Nicolas Dupont-Aignan : "Après la com' Macron, le mirage est fini"
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Et avec Léa Salamé, nous recevons ce matin le député de l'Essonne, président du mouvement Debout la France, intervené au 01 45 24 7000 sur les réseaux sociaux et l'application France Inter. Nicolas Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour. Les législatives en Suède ont enregistré une poussée de l'extrême droite, mais le parti des démocrates de Suède, qui espérait devenir le deuxième du pays, n'est que le troisième. Il espérait 25% des voix, il en a obtenu un peu moins de 18. Ensuite, est-ce un échec, selon vous, ou la pousser en elle-même ? Une bonne nouvelle pour vous et les idées que vous défendez ?
D'abord, je ne considère pas que c'est l'extrême droite. Et je n'aime pas cette manière de caricaturer toujours, parce que j'entendais le président Macron qui disait, et c'est la grande tarte à la crème, de la rentrée, progressisme contre nationalisme. Et je voudrais, juste un instant, est-ce que c'est du progressisme que de voir le niveau de vie des Européens baisser, de la grande masse ? Est-ce que c'est le progressisme de voir des camps de roms et des camps de migrants partout en Europe ? Est-ce que c'est le progressisme de voir les retraités accablés ? Je ne crois pas. Et de l'autre côté, ce n'est pas le nationalisme.
Ce sont des peuples qui se cabrent, après 20 ans, et même plus depuis la chute du mur de Berlin, d'une organisation européenne qui a trahi l'idéal européen.
Et si vous n'aimez pas extrême droite, dites-nous juste comment vous appelez ces mouvements.
Il y a des mouvements, vous appelez ça populistes, j'appelle ça des mouvements de révolte des peuples, parce que les dirigeants ont trahi les peuples. Ça ne veut pas dire que j'épouse tout ce que disent ces mouvements. Mais je dis simplement, je dis simplement, que l'enjeu, et on voit bien qu'on arrive au terme de ces 20 ans de prise de pouvoir, par une petite oligarchie, par des dirigeants qui soutiennent des intérêts financiers, technocratiques, et les peuples n'en peuvent plus. Donc vous vous réjouissez juste qu'on avance de ce qui se passe en Suède, en Allemagne ? Attendez, je me réjouis, pas de caricature, pas d'amalgame.
Je me réjouis que les peuples se réveillent enfin, et ne cèdent plus à la manipulation psychologique, qui veut faire croire que quand on défend le progrès social, quand on défend le contrôle des frontières, quand on veut garder notre civilisation de progrès, de liberté, et notamment pour les femmes, on soit accusé systématiquement d'extrême droite, de nationalisme. C'est insupportable pour moi.
Nicolas Dupont-Aignan, pour savoir où vous habitez exactement, précisément... Je savais où j'habite. Non, je vous remercie, je ne sais pas où vous habitez. Politiquement, j'entendais. Oui, bien sûr. Est-ce que vous vous sentez plus proche aujourd'hui de Victor Orban ou d'Emmanuel Macron ?
Je ne me sens absolument pas proche d'Emmanuel Macron, qui est un apprenti sorcier, qui est l'homme qui, après avoir fait un hold-up électoral, a organisé une spoliation, un hold-up fiscal sur les classes moyennes, les classes populaires pour financer ses amis, qui ont financé sa campagne.
Le hold-up électoral, vous parlez des 65% de Français qui ont voté pour lui, c'est ça ? Oui. Ça s'appelle un hold-up ? De bonne foi.
Oui, il a fait un hold-up électoral. D'ailleurs, c'était même le titre d'une émission de BFM qui n'est pas spécialement hostile à Emmanuel Macron. Simplement, ça s'est transformé, je l'avais prévu, en imposture. Parce qu'en vérité, Emmanuel Macron défend une petite classe qui s'est emparée de l'Europe. Et l'Europe est une idée trop belle, trop magnifique, parce que la réconciliation, la paix, c'était fondamental pour être aux mains de gens qui sont en train de dresser les peuples les uns contre les autres. Et je suis convaincu qu'il y a une voie.
L'Europe des nations, c'est-à-dire des coopérations entre des pays sur des projets, ça a marché dans le passé, Airbus, Ariane et tant d'autres, plutôt que cette Europe de la finance, des lobbies, qui est en train de tuer l'Europe. Je voudrais qu'on arrête cette manipulation.
