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interviewPublic Sénat· 11 février 2022 39 min

Bas salaires : Les propositions des candidats

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

on continue dans cette émission de vous donner des clés pour faire votre choix dans cette présidentielle comme chaque jeudi je vous propose un coup de projecteur sur les propositions des candidats des candidats s'est demandé programme [Applaudissements] demandez le programme consacré au pouvoir d'achat plus précisément à la question des bas salaires faut-il augmenter le smic que propose celles et ceux qui rêvent de l'elysée les détails avec jonathan du prix des préoccupations principales des français le pouvoir d'achat s'imposent comme thème incontournable de campagne pour tous les candidats à la présidentielle à gauche revaloriser le smic apparaît comme le levier privilégié pour réhausser les bas salaires 2269 euros nets mensuels aujourd'hui jean luc mélenchon veut le porter à 1400 euros anne hidalgo elle propose 1440 euros l'écologiste et yannick jadot veut aller encore plus loin en proposant la barre symbolique des 1500 euros net idem du côté des communistes le candidat fabien roussel promeut même sa mesure sous forme de jeux de mots leroux seulement fait augmenter les salaires et les retraites parce que quand on augmente les salaires et les retraites c'est de l'argent qui va aller directement dans l'économie réelle qui va aller dans les commerces qui va aller dans nos pme c'est de rendre du pouvoir d'achat aux français les propositions fusent aussi à droite côté lr valérie pécresse entend augmenter tous les salaires progressivement pour atteindre + 10 % nets sur la durée de son quinquennat une idée qu'elle compte financer grâce à une baisse de cotisations vieillesse on engagement sur le prochain mandat c'est d'augmenter hors inflation les salaires nets de 10% jusqu'à 3000 euros une proposition proche de celle de marine le pen la candidate du rn prévoit elle aussi d'augmenter de 10% les salaires mais finances à mesure par une exonération de cotisations patronales cotisations qu'eric zemmour veut lui aussi allégé pour créer une prime zéro charge tout fait pour accorder une prime chaque année sans aucune taxe ni aucune chat ni patronales ni salariales cette prime présenté jusqu'à 3 2 une promesse qui rappelle la prime macron créé en 2019 du côté du président sortant certes pas encore candidat l'entourage des manuels macron étudierait selon les échos des pistes pour aider les branches professionnelles à réévaluer leurs minima sociaux à chaque nouvelle augmentation du smic et on décortique donc les propositions concernant ses bas salaires avec mes invités sans drame au timbre soit vous êtes députée elle et roem de l'isère vice président de la commission des finances à l'assemblée alessandra dublanche bonsoir vice-présidente de la région ile-de-france coordinatrice de la cellule riposte et comité de soutien de valérie pécresse amine mbarki bonsoir bienvenue vous êtes secrétaire national du parti socialiste et vous êtes élu à montreuil j'accueille également en duplex en visioconférence and social si vous soit vous êtes chef économiste au cabinet bdo bienvenue à vous aussi laetitia que pas évidemment est resté à mes côtés peut-être un constat tient pour commencer celui de l'observatoire des inégalités qui nous dit que un quart des salariés français touchent moins de 1500 euros et la moitié moins de 2000 euros sandra moteur l'insee prévoit une inflation entre 3 et 3 et demi pour cent au premier semestre est-ce que ça demande une réponse structurelle au delà des chèques inflation au delà du coup de pouce sur les carburants et est ce que accessoirement emmanuel macron attend d'être candidat pour proposer cette réponse structurelle en réalité la question c'est surtout de savoir est ce que cette inflation elle est durable ou est ce qu'elle est conjoncturelle on sait que toute l'économie mondiale a repris d'un seul coup très fort on a en ce moment une inflation qui est essentiellement lié à des problématiques de coûts de l'énergie donc finalement prendre une ré enfin donner une réponse très structurelles aujourd'hui ça pourrait être un peu prématuré mais c'est pas pour ça qu'on a rien fait et en l'occurrence sur les bas salaires c'est évident il ya un souci on a un souci en fait en france sur sur ses salaires qui sont à la fois on pourrait dire très haut par rapport à une moyenne mondiale puisque notre smic est l'un des plus haut au monde mais en même temps très bas par rapport au salaire médian c'est à dire qu'on a la moitié des français qui sont payés entre le smic et 1700 euros et puis on a la moitié des français qui sont de l'autre côté et là du coup on voit qu'on a finalement des gens qui ont quelque part une espérance dans leur carrière de à peine 600 euros donc qu'est ce qu'on a fait nous on a déjà augmenté on a rendu accessible on a augmenté la prime d'activité ce qui passe en dehors finalement des caisses des entreprises mais on voit aujourd'hui qui a encore une attente n'attendent très fort qui dit qui est logique qui est logique en sortie de crise et surtout avec le rebond exceptionnel de notre économie et donc ça nécessite effectivement des réponses et peut-être effect aussi des réponses qui permettent d'accompagner chaque rebond et vous aurez l'occasion évidemment de les détailler