David Lisnard invité de "Bonjour chez vous !" sur Public Sénat
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Bonjour David Lissard, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes maire nouvelle énergie de Cann, président de l'association des maires de France. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de Ouest France.
Bonjour Stéphane. Bonjour Arian. David Lislard.
Bonjour. Bonjour. On va évidemment longuement parler du congrès des maires de France, David Lisnard, qui se tient cette semaine.
Mais d'abord un mot sur l'actualité. Un adolescent de 12 ans grièvement blessé sur un point d'î à Grenoble ce weekend à Marseille. C'est le frère d'un militant antiinarcotrafic qui a été exécuté.
Le gouvernement hier reparlé de guerre contre le narcotrafic. Est-ce que l'État a perdu cette guerre ? Al le vocable de guerre, on entend souvent, on l'a entendu contre le terrorisme, on l'a entendu contre l'islamisme.
Euh, il faut l'utiliser à boncient. Ce qui est sûr, c'est que il y a vraiment un développement mafieux en France de de très grand banditisme. Je me permets de dire que l'association des maires de France avait alerté il y a plusieurs années en premier sur le la grande graine dans la ruralité de de cette mafia et ce qui surprenait beaucoup mais on voyait bien arriver les les points d'î les réseaux le blanchiment même la production maintenant locale il y a pas que de l'importation de drogue et et que c'est extrêmement grave parce que c'est tout un système de corruption aussi qui peut se mettre en place parce qu'il y a beaucoup d'argent on le voit en prison et que le phénomène doit être traité tous azimut euh et qu'on en est encore très très loin. la loi narcotrafic qui suivait d'ailleurs un débat qui avait été organisé au congrès des MRA il y a un an avec la présence notamment du sénateur Étienne Blanc est une bonne loi mais comme toujours en France, il faut un cadre juréme mais il faut surtout ensuite aller dans l'exécution des choses.
Et euh pour terminer là-dessus, bah oui, comme dans comme souvent hein, très très souvent euh euh d'ailleurs le le théâtre politique, il est fait de d'annonces euh parfois de texte législatif, mais contrairement à à la à la vie réelle, j'ai envie de dire, on s'occupe moins de l'exécution, d'ajuster enfin de ce que l'on fait dans une entreprise, dans une mairie, dans une association. Mais pour revenir au problème, l'histoire du monde montre que les mafias naissent toujours quand l'État s'effondre. Et notre état, nous qui est le plus consommateur d'argent, de prélèvement obligatoire, d'impôt et de charge du monde, on est le pays qui a le record du monde de la dépense publique.
Paradoxalement, on a un état régalien, malgré la qualité des gens qui le servent et qui est réel, qui un état régalien qui qui s'est qui a considérablement diminué depuis une quarantaine d'années, une cinquantaine d'années. Et quand l'État n'est plus là pour veiller à l'ordre, il y a d'autres groupes qui mettent en place un ordre et ce sont des groupes mafieux. C'est l'histoire de la Sicile, c'est l'histoire du Mexique, c'est l'histoire de toutes les mafias dans le monde et c'est ce qui est en train de se passer en France.
C'est l'effondrement de l'État. Oui. Oui.
Quelque part. Oui. Alors, c'est pas désespéré hein, on est encore une grande nation. [rires] Mais quand vous laissez des adolescents dans la rue trafiquer, quand vous les mettez pas dans des centres disciplinaires, et bien au bout d'un moment, vous vous acclimatez la société à la normalité du Justingérance de narcotrafiquants dans les municipales ?
Est-ce que vous avez déjà eu des remontées, des alertes ? Alors, c'est une question qui m'est posée maintenant, donc déjà c'est significatif, on me la posait pas il y a il y a 4 5 ans ou 6 ans ou 7 ans. J'ai eu des alertes récemment.
Alors, quelle est la le la réalité de tout cela ? Je je sais pas encore à un moment où je vous réponds, mais oui, oui, il y a un risque, il y a un risque, il y a un risque, il y a de toute façon, il y a toujours eu du risque d'infiltration de mafia. Ça a été, c'est vrai dans plein de domaines, hein.