M. Macron est un apprenti sorcier. D'accord. Est-ce qu'on peut oublier Emmanuel Macron juste deux secondes et me répondre, est-ce que Victor Orban ou Matteo Salvini sont des modèles pour vous ?
Moi, je n'ai qu'un modèle. C'est un modèle français d'équilibre. Je pense que Matteo Salvini fait de bonnes choses en Italie, enfin. Mais je ne suis pas salvinien, je ne suis pas orbanien, je suis français, je suis gaulliste, je suis un gaulliste social, je veux l'union des patriotes. Et je crois que la France, justement, est étrangement absente dans cette crise européenne. C'est-à-dire qu'il y a un modèle qui est essoufflé, qui ne marche plus. M. Macron, comme un canard sans tête, dit nationaliste, extrême droite, mais il défend la pire régression sociale que la France ait connue depuis la fin de la guerre. Mme Merkel est aux abois.
Et j'estime que la France, qui a fait 1789, 1848, qui a porté avec le général de Gaulle une Europe de réconciliation, la France a un mot à dire pour reconstruire l'Europe. Reconstruire l'Europe, c'est quoi ? C'est avoir des frontières, c'est défendre notre civilisation, c'est avoir un progrès social. Voilà, des choses simples, ce qu'attendent les Français. Les Italiens, les Allemands, ils ne sont pas fascistes, ils n'en peuvent plus de souffrir. C'est tout. Vous dites la même chose que Marine Le Pen et Laurent Wauquiez. Oui, je m'en réjouis, comme Mélenchon, parfois.
Je veux dire, je dis qu'on ne peut plus continuer à esclavagiser les peuples, à déménager les peuples d'Afrique, à continuer qu'une petite minorité s'empare de toutes les richesses du continent, et en plus, à traiter les peuples de fascistes. C'est insupportable. Pour défendre vos idées. Il y a une voie, alors, parce qu'il ne suffit pas de critiquer. C'est ce que j'allais vous dire, parce que là, depuis 5 minutes, vous critiquez surtout. Il faut d'abord poser le problème. Mais après, il faut apporter des solutions.
Et c'est l'enjeu de mon congrès, qui aura lieu le 23 à Paris, au Cirque d'hiver, où nous allons présenter un projet que j'ai beaucoup travaillé, pour ma première intervention médiatique depuis l'été, parce que j'ai travaillé, j'ai pris des vacances dehors, puis travaillé avec mes équipes, parce que je crois qu'il faut réinventer un modèle européen qui respecte les démocraties, les nations, le progrès social, qui bâtit des projets de coopération, et qu'on doit innover. Voilà. Je ne suis pas pour revenir à des barbelés, je suis pour construire une Europe des nations.
Avec qui vous allez construire cela ? Est-ce que vous allez y aller en ordre dispersé, avec Marine Le Pen d'un côté, vous de l'autre, Laurent Wauquiez de la troisième voie, ou est-ce que vous allez faire cette grande union des droites que vous espérez là, demain, pour les Européens ?
Alors, je vais être très franc avec vous. J'aspire à l'union des patriotes et des républicains qui est très large, et qui reproduirait, si je puis dire, le nom au référendum, mais de manière positive. Mais pour ça, il ne suffit pas de dire union, union, union, il suffit d'abord de savoir où on veut aller. Et moi, j'ai vécu la présidentielle. On va parler franchement, Léa Salami. J'ai fait mon choix au second tour, parce que je voulais faire barrage à Macron et je savais qui il était. Marine Le Pen. Bon. Mais pour autant, j'ai tiré les leçons de cette alliance. Et j'ai vu les faiblesses de cette alliance.
Et je suis convaincu que nous devons offrir aux Français un patriotisme exemplaire au niveau européen, au niveau français. Ça veut dire un projet sérieux. Cela veut dire des gens de conviction. Cela veut dire une équipe solide. C'est fini, donc,
les alliances avec Marine Le Pen,
ça ne se reproduira pas ? Ce n'est pas la question. Ce n'est pas fini. C'est sur des bases claires et avec un projet irréprochable, des personnalités irréprochables. Et je suis convaincu que les électeurs, que ce soit de Marine Le Pen, de Laurent Wauquiez, qui ne veulent pas aller à la soupe centriste, et de tous les Français qui voient bien que cette Europe va dans le mur avec Macron, volent une alternative. Mais ça se travaille. Est-ce qu'on va sortir du gadget ? Je voyais Besancenot, je vous écoutais avant. Bon, c'est sympa de faire une chanson de rap. C'est sympa tout ça. Mais je pense que les gens, après la communication Macron, le mirage, le mirage est fini, ils volent du sérieux.
