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Discours / meetingLe Figaro (sur YouTube)· 14 janvier 2025 322 minFond programmatiqueRetraitesImmigration & asileÉconomie & entreprisesTravail & emploi

Le discours de politique générale de François Bayrou

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 16 %Défensif 9 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 22:00François BayrouChiffre
    « entre 2012 et 2017 François Hollande 10 points d'augmentation de l'endettement »
  • 23:00François BayrouChiffre
    « depuis 2017 et depuis 2017 Emmanuel Macron 12 points »
  • 25:00François BayrouChiffre
    « notre système de retraite verse chaque année quelques 380 milliards d'euros de pension »
  • 26:00François BayrouChiffre
    « sur les plus de 1000 milliards de dettes supplémentaires accumulé par notre pays ces 10 dernières années les retraites représentent 50 % de ce total »
  • 6:00François BayrouFait
    « l'école française qui était la première au monde se voit classer au rang qui est le sien aujourd'hui en mathématique comme en lecture »
  • 8:00François BayrouPromesse
    « la santé mentale devra être la Grande Cause Nationale de 2025 »
  • 10:00François BayrouChiffre
    « la dette publique atteint 3300 milliards d'euros 118 % du PIB »
  • 2:30François BayrouFait
    « la réforme de l'assurance chômage l'extrême droite s'y est opposée la réforme des retraites l'extrême droite n'a qu'une obsession la mettre à terre »
  • 3:30François BayrouChiffre
    « nos retraites ne sont déjà plus financées aujourd'hui elles le sont en large partie par la dette »
  • 7:30François BayrouFait
    « la réforme de 2023 est là elle est en vigueur elle correspond à une logique que je viens d'énoncer plus de travail et moins de déficit »
  • 10:30François BayrouFait
    « nous avons fait le choix avec les députés ensemble pour la République de privilégier l'efficacité au sensationnalisme »
  • 14:30François BayrouFait
    « nous devons aller de l'avant nous devons agir avec méthode »
  • 0:15Locuteur 2Fait
    « vous vous obstinez à considérer la retraite à 64 ans comme légitime et comme la norme qui prévaut »
  • 5:30Locuteur 3Promesse
    « il nous faut développer une culture de la concertation afin de parvenir à définir des trajectoires collectives partagées »
  • 7:30Locuteur 3Fait
    « nous croyons qu'il n'est ni possible ni souhaitable de réinterroger la question des retraites en mettant sous le tapis son financement »
  • 12:30Locuteur 4Fait
    « la France ne peut plus se payer le luxe de creuser davantage son déficit »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:23
François Bayrou

comment il est l'heure du grand oral François baayrou sera dans une vingtaine de minutes face au députés pour prononcer sa déclaration de politique générale c'est un moment solennel de la 5e République même si on commence à en avoir l'habitude c'est déjà la 3è en moins d'un an bonjour à tous bonjour bonjourib Merci d'être ici Guillaume directeur de la rédaction du Figaro Magazine vous voyez Vincent reeron qui est sur place hop il s'est enlevé comme ça il nous laisse ses images pour qu'on puisse profiter de l'Assemblée mais Vincent sera de retour dans un instant oui j'ai une question pour vous Vincent mais d'abord je commence par vous Guillaume c'est vrai qu'on a pris l'habitude de ces discours vous nous rappelez ce que c'est quand même ce discours cette déclaration d'ailleurs de politique générale je crois que c'est le terme officiel oui alors la déclaration de politique générale c'est un moment solennel de la vie publique française où le Premier ministre lit un discours qu'il a rédigé devant l'Assemblée nationale et qui est en quelque sorte la feuille de route qu'il donne à son gouvernement et au même moment l'autre chambre c'est-à-dire le Sénat a droit au même discours lu par un ministre en l'occurrence une ministre Élisabeth Bor numéro 2 du gouvernement numéro 2 du gouvernement qui lit exactement le même texte puisquil s'agit ce ce qui est parfois cocasse effectivement parce que la le hasard et les les carrières politiques font que il y a pas forcément un accord absolu entre les les deux personnes mais c'est comme ça que ça souvi le mer disait l'âge quand Gabriel hatal faisait son discours j'ai 36 ans et ça faisait rire tout le Sénat exactement où la Moyen Âge était aussi un petit peu supérieure à celle-là et cette déclaration de politique générale n'est pas forcément un un un acte engageant pour le gouvernement puisque il peut se contenter d'un discours c'est ce que va faire le Premier ministre François baayrou ça peut aussi être suivi d'une d'une demande de la confiance de l'Assemblée nationale mais cette fois ce n'est pas le cas oui ça fait d'ailleurs plusieurs fois que ce n'est pas le cas je crois que le dernier c'était ça devit êre Jean Castex oui parce que alors là c'est vous qui avez plus bossé que moi je crois que les deux lors du deuxème quinquena d'Emmanuel Macron il n'y avait pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale donc il me semble que le dernier avoir demandé cette confiance cétait Jean Castex Vincent roseron je viens donc vers vous j'ai vu qu'il y avait beaucoup de monde à l'Assemblée nationale alors c'est un moment toujours important est-ce que vous avez vu des pututés qui ont déjà dit quelques mots disent qu'ils attendaient de ce discours oui bien sûr à moment très attendu vous pouvez le voir derrière moi énormément énormément de journalistes là derrière moi on attend d'ailleurs la venue de yelbron pivé he la présidente de l'Assemblée qui passera ici la Garde Républicaine s'est mis en place et oui les poids lourds de des différents partis politiques sont là ça fait à peu près une heure qui circule juste derrière moi il y a aussi tous les plateaux de télé improvisés on a vu Jérome GED Éric coqurel Vincent jambbrin DLR chacun est dans son rôle ériic lookrel pour une censure qui pousse le PS à censurer Jérôme gagee qui dit de son côté du PS qu'ils attendent de voir ce que dira beayrou on a vu pris cateven aussi qui était sur un plateau et qui parlait de la responsabilité de son groupe ainsi que Vincent jambin DLR qui lui appelait aussi ses collègues à la responsabilité pour ne pas censurer le gouvernement vous voyez c'est ici en tout cas que la communication politique continue à quelques minutes du début de ce discours Guillaume vous avez parlé de ce vote de confiance qui n'aura pas lieu mais c'est vrai que la plupart du temps il y a pas forcément d'jeu parce que le premier ministre a une assemblée acquise à sa cause avec une majorité avec en plus un président qui a tous les pouvoirs et qui décide au fond à sa place là c'est différent François baayerou il doit clairement établir sa ligne pour convaincre son Assemblée oui nous sommes revenus véritablement à un régime parlementaire qui est proche de celui de la 4e République Hille lation actuelle C de la 5 permet une grande souplesse et ça fonctionne très bien et facilement vous l'avez rappelé à l'instant quand il y a un alignement des planètes entre le Président de la République qui choisit un Premier ministre qui est soutenu par une assemblée nationale et tout ce Mondel marche dans le même sens et appartient globalement à la même au même parti et puis comment est-ce que ça fonctionne quand il n'y a pas de majorité ben ça c'est quelque chose de relativement inédit puisque le Gabriel av une majorité relative comme Elisabeth borne mais là il y en a plus du tout et de même que Michel Barnier n'en avait pas et ça lui a pas porté chance le malheureux puisque il a duré 3 mois et bien la situation est la même pour François Baayou donc c'est un moment important parce que on n'est plus là dans le dans le registre symbolique ou entre guillemets rhéthorique d'une de d'une scénographie écrite à l'avance il y a une vraie interrogation qu'est-ce que va dire François Baayou quel sera son programme qui va le soutenir aujourd'hui on ne le sait pas en tout cas à 7h les images devant l'Assemblée nationale où devrait arriver dans un instant le cortège du Premier ministre depuis Matignon c'est pas très loin bon concrètement François baayrou que cherche-t-il à faire d'abord à ne pas être censuré par le Parti socialiste c'est ça son premier objectif à François bairou depuis qu'il est arrivé en poste juste avant Noël alors François Baayou cherche à ne pas être censuré tout court oui oui c'est vrai c'est c'est c'est pas simple puisque son prédécesseur Michel Barnier a été censuré à la fois par l'ensemble de la gauche et par le rassemblement national oui donc aujourd'hui ce que veut François baayrou c'est réussir à envoyer suffisamment de signaux au Parti socialiste certes mais à mon avis aussi au rassemblement national ah vous pensez oui je le pense et je vais je vais vous expliquer pourquoi si vous voulez dans un instant pour pouvoir au moins faire passer son budget je crois que c'est c'est c'est dans une situation politique aussi complexe le gouvernement c'est une course de haie donc c'est une EIE derrière l'autre et je pense que la la la première parce qu'il en va de de du fonctionnement de nos institutions et au-delà même de notre du pays il faut avoir un budget voyz les les images de ce cortège de François baayerou qui arrive donc à l'Assemblée nationale et qui dans 10 minutes sera devant les députés pour prononcer son son discours de politique générale et vous entendez d'ailleurs ça c'est derrière Vincent reoseron la cloche qui raisonne cela veut dire donc que dans quelques instants yel Bron pivé va s'approcher du perchoir la présidente de de l'Assemblée nationale pourquoi est-ce qu'il doit aussi convaincre le rassemblement national je lis partout que c'est d'abord les socialistes qu'il essayent de draguer avec qui il essaie de même de conclure un accord oui parce que les socialistes avec un certain talent d'ailleurs ont mis en scène leur leur position de de groupe charnière c'est tout juste si Olivier fort ne se prend pas pour le chef de la majorité mais la réalité c'est une réalité statistique une réalité des chiffres et donc certes le gouvernement aimerait bien avoir le soutien du parti socialiste mais je pense qu'on on on a trop focalisé l'attention sur eux et que de ce fait on ne regarde pas les déclarations de du rassemblement national je pense par exemple à celle de Monsieur tiba il y a quelques il y a quelques heures qui disait mais finalement nous ce que nous avions demandé à Michel Barnier et qu'on ne nous avait pas donné c'est une revalorisation euh complète de de du niveau des retraites que quel que soit le le la la la nature des retraitesou plutôt le montant pour les retraiter les plus défavorisés et pour les autres on voulait une revalorisation totale et ça a-t-il dit c'est à priori à quiis donc ça veut dire quoi ça veut dire que le rassemblement national s'apprête à avoir une forme de neutralité vis-à-vis du gouvernement et c'est peut-être pour ça que depuis quelques heures le bruit court que François baayrou ne donnerait pas aux socialistes ce ce ce totem qu'ils attendent c'est-à-dire la ré voilà c'est-à-dire une réforme des retraite qui serait reportée oui alors finalement je vous suis là Guillaume on se rappelle que dès le début sur le C Michel Barnier la gauche dans son entièreté avait annoncé voter une motion de censure et c'est le RN qui pouvait faire comme ça ou comme ça hein c'était ça l'idée c'est ce qui a fini par se passer Marine Le Pen a a baissé le doigt au fond il peut François baayot essayer de se concentrer uniquement sur elle sur Marine Le Pen et se dire les socialistes tant pis pour vous vous êtes alliés avec la France insoumise je ne vous parle pas ou en tout cas ce que vous vous avancez ne m'intéresse pas oui mais je pense qu'il y a là un un sujet véritablement politique dans dans le dans le plus beau sens du terme c'est-à-dire que cette c un choix pareil de François baayrou de se tourner uniquement vers le rassemblement nationale ça ça ça concrétiserait ce que Michel Barnier a déjà esquissé c'est-à-dire si ce n'est une union des droites si ce n'est un une majorité commune en tout cas une forme de coopération de non agression et ça c'est quelque chose que un centriste comme François Baayou ne peut pas accepter parce que sinon c'est le socle de sa minorité c'est-à-dire le ce qui reste du parti présidentiel qui se rebellerait on imagine mal les troupes de Gabriel Atal accepter d'avoir une sorte de soutien même même même tacite du rassemblement national alors ce qui est intéressant c'est que Olivier fort ce matin à la radio le le premier secrétaire du Parti socialiste annoncé qu'il avait fait une dernière proposition au milieu de la nuit à François baayrou au sujet de ces fameuses retraites la réforme des Ret retraite pour une potentielle suspension on s'attendait à un accord alors il y a dans vers 14h 13h30 François baayerou a fait circuler le mot qu'il n'y aurait pas de suspension de réforme des retraites cela remet tout en cause ça veut dire que les socialistes vont censurer sont prêts à censurer c'est ça le point charnière qu'on va particulièrement attendre de ce discours de politique générale oui c'est vrai même si vous le savez vous Guillaume là non je ne le sais pas et et je vous dirais d'ailleurs que c'est un problème le fait qu'on ne le sache pas ça veut dire que François baayrou je vais être un peu brutal ne sait pas vraiment où il va c'estàd que qu'on puisse imaginer 10 minutes avant même pas 7 minutes avant la déclaration de politique générale qu'on ne puisse pas savoir si le premier ministre va ou partir à gauche toute et reporter ce qui est la réforme la plus importante qui'est faite probablement Emmanuel Macron de de depuis 7 ans ou s'il va donner satisfaction à la droite et où il va tenir bon sur cette réforme ça montre que il y a quand même une une incertitude qui est à mon avis assez dommageable ça prouve bien que notre pays ne sait pas exactement où il va voilà ce sera le point le plus attendu donc d'ici 6 minutes s'il n'y a pas de retard normalement il y a pas de retard sur les discours de politique général le point le plus attendu que va dire François baayot au sujet de la réforme des retraites on parle un peu du de la forme Guillaume j'ai l'impression que c'est pas l'exercice qui c le mieux à à François Baayou est-ce que je me trompe ah euh parce qu'on le dit discours politique générale ça peut être très long et très ennuyeux oui c'est vrai et euh François baayrou est quelqu'un qui a du mal à faire cours et euh moi je l'ai interviewé un certain nombre de fois notamment au Grand Jury quand le Figaro en était le le partenaire et c'est pas toujours simple en plus il comme il le reconnaît lui-même volontiers il a une difficulté des loocutions qui qui est la suite d'un d'un d'un bégayement qui l'a soigné mais dont il reste des traces et donc effectivement il a une une diction qui est qui est celle de son de son propre rythme donc il va falloir être être bon sur le fond pour ne pas être ennuyeux mais François Baayou euh a a une qualité c'est celle d'un universitaire qui a fait des études de lettres je crois qu'il est agrégé s sans Faur de ma part à une époque où on aimait on respectait encore la langue française à l'université donc je pense le le le le connaissant un peu et sachant qui il a autour de lui pour l'aider à a à rédigé ce discours je pense que nous allons avoir un un un beau texte après ça on verra sur le fond d' bon quel est le le piège les pièges à éviter lors d'un discours de politique générale le catalogue ça c'est toujours un peu un problème ou le le piège c'est d'essayer de parler c'est de vouloir parler à tous les à tous les segments de la population quelqu'un de désagréable dirait à toutes les clientèles électorales pour euh en même temps comme on le dit souvent bon c'est on le dit pour le président mais c'est le premier ministre de tous les Français oui français mais la politique ça consiste à faire des choix et donc très souvent les déclarations de politique générale sont trop longues et trop général même si effectivement ça doit être l'objectif c'est de par par politique générale ça ça veut dire que c'est la feuille de route du gouvernement comme je le disais à l'instant ça veut pas dire de traiter tous les problèmes du sujet parce que le tous les problème du pays pardon parce que le gouvernement ne peut pas le faire et le danger c'est de noyer entre guillemets qui qui peut être des annonces importantes dans dans un flot de parole secondaire même si bien sûr il y a les internautes qui nous font l'amitié de nous regarder mais probablement qu'une majorité de Français ne sera pas devant son poste de télévision à 15h et que donc ensuite le gros du travail entre guillemets il est fait ben par nous les journalistes qui dégrossir le voilà qui nous efforçons de l' demi de de discours exactement et qui nous efforçons de retenir ce qu'il y a de plus important dans le dans le discours de politique générale alors dans ce discours on attend on le dit on le redit un choix sur la réforme des des retraites quels sont les autres thèmes Guillaume qui devrai être abordés peut-être le budget vous l'avez dit avec cette question sans doute le budget avec cette question est-ce qu'on continue à envisager ces 60 milliards d'économies parce qu'on en a pas vraiment reparlé c'est ce que voulez faire Michel Barnier est-ce que c'est ce que veut faire François Baayou voilà ça n'est pas peut-être c'est c'est c'est sûrement même parce que c'est vraiment c'est le le point majeur d'ailleurs la la la le projet de la réforme des retrait reite n'est qu'une sous-partie du sujet budgétaire alors certes c'est le budget de sécurité sociale et pas celui de de l'État mais vous savez que quand on quand on parle de la dépense publique en France le premier poste de très très loin ce sont les retraites quand la France dépense 1000 € de dépenses publiques il y en a il y en a 250 un/4 qui va vers les retraites alors que par exemple donc ça fait 25 % alors que le l'éducation c'est 4 % la défense c'est 3 % donc c'est c'est c'est c'est le c'est l'éléphant dans le couloir entre guillemets mais il y a effectivement les autres les autres éléments et notamment l'arbitrage qui sera fait entre d'un côté les économies et de l'autre côté les hausses d'impôts et là aussi on peut imaginer que euh François Baayou veuilleent donner des gages entre guillemets à la GA 2/ers d'économie et 2/ers d'économie dans ce que proposait Michel Barnier sur ces 60 milliards he c'est ça 2/ers d'économie un/ers d'impôt et puis ça avit progressivement tendu vers 5050 mais oui parce que la vérité c'est que ce sont des fausses économies c'estàd en gros c'est c'est c'est c'est c'est si on a 20 secondes c'est comme si vous décidiez on a 20 secondes tant que Françis n'arrive pas alors alors je vous la fais courte imaginons enfin c'est pas une imagination pr exemple sur vous voilà en ce moment c'est les soldes oui donc vous dites tiens je vais aller faire les soldes samedi oui et vous dites je vais dépenser 300 € ou et puis vous réfléchissez vous dites non finalement c'est pas raisonnable je vais dépenser 200 € oui et là vous allez voir votre banquier en disant ah vous allez être fier de moi j'ai économisé 100 € mais c'est ça le truc vous comprenez c'estàd que la dépense publique ne baisse pas dans ce pay j parce qu'on dit 60 milliards d'économie pas du tout on continue à s'endetter c'estàd qu'on dépense 60 milliards de moins que ce qu'on avait prévu de faire exactementement et et ça c'est la première le premier point et le second point ce qu'on appelle les économies c'est quoi ça veut dire des suppressions de de de niche fiscale ou d'allègement de charg mais ça ce sont pas des économies ce sont des Aug tion d'impôts et de charges pour les entreprises et pour les gens qui bénéficiaient avant de cette pression fiscale et sociale qui était un peu moindre donc on espère que François Baayou va nous éclaircir un peu la situation là-dessus 14h59 je crois qu'elbron pivé n'est toujours pas entré dans l'Assemblé nationale il y a un peu de retard visiblement donc les retraites le budget c'est lié évidemment quoi d'autre il faut donner une couleur la sécurité l'immigration ça c'est l'un des sujets importants peut-être pour le gouvernement avec un ministre qui a émergé avant même l'arrivée de François baayrou c'est Bruno rotaillot il va en parler François baayrou de la sécurité je je pense qu'il ne peut pas éviter ce sujet même s'il est pas complètement à l'aise là-dessus puisque il a déjà laissé entendre que euh le souhait de de Bruno retaillot d'avoir en ce début d'année une grande loi immigration a priori ce souhait ne sera pas exaucé et que François Baayou souhaite simplement prendre quelques quelques mesures ou quelques quelques lois on va dire qui soit pas de de porté globale et si on entend les tambours de la garde républicaine a priori ça veut dire que la la présidente de l'Assemblée nationale n'est pas loin absolument il y Abran pivé qui s'avance qui va s'avancer avec ce cérémonial toujours très attendu avant un discours de Politi avant toute séance à l'Assemblée il me semble bon c'est pas toujours la même chose parce qu' y a pas toujours autant de monde oui et puis surtout il n'y a pas de ça c'est une c'est une c'est une séance solennelle si vous voulez donc vous avez des républicain qui sont sabre clair donc cette cette solenalité là cette solenité là pardon elle n'a pas lieu à chaque séance de l'Assemblée donc c'est c'est quand même l'idée de montrer que c'est un moment important dans notre vie démocratique dernier mot peut-être avant de voir cette séance qui qui débute ça va débuter dans un instant rapidement quelle est la position de de la droite l'urent voquier lui aussi mis la pression sur la question des des retraites Guillaume oui il a dit et il était en cela sur le même registre que le président du Sénat Gérard Larché que il n'était pas question pour lui de renoncer à la réforme des retraites et qu'il en faisait une affaire de de principe et une condition même de la participation de DLR au gouvernement rien que pour ça et puis parce que je pense que et je vous coupe Guillaume pardon parce que y Bron Bron PIV s'exprime c'est pas aussi intéressant que vous mais c'est un discours que tous les Français attendent celui de François Baayou merci de nous avoir suivi on se retrouve tout à l'heure alors j'informe l'assemblée que j'ai pris acte en application de l'article LO 176 du code électoral de la cessation du mandat du député le 13 janvier 2025 à minuit de Monsieur Christophe montgardien et de la reprise de l'exercice du mandat du député de Madame Maude bréjon dont les fonctions gouvernementales ont pris fin le 13 décembre 2024 l'ordre du jour appelle la déclaration du gouvernement suivi d'un débat en application de l'article 50-1 de notre Constitution la parole est à Monsieur le Premier Ministre

20:43
Non speech

[Applaudissements]

20:54
François Bayrou

madame la [Musique] Présidente d'abord le gouvernement par ma voix se joint au vœux que vous avez formulé à l'égard de la représentation nationale et de tous les fonctionnaires qui servent dans cette maison mesdames et messieurs les députés en vérité contrairement à ce que beaucoup pensent la situation de ce gouvernement présente un avantage considérable sur ces bancs même par parmi ceux qui sont violemment hostiles à ce que nous pensons ou à ce qu'il croi que nous pensons pas un ne trouve notre position enviable et 84 % des Français jugent paraît-il que le gouvernement ne passera pas l'année et il m'arrive même de me demander où les 16 % restants trouvent la source de leur optimisme et bien au risque de vous surprendre je crois que cette situation est un atout parce que quand tout vend quand tout va bien on s'endort sur ses lauriers et quand tout paraît aller mal on est contraint au courage il y a un 2è atout décisif c'est le besoin l'exigence l'injonction que le pays nous assigne retrouver la stabilité tout le pays tous les Français en ont besoin ils comprennent bien que nous ne sommes pas d'accord sur tout mais ils nous enjoignent je le crois de joindre nos forces pour forcer les issues un grand pays un pays digne de ce nom est un pays capable de regarder en ses chances et nous croyons qu'elles sont grandes et ces difficultés qui ne le sont pas moins les sujets d'inquiétude sont innombrables mais il en est un toutefois qui émerge avec une force criante c'est le surendettement de notre pays et nos compatriotes surtout les plus fragiles nos compatriotes surtout les plus fragiles savent ce endettements le surendettement quelles incertitudes et difficultés cette situation suscite depuis la guerre mesdames et messieurs les députés la France dans son histoire n'a jamais été aussi endettée qu'elle l' aujourd'hui et j'affirme qu'aucune politique de ressaisissement et de refondation ne pourra être conduite si elle ne tient pas compte de cette situation de surendettement et si elle ne se fixe pas comme objectif de la contenir et de la réduire pourquoi cette situation nous obliget-ell tous collectivement c'est parce que tous les courants dit de gouvernement en ont pris leur part il ont pris leur part quand François mitteran est élu en 1981 la France est l'un des pays les moins endettés du monde avec à peine plus de 20 % de dett sur notre production nationale à la fin du second mandat en 1995 c'est 52 %.