C'est pour avoir des pour influencer sur la sur des projets d'aménagement et cetera. Je 60 70 alors à l'époque c'est pas les maires qui signent le permis mais mais donc c'est une réalité on sent bien qu'aujourd'hui il y a il y a il y a il y a il y a un risque les narcotrafiquants sont de plus en plus structurés organisés et devient en col blanc de plus en plus et que deuxièmement il y a aussi dans certaines communes l'entrisme islamiste euh qui se manifeste. C'est une réalité, c'est pas une vue de l'esprit, c'est pas voilà c'est une réalité.
Donc, ce sont des phénomènes qu'il va falloir appréhender et vous ajoutez à cela les influences étrangères euh sur les réseaux sociaux euh et on parle du rôle de la Russie, ça fait effectivement des pressions assez fortes et nouvelles. Quand Bruno Rota ministre de l'intérieur, parlait d'un risque de mexicanisation de la France, il avait raison. Oui, oui, oui, oui, oui.
Alors, c'est comme guerre, enfin, c'est des termes qui ont leur limite qui permettent quand même d'attirer l'attention du du public. Alors Mexique c'est ça a été c'est les enlèvements d'enfants et cetera. On est pas c'est aussi un système de corruption généralisé système de corruption.
On est pas loin quand vous avez le le le frère de d'un militant de gauche qui est engagé contre le le le narcotrafic et il faut soutenir cette famille qui est en deillé à nouveau. C'est vraiment des pressions de de gang que l'on retrouve dans des L'impact sur les municipales. Il y avait il y a il y a quand même eu le cas de de de la rose avec Vincent Brin qui avait été agressé à son domicile avec sa famille.
Donc on voit que c'est ça peut se passer aussi à l'échelon municipal bien sûr mais je quand vous faites fermer un établissement soit parce qu'il y a de la drogue soit parce que il est séparatiste comme on dit islamiste. Moi ça m'arrive dans ma commune. Vous pouvez avoir vos enfants dont les photos l'adresse sont mis sur les réseaux sociaux des menaces des gens qui vous entendent.
Bah c'est notre quotidien hein. Enfin il faut c'est c'est c'est et la sécurité c'est la première priorité des Français pour ces municipales. C'est ce que confirme un sondage qui a été publié hier dans la tribune dimanche.
Est-ce que vous souhaitez que toutes les polices municipales soient armées ? Non, je suis pour l'armement des polices municipales à titre personnel. Dans ma commune, il y a une police municipale H24 avec des gros moyens et c'est historique.
C'était même avant que je sois maire he c'est ancien. Mais ce nous c'est du ressort de la commune parce que dire je veux que toutes les polices municipales soient armées c'est mentir aux gens. Pourquoi ?
Il n'y a que 12 % des communes qui qui ont une police municipale en France. Il y a un effet déformant des grandes villes. Mais la sécurité c'est la mission, c'est le cœur de mission de l'État.
L'État a été inventé pour protéger le groupe, hein. L'homme est un loup pour l'homme. Voilà, c'est le lévia.
Bon et donc le le soit alors soit on change complètement de système où on dit euh on décentralise la sécurité et on dit c'est une responsabilité communale et voilà les moyens dont vous disposez. Soit l'État reprend sa mission et on intervient nous pour une sécurité du quotidien. Aujourd'hui, on a le cul entre deux chaises.
Pardonnez-moi cette expression, c'est ce qu'il y a de pire. Alors euh le le beau de la de la sécurité est une était un très bon processus d'élaboration législative en coproduction entre le ministère de l'intérieur et l'association des maires de France qu'on avait relancé avec Nicolas d'Aragon l'année dernière au congrès des mains aussi con. Est-ce que vous savez quand on sera présenté le le projet de loi sur la police municipale ?
Écoutez on on enfin on me dit le il y a un tel chaos national mais qui devrait être présenté dans les prochaines semaines donc avant Noël. Oui bah il le faut de toute façon il faut que ce soit avant Noël pour que ça soit applicable pour le prochain mandat mais ça doit être de l'ordre de la responsabilité local habit vous le disez ça fait un an qu'il a été longé tout est long et c'est pas forcément bon voilà donc mais mais que ça c'est un pardon mais vous êtes confiant sur ce texte oui parce que c'est un bon texte on a réussi à trouver un texte d'abord on a fait un énorme travail à l'association des maires de France transpartisant parce qu'il y avait un vrai clivage là-dessus et entre ceux qui ne voulaient pas entendre parler de police municipale et ceux ceux qui voulaient que le maire soit un shérif, un cowboy. Bon, donc on a réussi à à trouver un texte qui va nous permettre pour les polices municipales d'aller plus dans le bon sens quoi.