alessandra du blanchi valérie pécresse était au pouvoir tient en ce moment qu'est ce qu'elle fait différent or ce qui est certain c'est qu'on peut pas régler les problèmes de pouvoir d'achat à coups de chèques inefficace et mal ciblés quand j'entends madame la députée et dire qu'on peut pas régler sacs des réformes structurelles je pense que c'est tout l'un vers ce qu'il faut faire des réformes structurelles le travail ne paie pas assez en france on est 12e au sort en europe et ran pour le salaire moyen on insère moyen d'à peu près 20 % inférieur à celui de l'allemagne et donc il faut rapprocher le salaire net du salaire brut et donc la proposition de valérie pécresse comme elle vient de l'expliquer c'est d'augmenter de 10% les salaires nets pour les salaires jusqu'à 2,2 smic donc ça à peu près de 1800 euros comment on le fait on lui demande ce qu'elle a un peu changé pied changer parce que c'est la cre qui rentrait plus dans détail de la méthode justement et c'est sa preuve de sa crédibilité elle a changé ni l'objectif ni la méthode qu'est-ce qu'on fait un coup de filet mené avec quand même entre temps mais heureusement qu'on concerte avec les entreprises et que l'état ne décide pas des salaires voilà libéral est donc l'objectif il est lassé les 10 % les 3 % dès cet été avec la baisse des cotisations vieillesse d'entreprise à part l'état et ensuite effectivement nous c'est notre façon de gouverner référence aux sept accords pour mais attendez qu'est ce qu'on met dans la balance on discute avec les entreprises qui accessoirement font face à des problèmes de pénurie de main d'oeuvre dont qui sont aussi fortement intéressé dans les hausses de salaire je le pense la libéralisation du temps de travail la débureaucratisation et on atteint peu à peu ses 10% bon on suivra ça amine mbarki la question des rémunérations alors est vraiment pu être le marqueur fort de la campagne d'anne hidalgo puisque ça avait démarré avec sa proposition initiale de doublement du salaire des profs le temps du quinquennat pourquoi ça n'a pas pris alors d'abord parce que c'était c'est trop cher n'est pas finançable pourquoi ça n'a pas pris non il faut distinguer ce qui relève de la hausse des salaires des fonctionnaires de ce qui relève de la hausse des salaires dans le privé dans le privé on ajoutera du de sa première proposition oui alors à la lan marquer l'opinion leur marque fignon il ya des débats pour il ya eu des débats contre mais justement on en parle parce que sights a marqué l'opinion donc oui le débat est un débat là dessus en disant est ce que c'est trop est-ce que c'est pas assez est ce que c'est différent des autres pays européens il faut savoir que les professeurs en france touchent un salaire qui est deux fois moins important que le même professeur dans le reste des pays de la cedeao donc doubler le salaire des profs c'est pas leur faire une faveur c'est juste rattraper le retard qui a été pris et s'assurer de revenir à un niveau de l' ocde donc ça c'est à mon avis un débat qui a eu qui est intéressant à voir parce que il faut qu'on puisse revaloriser les professeurs et leur carrière ce après la minorer cette proposition puisque c'est n'est plus tous les professeurs c'est les professeurs qui débute donc qu'il ya eu il ya un débat c'est que dans aujourd'hui les enseignants sont pas rémunérés à la hauteur en médecin de la fonction qu'il essaie juste quand on écoute valérie pécresse et anne hidalgo on voit qu'il ya des propositions qui sont mises sur la table et qu'ensuite il ya de rétropédalage soit parce que les medef passe à gauche lui ai dit bah nous on n'a pas envie d'avoir les trois pour cent dans cette hausse des salaires au soir parce que finalement même si un patient et on n'impose pas des salaires dans ce pays aux entreprises et donc évidemment entendu cet argument je vous laisse conclure il ya un problème sur les bas salaires en france et je pense que le débat public est aujourd'hui un print est une bonne chose l'une des mesures phares d'anne hidalgo c'est d'augmenter le smic de 15% pour s'assurer que il ya un gain de 200 euros nets par mois pour 4 millions de personnes en france a quand même considérable et on y reviendra tout à l'heure parce que la hausse du smic effectivement ça peut être une mesure phare on verra quel quel effet il peut avoir elle peut avoir cette chose du smic pardon and social si je viens vers vous pour revenir sur l'inflation sandra motta évoqué tout à l'heure mais je voudrais entendre votre analyse votre expertise avec une double question est ce qu'elle est exceptionnelle cette inflation alors on parle effectivement là c'est sur le premier semestre l'insee 10 entre 3 et 3 ennemis vous nous donnerez les chiffres que vous que vous avez en tête mais double question est ce qu'elle est exceptionnelle d'abord et ensuite est ce qu'elle est conjoncturelle effectivement cette inflation alors non elle n'est pas exceptionnelle vous allez me dire quoi comment est ce possible alors qu'on parle dans cette hausse des prix partout parce que ça dépend ce que vous regardez là en effet vous avez les chiffres le premier trimestre que l'on regarde dans la pente quand le chi puisque ce serait le chiffre de 2022 c'est la prévision sur l'année pour voir que par exemple en 2021 l'inflation a été de 1,6 pour cent on à l'elysée c'est à dire de janvier à décembre 2021 quand on est un peu