plus de 30 points d'endettement en 14 ans à la fin des années 90 la France pour tous les critères de santé économique est nettement au-dessus de l'Allemagne notre commerce extérieur est largement excédentaire et notre endettement inférieur à celui de de nos voisins puis en 2000 gouvernement de Lionel juspin brutalement les courbes se cassent et commence une descente que rien paraît ne pouvoir arrêter entre 2007 et 2012 gouvernement de Nicolas Sarkozi accélération de l'endettement 25 points de produit intérieur entre 2012 et 2017 il y en aura pour tout le monde je vous promets entre 2012 et 2017 certains d'entre vous et donc entre 2012 et 2017 François Hollande 10 points d'augmentation de l'endettement et depuis 2017 et depuis 2017 Emmanuel Macron 12 points [Applaudissements] je n'en fais pas je n'en fais pas un motif d'accusation et je connais les raisons François mitan en 1981 c'était l'alternance il fallait que les Français comme on disait à l'époque il trouvent leur compte Nicolas sarzi c'est la crise des subpre Emmanuel Macron coup sur coup une cascade de crise jamais vu et jamais imaginz dont je fais la liste à partir de 2018 les gilets jaune puis le covid et un pays à l'arrêt puis la guerre en Ukraine l'inflation et l'explosion du prix de l'énergie j'affirme donc que tous les partis de gouvernement sans exception ont une responsabilité dans la situation créée ces dernières décennies et j'affirme que tous les partis d'opposition demandant à cette tribune sans cesse des dépenses supplémentaire ont dansé aussi le tango fatal qui nous a conduit au bord de ce [Applaudissements] précipice cette dette est une épée de Damocles audessus de notre pays et de notre modèle social et ceci est d'autant plus grave que nous avons basculé dans un monde nouveau et dangereux nous sommes passés du monde de la force de la loi au monde de la loi de la force le 24 février 2022 au vu et ausus de la planète et avec l'indulgence d'un certain nombre des courants d'opinion une des principales puissances du monde puissance géographique et militaire la Russie de Vladimir Poutine a jeté son dévolu sur un pays souverain l'Ukraine pour l'annexer un pays de la taille de la France ce qui est un fait sans précédent sur le sol européen depuis 75 ans cette agression a été un signal celui du règne de la force brutale c'était rampant c'est aujourd'hui affiché et immédiatement et significativement l'Iran la Corée du Nord sont entrés dans le soutien à l'agression de Vladimir Poutine ce sont les autres maillons de cette chaîne de puissance décidé à ne plus se laisser arrêter par des règles que nous respetions et dont il conteste désormais la légitimité même et naturellement les dirigeants chinois ne sont pas en reste en faisant l'éloge d'un monde multipolaire à juste titre la Chine tisse en réalité le réseau de sa domination économique technologique diplomatique et militaire l'excédent commercial chinois vient de franchir ce mois-ci le cap écoutez bien des 1000 milliards de dollars d'excédent c'est une stratégie programmé depuis 10 ans et dont le but la conséquence et la visisé et purement et simplement de remplacer notre industrie dans la défense de ces règles bafoué nous avions un grand allié c'était les États-Unis or ceuxci ont choisit par d'autres voies heureusement pas la violence la même politique de puissance et de domination l'offensive monétaire la captation de not de la recherche mondiale la la poursuite de l'application extraterritoriale de leur droit la domination technologique par des entreprises de taille planétaire et le pouvoir que tout cela donne d'intervenir dans la vie démocratique d'autres États ce nouvel ordre mondial ou plutôt ce nouveau désordre mondial qui menace toutes les équilibres et toutes les règles de la dessence il y a un certain nombre de figures qu' incarne sans complexe comme celle de Monsieur Elon Musk mais le président réélu des États-Unis lui-même fait inédit articule des menaces d'annexion de territoire souverains le Grenland le canal de panaba et même le Canada il est temps de regarder ces choses en face ces grandes puissances c'est à nous de leur signifier qui nous sommes et si nous ne sommes pas capables d'exprimer notre détermination elles l'oublieront et le négligeront je suis là il y a eu un peu de mélange dans mes pages [Applaudissements] merci beaucoup dans ce nouveau monde c'est parce que je suis un néophite et donc et donc je suis bien obligé d'apprendre ce métier dans ce nouveau monde de la force brutale la France a ses atouts sa diplomatie la force et la présence de son armée l'engagement de militair auquel je veux rendre ici hommage il nous protège collectivement dans un monde brutal et c'est à ce moment l'occasion d'évoquer le sort de nos otages retenu par le Hamas ainsi que celui de tous nos otages dont nous exigeons la libération mais pour que la France fasse vivre son trésor de civilisation et continue de le partager au monde l'Europe doit devenir une communauté stratégique une puissance politique et de défense à la dimension de la puissance économique qu'elle devrait être une seule condition qui est que nous accept de nous définir et de nous affirmer ensemble la construction d'une communauté politique pour faire vivre cette communauté de civilisation c'est la question qui domine notre vie publique depuis 1945 à cette construction ont contribué chacun à leur manière le général de Gaulle jean- Monet Robert Schuman Valérie giscardestin François mitteron mitteran Jacques del Laur et Emmanuel Macron tous ont partagé cette conviction l'indépendance de la France dépend de celle de l'Europe et réciproquement la prospérité de la France dépend de celle de l'Europe capable si elle le veut de devenir le premier marché de la planète de parler technologie industrie agriculture à égalité avec les États-Unis et la Chine et c'est la raison pour laquelle nous soutenons de toutes nos forces le rapport que Mario Dragui a présenté récemment et qui signifie ou qui entraîne l'idée que nous devons nous battre tous ensemble pour un investissement à la hauteur de nos besoins mais l'Europe est travaillée elle aussi par des ferments inutiles de division si nous ne reconstruisons pas notre unité comme le président de la République le fait jour après jour à la fois à la place de la France en Europe et de la vision française de ce que doit être l'Europe alors nous deviendrions immancablement nous entrerions dans la soumission je salue le fait que toutes les sensibilités rassemblées au sein de l'équipe gouvernementale sont unies par cette conviction commune c'est dans cet esprit que j'ai constitué notre équipe gouvernementale elle reflète l'Union des grandes sensibilités du pays avec de l'expérience et de l'enracine avec de fortes personnalités et cette équipe porte un message comme aux heures où le sort même de notre nation est en question l'intérêt général oblige à dépasser les préférences partisanes pour que le pays se ressaisisse je doterai chaque ministre d'une feuille de route et chaque feuille de route sera communiquée et partagé avec les commissions compétentes du Parlement et du Conseil économique social et car je pense je tiens que la société civile organisée doit avoir pleinement sa voix à ce chapitre la confiance dans les partenaires sociaux je l'illustrerai dans une minute elle est entière elle est importante elle est centrale je crois qu'ils ont entre les mains une part décisive de notre avenir national cette équipe de ministr reflète des choix révélateurs l'éducation nationale est à c'estàdire à la première place elle est confiée à une personnalité Elisabeth borne ancienne première ministre exemple de méritocratie républicaine et de service de l'État assisté de l'ancien président du Centre national d'études spatiales et spécialiste des universités les outrem les outremes viennent ensuite cet engagement cet engagement sur les outresmers n'a jamais dans aucun gouvernement être porté aussi haut dans notre histoire j'ai considéré que ce sujet et nos compatriotes à ce moment précis de notre histoire commune avec tous les risques et tous les dangers devait être promu au rang de toute première préoccupation de la nation et je remercie manuel Vals ancien Premier ministre d'avoir accepté d'en prendre ité les questions de sécurité sont brûlantes pour nos concitoyens les questions de sécurité sont brûlantes pour nos concitoyens j'ai souhaité une coopération étroite entre les ministères de la Justice et de l'intérieur pour le confieration autorité de l'État qui est indissociablement celle de l'État de droit deux ministres d'État chacun avec son tempérament mais dont on sait la résolution commune deux ministres d'État mèneront à bien cette action la réponse au narcotrafic ou à la délinquence des mineurs sur laquelle Gabriel Attal et son groupe ont proposé un texte la présence des forces de sécurité sur le terrain à travers de nouvell brigad de gendarmerie par exemple devront confirmer à nos concitoyens que l'État de droit n'est pas l'état de faiblesse et nous ne devrons et nous devrons précisément être sans faiblesse pour lutter contre le terrorisme et tous les séparatismes de même il faudra repenser chacun d'entre nous le sait notre projet pénitentiaire à travers un plan d'urgence se fondant sur une nouvelle approche mieux adapté au diff types de détention et pour tous les pans de l'action du gouvernement chaque membre du gouvernement aura à agir dans chacun de ses pôles économiques social territorial écologique culturel agricole pour les armées l'Europe et les affaires étrangères la transformation publique et les sports avec le sens de la responsabilité que le moment que nous traversons exige nous avons à faire face à trois échéances la première c'est l'urgence il faut nous ressaisir pour adopter sans tarder les deux budgets de l'État et de la sécurité sociale cette précarité budgétaire nous la payons tous au prix fort entreprisees investisseurs famillees contribuabl emprunteurs deuxème défi mettre en place les conditions de la stabilité qui impose de se réconcilier ce dont le pays a tant besoin et que ses citoyens ne cessent de réclamer et troème défi de plus long terme notre pays doitonder son action publque ce qui exige que nous nous attaquions sans tarder à tous les problèmes devant nous et non à certains à l'exclusion des autres d'abord se ressaisir je sais bien que ça n'est pas l'habitude mais je voudrais vous conseiller qu'il est inutile de créer parce que les micros sont coupés et qu'on ne vous entend pas et donc et donc notre situation de blocage n'est pas seulement financière est aujourd'hui politique le budget de la sécurité social a été censuré le budget de la Nation entièrement repoussé en première lecture à l'Assemblée interrompu au Sénat tous les secteurs d'intervention publique entravé éducation sécurité santé solidarité agriculture commerce extérieur des milliers de recrutements par exemple dans la justice sont suspendu les mesures de soutien à la Nouvelle-Calédonie empêché la loi de programmation militaire entravée et le fond vert des collectivités bloqué les investisseurs s'inquiètent et l'épée de Damocles de la motion de censure paraît avoir installé la précarité au sommet l'é au cœur de ce blocage il y a notre incapacité à vivre le pluralisme à être en désaccord sans constamment nous menacer du pire les réquisitoires et les invective mine la confiance des citoyens il est temps de changer de logiciel démocratique et donc de méthode se confronter se confronter mais aussi se respecter et trouver des voies de passage sans abdiquer ce que l'on est et le lieu de la diversité où se résout ces différences en capacité d'action le lieu de ce pluralisme c'est le Parlement c'est ici précisément dans ces bancs que les différences s'exprimant arrivent à se dégager une volonté et une stratégie et des plans d'action pour le pays la première urgence c'est de répondre à la question des retraites qui occupent le débat public depuis longtemps on voit combien cette question continue de taroder notre pays le déséquilibre du financement du système de retraite et la dette massive qu'il a creusé ne peu être ignoré ou éludé je résume les chiffres que nous avions établis au commissariat au plan en 2021 et qui sont probablement aggravés depuis notre système de retraite verse chaque année quelques 380 milliards d'euros de pension le système par répartition que nous affichons voudrait dans son principe que chaque année les actifs assument le versement de ses pensions or les employeurs et les et les salariés privés et publics sur ces 380 milliards verse à peu près 325 milliards par an cette somme s'obtient en additionnant les cotisations salariales et patronnales du privé et du public estimé au même taux et les impôts versés par les contribuables et affectés aux retraites 380 milliards Mo 325 milliards reste 55 milliards versé par le budget des collectivités publiques et au premier chef le budget de l'État à hauteur de quelques 40 ou 45 milliards or ces 40 ou 45 milliards annuels nous n'en avons pas le premier centimes chaque année cette somme notre pays l'emprunte c'est-à-dire qu'il a choisi de mettre à la charge des générations qui viennent ou qui viendront le le Service des Retraites que nous versons à chacun de nos concitoyens sur les plus de 1000 milliards de dettes supplémentaires accumulé par notre pays ces 10 dernières années les retraites représentent 50 % de ce total jamais nous n'avons fait l'effort de partager avec les Français cette évidence que la dette contractée par notre pays concerne leurs propres enfants nos propres enfants que la charge que nous leur laissons sera trop lourde pour être supportée entendez-moi bien je ne dis pas que la dette en soi soit toujours immorale si nous construisons des infrastructures ou si nous finançons la recherche il est légitime que nous partagions la charge avec ceux qui utiliseront ces équipements ou profiteront de ces connaissances send Detter pour construire une université ou un hôpital dont les dont l'usage par les générations qui viennent durera 50 ou 80 ans c'est légitime mais la dette est injuste et elle est insupportable si elle met la charge de nos enfants nos dépenses courantes de notre vie d'aujourd'hui loin loin d'être seulement un problème financier ou social cette dette est d'abord un problème moral quand on est hiter dans une famille on peut toujours refuser l'héritage qui comporte trop de dettes mais quand on est citoyen on ne le peut pas ce problème social et moral le gouvernement n'entend pas le laisser sans réponse la réforme des retraites est vitale pour notre pays et pour notre modèle social bien des gouvernements successifs s'y sont engagés depuis Michel Rocard jusqu'aux efforts courageux du gouvernement d'Élisabeth borne JEE dansb un progrès considérable plus personne ne ni qu'il existe un lourd problème de financement de notre système de retraite et en même temps et en même temps nombre des participants à ces discussions notamment les organisations du dialogue social les organisations syndicales ont affirmé qu'il existait des voies de progrès etonvit obtenir le même résultat par une réforme plus juste je choisis donc de remettre ce sujet en chantier avec les partenaires sociaux pour un temps bref et dans des conditions transparentes selon une méthode inédite et quelque peu radicale la démarche s'appuiera sur la démarche s'appuiera sur un constat et des chiffres indiscutables je vais demander à la Cour des comptes en une mission flash de quelques semaines de nous donner l'état actuel et précis du financement du système de retraite et ce résultat le gouvernement le communiquera à tous les Français la loi de 2023 a prévu que l'âge légal de départ passerait à 63 ans fin 2026 fenêtre de tir s'ouvre donc je souhaite fixer une échéance à plus court terme celle de notre automne pour où sera discuté la prochaine loi de financement de la sécurité sociale nous pouvons j'en ai la conviction rechercher une voie de réforme nouvelle sans aucun totem et sans aucun tabout pas même l'âge de la retraite à condition qu'elle réponde à l'exigence fixée fixé que nous ne pouvons pas laisser dégrader l'équilibre financier que nous cherchons et sur lequel presque tout le monde s'accordde ce serait une faute impardonnable contre notre pays plusieurs des partenaires sociaux ont indiqué qu'ils avaient identifié des pistes pour que la réforme soit socialement plus juste et cependant équilibrée ces pistes méritent toutes d'être exploré toutes les questions doivent pouvoir être posés chacun des partenaires sociaux aura le droit de faire inscrire à l'ordre du jour de ces discussions et négociation les questions qui le préoccupent rien n'est fermé une délégation permanente sera donc créée je la réunirai dès vendredi je proposerai aux représentants de chaque organisation de travailler autour de la même table de s'installer dans les mêmes bureaux ensemble pendant 3 mois à daté du rapport de la Cour des comptes si au cours de ce conclave c'est ce qu'on dit quand on ferme les portes si au cours de ce conclave cette délégation trouve un accord d'équilibre et de meilleure justice nous l'adopterons le Parlement en sera saisi lors du projet de loi lors du prochain projet de loi de financement ou avant et si nécessaire par une loi je souhaite que cet accord soit trouvé mais si les partenaires ne s'accordaient pas c'est la réforme actuelle qui continuit à [Applaudissements] s'appliquer après les retraites après les retraite le budget l'adoption d'un budget est indispens pour les français pour l'action de la France pour son image et pour son crédit cette orientation vers un retour à l'équilibre qui sera nécessairement pluriannuelle et respectueuse de nos engagements européens passera nécessairement par des efforts de l'État lui-même nous ne changerons pas l'objectif de retour au 3 % de déficit en 2029 cette contrainte se présente dès à présent les prévisions de croissance à la suite en particulier de la crise née du vote de la motion de censure ces prévisions de croissance ont tout été revu à la baisse nous ne voulons pas ignorer ces avertissements nous ne voulons pas ignorer ces avtrissements le gouvernement a donc décidé de revoir sa prévision de croissance pour 2025 elle était de 1,1% avant la censure nous la fixons à 09 % conformément aux prévisions de la Banque de France et il sera proposé de fixer le déficit public pour 2025 à 5,4 % du produit intérieur brut des économies importantes seront proposées et pour la suite c'est un puissant mouvement de réforme de l'action publique qu'il faut conduire il faudra trouver des méthodes d'organisation de l'État qui ne requont pas d'augmentation de nos dépenses publiques il nous faut repenser tous nos budgets à partir non pas du prolongement de ce qui se faisait l'année précédente augmenté d'un pourcentage d'inflation mais de ce qu'exige le service ou l'action à conduire ces budgets redéfinis repensés je demanderai à tous les ministres de les préparer dès le printemps c'est un effort dont personne ne devra s'exclure chacun dans l'exercice de ces missions cet exercice devra interroger notre organisation est-il nécessaire que plus de 1000 agences organes ou opérateurs exercent l'action publique nous connaissons nous connaissons le rôle précieux de plusieurs d'entre elles comme France travaille mais ces 1 Agen sous organes sans contrôle démocratique constitue un labyrinthe dont un pays rigoureux et sérieux peut difficilement se satisfaire les parlementaires seront pleinement associés à cet effort d'organisation et de rationalisation c'est la fonction du Parlement qui s'exprimera à son degré le plus éminent contrôler et évaluer cet effort devra être prolongé et inventif cet effort devra être soutenu dans le temps parce que souvent la réforme prend du temps et au début coûte cher j'annonce la création d'un fond spécial entièrement dédié à la réforme de l'État financé en réalisant une partie de ces actifs en particulier immobilier qui appartiennent à la puissance publique de façon à pouvoir investir par exemple dans le déploiement de l'intelligence artificielle dans nos services publics ces sommes ne pourront pas être utilisé ces sommes ne pourront pas être utilisées pour des dépenses courantes pour abonder tel ou tel budget elles resteront donc uniquement consacrées à ces efforts de réorganisation cette manière de rendre actif un patrimoine aujourd'hui inactif nous permettra peut-être un jour d'initier le scénario de réduction de notre endettement deè grand objectif se réconcilier nous avons la certitude devant nous une grande œuvre de réconciliation réconcilier les Français entre eux réconcilier les Français avec leur état et leurs élus et réconcilier les Français avec les entreprises l'unité du pays nous ne la feront pas à coup d'incantation ell passe par l'association effective de tous de manière continue de manière continue aux affaires qui les concernent cette association porte un nom qu'on utilise souvent sans lui donner sa vraie portée c'est la démocratie pas seulement la démocratie électorale avec ses surenchères et ses éléments de langage un philosophe qui a un jour siégé sur ses bancs qui s'appelait Marc sier après la guerre a défini la démocratie comme l'organisation sociale qui porte à son plus haut la conscience et la responsabilité du citoyen et il n'y a pas de citoyen conscient et responsable si l'on ne partage pas avec eux les vérités les plus fondées et même les plus brutales la politique du gouvernement c'est la vérité partagée le gouvernement considérera les Français comme des partenaires des décisions à prendre non comme les sujets d'une monarchie qui n'aurait d'autre choix que d'obéir ou de se Rév nous ne laisserons aucun problème hors de notre champ et pour chacun d'entre eux nous partagerons les diagnostic avec les Français afin d'établir la délibération sur des bases indiscutables la démocratie c'est aussi la question de la 5e République c'est-à-dire selon moi concilier la capacité d'action de l'État avec le pluralisme cette capacité d'action de l'État passe par une coopération entre les pouvoirs le Parlement a de ce point de vue des prérogatives qui doivent être pleinement respectter et le seront je pense en particulier à son pouvoir d'initiative qu'il ne manquera pas d'exercer sur des sujets important dans notre société comme la fin de vie notre société n'est plus enfermée notre société n'est plus enfermée dans l'impasse de la bipolarisation et c'est heureux on sait à présent que sur un sujet donné il n'y a pas que deux options définies à l'avance il y a plusieurs sensibilités en contraste et qui ne s'exclut pas le but de la démocratie à mes yeux n'est pas qu'une idée triomp sur les autres c'est que ces différentes sensibilités puissent vivre ensemble pratiquement la question est celle de la reconnaissance du pluralisme il y a dans la vie politique française aujourd'hui une de courant peut-être C ou si principaux je respecte la réflexion de ceux qui estime que ce doit être source d'affrontement je connais bien Jean-Luc Mélenchon depuis longtemps mais je sais qu'il est un homme cultivé un esprit stratège mais je je n'approuve pas la stratégie qu'il a définie très précisément et très explicitement qui est de tout conflictualiser entre guillemets de faire de tout sujet un conflit parce que je me dis parce que je me dis qu'avoir nos divisions ceux qui veulent soumettre notre pays doivent se frotter les mains je me dis que depuis longtemps depuis des siècles l'idée de tolérance et de laïcité que à une source Henri a définir et qu'à l'autre source les grands républicains du 19e on définit cette idée que on n pas besoin parce qu'on croit quelque chose de vouloir obliger les autres à abandonner leurs idées cette idée que nous avons accepté depuis longtemps en matière religieuse et philosophique cette idée elle peut aussi s'imposer dans la vie politique du pays ce qu'on appelle laïcité ce qu'on appelle laïcité ça n rien à voir ça a tout à voir Monsieur ce qu'on appelle la laïcité dont la racine grecque signifie faire un seul peuple ce qu'on appelle laïcité a droit de citer aussi bien dans la vie politique qu'elle l'a dans la vie religieuse et philosophique [Applaudissements] faire un seul peuple faire un seul peuple c'est reconnaître que le pluralisme est [Musique] légitime mais ce pluralisme doit être organisé je suis un défenseur des partis politiques et des syndicats et je souhaite que les partis politiques comme les syndicats puissent être reconnu un jour comme des mouvements d'utilité publique je souhaite qu'il puisse se financer sans avoir besoin de passer par des stratégies de contournement c'est pourquoi je souhaite la création d'une banque de la démocratie pour que le financement des partis politiques et des campagne ne dépendent plus de choix de banque privée mais puissent éventuellement et en recours être le fait d'organisme public placé sous le contrôle du [Musique] Parlement je suis je suis partisan quand je vois l'état de la démocratie américaine que nous échappions à cette contrainte de voir la vie politique tenue par l'argent je pense que l'argent à sa place notamment dans le monde des affaires mais l'argent ne doit pas diriger les consciences et l'argent ne doit pas prendre le pas sur la libre volonté des citoyens et c'est pourquoi c'est pourquoi la banque de la démocratie traitera du problème des financements de ces organisations de vos organisations mais je pense aussi qu'il faut que chacun puisse trouver sa place au sein de la représentation nationale à proportion des votes qu'il a reçu c'est la seule règle qui permettre à chacun d'être lui-même authentiquement sans être prisonnier d'alliance insincère je propose que nous avanons sur la réforme du mode de scrutin législatif chacun exprimera alors sa position mais il y a une option à prendre sur ce principe et une discussion à avoir sur ces on voit bien quels sont les principaux choix mon opinion est que le mode de scrutin doit être enraciné dans les territoires et il faut que ne se crée pas plusieurs catégories de citoyens avec des droits différents cette adoption du principe proportionnel pour la représentation du peuple dans nos assemblées s'accompagnera probablement comme l'a dit le président du Sénat nous obligera à reposer en même temps la question de l'exercice simultané d'une responsabilité locale et nationale enfin la démocratie suppose un accès à une information fiable les conclusions des états généraux de l'information lancé par le Président de la République devont être traduit de même la réforme de l'audiovisuel public bien bien commun des Français devra être conduite à son terme je voudrais ensuite parler de l'État je suis le premier à mesurer la qualité de notre fonction publique et nous le voyons à chaque catastrophe la présence de l'État force le respect ce que nous avons vu plusieurs d'entre nous madame la Présidente à maotte force le respect mais notre bureaucratie est trop lourde elle est incroyablement nuisible au développement du pays une étude récente a été publiée récemment qui montre à partir des études de l'Institut BRUGEL que le poids des normes qui vient pénaliser la croissance des pays est de 08 % en Italie de 03% en Espagne de 017 % en Allemagne et chez nous en France cette étude dit que le poids de ces normes et de cette bureaucratisation est de près de 4 % 10 fois plus que chez nos voisins je considère que cette cette contrainte dont chacun connaît la lourdeur est une un frein insupportable à l'activité de notre pays et de toutes ses disciplines le gouvernement s'engagera donc dans dans un puissant mouvement Deb de déburaucratisation de déburaucratisation le projet de loi de simplification de la vie économique qui a commencé à être examiné devra être adopté rapidement mais il faut agir plus en profondeur et dans le temps selon quelle méthode je n'en connais qu'une rendre du pouvoir au terrain grâce à France expérimentation les acteurs de terrain devront redéfinir eux-mêmes en partenariat avec l'État les simplification suppression et allègement d'obligation utille c'est vrai pour les entreprises c'est vrai pour les collectivités locales et c'est vrai pour l'agriculture par ex je veux indiquer que les collectivités locales doivent avoir dans ce projet une place centrale les collectivités locale c'est elle qui porte une grande part de l'investissement de notre pays beaucoup plus que l'État 70 % de l'investissement de notre pays est porté par les collectivités locales quand l'activité fléchit c'est cet effort des collectivités qui soutient le bâtiment les travaux publics l'équipement de nos villes ce sont elles qui soutiennent l'importation d'entreprise sont au côté des associations ou maintiennent le tissis social dans ces dernières mailles cet effort d'investissement il est précieux pour le pays mon gouvernement confortera les avancées sur des sujets très attendus comme l'eau l'assainissement le statut et la protection des élus les initiatives parlementaires prises en ce sens devront aboutir sur le plan financier l'effort demandé aux collectivités sera ramené comme les débats parlementaires l'ont proposé de 5 milliards initialement à 2,2 milliards en 2025 et j'ai tout à fait confiance dans la capacité des élus à mener cet effort avoir confiance dans la responsabilité des collectivités c'est aussi pour certaines tenir compte de leur spécificité c'est le cas qui me tient à cœur pour la Corse et c'est le cas que nous allons explorer et travailler pour les collectivités d'outr mè un calendrier a été fixé conformément aux orientations du président de la République pour la Corse pour aboutir à une évolution constitutionnelle fin 2025 calendrier sera respecté soutenir l'esprit d'entreprise c'est le projet ù c'est le chantier suivant il existe chez nous un réflexe déjà ancien et nuisible il s'agit de dans les débats de cibler les entreprises et plus spécialement les entreprises françaises et en particulier celles qui réussissent le mieux à l'exportation les entreprises dit multinational sont en réalité celles qui par leur savoir-faire leur recherche leur esprit de conquête ont réussi à être sélectionné pour la compétition mondiale elles font honneur à la France et contribuent à sa richesse ma conviction est que ces entreprises nous devons leur faciliter la tâche dans toutes les conditions fixées par la démocratie sociale doiv être prémun contre d'impô et de char sans quoi nous nous retrouverions dans la même situation que décrit la FA de la fontaine de la poule aux œufs d'or qui offrait à son propriétaire tous les matins la ponte de neuf d'or alors il s'est dit qu'il devait y avoir un trésor dans la poule il a saisi la poule il lu a fait un sort et puis il l'a ouvertee d'ailleurs il n'y avait rien et la fontaine conclut qu'il s'était lui-même ôté le plus beau de son bien l'entreprise produit les richesses et l'emploi pour tout le pays grâce à ses dirigeants ses chercheurs ses cadres et ses salariés mais si elle se voit surchargé de prélèvement et de normes alors elle cesse de produire le trésor est dans l'activité la créativité et la souplesse cette uvre de [Applaudissements] réconciliation à laquelle nous sommes appelés ne sera possible que si nous offrons une perspective à notre pays nos efforts doit être tendus vers un but qui suppose la lucidité et le courage que je décrivais c'est celle d'une nouvelle promesse française c'est là une œuvre de refondation républicaine que je vous propose d'examiner à l'instant cette promesse française c'est celle qui offre à chacun les conditions de sa dignité en tant que citoyen et en tant que personne pour cela la France ne s'en remet pas à la seule loi du marché elle a toujours porté en elle l'idéal de fraternité et de solidarité la solidarité envers chacun quel que soit son milieu de naissance son accent sa couleur de peau sa condition d'origine c'est pour tous la possibilité de s'affirmer d'avoir une deuxième chance si on échoue une troisième chance si on a encore rencontré des difficultés c'est l'intuition fondatrice que le Président de la République a défendu en 2017 et je veux réaffirmer ici que cette intuition est nécessaire la promesse française c'est aussi l'attention porter à l'égalité entre les femmes et les hommes c'est un combat de civilisation que nous devons ter ici et ailleurs partout où les femmes subissent l'intolérable je pense en particulier au sort des femmes afghanes et iraniennes enfermé vivantes enfermée vivante interdite d'aller à l'école interdite d'aller à l'université interdite même de chanter et de à l'extérieur de leur maison cette égalité chez nous suppose une lutte sans merci contre les violences sexuelles ou sexistes mais aussi une lutte pour l'égalité salariale et professionnelle je voudrais m'arrêter un instant à un mouvement que nous avons tous connu et qu'à mon sens nous avons négligé c'est le mouvement des gilets jaunes sur les rond-points il y a 6 ans sur les rondps il y a 6 ans ils ont dénoncé l'état qu'ils ressentaiit de notre société et cet état c'était la division du pays entre ceux qui comptent et ceux qui ne compte pas ceux qui passent à la télévision et ceux qui sont devant l'écran ceux qui sont des milieux de pouvoir des arrondissements par exemple centux de Paris et les autres qui ont la certitude d'être oublié et d'être négligé je suis assuré je suis certain que la promesse française suppose que nous puissions abattre le mur qui existe entre les uns et les autres et c'est la raison pour laquelle nous devrons reprendre l'étude des cahiers de doléance qui ont été présentés par les gilets jaunes de manière que s'exprime dans notre société de manière que s'exprime j'imaginais que vous pouviez adhérer à cette idée de manière que s'exprime dans notre société les attentesvent les plus plus inexprimé qui sont celles des milieux sociaux exclus du pouvoir chercher une forme d'harmonie c'est accepter aussi d'évoquer les craintes et les réalité que suscite dans notre pays l'immigration et cela ne date pas d'hier la misère les conflits les bouleversements climatiques se conjuguant l'immigration est devenue une question brûlante sur toute la planète elle l' pour ceux qui supportent les vagues migratoires et ceux qui craignent d'être menacés par de prochaines vagues et les réseaux sociaux attisent cette crainte tous les jours la conviction profonde c'est que cette immigration qui aujourd'hui sous toutes les latitudes de la planète est d'abord une question de proportion l'installation d'une famille étrangère dans un village pyrénéen ou sevennol c'est un mouvement de générosité qui est suscité et qui se déploie des enfants fêtés et entourés à l'école des parents qui reçoivent tous les signes de l'entraide mais que 30 familles s'installent et le village se sent menacé et des vagues de se déploie la situation est exactement celle que nous connaissons à maotte la question la situation est exactement celle que nous connaissons à maotte à maotte la présence des illégaux en nombre dans des bidonville au nombre de 8000 sur 300000 c'est exactement comme s'il y avait à Paris in tramuros 500000 illégau en bidonville nos compatriotes de maotte ne le supportent pas et NZ que cette immigration illégale soit un facteur de déstabilisation sur la société maoraise c'est ce voiler les yeux et en réalité se mentir et leur [Applaudissements] mentir bien sûr la différence de niveau de vie entre les Comor entre Mayot et la métropole est considérable le niveau de vie au commor est 10 fois inférieur en richesse par habitant qu'il est à maotte et maotte c'est même 4 ou 5 fois inférieur au niveau de vie que nous avons en métropole mais ceci excusez-moi de le dire département et nous n'avons pas le droit de laisser dans un département se développer un désordre aussi profond que celui qui déchire la société [Applaudissements] maahoraise voilà pourquoi il est de la responsabilité du gouvernement de maintenir et faire respecter l'ordre à maotte comme en métropole bien sûr nous savons bien que dans notre humanité c'est la misère qui pousse à fuir son pays nous le savons bien les Basques les béarnis les Bretons qui avant au 19e siècle fourn tant de contingents d'émigrés mais la volonté de protéger et d'appliquer nos lois doit être sans faille et respectueuse de ce que les vagues de la vie ont conduit jusqu'à nous respecter ces personnes c'est les intégrer dans un ordre où tous peuvent se reconnaître il est donc de notre devoir de conduire une politique de contrôle de régulation et de retour dans leur pays de ceux dont la présence met en péril par leur nombre la cohésion de la nation mais comment faire alors que 93 % des des obligations de quitter le territoire français ne sont pas exécutés ne laissons pas passer ces chiffres sans nous arrêter une seconde sur les obligations de quitter le territoire français 140000 prononcé tous les ans sur ces obligations on en exécute 7 % ce qui veut dire que 93 % ne sont pas exécutés et et leur exécution ne dépend pas principalement de la volonté du gouvernement elle dépend principalement du refus des pays d'origine d'accueillir leurs ressortissants lorsqu'ils sont obligés de quitter notre territoire si nous ne résolvons pas cette question toutes nos déclarations d'intention seront veaines cette politique que doivent mener fermement le ministère de l'Intérieur et le ministère de la Justice suppose aussi l'action de tous les autres ministériels ministères c'est pourquoi je réactiverai le comité interministériel de contrôle de l'immigration et je sais que les parlementaires ne manqueront pas de prendre des initiative également il nous appartiendra de les articuler avec transcription du par européen migration asile il nous appartiendra de mieux user de notre aide au développement en retrouvant dès 2026 une trajectoire dynamique notre cap c'est l'intégration notre cap c'est l'incorporation à la nation de ceux qui sont amenés à la rejoindre par le travail qui crée des liens et donne la reconnaissance par la langue qui est une patrie apprentissage et l'acceptation des façons de vivre et des valeurs qui nous guident en particulier par le respect de la liberté des femmes et le respect de ceux qui croient différemment de vous ou qui ne croi pas en revanche contre tous ceux qui prônent l'inverse nous serons sans faiblesse la République n'existe que si elle se fait respecter [Applaudissements] les grandes politiques je ne me lancerai pas dans le catalogue de mesures qui est si souvent le le lieu des des déclarations de politique générale mais ces grandes politiques doivent être inspiré par l'idée du long terme par l'esprit du plan que je veux voir présent dans tous les minère il ne peut y avoir ni partage des grands choix avec les citoyens ni des bas sérieux au Parlement sans vision de long terme c'est particulièrement évident pour deux grandes questions qui engage qui engage nos orientations sur plusieurs décennies la première question c'est la transition écologique l'écologie au contraire de ce que certains pensent ça n'est pas le problème c'est solution en tout cas la solution que nous privilégions l'effort à mener sur ce sujet crucial cette adaptation au changement climatique la France l'a commencé mieux et davantage qu'aucun autre pays au monde cette ardente obligation elle doit être poursuivie et amplifiée planifier la transition en finalisant notre stratégie bac carbone préserver notre bi produire de façon décarbonée grâce à des technologies nouvelles et je pense en particulier à notre politique énergétique cette politique a un but l'énergie décarboné accessible à tous pour y parvenir la production d'électricité d'origine nucléaire est un axe essentiel et la géothermie sous nos pieds réservoir inépuisable de calories gratuites et d'ailleurs aussi de frigoris sous nos pieds les ai la question de l'eau nous devons la saisir à bras le corp au travers d'une grande conférence nationale décliné dans les régions la transition écologique c'est aussi favoriser les les mobilités les mieux adapté de l'hydrogène au plan vélo qui doit être poursuivi avec les moyens qui lui sont nécessaires dans la refondation de notre projet l'éducationtion l'ignement supérieur et la recherche sont un sujet essentiel une des fiertés de ma vie et d'avoir été un enseignant de l'éducation nationale et d'avoir des enfants enseignant de l'éducation nationale une des fierté de ce gouvernement et d'avoir placé en premier le ministère de l'Éducation nationale de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et de confié à une femme au parcours exemplaire qui est en ce moment au Sénat en train de lire la même déclaration de politique générale mais comment accepter comment accepter que l'école française qui était la première au monde se voit classer au rang qui est le sien aujourd'hui en mathématique comme en lecture les enseignants de notre université des étudiants de première année après 13 14 ou 15 années d'école qui ne parviennent pas à écrire un texte simple compréhensible avec une orthographe acceptable ceci c'est pour moi le plus grand de nos échecs c'est le plus grand de nos échecs et c'est un échec dans son victime les plus faibles parce que ceux qui viennent des milieux N code qui ne connaissent personne comme on dit qui n'ont accès ni à l'influence ni au pouvoir se voit écartter sans recours dès l'instant qu'on ne leur donne pas les armes pour affronter la traversée de ces formation supérieure et j'ajoute que tout cela l'obligation d'orientation précoce les perturbe et les met en danger les enfants ne sont pas comme poireau il pouss pas tous à la même vitesse et vouloir vouloir sélectionner précocement sANSU vouloir sélectionner précocement sans qumu s'il vous plaît l'esprit et les attentes je pense que c'est une erreur en tout cas une faiblesse et je pense que dans notre système scolaire et universitaire il faut que puisse être accepté et même favorisé les réorientations les changements de formation vous avez raison parcours sup est une question et donc c'est précisément ce que je suis en train de dire et donc nous avons besoin d'ouvrir les portes sans doute en inventant la période l'année d'articulation entre l'enseignement secondaire et l'enseignement supérieur ce qu'on appelait autrefois propédotique c'est-à-dire la préparation à un enseignement dont on ne maîtrise pas jusque-là les bases et les capacités doit être devrait être une préoccupation pour l'organisation de notre système éducatif parce que parce que ces enfants et ces jeunes si on les écarte dès la classe de seconde naturellement on rend à la nation le plus mauvais des services combien sur ces bancs était lorsque ils avaient 13 14 ou 15 ans plutôt en rupture d'école qu'en succès à l'école combien on trou dans la vie des chemins jusque là inimaginables pour eux je n'aime ce que je trouve regrettable dans notre système éducatif c'est que très tôt les choses se jouent trop tôt pour ceux qui n'appartiennent pas au milieu les plus favorisésî ma conviction et que les ma conviction est que les gisements de progrès sont du côté des enseignants tous ici nous avons devant les yeux le visage et la voix d'enseignants qui nous ont révélé à nous-même qui parce que leur regard s'est posé sur l'enfant que nous étions ont changé sa vie ces enseignants magnifique existe ils sont nombreux mais notre organisation de l'éducation nationale parvient pas à les repérer ou les repère si peu et les trésors de pédagogie qu'ils ont élaboré sont perdus je veux rappeler ici je le disais à l'instant l'intuition fondatrice que le Président de la République a présenté au pays en 2017 combattre l'assignation à résidence l'assignation de la naissance du quartier de la religion de la consonance du nom ces difficultés né de famille éclaté de l'adolescence solitaire offrir à tout cela tout au long de la vie de nouvelles chances parmi les combats amener la promotion de la lecture contre le monopole des écrans je sais qu'un chemin est possible en formant mieux nos professeurs afin de mieux les préparer je sais les difficultés parce que les écrans ont pris désormais le pas sur tout autre mécanisme de transmission des connaissances mais cet enjeu est un enjeu national et je proposeraiis que nous le reprenions en faisant appel à toutes les compétences qui ont pu se créer pour transmettre la lecture par exemple par exemple à l'intelligence artificielle et aussi en poursuivant la grande réforme de l'enseignement professionnel qui a été engagé par les gouvernements précédents la culture dans la promesse française joue un rôle essentiel la défense et l'affirmation d'une politique culturelle est une politique sociale l'émerveillement partager devant la beauté d'un monument d'une ville que l'on restaure d'une pièce de théâtre d'un concert que l'on partage tout cela élève rend fier et rassemble c'est pourquoi la défense du beau madame la ministre de la Culture est un devoir d'état cela passe par une politique de patrimoine ambitieuse ce patrimoine qui est l'une de nos principales fiertés et cela passe aussi par un soutien à la création je veux parler dans cette promesse française des outrm nous avons présenté le plan Mayotte debout lors de notre venue sur lillele c'est un plan ambitieux non seulement pour traiter de l'urgence mais aussi pour refonder maot j'ai parlé de la crise migratoire que connaissait ce département le débat doit être ouvert sur ce sujet notamment sur les conditions nouvelles d'exercice du droit du sol que vous avez évoqué madame la présidente dans vos vœux mais je pense aussi à la Nouvelle-Calédonie qui doit construire son avenir les événements de Mai 2024 ont plongé ce territoire dans un profond marasme je souhaite que le processus politique reprennent avec des négociations qui devront aboutir à la