C'est-à-dire que que les policiers municipaux qui sont 80 moi c'est 98 % des interventions dans ma commune, c'est vrai dans beaucoup de villes très urbaines, c'est la police municipale qui qui a pris moins intervenante. Donc ils sont très bien formés. Ils sont formés juridiquement.
Mais aujourd'hui, on peut pas faire un contrôle d'identité. C'est stupide. Voilà, c'est absurde.
Donc il faut qu'on ait axé sous le contrôle du juge à certains fichiers. Ouais, c'est du bon sens. Et ce texte en s'inspirant des pouvoirs des gardes de champères, alors ça peut faire sourire mais les gardes de champères ont un pouvoir judiciaire euh supérieur aux policiers municipaux.
Donc ça permet d'avoir une police municipale qui reste sous le contrôle de la municipalité, c'estàdire des habitants qui ne devient pas la suppléctive ou la palliative de l'État. C'est qu'on a pas un transfert de charge pour parler net mais qui a plus de pouvoirs concrets et ça c'est absolument nécessaire. Il faut faire preuve de bon sens.
De nombreux ministres seront présents euh toute la semaine, hein, lors de votre congrès. Sébastien Lecornu euh viendra lui-même et est-ce qu'il aura face à lui des mères en colère ? Ah, c'est un petit peu un maronnier, ça. [rires] Euh donc, il y en a certainement qui sont en colère, d'autres qui sont pas en colère.
Euh mais mais la colère, euh je je la garde pour moi. Euh moi, j'essaie de pas dans quel état d'esprit vous allez l'accueillir ? le s l'état d'esprit qui qui ressort des des de ce que je vois sur le terrain, de mes rencontres avec les maires partout en France et et des études d'opinion qui sont faites par le Sévipof ou par d'autres euh c'est que il y a à la fois de l'exaspération parce que ça fait des années qu'on qu'on alerte sur le la la montée de l'impuissance publique.
On est dans une crise de la démocratie aujourd'hui et l'enjeu c'est de démontrer que la démocratie elle est plus efficace que les régimes les régimes autoritaires. que et on voit bien que la gangraine fiscale normative nous plombe dans l'action. Tout est plus long, plus cher, plus plus coûteux, plus compliqué, plus exaspérant qu'avant.
Donc il y a une forme d'exaspération mais aussi une forme de détermination. C'est que les maires qui ont résisté à ce mandat qui a commencé avec la fin, voilà le covid enfin faut on a vacciné, on a mis des masques, on a on a montré qu'on était des urgentistes de du de la République et je dis souvent des praticiens du quotidien. Il y a eu l'inflation, les cantines scolaires, on s'est retrouvé 15 16 % d'augmentation des prix alimentaires et parallèlement l'État nous prenait de l'argent.
On nous impose des dépenses supplémentaires tous les mois et on dit qu'il y a trop de dépenses. Enfin, toutes ces injonctions contradictoires. Donc il y a eu 40 démissions de maire par mois.
C'est quatre fois plus qu'il y a 20 ans. Quatre fois plus qu'il y a 20 ans. Mais les maires qui qui ont résisté à cela ils sont plutôt costaud si vous voulez.
Voilà. [rires] Oui, vous citez l'enquête du CVP mais la même enquête dit que 58 % des mêmes mères sont prêts à repartir l'année prochaine. Plus c'est un score plus élevé qu' a 6 ans.
Donc il reste une une détermination et puis je crois qu'il y a du civisme en France contrairement à tout ce qu'on nous raconte. Alors le votre congrès des des maires pour thème pour les communes liberté de quelle quelle quelle liberté revendiquez vous ? Vous avez parlé de la liberté fiscale, le le poids des normes ?
Il y a d'autres choses sur lesquelles vous voudriez faire avancer la copie ? D'abord quel bonheur quel plaisir de de voir écrire en gros liberté. Ouais, c'est liberté.
C'est ton nom. Voilà. Vive la liberté, Cararon.
Mais non, non, mais quel plaisir de voir ça. Et et si on le dit, c'est qu'on en manque. Évidemment, c'est et et la première des libertés, c'est la liberté fiscale.