Et ils sont très inquiets, les Français. Très inquiets. Donc, moi, j'ai une démarche peut-être moins folklorique, plus sérieuse. Je veux proposer aux Français un projet européen qui les change de la tarte à la crème
qu'on nous sort depuis des années. Y a-t-il des transfuges ou des passages du Rassemblement National vers votre propre mouvement ?
Il y en a plein. Il y en a. Il y en a même des Républicains. On verra. Mais ce n'est pas l'enjeu. Je ne parle pas d'électeurs, je parle de cadres. Il y a eu Bernard Monod qui est un député sérieux, un des plus sérieux du Front qui nous a rejoints. Vous en attendez d'autres ? Il y en aura peut-être d'autres. Mais ce n'est pas l'enjeu. Je ne suis pas là pour débaucher des gens du Front. Non, non, mais ils peuvent vous rejoindre positivement. Ils me rejoignent positivement. J'en serais ravi.
D'où ma question. Est-ce qu'il y en a ?
Mais on verra. Ou bientôt ? Mais je n'en sais rien. Ça dépend du projet. Si j'ai un projet convaincant et si le 23, on présente quelque chose de bien, je suis sûr qu'on peut créer une dynamique. Mais moi, je suis un peu paysan. Pardonnez-moi. Je vais étape par étape.
D'accord.
Il faut régler les problèmes de l'Europe et de la France. Ça va ensemble.
Dernière question sur les Européens. Nicolas Dupont-Huignan, vous êtes actuellement député de l'Essonne, député de l'Assemblée Nationale Française. Est-ce que vous pourriez ? Est-ce que c'est totalement exclu d'imaginer que vous conduisiez une tête, une liste européenne ?
Ma réflexion n'est pas finie. Je déciderai le 23. Rien n'est exclu. Donc, ce n'est pas exclu. Où est-ce qu'on est le plus efficace ? Dans quel parlement ? Où on est efficace, vous savez, dans la vie, quand on a des convictions, qu'on se bat et qu'on est sincère. Et quand on rassemble. C'est un énorme travail. Ça fait des années que je le fais. Mais je veux insister. Nous sommes au point de rupture. Les Français n'en peuvent plus. Ils ont été trompés. trompés de trompés. Je pense aux retraités. Parce que je veux insister sur les retraites. Ce n'est pas pour les retraités en soi. C'est que c'est la fin de la répartition. J'entendais M. Griveaux. Il dit que les retraités ne sont pas actifs.
Ah bon ? Ils n'ont pas travaillé des 40 ans, 42 ans pour des retraites de misère ? C'est la fin de la répartition. C'est-à-dire que c'est du vol. C'est la rupture d'un contrat. C'est extrêmement grave.
La philosophie qui a été annoncée pendant la campagne par Emmanuel Macron. Les gens savaient pour qui il votait puisque ça a été très clair dans la bouche d'Emmanuel Macron que de dire je vais donner aux actifs. Je vais donner davantage aux actifs pour relancer l'emploi. Ça a été assumé. Les Français ont voté pour ça. Il le fait. Est-ce que vous pensez que c'est un pari qui est forcément raté ?
Madame Salamé, les Français ne l'ont pas compris ainsi. Ainsi, ils n'ont pas compris quand ils ont retraité et travaillé durement toute une vie que pour M. Macron ils étaient des privilégiés. Quant à 1300 euros par mois de retraite, retraite médiane, vous allez perdre avec la désindexation sur l'inflation de cette année-là en plus de la CSG vous allez perdre 300 euros par an. Quand vous avez déjà les taxes sur l'essence qui ont augmenté en moyenne pour une voiture diesel de 300 euros par an. La CSG qui a augmenté de 300 euros par an ça veut dire que sur une année un retraité moyen aura perdu 1000 euros. Ils ont travaillé, ils sont actifs, ils ont été actifs. Ce sont des vaches allées.