d'inflation au début et beaucoup à la fin eh bien on a une moyenne qui est en dessous des 2% qui est la cible fixée par la banque centrale européenne donc 2% là en effet on peut avoir une inflation qui va être forte tirée par le prix des énergies en raison donc la crise et des crises ukrainienne des crises géopolitiques et aussi de la demande qui va continuer tout au cours de l'année 2022 donc là on était on va avoir sûrement nous dans nos prévisions le premier le second trimestre vous allez regarder hausse importante et progressivement tout ce qui est pris l'énergie et notamment du pétrole une fois que les cris seront terminés et d'autres facteurs en effet assez conjoncturelles sont dernière nous il y aura une baisse pour avoir normalement sur les 2022 une inflation qui seraient entre eux de 1,2 3,2 23% et donc légèrement au dessus de la cible des 2% de la banque centrale européenne alors une fois qu'on aime ça vous allez dire que les chiffres macroéconomiques et bien évidemment les personnes les ménages qui nous écrivent qu'ils disent est bien gentil mais c'est parce qu'on ressemble c'est toujours le problème pour le ressenti les statistiques tout à fait en effet un grand problème que l'on en économie mais quand on regarde les chiffres c'est ça et sur la question conjoncturelle structurelle c'est ça qui est tout à fait intéressant est particulier avec cette crise c'est con à la transition écologique derrière donc au niveau du pétrole on voit en 2019 on avait en fait des stocks de pétrole qui était très conséquent une demande mondiale qui avait tendance à baisser d'où la crise l'effondrement qu'on ayant même 2020 parce que les vendeurs ont préféré vendre à perte parce qu'il y avait plus de y avait plus de demandes donc là une fois que les cris sont derrière nous on risque d'avoir une baisse un tassement de ses prix au niveau du pétrole par contre étant des cons à la transition écologique qui va avoir un coût important notamment dans la première phase les prix de l'électricité et du gaz on continue d'augmenter puisque progressivement tous les processus productifs des entreprises et notre consommation à se déporter vers ces nouvelles énergies donc l'énergie et la hausse des prix l'énergie continuera d'être le moteur de l'inflation en france après ce qu'il faut regarder c'est ce qu'on verra les prochains mois est-ce que ça va déborder au delà des 2 % et là en effet la banque centrale européenne va peut-être intervenir en voit déjà que c'est un peu l'idée parce que poppy notamment à l'allemagne sont beaucoup plus touchés que nous et là en effet il pourrait y avoir un risque mais pour l'instant en france on n'est pas dans cette spirale inflationniste pourquoi parce qu'on n'a pas de hausse générale des salaires dans tous les secteurs pris certains c'est peut-être une question qui est presque une question idéologique que je voudrais vous poser à tous les trois est ce que vous faites plus confiance aux marchés ou à l'état pour trouver la solution je commence avec vous mais je pense qu'il faut je suis libéral oui et tout à fait après il faut à pécresse elle incarne aussi une droite sociale où l'état doit intervenir pour limiter les externalités négatives donc il faut que l'état intervienne mais à sa juste mesure et en concertation avec tous les acteurs et pas de façon autoritaire donc ça je pensais la vision idéologique que nous portons avec 100 voire matin moi je crois qu'ils font ce savant mélange des deux en réalité bien sûr il faut à la fois je crois faire confiance au marché parce qu'effectivement on voit aujourd'hui prenez l hôtellerie cafés restauration ils ont eu un problème et non ils ont encore un problème énorme de recrutement ce qu'est ce qu'ils ont fait ils ont augmenté leurs grilles de salaires sans cesse croissant envoyait besoin exactement ils ont besoin de retrouver d'attractivité donc ils savent faire par contre on en a d'autres concrètement légaux la coiffure par exemple qui a subi de plein fouet la crise qui n'arrive pas aujourd'hui à aboutir sur cette négociation sur ses grilles de salaire alors même que là encore on ad on a des femmes des hommes qui ont des très bas salaires donc on voit que il y en a certains qui peuvent y arriver seul et peut marcher peut effectivement dans certains cas y arriver seul mais qu'il faudrait quand même quelque part en cadres et non pas pour obliger à mai pour inciter à aller plus vite c'est pourquoi par exemple moi je préconiserais de d'avoir une règle qui dirait que une grille de salaires conventionnelle ne pourrait pas avoir plus d'un seul niveau au niveau du smic et qu'il faudrait donner un délai raisonnable qu'on fixerait d'une manière ou d'une autre mais un délai raisonnable pour donner le temps aux partenaires sociaux de renégocier leurs grilles de salaire si jamais elle était rattrapé deux façons en plus et je crois que c'est vraiment ça qui est important pour moi c'est de détendre en fait cet espace entre le smic et le salaire médian pour que les salariés finalement qui ont des petits salaires sorte de la trappe à bas salaires qui a été créée par les allégements de bas salaires de de monsieur fillon à l'époque est clairement c'est ce qui a fait que on a aujourd'hui 70% des salariés dans cette dans cette tranche qui sont payés jusqu'à 1,6 smic seulement amine mbarki est ce que vous faites confiance aux j'allais dire au patron mais non