L'édito de Thomas Bonnet : «Tirs de mortiers : ils ne savent pas que c'est interdit !»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Si vous aviez besoin d'une définition par l'exemple de la notion de culture de l'excuse, je vous propose un véritable bijou ce matin. Antoine Léoman, député LFI de Lesson, ses vertu à vouloir apporter de la contradiction sur un surjet sur un sujet pourtant consensuel, la lutte contre les mortiers d'artifice utilisé régulièrement contre les forces de l'ordre. Il raconte donc cette anecdote après la victoire du Parissaggermain en Ligue des Champions dans la ville de Fleurimierogis qui se trouve dans sa circonscription, il y a eu des débordements et des jeunes lui auraient dit ceci : "Écoutez de de mortiers d'artifice à ce moment-là et j'ai entendu quelqu'un dire mais pourquoi ils en vendent si jamais c'est pour nous les prendre et nous dire que c'est interdit à la fin ?" Donc un des éléments qu'il faut avoir en tête, c'est le l'incompréhension que suscite le fait que des dispositifs soient autorisés à la vente, que le leur manière d'être utilisée n'est jamais précisée publiquement, qu'il y a jamais de campagne par exemple d'information sur les cadres dans lesquels on peut les utiliser, les cadres dans lesquels on peut pas les utiliser.
Et oui, c'est donc euh c'est penser parce qu' a pas de mode d'emploi que en fait c'est parce que ils n'ont pas eu de campagne de prévention que ils tirent sur des policiers. Personne en fait n'a pensé à leur dire que il ne fallait pas utiliser les mortiers contre les policiers. Alors je précise quand même que c'est écrit en fait sur euh l'étiquette et donc voilà la culture de l'excuse signée Antoine Léoman.
À ce niveau de raisonnement par l'absurde, faudra bientôt ajouter des consignes sur les couteaux en écrivant ne pas utiliser pour poignarder quelqu'un si on suit son raisonnement. Ce député France insoumise sait pertinemment ce qu'il fait et ce qu'il dit. En réalité, il fait un clin d'œil électoraliste.
Il envoie un message à certains électeurs. Antoine Néoman ne peut pas raisonnablement approuver les tirs de mortier contre la police. D'ailleurs, il le dit dans cette commission, mais il ne peut pas non plus heurter une partie de son électorat.
Alors il nous joue le s éternel refrain du C'est pas de leur faute. Cette rangain qui consiste à trouver 1000 raisons d'excuser le comportement illicite de certains voyou. C'est la suite logique de l'idée qui consiste à expliquer les violences urbaines par l'absence de structure dans les quartiers où cet argument fallacieux qui établit un lien entre pauvreté et délinquence n'est dans la même idée.
Alors cette fois Antoine Léoman va encore plus loin. On pourrait presque dire qu'il insulte l'intelligence de ceux qu'il prétend défendre. Il y a même un côté un peu paternaliste dans ses propos.
Je pense personnellement que même les jeunes qu'ils pensent représentés rigolent, se moquent de lui en l'écoutant prononcer une telle phrase à l'Assemblée nationale. En tout cas, une chose est sûre, en ce qui concerne le clientélisme électoral, Antoine Léumand n'a pas besoin de notice. Il a très bien compris tout seul comment ça marchait.