C'est le c'est pour pour pouvoir avoir le principe de d'autonomie de de de libre de libre administration des collectivités territoriales. La liberté, elle doit avoir les moyens de la liberté. Or, si on le dit, c'est que depuis une quinzaine d'années au moins, il y a une recentralisation fiscale budgétaire. mais aussi normative.
J'ai connu une époque, j'étais pas en commerce, j'étais encore commerçant mais j'étais à Joomer où pour faire un projet, vous regardiez ce qui était interdit et puis vous lanciez votre projet. Maintenant, vous recherchez ce qui est autorisé. Pendant en 20 ans, le code général des collectivités territoriales.
Alors moi je avec un peu d'insolence, je disais c'est notre petit livre rouge à nous. Voyez, c'est non, c'est le gros livre rouge, on arrive, il faut le porter comme ça. Mais c'est pareil sur le code de l'urbanisme, c'est vrai sur le code de la commande publique.
Le code a été multiplié par par deux, le code de l'urbanisme par trois. Donc la vous vous voyez pour réutiliser les eux usé traités, c'est une invention française, c'est le génie français, sauf qu'on est les derniers du monde à cause des procédures. Il faut des décrets pour alors que on connaît toutes les normes, l'État devrait moins entraver à priori et contrôler à postériorie et sanctionner ceux qui sortent des clous.
Aujourd'hui, c'est pas comme ça que ça se passe. Mais ce qu'on vit en tant que maire, c'est ce que un industriel, c'est ce que vit quelqu'un qui veut faire un entrepôt. Tout est plus compliqué et long.
C'est d'abord donc la confiance, la capacité de décider. Ça s'appelle la démocratie et c'est mieux que la technocratie et la bureaucratie. Mais les moyens financiers.
Alors sur les moyens financiers, le comment est-ce que est-ce que comment enfin il y a une espèce de nostalgie par rapport à la taxe d'habitation qui était perçue en partie par les communes qui n'existe plus. Ça c'est ça fait partie des choses qui font que vous avez perdu beaucoup d'autonomie. Est-ce que vous seriez favorable à un rétablissement de la taxe d'habitation ou une espèce d'impôt local nouveau qui permettrait de financer les communes aujourd'hui ?
Ce ce ce débat est inaudible dans le dans le chaos politique qui est fiscaliste. C'estàd surtout quand vous avez des républicains qui disent pas d'impôts, pas d'impôt, pas d'impôt dans un juste titre. Pourquoi ?
Enfin enfin pas il faudra voter contre les impôts aussi d'ailleurs. Il faudra que les actes suivent les paroles. Mais c'est quoi l'alternative du coup ?
Comment on fait pour si on a juste sans être trop long, il faut regarder les réalités. Moi je suis mon idéologie c'est le réalisme. Plus on a supprimé des prélèvements locaux, plus il y a de prélèvements obligatoires en France.
On peut acter de ça hein. C'estàd qu'il y a eu une espèce de vase communiquant. C'est ça.
Ben oui, bien sûr. C'est qu'en fait il y a une recentralisation d'impôt parce que si on avait supprimé ces impôts locaux et qu'il y avait eu une baisse de la des prélèvements obligatoires, une dynamique économique et des services publics bien alimentés, ça aurait été formidable. Aujourd'hui, dans une spirale de la recentralisation, ça a jamais fonctionné. l'Union soviétique n'a pas fonctionné quoi.
La la Corée du Nord marche moins que la Corée du Sud hein, c'est comme ça. Donc il y a une on paye plus d'impôts et de charge que qu'avant. Donc ce que je dis est parfois contreintuitif, mais si vous voulez moins de fiscalité, mieux de fiscalité, un meilleur service public, une dynamique économique, il faut associer l'habitant à la dépense dans le moment hwélien dans lequel on est.
C'estàd que on est une époque quand même où un ministre des affaires sociales va vous dire que tout travail mérite prélèvement. C'était sa formule mérite de cotisation. Génial.
Enfin, c'est c'est terrible. Donc dans le moment, vous regarde, vous remarquez que la taxe d'habitation est payé par ceux qui n'habitent pas. Les résidences, c'est extraordinaire.
Tout les ceux qui n'habitent pas payent la taxe d'habitation et ceux qui habitent ne payent pas la taxe d'habitation. Donc, il faudra un jour un prélèvement universel pour inciter les élus à être sobres fiscalement. Aujourd'hui, on a nous a mis sous perfusion du malade dans les mairies.