aux partenaires sociaux pour trouver finalement la solution effectivement secteur par secteur branche par branche et ce qu'il faut forcément que ce soit une verticalité il ya deux étés reviennent de l'état non d'abord il ya 2 il ya deux étapes la première c'est la négociation entre partenaires sociaux et d'ailleurs c'est ce qu'on propose on veut faire en sorte que tous les salaires en dessous de 2000 euros nets soit augmentée via la négociation entre les partenaires sociaux par branche effectivement il ya des branches qui sont plutôt dans une situation économique confortable et dont les salaires sont dynamiques et c'est une bonne chose et puis à d'autres branches où les salaires ne peuvent pas augmenter notamment dont beaucoup dans l'économie de services ou les difficiles d'une année sur l'autre d'avoir des augmentations de salaires et donc du coup là l'état doit intervenir avec le salaire minimum avec l'impulsion de l'état peut donner dans les négociations par branches mais il faut être clair s'il ya des millions de personnes qui ont vu leur fiche de paye resté identique d'un mois sur l'autre d'une année sur l'autre à un moment donné c'est à l'état d'intervenir en fait sacré et c'est tout le problème je pense que madame elsie pourra le dire mieux que moi encore quand vous augmentez les salaires comme ça il faut bien que les entreprises puissent les payer donc ça veut dire qu'il faut qu'elles augmentent leurs prix mais vous savez donc se dire que inflation mauvais image et donc vous rentrer dans ce qu'on appelle une boucle prix salaires non et c'est ça qui est absolument dans par exemple reprise n'a jamais élevé juste les missions à venir il ya beaucoup de secteurs dans lesquels aujourd'hui entre les hausses de matières premières et le fait qu'il n'arrive pas à passer l'intégralité des augmentations de prix qu'ils devraient au contraire ils rognent sur leurs marges mais ce qui est très clair c'est que si on rentre effectivement dans une logique d'augmentation immédiate de toute la population d'une augmentation générale alors effectivement on va rentrer dans cette boucle prix salaires ils sont en train de rentrer dedans aux états unis et c'est dramatique parce qu'effectivement vous courrez finalement après le fait des réformes à côté pour diminuer le coût du travail est nous cesserons pas très ferme sur les relations sociales elles sont déjà assez vite au niveau du smic las vegas et isation le poignet assaillants français c'est évalué à environ 3 points de pib donc c'est un coup énorme pour les entreprises sept bureaux de cette protection sociale à ce moment là parce que moi j'ai dû votre programme et j'ai vu cette mesure n'a pas prise sur le doublement des salaires pour les professeurs c'est qu'il n'y a jamais de financement à côté d un souci de la réforme des retraites un exemple d'économies de l'état qui permet de financer sauf que si vous baissez les cotisations vous mangez déjà quasiment tout est comme vous enlevez le forfait social sur la participante à corps sur les familles encore ces propos en disant on peut pas avoir des mesures structurelles pour répondre à la situation on peut pas se dire d'une augmentation salariale significative des salariés qui n'ont pas vu leur fiche de paye évolué d'une année sur l'autre parce qu'on a peur d'une inflation qui je le rappelle jusqu'à il ya quelques mois était quasiment stagnante depuis 2000 très 2012 entre change sandra mottin passe pour tient donner la parole à geoffroy roux de bézieux la question c'est que pense le patronat d'une augmentation du smic c'était sur france 2 aux 4 vérités 25 janvier dernier une augmentation massive du smic même si ça paraît résoudre le problème du port n'est en réalité à terme sa fabrique du chômage donc c'est pas une mesure intelligente une hausse du smic plombe tel l'emploi pour répondre à cette question j'appelle laurent mauriac à me rejoindre le rédacteur en chef de brief me bonsoir laurent vous êtes notre partenaire dans cette campagne short à la présidentielle bienvenus le gouvernement justifie de ne pas donner un coup de pouce au smic par un risque de destruction d'emplois oui alors le smic augmente de 2 façons automatiquement en fonction de l'inflation et du pouvoir d'achat et parfois s'ajoute ce qu'on appelle le coup de pouce ce qui est pris sur décision du gouvernement et le dernier remonte à 2012 alors elisabeth bornes la ministre du travail a justifié l'absence de coup de pouce cette année par les répercussions possibles sur le nombre d'emplois et voici ce qu'elle en dise est sûre ses news en décembre on a fait le choix depuis le début du quinquennat d'augmenter le pouvoir d'achat en augmentant la prime d'activité en supprimant certaines cotisations c'est à dire pour augmenter leurs revenus sans peser sur le coût du travail ce qui peut détruire des emplois donc c'est ce qui nous amène à suivre les recommandations des économistes spécialistes du smic qui ne recommande pas un coup de pouce donc ce ne doit pas faire de coup de pouce je vous le confirme alors il ya effectivement un groupe d'économistes spécialisés oui depuis 2009 un groupe d'experts remet chaque année au gouvernement un rapport dans lequel il présente une recommandation et en 2021 une fois encore il a déconseillé tout coup de pouce en mettant en avant le risque de freiner la reprise de l'emploi et voici ce que les experts écrivait