fin de ce trimestre j'inviterai en janvier les forces politiqu à venir à Paris pour ouvrir ses négociations en demandant au ministres des outr-mes de suivre particulièrement ce dossier je crois que là encore femmes et hommes de bonne volonté peuvent trouver des voix novatrices pour le bien de tous les Calédoniens mais je pense à tous nos outres mèes eux qui sont cette fenêtre ouverte sur le monde que nous ventons souvent et nous enrichissent par leur identité propre chacun de ces territoires a sa situation ses chances et ses difficultés nous définirons pour chacun un plan de développement et de financement dans le cadre d'un nouveau com comité interministériel des outresmè que le ministre d'État préparera avec les élus de ces territoirees un autre chapitre c'est la méthode que nous suivrons pour retrouver la production l'innovation et l'industrie on voudrait nous condamner sur ces sujets au déclassement alors que par ailleurs la silicone vallley déroule ses tapis rouges à nos ingénieurs du numérique et de l'intelligence artificielle nous sommes nous français des géants de la recherche informatique algorithmique et automatique ne nous laissons pas devenir des nains de la nouvelle économie qui sera précisément fondée sur le numérique et il en est de même pour l'espace ou les énergies décarbonées le gouvernement est attaché à la trajectoire d'investissement dans la science défin par la loi de programmation de la recherche re cherche dans les universités les laboratoires mais aussi ailleurs dans la recherche de l'entreprise l'intelligence artificielle dont je ne sais si elle est intelligente ou et si elle est artificielle mais dont je sais qu'elle est un changement d'être pour notre humanité cette stratégie nationale doit entrer dans sa troème phase ambitieuse pour la diffusion de l'intelligence artificielle dans l'industrie dans l'action publique la formation et la recherche appuyé sur un programme d'investissement dans les infrastructures et le sommet de l'intelligence artificiel qui se tiendra à Paris en février traduira cette ambition dans ces domaines il nous faut définir des politiques de filière produit par produit en partant des faiblesses et des manques de notre balance commerciale chaque filière unira grandes entreprises S an état et région autour d'un enjeu de production les géants mondiaux qui sont sur notre sol et qui ont nos racines chez nous d'assoystème safran total Airbus saint-gobin Danon ont un potentiel de partage des capacités des mise au point et de soutien des entreprises nouvelles notamment sur les produits et les secteurs d'ù nous sommes absents retrouver la production c'est aussi tourner nos regards vers l'agriculture je veux avoir un mot particulier pour les filières agricoles quand nous évoquons leur crise nous voyons ce qui saute aux yeux la crise des revenus le sentiment qu'on nos agriculteurs de n'être pas respectés à l'origine de cette situation il y a une crise morale les agriculteurs les paysans le monde dont je viens avaient jusque il y a peu la certitude d'être les meilleurs connaisseurs et les meilleurs défenseurs de la nature aujour aujourd'i on les accuse de nuire à la nature et c'est une blessure profonde quand les inspecteurs de la biodiversité viennent inspecter les fausé ou les points d'eau avec une arme à la ceinture dans une ferme déjà mise à cran par la crise c'est une humiliation et c'est donc une [Applaudissements] faute pour notre agriculture le principal enjeu aujourd'hui Estel de à l'intérieur même de l'Europe on impose à nos agriculteurs des normes et des obligations qui ne sont pas imposé à nos voisins européens et je ne parle même pas de ceux qui sont très au-delà de nos frontière en particulier en Amérique du Sud et la question est évidemment celui de l'accord avec le Mercosur je veux dire que de très grandes injustices risqu ai être commise dans la gestion des ressources en eau je ne suis pas d'accord pour qu'on assimile la gestion de l'eau de surface au pompage des nappes profondes comme si c'était la même chose nos agriculteurs vivent cela comme une injustice sur le sujet de l'eau j'ai dit que je souhaitais que des conférences soient organisées au plan national et régional pour définir une stratégie de long terme toutes ces questions seront traitées dans la loi d'orientation AG je m'engage à ceci c'est que pour les entreprises agricoles comme pour les entreprises et les famille nous remettions en question les pyramides de normes en donnant l'initiative aux usagers ce que l' contrôle doiv avoir leur mots à dire sur les contrôles et s'il faut des remises en cause nous les conduirons avec eux dans un temps bref l'obligation de revaloriser le travail c'est une obligation qu'on évoque sur tous les bancs je souhaite que la concertation sur le travail et les salaire sur la qualité de la vie au travail sur sa rémunération et sur son sens que ces questions soi abordé comme celle de la santé au travail de la prévention de la prise en charge des arrêts de travail ainsi que la situation des travailleurs pauvres et l'égalité salariale femm il nous faudra que ces efforts en matière de revalisation salariale soi conduit et poursuivi notamment avec la mise en place de dispositifs d'épargne salarial d'intéressement et de participation dans tous les secteur enfin la question d'un territoire français plus équilibré en 1947 paraissait un livre qui a fait beaucoup de bruit à l'époque qui s'appelait Paris et le désert français je crois qu'aujourd'hui il y a Paris les grandes métropoles et le désert français avec un groupe avec un goufre à chaque étape le reste du tissu national éloigné géographiquement disparaît médiatiquement et politiquement l'aménagement du territoire est l'une des grandes questions devant nous elle touche aux conditions de vie de nos concitoyens au services public au transport et au logement nous avons construit un grand ministère autour de François repsamen ce ministère incarne l'objectif qui est le nôtre que chaque personne ait sa chance que chaque territoire a sa reconnaissance et sa chance aujourd'hui ce n'est pas le cas tant d'esprit de volonté d'initiative de capacité provincial et des quartiers périphériques ont le sentiment ou plutôt la certitude d'être écarté et oublié je veux m'arrêter sur le sujet du logement si l'on ne peut pas se loger on ne peut pas se faire reconnaître nous avons besoin d'une politique du logement repensée et de grande ampleur je salue les efforts menés par les précédents gouvernements pour lever les contraintes en matière de construction de logement nous pouvons aller plus loin encore en réduisant les délais en allégeant les demandes d'autorisation en favorisant la densification en facilitant les changements d'usage cela suppose de relancer l'investissement locatif et l'accession à la propriété de soutenir les élus bâtisseurs par un système d'encouragement à l'investissement y compris à l'investissement privé quant au transport qui est la condition même de l'égalité des droits sur le territoire nous avons devant nous tous les défis en matière de financement des infrastructures et des équipements nouveaux le financement durable sera organisé avec les collectivités local et les professionnels pour se préparer à relever ses défis la santé est une des toutes premièr préoccupation d'urgence et quotidienne au cœur du modèle social français nous avons tous été confrontés pour nous pour un proche à l'impossibilité de trouver un médecin généraliste un spécialiste un dentiste pour se faire soigner et l'hôpital connaît aussi une crise en particulier financière qui est plus que préoccupante l'absence d'une vision pluriannuelle des ressources consacrées à notre système de santé le prive dé facto de de sa capacité à se doter de projets à moyen et long terme et complique ainsi sa capacité à anticiper les besoins des santés futures des Français il faut passer d'une logique budgétaire annuelle madame la ministre à une logique de financement pluriannuel il faut aussi travailler sur l'enjeu retravailler sur l'enjeu clé de la démographie médicale en impliquant notamment les élus territoriaux et en menant de front la question jusqu'ici irrésolue de la formation des soignants je veux confirmer que la santé mentale devra être la Grande Cause Nationale de 2025 comme l'avait décidé mon prédécesseur Michel Barnier que j'ai soutenu et à qui j'adresse mon amitié dans ce cadre pour faire face à l'enjeu de la soutenabilité de l'hôpital le gouvernement proposera une hausse notable de long d'ame ce qui permettra d'améliorer les conditions de travail des soignants et de protéger les plus fragiles à cette fin la mesure de déremboursement de certains médicaments et de consultation ne sera pas reprise le sport le sport et comme la culture un puissant facteur de cohésion des Panau et de fierté nous avons vécu une année olympique historique avec devant nous le projet Alpe 2030 et nous savons que c'est à l'école que se joue l'avenir du sport dans le cadre des parcours de soins par ailleurs pour les maladies chroniques nous devons par exemple proposer une nouvelle offre dans les maisons sport santé 100000 bilan d'activité physique pour les personnes atteintes de T maladie c'est évidemment le cas autour de la politique du handicap dont nous allons fêter le 20e anniversaire avec la loi de 2005 c'est l'objet de l'école pour tous qui est en crise et qu'il faut améliorer alors que cette politique de l'école inclusive a atteint une masse critique et par ailleurs le comité interministériel du handicap sera organisé dans les meilleurs délais et je tiens à confirmer à l'Assemblée nationale le remboursement intégral des fauteuils roulants dès 2020 [Applaudissements] dans le cadre de la grande politique démographique qui est qui s'impose à nous il il nous faut avancer sur la question du grand âge l'objectif de permettre aux personnes de bien vieillir et d'avoir le choix de leur domicile quand ils vieillissent suppose l'ouverture d'un dialogue avec le Parlement et les départements je réaffirme aussi la priorité qui est pour moi attachée à la protection de l'enfance avec la création du Haut Commissariat à l'enfance qui s'inscrira dans la continuité de cette politique j'ajoute que parmi les personnes qui souffrent de précarité il y a les étudiants en situation de précarité en particulier lorsqu'ils ont l'obligation de se loger dans des grandes villes où les loyers dépassent les moyens de leur famille c'est pourquoi la carte universitaire et le réseau des universités sont non seulement une question académique mais une question une grande question sociale nous lancerons parallèlement la construction de 15000 logements par an pendant 3 ans en mobilisant le foncier disponible de l'État voilà le projet qui s'appelle que nous appelons la promesse française nous n'avons pas le droit au nom de nos passions politiques d'hypothéquer la vie de nos concitoyens c'est des actes qu'ils attendent et c'est sur nos actes qu'ils jugeront de nos paroles de nos promesses et de nos indignation c'est sur nos actes qu'ils nous jugeront tout simplement le but de cette déclaration de politique générale et de permettre à ses concitoyens de passer de la plus extrême inquiétude à la même si nous ne sommes pas certain de les résoudre tous nous traiterons tous les problèmes qui se posent avec toutes nos forces et tous nos moyens nous n'allons pas d'un seul coup passer de l'ombre à la lumière nous n'allons pas vivre le grand soir mais si nous parvenons à nous faire entendre de vous élu de la Nation alors nous pourrons passer du découragement à un espoir ténu mais raisonnable c'est ce projet que j'ai voulu présenter devant vous je connais tous les risques si nous nous trompons nous nous corrigerons mais le risque c'est la vie pierre mendz France et la référence n'est pas ici par hasard a dit il n'y a pas de politique sans risque il n'y a que des politiques sans chance c'est ces chances que nous voulons saisir avec foi dans le peuple français avec foi dans ses représentants je sais les ressources d'intelligence de bravoure et de droit de notre nation lorsqu'elle choisit de surmonter l'épreuve j'ai la certitude que notre peuple notre pays avec son histoire en la capacité de se ressaisir je n'en veux que deux preuves vérifiables nous sommes aujourd'hui le plus jeune des pays européens en dépit du fléchissement de notre démographie que nous aurons besoin de mesurer et de corriger et puis si l'on regarde la croissance sur les 40 dernières années sans excep sur les 40 dernières années la France a été devant l'Allemagne en particulier au cours de ces 7 dernières années nous sommes un peuple de ressources à la condition qu'il trouve l'unité qui si souvent lui manque il l'a fait bien des fois j'allais dire chaque fois au cours de son histoire et c'est à nous aujourd'hui que cette mission cette charge et cette chance revienne je vous remercie merci beaucoup monsieur le Premier ministre [Applaudissements] merci premier discours à l'Assemblée nationale pour François Baayou il s'était déjà exprimé lors des questions au gouvernement mais il vient donc d'effectuer sa déclaration de politique générale Jud ventro bonjour bonjour Tib merci d'être ici vous êtes grand reporter au Figaro Magazine les oppositions vont s'exprimer pas que d'ailleurs les tous les groupes de l'Assemblée nationale vont s'exprimer on écoutera certains d'entre eux euh mais d'abord on va revenir sur ce qu'a dit François Baayou alors une grande annonce sur les retraites ce sera notre premier sujet il a parlé du du budget qui sera le premier objectif de de son gouvernement un grand thème la réconciliation alors ça c'était le petit mot la petite les petites phrases pour séduire les les députés de l'Assemblée nationale il a parlé de l'immigration alors il en a parlé un peu plus longuement que d'autres sujet mais il y a pas vraiment de mesures conèite tiens une surprise avec le grand retour des gilets jaunes dans le dans le débat public et puis ensuite il a eu un catalogue des autres sujets problématiques il y en a beaucoup en France sans annonce il a été par exemple très lyrique sur la question de l'éducation nationale mais pas d'annonce concrète et puis sur la forme il a commencé par de l'autodérision François baayrou pas sûr qu'on passe l'année nous a-t-il dit et puis il a continué en tirant à vue sur tous les présidents sur la question du du budget de la dépense publique tout le monde en a pris pour son grade même Emmanuel Macron et puis il a perdu le fil à un moment après un dégagement sur l'international qui pourtant pas l'un des des sujets sur lequels on l'attend pas l'une de ses prérogatives on sait que le Président de la République s'est emparé lui de de ses sujets internationaux Judit on commence par la question des retraites il y a donc une annonce on ne suspend pas la réforme des retraites pour l'instant mais on en rediscute oui on s'interrogeait sur le vocabulaire qu'il allait être employé et qui vous le savez a fait l'objet d'intense négociation notamment avec le Parti socialiste puisque en fait les les les principales opération mise en branle à Matignon ces derniers temps visait à obtenir une non censure du Parti socialiste à l'issue de ce discours de politique générale donc sur le retraite ni suspension ni abrocation mais remise en chantier c'est la formule qu'a employé François Baayou remise en chantier par les syndicats oui euh qu'il va réunir en délégation me semble-t-il j'hésite un peu sur le vocabulaire parce qu'il a annoncé la création de beaucoup de bidules tout tout en disant comité interministériel tout en s'interrogeant sur la l'utilité des 1000 agence organisme et opérateur de l'État il en va rajouté quelques-uns sur la pile donc ces partenaires sociaux auront 3 mois euh à partir d'une date proche mais qu'on n pas encore avec précision pour faire de nouvelles propositions dans le sens a dit François Baayou d'un meilleur équilibre et d'une plus grande justice c'est-à-dire sans creuser davantage le le déficit causé par les les retraites déficit dont il faut remarquer pour pour le saluer que François Baayou parle de la réalité du déficit et oui il a commencé par ça en donnant des chiffres si on en est là c'est parce que les chiffres sont ceuxl ch exactement on veut faire en donnant des chiffres qui ne sont pas ceux du corps le comité d'orientation des retraites qui se dépêche d'oublier à chaque fois la contribution directe de l'État c'est-à-dire du contribuable au régime déficitaire des des des salariés du service public alors lui Baou le fait hein c'est 55 milliards donc c'est tout à son honneur et il dit que au bout de 3 mois si les partenaires sociaux au bout 3 mois de conclave oui c'est intéressant si les partenaires sociaux n'ont pas abouti à cette réforme plus équilibrée et plus juste et bien c'est la réforme votée en tout cas adopté par 493 qui s'appliquera alors on va avoir des précisions j'imagine pour bien comprendre moi ce que j'ai compris c'est qu'il allait s'appuyer euh sur des chiffres très précis donnés par eu alors c'est par qui par la Cour des comptes oui rend rapport je vous parlais du corps oui et la Cour des comptes rendra un rapport et après ce rapport pour donner les chiffres très précis il y aura donc ce conclave il a expliqué délégation permanente avec des représentants des syndicats de tous les syndicats assis à la même table dans un même bureau un même bâtiment et ensuite ils pourront discuter pour proposer ils auront 3 mois 3 mois pour proposer un un texte j'imagine Judit qui sera lui qui arrivera devant le Parlement et à ce moment-là les députés trancheront qui s'il est jugé plus équilibréou exactement bien sûr en dans des conditions très précises baayrou c'est-à-dire s'il n'aggrave pas le déficit sera soumis au Parlement pour remplacer la réforme actuelle des retrait objectif numéro 1 l'équilibre financier et ensuite pas de totem dit-il l'âge légal n'est pas un totem mais si vous nous donnez des solutions qui compense économiquement au thème aucun tabou voilà ça c'était le côté frudien du discours il av parlé d'une mission flash et donc pour ensuite proposer ce texte à la fin de l'année à l'autne voilà c'est bon et surprenant on remet sur la table cette question des écoutz vous avez bien vu ce qui s ce qui s'est passé dans dans sa dans son dans sa volonté de de convaincre les socialistes de ne pas voter la censure François baerou a fini par alarmer la droite et les dirigeants de droite ont multiplié les avertissements ces tout derniers jours que ce soit Gérard Larché le président du Sénat qui a ditogration ni suspension dans une interview au Parisien dimanche que ce soit Laurent voquier qui est également remonté au créau de même que François Xavier Bellani bref toute la droite a dit si vous vous comptez draguer les socialistes en en le sacrifiant la réforme des retraites nous on s'en va c'est non ouis question Judit est-ors juste au passage sur les socialistes est-ce que ça va les convaincre euh je sur les retraites il dit ni oui ni non c'est c'est une réponse de centriste euh euh voilà euh il est pas Bernet disons c'est sa réponse de Centris Bernet j'ai noté au fil du discours deux réponses précises à des demandes précises des socialistes la hausse de longam c'est-à-dire l'enveloppe des dépenses de santé les socialiste avait dit pas question euh de la baisser ni même de la maintenir il faut qu'elle augmente parce que les les besoins de financement de santé augmentent et il ne veut pas dérembourser davantage certains médicaments ça aussi le PS le lui avait demandé voilà deux concessions précises qu'il a faites d'accord est-ce que le PS va voter la première motion de censure de de qui devrait être déposé là juste après et voter jeudi euh je pense qu'ils sont bien embêtés ils sont bien embêtés parce que sur les retraites on leur a dit ni oui ni non euh tout est ouvert rien n'est exclu mais rien n'est promis deuxème sujet peut-être le premier d'ailleurs pour le gouvernement dans l'ordre du calendrier le budget alors là je vous avoue que j'ai eu beaucoup de mal à comprendre à quelle saource nous tous collectivement Allion être mangé je vous coupe un instant on y revient pardon on écoute au moins le début des du discours d'éic siotti et puis on revient sur cette question du budget Monsieur le Premier Ministre messieurs les ministres d'État mesdames et messieurs les ministres mes chers collègues monsieur le Premier ministre nous nous connaissons depuis longtemps des moments politiques nous ont relié comme votre soutien à Édouard Baladur votre combat contre l'erreur historique de la création de l'UMP mais peut-être plus encore vos alertes sur la dette votre attachement à l'histoire de France et au territoire de notre nation mais d'autres moments hélas beaucoup plus nombreux nous sépare notamment notamment votre soutien déterminant dans la victoire de François Hollande en 2012 et surtout dans celle d'Emmanuel Macron en 2017 à chaque fois contre la droite et surtout à chaque fois contre la France par la même vous portez une responsabilité écrasante et lourde dans le bilan de leur échec et dans le déclin accéléré de notre nation après 13 ans de hollandisme et de son fils spirituel macroniste le bilan est un effet terrifiant la dette publique atteint 3300 milliards d'euros 118 % du PIB les taux d'intérêt s'envolent la signature de la France se dégrade de façon affolante les déficits dépassent allèigrement les 6 % l'économie française entre en récession les faillites et les plans sociaux explosent et le chômage repart la France emprunte plus cher que la Grèce et elle aura emprunté cette année 340 milliards d'euros elle emprunte plus cher que l'Espagne le Portugal l'Allemagne naturellement presque un point d'écart vous l'avez dit également mais les Français le mesure au quotidien l'ensauuvagement engraine notre société l'insécurité est devenue le quotidien de millions de Français chaque jour on compte trois homicides 1000 agressions violent 600 cambriolages 330 vols avec armes une France Orange Mécanique nourrie par le flux grandissant d'une immigration de masse de plus en plus incontrôlé 3 million et demi d'étrangers sont entrés légalement sur notre territoire depuis l'élection d'Emmanuel Macron 1 million de clandestins sont présents en France l'équivalent de la population de la ville de Marseille pendant ce temps mes chers collègues l'Algérie selon les mots mêmees du ministre de l'intérieur nous humilie en emprisonnant boisem sans sal auquel nous devons penser aujourd'hui et en refusant et en refusant de reprendre ses ressortissants délinquants comme cet influenceur qu'ils nous ont renvoyé notre globalement s'éteint en Afrique et se discrédite en Europe c'est dans ce contexte d'létaire monsieur le Premier ministre que vous prononcez votre déclaration de politique générale oui la tâche devant vous est difficile l'vreste que vous évoquez est bien réelle mais cetest doit être attaqué par son versant droit car son versant gauche et jonché des cadavres du socialisme dans cette ascension dans cette ascension deux écueils vous guettent un penchant naturel peut-être à l'immobilisme en écoutant votre discours je n'ai pu m'empêcher de penser à deux grandes figures du centrisme ou du radicalisme Edgar for d'abord qui avec ses formules toujours aiguisé souligner que l'immobilisme est en marche et que rien ne pourra l'arrêter Henri également qui souligner qu'il n'est pas de problème que l'absence de solution ne finisse par devenir une réponse un immobilisme en marche oui qui nous menace entendu beaucoup de constats mais peu de réponses et peu de solutions vous avez même évoqué le nombre et vous avez raison totalement insupportable des des agences des comités des hutules comme l' cité le général de Gaul mais peut-être une des seules dispositions concrète de votre discours a été d'annoncer trois comités supplémentaires qui vont s'ajustter à la longue liste de ces pesanteurs le deuxè écueil qui vous gute voilà ericti quiche pas ses mots contre François Baayou c'est pas très étonnant non il a visiblement remarqué comme nous que vous avz commencé par ça tout regrettant le nombre d'usine à gaz et de comité deodules il en avait rajouté tiens puisque é en a parler parlons un instant de de l'immigration alors il a fait comme l'a dit aussip oup de constat il a rappelé des chiffres il a parlé de crainte et inquiétude il a parlé de maotte beaucoup en disant que ça n'était pas acceptable qu'il ne pouvait pas y avoir autant d'immigration notamment à Mayot mais pas de réponse clairire et nette mais non sur Mayot il y avait une question très simple qui était posée par des oppositions je pense à la droite je pense au rassemblement national ça c'était est-ce qu'on peut enfin rétablir le droit du sol à Mayotte je dis enfin parce que c'est une mesure qui avait été évoquée pour la première fois par françois Barouin ministre de l'outreem en 2005 c'est-à-dire il y a 20 ans donc on en est toujours là et on en sera toujours là puisqu'il n'a absolument pas évoqué la question plus largement sur l'immigration tout en décrivant en terme juste la réalité de notre impuissance 97 % des obligation de qu 3 % 7 % d'exécution 93 % 93 % pardon des obligation de quitter le territoire français non exécuté il a remis la faute sur d'autres pays qui voilà en disant pas pas de laisser passer consulaire mais et et quel est quelles sont les mesures qu'il a décidé pas la création d'un comité interministériel sur l'immigration ou plutôt la résurrection puisqueapparemment c'est un truc qui existait a dit qu'il réactivait un comité interministériel deis les années 2005 2006 don on s'était pas aperçu que c'était efficace et sûrement parce qu'il était trop efficace qu'il est tombé en sommeil euh passons euh plus pas de réponse donc sur l'Algérie euh de mesure pas un mot sur l'Algérie pas un mot sur boilem Sansal euh pas un mot sur l'accord franco-algérien qui crée des conditions exorbitantes du droit commun euh aux algérien qui désirent s'établir en France c'est-à-dire 40 % des gens des étrangers qui veulent venir en France les législations euh promulguée par la France sur l'immigration sont juste sans effet sur 40 % des des étrangers désireux de s'installer chez nous voilà il a répété pour finir C partie sur l'immigration la République n'existe que parce qu'elle se fait respecter on peut aussi noter qu'il n'a pas mis de mais je sais pas ce que vous en pensez je dit souvent l'immigration c'est pas bien c'est pas bien quand il y en a trop mais là non il est resté sur en tout cas un discours de fermeté même s'il y avait pas de proposition clair on a les motifs de satisfaction qu'on peut cher Tib oui je je je vous sa satisfaite j sur cette question je parle de vous là le budget on allit en en parler juste avant que Keric soti ne prennent la parole alors là il a fixé des objectifs qui étaient déjà ceux de la France objectif de 3 % de déficit en en 2029 qui est maintenu euh et puis c'est tout finalement mais mais est-ce que on sait al il a parlé d'un déficite de à 5,4 pour 2025 pour 2025 ce qui est bien au-delà d'ailleurs de la trajectoire qu'il faudrait suivre pour établir le budgétaire 3 % en 2029 mais là encore quel manque de mesures précises il a eu des belles paroles sur la nécessité de ne pas affaiblir le tissu entrepreneurial français plus tard dans son discours d'ailleurs oui c'était c'était un peu décalé mais de façon générale d'ailleurs il avait une façon d'aborder les choses puis d' revenir dans des chapitres différents qui n'a pas failité le le suivi pour no nos petites cervelles de journalist on a des notes un peu bizarroïdes mais on les a oui il il dit ensuite il a citer enfin la fontaine et la poule aux odors en expliquant qu'il ne fallait pas eu tuer la poule parce que c'est pas comme ça qu'on découvrait le secret de ça la fabrication des odor exactement et donc il a affirmé qu'il n'y aurait pas d'augmentation des taxes mais il a parlé d'économie alors nouvelle méthode bon on attendait pas vraiment autre chose euh repenser tous les budgets de tous les ministères oui euh pas avec une feuille de route qui n'est absolument pas original puisque chaque premier ministre donne une feuille de route euh à à ses ministres il a présenté comme une originalité euh le fait de donner la la la dite feuille de route aussi euh aux parlementaire notamment concerné c'est très bien ça me paraît pas follement nouveau euh ce qui est peut-être nouveau c'est de la donner aussi au CS Conseil économique social et environnemental qui fait partie de ces 1000 machins extrêmement coûteux ou org payé par l'argent public euh c'est assez étonnant parce que on peut comprendre dans un discours de politique générale Judit qui a plein de sujet qu'on ne peut pas donner des mesures sur tous ces sujets mais ça c'est princi c'est c'est c'est un objectif prioritaire c'estàdire qu'il faut un budget là dans les quelques semaines qui viennent oui oui oui et vraiment on on peine à comprendre alors on va le relire àêtre reposé en faisant bien attention mais on on peine à comprendre euh quel est quels sont les économies notamment structurelles qu'il veut faire alors il met en place un fond dédié à la réforme de l'État oui autre autres créations voilà pour déburaucratiser pas facile dire mal il dit que c'est une œuvre de longue haleine donc dans le court terme on ne sait pas du tout comment il veut s'y prendre pour réduire les dépenses deét depuis que vous suivez la politique française combien de fois avez-vous entendu ce mot mot le mot de simplification euh bon je crois qu'ils ont commencé avant que j'arrive c'est pour vous dire que ça ne date pas d'hier je donc on a parlé donc des retraites c'est la grande annonce de François baayerou on a parlé du budget tiens là de l'immigration également alors que jean-philiip Tanguy prend la parole pour le rassemblement national céit pas Marine Le Pen qui se qui se présente à la tribune nous l'écouterons dans un instant parce que c'est intéressant de connaître la position du rassemblement national ce parti qui avait fait tomber sur la question du budget en étant un de ceux qui votaient la la censure le gouvernement de de Michel Barnier parti sur la réconciliation alors la réconciliation c'était surtout j'ai l'impression pas forcément entre les Français mais surtout entre les partis politiques oui beaucoup de promesses au partis politiques là alors des promesses pas un bon et du forme non plus par exemple la proportionnelle il veut avancer mais il ne dit pas à quel rythme et selon quelle méthode euh ça c'est un premier point et puis c'est pas vraiment une surprise François Baou en faveur de la proportionnelle ça fait longtemps du cumul des mandats qui est actuellement interdite il dit que ça doit être mis en cause également mais pareil on ne sait pas selon quel calendrier et quel est le l'objectif final autre point et qui pourrait aussi séduire le rassemblement national on très clairement compris une création la création d'une banque de la démocratie ah oui mais alors la banque de la démocratie vous avez raison de dire que le front le rassemblement national s'en féliciterait puisqu'on connaît les difficultés qu'il a eu à emprunté auprès des de banque française telle difficulté qu'il a dû le faire auprès de banqu ruses ce qui a permis à ses adversair de hurler que le rassemblement national était stipendié par la Russie euh c'était euh dans la corbeille de mariage de François Baayou et d'Emmanuel Macron en 2017 cette histoire de banque de la démocratie et Emmanuel Macron n'avait jamais honoré cette promesse qu'il avait faite au Pr touteend ch m mainant qu' est prier min tout comme les proportionnel euh voilà pour ces sujets et donc alors là c'était peut-être une surprise là aussi je ne sais pas à quoi ça servira et c'est sans doute la création d'un nouveau comité mais on rouvre les cahier de doléance des Français euh des gilets jaunes surtout reprise de l'étude de ces cahiers de doléance ces fameux cahiers de doléance dont on ne sait pas vraiment ce qu'ils sont devenus si vous savez vous dites NON euh B je crois qu'ils sont dans un un un classement vertical comme on dit enfilé dans un tiroir euh non alors ça ça fait écoo à ce que disait Emmanuel Macron sur sa volonté de consulter les Français ou de les faire intervenir vous rappelez dans des récentes déclaration le président de la République a laissé entendre alors qu'est-ce que c'était qu'il allait peut-être organiser des référendum ça c'était l'hypothèse de haute on se disait chouette chouette dans S vux au français le 31 décembre voilà il va il va sur monter l'obstacle de l'absence de majorité à l'Assemblée nationale par exemple sur l'immigration en posant la question directement au français ou alors hypothèse basse il va nous refaire le coup des conventions citoyennes avec l'histoire du cahier de doléance on se rapproche plutôt ah oui vous pensez que c'est ça oui c'est vrai que je me souviens que moi ça me rappelle ça peut-être que je me trompe tout de suite on s'est dit tiens le référendum il ouvre la porte à 20h25 le 31 au soir finalement c'est peut-être pas si clair que ça bon Judit on a fait un tour rapide de ce qui a été dit des principaux sujets qu'est-ce que vous retenez d'autres vous parce que il a abordé plein de sujets enfin il a cité plein de thèmes l'outrem l'industrie la recherche l'agriculture le travail qui doit mieux payer la réorganisation territoriale la santé ou là il y a eu des vous l'avez dit des mesures claires pour faire plaisir des concessions sur Lam et sur le nom des des remboursements de certains médicaments bon vous retenez autre chose ou on a fait le tour je dis écoutez on a fait un survol rapide on va dire mais son discours manque en singulièrement de précision de toute façon il va falloir que lui il revienne dans les tous prochains jours surtout sur la question du budget je crois oui ça va être la plus urgente puisque les discussions commencent demain merci beaucoup Jud V merci de vous être libéré grand reporteur au Figaro Magazine je sais que le mardi Boulez le journal donc c'est pas toujours évident merci d'être venu on revient restant ensemble on ira voir Vincent r à l'Assemblée dans un instant alors juste pour le prochain numéro pour nos lecteurs nous ferons la couverture sur boellem Sansal et sur l'Algérie sujet qui n'a pas été abordé du tout par François Baayou hélas et bien on lira évidemment en attendant on écoute Jean-Philippe Tanguy pour le rassemblement national ce parti va-t-il censurer François Baayou un jour ou l'autre peut-être pas après ce discours de politique général mais la question se posera pour le budget on l'écoute et on revient tout à l'heure vot discours ce jour mes espoirs sont rachitiques dans l'attente de votre décision de rompre avec le macronistme une large majorité de nos compatriotes ont tiré leur propres conclusions de leur désillusion vous n'avez pas d'état de grâce à peine 20 % des Français soutiennent une action qui n'a même pas commencé car ils craignent déjà qu'elle n'est que trop durée la France et nos concitoyens tiennent et avancent debout malgré vous en dépit de vous et même aujourd'hui contre vous hélas nos compatriotes ne se détourneent pas seulement de la macronie il se demande si la France aujourd'hui dispose encore d'un état capable de les protéger pourrait-on leur donner tort pourrait-on les donner tort face à la tragédie de lougarant chigo et de la tempête d'kiledi existe-t-il encore monsieur le Premier ministre à Mayotte un état oui nous croyons rassemblement national qu'il existe à travers les fonctionnaires à travers les agents les soignants les enseignants les forces de l'ordre les élus locaux cet état existe à travers les deux admirables députés de Mayotte notre sœur de combat député rassemblement national en chbamana mais aussi mais aussi notre collègue liotte Estelle yousoufa ce sont deux parlementaires éminemment courageuse qui porte haut les valeurs de la France toutes et tous sont l'honneur de notre pays un honneur à la hauteur de l'amour des Maoris pour notre nation français par le cœur par la volonté par l'histoire depuis 1841 et vous macroniste qu'avez-vous fait de cet amour faut-il insulter notre pays vouloir l'humilier le submerger comme le régime comorien pour mériter votre respect faut-il des émeutes des violences des crachats sur les sur les valeurs de la République pour avoir la respect d'un d'un pouvoir indigne de la France les Maoré en réalité ressentent le même mépris que tous les honnêtes gens sur nos territoires cette immense douleur de l'abandon de l'injustice et du désordre face à la pire des tragédies vous continuez votre avec votre gouvernement de mentir encore dans votre discours sur la population à mayillotte vous mentez avec des visites poten Kim vous mentez avec des annonces médiatiques rassurantes pour l'Hexagone mais qui dissimulent réalité la détresse la tragédie que vivent les maorés vous mentez sur tout à Mayotte sur l'électricité sur les vivres sur l'eau sur l'école sur les soins sur la sécurité sur la submersion migratoire et même c'est sans doute le pire sur la gravité du Bilin humain de cette catastrophe comment encore aujourd'hui la 6e puissance mondiale n'est-elle pas capable de dire aux françaises et aux Français combien nous devons pleurer de morts à Mayotte c'est inacceptable qu'au bout qu'un mois cette situation soit encore celle-ci aucun Français ailleurs sur le territoire n'accepterait de savoir combien nous sommes endillés combien nous devons pleurer de disparus français nous n'acceptons pas monsieur berou ces mensonges d'État ce plan au Rabet que vous avez proposé et ces promesses jamais tenues nous n'acceptons pas que le contrôle total de l'immigration la suppression du droit du sol à Mayotte et la destruction définitive des bidonville ne soit plus le préalable à tout véritable plan de redressement pour l'île force est de constater qu'en réalité seule Marine Le Pen aura la détermination d'appliquer l'égalité républicaine à Mayotte j'ai nommé la priorité nationale seul principe à même de restaurer un ordre juste et de bâtir un avenir pour toute la France notre exigence de fraternité de solidarité de digneté envers Mayotte est une ligne rouge si elle n'est pas scrupitulusement respecté le groupe rassemement national vous censurera pour le reste les lignes rouges que notre groupe avait fixé avec Marine Le Pen et Jordane bardellaa n'ont pas varié elles n'ont d'ailleurs jamais varié elles ne varieront pas nous n'acceptons pas que ce poursuiv saggrave l'effondrement régalien de la France cette submersion migratoire et l'ensauvagement de la société qui a fait bien trop de victimes les titres ronflant de grands ministres d'État n'y feront rien si la politique que vous menez ne change pas de dimension bien sûr les mots de Bruno rotaillo sont les nôtres parfois même il débordent avec géraldde dmanin sur notre droite avec les excès de Zè des nouveaux convertis ou des réminiscences de votre lointaine jeunesse les actes réels ne suiventlass pas puisque vous avez les pieds et les points liés par votre propre majorité par un gouvernement abusif des juges et par une démocratie européenne qui ne cesse de s'imisser dans nos affaires à ce titre la pitoyable mascarade de l'expulsion ratée de l'agent de haine Alem est une humiliation de trop elle a la même cause que la prise d'otage que constitue l'enfermement AB de boilem sensal et avec lui de ces idées lumineuses qui devraient elle être le véritable lien avec le grand peuple algérien mais quel respect pourriez-vous espérer des gérantes du régime d'Alger vous avec Emmanuel Macron qui alternaz en 2017 en quelques mois l'éloge de la colalisation puis l'insulte à notre histoire en prétendant que la France avait commis des crimes contre l'humanité qu'espéit comme respect quand un ancien ministre de l'Intérieur si devant garde des saut désormais allait poser une gerbe bleu blanc rouge devant la Stelle du FLN qui a assassiné tant [Applaudissements] d'innocent croyez-vous croyez-vous monsieur berou que vous serez plus respectecter en en copiant le programme de Marine Le Pen à savoir enfin dénoncer les accords de 1968 même sur un tel sujet sujet pardon ceux qui insultaient leur assembl national se soumettent à nos diagnostic puis à nos solutions dans l'ordre la soumission de Monsieur vquier de Monsieur Philippe et maintenant de Monsieur hatal ainsi la ligne rouge dressée par Marine Le Pen envers Michel Barnier reste la même toujours la même nous exigeons une vraie loi de contrôle sur l'immigration une vraie politique contre la sécurité une vraie diplomatie qui fasse respecter la France trois sujets dont plus personne à part les fanatiques de gauche n'ose dire qu'elles ne sont pas intimement liées reste la mère des batailles parlementaires TER le budget et donc le financement de toute votre politique ou votre inertie en l'occurrence vous vous accrochez à tous les tabous qui font depuis 50 ans tous les budgets sont déficitaires à quel moment pouvez-vous sérieusement penser que des résultats différents viendront de la même politique le tabou de la submersion migratoire évidemment à ce titre votre obsession à défendre l'ame à tout prix alors qu'il existe sur ces rang une majorité pour la remplacer par une aide médicale d'urgence confirme au fanatisme immigrationnisme le tabou ensuite de de la contribution à l'Union européenne le tabou il lui est lié de la facture énergétique et du marché européen de l'électricité le tabou du coup délirant de la bureaucratie à ce titre monsieur berou vous avez annoncé un fond de modernisation de l'État il existe déjà depuis 2017 et ce n'est pas en rajoutant l'IA qu'il sera plus efficace que l'échec qu'il a déjà fait seul frémit enfin depuis quelques mois le tabou de la fraude une autre victoire bien maigre des mesures proposées par le rassemblement national nos lignes rouges donc monsieur berou demeurent tout d'abord le rassemblement national se félicite que les retraites soient bien indexées que les médicaments ne soient plus remboursés déremboursés vous l'avez annoncé aujourd'hui et que vous donniez plus de moyens à nos soignants et à l'hôpital c'est une grande victoire de Marine Le Pen qui a respecté seulle sa parole envers les Français quand vous tous macroniste et républicains l'avier trahi nous refusons en revanche nous refusons monsieur berou encore et toujours même si vous n'avez pas parlé aujourd'hui toute hausse d'impôt global faute de réaliser enfin de vra vra économie structurelle restaurer la justice fiscale monsieur berou ce n'est pas seulement faire davantage contribuer les plus privilégiés c'est aussi et surtout baisser à du proportion la fiscalité des classes moyennes et populaires vous avez parlé des gilets jaunes mais les gilets jaunes étaient en rupture de banc avec votre politique confiscatoire avec la fiscalité avec la fiscalité sur le carburant la fiscalité sur le foule la fiscalité sur le gaz si vous voulez répondre aux enjeux des gilets jaune monsieur berou il faut s'aligner sur nous à savoir la baisse de la TVA de 2055 sur ces énergies ce n'est pas une um rouge mais puisque vous avez parlé des gilets jaunes c'est une évidence ce n'est pas les cahiers de doléance qu'il faut étudier c'est baisser la TVA baisser les dépenses contraintte permettre de vivre à la France du travail nous déplorons nous déplorons donc monsieur berou d'ailleurs que vous ne présentiez rien désespérément rien à la France du travail la macronie avait promis que la fin des allègements de charges mènerait à la fin des trappes à bas salaire et à la relance des salaires il n'en sera donc rien la la macronie avait promis de favoriser l'industrie par la baisse des impôts de production et une réforme des règles ineptes du marché européen de l'électricité il n'en sera donc rien la macronie avait promis aux agriculteurs de pouvoir bénéficier enfin de prix rémunérateur et d'être libéré de la bureaucratie et des interdictions de produits phytosanitaires qui vont mener à l'extinction de filières entières sur notre sol il n'en sera rien la France du travail les Français qui produisent des richesses monsieur berou sont à l'agonie rarement a été aussi profond le fossé entre les rarement pardon a été aussi profond le fossé entre l'économie réelle et la spéculation alors que les défaillances d'entreprises atteignent des records qu'une vague de désindustrialisation frappe notre pays les multinationales affichent un nouveau record de dividendes versé de rachat d'auction frollant les 100 milliards d'euros une hausse de plus de 60 % depuis 2019 les surprofits ne sont plus exceptionnels ils sont devenus la la norme au détriment de l'investissement au détriment de la recherche au détriment des salaires en réalité le désordre régalien macroniste répond immanquablement au désordre économique et social autrement dit Monsieur le Premier Ministre pour commencer à redresser la la France il faut enfin rompre avec le macronisme le voulez-vous le pouvez-vous je crois que non ce n'est rien disait Henry 4 monsieur berou en voyant que le coup de ravayac était hlas mortel mais personne pas même le meilleur des rois ne peut maîtriser des tragédies qui dépasse à personne or comme disait Charles de Gaulle dans un drame où chaque peuple joue sa vie il faut que des hommes de cœur et le courage de voir les choses en face et de les dire avec franchise et surtout d'agir nous nous disons au français tenez bon on arrive je vous remercie la parole est à présent à monsieur le Président Gabriel Atta pour le groupe Ensemble pour la République [Applaudissements] madame la Présidente Monsieur le Premier Ministre mesdames et messieurs les ministres mesdames et messieurs les députés chers collègues que retiendront les Français que