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InterviewC à vous (sur YouTube)· 20 septembre 2022 6 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeSolidarités & familleInstitutions & élections

Lutter contre les violences sexistes et sexuelles en politique - Éric Ciotti - C à vous - 20/09/2022

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00FerméeÉludée

    Adrien Cadenas, peut-il rester député après avoir reconnu avoir giflé sa compagne ?

  • 0:07RelanceRéponse partielle

    Donc il faut qu'il reste à l'Assemblée nationale tant qu'il n'a pas été jugé ?

  • 0:26OuverteRéponse partielle

    Donc il peut rester député tant que la justice ne s'est pas prononcée ? Ou est-ce que moralement, il doit se retirer de la politique ?

  • 1:30ComplaisanteÉludée

    Ce que ne font pas les autres partis.

  • 2:28OuverteRéponse directe

    Comment ça se passe aux Républicains en cas de signalement ? Qui est saisi ? Et qu'est-ce qui se passe ?

  • 2:56RelanceRéponse partielle

    Est-ce que le parti aurait dû être plus curieux et s'emparer de cette affaire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:09Invité politiqueFait
    « Les faits qu'il a lui-même reconnus sont manifestement graves, puisque lui-même a jugé bon de le dire. »
  • 0:16Invité politiqueFait
    « La justice s'est saisie de cette affaire, puisqu'une enquête préliminaire, si j'ai bien compris, a été ouverte. »
  • 4:30Invité politiqueChiffre
    « Il y a eu 121 femmes victimes de féminicides en 2021. »
  • 4:36Invité politiqueChiffre
    « Je crois qu'on est à 82 aujourd'hui pour l'année 2022. »
  • 5:01Invité politiqueFait
    « Il avait pris une initiative qui a abouti sur une loi, sur les bracelets anti-rapprochement. »
  • 5:05Invité politiqueFait
    « Mais c'est une initiative des Républicains sur les téléphones graves dangers. »
  • 5:46Invité politiqueChiffre
    « 122 victimes en 2021, c'est 20% de plus qu'en 2020. »

Temps de parole

  • Éric Ciotti77 %
  • Invité16 %
  • Présentateur8 %

6,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Adrien Cadenas, peut-il rester député après avoir reconnu, avoir giflé sa compagne Éric Ciotti ?

0:04
Éric Ciotti

On est dans un état de droit, c'est à la justice de le dire.

0:07
Invité

Donc il faut qu'il reste à l'Assemblée nationale tant qu'il n'a pas été jugé ?

0:09
Éric Ciotti

Les faits qu'il a lui-même reconnus sont manifestement graves, puisque lui-même a jugé bon de le dire. La justice s'est saisie de cette affaire, puisqu'une enquête préliminaire, si j'ai bien compris, a été ouverte. Donc maintenant, c'est à la justice, j'allais dire, de faire son affaire.

0:26
Invité

Donc il peut rester député tant que la justice ne s'est pas prononcée ? Ou est-ce que moralement, il doit se retirer la politique ?

0:33
Éric Ciotti

C'est à lui de le dire, mais après on est dans un état de droit, il y a des procédures. Il y a sans doute une différence entre l'affaire Bayou, puisque là c'est une dénonciation, elle s'est faite hier soir. C'est un contexte tendu, je n'ai pas de jugement à porter, parce qu'une affaire de séparation, c'est toujours une affaire très douloureuse, intime. Oui, ça me choque. Le fond, bien sûr, doit être dénoncé, je le dénonce avec force. Toute violence est condamnable, elle doit être sanctionnée et jugée. Mais c'est à la justice de le faire. Je dirais que le tribunal médiatique et le tribunal politique n'ont peut-être pas leur place dans ces débats.

S'il y a une affaire, on saisit la justice, et c'est à la justice de se prononcer. Et c'est le cas pour l'affaire Cadenas. J'attends cette décision. Ce que je constate un peu, c'est qu'on est quand même dans une situation d'arroseur arrosé. Ceux qui donnent des leçons de morale se retrouvent sous le feu des projecteurs.

1:30
Présentateur

Et qui mettent en place des procédures, des commissions, des cellules, etc. Ce que ne font pas les autres partis.

1:36
Invité

Ce que ne fait pas le parti des Républicains qui n'a pas de cellule d'alerte ou de veille sur les violences sexuelles.

1:40
Éric Ciotti

Je crois que c'est à la justice de faire ce travail. Parce qu'on voit bien les dérives, on voit bien l'instrumentalisation, les règlements de comptes politiques. Pourquoi Mme Rousseau balance ça hier soir ? Sans doute parce qu'elle veut la peau peut-être de M. Bayou. J'en sais rien. A juger, à regarder.

1:58
Invité

Elle est peut-être sincère dans sa démarche. Elle n'a peut-être pas voulu mentir quand on lui pose la question.