C'est qu'on a dit on vous supprime une fiscalité, on vous compense par une dotation et vous devenez les mendiant de l'État. Moi, je veux pas être mendiant. La vocation du du des des mairies, c'est pas d'aller pleurer auprès de l'État.
Donc ce système doit être réformé de fond en comble. Mais là, on dérive. C'estd que c'est c'est un projet politique que moi je porte avec Nouvelle énergie.
Mais la seule façon la seule façon pour pour résumer d'avoir moins de prél obligatoire et un meilleur service public, c'est la responsabilité individuelle y compris de l'habitant qui doit être concerné par la dépense donc par l'impôt. Mais aujourd'hui c'est inaudible, impossible. Si vous dites "Je vais faire un impôt local" alors que tout le monde est les classes moyennes sont étranglées par la fiscalité bah à juste titre vous créez un rejet du corps social quoi.
C'est évident. Une dernière question finance dans le dans le dans le projet de budget tel qu'il a été conçu par l'État, il est question de demander 4,6 ou à avoir 4,7 milliards d'efforts entre guillemets à l'ensemble des collectivités territoriales. Sachant que en fait bah les départements sont sont dans un état ont des finances dans un état catastrophique.
Le la marge des des régions est assz n'est pas n'est pas folichon non plus. Est-ce que vous avez peur que ce l'essentiel de la demande d'effort ou de contribution à la réduction de la dette se porte sur le bloc communal ? Oui.
Oui. Parce que il y a un travers dans cet état boulimique. C'est on parlait de drogue tout à l'heure, l'État est drogué à la dépense publique, enfin sur tout le système social d'ailleurs.
Donc il va toujours en chercher partout. Bah comme voyez comme quelqu'un en manque quoi. Donc il se jette sur les entreprises, il se jettent sur le patrimoine.
Là on va se jeter sur l'épargne des des Français et sur les mai cette année. Oui. Et ce qui est extraordinaire c'est que on nous reproche en même temps de trop dépenser et en même temps d'arriver à à avoir des résultats.
C'est qu'on respecte la règle. Il y a des mairies mal gérés évidemment. Il y a parfois des grandes villes qui qui troublent un peu la perception de la par le grand public de de ce que sont la les réalités communal.
Mais aujourd'hui quand vous avez une commune, enfin moi je sais que j'ai baissé mes dépenses, c'est pas une une baisse de l'augmentation de la dépense. On a un dialogue social, on essaie de faire des gains de productivité. Mais est-ce qu'il faut le revoir ?
Est-ce qu'il faut le revoir le modèle social devant les départements ? Vendredi, Sébastien Lecnu, il a annoncé très il a annoncé un projet de loi pour une allocation socialistique. Parle, c'est pas les MF qui parlent.
Mais moi je pense que le le l'état providence qui a été un formidable modèle de développement d'après-guerre est et est est est cuit et et tout simplement parce qu'il reposait sur beaucoup une grande démographie. On faisait des enfants, on ne fait plus d'enfants. Donc une base de cotisant très large, une croissance économique, des gains de productivité, une immigration maîtrisé une immigration de travail.
Aujourd'hui, on est une immigration qui explose et qui est une migration de peuplement et très pauvre souvent. Donc je pense que c'est cuit. Pour revenir à à la question précédente, à la contribution à à la contribution, tout le système est infantilisant.
C'est que les en vous dire participer à l'effort et cetera, redresser le pays, c'est une priorité, réduire les dépenses, optimiser le créer de la performance publique, c'est prioritaire. Sauf qu'aujourd'hui, c'est pas comme ça que ça marche. L'État va toujours chercher, va saigner les biens portants en pensant que ça va rétablir les Mais vous êtes sur la ligne du Sénat 2 milliards. 2 milliards, c'est acceptable.
Non, d'abord je salue les efforts du Sénat pour réduire les causes qui produisent les mêmes effets parce que si ces milliards qu'on nous prélevait, rétablissez les comptes publics, ce serait formidable. Depuis 2010, rien que sur la DGF qui est censée, la dotation globale de fonctionnement qui est censée appartenir au bloc communal, il y a eu 81 milliards de prélèvements pour rétablir les comptes publics et parallèlement plus on nous prélève, plus l'État qui ne se réforme pas, qui qui ne s'applique pas lui-même les efforts qui demande aux autres s'enfoncent. Donc je salue les efforts de l'État, mais je ne peux pas cautionner ce qui va amplifier les causes du problème parce que juste on nous dit euh 4 milliards et cetera, le comité des finances locales présidé par André Leniel a démontré que c'était plus de 7 milliards en réalité de pr et ce ne sont pas des économies non parce que les gens nous disent en fait ce ne sont pas des économies, ce sont des prélèvements supplémentaires.