retiendront les Français de ces derniers mois où il aura été demandé aux responsables politiques de sortir de leur ure pour agir pour travailler pour avancer que retiendront les Français de cette période singulière au lieu de s'opposer matin midi et soir la politique française pourrait enfin s'élever à la hauteur du moment que retiendront les Français de cette période inédite où toutes nos certitudes ont été remises en question l'avenir le dira mais si j'ai aujourd'hui une certitude c'est la suivante oui français nous le disent et nous le répètent la politique est un champ de ruine je l'ai déjà dit ici à cette tribune je crois que le bilan de ces derniers mois n'est pas à l'avantage du jeu politique et de ceux qui l'alimentent je ne reviendrai pas sur les causes de tout cela caus qui mériterit d'ailleurs que chacun d'entre nous fasse son introspection mais en politique rien n'est jamais définitif rien n'est jamais impossible pour peu qu'on ait envie d'y croire et qu'on soit sincère et donc je le dis comme je le pense nous avons en ces temps in certain une occasion historique celle de nous iser à la hauteur du moment et d'agir pour l'intérêt du pays quel est aujourd'hui chers collègues l'intérêt du pays plus encore aujourd'hui qu'hier l'intérêt du pays c'est la stabilité non comme un fantasme non comme un concept vide non comme une obsession mais parce que la stabilité c'est l'assurance vie de la France sans elle rien ne tient ni notre économie ni nos institutions ni l'avenir que nous voulons construire pour notre pays la France n'a été forte que lorsque la stabilité lui a permis d'accomplir son destin qui est grand tellement grand la France a été forte au sortir de la Seconde Guerre mondiale lorsque l'Union nationale a permis de relancer et de rebâtir un pays miné traumatisé défiguré par la guerre la France a été forte avec le général de Gaulle bâtisseur en chef d'une France moderne et forte et qui a inventé la 5e République pour nous débarrasser du chaos de l'instabilité la France a été forte lorsqu'elle a vécu des traumatismes nous commémorons cette année les 10 ans de Charlie Hebdo et des attentats de 2015 et que malgré ce séisme et malgré les coups de bouttoir de l'islamisme nos institutions ont tenu notre peuple a tenu notre pays a tenu et je veux redire ici que le combat contre l'antisémitisme le racisme et les discriminations qui est un combat pour les valeurs de la République et pour l'universalisme doit continuer à nous rassembler le plus largement possible oui la France est forte quand elle est stable redonner à la France sa force voilà l'objectif qu'avec mon groupe nous poursuivons inlassablement depuis 2017 et notre conviction c'est que c'est par le travail avec le travail que nous y parviendrons oui mes chers collègues valoriser le travail toujours et partout voilà sans doute l'une des différences fondamentales que nous avons sur nos bancs entre nos groupes nous pensons que c'est avec plus de travail plus d'activités plus d'emploi que nous nous en sortirons pas avec le droit à la paresse pas avec une réduction de la quantité de travail pas avec la retraite à 60 ans oui la valeur travail est devenue une ligne de frontière de la politique française et nous assumons avec ma famille politique de la défendre vraiment face à l'extrême droite qui s'oppose à tout ce qui permet de travailler plus avec la plus absolue des constances la réforme de l'assurance chômage l'extrême droite s'y est opposée la réforme des retraites l'extrême droite n'a qu'une obsession la mettre à terre la création de 15 heur d'activité pour les bénéfici du RSA pour l'extrême droite c'est non et tant pis si la moitié de ces bénéficiaires a pu retrouver un emploi grâce à cet accompagnement les mesures de soutien à nos entreprises de baisse de la fiscalité pour rendre nos entreprises plus compétitive l'extrême droite a voté systématiquement contre avec une certaine constance le rassemblement national c'est systématiquement opposé à tout ce qui permet de valoriser le travail de sortir des centaines de milliers de Français du chômage et de la précarité mais cela ils ne vont jamais le dire aux Français de classe moyenne qui triment et qui eux n'ont que leur travail pour s'en sortir et je veux le dire aussi à la gauche je crois que beaucoup de Français ne comprennent plus car le travail est plus c'est aussi l'héritage de la gauche oui réformer les retraites c'est aussi l'héritage de la gauche car en 2013 cette gauche réaliste cette Gauche moderne cette gauche qui ne craignait pas le travail cette gauch là avec marour ré les retraites en sachant qu'il n'y avait pas d'alternative au fait de travailler davantage alors puisque nous parlons de travail et de retraite j'ai bien entendu Monsieur le Premier Ministre vos mots sur la réforme des retraites je veux saluer sincèrement la position courageuse qui est la vôtre c'est cela le compromis être capable de s'entendre malgré les différences la réforme des retraites notre groupe l'a porté courageusement alors même que c'était difficile alors même que c'était impopulaire et même très impopulaire et je veux rendre hommage aux députés de nos groupes mais aussi à tous ceux qui dans cette hémicycle l'ont soutenu ou encore à tous ceux qui sans l'avoir soutenu hier préférant à l'époque contraindre le gouvernement à utiliser le 493 et votant la motion de censure ont aujourd'hui fait le choix de la soutenir avec une certaine ardeur qui ne peut que nous réjouir c'était impopulaire c'était difficile et pourtant pourtant nous l'avons fait pourquoi parce que les chiffres sont éttu les retraites avant d'être une question politique c'est une simple question mathématique de plus en plus de retraite à financer de plus en plus de déficit à rattraper et une population active qui a cessé de croître certains disent que si nous ne faisons rien nos retraites ne pourront plus être financé dans quelques années mais nos retraites ne sont déjà plus financées aujourd'hui elles le sont en large partie par la dette les pensions de nos retraités ne sont pas seulement financées par les cotisations de ceux qui travaillent elles le sont aussi par une dette contractée sur chaque enfant qui naît aujourd'hui en France qui peut accepter cette situation au nom d'une prétendue égalité entre les citoyens la réforme de 2023 est là elle est en vigueur elle correspond à une logique que je viens d'énoncer plus de travail et moins de déficit mais en même temps que je défends cette réforme qui était vitale je sais aussi dire que oui toute réforme est par nature perfectible je sais qu'en politiqu les certitudes sont des prisons et donc monsieur le Premier ministre nous participerons évidemment à un travail sur l'amélioration de cette réforme nous saluons votre sens des responsabilités et du dialogue et nous aussi nous sommes ouverts à la discussion si les améliorations sont possi notamment pour les carrières longues les carrières hachées la retraite des femmes nous les soutiendrons mais à ceux sur ces bans qui veulent purement et simplement l'abroger ou la suspendre sans alternative crédibl immédiate et donc sans se soucier des répercussions d'un tel scénario je leur dis nous ne sommes pas dans ma famille politique des adeptes du saut en parachute surtout quand il n'y a pas de parachute notre pays ne peut tout simplement pas se le permettre tout cela je le sais peut porter à confusion pour les Français qui voient défiler des mots suspension abrogation annulation dont personne ne sait vraiment ce à quoi ils correspondent et donc nous nous essayons d'être clair être clair c'est d'abord essayer d'éviter de polluer le débat public nous avons fait le choix avec les députés ensemble pour la République de privilégier l'efficacité au sensationnalisme la discussion sincère à la politique spectacle voilà pourquoi nous n'avons pas nous ces derniers jours matin midi et soir camper sur les plateaux de télévision pour multiplier les ouases les lignes rouges les menaces avant même que le premier ministre ne se soit exprimer être clair c'est être responsable alors nous faisons le choix d'être responsable politiquement et d'être responsable économiquement être responsable économiquement c'est avoir le courage de dire qu'on ne peut pas se permettre d'abroger ou même de suspendre sans alternative cette réforme nous n'en avons tout simplement pas les moyens être responsable politiquement c'est avoir le courage de dire qu'aucune réforme n'est parfaite et c'est donc accepter de discuter et de faire des compromis pour améliorer cette réforme la clarté c'est aussi dire la vérité aux Français il faut leur dire que c'est par le travail et par le le rétablissement de nos comptes que nous redeviendrons le pays le plus prospère d'Europe ce qui doit être notre objectif absolu ce n'est que par le travail et le rétablissement de nos comptes que nous amplifierons la réindustrialisation la baisse du chômage la croissance de l'activité qui était enfin revenu au cœur du modèle français avant que l'instabilité et l'incertitude ne viennent menacer ses acquis dire la vérité aux Français c'est aussi leur dire qu'il n'existe pas d'alternative au fait de travailler davantage ou plutôt si il existe deux alternatives baisser les retraites ou augmenter les cotisation dans les deux cas c'est du pouvoir d'achat en moins pour les Français et donc ceux qui à gauche ou à l'extrême droite qui veulent en finir avec cette réforme doivent avoir le courage de dire aux Français que cela se traduira par plus d'impôts ou moins de retraite versé à nos aînés la clarté c'est aussi dire une chose fondamentale nous devons aller de l'avant nous devons agir avec méthode AG Gabriel Atal qui s'exprime lui aussi comme le font tous les groupes à l'Assemblée nationale après le discours de politique générale de François baayerou que vous avez suivi sur YouTube sur Le Figaro.fr on va continuer d'écouter dans dans quelques minutes le président du groupe euh ensemble pour la République c'est le groupe d'Emmanuel Macron mais d'abord on va faire un tour dans les couloirs de l'Assemblée nationale Vincent reoseron rebonjour bon quelle est l'atmosphère l'ambiance et petit point sur ce que vous vous avez vu entendu pendant ce ce discours j'ai l'impression qu'il y avait moins de vacarme de Brouis dans lesémile que habituellement est-ce que je me trompe alors il y en avait un peu moins du vacar il y en avait quand même tout de même un peuin comme comme d'habitude mais c'était moins animé en tout cas que ce qu'on a connu du côté de du discours de politique générale rappelez-vous de suite Michel Barnier qui était il n'y a pas si longtemps que ça pour l'ambiance ici alors elle est un peu retombée maintenant mais à la fin du discours de François beou de nombreux cadres des partis politiques sont venus ici derrière moi François Ruffin Clémence guetté philiip brin pour le Parti socialiste qui était très attendu le Parti socialiste pour savoir qu'est-ce qu'il allait en être de comme décision pour le futur euh beaucoup de d'autres personnes qui ont pris la parole des écolos des des B du rassemblement national pris Kat evau qu'on avait déjà vu pas mal avant le discours sont venus ici faire le service après-vente on peut dire comme ça et un peu donner leurs impressions sur ce qu'ils ont vu ce qu'ils ont compris et pour l'instant et vous l'avez entendu d'ailleurs dans le dans le discours de jean-jean-vip Tangui qui est passé aussi rapidement pour dire que lui en tout cas pour le RN le compte n'y était pas en tout cas c'est ce qu'il a affirmé oui alors c'est toujours pareil nous savons pas exactement ce que cela veut dire une motion de censure devrait être déposé vous me confirmez ça Vincent est-ce que pour l'instant on en a parlé du côté des des insoumis des écologistes des communistes peut-être même des socialistes mais je vais venir sur la question des socialistes d'abord est-ce qu'une motion de censure va être déposée alors Jea pas encore l'information exacte sur sur ça mais une devrait être euh déposé a priori par la France insoumise par les écologistes et par le groupe communiste ils essayent aussi de faire venir à eux bien évidemment le Parti socialiste vous savez dans cette grande alliance qui est le NFP bien sûr alors vous avez en haut à droite cette image en en direct avec Gabriel hatal qui est en train de s'exprimer parce qu'il est le président du du groupe Ensemble pour la République vous avez les images de François baayerou tout à l'heure dans son discours de politique générale alors Gabriel Atal s'exprime il a 35 minutes le président de d'ensemble pour la République Mathilde Panau devrait s'exprimer juste ensuite donc pour la France insoumise pendant 10 minutes et puis il y aura la déclaration de Boris valallot lui c'est le patron des socialistes à l'Assemblée nationale et là son discours est extrêmement attendu va-t-il oui ou non voter la censure du gouvernement de François baayrou est-ce qu'il y a déjà eu dans les couloirs Vincent roseron premières pistes de premières informations est-ce que vous le savez vous si les socialistes vont voter la motion de censure parce qu'on le rappelle François baayrou a réouvert le sujet de la réforme des retraites qui était un point important pour les socialistes mais il n'a décidé de ne pas la suspendre pour l'instant oui alors pour l'instant en tout cas les premières déclarations qui ont été à la sortie du discours c'est celle de Philippe Brun et il n'annonçait pas de motion de censure voté par le Parti socialiste mais il ne disait pas non plus que le Parti socialiste ne voterait pas la motion de censure donc on reste toujours dans un flou de ce côté-là l'avenir de François Barou n'est pas encore scellé on attend de voir les information pour l'instant sont assez flous pour l'instant comme je vous le disais on ne sait pas et on le saura sûrement il y aura une réunion après et on aura aussi plus d'informations une fois que Boris valallo aura parlé pour voir si lui au moins dissipe ce fou là merci beaucoup Vincent roseron on vous laisse allglané des informations vous revenez évidemment euh tout nous raconter dès que vous en savez un peu plus je vous rappelle donc que Gabriel Atal est en train de s'exprimer Mathilde Panau dans un instant Boris valallo euh juste après et puis il y aura euh je fais la liste incomplète Laurent vquier pour la droite républicaine cyiel châelin pour les écologistes Marc fenau pour le modem oui qui va qui va prendre la parole même si François baayrou euh est un premier ministre modem euh Sylvin berios pour horizon et puis il y aura ensuite pour pour lae démocrate républain et puis sach en tant que noncr avant une réponse une dernière réponse de françisou mais je vous rappelle doncs après Gabri et donc Boris on les écoute c'est très intéressant une motion de censure seraelle vé ou ou non la répon dans quelques minutes peut-être de l'inincérité et du chacun pour so nous nous n'abandonnerons jamais N trouver une solution une voix un chemin pour s'entendre et pour aller de l'avant car entre le chemin du chaos et celui du dépit il y a un troisème chemin mesdames et messieurs les députés ce troisième chemin c'est celui du courage courage de dire la vérité aux Français courage de leur dire qu'on ne pourra pas y arriver que notre pays ne pourra pas s'en sortir si nous renonçons à travailler plus et à dépenser moins courage de dire qu'on n pas tout bien fait mais courage aussi de reconnaître que la France avance courage de parler à ceux avec qui on n'est pas d'accord courage d'être fidèle à ses valeurs et donc de continuer à les porter au effort courage de faire des pas vers l'autre des compromis pour s'entendre courage d'être responsable courage d'être clair alors Monsieur le Premier Ministre autour de la feuille de route que vous venez de présenter avec tous les députés de mon groupe nous allons emprunter ce troisème chemin celui de l'action et du courage oui nous emprunterons ce chemin parce qu'il n'y a pas une minute à perdre derrière les orientations que vous avez tracé derrière le compromis pour lequel vous vous battez mon groupe sera toujours du côté de l'action et du côté des solutions la France attend des actes les Français attendent des actes alors chers collègues soyons à la hauteur des attentes des Français soyons à la hauteur des mandats qu'ils nous ont confiés soyons à la hauteur de la situation de la France et les défis face à nous car nous avons l'avenir à écrire un avenir français un avenir où la France montre le chemin de la transition écologique de la protection de notre biodiversité un avenir où la France est à la pointe de l'intelligence artificielle pionnière des technologies de demain un avenir où nos services publics se redressent où la santé innove où notre école forme des générations de jeunes prêts à faire briller notre pays un avenir où l'on arrête de penser le travail comme il y a 30 40 ou 50 ans un avenir dessiné par l'exception culturelle française un avenir où la France montrera qu'elle est capable une fois de plus une fois encore de se rassembler de s'unir et d'éblouir le monde car j'en suis sûr et je le sais notre pays a encore ses plus belles pages à écrire alors ressaisissons-nous donnons à la France la stabilité dont elle a besoin denons aux Français la liberté et les opportunités qu'ils attendent Monsieur le Premier Ministre comptez sur nous nous serons au rendez-vous de la responsabilité pensons à la France avant de penser à nous je vous remercie merci beaucoup monsieur le Président la parole est à présent à madame la Présidente Mathilde de panneau pour le groupe la France insoumise pour une durée de 10 minutes [Applaudissements] présidente ministre collègu monsieur le Premier ministre vous attendiez désespérément votre heure votre heure est venue et vous ne respectez rien vous ne respectez rien ni le résultat des urnes ni la souveraineté du peuple votre gouvernement recycle les artisans du malheur de la France pour jouer dans la morosité le réem de la macronie nous n'avions jamais vu gouvernement avec un premier ministre imposé et deux anciens premier ministres à ses côtés l'un est tristement connu pour la déchéance de nationalité la loi travail et pour avoir déjà trahi le résultat d'un vote battu en France il s'en est allé perdre les élections en Catalogne avant de revenir dans votre gouvernement de défaite et de défit l'autre est réputé pour le passage en force de l'indigne réforme des retraites et la répression du plus grand mouvement social depuis Mai 68 une réforme menée contre l'Assemblée nationale contre les syndicats et contre le peuple à deux ils ont battu le record de 40 ans d'utilisation du 493 votre Ministre de l'Intérieur s'est illustré par ses déclarations racistes en qualifiant une partie de nos concitoyens de français de papi il s'improvise en diplomate avec l'Algérie mais n'est en finalité qu'un piètre agitateur pour qui se prend Bruno rotaillot à vouloir provoquer une tension insupportable pour des millions de Français qui viv une relation directe d'affection et de fraternité respectueuse avec le peuple algérien autour de vous figure les acteurs d'une 5e République finissante arquebouté sur la défense du monarque présidentiel contre l'expression du suffrage universelle et la souveraineté populaire la leçon de l'été dernier a pourtant le mérite de la clarté Macron doit partir après la 3è élection perdue depuis 2022 son fameux projet comme il le hurlé en 2017 mivement rejeté par les Français démanteler la République sociale affaiblir les services publics comprimer davantage les salaires gouverner par la matraque ignorer l'urgence écologique concentrer le pouvoir et les richesses dans une poignée de main humilier la France à l'international le pays est épuisé de ce président et de sa politique vous ne respectez pas le suffrage verersel et vous abaissez la France lorsque des membres de votre gouvernement et vous-même rendez plus ou moins discrètement hommage à Jean-Marie Le Pen vous vous asseyez sur le sens du scrutin du 7 juillet dernier le peuple de France a battu l'extrême droite car il se rappelle de quelle voie elle est faite nos concitoyens se rappellent que Jean-Marie Le Pen a fondé son parti avec d'ancien vafans qu'il a qu'il a fié à de multiples reprises la Choa de détail de l'histoire et qu'il a torturé en Algérie qu'il est un raciste patenté un ennemi de la République la de 15 députés du rassemblement national à deux groupes facebook ouvertement et profondément racistes nous rappelle qu'il n'ont pas rompu avec cette origine non Monsieur le Premier Ministre Jean-Marie Le Pen n'est pas un combattant dont on peut saluer la disparition comme si l'on perdait un adversaire de jeu c'est un adversaire résolu des principes qui fondent la République et notre devise universelle liberté égalité fraternité peut-être cette devise plus au président de la République qui selon le journal Le Monde considère que le problème des urgences tient au nombre de Mamadou qui s'y trouent ou qui dit au rédacteur en chef de valeur actuelle que le terrain de l'extrême droite est celui qu'il préfère on comprend mieux pourquoi le président de la République était déçu des résultats de la dernière élection contrairement au pays c'est l'extrême droite qu'il souhaitait au pouvoir et vous ancien centriste repenti dernier d radicalisés de la macronie vous voici à anim la dernière ligne de défense d'une politique sans partisan et sans avenir la fête sera de courte durée car le bilan de 7 ans de macronie est déjà connu vous avez ramené la France à l'état d'un pays qui a faim une personne sur TR se prive régulièrement de repas pour nourrir ses enfants le nombre de personnes ayant besoin d'aller à l'aide alimentaire a triplé en 10ant et collègues le score but est revenu au 21e siècle cette maladie de la misère et de la malnutr on revient par centaine chez les enfants cette maladie se développe lorsque des enfants n'ont mangé aucun fruits et légumes sur une durée de 2 mois et vous n'avez jamais dénier bloquer les prix des aliments de première nécessité cette maladie est le symbole de votre politique de malheur vous incarnez le pays où soigner est devenu presque impossible après un siècle de lutte pour établir la solidarité universelle dans notre pays on fait mourir sur des brancards et on prive de soins partout vous incarnez le pays où l'école ne per permet plus à la majorité des enfants d'étudier sans avoir le ventre vide des murs qui s'effondrent ou tout simplement un enseignant devant eux décidément vous ne respectez rien pas même quand Mayot connaît la pire catastrophe de son histoire votre premier acte monsieur le Premier ministre aura été de voler verp alors qu'une réunion d'urgence se tenait pour planifier l'aide à apportter au Maoré vous avez mis la nouvelle- Calédonie kanaki à feu et à sang vous avez réprimé de la pire manière les mobilisations populaires contre la vichère en Martinique avez-vous entendu le président de la République s'adresser au Maoré leur dire qu'il serait 10000 fois plus dans la merde s'il n'était pas en France qui peut accepter que le chef de l'État parle ainsi qu'il s'en aille une bonne fois pour tous et qu'on ne le revoit plus l'hôpital est en ruine l'école en Lambo Mayotte est à terre ce département où la population composé pour moitié d'enfant se retrouve à manquer de tout d'eau de nourriture d'électricité d'un toit sur la tête et vous pensez en encore à faire 50 milliards d'économie un budget pire que celui de Monsieur Barnier pire budget même tarif la censure vous ne respectez rien au point d'ignorer parfois jusqu'au sens des mots que vous employez vous avez été dites-vous responsable de la planification alors que le 21e siècle impose ses cyclones et ses déserts ses sécheresses et ses inondations où est votre plan la crise écologique est au cœur des bouleversements majeurs qui frappent aujourd'hui quand comprendrez-vous que que l'humanité avance vers la destruction du seul écosystème compatible avec la vie humaine la preuve par Mayot en France la preuve par le champgelès ailleurs cette année 2024 fut la plus chaude et la plus pluvieuse de l'histoire de France et pourtant votre programme reste celui de l'impuissance organisée face à cette tragédie contemporaine et pourtant vos paroles sont autant de renoncement le dérèglement climatique est plus que commencé il est omniprésent ce sont les structures de production et de consommation qu'il faut changer des Investissements d'Avenir qu'il faut opérer tout cela financé par le partage des richesses enfin il nous faut gouverner à partir des besoins sociaux et écologiques et tous ceux qui préfèrent protéger les puissances de l'argent plutôt que de préparer la société toute entière à s'en préservé porte une lourde responsabilité Monsieur le Premier Ministre vous ne respectez pas ce qui'est la France devant l'Histoire où est la France alors que le génocide à Gaza continue ce n'est pas la Palestine qui est en cause mais l'humanité tout entière les principes du droit international que la France se doit parmi toutes les nations de défendre avec le sens de l'histoire et de sa responsabilité morale et politique il faut que le génocide cesse il faut arrêter les ventes d'armes à Israël suspendre l'accord d'association avec l'Union européenne sanctionner netanahou et appliquer le mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale il faut reconnaître tout de suite l'État de Palestine vous ne respectez rien non ni les élections ni le peuple ni la grandeur de la France sur la scène internationale obsédé par votre propre destin vous ne servez en réalité que le dessin obstiné d'Emmanuel Macron qui s'accroche à un pouvoir que le peuple français lui a pourtant ôté lors des dernières élections Monsieur le Premier Ministre vous ne vous honorez pas à servir ce projet néfaste le plus tôt vous serez parti le mieux ce sera car le plusôt vous serez le plusôt le président s'en ira et le plusutôt vous serez parti le plusôt nous pourrons partager les richesses au service du peuple et de la République sociale une fois Emmanuel Macron parti alors la 6e République sera plus que jamais à l'ordre du jour Monsieur le Premier Ministre bien entendu vous ne demandez pas la confiance à l'Assemblée nationale vous ne demandez pas la confiance car vous ne l'avez pas vous n'avez ni la confiance de l'Assemblée ni celle du peuple nous vous et nous en finirons avec la réforme de la retraite à 64 ans nous sommes majoritaires dans le pays au Parlement car une réforme qui frappe dans la chair des millions de gens et qui a été passée en force ne s'amende pas ne se suspend pas ne se gèle pas elle s'abroge nous ne sommes pas d sur le programme qu'il vous reste un budget austéritaire puis uneè loi sur l'immigration g à celles et ceux qui vous assisteront dans cette en acceptant des miettes en défenseur déterminé de l'unité du peuple et de l'égalité humaine nous reprenons les mots du Grand Victor Hugo au fond des cieux un point sentille regardez il grandit il brille il approche énorme et vermeille oh République universelle tu n'es encore que l'étincelle demain tu seras le soleil je vous remercie merci beaucoup la parole est à présent à monsieur le président Boris ballot pour le groupe socialiste pour une durée de 10 minutes madame la Présidente Monsieur le Premier Ministre mesdames et messieurs les ministres mes chers collègues je m'exprime aujourd'hui devant vous avec la solenité qui exige la gravité du moment et avec la seule préoccupation d'être utile aux françaises et aux Français en vous nommant monsieur le Premier ministre et en refusant obstinément à la gauche qui le revendiquait légitimement l'exercice du pouvoir le président de la République a pris le risque d'aggraver la crise politique et institutionnelle qu'il a lui-même ouverte avec les dissolutions le mal n'est pas que le pouvoir lui échappe le mal c'est qu'il refuse de l'accepter ce gouvernement monsieur le Premier ministre n'est assurément pas le nôtre votre politique n'est assurément pas la nôtre votre budget n'est pas celui que nous aurions défendu à gauche et les socialistes ne teront jamais leur désaccord quelque chose d'ailleurs nous opposera toujours dans notre vision du monde dans notre conception de l'homme de la justice de la liberté de la question sociale mais aussi du mérite de l'ordre et de l'autorité pour nous les choses sont claires et cette clarté nous la devons à nos électeurs car nous n'avons pas été élus sur les mêmes projets ni sur les mêmes convictions nous demeurons dans l'opposition nous ne sommes à la recherche d'une coalition nouvelle ni de nouvelles alliances nous ne voulons aucun portefeuille ministériel et nous refusons les combines et les combinaisons nous ne vous rejoignons pas nous avons notre destin qui est toujours qui est de toujours marcher vers l'avènement de la raison et de la justice et nombreux sont aujourd'hui les Français plus nombreux encore demain qui en espèrent l'accomplissement je le dis avec gravité vous l'avez dit aussi l'époque gronde un monde menacé par l'égoïsme des nations la remise en cause du droit international et Infiné par les guerres un climat dérèglé dont on peine à mesurer toutes les conséquences mais qui montre d'ors et déjà sa grande violence une humanité percluse d'inégalité rongée par la désespérance et partout des ennemis de la démocratie prêts à à toutes les promesses pour mettre en œuvre tous les mensonges nous vivons dans un monde de basculement au bord du basculement dans ce clair obscur d'où surgit les monstres et l'extrême droite menace ici comme partout d'abattre tout ce que l'homme tout ce que la France tout ce que la République a fait de grand dans son histoire et le plus souvent sans elle et même contre elle Monsieur le Premier Ministre au moment de renverser le gouvernement de Michel G nousous sommes adressés à nos collègues du socle commun je m'adresse dans les mêmes termes à vous avec une question simple mais déterminante que préférez-vous la laiss et le bâton des maîtres chanteurs du rassemblement nationale oou la responsabilité républicaine au prix de négociations exigeantes avec la gauche et notre conviction est inébranlable on ne sallit pas avec l'extrême droite on ne saurait acceptter qu'elle inspire la loi et encore pire qu'elle dicte sa loi tout plutôt que la corruption de nos principes communs monsieur le Premier ministre mes chers collègues du socle commun n'imaginez pas nous soit facile ou naturel de négocier avec celles et ceux que nous combattons depuis 7 ans et demi dans ces orientations et que nous combattrons certainement encore dans les mois et les années à venir et je sais aussi la méfiance qui inspire d'instinct le compromis mais instruit de l'histoire je sais aussi que ça n'est pas la par modique de la politique dès lors que chacun reste à sa place nous dans l'opposition vous dans le soutien au gouvernement et à celles et ceux qui s'interrogent ou même dénoncent parfois avec beaucoup de véhéence et beaucoup de violence le principe même de la négociation je leur adresse ces mots du Grand jores au soutien du gouvernement Vald crouso il nous plaît que notre parti ne soit pas composé de ces éternels impuissants qui critiquent chikan dispute et jamais nagiste et combattent toujours trop tard les choses pour nous sont claires personne dans cette assemblée n'a de majorité absolue mais voilà je l'ai dit le monde grince la menace de l'extrême droite est forte et face aux urgences économiques sociales environnementales démocratique il est notre devoir d'être tout le partout aux Françaises et au français être utile à cette majorité introuvable ici mais qui existe bien dans notre pays la majorité des vie difficile la majorité de celles et de ceux qui se désespèent de leurs conditions de travail de leur salaire de leur facture de leur santé de leur sécurité de leur retraite de leurs enfants de leur liberté individuelle comme de l'avenir de la planète Monsieur le Premier Ministre tout ce que vous ne consentirez pas à la gauche aujourd'hui et demain pour bâtir une stabilité dans la justice qu'elle appelle de ses vœux dans des négociations que nous avons accepté vous finirez par le consentir à l'extrême droite sur d'autres terrains qui remettront en cause les valeurs qui sont les nôtres et je voudrais dire ici à la représentation nationale et à travers elle aux Français qu'elle a été notre état d'esprit dans ces discussion avec un seul objectif servir le pays être utile à la vie quotidienne des Françaises et des Français nous avons équité guidé par quelques principes simples épargner celles et ceux qui n'ont que leur force de travail pour vivre des efforts demandés les retraités les classes moyennes les malades les fonctionnaires et demander à celles et ceux qui le peuvent les multinationales les grandes entreprises les efforts les efforts qu'ils appellent voilà pourquoi dès le budget de Michel Barnier nous avons réclamer des mesures de justice comme la réindexation des pensions c'est àquis et c'est grâce à la gauche nous avons refusé l'augmentation du prix de l'électricité du ticket modérateur du dérembboursement des médicaments de l'instauration des jours de carence voilà pourquoi nous avons demandé des justices fiscales au nom de la solidarité nationale parce qu'il faut bien compenser les cadeaux fiscaux jamais financés fait depuis 2017 à chacun selon ses moyens pour répondre à chacun selon ses besoins et nous avons avec la même force défendu nos service publics l'hôpital pour lesquels nous demandons plus de moyens l'éducation nationale pour lequel nous récusons les suppressions de postes et nous avons également besoin d'un budget qui ne soit pas un budget récessif venant au secours notamment du quiondre au moment où le nombre de ceux qui veulent se loger et qui n'y peuent pas ne cessent d'augmenter voilà aussi pourquoi nous avons demandé la suspension et la remise en chantier la renégociation de la réforme des retraites parce qu'il y a là la possibilité non seulement de réparation d'une injustice sociale fa aux classes populair fait au carrièr long fait au carrièr haché fait au carrièr péniible fait en réalité à beaucoup de femmes ici de ce pays il y a aussi la possibilité d'une réparation démocratique d'une loi adoptée dans la brutalité politique et institutionnelle sans débat sans dialogue social et contre la vie des Français vous avez annoncé que tout était négociable même l'âge de 64 ans c'est notre demande et la perspective d'une loi avant l'été nous l' prenons nous faisons confiance au dialogue social et personne ne se déshonore d'un retour devant les partenaires sociaux mais je veux dire aussi que notre objectif demeure l'abrogation de la réforme des retraites à 64 ans et que nous ne pouvons pas nous satisfaire que s'il n'y a pas d'accord nous revenions à la loi antérieure il y aura des négociations il y aura des propositions il n aura peut-être pas de consensus mais nous demandons que cela revienne devant l'Assemblée nationale devant la représentation nationale pour faire avancer une cause juste et dont nous sortirions tous grandis justice solidarité soutien l'activité économique relance du débat démocratique dans un parfait esprit de responsabilité il n'y a rien dans en demande d'excessif de déraisonnable et pourtant Monsieur le Premier Ministre vous n'en avez pas dit un mot alors je voudrais vous interroger je voudrais vous interroger et j'ai besoin de la clarté de vos réponses plusieurs de vos ministres dans les discussions que nous avons eu avec les écologistes et les communistes ont fait des pas en avant dans le sens de l'intérêt des Français je veux savoir où on en est de ce projet de contribution sur les hauts patrimoines une contribution qui serait pérenne et qui mett à contribution ceux qui les peuvent et qui sont aujourd'hui les passagers clandestins de la solidarité nationale où on en est de l'augmentation du taux de la taxe sur les transaction financières et plus généralement du niveau de fiscalité nouvelle par rapport à 2024 je veux également que nous sachions où nous en somme de l'augmentation des dépenses de l'assurance maladie en particulier de l'hôpital public et je veux très concrètement savoir ce que cela signifie en terme de maintien ou de création de postes et de maintien de lit je veux savoir où on en est du jour de carence que vous nous avez dit qu'il pouvait être supprimé je veux savoir où nous en sommes de l'annulation de la suppression des 4000 postes dans l'éducation je veux savoir où nous en sommes de l'augmentation que vous nous avez annoncé très conséquente très importante du budget de l'outre mer nous savons dans quel état et ce sont ces territoires qui souffrent de la vie cher je veux que nous sachions également où nous en soms des moyens consacrés à la transition écologique en particulier le fond vert en particulier le fond haut en particulier le fond chaleur je veux savoir ce qu'il en est du taux d'augmentation des droits de mutation du bonus auto du prêt à taux zéro pour la construction de cette prime pour les bpâtisseurs de la non hausse de fiscalité sur l'électricité de l'évolution de la fiscalité sur les rachats d'action monsieur le Premier ministre monsieur le Premier ministre à vous écouter je dois vous dire que le compte n est pas où sont vos engagements où sont vos compromis où sont les avancées que les Françaises et les Français attendent et qu'ils pourront dire de nous nous avons été utiles à quelque chose et nous avons servi l'intérêt général et le pays aujourd'hui l'avenir de ce pays l'avenir politique institutionnel est entre vos mains mesdames et messieurs du bloc central Monsieur le Premier Ministre mesdames et messieurs du gouvernement nous avons pris nos responsabilités à vous de prendre les vôtres merci beaucoup monsieur le président merci beaucoup la parole est à présent à monsieur le Président Laurent voquier nous avons pris nos responsabilité à vous de prendre les vôtres voilà pour les mots importants de Boris valallot le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale on va écouter dans un instant Laurent vqu je vous le promets mais ce sont des mots importants pas facile n'imaginez pas et que ce soit facile de négocier avec ceux que nous combattons depuis 7 ans mais Boris Valot ne veut pas laisser le pouvoir à l'extrême droite de décider de l'avenir du gouvernement et on le comprend il reste un opposant ferme mais qui ne votera pas la censure Vincent rron vous aussi vous l'avz compris comme ça j'imagine qu'il y a eu un petit frémissement dans le dans l'assemblée l'Assemblée nationale et je vous promets que juste après Vincent on écoute leurenvoquier alors oui c'est un petit c'est un petit frémissement après est-ce que c'est aussi clair que que ça parce que les informations qu'on avait jusque là de notre collègue Pierre Lepeltier c'est que les députés de PS trancheront après en fait cette la position censure après le discours de Boris Valo on a vu Boris valallo qui a posé des questions à François berou en lui demandant de la clarté François berou qui va répondre après à tous les députés et c'est ce qui est attendu et je pense que la réponse un peu plus définitive on l'aura à mon avis ce soir à 20h puisque Olivier fort est l'invité du JT de TF1 ce soir à 20h et c'est sûrement à ce moment-là qu'on aura plus d' formation sans doute Vincent je précise aussi que Boris Valo s'est approprié d'une certaine manière une une victoire en expliquant que ils avaient demandé une réouverture de la question la réforme des retraites c'est ce qu' annoncé tout à l'heure François Baou lors de son discours de politique générale bon un premier pas quand même même si en effet le mot nous ne voterons pas ou la phrase nous ne voterons pas la motion de censure n'a pas été prononcée par Boris valallo on écoute Laurent voquier le le président du groupe de la droite républicaine à l'Assemblée nationale en plus c'est moins d'argent pour nos services publics et plus de charges pour payer nos créanciers jamais autant de PME n'ont fait faillite depuis 30 ans notre pays est au bord d'un gouffre financier où la France risque de perdre toute à la fois sa crédibilité et sa souveraineté et je tiens à rendre hommage ici à Michel parce qu'il est le premier à avoir eu le courage de tenir ce discours de vérité est-ce qu'on mesure bien ce que représente aujourd'hui le décrochage de notre pays industriel éducatif sécuritaire et même maintenant démographique et pourtant toute une part de la classe politique préfère faire le pitre détourne le regard et plutôt que de travailler à la reconstruction continue de jouer l'instabilité cette période quand je vois la façon dont vous vous comportez avec tellement de légèreté n'est pas sen rappeler certains moments de notre histoire celle du 5e siècle la suute de l'Empire romain Rome tomba alors dans la décadence par contre allez un peu de silence s'il vous plaît par contre vous jouez assez bien le rôle des Brutus ceux qui sont incapables de respecter la démocratie ceux qui sont incapables de protéger la République ceux qui s'amusent sur les bans et font les pitres pendant que les Français sont inquiets de votre comportement ceux qui voient la médiocrité de la France insoumise dans cet hémicycle ceux qui voi toutes les trahison auquell vous êtes prêt en votant avec le rassemblement national pour faire tomber les gouvernements voilàim vous apporte celle de la médiocrité d'une époque que vous avez choisi de soutenir voilà ce qu'est votre vérité et oui à l'image de ces factions dont vous êtes bien le refleet qui sur le Palatina préférit faire tomber les empereurs vous avez définitivement choisi d'être du côté de ceux qui ne défendent pas la République mais préfère la fragiliser et les périodes d'instabilité politique celle que vous nourrissez ne l'oublion jamais sont toujours les prémisses de grand chaos pour notre pays alors oui face à cette situation inédite nous avons tous un choix à faire le Paris de l'instabilité ou l'esprit de la responsabilité le poison de l'incertitude ou le remède de la stabilité les petits intérêts des partis ou l'intérêt du pays les Français vous n'écoutez pas aspire à la stabilité il nous demande de donner de la stabilité au pays et c'est pourquoi avec les parlementaires de la droite républicaine nous avons fait le choix de la responsabilité elle prendra Monsieur le Premier Ministre la forme d'un soutien exigeant à votre gouvernement un soutien cela signifie que nous ne voterons pas la censure contrairement à ceux qui nont de C d'agiter cette menace cela signifie vous l'avez compris que nous jugerons texte par texte si les orientations prises sont conformes à l'intérêt du pays monsieur le Premier ministre nous prenons vos responsabilités et nous attendons aussi que vous preniez les vôtre votre première responsabilité est d'éviter à notre pays de s'enfoncer dans la crise financière je n'oublie pas que vous avez été le premier à vous emparer avant d'autres du sujet de la dette et c'est désormais l'URE des actes nous avons déjà les impôts et les charges les plus élevés du monde la France n'a pas un problème de moindre recette elle a un problème de dépenses excessive et si l'on veut baisser les impôts il faut baisser la dépense nous payons aujourd'hui le quoi qu'il en coûte aux autres et pour la droite républicaine notre opposition est constante des baisses de dépenses pas de nouvelle Haus d'impôt au cours du débat budgétaire nous ne ferons aucune proposition de dépenses nouvelles uniquement des propositions d'économie nous ne ferons aucune proposition de fiscalité nouvelle uniquement des propositions d'économie nous ne ferons aucune proposition de nouveaux chèqus gouvernemental uniquement des propositions d'économie au cours des derniers jours nous vous avons alerté sur le risque d'une fuite en avant de l'irresponsabilité budgétaire le débat politique compte suffisamment de Pitr d'illusionnistes qui promettent de travailler moins et de dépenser plus quitte à fracasser notre pays sur le mur du réelen parla du danger des paroles qui plaisent plutôt que des paroles qui sauvent sagissant des retraites faire une réforme qui aboutirait à plus de dépenses sans aucune piste de financement serait irresponsable ceux qui prétendent que c'est possible mentent car cela conduirait soit à aller chercher cet argent en popérisant les retraités soit à augmenter les charges sur ceux qui travaillent soit très probablement aux deux à la fois la réforme des retraites nous l'avons toujours dit et les députés de la droite républicaine l'ont toujours portter peut-être amélioré mais cela ne doit en aucun cas se traduire par des dépenses supplémentaires qui seraient payé soit par les retraité soit par ceux qui travaillent et si l'on veut baisser la dépense il y a des marges d'économie partout non pas sur les services publics dont nous avons besoin mais sur la bureaucratie administrative nous avons porté ce combat avec la droite républicaine avec Véronique louvagi contre ce millier de comités d'opérateurs d'Agen leur budget a doublé en 10 an la NCT laadem France stratégie autant d'organismes à l'utilité douteuse et au cout bien réel il faut baisser leur budget il faut les fusionner il faut supprimer une large partie parce que non seulement ces organisme coût cher mais aussi parce qu'ils sont à l'origine des normes qui épuisent notre pays et parce qu'ils aboutissent à déposséder le politique de la décision ce qui est fondamental dans le fonctionnement d'une démocratie ces économies sont nécessaires si l'on veut investir dans la santé cher Yanque ils sont indispensables si l'on veut relancer l'investissement dans nos transports et nous serons au côté de philippe Tabarot ils sont fondamentales si l'on veut protéger chez Rachida notre patrimoine