2:03
Éric Ciotti

On est dans un état de droit. Encore une fois, s'il y a des faits qui sont pénalement répréhensibles, c'est à la justice de le dire. Après, il y a des conséquences pour les partis politiques. En tirer, parce que ça c'est une responsabilité morale et chacun doit le faire. En tout cas, je ne suis pas dans cette optique de préalablement se substituer à la justice dans une instance politique. Comment ça se passe aux Républicains en cas de signalement ?

2:31
Invité

Qui est saisi ? Et qu'est-ce qui se passe ?

2:33
Éric Ciotti

S'il y a des signalements, il y a un devoir comme tout citoyen qui a la connaissance de faits qui sont pénalement répréhensibles. C'est d'en informer la justice.

2:41
Invité

Ça a été fait dans le cadre d'Amiens Abad, qui a été pendant trois ans président de votre groupe à l'Assemblée nationale, avant de se mettre en congé des Républicains en mai dernier. Il n'a pas eu parti. Il n'est plus qu'en congé.

2:50
Éric Ciotti

Vous pouvez rappeler qu'il est passé dans la majorité aujourd'hui, qui siège au groupe Renaissance.

2:54
Invité

Il a dû quitter son poste au gouvernement. Pourtant, Aurélien Pradié, qui est député du Lot, secrétaire général des Républicains, assure avoir coincé Damien Abad en novembre 2020 en lui reprochant des comportements inappropriés. On est en novembre 2020. Mais il n'a pas reçu de signalement le concernant. Est-ce que le parti aurait dû être plus curieux et s'emparer de cette affaire ?

3:13
Éric Ciotti

Je pense que le président du parti n'en avait pas eu connaissance. Voilà, j'ai rien personnellement.

3:18
Invité

Monsieur secrétaire général des Républicains, Aurélien Pradié.

3:20
Éric Ciotti

Personnellement, je n'avais pas connaissance de cette affaire. Et puis, c'est toujours difficile de faire la part des choses, de tomber dans une société de la dénonciation permanente. Mais la vigilance, est-ce qu'elle est forment à la dénonciation ? C'est une société terrifiante aussi. Il faut avoir des éléments concrets. On ne peut pas se baser sur des sujets aussi intimes, sur la rumeur. On est dans un monde politique où la calomnie, la dénonciation, la compétition qui, malheureusement, prend souvent des tournures un peu nauséabondes, doit appeler aussi à la vigilance.

Donc, soit il y a des faits concrets, et là, on a en saisi la justice, soit ce sont des rumeurs, des impressions, et c'est extraordinairement difficile. Moi, je dis, s'il y a un conflit familial, la justice est saisie. S'il y a des faits graves dont on est témoin ou on a connaissance, il faut saisir la justice.

4:10
Présentateur

Mais au fond, la question qui est posée, c'est, est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui, dans le contexte actuel, est-ce que le combat contre les violences sexistes et sexuelles est une cause qui mérite des moyens exceptionnels ? Bien sûr. Et peut-être des méthodes qui changent de ce qui a été fait lors des dernières décennies ? Bien sûr. À cause des blocages au niveau policier, au niveau de la justice ?

4:30
Éric Ciotti

Il y a eu 121 femmes victimes de féminicides en 2021. Je crois qu'on est à 82 aujourd'hui pour l'année 2022. C'est terrifiant, encore dans mon département. Ce matin, Antibes, une femme a été découverte, le corps d'une femme, et manifestement, c'est son conjoint qui est mis en cause par la justice. Il a été incarcéré. Donc c'est extraordinairement grave. D'ailleurs, on a pris des positions à l'Assemblée nationale. Vous citiez Aurélien Pradié. Il avait pris une initiative qui a abouti sur une loi, sur les bracelets anti-rapprochement, qui ont mis beaucoup de temps à être installés par la justice. Mais c'est une initiative des Républicains sur les téléphones graves dangers.

Il faut qu'on aille plus loin. Les policiers, ça je le reconnais, c'est des instructions très claires aujourd'hui du gouvernement. On donnait des instructions aux services de police aujourd'hui pour faire des violences intrafamiliales. Une priorité, ce qu'ils disent en jargon policier, les vifs. Aujourd'hui, c'est une très grande partie de l'activité des services d'enquête et des services de police. Donc il y a une prise de conscience. On doit aller plus loin, mais on ne peut pas, en effet, se satisfaire et on ne peut pas accepter, tolérer qu'il y ait... Et les chiffres progressent. 122 victimes en 2021, c'est 20% de plus qu'en 2020. Donc ça veut dire que malgré les discours, ça progresse.

Et sur les faits qui sont l'abomination ultime, puisque c'est le décès qui est au bout de cette chaîne de violence.

5:59
Invité

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