La chronique de Frédéric Simottel : Covid-19, des startups françaises en première ligne - 22/05
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:39PrésentateurChiffre
« ça a permis de réduire la dépense de 50% des hôpitaux en faisant un vrai suivi de ces draps. »
- 1:57PrésentateurFait
« Vous pouvez d'ailleurs témoigner au 32-16. »
- 2:54PrésentateurFait
« Et à partir du 1er juin, on aura, puisque le 1er juin, les métros erreurs vont fonctionner à 100%. »
- 3:35PrésentateurFait
« il va nous poser des questions. »
- 3:42PrésentateurFait
« elle va regarder avec la reconnaissance faciale nos mimiques. »
Temps de parole
- Présentateur69 %
- Présentateur 231 %
≈ 9,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez RMC, RMC, c'est déjà demain. C'est déjà demain, on commence à avoir un peu de recul sur l'utilisation des masques. Aujourd'hui, Frédéric Simotel, bonjour. On s'occupe du suivi et du traçage des masques avec un capteur inventé par une start-up française qui va jouer le rôle de carte d'identité du masque. Concrètement, ça va marcher comment cette innovation ? Ça va servir à quoi ? Ça va surtout servir pour les masques en tissu, les masques dits « alternatifs ». Parce qu'on le sait, aujourd'hui, on a un gros souci autour des masques d'approvisionnement, même écologique, les masques en papier, les masques FFP2.
On commence tous à en voir un peu partout, par terre, dès qu'on se promène un peu. C'est vrai que le masque en tissu, peut-être plus cher à l'achat, mais à l'usage revient moins cher. On peut le nettoyer, tout ça. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, avec un peu de recul, on se rend compte que ces masques en tissu, soit on ne les lave pas assez souvent, soit on les lave trop. Et donc, du coup, dans les deux cas, ça perd un peu d'efficacité. Et ça, c'est la UbiSolution. C'est une entreprise française qui a installé des petits capteurs sur des petites étiquettes RFID, des petites puces RFID, je trouve le terme, sur des masques pour justement avoir ce suivi.
Et avec son smartphone, on va pouvoir savoir combien de fois on l'a lavé. Ils vont installer aussi des bornes dans les entreprises. Par exemple, si une entreprise fournit ses masques à ses salariés, le salarié, chaque matin, avec son masque, qu'il aura lavé 2, 3, 5, 10 fois, il va le passer devant la borne et il verra exactement s'il a 20 lavages, c'est le dernier jour pour son masque et puis il peut le jeter dans la borne. Donc, c'est un moyen assez économique, assez utile. Et cette société, elle connaît bien puisqu'elle pratique déjà cette technologie avec les draps des hôpitaux. Et ça a permis de réduire la dépense de 50% des hôpitaux en faisant un vrai suivi de ces draps.
Et donc, il a appliqué cette UBI. La bonne idée, c'était d'appliquer cette innovation. Le fait d'avoir des draps intelligents et donc maintenant des masques intelligents. Des masques intelligents. En effet, je ne sais pas comment font les gens qui nous écoutent. Vous pouvez d'ailleurs témoigner au 32-16. Mais quand on vous vend un masque en vous disant, celui-là, il est réutilisable 20 fois, si vous le lavez 20 fois, comment on se souvient qu'on l'a lavé 12 fois ou 17 fois ou 20 fois ? Donc voilà, UBI Solution a donc la solution.
On reste sur le sujet, Frédéric, du suivi et du traçage, avec un nouveau service pour l'application RATP qui permet aux voyageurs de renseigner sur l'affluence en temps réel des bus, des RER et des métros. Oui, et ça, ça va être très utile dans les jours à venir. Effectivement, beaucoup de Parisiens utilisent cette application pour savoir quel est le meilleur trajet pour aller d'un point à un autre. Et donc, la RATP a eu l'idée de rajouter une ligne à son service. Et quand on est dans la ligne, on va dire, je suis entre telle station, telle station, il est telle heure. Et alors, il y a différents niveaux, affluence élevée, peu élevée, personne.
Et comme ça, en temps réel, plus les gens, on appelle ça une application collaborative, plus les gens utiliseront cette application, mieux elle sera renseignée. La RATP va recouper cette information aussi avec les badges en station ou avec, il y a certaines rames qui comptent déjà le nombre de voyageurs. Donc, elle va recouper toutes ces informations. Et à partir du 1er juin, on aura, puisque le 1er juin, les métros erreurs vont fonctionner à 100%. On aura, en temps réel, on saura, avant de partir, on prend telle ligne, telle ligne de tramway, telle ligne de métro. On saura exactement s'il y a beaucoup de monde. Il vaut mieux attendre un peu, retarder un peu.
C'est une sorte de Waze des couverts de métro. Exactement, c'est le Waze du métro. Et puis, on termine avec une autre application, Frédéric, qui pourrait s'avérer très utile dans la période que nous vivons. Oui, c'est une application pour repérer les dépressions. Alors, c'est vrai que c'est compliqué, parfois, d'aller chez un psychologue, puis de parler de tout ça. Et donc, c'est une application qui va être mise en place, où on va discuter avec un psychologue virtuel. C'est-à-dire, il est derrière l'écran, nous, on est face à lui. Alors, il va nous poser des questions.
Et ensuite, il va y avoir une analyse, alors non seulement des mots que l'on va employer, nous, en tant que patients, du ton sur lequel on va répondre, mais aussi, elle va regarder avec la reconnaissance faciale nos mimiques. Est-ce qu'on fronce les sourcils ? Est-ce qu'on a des mots un peu bizarres ? Et tout ça, c'est très référencé dans un manuel de psychologie. Et à partir de là, on va pouvoir, alors ça ne va pas remplacer le médecin, mais ça va pouvoir alerter, repérer des signes de dépression, et de dire, tiens, ce serait bien que vous alliez voir quelqu'un pour en parler. Ça fait presque un peu peur. Ça fait un petit peu peur, mais bon.
Franchement, s'il n'y a personne de l'autre côté du smartphone, mais qu'on vous dit quand même, mais vous êtes dépris. On n'a plus le droit de se toucher le visage, on n'a plus le droit de froncer les sourcils. Il y a un moment, ça va. On n'a plus le droit de se promener sur la plage ou de se mettre où on veut sur la plage. Mais bon, c'est quand même du progrès. Merci Frédéric.