C'est du vol. Et tout ça pour qui ? C'est du vol. C'est du vol. en bande organisée au profit d'une petite classe. 5 milliards pour la taxe sur le capital. 5 milliards, 3 milliards 9 exactement pour l'ISF. Et il n'y a pas de ruissellement parce que si M. Macron avait voulu restaurer la compétitivité des entreprises, il fallait plutôt baisser les charges des PME plutôt que baisser les impôts des capitalistes qui vont en bourse. quand même. Je veux dire qu'il y a trop c'est trop. Et je suis vous savez pour libérer l'entreprise, baisser les charges des artisans, supprimer la concurrence des loyales des travailleurs détachés.
Mais ce qu'a fait Emmanuel Macron c'est prendre dans la poche des classes moyennes, des retraités qui ont travaillé pour le donner à 3000 ou 4000 privilégiés. Quelques mots
Nicolas Dupont-Aignan sur ce texte, ce travail rendu public hier par l'Institut Montaigne rédigé par Akim El Karoui qui conseille d'ailleurs avec d'autres le président de la république sur l'islam. Texte qui pointe le danger du fondamentalisme préconise la création d'une association musulmane pour l'islam de France qui pourrait notamment être financée par une taxe halal. Qu'en pensez-vous ? N'est-ce pas ? Le raisonnement au fond c'est dire qu'il est vertueux de remettre à plat le financement de l'islam de France et de l'aider à s'auto-financer. Qu'en pensez-vous ?
J'ai proposé il y a 20 ans au début de ma carrière politique de supprimer le financement étranger des mosquées et de laisser la communauté s'organiser comme le fait la communauté juive de France. Donc là-dessus je ne suis pas hostile. En revanche de grâce ne créons pas une taxe sur les français qui ne sont pas des fidèles. Et deuxièmement je suis très surpris que l'on veuille arabiser la France je suis très surpris qu'on veuille que le ministre M. Blanquer veuille généraliser les cours d'arabe j'aimerais qu'on généralise les cours de français qu'on fasse l'assimilation car je pense que C'est une langue vivante comme une autre. On n'anglicise pas la France
On n'anglicise pas la France
en enseignant l'anglais. En tout cas on a besoin d'apprendre le français aux jeunes des quartiers d'assimiler. Et je trouve que sous prétexte de lutter contre le fondamentalisme on nous prépare le début d'une islamisation de la France je trouve ça très malsain.
Pardon ça veut dire quoi ? Ça veut dire très clairement que les français
acceptent l'immigration à condition que les immigrés par le français s'assimilent épousent nos valeurs civilisationnels.
Est-ce que Jean-Michel Blanquer le ministre de l'éducation en disant qu'il veut un meilleur enseignement de l'arabe auquel il faut redonner du prestige est-ce qu'il est en train de dire qu'il faut arrêter les cours de français ?
En tout cas j'estime que la priorité du gouvernement en tout cas ce serait la mienne si j'étais au pouvoir ce serait de favoriser l'assimilation républicaine et pas de rentrer dans ces démagogies qui ne visent en vérité qu'à cultiver les différences.
Vous ne répondez pas à la question en fait Nicolas Dupont-Aignan
je suis totalement hostile à l'arabisation de la France et à l'islamisation du pays et je pense que les français d'où qu'ils viennent
c'est de l'arabisation expliquez-nous juste en quoi qu'on comprenne en quoi c'est de l'arabisation
que d'enseigner
la langue arabe il y a des concours de recrutement de l'éducation nationale qui permettent de devenir prof dans ces disciplines en quoi oui c'est très bien alors où est le problème d'arabisation de la France ?
Deux choses il est normal qu'il y ait des cours d'arabe comme il y a des cours de chinois comme il y a des cours de japonais de russes très bien en revanche voir le ministre de l'éducation nationale en cette rentrée nous annoncer qu'il veut développer l'arabe en France je pense que les français d'où qu'ils soient veulent au contraire que les populations qui sont arrivées de ces pays s'assimilent et travaillent dans le même sens et d'ailleurs la plupart de ceux qui sont arrivés de ces pays veulent être français à part entière et en ont assez de cette espèce de démagogie
On ne vous a pas entendu depuis la démission de Nicolas Hulot quels enseignements Comment tirez-vous de cette démission et de cette forme d'appel à l'action ?
Je tire la conclusion que Nicolas Hulot a vue il a mis un an à s'en apercevoir que M.
