ça veut dire aussi qu'Emmanuel Macron, il a beau mettre la pression sur les députés en disant faut pas tout détricoter, bah il y en a certains qui disent maintenant en fait peu importe ce qu'il nous raconte. Et ça par exemple le même conseiller Ren que j'ai croisé hier disait voilà ça en dit long quand même sur les l'état de du groupe. Les députés modèes qui soutiennent François Bairou ont eux voté pour un texte.

Donc c'est-à-dire que ceux qui soutiennent Baou, vot pour, ceux qui soutiennent V contre, enfin ça dit quand même qu'au sein du bloc central rien n'est tenu. C'est quand même un gros bazar. Ce que ça dit ensuite aussi c'est que tout va se jouer lors de la commission mixte paritaire puisqu'on sait qu'il y a des choses qui vont évoluer lors de cette commission mixte paritaire.

Attention et nous on le rappelle assez souvent à LCP faut c'est pas parce qu'il y a un vote en première lecture à l'Assemblée que les choses sont gravées dans le marbre hein. Il peut y avoir des nouvelles leur les zones de faible mission ne sont pas supprimées pour l'instant dans le droit français hein disonsle bien. Voilà exactement faut toujours le rappeler.

Donc voilà cette bataille elle est encore de plusieurs épisodes. Un mot Stéphanie peut-être de cette commission mix paritaire. Est-ce que certains se se risquent à des prou c'est aussi impossible que sur le vote qui vient de se dérouler ?

Alors c'est un peu compliqué. les députés ensemble pour la République et le modè notamment espèrent que le la commission mix paritaire reviendra justement cette sur cette suppression des ZFE. Mais ça ça voudrait dire que la majorité sénatoriale qui est de droite euh suit vraiment ce que veut faire tout le bloc central et en ce moment je ne parirai pas sur ce que feront les sénateurs en commission mix paritaire.

On verra ça dans les prochaines semaines. Quand est-ce que ce sera ? On a la date.

Non, théoriquement c'est à la rentrée plutôt en septembre octobre. On va laisser tout le monde souffler et reposer le soufflet. On en vient à notre dernier thème, le renouvellement à venir à la rentrée du bureau de l'assemblée.

Alors en apparence, ça n'a rien de passionnant mais c'est tout le charme du parlement. Parfois les choses les plus techniques renferment les meilleures histoires. Ellaza, d'abord, est-ce que tu peux nous expliquer de quoi on parle ?

C'est quoi le bureau ? Quand et comment aura lieu cette élection et puis quel est l'enjeu ? Alors déjà, ça ne concerne pas la présidente de l'Assemblée hein, qui elle est élue voilà pour 5 ans, enfin pas pour 5 ans, s'il y a une nouvelle dissolution, mais voilà, elle ça la concerne pas.

Le bureau, ce sont les vice-présidents, les questeurs, les secrétaires, c'est ceux qui sont élus, c'est l'instance de direction un peu de l'assemblée et cetera. Donc c'est une instance, une organisation très importante ici à l'assemblée. Il y a deux façons de désigner un bureau.

Soit il y a un système de points qui est réparti en fonction du poids des groupes. Les groupes se mettent autour d'une table et disent "Bon ben, j'ai deux points. Je prends un poste de vice-président, je prends un poste de questeur et cetera." Et si l'accord au point est trouvé, il n'y a pas de vote.

En revanche, s'il y a pas d'accord au point, il y a un vote. C'est ce qui s'est passé en 2024 et ça a été une nuit dantesque parce qu'il y a trois tours de scrutin pour les questeurs d'un côté, les vice-présidents puis les secrétaires. Donc ça avait duré, je crois, jusqu'à 4 ou 5h du matin.

Et en plus, si vous voulez, s'il y a un vote, bah ça veut dire que tout est ouvert. S'il y a une alliance entre enfin la gauche, elle pèse quand même beaucoup à l'assemblée. Le Rassemblement national, c'est un gros groupe mais personne ne veut voter pour eux.

Donc il peut y avoir un bureau qui n'est pas représentatif des forces en se présence. C'est le cas en ce moment. Il y a pas de représentant du rassemblement national, il y a pas de représentant du modè non plus.

Donc ça y a Bron Pivé veut essayer de corriger ce qui s'est passé l'année dernière. Elle va elle a rencontré les groupes les présidents de groupe du bloc central. Elle va rencontrer les autres et elle va tous les réunir les de le 2 juillet les 11 présidents de groupe ensemble.

Elle va essayer de proposer une alternative pour qu'il y ait un accord au point mais il suffit qu'un groupe ne veille pas de cet accord au point et on ira au vote. Et là rendez-vous début octobre pour effectivement les présidents de groupe sont convoqués par la présidente de l'Assemblée le 2 juillet. Ça c'est assez inhabituel.

C'est une opération vraiment de de déminage. Déminage très clairement c'est du déminage parce que l'année dernière on l'a vu, ça a été très long et les difficultés sont revenues en tout cas pour le le bloc central et le socle le socle commun. à l'automne aussi quand on avait euh reparlé des présidences de commission.

Donc tout ça en fait est un jeu, tout est imbriqué en fait les les postes au bureau plus les postes de présidence de commission. L'année dernière par exemple, il y avait eu sur un accord entre les Républicains et ensemble pour la République pour que certains postes du bureau échouient aux républicains et en échange d'autres choses et inversement. Sauf que parfois bah il y a des accords, ils sont pas respectés à la dernière minute.

Il y avait eu un gros gros moment de tension notamment entre les Républicains et ensemble pour la République parce que Laurent Voquier n'avait pas respecté certains accords. Donc la présidente de l'Assemblée, elle sait que ça peut devenir très compliqué. Elle sait que ce qui normalement n'est qu'une formalité parce que les points en fait on on les mettait sur la table mais c'était assez simple.

Quand vous avez une assemblée avec une forte majorité ou même avec une majorité absolue, vous mettez les points, bah c'est mathématiques, hop, ça fonctionne. Là, avec trois blocs très éclatés, avec des groupes qui n'ont rien en ce moment au bureau et qui voudraient obtenir des postes, et ben tout est ouvert, tout est possible. Donc elle essaie de déminer mais à mon avis, ça va être très très compliqué d'arriver à déminer avant.

Et ce renouvellement du bureau, ce sera en septembre, ce qui nous promet une rentrée agitée. On en reste là pour cette semaine. Merci pour toutes ces infos et ce décryptage.

Stéphanie Despierre, Elsa Mondingava, un mot très rapidement de ce qu'il faut attendre la semaine prochaine à l'Assemblée. Alors, on attend tout surtout puisquil peut se passer n'importe quoi à quel moment mais c'est surtout la censure qu'on va attendre. Ou et la sortie du conclave, on en a parlé.

Allez, ce sera à suivre si jamais le coup prétombre, ce sera à suivre sur LCP. Je vous renvoie à nouveau vers notre site internet, nos réseaux sociaux pour plus d'infos. Je vous souhaite à tous un bon weekend.

À la semaine prochaine.