et faire rayonner la culture française il faut les mener si nous voulons pouvoir soutenir nos agriculteurs ou accompagner nos entreprises chè Sophie chè Véronique cher an par ailleurs monsieur le Premier ministre je voudrais revenir sur un sujet que vous n'avez pas mentionné vous connaissez notre volonté de créer une aide sociale unique nous sommes convaincus qu'il faut garder le social pour ceux qui en ont vraiment besoin revenir sur la sistana revaloriser le travail de ce point de vue nous souhaitons que puisse être fusionné la trentaine d'aide sociale existante avec une aide sociale unique plafonnée à 70 % du SMIC ce qui fera à la fois gagné en clarté et en justice enfin et c'est une évidence notre système social ne peut pas rester demeurer ouvert au monde entier on parle souvent à ce sujet de la me et on oublie le titre de séjour qui permet de venir en France pour bénéficier de soins gratuits nous demandons tout simplement monsieur le Premier ministre que l'accès à la solidarité nationale comme dans la très grande majorité des pays européens soit conditionné à un minimum de 3 ans de résidence régulière je suis convaincu que cette proposition n'est pas conflictuelle mais consensuelle je suis convaincu qu'elle peut être soutenu par une très grande majorité de Français et s'il n'y a pas de majorité ici pour la voter alors il faut aller au référendum et nous vous demandons Monsieur le Premier Ministre d'en faire la proposition au président de la République c'est l'esprit de la 5e République le président lui-même a ouvert lors de ses vœux au français le souhait qu'il puisse y avoir plus de consultation et de référendum c'est aux Français de trancher cette question et nous serons vigilants à ce que ce point puisse avancer dans les mois qui viennent autre axe essentiel que vous avez mentionné la suppression des normes zan DPE Z feu autant de sigles qui pavent l'enfer bureaucratique français cela ne coûterait rien à l'état de les supprimer mais cela apporterait de l'oxygène au pays laissons vivre les Français laissons vivre les artisans les agriculteurs les entreprises les commerçants les professions libérales qui sont aujourd'hui épuisés de toutes ces règles au-delà de cette urgence économique et budgétaire il y a deux chantiers de fonds dont votre gouvernement doit se saisir d'abord rétablir l'ordre nous voyons encore avec les derniers chiffres l'explosion de la délinquence partout en France à laquelle Bruno retaillot fait face avec beaucoup de courage il a tout notre soutien et pour mettre fin au laxisme il faut un principe simple que nous avons toujours défendu ensemble à chaque infraction une sanction et pour ne plus se payer de mot il n'y a pas en France contrairement à ce que certains disent une surpopulation carcérale il y a une sous-capacité carcérale et comment comprendre que alors que nous pour les Jeux Olympiques et leurs équipements nous avons adopté une loi de simplification nous ne soyons pas capable de prendre une loi d'exception pour la construction de prison pour assurer la sécurité de nos compatriotes s'agissant enfin sur ces questions cher François Noël du département de Mayotte si durement dévasté il ne pourra être reconstruit sans arrêter la submersion migratoire ce n'est pas un sujet de débat nos compatriotes Maoris nous le demandent nous proposerons donc madame la Présidente dans la niche parlementaire de la droite républicaine dès le mois prochain d'y supprimer le droit du sol pour les immigrés illégaux en lien avec le ministre de l'Intérieur pour que enfin cette question puisse avancer et être tranchée enfin et vous savez à quel point ce sujet important pour nous il faut revaloriser le travail la plus grande injustice dans notre pays c'est la situation des travailleurs pauvres la plus grande injustice en France c'est de travailler et de ne pas pouvoir vivre dignement la plus grande injustice en France c'est qu'aujourd'hui règne le travailler plus pour payer plus c'est-à-dire que l'on travaille pour payer plus d'impôts et bénéficier de moins d'aide curieuse reconnaissance pour ceux qui dans le sens de l'effort et du Mérite nous proposerons donc avec notre groupe que les heures supplémentaires soient exclues du revenu fiscal de référence celui qui travaille doit pouvoir vivre du fruit de ses efforts celui qui a travaillé toute sa vie doit être reconnu et je le dis clairement celui qui abuse de la solidarité nationale doit être sanctionné les 15 heures d'activité en contrepartie du RSA que la France insoumise et le R emement national ont rejeté de concert comme ils le font bien souvent en votant ensemble donnent aujourd'hui des résultats et montre ce que peut-être la refondation nécessaire de notre système social le vrai social c'est le travail pas d'aide sans devoir ça c'est la justice d'un système social refondé face à ces enjeux monsieur le Premier ministre qui peut croire que l'instauration de la proportionnelle soit une priorité sérieusement en 1958 le général de gale a mis fin à l'instabilité de la 4e République notre responsabilité à tous est tout simplement de protéger notre pays contre l'image pitoyable qu'offre aujourd'hui trop souvent la scène de cet hémicycle la proportionnelle sera la garantie que le désordre politique exceptionnel que nous connaissons aujourd'hui deviendra la règle la proportionnelle Monsieur le Premier Ministre ancrerait au cœur de nos institutions l'instabilité politique et la primauté des intérêts partisans sur l'intérêt général nous nous y opposerons et la droite républicaine assumera ses responsabilités alors vous l'avez compris Monsieur le Premier Ministre un soutien mais un soutien exigeant texte par texte ce sera la feuille de route de la droite républicaine et nous veillerons à ce que dans les semaines à venir ellees se traduise en acte je vous remercie merci beaucoup monsieur le Président voilà pour la prise de parole de Laurent voquier président de de la droite républicaine à l'Assemblée nationale combien nous reste-t-il de groupes à prendre la parole 1 2 3 4 5 6 cyriiel châelin qui vient de se présenter à la tribune de l'Assemblée nationale elle qui a déjà annoncé dans les couloir de l'Assemblée qu'elle ferait voter avec son groupe qu'elle ferait voter ses députés les députés de son groupe une motion de censure contre le gouvernement de François Baayou François baayrou qui s'est exprimé tout à l'heure pendant un peu moins d'une heure et3 qui a prononcé son discours de politique générale quen retenir d'abord que la réforme des retraites est remise en en chantier une réforme qu'il estime vitale cette réforme adoptée sous ellisabeth borne mais il estime qu'il y a une fenêtre de tir avec peut-être une possibilité de négociation parce que les partenaires sociaux qu'il a rencontré toute la semaine lui ont proposer des euh des réformes qui pourraient permettre de euh contenir le budget de de ces retraites d'avoir des retraites financées avec d'autres d'autres mesur il y a donc une mission flash qui va être lancée de quelques semaines qui a été demandée à la Cour des comptes cette Cour des comptes va donner des chiffres et à partir de ces chiffres il y aura une forme de conclave avec des députés qui devrai euh des syndicat qui devrait donc se retrouver autour de la table dans un même bâtiment pour pouvoir discuter pendant euh 3 mois euh d'une nouvelle réforme des retraites voilà ce qui est proposé par par François baayerou et puis si cette réforme si ce nouveau projet rentre dans les clous budgétaires euh imposé par François Baayou alors il pourra y avoir un un vote de ce de ce projet à l'Assemblée nationale il a également parlé du du Budget François Baayou avec toujours ses objectifs de 3 % de déficit en 2029 pas euh encore de mesures claires et nettes il est resté assez vague sur ce sujet il a parlé de grande réconciliation grande réconciliation des parlementaires c'était euh un moment important parce que il a besoin de cette Assemblée nationale qu'atil dit il a il s'est prononcé une nouvelle fois en faveur de d'un vote à la proportionnelle au législatif de la fin d'un d'un cumul des mandats et puis d'une banque de la démocratie voilà ce qu'il a dit il a aussi parler des gilets jaunes ça c'est une surprise en rouvrant en demandant la réouverture et la relecture des cahiettes de doléant qui avait été rempli par les Français après le grand débat proposé par Emmanuel Macron suite à la à la crise des gilets jaunes voilà ce qu'on pouvait retenir principalement de ce discours de François Baayou et puis ce qu'on attendait ensuite c'était la position des socialistes que François Baayou le Premier ministre essae de ramener à lui pour éviter d'être d'être censuré Boris Valo s'est exprimé tout n'est pas parfaitement clair pour le président du groupe du Parti socialiste du groupe socialiste à l'Assemblée nation nationale même s'il a semblé expliqué qu'il ne voterait pas à priori la motion de censure il a expliqué en se retournant vers les députés de la France insoumise il n'est pas facile de négocier avec ceux que nous combattons depuis 7 ans mais Boris Valo explique qu'il ne veut pas laisser le pouvoir à l'extrême droite de décider de l'avenir du gouvernement à faire à suivre notamment ce soir avec Olivier fort le président le premier secrétaire du Parti socialiste qui fera un journal télévisé à 20h et qui devrait clarifier la position du Parti socialiste voilà sur ce que vous pouvez retenir de cette déclaration de politique générale de François baayerou et des prise de position des uns et des autres à la suite de de ce discours vous avez toutes les informations sur le le figero.fr on vous laisse avec ces députés ces autres députés de l'opposition qui doivent prendre la parole cel Chatelin pour les écologistes Marc fen pour le modem Sylvain berios pour horizon Stéphane Lenormand pour l Emeline kabidi pour la Gauche démocrate et républicaine Sachi en tant que non inscrit et François Baayou prendra une nouvelle fois la parole pour répondre à ses oppositions il répondra sans doute au nombreuses questions que lui a posé Boris Valot qui a expliqué que le compte n'y était pas là aussi bon la position du Parti socialiste n'est pas encore tout à fait claire merci de nous suivre on vous laisse à l'Assemblée nationale se construit ou ce délite sur l'efficacité des engagements pris et pour les moments tout ce que nous constatons ce sont des écrans de fumée car disons les choses clairement et en transparence tout d'abord sur le budget la méthode que vous posez pour le coup est simple et lisible vous reprenez en quasi intégralité le budget de Monsieur Barnier c'est donc l'assaigner des services publics et laovision l'appauvrissement des collectivités que vous proposez les discussions du budget reprendront cette semaines au Sénat elles iront après en commission mixte paritaire où je ne doute pas que vous serez organisé pour être majoritaire puis alors l'assemblée de devra de nouveau se prononcer sur un budget dont elle n'aura pas débattu un budget sur lequel nous n'aurons pas pu faire intégrer de nouvelles recetes et avec 50 milliards d'euros d'effort c'est donc toujours un budget ultra austéritaire qui sera soumis au vote une austérité qui ne pourra monsieur le Premier ministre que fragiliser notre économie car trop de coupe budgétaire c'est l'économie que vous grippez c'est l'emploi que vous détruisez la copine Michel baragier c'était une du chômage l'OFCE évaluait à plus de 50000 € le nombre d'emplois probablement détruits reprendre une telle copie est une erreur alors est-ce que la copie sera exactement la même que celle de Michel Barnier probablement pas tout à fait tout d'abord car l'Assemblée et le Sénat ont fait leur travail en fin d'année dernière nous avons stoppé l'augmentation de la tasse sur l'électricité nous avons arrêté le déremboursement des médicaments nous avons réduit le nombre de suppression de poste nous avons quelques peu all les coupes sur les départements des avancées que les parlementaires ont obtenu et que j'espère vous reprendrez et ensuite s'il y a des avancées c'est car il y a eu censure la censure a été une déflagration cert mais une déflagration indispensable pour qu'enfin après 3 ans après avoir gouverné sans discuter la censure vous rappelle que dans une démocratie l'expression de la l'expression de la volonté populaire est un gardefou nécessaire contre le sectarisme des gouvernements alors oui nous nous sommes assis pour discuter et nous avons défendu bec et oncle l'augmentation du budget de l'hôpital et des épades des moyens pour d'école des nouvelles recettes le rétablissement des moyens pour une politique du logement mais au final vous nous proposez globalement que les choses restent tel qu'elles sont et que lentement les conditions de vie des Français se dégradent mais je vous pose la question trouvez-vous que l'école va bien que l'hôpital fonctionne qu'on vit correctement de son salaire si vous pensez répondre positivement à cette question je vous invite à aller voir les salariés aux emplois menacés sur la plateforme de ponteclay les infirmières à visil ou les agriculteurs à saint-jeon deevau ils vous diront que les efforts c'est eux qui les font et l'un des efforts les plus importants que vous avez opposé en français c'est celui d'avoir à travailler 2 années de plus 2 années volé brutalement par le 493 et la répression des manifestations la réforme des retraites est donc devenue en tout premier lieu une question démocratique celui de la démocratie social celui de la démocratie parlementaire et enfin le respect du peuple souverain qui le 7 juillet ont clairement dit qu'ils voulaiit un changement de politique et j'ai écouté avec attention votre discours monsieur le Premier ministre et j'ai un désaccord avec vous vous dites le gouvernement considérera les Français comme des partenaires des décisions à prendre mais les Français ce ne sont pas vos partenaires ils sont vos patrons et les élus sont leurs serviteurs vous ne dirigez pas les Français vous dirigez la France en le nom et votre seul devoir est d'appliquer leur choix cette vision bien restrictive de la démocratie et de la place du Peuple explique pourquoi vous vous obstinez à considérer la retraite à 64 ans comme légitime et comme la norme qui prévaut alors vous nous proposer une mission flash de la Cour des comptes puis une conférence sociale enfin j'espère que vous écouterez les syndicats nous vous y invitons et nous les soutiendrons mais reconnaissez que le mécanisme que vous avez imaginé ne leur est pas favorable puisque d'ors et déjà vous avez annoncé que s'il n'y avait pas d'accord la réforme des retraites à 64 ans continu à s'impliquer risquant de nous entraîner dans un voyage dont on connaît déjà la destination retour à la réforme borne la seule manière de mettre patronat et syndicat sur un pied d'égalité dans ces négociations c'est de vous engager à une loi que cette loi soit présentée au Parlement quels que soi les résultats de la discussion et soyons très clair je pense que nous l'avons été rien rendra la réforme des retraites à 64 ans légitimes et nous continuerons à la combattre enfin sur le budget les retraites vous prenez le même chemin que Michel Barnier mais sur la comisance au rassemblement national également depuis quelques semaines votre gouvernement nous a donné à voir quand même plusieurs indignités qui nous inquiètent quant à Mayotte les secours cherchaient encore les survivants vous flattiez déjà les relans xénophobes les plus viles tournant le dos à la détresse des professeurs et des citoyens alors que la situation se tend avec l'Algérie vous laissez vos ministres jeter de l'huile sur le feu au lieu de chercher le dialogue et l'apaisement et enfin votre Ministre de l'Intérieur qui veut dévoyer la laïcité et souhaite en faire un outil de discrimination envers les musulmans je vous le lis la liberté de croire et de ne pas croire les Français ils sont attachés l'égalité de chaque citoyen quel que soit sa religion les Français y sont attachés et ne vous laisseront pas faire vous ne prendrez donc jamais que reprendre les termes de l'extrême droite c'est la faire progresser reprendre sa logique écluance c'est abîmer notre cohésion sociale et fracturer les Français tout cela nous ne pouvons pas l'accepter Monsieur le Premier Ministre alors tant que vous vous obstinerez à ne rien changer nous n'aurons d'autre choix que de continuer à vous censurer je vous remercie madame la Présidente la parole est à présent à monsieur le Président Marc fau pour le groupe démocrate madame la Présidente Monsieur le Premier Ministre mesdames et messieurs les ministres chers collègues il y a parfois une forme d'injustice quand on veut servir l'intérêt général ou l'intérêt du pays quand les crises ou les circonstances viennent contrarier vos intentions sincères c'est pourquoi je voudrais commencer ma mon propos en rendant hommage à Michel Barnier et à son gouvernement pour l'action conduite avant la censure mais aujourd'hui comme toujours je n'ai nul intention de nourrir de veines querelles ou des polémiques avec ceux qui pourtant par la censure ont un peu plus plongé notre pays dans la crainte le doute l'inconnu lui notre pays qui n avait pas besoin non je veux parler de ceux qu' nous regardent ou non qui se désespèrent ils sont nombreux ou non qui sont en accord avec nous ou non et qui attendent pourtant toujours je ne disai pas espère tant il doute parfois d'un chemin vers un cap collectif et vers Jose le mot une espérance je veux donc simplement essayer de parler des Français et des Françaises et du chemin que nous devons leur proposer collectivement pour assurer et convaincre les lign rouges vraies ou fausses les chantages réciproques les concessions que l'on entend arracher comme un trophée les postures tout cela ne les intéresse pas cela les mène avant tout à considérer qu'il ne serait en fait qu'en arrière-plan d'un théâtre de dialogue de Sour cela les éloigne chaque jour un peu plus de la politique et c'est un drame aussi je voudrais vous dire avec humilité Monsieur le Premier Ministre ce que nous percevons les attentes des Français qu'elles concerent les urgences du quotidien leur avenir ou celui de nos enfants je voudrais vous dire ce que nous percevons du sens qu'ils donnent à leur vote de juillet ce qu'ils attendent de ces élections législatives sans vainqueur de cette assemblée sans majorité mais aussi de votre gouvernement et de notre assemblée Monsieur le Premier Ministre la France a aujourd'hui le visage d'une jeune enseignante qui a choisi la plus admirable des missions celle d'être le passeur qui conduit chaque enfant de la République sur les rives du savoir et éveille leur conscience citoyenne mais aussi le visage d'une jeune enseignante qui s'interroge profondément sur ce que l'école devient sur ce qu'elle peut faire quand on lui demande de répondre à toutes les fragilités de la société le tout avec une absence de reconnaissance et parfois même une forme de démagogie blessante dont elle souffre terriblement la France a le visage d'un agriculteur fier de son métier de sa vocation l'une des plus essentielle celle de nous nourrir dont il n'arrive pourtant pas à vivre qui a le sentiment d'être comme mise au banc de la société toute entière est livré aux concurrences les plus déloyales et qui se sent de plus en plus impuissant face au bouleversement climatique dont il est la première victime elle a le visage du chef d'entreprise artisan ou commerçant qui ne peut exercer son métier avec sérénité dans un climat d'incertitude permanente d'instabilité organisée et de surnormation galopante elle a le visage de ces jeunes qui s'inquiètent eux de la planète que nous leur laisserons ou qui se disent qu'il ne bénéficieront pas d'un modèle de solidarité que nous leur demandons pourtant de financer ils se sentent parfois trahis ou abandonné car ils ont le sentiment que les générations futures sont sacrifié sur l'Hôtel du court terme des petits calculs et des grands renoncement la France a également le visage de milliers de salariés qui ne parviennent pas à vivre correctement de leur travail ou qui ne trouvent plus aucun sens de ces Français qui ne trouvent pas assez par leur travail les voies de leur épanouissement de l'ascension sociale et peut-être pire encore sans doute pour l'esprit public les moyens de permettre à leurs enfants d'agrandir le champ des poss possible elle a le visage de ses patients qui doivent attendre des mois pour trouver un un médecin parfois dans l'angoisse de la maladie qui progresse et qui au bout finissent par renoncer aux soins elle a aussi le visage de ses soignants dévoués au service de leurs patients et de nos aînés qui font face comme ils peuvent à la dégradation de notre système de soins et de l'hôpital public malgré et c'est le a devrait nous interroger tous les moyens colossaux qui ont pu être consacrés ces dernières années elle a le visage de tous ceux qui s'inquiètent sur la sécurité ou la justice de ce qu'il perçoivent comme un affaissement de l'autorité de l'État et de sa capacité à les protéger de ceux qui pensent que la justice n'est pas la même pour tous ou qu'elle est trop lente elle a enfin le visage de celles et ceux qui voient inquiet leurs repèr ou leurs ident été bouleversé face à ce qu'ils perçoivent comme de nouvelles menaces qu'elles soi mondial et global ou qu'elles émergent en bouleversant leur vie quotidienne ou leur mode de vie et ce n'est pas seulement pas uniquement donc à nous à cette assemblée qu'il faudra s'adresser monsieur le Premier ministre mais à la France à cette France de quoi Français ont-ils besoin ils attendent me semble-t-il un Pact de bon sens pour mettre en ordre de marche le pays pour répondre aux urgences et pour trouver du sens ils attendent un budget pour d'abord tenir les engagements qui avaient été pris par les gouvernements précédents je pense à ce qui avait été dit et promis pour l'inclusion je pense aux collectivités locales et je pense bien sûr aux agriculteurs ils attendent d'avancer sur les sujets qui peuvent faire consensus je pense à la projet de loi fin de vie ils attendent aussi un cap et pour cela nous avons besoin de stabilité de lucidité et de confiance de stabilité tout d'abord et en premier lieu de stabilité institutionnel et politique je ne crois pas que les Français soient fascinés par le chaos le désordre organisé méthodiquement à l'Assemblée nationale comme à l'extérieur les désespères et les exaspèr la censure du gouvernement précédent a marqué les esprit parce que cela nous a [Musique] fragilisé et pas seulement parce que cela a privé la France d'un budget mais parce que cela a démontré notre incapacité à dialoguer à nous entendre face à une situation critique et cela nous a fragilisé en Europe mais aussi face à des puissances étrangères qui ont des intérêts contraires au nôtres et parce que c'est not cela a démontré notre incapacité en fait à faire face à l'avenir la stabilité cela signifie aussi la stabilité économique et sociale dont les acteurs ont impérativement besoin pour créer de l'activité et donc de la croissance il y a nous en avons la conviction des secteurs essentiel qu'il nous faut soutenir massivement je pense au secteur du logement et de la construction en mobilisant les logements vacants en développant de nouvelles formes d'accès à la propriété en libérant la construction de logement en facilitant le recours au prêt c'est d'abord une question de justice sociale je pense à notre agriculture face au bouleversement géopolitique et climatique que nous connaissons face à la montée en puissance des impérialismes qui font de l'alimentation une arme et de et ce ce de part et d'autres de l'Europe l'agriculture est l'un des piliers de notre souveraineté et de notre capacité à décider de notre destin à l'image du secteur de l'énergie il y a une urgence vitale au renouvellement des générations et à soutenir toutes les démarches de transition tant ces deux exigences sont intrinquement lié je pense encore à l'emploi et au travail une priorité qui est là depuis 2017 parce que la production et l'activité économique sont qu'on le dise il faut le dire qu'on sont la clé de voûte du fonctionnement de l'État de sa capacité à protéger à agir sur la sécurité sur la justice l'accès au services public l'accès aux soins ou à l'école parce que c'est la prospérité qui est le gage de la perpétuation de notre modèle social et la stabilité ce n'est pas non plus l'immobilisme ou le conservatisme ce n'est pas l'addition de ligne rouges qui confine à l'inertie mais une volonté d'avancer en faveur des priorités des Françaises et des Français et nous devons pour cela nous doter d'un budget autour de trois piliers celui d'abord de l'attractivité économique de la France et sa compétitivité c'est pour so pourquoi notre groupe considère que les choix à venir ne doivent pas remettre en cause ce qui a été mis en œuvre depuis 2017 pour conforter le dynamisme des entreprises tout simplement parce que cela a fonctionné celui de la justice sociale et fiscale ensuite comme nous l'avons toujours porté au sein du groupe les démocrates la justice fiscale et sociale c'est le moyen de rendre acceptabl les efforts et de lutter contre toute les situations de rente ou de suroptimisation c'est juste que le travail l'ingéniosité et la prise de risque payent plus que la rente et la spéculation il ne peut y avoir 100 milliards de dividendes versé sans que cela puisse au fond nous interroger et puis le dernier cap c'est celui de la responsabilité en fixant des économies budgétaires importantes et crédibles dans une logique vous l'avez dit Monsieur le Premier Ministre de réforme profonde et pour qu'elle soit profonde il faut qu'elle soit pluriannuelle de et reconnaissons-le nous n'avons pas souvent entendu à cette tribune autre chose que des dépenses supplémentaires ces dernières années mais pour garantir cette stabilité il nous faudra ensemble faire preuve de lucidité lucidité sur la gravité des enjeux qui devrai nous aligner nous éloigner naturellement de nos considérations partisanes tant la situation budgétaire est périlleuse tant les ingérance étrangère et l'émergence d'un nouvel impérialisme doivent nous interpeller tant notre modèle inégration et notre pacte républicain semble se déliter sous nos yeux lucidité aussi sur la nécessité d'accepter que nous nous parviendront pas à répondre à ces défis d'ampleur sans accepter que la politique ne répond pas seulement à l'immédiaté qu'elle doit parfois obéir à des logiques de temps long accepter aussi que la réussite d'une politique publique ne dépend pas et heureusement seulement des moyens qui lui sont consacrés pour cela il nous faut développer une culture de la concertation afin de parvenir à définir des trajectoires collectives partagées une culture de l'évaluation mais aussi de la contractualisation et de la discussion à l'échelle et à l'échelon pertinent selon un principe de subsidiarité les collectivités locales doivent y être encouragées dans une logique de responsabilité réciproque les partenaires sociaux et le réseau associatif aussi et je voudrais à propos de lucidité évoquer l'avenir de notre système de retraite bien évidemment nous croyons qu'il n'est ni possible ni souhaitable de réinterroger la question des retraites en mettant sous le tapis son financement ni les sujets de justice pour les plus fragiles ou les plus fragilisés c'est l'un et l'autre parce que l'un n'existe pas sans l'autre c'est ce qu'avit compris nos pères au sortir de la guerre nous donc reouvrir ce débat et le remettre en chantier sans totem ni tabou de part et d'autre mais aussi sans passer par pertes et profits les réalités démographiqu qui s'impos à nous sinon nous nous rendrions coupables d'une faute morale à l'égur de notre jeunesse enfin la France a besoin de confiance et pour cela nous devons tracer des perspectives sur qu il peut y avoir un accord entre les femmes et les hommes de bonne volonté dans cet hémicycle et à l'extérieur je ne reviens pas sur ce qu'il faudra faire sur les institutions pour construire la confiance et faciliter une pratique démocratique nouvelle je viendrai sur le fond je pense à l'école qui est une priorité nationale je pense à la santé sur laquelle nous avons besoin d'une visibilité pluriannuelle je voudrais saluer Monsieur le Premier Ministre l'annonce que vous avez faite et que porte le groupe les démocrates d'une loi de programmation pluriannuelle je pense à l'accès au services public en particulier dans nos territoires marin et vous me permettrez d'avoir en cet instant une pensée pour ns compatriotes Maura et aux corritoires ruraux qui ont besoin de modèles mieux adaptés aux singularités territoriales aux évolutions démographiques et sociales épousant leur réalité propre et laissant une place plus importante à l'expérimentation je pense enfin à l'écologie je suis persuadé qu'il existe un chemin pour répondre à l'urgence climatique tout en assurant de la s'assurant de l'adhésion la plus large possible et de la soutenabilité des trajectoires que nous définissons globalement pour une écologie qui ne pèse pas en premier lieu sur les plus modestes et qui ne soit pas vécu comme une punition ses priorités nous devons y répondre avant tout pour notre jeunesse son indifférence si ce n'est sa défiance nous oblige et devrait collectivement nous inviter à nous ressaisir pour que ce triptique stabilité lucidité confiance ne repose pas que sur du sable nous avons besoin d'un ciment celui de la coopération et nous en serons avec notre groupe comme toujours les fers de lance la coopération c'est accepté que personne ici n'est majoritaire et ne peut imposer seul ses vues la coopération c'est accepté dans de ce les mesures difficiles ou impopulaires prises dans l'intérêt du pays pas seulement revendiquer des victoires quand elles sont faciles ou populaires car s'il ne s'agit que de plaire s'il ne s'agit que de voguer dans le sens du courant il n'est nul besoin de coopération parce que c'est la facilité du populisme la coopération c'est accepté que l'opposition soit respectée y compris dans sa différence et pas seulement quand on est d'accord avec nous la coopération c'est pour ceux qui ont fait le choix que je respecte de ne pas participer à un gouvernement pour ne pas être comptable de son action de se demander à chaque instant sur chaque vote de bonne foi ce qu'il ferait s'il était demain en situation de responsabilité la coopération enfin c'est accepté qu'au sein de ce gouvernant puisse s'exprimer des nuances des divergences parfois même sous la réserve que l'on respecte les arbitrages et que l'on se concentre sur ce qui nous rassemble et les sujets sont nombreux le temps de l'expression des différences viendra que chacun se rassure c'est en 2027 mais je propose que d'ici là nous soyons utiles au pays et nous perdions pas de temps ce n'est que par la coopération que nous sortirons la France de l'ornière d'abord et que nous lui donnerons à nouveau l'espoir ensuite parce que la coopération est la conviction profonde que personne ne peut y arriver à moins que tout le monde y arrive par la stabilité par la lucidité et la confiance par une éthique de dialogue et de coopération les Français nous jugeront aux actes et nous ne pourrons agir à leur service qu'en constituant des compromis et de la Coopération et nous serons au rendez-vous de cette coopération qui n'a qu'un objet celui de l'intérêt de la France et don et donc celui des Français et c'est pour nous la seule chose qui vaille je vous remercie merci beaucoup monsieur le président la parole est à présent à Monsieur syvain berrios pour le groupe horizon et indépendant madame la Présidente Monsieur le Premier ministre mes chers collègues le 5 décembre dernier les députés issu notamment du rassemblement national et des groupes qui composent le nouveau front populaire ont fait le choix de s'allier pour censurer le gouvernement ouvrant la voie ainsi à une instabilité inconnue dans l'histoire de la 5e République pourtant personne n'a gagné les élections il n'y a pas de majorité établie c'est un fait nous pouvons toujours continuer à nous regarder en chîn faillance et feindre d'ignorer les conséquences désastreuse du choix de l'instabilité les députés du groupe horizon et indépendant ont fait un autre choix celui de la responsabilité en veillant aux intérêts du pays avant de veiller aux intérêts des côterie l'unité la cohésion la discipline intérieure du gouvernement de la France doivent être des choses sacrées sous peine de voir rapidement la direction même d'un pays impuissante et disqualifié par ces mots monsieur le Premier ministre que vous avez reconnu il s'agit du discours fondateur de B en 46 par le général de Gaulle qui nous montre le chemin existentiel qu'il nous faut suivre la direction du pays est une chose sacrée car aussi étonnant que cela puisse paraître les jeux d'alliance du Parlement Françis n'intéresse pas la Russie qui poursuit sa guerre contre l'Ukraine ça intéresse pas Donald Trump et s vité de reléger l'Europe au rendu supplétif à vrai dire ça inéresse pas non plus la Chine qui intensifie cette possession ses pressions commerciales probablement encore moins les acteurs régionaux du Levant qui traverse en ce moment des bouleversements profonds en revanche cela intéresse présidente de la Commission européenne qui grâce au députés senseur trouve une occasion inespérée d'accér d'accélérer l'accord avec le mercosour alors en ce début d'année les députés du groupe horizon indépendant forment un vœu que nous trouvions le courage collectif de sortir des querelles pour enfin parler aux Français des moyens à mettre en place pour résoudre leurs problèmes car si beaucoup de nos concitoyens ne savent pas ce qu'est une commission mixte paritaire en revanche ils savent tous que les plans sociaux se multiplient ils sont nombreux à vouloir que l'accès à la santé ne soit plus un chemin de croix à attendre que leur travail leur permette de retrouver un pouvoir d'achat à la hauteur de leurs efforts à se demander si la crise du logement aura enfin une fin à être inquiet de l'insécurité du quotidien anxieux de la grande graine du narcotrafic et soucieux d'une immigration subie pour pouvoir agir nous avons besoin d'un budget saluons à cette occasion le travail de votre prédécesseur monsieur le Premier ministre Michel Barnier car il a posé des constats clairvoyants dont la censure du 5 décembre ne peut pas nous exonérer la France ne peut plus se payer le luxe de creuser davantage son déficit l'accroissement indéfini de la dette est un poison à cet égard le débat sur le retrait est éclairant seul une réforme systémique à l'instar de celle proposée en 2019 autour d'un mécanisme de point pourrait nous permettre de sortir de l'ornière imaginez en revanche qu'un système de retraite par répartition soit viable en revenant à la retraite à 62 ou 60 ans procède de l'aveuglement la conférence sociale que vous proposez de réunir est une bonne chose oui il faut discuter il faut discuter avec tout le monde Monsieur le Premier Ministre y compris d'ailleurs avec chacun des groupes et chacun des parlementaires nous devons regarder la réalité en face perdre du temps revenir en arrière ne ferait qu'accélérer la crise financière et budgétaire de même alors que notre pays possède le taux d'imposition parmi les plus élevés du monde nous ne pourons pas accepter la création d'impôts nouveaux pour assaignir nos comptes publics et retrouver des marges manœuvre nous devons travailler à une baisse significative de la dépense publique et agir sur la structure même de l'État je salue monsieur le prier ministre la présence à vos côtés de Laurent marcangelli qui saura j'en suis sûr porter le défi de la simplification et de l'efficacité de l'action publique au cœur des choix budgétaires chaque euros investi doit répondre à cet impératif d'efficacité nous avons bien entendu nous nous félicitons du travail qui va être engagé sur la réforme de l'État la réforme de l'état des ces structures centrale de l'État central mais pour autant nous ne pouvons pas oublier les collectivités locales prenons le cas de l'île-de-fance en moins de 10 ans nous avons quand même réussi l'exploit de créer deux nouvelles strates politico-administratives s'ajoutant aux trois existantes dans un inchevêtrement inextricable de compétences pour autant Monsieur le Premier Ministre les collectivités locales ne sont pas à l'origine du désastre budgétaire elles pent comme vous l'avez rappelé plus de 70 % des investissements publics et leurs comptes vous le savez Monsieur le Maire de pot sont à l'équilibre elles sont aussi et souvent surtout les seuls guichets accessibles de la République les élus locaux sont disposés à participer à l'effort collectif de redressement des finances publiques mais pas au prix de tous les sacrifices pour cela nous devons rebattir avec les collectivités de relations contractuelles de confiance reposant sur la simplification des normes qui leur sont imposées mais aussi sur des actes plus clairs de décentralisation et de déconcentration et sur le respect de leur autonomie financière mais l'effort budgétaire demandé aux collectivités ne peut pas être supérieur à l'effort et à celui de l'État votre gouvernement monsieur le Premier ministre devra prioritairement répondre aux préoccupations urgentes et immédiates des Français l'urgence bien sûr avec le projet loi pour Mayotte dont l'examen est actuellement en cours à l'Assemblée mais le budget devra aussi répondre et apporter des solutions politique et économique à la NouvelleCalédonie des préoccupations immédiates telles que aussi le coût de l'énergie pour nos entreprises qui est une inquiétude forte et qui pousse ces entreprises à faire des choix stratégiques et parfois cornélien le logement avec l'élargissement du prêt à tau zéro que porte le groupe horizon et indépendant ce ce prête au zéro étendu pour des milliers d'acquéreurs et très très attendu la mesure pour faciliter les donations et successions en vue d'un premier achat que nous proposons donnerait une bouffée d'oxygène à un secteur qui en a cruellement besoin nous devons aussi Monsieur le Premier Ministre sortir entre pays du fétichisme du quota en matière de logement aidé pour mieux accompagner les élus et desserrer le carcan administratif qui pèse sur le secteur de la construction de la construction l'agriculture Monsieur le Premier Ministre ces hommes et ces femmes qui travaillent sans compter pour nous nourrir chacun d'entre nous et qui veulent qu'une seule chose c'est que la parole donnée par l'État soit respecté parmi nos priorités certains chantiers nécessitent une vision et des à long terme je pense particulièrement au lois de programmation des ministères de l'Intérieur et de la justice les Français attendent des actes forts en particulier dans la lutte contre les narcotrafic et la délinquence du quotidien nous souhaitons que votre gouvernement réussisse à relever ce défi avec Gérald Armana avec Bruno rotaillot l'immigration monsieur le Premier ministre ne doit pas être un sujet tabou notre relation avec l'Algérie doit être remise à plat comme le proposédard Philippe dès juin 2020 nous n'avons aucune raison de supporter menace et chantage sur un sur une matière aussi profondément humaine que l'immigration tant que c cette relation ne sera pas refondée il nous faut suspendre les accords de 68 de la même manière les accords du toutquet de 2003 doivent être réinterrogés en matière environnementale notre action ne peut pas se contenter de du seul objectif nécessaire mais insuffisant de réduction des émissions à gaz et effet de serre la sauvegarde le développement de la biodiversité qui participe de nos paysages avec un ambitieux projet que nous devons avoir pour la protection de nos terres et nos rivières est important et j'ai noté que vous repreniez également le souhait d'avoir une loi sur l'eau nous vous y accompagnerons c'est ainsi qu'une politique environnementale peut retrouver son lien charnel avec le pays et avec ses paysages il nous faut aussi poursuiv le travail engagé en matière de solidarité d'insertion et de handicap permettez-moi de saluer le travail qui a été réalisé par Paul Christophe et Marie Agnès poussier vinsbach également par par Montier le coq qui sera également de votre équipe d'autres défis nous attendent dans le domaine de l'école de l'enseignement supérieur de la recherche au moment où le pouvoir de l'intelligence humaine dessinera notre avenir face aux révolutions numérique et à la montée de l'intelligence artificielle la programmation doit là aussi être respectée en dernier lieu dans les prochains mois notre pays affronter un monde tel qui a l'inconvénient d'être la souveraineté de la France dont le monde doit être réinffirmé nos diplomatie nos armées ont été mis à ruit d'épreuves alors lorsque l'arc des crises internationales se développe la mise en œuvre de la loi programmation militaire est indispensable et nous serons au côté de Sébastien lecordu dans cette mission monsieur le Premier ministre permettez-moi de rappeler vre attachement à la 5e République nous ne pensons pas que il faille substituer le bien charnel que les élus ont avec les français pour le transmettre au partis l'élection présid l'élection proportionnelle ne viendrait pas satisfaire à la crime du régime actuel la crime du régime actuel n'est du chaos et de ceux qui veulent le chaos monsieur le Premier ministre le groupe horizon indépendant aura bien sûr à cœur de vous soutenir un soutien vigilant exigeant comme l'exige l'ensemble des Français merci merci beaucoup mon cher collègue la parole est à présent à monsieur le président Stéphane Lenormand pour le groupe liberté indépendant are ma et [Applaudissements] [Musique] territoire madame la Présidente Monsieur le Premier ministres mesames messieurs les ministres chers collègues il y a quelques mois nous étions dans ce même hémicycle à écouter le discours de politique générale de votre prédécesseur monsieur le Premier ministre nous avions tous partager à ce moment-là le même constat une France jamais aussi divisée alors que les crises se multiplient des compte public qui dévissent une dette qui devient im maîtrisable une économie qui s'enlise des PME qui s'interrogent de savoir si elles passeront l'année des hôpitaux qui ne se relèvent pas et même l'éducation nationale qui peinene à offrir des solutions tant aux enseignants qu'aux élèves et la France aujourd'hui n'a toujours pas de budget pour 2025 n'offrant pas des perspectives positives tant en intérieur qu'à l'extérieur les Français sont inquiets et s'interrogent leur confiance en leurs élus sétiolent la France des territoires regarde un microcosme parisien faire des promesses sans lendemain et parfois prendre des décisions qui sont complètement coupé de la réalité du quotidien des Français c'est le cas sur l'accès aux soins et la situation des hôpitaux c'est le cas aussi sur sur la vie chè et le pouvoir d'achat ou encore dans l'éducation et les petites et moyennes entreprises méfions-nous collectivement d'une colère sourde face à une perte de confiance dans nos institutions et d'une résignation de nos compatriotes qui pourraient terminer dans la rue nos territoires ultramarins ont déjà été révélateurs de cette situation le message des Français aux élus nationaux depuis la dissolution voulue par le président de la République était pourtant clairire abandonner les ripô dogmatique pour travailler dans l'intérêt général écouter les citoyens et les territoires à l'annonce de la composition du gouvernement la perplexité c'est quand même emparé d'un certain nombre d'entre nous quasiment les mêmes ministres avec un certain nombre de retours et les mêmes cabinets ministériel pensons-nous réellement obtenir un résultat différent en utilisant toujours les mêmes recettes c'est une question que l'on peut se poser élections perdues dissolutions ratées les Français ont rejeté en partie les politiques menées ces dernières années c'est un fait il faut en tirer des conclusions Monsieur le Premier Ministre une véritable rupture est nécessaire tant sur le fond que sur la forme plus d'écoute plus de dialogue plus de respect du Parlement avec la nécessité de dégager des objectifs partagés et d'abandonner un centralisme déconnecté l'humilité vous en avez parlé et la responsabilité et la transparence doivent guider vos pas et ceux de votre gouvernement au groupe liberté indépendant Reem et territoire composé de députés venant de la gauche du centre et de la droite c'est la méthode qui nous caractérise et qui nous permet de dialoguer de dégager des consensus nos différence en notre richesse notre ancrage territoriale et notre atout et le dialogue notre force Monsieur le Premier Ministre fidèle à ce que le groupe lot a eu comme ligne depuis le début nous continuerons à nous à nous positionner comme un groupe indépendant d'opposition mais constructif au service de l'intérêt général nous nous prononcerons sur les textes de loi avec en tête le seul intérêt de nos concitoyens et comme bousul la réponse à leurs urgences la première des urgences est d'engager des réformes permettant d'améliorer le pouvoir d'achat de nos concitoyens une conférence sociale nationale sur le partage de la valeur est indispensable il faut réfléchir aux pistes permettant aux entreprises françaises de toute taille de générer plus de résultats afin de favoriser ce partage nous sommes convaincus que le travail doit être plus rémunérateur comment améliorer le pouvoir achat des français quand notre système fiscal crée des trappes à bas salaire aujourd'hui un chef d'entreprise qui veut augmenter un salarié de 100 € net doit dépenser quasiment 480 €.