Macron était le pire représentant des lobbies en France des intérêts financiers qui ne gouvernaient pas pour l'intérêt général mais si on va un peu au-delà si l'on veut vraiment résoudre la crise écologique il faut changer le libre-échange international il ne faut pas signer le CETA traiter le libre-échange avec le Canada il faut revoir complètement on en revient à l'Europe le fonctionnement du libre-échange mondial c'est-à-dire qu'il faut produire près de chez soi ça veut dire qu'il faut corriger le tir et je pense que Nicolas Hulot qui est un homme sincère je ne suis pas d'accord avec lui surtout mais a bien vu qu'il était pris au piège mais la démission de Nicolas Hulot nous interpelle tous les responsables politiques est-ce qu'on va être capable de vraiment relever le défi climatique ?
et là je veux vous dire une chose qui va vous surprendre je suis très surpris qu'on multiplie des éoliennes qui ne servent à rien dans notre pays que l'on s'attaque au nucléaire qui a permis à la France de ne pas créer de gaz à effet de serre et je voudrais plutôt qu'on modernise le nucléaire qu'on le sécurise qu'on évite qu'il soit privatisé et que l'on passe à une génération suivante d'énergie renouvelable solaire le nucléaire
cette folie inutile dit Nicolas Hulot
et bien là il a une contradiction majeure c'est que l'Allemagne qui a supprimé le nucléaire pollue énormément et plus qu'avant ça pose un problème et la France pollue moins parce que justement on a le nucléaire donc l'enjeu c'est pas d'être nucléocrate mais c'est pas de crier haro sur le nucléaire qui permet de réduire le gaz à effet de serre c'est de trouver un nouveau mix énergétique et je pense que Nicolas Hulot la démission devrait servir aussi à revoir les questions de santé publique
allez direction le standard de France Inter je salue Christian vous êtes là vous êtes en ligne
oui oui bonjour madame bonjour messieurs bienvenue merci à vous juste une question monsieur Dupont-Aignan j'aimerais savoir quelle est sa réelle légitimité politique sa réelle légitimité démocratique lui qui parle au nom de tous les français quand on sait que le dernier scrutin national c'était en juin dernier il représente 0,56% aux législatives au premier tour 0,04% au deuxième tour donc comment monsieur Dupont-Aignan qui se présente en notre nom en permanence au nom des français ne passe pas n'imprime pas une question toute simple sur les 400 candidats que Debout la France présente au premier tour le 11 juin combien sont passés au deuxième tour je ne parle pas du nombre d'élus je parle simplement le nombre de candidats de Debout la France qui ont été qualifiés par nous les français au deuxième tour est-ce qu'il peut me donner la réponse
merci Christian pour cette question
Nicolas Dupont-Aignan cette question qui montre votre tolérance démocratique c'est une question
arithmétique c'est pas une question idéologique
au premier tour de l'élection présidentielle il y a eu près de 2 millions de français qui m'ont fait confiance c'était presque autant que monsieur Hamon qui avait eu 10 fois plus de temps d'antenne et 15 fois plus d'argent aujourd'hui les sondages nous donnent à 7% pour les européennes voilà c'est peut-être pas assez
pour vous sur les législatives
vous le savez très bien si vous prenez les candidats de monsieur Hamon même du parti communiste vous verrez qu'on atteint des chiffres similaires car nous ne sommes pas dans un système proportionnel et vous le savez très bien donc vous savez moi j'ai des convictions je les défends et en démocratie chacun peut exprimer ses convictions alors je vais vous faire plaisir monsieur j'ai eu sur des grandes chaînes de télévision 0,01% de temps d'antenne donc vous voyez ça se rapproche de ce que vous souhaitez pour moi donc ne vous inquiétez pas
non non il décrivait mais bon vous ne voulez pas répondre sur l'arithmétique qu'il propose
l'arithmétique vous la connaissez les français on est en démocratie moi je respecte les 2 millions d'électeurs qui ont voté pour moi et j'espère qu'il y en aura beaucoup plus d'autres et puis voilà quand monsieur Macron a commencé si on avait suivi ce monsieur il n'aurait pas été président de la république voilà donc qu'est-ce que vous voulez que je dise