dans leur rapport publié en décembre je cite une hausse du smic au delà des mécanismes de revalorisation automatique risquerait d'être préjudiciable à l'emploi des personnes les plus vulnérables alors sur quoi s'appuie pour énoncer un tel risque alors sur deux choses une théorie économique et des études alors la théorie économique c'est la théorie dite classique elle dit que si vous obligez les chefs d'entreprise à augmenter les bas salaires vous alourdissait le coût du travail et ça peut inciter les entreprises à diminuer le nombre d'emplois proposés et alors le groupe d'experts sur le smic s'appuie aussi sur des études internationales qui montre pour certaines un effet négatif sur l'emploi mais en france la dernière étude d'ampleur remonte à 2012 et elle estimé qu'un coup de pouce au smic de 1 % entraînerait au total la destruction de 2100 emplois donc c'est un effet plutôt faible à l'échelle d'un pays comme la france alors depuis ça peut paraître surprenant mais on n'a pas de données solides plus fraîches et le groupe d'experts le déplore on y verra peut-être plus clair bientôt puisque une étude vient d'être lancée par france stratégie un organisme qui est rattaché à matignon merci beaucoup merci à laurent mauriac rédacteur en chef de brief mais c'est quand même étonnant cette histoire sent un motard il n'y a pas d'études récentes il y en ait qui est alors de la banque d'espagne qui est son origine la en 2021 mais qui est intéressante oui m'enfin pas ce qu'on va chercher des infos chez nos voisins espagnols c'est que les espagnols en fait ils ont fait une hausse massive du smic ils ont fait en plus 22% oui ça a détruit entre 94 milles et 175 mille emplois en espagne ils ont pas bien il à niveau smic qui était beaucoup plus bas que le nôtre pages qui pouvaient ce compte bien sûr mais concrètement ce rattrapage ça détruit de l'emploi vous dites entre compte donc j'ai entre 94 milles et 175 je vais pas me la rejeter large mais on est quasiment à 100 mille emplois on peut se dire détruits il ya une autre chose que dit le rapport des experts du smi qui est extrêmement intéressante c'est celle justement cette question de la revalorisation parce que finalement regarder ce qui a été obligé de faire elisabeth bord dispose ce qui a obligé de faire le gouvernement tous les ans c'est justifier pourquoi il n'y a pas de coup de pouce là franchement j'aimerais que le politique reprenne la main j'aimerais que le politique reprenne la main et décide de l'augmentation du smic plutôt que de laisser faire un calcul technocratique tel qu'il est fait aujourd'hui parce que concrètement aujourd'hui je vois bien dans tous les programmes finalement que ce soit à droite ou à gauche tout le monde propose une augmentation des salaires tout le monde va augmenter le smic jusqu'à 1400 euros mais même 1415 donc c'est la surenchère reprenons pour allons-y vraiment décidons que ce sont les politiques qui vont décider c'est une excitation du smic c'est le droit social et je vous mets un change et recommandations de ce groupe macron parce que vous représentez moi je dis aujourd'hui je m'appuie sur le groupe jeudi que je trouve que la proposition des experts du smic est extrêmement intéressante et qu'elle mérite vraiment qu'on s'y arrête à méditer le tout le monde veut changer le suit le rapport du groupe d'experts il a il est jeune il n'est pas obligatoire il peut ne pas être respectés en 2012 il ya un coup de pouce de gouvernement hollande alors que le rapport ne le recommanderais pas sur la question du smic bien sûr que ça peut détruire de l'emploi très bien mais la théorie économique elle dit aussi autre chose elle dit dans un contexte économique favorable la hausse du smic eu de plaine entraîné une hausse encore davantage de situations économiques mais ne pas descendre en page suivante regardez même regardez regardez regardez jamais vos dires je vais reprendre l'argument de rambouillet non mais la dernière étude 2012 un coot d'un coup de pouce de 1% ses 2100 emplois avance et d'henri pour les 2100 famille un jeu je minimise sur un épi à l'échelle d'un pays est par ailleurs ça dépend des secteurs ça peut être détruit et recréer juste après tu donc en différé sur caen joue ainsi pardon de vous contredire mais andrade 11 remploi le smic brut est à 10,57 euros l'heure au royaume uni n'est pas un pays marxiste il est à 10,63 euros de l'heure en allemagne ils ont décidé de passer le smic de 9 euros l'heure à 12 euros l'heure tous ces pays là en fait nous dépasse en termes de smic et nous on a encore en train de se dire simple on est encore oui bah oui nous les sanctions et cotisations sociales et non la déco exclusive les cotisations sociales effectivement ne sont pas réduites dans ces pays que chez nous elles le sont n'y a pas que ça quasiment au niveau du smic donc ça veut dire aujourd'hui à les gens qui tuent aujourd'hui augmenter le smic est nécessaire parce que depuis presque quinze ans les salaires des 10 à 15% les plus modestes a stagné alors que le salaire des 10 à 15 % les plus aisés lui a augmenté il faut payer 7 ont alors là il ya une augmentation mais les mécaniques avec l'inflation et deux fois le smic ça c'est la gestion de votre candidate ça fait 2000 791 euros jusqu'à 1800 euros effectivement est par exemple lettre + 3 % dès cet été c'est à peu près 500 en plus par an pour un salarié au smic mais ce