c'est cela c'est à cela qu'il faut apporter des réponses monsieur le Premier ministre par ailleurs n'oublions pas nos agriculteurs qui attendent également des réponses concrètes et urgentes sur des engagements pris il y a un an je parle de revenus de la loi égalim du prix des produits agricoles de la taxation du gazol des aides européennes de la politique agricole commune ou encore du pacte vert européen ou du plan écyo ou encore des accords de libre échange vous en avez parlé sur le micro sur par exemple il nous faudra répondre à cette attente quant au domaine du logement monsieur le Premier ministre le premier poste de dépenses des ménages il est symptomatique des problèmes français surréglementation manque de visibilité éparpillement des moyens spéculation galopante et finalement absence de résultats probant lorsque l'on parle de pouvoir d'achat nous ne pouvons pas non plus passer sous silence le sort de nos concitoyens d'Out ma sincèrement oublié ces dernières années sur la continuité territoriale des biens et des personnes ils attendent des réponses précises le terrible drable qui a frappé Mayot doit nous obliger aussi à reconstruire durablement ce territoire français pour permettre aux maoraaises et maorés de regarder l'avenir avec confiance c'est ainsi qu'une loi Mayotte est également impérative afin de répondre aux problèmes spécifique rencontré par nos concitoyens maorés avec une programmation budgétaire pour donner un calendrier de développement des adaptations son sont nécessaires pour lutter contre l'immigration clandestine un autre territoire insulaire sans parler de la Nouvelle Calédonie que vous avez dont vous avez aussi évoqué je parle de la Corse qui depuis cette législature attend la reprise du processus dit de beauau le groupe Liot tient à rappeler qu'il estime fondamental l'aboutissement de ce processus qui est une attente majeure exprimée plusieurs fois par le peuple corse les Françaises et les Français place encore en ce début d'année 2025 la santé comme une de leurs priorités c'est particulièrement vrai pour les territoires ultramarins mais aussi pour nos territoires ruraux de nombreux Français Monsieur le Premier Ministre rencontre encore des difficultés pour un simple rendez-vous une consultation ou encore chez un spécialiste des services hospitaliers fermes les personnels soignants sont toujours en souffrance la suppression des agences régionales de santé permettrait à la fois de réaliser des économies et de permettre au personnel soignant de se concentrer sur les passions et non sur les statistiques vous avez utilisé un mot juste nous avons besoin de déburaucratiser la santé monsieur le Premier ministre il est aussi utile de rappeler l'importance de mieux prendre en compte le vieillissement de notre population et ses conséquences au travers d'un plan grand âge maintefois évoqué mais toujours repoussé qui est pourtant si nécessaire à notre pays s'agissant toujours des questions sociales le groupeot c'est était opposé à l'adoption de la réforme des retraites notamment autour de la question de la mesure d'âge nous espérons que la réunion de la Conférence de financement que vous venez d'annoncer et que nous prenons comme un premier pas permettra d'aboutir à la suspension de cette mesure d'âge que nous avons toujours considéré comme injuste la question de la lutte contre la délinquence et le trafic des stupéfiants est également prioritaire pour nos compatriotes il est devenu clair aux yeux de tous qu'il faut plus de personnel actif plus de moyen visible sur le terrain mais aussi une réelle exécution des peines et une lutte efficace contre la récidive et je vous attirais aussi monsieur le Premier ministre sur cette lutte contre le trafic des stupéfiants l'important c'est le positionnement des antis qui est une des portes d'entrée et sur lequel il faudra mettre les moyens pour endiguer ce fléo la question du contrôle et de la limitation effective des flux migratoires est aussi une source d'interrogation et d'inquiétude forte de la part de nos concitoyens des mesures concrètes doivent être dépl y avec pragmatisme réalisme rigueur mais aussi humanité comme son nom l'indique le groupeot est attaché aux libertés fondamentales nous ne pouvons pas accepter de mettre entre parenthèses ce qui constitue les fondamentaux de notre démocratie et en premier lieu l'état des droits qu'il ne peut souffrir d'aucune remise en cause s'agissant des fondamentaux toujours l'enjeu majeur du redressement des compes publics et particulièrement dégradé doit être apporté dans un esprit de justice fiscale et de justice sociale en particulier par le rééquilibrage des ch charge entre les revenus du travail et du capital le financement de notre modèle pardon social repose quasiment uniquement sur le travail des Français si cette vision était pertinente à la sortie de la Seconde Guerre mondiale un nouveau modèle est à inventer pour pour péreniser pardon ce système social permettez-moi encore une fois aussi ce soir de rappeler que les collectivités qui porte 70 % de l'investissement public soumis à la règle d'or ne sont pas responsables du déficit de l'État il faut arrêter d'en faire les coupables faute d'avoir le courage d'engager l'État dans de réelles économies de fonctionnement par ailleurs suppression d'agence et opérateur de l'état réel audit des 200 milliards d'aides publiques aux entreprises taxes sur les rachats d'actions des et des plus hauts revenus nous avons porter des propositions responsables en matière d'économie et de recettes supplémentaires justes qui ne doivent pas reposer sur les plus modestes dans le cadre d'un effort partagé sans détruire l'appareil de production ou nos TPE PME nous sommes convaincu au sein du groupe que la que la centralisation exacerbée de notre pays est un facteur de tension sociale de dégradation démocratique et pèse lourdement sur nos déficit budgétaire et la situation de nos services publics nous regrettons monsieur le Premier ministre que vous n'ayez pas annoncé un nouveau mouvement de décentralisation politique avec l'attribution d'un pouvoir réglementaire aux élus locaux dans le domaine de compétences et l'avénement d'une véritable autonomie fiscale avec le renforcement de la démocratie locale en conclusion notre priorité dans cette législature et d'être à la fois dans l'opposition et une forme de proposition dans le dialogue et le respect de tous pour donner une chance à notre pays à nos concitoyens d'aborder l'avenir avec plus de sérénité monsieur le Premier ministre nous vous savons sur un chemin de crête et trit sur lequel le groupe lot favorisera toujours en responsabilité la stabilité qu'il faut à notre pays votre obligation monsieur le Premier ministre sera de développer une réelle méthode de travail en concertation AC l'ensemble des forces politiques les Français nous regardent l'immobilisme est un danger l'action une nécessité merci merci beaucoup monsieur le Président la parole est à présent madame Eline carbidi pour le groupe Gauche démocrate et républicaine pour une durée de 5 minutes [Applaudissements] madame la Présidente mes chers collègues monsieur le Premier ministre François Baayou c'est en ma qualité de co-présidente du groupe de la Gauche démocrate et républicaine que je m'exprime devant vous vous connaissez la particularité de notre groupe composé pour moitié d'ultramarin et c'est justement sur l'outrem que je concentrerai mon propos vous avez indiqué tout à l'heure vouloir faire de l'outrem une des principales préoccupations de la nation alors je souhaiterais partager avec vous une interrogation une ré flection qui tiraille les 2,6 millions d'habitants d'outrem et je l'espère surtout après les images que nous avons vu de Mayotte quelques-uns de nos concitoyens d'hexagone Monsieur le Premier Ministre qu'est-ce que la France d'outrem la France des océans celle sur laquelle le soleil ne se couche jamais autrefois appelé colonie quelle place et quelle politique au pluriel pour ces territoires si différents différents mais néanmoins Unis unis dans la pauvreté uni dans le sous-développement uni dans la chireté de la vie autant de problématique que l'éloignement avec le territoire hexagonal ne peut pas suffire à expliquer si la France est la 7e puissance mondiale pays des droits de l'homme Monsieur le Premier Ministre qu'est-ce que la France d'outrem à la Réunion 36 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté mais les loyers sont parmi les plus chers de France 50000 personnes sont dans l'attente d'un logement social 19 % de la population est au chômage en Martinique les prix de l'alimentation il sont 38 % plus élevés qu'en hexagone la bicher ce problème généralisé à l'ensemble des outres-mers et qui condamne des milliers de gens à la pauvreté en Guyane 52 % des jeunes sont en difficulté de lecture il manque des routes il n'y a toujours pas de Chu l'espérance de vie est moindre qu'en hexagone mais la réforme des retraites s'y applique de façon indifférenciée Nouvelle-Calédonie l'économie a été détruite suite à la décision inconsciente d'un homme de passer la loi sur le dégel du corps électoral il faut désormais tout reconstruire et reprendre sans attendre les discussions sur l'avenir institutionnel de l'archipel à Mayotte Mayotte meurtri et endeillé par le Cyclon chido a révélé au monde entier l'ampleur du sousdéveloppement de ce département français après le passage de la tempête avant le passage de la tempête 77 % de la population vivait sous le seuil de pauvreté 37 % des maorés étaient au chômage 30% d'entre eux n'étaient pas raccordés à l'eau un/4 des logements étaient en tole qu'en est-il aujourd'hui aujourd'hui l'horreur a laissé place à la colère pour les uns tandis que la honte semble s'être rapidement mu en opportunité pour d'autres Mayotte ce département français où l'on ne compte pas les morts mais où le préfet a limité la vente de toll au particulier muni de pièces d'identité si l'immigration est assurément un fléau à Mayotte le manque d'investissement de l'État en est un autre qu'est-ce que la France d'outrem des sous-territoires de la République des îlos de pauvreté maintenu sous giron français pour des raisons économiques je vous vois relever la tête mes propos vous choquent je l'espère et tant mieux si vous êtes au moins aussi choqué par les conditions de vie de mes concitoyens d'outrem que par mes propos alors peut-être changerez-vous de politique j'emploie des mots forts car je souhaite que les choses changent monsieur le Premier ministre en outreemè les besoins sont immenses et la crise est partout des crises aux origines et aux conséquences diverses selon les territoires et qui nécessit des mesures fortes des crises qui pourraient être résolues exigent au plus haut sommet de l'État considération respect dialogue et écoute stop au parisianisme hors sol qui nuit à nos territoires stop au commerce exclusif avec l'Hexagone qui SVIT et qui empêche notre développement économique nous ne sommes pas des enfants ignorants nous avons de nos territoires une connaissance certaine et pour nos territoires des propositions concrètes proposition que les différents gouvernements Macron ont successivement successivement balayé d'un revers de main serez-vous l'un de ceux changerez-vous de méthode et de politique romprez-vous avec la ligne du présid la répuique aurez-vous le courage de dénoncer ses propos méprisant lorsqu'il s'adresse aux ultramarins comme dernièrement à maotte Monsieur le Premier Ministre une question c'est quoi pour vous la France d'reem Merci Merci beaucoup ma cher collègue et pour terminer la parole est à Monsieur sachaer pour une durée de 5 minutes madame la Présidente Monsieur le Premier Ministre mesdames Messieurs chers collègues c'est dans un style assez litéraire que vous êtes venu nous présenter Monsieur le Premier Ministre votre promesse française votre déclaration de politique générale cette signature elle vous offre le confort du flou un abri précieux pour vous face à l'instabilité qui règne ici depuis la dissolution nous disposions jusqu'alors depuis près d'un mois que de votre castingne et à l'heure où nous sons la France de commune en commune de en veut l'honnêteté m'oblige à vous dire qu'il n'avait pas parfaitement convaincu et ces derniers jours vous avez pris une décision notable par rapport à votre prédécesseur celle de ne pas placer votre destin dans les mains du rassemblement national vous avez fait mine avec Monsieur le Ministre de l'économie que je salue particulièrement de privilégier le Front républicain vous semblez enensme tirer les conséquences du second tour des élections législatives de juillet dernier et je souhaite que cette main tendue à la gauche soit durable vous avez d'abord proposé de remettre sur le métier la réforme des retraites vous tentez aujourd'hui tardivement d'en corriger le premier reccueil celui de ne pas avoir convaincu sur les besoins de financement proposer d'en saisir les partenaires sociaux pour trouver une alternative l'une des plus connues la meilleure c'est celle que nous aurons aurions déjà dû faire il y a 5 ans c'est la retraite par point au-delà de cette annonce vous avez égrainé des orientations davantage que des mesures ou un calendrier parlementaire et parmi celle-ci j'ai noté que vous vous placiez l'éducation au-dessus de tout j'ai apprécié aussi la façon dont vous reprenez à votre compte la lutte contre l'assignation en résidence comme mal principal au désespoir et au sentiments de relégation j'ai relevé la juste autocritique que vous dressiez parfois maladroitement en référence au jardinage du tri social que constitue l'orientation précoce des élèves je n'ai revanche pas compris si vous comptiez renoncer à la suppression des 4000 suppressions de postes d'enseignants soit sans classe pour en moins pour un département comme le mien je ne sais pas si vous comptez retravailler sur le déficit d'attractivité du métier d'enseignant et notamment sur leur R j'ignore ce que vous comptez faire en matière de mixité scolaire ainsi que le choc des savoirs qui est un fiasco il faut l'avouer vous avez fait ensuite du budget l'urgence et son adoption est en effet une urgence pour tous J'ai été attentif à votre plédoyer contre les hausses d'impôts ou de cotisation sociale et ces déclarations elles m'ont semblé en décalage avec la demande profonde de justice fiscale qui gronde dans notre pays que que ferez-vous des légitimes efforts demandés par les précédentes copies au plus fortunés de notre pays aux plus grandes entreprises quelles sont vos intentions au sujet de la bonne idée pourtant venue de vos rang d'une fiscalité plus juste sur le patrimoine à l'image du relèvement du du prélèvement forfaitaire unique à peine a-t-on eu plus de répones en matière de santé pour lequel je prends Act néanmoins avec bienveillance de la hausse notable annoncée de long d'â de votre refus du déremboursement de certains médicaments ou de la consécration de la santé mentale comme une grande cause nationale nous devons naturellement en savoir plus sur vos intentions nous av avons aussi pu mesurer votre ambition écologique supérieure à celle présentée devant nous il y a 4 mois vous me direz c pas difficile ça n'occulte pas les questions que vous avez posé sans forcément y répondre sur le financement des infrastructures de transport ou vos intentions en matière de rénovation urbaine ou de construction de logement et à travers votre déclaration d'amour au territoire et la différenciation vous êtes gardé de nous dire votre ambition en la matière tout juste nous avzvous fait part et c'est une bonne chose de votre intérêt pour les territoir ultramarin au fond c'est en matière éégalienne que vous avez cédé à la facilité je not votre attachement à l'autorité de l'État et à celle de l'État de droit ce qui n'était pas SII clair pour la précédente équipe et demeure en suspens par le maintien de votre confiance à monsieur le ministre de l'Intérieur cet attachement impliquerait d'ailleurs un engagement ferme de respecter les loi de programmation pour le ministère de l'Intérieur pour la programmation militaire pour le ministère de la Justice et je vous demande si vous garantissez l'emploi de magistrats de greffiers de policiers de gendarmes parce que nous avion constaté dans le précédent budget que le schéma d'emploi était nul vous avez donné kitus au groupe de l'ex majorité sur la proposition de loi sur la justice des mineurs ignorez-vous que celle-ci a été largement réécrit par la commission des lois pour respecter les principes fondateurs de l'ordonnance de 45 ou du code de justice pénale des mineurs vous êtes inquiété de l'appréciation de l'immigration de par nos concitoyens en faisant référence à la proportion qu'elle pouvait prendre au regard de certains territoires j'aurais préféré que vous défendiez le chiffre d'une baisse de 38 % d'entrée irrégulière sur le territoire européen chiffre qui est le fruit de l'agence Frontex et qui est finalement le plus bas depuis 2021 c'est-à-dire depuis les chiffres du covid pourquoi flatter la droite qui ne nous a jamais aidé et qui laisse planer l'ambiguité d'une nouvelle loi dont immigration dont personne n'a véritablement besoin devons-nous d'ailleurs comprendre de votre soutien à l'intégration que vous souhaitez finalement reprendre régulariser les travailleurs dans les métiers entention comme nous le proposions initialement dans la loi immigration quant à Mayotte il y a 1000 choses à faire avant d'aborder la question du droit du sol et je vous invite à relire un auteur parfois brillant bien que inconstant qui écrivait il y a un an dans le monde croire que le droit du sol IR respesponsable de la situation Mayot est une erreur d'analyse Monsieur le Premier Ministre votre déclaration de politique générale était finalement pas totalement lisible c'est peut-être cette une stratégie pour durer mais il vous faudra sortir de l'ambiguïé et c'est à l'Ô des actes que nous pourrons vous juger je vous remercie monsieur le député à la demande du gouvernement je fais une suspension de 5 minutes avant la réponse du Premier ministre je vous demande de bien vouloir regagner vos places la parole est à Monsieur le Premier Ministre merci madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés je vais essayer de répondre à chacun des orateurs en tout cas suctinement monsieur Stéphane pe c'est un problème de latéralisation et donc monsieur Stéphan pe vous avez regretté condamné même ce que vous avez appelé le refus de convoquer une conférence sociale sur les retraites vérité c'est bien ce que nous faisons nous convoquons à partir de vendredi une conférence sociale au mandat très large en demandant aux partenaires sociaux de produire les analyses et les propositions qui sont les leurs certaines ont été déjà exposées d'autres ont été identifié euh et chacun s'accorde à reconnaître chacun affirme que euh des marges de progrès existaient qui n'ont pas été utilisé pourtant Dieu sait que le gouvernement d'Élisabeth borne avait de ce point de vue fait tous ses efforts voilà et donc que euh 100 fois sur le métier remettez votre ouvrage mais je confirme bien qu'il s'agit d'un mandat de discussion négociation absolument là sans qu'il y ait de point interdit et donc ça répond d'une certaine manière a signe d'ouverture que vous appeliez de vos vœux et que vous regrettiez de ne pas avoir entendu et donc sur ces points c'est changé peut-être si on avait un ver d'eau ça serait génial monsieur CTI il n'est pas là [Musique] je vais tout de même lui répondre parce que peut-être il nous écoute au travers de l'écran monsieur cioti a a évoqué de notre part et de la mienne une dérive à gauche et je n'avais pas eu le sentiment au cours de cette discussion que le diagnostic ou l'analyse d'une dérive à gauche avait été partagé euh je veux simplement reprendre et donner droit au message de sécurité et défense de l'ordre que que vous avez monsieur cotti émis à cette tribune je pense qu'il n'y a aucune possibilité de conduire un pays dans la crise où nous sommes s'il n'y a pas la certitude de tous les citoyens que l'ordre est défendu sans faiblesse et en garantissant aussi à tous ceux spécialement au plus faibles qui se sentent fragiles en face de tous les désordres la présence de l'État et la défense de ses principes nous pensons le gouvernement pense qu'il n'y a aucune contradiction avec la garantie des droits fondamentaux et la défense de l'ordre dans le pays aucune contradiction on a l'habitude d'opposer les deux à notre sens on se trompe et je je pense que la défense ou l'imposition ou la garantie de l'ordre dans un pays c'est la politique sociale la plus indispensable parce que quand dans une société on a l'impression que le désordre que les atteintes à la propriété au biens aux personnes se multiplie alors ce sont les plus fragiles qui trinquent et qui à partir de cet instant-là dérivent et donc ça sera peut-être le seul point sur lequel je serai en accord avec Monsieur cioti mais en tout cas je voulais le dire sur le reste je n'imaginais d'ailleurs pas à l'avance que nous ionss que nous aurions beaucoup de points de rencontre comme il l'a souligné il y a eu une période dans le l'engagement politique de Monsieur cioti où nous pouvions avoir des points de rencontre mais si je me trompe pas il a changé d'engagement politique euh monsieur [Musique] monsieur Tangui je ne polémique il est là-bas je ne polémiquerai pas sur maotte parce que nos concitoyens Maoris ont droit à autre chose ce qu'ils veulent c'est que leurs préoccupations les plus brûlantes et les plus urgentes soient prises en compte il y a deux préoccupations majeures la première c'est la reconstruction ou plus exactement la sauvegarde de ce qui existe encore et la mise à l'abri des personnes des familles et des biens et nous avons présenté un plan qui s'appelle Maillotte debout qui a été accueilli par les élus Maorais et la partie de la population qui participe pass ces débats comme un plan positif et ils attendent c'est vrai qu'on traite de la question de l'immigration clandestine et des bidenville et il y aura des textes et des décisions sur ces deux point premier texte ou première décision première orientation le fait que on ne puisse plus avoir accès à la nationalité française par la naissance si l'on si les deux parents c'est un texte qui va nous être soumis ne sont pas français et présents à Mayotte depuis plus d'un an et vous voyez que de ce point de vue-là cette attente de la population qui est il est vrai absolument enflammé et qu'il faut entendre comme je l'ai dit tout à l'heure à la tribune si vous prenez la même proportion de population qui soit dans l'illégalité et dans des bidon VI ville ça veut dire que sur le territoire de Paris intramuros vous auriez 500000 illégaux habitants dans des bidonville qui le supporterait qui parmi ceux qui se flattent et affirme que ça n'est pas une question que la question de l'immigration illégale à Mayotte qui le supporterait ici sur tous les bancs et à la tribune on entendrait évidemment cette revendication donc ça c'est le premier point et deuxème point je parlais de reconstruction il faut aussi parler de construction comme ça a été dit à plusieurs reprises à la tribune la situation de maotte auparavant n'était pas une situation idylique ni recommandable le le le le mot de sous-développement a été utilisé par Madame CAMBI c'était exactement la situation la situation Mayot elle vient de loin elle vient de l'histoire l'appartenance et le choix de Mayotte à la République française c'est une appartenance et un choix récent ça à peine quelques dizaines d'années et j'ai participé au côté des élus de Mayot au combat pour Mayot française ce sont des personnalités éminentes qui étaient de surcrois mes amis mais il faut aussi que maot non pas seulement soit dans une situation de sauver ce qui peut l'être mais que l'avenir de Mayotte soit tracé sur beaucoup de sujets par exemple sur l'urbanisme par exemple on vient de connaître une catastrophe écologique sans précédent qui est que des millions d'arbres ont été abattu à mayott quasi la totalité des arbres adultes et bien il faut un grand plan de reforestation et ce grand plan de de reforestation doit aussi euh prendre en compte les essences nécessaires pour qu'elle résiste à des catastrophes de cet ordre il y a l'utilisation des millions de mètres cubes de bois qui ont été abatttu par la tempête on peut en faire des péet des des des des découpes de bois de petite taille peut-être pour alimenter peut-être pour alimenter une usine de production d'électricité euh à partir de la biomasse toutes ces questions là ell participent non pas de la reconstruction et de la sauvegarde non pas de la construction et de la de la reconstruction et de la sauvegarde de ce qui exist elle participe de l'avenir de l'idée que les maoraais se feront et les maoraais décisionnaires et les Maoris travailleurs c'est avec cela dont becoup sont à former sont pas encore formés que la reconstruction pourra avoir lieu et vous voyez que c'est un énorme effort je dois ajouter que du point de vue de l'équilibre économique la décision de faire de maotte une zone franche globale est évidemment une décision très importante je pense que c'est une décision qui intéressera une grande partie de l'outreem dans son ensemble c'est une décision pour maotte mais à mon sens c'est une réflexion qu'on doit conduire sur beaucoup de ces zones là auxquelles nous sommes attachés et puis et puis Gabriel Atal je suis pas encore familier de vos positionnements vous êtes au centre monsieur Atal ce ceci ne ne m'étonne pas euh le modemme est un oui un peu un peu plus centré voilà euh l'appel à la responsabilité que vous avez fait non seulement il ne m'étonne pas de votre part mais j'y souscris euh vous avez plaidé pour la stabilité pour l'ouverture et la cohérence sur les retraites vous avez plaidé pour la valeur travail vous avez plaidé pour la sécurité avec la lutte contre la délinquence des mineurs pour laquelle vous avez proposé un texte dont j'ai indiqué que le gouvernement souhaitait qu'il soit examiné et adopté vous avez parlé de l'école votre expérience au ministère de l'Éducation nationale a montré à quel point vous étiez attaché à notre école et vous avez appelé au courage de la vérité et je souscris on a essayé tout à l'heure tous ensemble à la tribune de voir quelle est la dim réelle des défis que nous avons en face de nous ma certitude comme vous l'avez indiqué qu'il n'y a pas et qu'il n'y a pas une minute à perdre en tout cas je vous remercie pour le soutien clair et ferme que vous avez exprimé et je vous donne la garantie que nous travaillerons ensemble avec votre expérience de Premier ministre sur ces sujets madame Panau d'abord je veux rendre hommage à votre sens de la nuance je veux je veux vous remercier de la de la modération de vos propos on en a besoin dans les temps qui qui coupent par les temps qui court je veux répondre à à un ou deux points vous avez assez bien illustré ce que je dénonçais dans mon discours c'est-à-dire de la stratégie de conflictualisation sur tous les sujets j'ai dit tout à l'heure que je connaissait Jean-Luc Mélenchon depuis longtemps mais je pense que sur ce point le non mais la présidente madame Panau ne se n'a pas d'hostilité à l'égard de Jean-Luc Mélenchon sur ce que j'ai cru comprendre et donc donc je je réponds non pas à une personne mais une stratégie se saisir de tous les sujets du pays pour en faire des sujets de conflit ça peut servir une volonté politique ou électorale mais ce que nous croyons et ce que je crois c'est que ça ne sert pas le pays je pense que je pense qu'il y a suffisamment de puissance qui espère que la France s'affaiblisse et s'efface pour que nous ne leur servions pas nos divisions comme un atout pour cette prise de contrôle et quant à la démocratie je l'ai dit la démocratie pour moi c'est conscience et responsabilité du citoyen conscience et responsabilité et conscience et responsabilité du vous avez assez un assez bon exemple ici des des équilibres et je ne crois pas que la stratégie que vous avez défendu à la tribune soit majoritaire dans cette assemblée je ne je ne le crois pas je ne le crois pas et donc je défendrai cette idée que aussi différent que nous soyons vous y compris vous y compris nous sommes responsables et responsable de l'avenir du pays et donc et donc de ce point de vue-là je pense qu'en effet nous avons une différence assez profonde et fondamentale notre vision c'est que nous réussissions à faire se rejoindre les forces du pays avec des sensibilités différentes je respecte les sensibilités sur tous les bancs je n'ai pas approuvé qu'une partie je n'ai pas approuvé à titre d'observateur et de citoyens et de militants nai pas approuvé qu'une partie des élus de cette assemblée soit ostracisé et qu'on refuse de leur donner des places dans dans les instances nos assemblées à titre personnel comme observateur je ne suis pas parlementaire je l'ai été mais je me suis toujours battu je me suis toujours battu pour que pour que je me suis toujours battu je me suis toujours battu pour que tous les élus soient considérés à égalité de dignité et qu'on ne refuse pas de serrer la main des uns et qu'on ne refuse pas la promotion au responsabilités des autres hein monsieur Vallot vous avez raison vous avez eu raison [Musique] d'évoquer vous c'est ça vous avez raison d'évoquer la solité du moment pas ou monsieur Vallot vous avez raison d'évoquer la solignité du moment je crois important je crois comme vous que c'est un moment important de notre histoire politique et nous sommes en accord sur un point il est légitime que vous soyez que vous vous revendiquiez de l'opposition et que vous ne que vous affirmiez clairement que vous ne rejoignez pas la majorité pour moi il n'y a aucun problème de ce point de vue- làà le soutien au gouvernement les formations politiques qui soutiennent le gouvernement et donc c'est c'est plus clair c'est tout à fait légitime et j'ai moi-même défini en trois cercles ce qui participent ceux qui dialoguent ceux qui s'opposent radicalement la composition de cette assemblée vous avez eu raison d'évoquer les menaces qui pèsent sur notre démocratie de ce point c'est absolument vrai je vais essayer de répondre aux questions précises que vous avez posé vous avez dit qu'il n'y avait aucune prise de position claire sur la fiscalité des hauts revenus et des hauts patrimoines et bien il y a des positions claires d'abord a été a été voté au Sénat une taxe sur les hauts revenus mais cette taxe ne peut pas être mise en application en 2025 parce qu'il y a il n'y a pas de rétroactivité ceci est un point certain on a nous avons travailler nous sommes en train de travailler sur une taxe antioptimisation pour les hauts patrimoines ce qui est une manière de prendre en compte ces patrimoines la dimension de ces patrimoines et d'envisager de vérifier qu'il n'échappe pas à l'impôt en les affectant d'un taux de contb oui il y a eu déjà des travaux sur ces sujets il y a eu des travaux sur ces sujets et donc nous proposons nous que le débat budgétaire que vous allez conduire permett d'évoquer ça et bien il semble d'après notre analyse juridique que ça sera possible sur ce point nous en discuterons monsieur Coquerel nous en discuterons donc ça c'est le premier point et pour le budget 2025 une évolution vers ce type de contribution sera envisagé deuxièm sans est-ce que est-ce que je peux rappeler que c'est le Parlement qui vote les budgets ça ne ça ne me paraît pas ça ne me paraît pas sous forme civique ça ne me paraît pas une difficulté deuxièmement vous avez posé la question précise sur longame sur longame le choix que nous avons fait c'est une évolution de 3,3% ce qui fait que ce qui est sensiblement au-dessus de la proposition qui avait été faite et qui est par le gouvernement prcédent qui était de 2,9 % c'est une évolution considérable de 8 % peut-être de 8 % merci Monsieur GED et donc c'est ce sont des millions supplémentaires pour les hôpitaux et pour les épades et c'est ce sont des milliards supplémentaires pour pour les hôpitaux et pour les épades troisièmement sur les jours de carence la question s'est posée euh pour afficher un un renoncement au 3 jours ou pour toucher au pourcentage de remboursement 90 % au lieu de 100 %.