C'est une forme d'impôt de l'État sur les collectivités et trop d'impôt tu l'impôt. On va parler des municipales. Oui.
Est-ce que le contexte politique national peut avoir à votre avis une incidence sur les municipales en 2026 ou est-ce que la prime au sortant sera toujours aussi forte ? Le problème c'est que le contexte national quel sera-t-il ? Faire une prévision politique à plus d'une semaine actuellement en France, c'est encore plus aléatoire qu'en matière que vous pensez qu'il y aura une Vous pensez qu'il y aura une poussée du rassemblement national dans les villes en mars prochain ?
Je suis incapable de vous le dire. Euh je je crois mais mais c'est pas très scientifique ce que je vous dis. Qu'est-ce que je dis ?
Je crois je je crois qu'on qu'on restera sur des sauf peut-être sur quelques grandes villes, mais qu'on restera sur des problématiques locales. Moi, je je vois dans dans ma ville, il y a les gens parlent politique, ils en parlent beaucoup mais quand on me voit, on me voilà, c'est la voirie, c'est la propreté, c'est les questions que vous évoquez tout à l'heure, c'est comment on traite la pauvreté, comment on aide les gens pauvres sans créer des traisation. Je je suis pas, je ne crois pas.
Alors peut-être que que c'est un vœu d'ailleurs que je ça cache une espérance hein mais euh mais mais j'ai pas l'impression que vous la redoutez. Oui parce que je Et vous pensez que les LR cette nationalisation du scrutin. Écoutez quand je vois le la bordélisation et je qu'on me pardonne ce terme j'en vois pas de meilleur la bordélisation de la vie politique nationale, j'ai pas envie de retrouver ça au plan local.
Euh au plan local, il y a des situations compliquées aussi hein, mais très globalement, on arrive à produire de la de l'action publique euh cohérente. Euh et d'ailleurs quand vous regardez en en macro finance, il y a des collectivités mal gérées, il y a le 100000 feuilles euh ou le 1 million de feuilles qu'on nous impose. Il y a les absurdités que l'on affronte, il y a le droit de l'urbanisme dont on est nous-même dépositaire malgré nous et qui est abscon et cetera.
Donc il y a plein d'efforts à faire évidemment mais quand vous regardez le total des dépenses des collectivités françaises malgré celles qui sont mal gérées malgré le 1000 feuille donc prenez les régions, les départements, les intercommunalités et les communes par rapport à la richesse produite c'est un peu moins de 11 %. La moyenne européenne des administrations locales, c'est c'est presque le double, c'est presque 20 %. Donc il y a des efforts à faire comme vous dites, mais c'est pas là que ça se joue, c'est dans les comptes sociaux, c'est dans les comptes de l'État.
Voilà. Et donc je je souhaite évidemment que on reste sur des municipales sur des enjeux municipaux. Votre mandat, pardon, votre mandat de président de l'association des maires de France, il prendra fin dans un an, juste avant la la présidentielle.
Est-ce que vous allez vous représenter à la tête de la MF ? Déjà, il faudra avant que je me représente aux élections municipales à Cann et si je me rlection municipale à Cann que les Non, c'est je pas je suis pas encore dans ce temps-là si vous voulez. Non non, je quand est-ce que vous ferez l'annoncej en début d'année prochaine c'est ce que font la plupart des oui en début d'année doute.
Non non, je me projette mais c'est jamais vous savez ça vous paraît peut-être bizarre mais on on se lève pas tous les matins en se disant est-ce que je continue la vie est faite de plein d'autres choses et ça se discute chez soi aussi. Je voilà j'en ai pas encore discusé de parler chez moi mais et donc ça sera mais le donc voilà il y a toutes ces conditions là et et on verra où je suis dans dans un an. Enfin, je en revanche, vous projetez plus sur 2027 pour le coup.