que je veux dire tout à l'heure vous m'avez un peu titillé sur cette fameuse concertation oui en fait elle est importante parce qu'on ce qui fait qu'on m'ait l'augmentation du smic les destructions d'emplois c'est qu'on regarde que ce sujet là mais il faut mettre d'autres choses dans la balance si on grand dans une discussion avec les entreprises il faut mettre dedans la libéralisation du temps de travail la baisse des impôts de production je le redis la débureaucratisation et tout ça pour aussi baisser les coûts des entreprises et donc ça ne peut pas être vu juste par l'entrée augmentation du smic mais dans le cadre d'une discussion merci de me laisser finir plus globale sur tout un tas de sujets qui baissent aussi les coûts des entreprises un tout petit mot et ensuite en mode depuis tout à l'heure on parle de l'impact du smic sur les entreprises il faut le prendre en compte ma juste on rappelle l'impact de la stagnation salariale pour des millions de françaises et français bonsergent ne vais pas oui mais on parle aussi un argument sort d'un vote à la question effectivement 2 que vous posez finalement c'est quand on regarde ce qu'il ya autour du smic alors moi je tiens à rappeler d'abord que la prime d'activité on est passé de 1 milliard à 4 milliards donc les français ont massivement recours mais au-delà de ça encore une fois ce que vous faites c'est compresser des salaires et c'est enlever des perspectives à des gens et donc tout ça sans compter alors avec votre par exemple ce que vous dites sur le temps de travail honnêtement les ordonnances on a voté en tout début de quinquennat permettent déjà à toute entreprise de faire ce qu'elle veut sur son temps à béthune avec des à cause d'entreprises alors qu'on aimait ça veut dire summum de je vous assure qu'il ya eu énormément d'accord y compris d'ailleurs dans des tpe et dans des pme ce qui est très intéressant maintenant si on veut vraiment agir si on veut vraiment agir pour tout le monde moi je crois qu'aujourd'hui on a besoin effectivement on l'a dit de justice sociale la justice sociale elle passe aujourd'hui je crois encore plus peut-être qu'un autre jour quand on voit les résultats de total où tout le monde s'est exclamé c'est un marronnier de l'année à chaque fois qu'on a les dividendes versés par les entreprises du cac 40 tout le monde s'offusque bien créons dividende du travail fillon dividendes aux salariés oui allez au zoo du son c'est le partage de la valeur faisons en sorte effectivement que de manière correcte tout le monde puisse bénéficier du temps mais on va y revenir là dessus je voudrais quand même entendre de nouveau and social sis peut-être pour rappeler une évidence parce que là on est beaucoup sur que peut faire l'état c'est logique on est encore pas une présidentielle mais c'est peut-être un peu d'abord le marché qui décide non oui on aime rappeler quelques mécanismes économiques que l'arbre ne parle pas du tout est sûre la fixation des salaires une personne dont personne n'a parlé c'est quand même le terme productivité aujourd'hui votre salaire il est ni par rapport à quoi par rapport à la valeur ajoutée que vous créez donc c'est ça la productivité la valeur ajoutée créée c'est ça qui fixe le prix et qui fixe un salaire c'est pas ex nihilo ont décidé de fixer un prix comme ça qui correspond à rien donc ça ce sont des mécanismes économiques on ne peut pas décider comme ça de ne pas parler de ça pour parler de la fixation des salaires c'est absolument centrale et qu'est ce qui se passe qui se passe quand effet le processus productif en france et très basée sur les services qui crée moins de deux gains de productivité donc si aujourd'hui on veut augmenter les salaires il faut vraiment augmenté en gal et donc est sur des structures et du chant des sur des secteurs on n'est plus sûr de la compétitivité hors coûts et c'est comme ça a vraiment que vous augmenterez les salaires parce que vous serez dans une compétition où vous vendez du haut de gamme donc que vous allez une valeur ajoutée donner aux salaires qui est plus importante parce que ce que vous produisez créer plus de valeur donc ça c'est vraiment un élément très important et puis l'autre aspect c'est le smic là aussi on a un débat qui est complètement franco français comme si on était seul au monde et les rapports d'experts qu'elle explique puisque c'était aussi un élément c'est la compétitivité nous ne sommes pas seuls au monde le sol va non relié aux autres pays du monde on compte quand on augmente les smic oui ça peut avoir un impact important sur la consommation quand vous êtes en teintes deux reprises parce que plus votre salaire est bas plus les consommer et donc remis dans l'économie réelle il n'est pas épargné par contre ça peut avoir un impact sur la compétitivité notamment en effet pour les salariés qui ont moins de valeur ajoutée produite on l'a vu dans l'industrie 1 c'est ce qui s'est passé en france en fin de partie dans les phénomènes de désindustrialisation est donc là encore est bien c'est de compétitivité peut avoir des impacts et détruire de l'emploi donc encore une fois ne raisonnons pas juste en franco français mais au niveau global et voir l'impact que cela peut avoir sur les travailleurs et les salariés merci anne sophie et lætitia vouliez sur cet enjeu on va élargir un petit peu du pouvoir d'achat vouliez revenir sur la suppression de