on essaie de trouver un équilibre sur ce point et de ce point de vue là le débat budgétaire sera évidemment saisi hein oui voilà on l'aura avant la CMP voilà euh ensuite pour les postes de l'éducation nationale d'abord nous avons décidé de transformer 2000 de ces postes euh en poste pour les enfants handicapés pour les 2000 2000 2000 pour les ce qui veut dire qu'il n'y a plus que 2000 postes qui sont en question ça a tout à voir ça a tout avoir pour une raison extrêmement simple c'est que nous n'arrivons pas à recruter le personnel suffisant sur les postes que nous créons et je pense et je pense qu'il n'est pas possible on peut tout à fait pardon allez s'il vous plaît mes chers collègues on va laisser le Premier ministre s'exprimer en réponse à toutes vos interventions Monsieur le Premier Ministre s'il vous plaît donc on ne peut pas durablement imaginer que le nombre des élèves baisse sans que on n adapte modérément sans porter atteinte à la présence des enseignants devant les classes il n'y aura pas un enseignant de moins devant les classes mais nous pensons qu'on peut organiser différemment de manière que ce n'est pas la peine de crier on ne vous entend pas voilà on ne vous entend que dans cet hémicycle et donc le le nombre de postes qui sera mis au concours ne baissera pas ce sera le même nombre de postes dont nous savons tous parce que se tient à la vérité qu'on les affiche mais qu'on ne les remplit pas parce que la question principale c'est devenu le manque d'attractivité du métier d'enseignant et je dis ça en ayant été enseignant et ministre de l'éducation nationale l'effondrement l'effondrement de l'image des enseignants injuste et choquante fait que les jeunes étudiants ne veulent plus embrasser le métier d'enseignant et donc je dis je dis à Monsieur Valot je dis à Monsieur vot que s'il veut participer à la définition d'une politique d'attractivité du métier d'enseignant je suis d'accord pour le faire et il y a des questions de salaire c'est vrai c'est vrai des question tra il y a des questions de formation qui sont aujourd'hui des questions crucial j'ai essayé d'en dire un mot tout à l'heure les enseignants à l'entrée à l'université décrivent une situation des Cortes qui s'inscrivent en université en première année qui est une situation désastreuse et profondément choquante pour notre éducation nationale de 15 années d'enseignement on soit dans de telles difficultés d'écriture de capacité à écrire un texte sans faute d'orthographe je considère moi que c'est le pire des bilans qu'on puisse traiter et c'est c'est me semble-t-il sur ces pointslà non Madame C excusez-moi de vous dire que l'éducation nationale est dans cette crise depuis au moins 25 ans que cette effondrement tombe et donc et donc monsieur Vallot si si vous êtes intéressé par le travail partager sur la question de l'attractivité du métier d'enseignant je vous donne mon accord pour que que nous y participions ensemble et donc je répète pas de baisse des postes mis au concours pour le recrutement au total il y aura pas de baisse il y aura pas de baisse merci madame de Montchalin il n'y aura pas de baisse sur ces postes mais le pourcentage des postes que nous évoquons ici par rapport à l'ensemble des postes plus d'un million et quelques qui existe dans notre pays c'est que nous nous battons sur des fantasmes je veux bien participer je veux bien participer qui souhaite' s'en aller et donc et donc je je vous confirme qu'il n'y aura pas de baisse des postes et que J il n'y aura pas de beste des postes devant les élèves dans l'éducation nationale il en aura [Applaudissements] pas mais comme je tiens à la vérité s'il vous plaît n'oubliez pas que nous n'arrivons pas à recruter que les postes que nous affichons sont des postes théoriques qui ne sont pas remplis par les candidats au concours très loin de ça très loin de là et ceci est une pour pour la question de la taxe sur les transaction sur les transactions financières le texte adopté au Sénat prévoit une augmentation de 0,4 points et la demande des socialistes à 04 points la demande des socialistes est à 05 points et donc et donc il me semble que on n'est pas si loin à supposer qu'on souhaite trouver des points de rencontre pour ce qui est du fond chaleur monsieur Vallot le budget a été stabilisé je le confirme malgré les contraintes et les acteurs se sont félicités de cette stabilisation à exactement 820 millions donc de ce point de vuelà nous pouvons là encore trouver des des points de rencontre euh c'est qu'est-ce qui est en augmentation ou et le ministre des Relations avec le Parlement me rappelle que le fond vert et le fond haut sont en augmentation et donc combien [Musique] 850 millions pour le fond vert 150 non ça n'était pas pardon ça n'était pas 850 millions en valeur absolue c'était plus 150 millions pour le fond vert mais mais le brou mempêcher de comprendre les propos [Musique] madame et la ministre plus de crédit de plément en 2025 en 2024 euh je crois le votre demande sur le prê àau zéro a déjà été validée euh et ensuite le rachat d'action la la taxe sur le rachat d'action a déjà été validée aussi ça fait 8 points de rencontre sur les 10 que vous avez évoqué