allez on retourne au standard Manon est en ligne bonjour et bienvenue bonjour à tous bonjour monsieur Dupont-Aignan bonjour madame j'ai une question quelles sont vos convictions qui seraient différentes de celles des républicains et du rassemblement national merci Manon pour cette question vous savez il y a des nuances Nicolas Dupont-Aignan
mais je milite justement depuis un an pour que des gens qui sur beaucoup de sujets l'immigration la sécurité la défense des artisans la défense du monde rural la défense du développement économique pour créer de l'emploi et éviter l'assistanat toutes ces questions grosso modo entre une partie des républicains debout la France une partie du rassemblement national c'est très proche et justement je suis convaincu que l'alternance demain viendra de l'union de ce que j'appelle les patriotes et les républicains avec un programme sérieux et sans excès c'est ce que je défends depuis des mois et ça progresse ça progresse dans les esprits et c'est ça l'essentiel
ce qu'essaye de vous demander Manon je pense c'est où vous habitez une fois de plus c'est à quoi ça sert non ce que je veux dire c'est quand on écoute Laurent Wauquiez sur le pouvoir d'achat sur les retraités tout ce qu'il dit quand il dit que l'immigration de masse est une menace culturelle pour la civilisation européenne il n'y a pas une feuille de papier de cigarette entre vous et lui
mais il y a une différence alors rejoignez-le mais il peut me rejoindre il y a une différence pardonnez-moi c'est que Laurent Wauquiez dit tout ça il a raison simplement jusqu'à maintenant on va voir il a signé tous les traités européens qui ont créé le désordre migratoire avec l'ouverture des frontières le nivellement social par le bas avec les travailleurs détachés les traités de libre-échange avec les délocalisations donc Laurent Wauquiez se plaint des symptômes des effets des politiques qu'il a construits d'ailleurs avec les socialistes et moi ce que je veux c'est de la clarté j'ai quitté l'UMP vous vous souvenez sur la question européenne et je suis comme monsieur Mélenchon à quitter le parti socialiste sur la question européenne ça ne nous a pas échappé que Laurent Wauquiez
dit qu'il a changé sur ces questions
il a changé mais pour l'instant c'est pas assez clair puisque parfois il dit que les traités ont été magnifiques qu'ils parlent avec monsieur Leonetti aux républicains d'ailleurs c'est pour ça qu'il y a beaucoup de républicains qui rejoignent debout la France c'est parce que ils comprennent pas très bien est-ce que c'est le discours de Laurent Wauquiez qui compte et je m'en réjouis ou est-ce que ce sont les actes des républicains qui sont favorables à cette mauvaise Europe c'est ça la question et vous savez ce débat européen il est central pour l'avenir de la France si on veut créer l'emploi en France contrôler nos frontières cesser la crise migratoire et la crise de sécurité il faut changer le logiciel européen
on retourne au standard pour une dernière question rapide question de Jean bonjour et bienvenue Jean
bonjour bonjour je vais juste vous poser une question c'est valable aussi pour les journalistes de France Inter est-ce que vous avez calculé le nombre d'entreprises ou d'industries qu'il faudrait créer simplement pour supprimer 50% de chômage
merci Jean pour cette question Nicolas Dupont-Aignan
ça veut dire créer 3 millions d'emplois j'avais déjà proposé pendant la présidentielle avec un plan très sérieux qu'on pouvait relocaliser 1 million d'emplois ce qui serait déjà énorme pour l'équilibre de la sécurité sociale mais vous savez il y a quelques mesures simples qu'on pourrait déjà prendre supprimer les travailleurs détachés 500 000 travailleurs détachés qui viennent dans notre pays sans payer les charges sociales que payent nos artisans ça c'est la base de tout et Emmanuel Macron avait promis une réforme mais elle n'a pas abouti deuxième point ne pas signer des traités de libre-échange qui nous concurrencent Nicolas Hulot s'en est indigné mais il est parti il ne faut pas les signer le CETA le Mercosur on va importer de la viande bourrée d'hormones d'Amérique du Sud si on ne change pas le cadre européen le cadre de ce monde fou et bien nous aurons toujours moins d'emplois toujours plus de pauvreté dans notre pays c'est ça l'incohérence de ceux qui ont défendu cette mauvaise Europe Nicolas Dupont-Aignan
il y a des solutions merci d'avoir été au micro d'Inter député de l'Essonne président du mouvement Debout la France merci d'avoir regardé cette vidéo !
Nicolas Dupont-Aignan