Est-ce que vous avez envie d'être candidat à la présidentielle ? C'est pas une question d'envie, c'est que j'ai envie que mon pays change de politique, fasse une rupture avec les ces 40 années de socialtatisme qui nous plombent. Je retrouve cette doctrine technocratique collectiviste, je la retrouve partout à l'extrême gauche jusqu'au RN en passant par tout ce qu'il y a entre y compris et LR et cetera.
Donc, j'essaie d'apporter quelque chose d'autre qui est très profond chez moi. Je Mais vous avez envie d'être candidat à la présidence ? J'ai envie de porter ce truc, cette j'ai envie je ne veux plus faire des campagnes pour des gens qui qui n'ont pas de colonne vertébrale d'idée et de croyance et de et de conviction.
Et donc je bah tous ceux qui plantent le pays et qui ne font que du marketing politique, de la comm poliitique, de la séquence, tous ces mots sont très il y a pas des gens qui ont une colonne vertébrale ? Si si, il y a des gens formidables au LR. J'entendais parler François Xamor, tu as eu quelqu'un qui peut voilà, vous avez envie d'y aller pour vous.
Non, c'est pas c'est pas pour moi, je vous jure le seul endroit où j'ai envie d'aller pour moi, c'est en Italie ou dans l'Orraque et regarder la nature. Voilà. Ouais.
Voilà avec mes gosses et tout ça. Non non, le le truc c'est que aujourd'hui on a vraiment besoin de changer de logiciel et tout ce que j'entends c'est à chaque fois de l'interventionnisme, l'étatisme, on va faire une mesure ici, on croit pas ce qu'on croit qu'on va plaire à telle catégorie. Ça m'intéresse pas tout ça.
Aujourd'hui, il faut mettre à plate. La France est un pays créatif et il faut libérer les forces de production. les forces de création et on peut être véritablement le dans le 21e siècle de la quantique de l'IA de la blockchain qui vont être débattus examinés au congrès des mers hein.
Il y aura un grand buffet des terroirs, c'est une nouveauté cette année, mais il y aura aussi la crypto l'IA qui seront examiné et bien comporte un projet pour la sécurité, le bon le retour du bon sens sécuritaire mais aussi pour libérer les forces de production et pour l'école et l'éducation, l'instruction publique, comment de refait de la France une puissance éducative. Bref, tout ça, ça me passionne. Donc je veux je souhaite le mettre sur la table et le porter.
Et alors, vous souhaitez le porter mais changer de système. Est-ce qu'il faut changer le système ? Il faut faut y aller, il faut le faire dans avec une méthode un peu choc.
Est-ce que vous espérez toujours une démission organisée de de Demel Macron qui pourrait qui pourrait annoncer sa démission et partir en juin prochain par exemple ? Je constate que chaque jour qui passe confirme l'agonie de la fin de ce cycle qui a été accéléré par cette dissolution absurde de l'été 2024. Voilà, c'estd que si après la dissolution le président Macron avait dit "Écoutez dans un an quand on pourra à nouveau dissoudre, je démissionne ce qui vous laisse le temps de vous organiser" et et dans un geste golien parce que moi je me suis très attaché à la 5e République et à l'œuvre du général de Gaul notamment institutionnel et bien on reprend un cycle sain, démocratique et on compare un projet, une personnalité et la femme et l'homme qui est élu ensuite peut dissoudre et et on on régénère, on réoxygène la démocratie.
Parce qu'aujourd'hui vous voyez bien que plus le président de la République est contesté, enfin il a il a il atteint des niveaux d'impopularité. Donc moi sa légitimité non pas juridique, elle est incontestable c politique et est forte. Plus il est faible plus le pouvoir se recentre sur les derniers des moyens macronistes.
Et tout ça c'est très malsin parce que d'abord ça ne marche pas. Le pays est bloqué. C'est la grande nouveauté.
Le président précédent François Hollande était très impopulaire et moi j'étais très opposant mais j'ai jamais demandé enfin jamais en tout cas proposé sa démission. La là la nouveauté c'est que le pays est bloqué. Le tout enfin ne soyez pas ne soyons pas dup ce qui se passe aujourd'hui malgré les habilités du premier ministre est très respectable c'est que c'est bloqué.
C'est pas du tout à la hauteur des enjeux. C'est pas à la hauteur du 21e siècle. C'est pas à la hauteur de la France.
Il faut que notre vie politique soit au niveau de la Franceour. Mais c'est beaucoup trop court. Merci, [rires] merci beaucoup.
Merci d'avoir été notre invité.
David Lisnard