la taxe d'habitation vous la mettez au crédit du bilan du quinquennat ce n'est pas moi ta maman s'il vous plaît je reste toujours neutre maintenant c'est le vrai ces derniers baromètres cofidis en fait c'est un baromètre annuel sur le pouvoir d'achat des français qui a posé donc une question est ce qui est intéressant c'est que c'était la dixième édition là c'était septembre dernier ils ont fait une rétrospective des dix dernières années dont vous voyez c'est quand même il ya un traître un grand nombre de français qui sont interrogés sur les dix dernières années la question elle est simple quand vous repensez aux principales mesures d'amélioration du pouvoir d'achat des français depuis 2012 laquelle de ces mesures a eu le plus d'impact sur votre pouvoir d'achat plus d'une personne sur deux a répondu la suppression de la taxe d'habitation question est grande devant une liste fermée avec une liste mais vraiment très grande et mais loin devant c'est à dire que ça c'est vraiment la toute première mesure qui apparaît et ensuite la deuxième elle est loin derrière 24 % de réponses c'est le reste à charge 0 pour les soins optique dentaire et d'audition voyez mais c'est vrai que c'est un marqueur très fort des manuels macro qui a permis d'installer sa notoriété au départ dans sa campagne sa popularité quand il est en campagne quand il arrive aussi à l'elysée puisque tout de suite il a mis en place évidemment et puis comme n'est pas terminée cette mesure puisqu'elle a été repoussée elle dépend du ça dépend d'eux niveau de revenus de rémunération est en fait en vérité n'est pas totalement supprimées on reçoit une taxe d'habitation est le fils fait bien les choses si vous dites voilà voilà courriel vous aurait coûté s'il n'y avait pas eu la réforme exactement ça a été fait aussi sur les bulletins de salaire quand on a des blessés les cotisations concerne déjà 80% français 20% des français restants seront concernés en 2023 donc je termine juste comme ça peut-être une mesure d'entrer en campagne pour le président sortant oui on verra bien alexandre bon je vous mettais effectivement cette mesure au crédit du bilan du quinquennat de m je suis élue municipale donc je vois aussi l'impact qui se voit moins à long terme pour nos concitoyens que les films et les mairies qui n'ont plus ces moyens là pour investir dans les salles propres est pas du tout c'est l'assuré sinon les genres entre les chars comité sur cette mesure a dit j'avais vu venir c'est que la chaise de ce type de mesures font toujours très plaisir forcément un chèque on en a eu pas mal 25 milliards de chèques depuis cet été ça fait toujours plaisir après moi je m'interroge en responsabilité en mère de famille sur l'impact sur les générations futures et comment on finance tout cela l'argent public n'est pas de l'argent de monopoly est donc parfois bien sûr je comprends que cette mesure plaisent aux français mais je trouve qu'elle a des impacts à long terme assez néfaste et donc donc vous mettez pas vraiment au crédit des manuels macron cet été 20 milliards c'est justement parce qu'on a compensé les communes à l'euro près que monnaie pour l'avenir ont su grâce à l'avenir on sait pas si c'est dur bon allez une autre proposition elle vient de votre candidate mines mbarki c'est cette proposition d'anne hidalgo instaurer un écart maximal de 1 à 20 dans les entreprises entre la rémunération la plus basse et la rémunération la plus haute est ce que pour vous c'est une réponse à ce qu'on a vu c'est à quoi on a assisté là depuis quelques mois on s'est rendu compte que d'un enrichissement des plus riches finalement pendant cette crise sanitaire alors au delà de la crise sanitaire il y as depuis au moins 20 ans un enrichissement très élevé des salaires les plus élevés par rapport à ceux des plus modestes et donc il ya un besoin là on parlait tout à l'heure de l'intervention et à marcher là il ya un besoin d'intervention et je précise juste que la mesure elle n'interdit pas les salaires au-delà de 1 à 20 dans l'entreprise simplement ils ne sont plus déductibles de l'impôt sur les sociétés alors qu'aujourd'hui elles le sont pourquoi est-ce qu'on installe sa décision on arrive à 25 1380 euros si on regarde la rémunération des grands patrons on en est très très très très loin et par ailleurs beaucoup se rémunère autrement que par la rémunération du travail en capital et c'est pourquoi est ce qu'on propose cette mesure tout simplement parce qu' il ne peut pas y avoir d'entreprises qui fonctionne correctement si ya pas une cohésion dans une flèche les salaires et entre les salariés qu'est ce qui justifie qu à un salarié gagne parfois 300 fois moins que son patron pas grand chose il donc il ya un moment donné il faudra ajouter de l'humain et de la rationalité dans les écarts de salaires certains proposent autres 1,12 à 1,15 là l'idée de se dire un vin c'est parfaitement justifiée entre le patron et le salarié qui est le plus bas de l'échelle des salaires j'ai pas compris ou ailleurs le plus élevé ce sera 25 millions 20 x 20 x j'ai pris le smic donc si on multiplie par vincent tous les salaires qui sont au-delà de 25 mille et qui peuvent parfaitement exister simplement ils ne sont pas déductibles de l'impôt sur les sociétés comme celle qu'est ce que vous en pensez mais je commence à il vous semble un matin moi j'aime pas bien je n'aime pas beaucoup les règles