4:55:47
Non speech

[Musique]

4:55:58
François Bayrou

hein je vous confirme comme j'ai confirmé à Monsieur peu que la négociation le travail en commun qui va s'ouvrir sur les retraites n'a pas de sujet tabou et que s'il y a une loi nouvelle cette loi nouvelle sera évidemment examinée devant notre assemblée un certain nombre des partenaires sociaux me disent ne vous obstinez pas sur une loi on peut faire des tas de choses par décret je je traduis exactement ce que c ces responsables syndicau indique et donc de ce point de vue-là je voulais vous dire que je tiens s'il y a un accord ça sera une loi examinée à l'Assemblée nationale et au Sénat et rapidement rapidement rapidement puisque je vais fixer à 3 mois à la demande d'un certain nombre de sensibilités dont vous êtes pour à 3 mois avant l'été avant avril et si ce texte est un accord il y aura une loi qu'on pourra déposer examiner avant l'été je n'ai pas de problème ensuite vous avez évoqué vous avez évoqué le fait que vous étiez un homme libre et que vous l'aviez toujours été c'est votre affirmation je vous en donne acte bon mes chers collègues je souhaiterais que l'on avance que Monsieur le Premier Ministre puisse répondre à chacun des intervenants ceci une discussion générale on n'est pas aux questions au gouvernement on n'est pas dans un débat on n'est pas dans une négociation Monsieur le Premier Ministre est-ce que vous pouvez répondre et mes chers collègues est-ce que vous pouvez écouter le Premier ministre s'il vous plaît allez-y c'est de bonnes méthodes madame la Présidente et et alors euh vous aviez une question vous avez posé une question sur le budget outreem et c'est une question justifiée parce que le budget outreem sera maintenu hors maotte et Nouvelle-Calédonie et les dépenses probablement considérables à mobiliser pour maot et peut-être pour la Nouvelle-Calédonie ces dépenses là se feront en suus du budget sanctuarisé des outremerses ce qui est me semble-t-il une démarche positive monsieur voquier vous avez évoqué le décrochage de notre pays et je vous donne acte que cette question est pour vous et pour nous une question obsédante sur toutes les réflexions que nous avons amené et je vous donne raison d'en appeler à prendre de la hauteur pour évoquer la stabilité et la responsabilité cette exigence doit nousuire ire en effet à penser à la refondation de l'État sur laquelle vous avez beaucoup insisté et sur laquelle je partage votre sentiment vous avez appelé à réduire les dépenses inutiles nous nous y sommes engagés au point que ce budget est probablement celui qui va le plus loin dans ce sens de tous les budgets qui ont été présentés précédemment et c'est un chantier vous savez on va s'attaquer on va limiter les achats on va s'attaquer à toutes les questions de réorganisation j'ai même annoncé un fond qui sera alimenté à partir du patrimoine notamment immobilier de nos administrations publiques qui est considérable comme vous savez on le chiffre en milliers de milliards en en milliers de oui c'est ça et donc plus de 2000 milliards et donc ce patrimoine là il faut l'activer au bénéfice de la réforme de l'État à laquelle vous êtes attaché alors vous avez posé la question de l'aide sociale unique j'ai dans mon histoire défendu beaucoup l'aide sociale unique je ne peux pas vous dire que je sois en désaccord mais j'ai un problème avec votre proposition c'est que cette aide sociale unique soit limitée à 70 % du SMIC si vous avez une une jeune femme qui est à l'ASH et qui a à la location handicapée qui est de 105 € et qui a deux enfants et les allocations familiales il est pas possible de la limiter à 70 % du SMIC parce que 70 % du SMIC c'est quelque chose comme 960 €.

vous ne pouvez pas proposer à quelqu'un qui est victime de handicap et qui a des enfants de redescendre son revenu très au-dessous de ce qu'elle touche actuellement et très au-dessous de ah mais alors vous faites pas une allocation sociale unique une allocation sociale unique ne peut pas exclure le handicap c'est pour tout le monde c'est une allocution une allocation par point qui permet d'y voir clair dans le le dans dans l'aide qui est apportter et dans mon idée vous dites je m'accorde avec vous on peut y travailler dessus je suis d'accord avec vous sur ce point parce que je pense que la location sociale unique elle permettrait de de clarifier un certain nombre de labyrinthes et de désordres dans lesquels on ne se retrouve pas mais je vous dis que 70 % du SMIC ça serait profondément injuste pour des situations sociales dont on ne peut pas accepter qu'on y porte atteinte en tout cas moi je ne peux pas accepter qu'on y porte atteinte euh sur la proportionnelle nous avons provisoirement une divergence et je vous propose que nous en prenions acte euh et qu'ensuite nous approfondissions on peut tout à fait avoir des divergen et que ces divergences s'expriment et qu'ell permettent peut-être une progression sur le sujet je suis pas sûr que je vous convaincraz mais je pense au moins que nous pouvons dialoguer sur ce sujet madame Chatelin j'ai beaucoup évoqué la décarbonation de notre énergie de notre industrie j'y ajoute la décarbonation des moyens de transport j'ai moi-même été le promoteur de la première ligne de transport en commun à de haute qualité de service au monde et qui fonctionne je vous invite à venir le vérifier qui fonctionne pour le plus grand bonheur il y a un certain nombre d'élus ici qui peuvent le confirmer pour le plus grand bonheur des Palois et pour l'augmentation de la fréquentation c'est la même chose sur la bicyclette on peut tout à fait progresser du point de ce point de vue-là et donc sur les budgets le Parlement a fait bouger les lignes sur le fond vert vous dites ça ne suffit pas mais on peut en discuter le budget de l'ADEM c'est 3 Millard 400 millions ce qui est un budget absolument conséquent et et important et je salue le le président de l'ADEM au travers de cette déclaration et donc et donc nous aurons ainsi j'espère que je respecte l'ordre nous aurons ainsi des débats qui j'espère seront fructueux mais sur du concret pas sur des déclarations de principe parce que sur ces sujets de développement durable je pense que c'est au rendez-vous du concret que nous devons être saisis monsieur [Musique] F j'aurais du mal à marquer des divergences avec vous des oppositions ou des confrontations étant donné l'estime et peut-être on peut dire l'affection que j'ai pour le groupe dont vous êtes le président et pour vous-même vous avez tout à fait eu raison de d'illustrer dans votre propos les question quotidiennes de la vie de nos compatriotes et j'ai aimé l'image des visages que vous avez utilisé et que vous avez indiqué euh il se trouve que la question d'élargir pour les enfants le champ des possibles dépassant les comment dirais-je les condamnations auxquel l'origine porte souvent à constater queon se trouve dans autant d'impasse je pense que c'est le sujet principal j'allais dire d'une société et peut-être d'une civilisation s'il y a un point sur lequel nous sommes sinon en échec absolu du moins en interrogation c'est que quand vous ne naissez pas dans les bons milieux quand vous n'avez pas les codes quand la famille ne vous offre pas des chances par exemple de trouver des stages en entreprise y compris le stage de 3e c'est pas il y a pas d'égalité entre les enfants en face du stage de 3e il y a ceux dont disons les choses la famille connaî des entreprises des services auprès desquels ils peuvent faire leur stage et les autres et donc votre interrogation sur le champ des possies pour moi c'est une c'est l'interrogation central et le cap que vous avez fixé et auquel j'adhère et clair faire de la lucidité qui est une vertu à laquelle je suis attaché comme vous le moteur principal de notre action oui mais oui on rejoindre le président de l'archer mais je ne peux pas ne pas répondre à la représentation nationale monsieur le ministre des Relations avec le Parlement bon monsieur [Musique] berios où est-il le choix de la responsabilité sur lequel vous avez construit votre propos ce choix-là me semble-t-il est un appel sur tous les bans de cette assemblée et vous l'avez formulé quelqu comme tel j'ai été très heureux que vous citiez le discours de Bailleux dont je me suis fait une spécialité on pourrait ajouter le discours d'Épinal il dit il dit à peu ah vous vous trompez monsieur vqu je croyais que vous étiez historien et donc et bien permettez-moi de vous rappeler permettez-moi de vous rappeler que lorsque le général de prononce le discours de baayu et le discours d'pinal la France est à la proportionnelle lorsqu'il crée la 5e République en 1958 la France est à la pas du tout pas du tout il y a des textes de Gaulle nombreux qui défend la proportionnelle et je vous les passerai si ça vous intéresse en 46 en 47 en 48 parce qu'il avait été exclu par une alliance des contraires le le Rassemblement du peuple français le RPF avait été exclu en très grande partie de la représentation nationale on avait fait les apparentements contre lui vous vous souvenez de ça et donc je vois que je vois que la mémoire vous est revenue sur ce point et donc en 58 c'est la proportionnelle et c'est en 62 en raison de ce que vous savez c'est-à-dire de la censure ça devrait vous inspirer monsieur vquier c'est de la censure qu'on a changé le mode de scrutin et ce qui a été fait dans un sens et fait dans l'autre la preuve monsieur vquier la preuve monsieur voquier c'est que le général de Gaul a refusé de constitutionnaliser le mode de scrutin il a décidé que ça devait être une loi simple parce que son analyse était que c'était question d'adaptation voilà ben c'est ce qu'il a fait monsieur berrios j'en étais donc au discours de baayux grâce à vous vos propos sur la dette ce sont les nôtres et je vous remercie sur ce que vous avez dit sur la nécessité d'agir sur la structure même de l'action publique et évidemment je ne peux qu'apporter mon soutien à l'affirmation qui a été la vôtre du caractère crucial central de l'action des collectivités locales en investissement et en modération du fonctionnement parce que je rappelle qu'il ne peut pas y avoir de budget d'investissement en développement si le budget de fonctionnement ne dégage pas des excédents ce que vous avez appelé une règle d'or implicite c'est exactement cela les les gardes-fous que nous avons devant nous et sur les outres mers je suis évidemment d'accord euh avec vous et merci pour ce que vous avez appelé votre vigilance et votre exigence je crois que les deux nous seront utiles Monsieur leenormand Charles améé de Courson vous désigne d'un geste large donc monsieur le Président votre appel à l'humilité non seulement je la partage mais avouez que cette humilité là et de règles lorsque on se trouve dans la situation où je me trouve parce que ceux qui penseraient que on peut assumer ses fonctions avec un sentiment de domination des événements et des sensibilités et des groupes celui-là serait me semble-t-il légèrement présomptueux et je n'ai pas l'intention de l'être et donc vous avez raison et vous avez raison aussi de défendre la richesse de la diversité je suis en désaccord avec cela avec Laurent voquier comme on vient de le montrer à l'instant je pense que la diversité est une chance à condition qu'on apprenne à vivre avec et le problème à mon sens de ce moment démocratique dans nos assemblées le problème c'est qu'on ne sait pas vivre avec la diversité on ne sait pas vivre avec le pluralisme on échange des invectives on échange assez souvent des injures ou en tout cas des méta injures et n'imagine qu'on puisse faire de cette richesse de cette diversité une richesse c'est à quoi nous appelons et au sein du gouvernement cette diversité elle est entière et assez forte alors nous allons avancer dans ce sens dans le sens que vous défendez ensuite quant aux urgence vous avez dit l'agriculture je partage cette urgence je pense que c'est un secteur de la nation auquel nous sommes nombreux à être attachés mais vous m'accorderez que que je le suis en raison de mon histoire personnelle assez fortement attaché le pouvoir d'achat et le logement je veux répéter ce que j'ai dit à cette tribune la question du logement est une question de démolition de de d'affaiblissement du lien social entre nous entre ceux qui arrivent à trouver un logement et ceux qui n'arrivent pas à trouver un logement nous avons là la politique sociale une des deux politiques sociales prioritaires et donc je partage avec vous ce point pour moi il faut arriver à faire que l'investissement dans le logement privé et public soit plus attractif qu'il ne l'est aujourd'hui et il faut arriver à faire que nous ne nous barrions pas nous-mêm avec des normes excessives la route de la reconstruction du pays par centaines de milliers de logements nécessaires chaque année j'ai évoqué à cette tribune les logements pour les logements pour les étudiants euh l'outrem j'ai répondu et tous les insulaires que vous avez évoqué et espécialement ceux qui sont dans votre groupe évidemment sont très importants à nos yeux vous avez avait évoqué la Corse et dans mon discours j'avais indiqué que je considère précisément que l'évolution ou en tout cas la résolution de la question institutionnelle en Corse et d'une nouvelle étape nécessaire de ce point de sujet est aussi la nôtre je me suis entretenu souvent avec les élus de Corse sur ce sujet j'ai oublié personne entre madame qui oui c'est ça c'est ça donc je n'ai oublié personne madame madame kabidi d'abord j'ai d'abord j'ai trouvé votre intervention émouvante et profonde la question de savoir ce qu'est l'outrem pour la République la République en outreem vous avez raison de la poser comme ça je suis pas sûr que la réponse soit écrite à l'avance mais cette réponse nous avons besoin de la découvrir ensemble et c'est précisément la raison j'y insiste encore pour laquelle il est sorti manuel Vals l'ancien Premier ministre a été choisi pour être ministre d'État ministre des Outremers tout à fait à la tête de des rangs protocolaires du du gouvernement ce choix a été fait qui n'avait jamais été fait dans l'histoire jamais et c'est un choix profond on voit à maotte quelle est la question vous avez dit sousdéveloppement et cette question mérite d'être traitée mais les autres régions de l'outrem méritent aussi de trouver une réponse et une réponse à l'équilibre économique de leur avenir est-ce qu'on y est pas du tout est-ce qu'on peut progresser je crois que oui mais on ne pourra progresser qu'avec un travail partagé approfondi sur ces sujets et donc ces priorités que vous avez indiqué ell mériteent d'être souligné et rappelé et vous avez dit nous ne sommes pas des enfants ignorants je vous assure que l'admirateur de la littérature créole que je suis n'a jamais pensé une seule fois et de sa descendance dans la littérature française j'étais aux obsèques d' m céser et il m'est arrivé de le rencontrer souvent auparavant et qu'il disent des choses et qu'il érivve des choses sympathique sur le contact que nous avions j'avais une immense admiration pour lui et la chance que nous avons c'est que d'une certaine manière la culture dont vous êtes un des défenseurs une des défenderess cette culture là a irrigué la création française ça ne se dit pas assez mais probablement y y a-t-il là des sources plus fécondes que dans beaucoup d'autres régions qui semblaient culturellement plus homogènes avec ce que ce que nous sommes et donc je suis tout à fait déterminé à ce que le gouvernement soit la hauteur des enjeux je suis tout à fait prêt à en discuter avec vous pour qu'on définisse programme de réflexion et programme de travail et manuel Vals sera là pour ça aussi quant à Monsieur Houlier euh qui qui est à la montagne là-bas et donc monsieur Houlier défenseur de l'État de droit vous dites que mon destin n'est entre les mains de personne vous avez raison mais les mains que vous évoquez elles sont fermes mais elles sont ouvertes je pense comme vous depuis longtemps nous en avons parlé assez souvent ensemble je pense comme vous depuis longtemps que les frontières dans lesquels nous sommes enfermés sont des murs qui nous empêchent de travailler les uns avec les autres sur les valeurs que vous défendez qui sont les vôtres qui ne sont pas faciles à défendre tous les jours mais je suis d'avis que ça n'est pas parce que on traverse dans la vie politique des moments où on est au noninscrit c'est pas pour ça qu'on n'est pas au cœur de l'actualité ou de la vie politique j'ai été j'ai été au François mitan a été au nonincrit a céser a été au nonincrit pendant longtemps donc monsieur Houlier c'est une préparation c'est une propédeotique c'est un travail à conduire aussi bien sur soi-même que sur le reste de l'opinion et donc de ce point de vue là vous avez évoqué notamment sur l'éducation la réforme de la formation initiale des professeurs je voudrais y ajouter la réforme de la formation continue des enseignants j'ai essayé d'illustrer à la tribune cette réalité incroyable qui est une perte de chance il y a des enseignants qui ont découvert des stratégies pédagogiques tout à fait inédites ils ont des réussites exceptionnelles mais personne ne les repère personne ne sait qui ils sont et surtout personne ne s'inspire de leur travail pour le partager avec les autres c'est la formation continue et c'est à mes yeux au moins aussi important que la formation initiale des enseignants je vous remercie d'avoir participé à ce débat quant à moi et merci madame la Présidente de l'avoir présidé avec constance rigueur et compréhension merci merci monsieur le Premier ministre le débat est clos prochaine séance ce soir à 21h30 en salle la Martine la séance est levée