moralisatrice par contre ce que je sais c'est que dans 99 % des pme et tpe en france aujourd'hui c'est déjà le cas et que je vois là envisager sur les entreprises du cac 40 ou même du sbf 120 qui sont pauvres qui sont certainement celles qui sont dans ce cas là comment est ce que vous allez justifier alors que vous avez des dirigeants de classe mondiale aussi qui gère des groupes mondiaux mention que ben voilà on va prendre qu'est ce qu'on va faire on va on va réellement dire encore nos prélèvements obligatoires je sais c'est la spécialité de la gauche nous attaquons trop sage est simple je vois comment justifier le salaire entre l'écart de salaire entre 20 et 300 bakambu gens pensent que quand vous dirigez une multinationale qui est coté vous prenez des risques vous voilà et ça serait mieux alors et quand vous cette prévision très clivée quand on essaye de se positionner ce savoir pour qui on va voter par exemple je me mets à la place de tous les français là qu'ils sont en train de se poser la question ça ces deux modèles de société très différents ces deux visions alisation c'est une taxation des hauts salaires quel qu'il soit on sait très bien ce qui se passe après les gens viennent plus reste plus dans notre pays on est sûr de ça on en est sûr maintenant on préfère je suis d'accord en revanche sur cette volonté de rendre le capitalisme a plus inclusif dans une logique gagnant gagnant entre le salarié les entreprises mais nous on préfère passer par l'actionnariat salarié par exemple donc des choses ont été faites mais aujourd'hui à peu près 2% du capital des entreprises qui est détenu par les salariés nous on veut arriver jusqu'à 10% mieux partager la valeur actuellement est aussi maître développer la participation avec un dividende salariés donc on préfère cette incitation là en donnant plus les moyens aux salariés d'être en phase avec les reichel leur entreprise plutôt que de mettre des contraintes anne-sophie aussi sur 7 cet écart entre le plus bas et le plus haut salaire si là aussi si on n'est pas franco-français comment comment vous l'analysez alors oui hein c'est vrai qu'il ya une augmentation des inégalités depuis 10 15 ans après là aussi quand vous regardez en france on a un système redistributif est quand même très performante et quand vous regardez les inégalités avant et après une distribution en est l'un des pays européens le système redistributif marche le mieux on a le moins des cas donc c'est plutôt assez positif et aussi on parle beaucoup et toujours de la valeur ajoutée donc là j'ai ce que j'essayais de mettre en avant et l'impact et ça en effet une économie ce qu'il faut regarder dans les salaires dans justement cette valeur ajoutée la part des salaires est elle est là bas on court en effet les dividendes et les actionnaires et comment utiliser cet argent cet argent est réinvesti et on voit aujourd'hui que l'investissement des entreprises est vraiment une matrice de la reprise avec la consommation des ménages et bien c'est plutôt très positif donc là aussi je pense qu'il faut faire attention et encore regarder ce qui se passe au niveau international au niveau d'un système redistributif il est globalement très performant j'ai regardé le patron le mieux payé de france y gagne 1000 fois le smic et vous pensez que c'est normal une fois moi je pose la question est-ce que vous pensez que c'est normal est ce que un grand patron qui a une vision qui impulsent la stratégie d'un groupe quand ce goût un groupe dans ce groupe mais si dans ce groupe gagnent beaucoup d'argent est ce que c'est justifié qui gagne 1000 fois le smic donc mille fois plus que le salaire le plus bas l'entreprise veut nettement ça ne me choque pas comme ça ne me choque pas parce que ces gens là sont des gens qui sont qui ont une responsabilité énorme de tous ses emplois d'une vision stratégique qui sont souvent d'ailleurs on soutien des états aussi ne faut pas oublier regarder ton critique total mais personne ne leur a demandé de faire des feux un coup de pouce pour le gaz de leurs clients les plus fragiles enfin je crois que ces gens l'assurance ils ont ils ont un poids stratégique dans les pays dans lesquels ils sont implantés qui est extrêmement fort et donc je vois saura que le salaire du chef de l'état j'en sais rien je sais logique la logique que vous que vous amenez est aussi inverse dans l'autre sens la personne au smic qui met deux heures pour aller à son boulot le matin et deux heures pour revenir qui galèrent pour finir ses fins de mois et pour remplir son frigo est ce que quand elle voit son patron gagner mille fois plus elle se dit pas que c'est injuste je pense que sincèrement moi je pense que si je vous dit rien c'est totalement mois de salaire en plus grâce à la participation ils ont deux à trois mois de salaire en plus non je crois que le salarié tué total d'abord elle est fière d'être dans son entreprise et en plus il est content que sont pas chauds et bien parce qu'on passe que grâce à tottenham c'est parce que c'est sûrement donner leurs chiffres de dividende aujourd'hui voilà et c'est terminé merci beaucoup merci à tous d'avoir participé à ce débat merci anne sophie aussi pour votre expertise c'est toujours intéressant de prendre ce ce recul je vous dis à lundi pour un nouveau numéro de sens public

Bas salaires : Les propositions des candidats — Valérie Pécresse · Pourquijevote