Pierre-Henri Dumont - Le Barbier du matin du 16/01/24
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:19OuverteRéponse directe
Ça vous rassure ? Vous dites que l'Amérique revient vers la droite ou ça vous inquiète cette droite-là ?
- 1:19OuverteRéponse directe
Est-ce que vous craignez qu'en Europe une droite populiste remplace la droite républicaine que vous incarnez ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Pour vous c'est l'espoir d'un cessez-le-feu ? C'est l'espoir de la fin de cette guerre ?
- 2:32OuverteRéponse directe
Que vous inspire cette attaque de l'Afrique du Sud contre Israël ?
- 3:00OuverteRéponse directe
qu'est-ce qui changerait dans la relation entre la France et Israël ?
- 3:24OuverteRéponse directe
Deux États, ça resterait la politique officielle de la France avec les LR au pouvoir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:23Invité politiqueFait
« la politique américaine aujourd'hui est quand même un petit peu caricaturale »
- 0:49Invité politiqueFait
« C'est une démocratie malade mais c'est une gérontocratie en réalité aujourd'hui. »
- 2:04Invité politiqueFait
« Ce qui est sûr c'est qu'il faut faire en sorte qu'Israël puisse vivre en paix. »
- 2:08Invité politiqueFait
« ça a été dit, ça a été redit par l'éradication définitive du ramas dans la bande de Gaza. »
- 2:16Invité politiqueFait
« mettre au pas l'autorité palestinienne qui finance les terroristes, les kamikazes et les familles des kamikazes »
- 3:02Invité politiqueFait
« Nous on l'a toujours dit, on est des fervents défenseurs d'Israël. »
- 3:09Invité politiquePromesse
« être favorable au déménagement de l'ambassade de Tel Aviv à Jérusalem »
- 4:12Invité politiqueFait
« le président de la République a été élu sans aucun programme en 2022. »
- 4:16Invité politiqueFait
« Les réformes de l'immigration, la réforme des retraites. »
- 4:33Invité politiqueFait
« dans la chronique humoristique, on a toujours cette question des inondations, des blocages administratifs »
- 5:53Invité politiqueFait
« la première chose qu'il fait, c'est prendre H. Donati. »
- 7:51Invité politiqueFait
« Il y a le premier sujet sur ce qu'elle a dit, en effet, qui semblerait être un mensonge. »
- 8:01Invité politiqueFait
« est-ce qu'il n'y a pas une sorte d'hypocrisie, en particulier de la gauche, de dénoncer une ministre qui met ses enfants dans le privé alors qu'eux-mêmes sont les premiers à mettre leurs enfants dans le privé ? »
- 10:02Invité politiqueFait
« François-Xavier Bellamy l'a prouvé depuis 5 ans au Parlement européen. »
Temps de parole
- Pierre-henri Dumont83 %
- Présentateur17 %
≈ 4,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour. Bonjour Christophe Barbier. Et bienvenue, on l'a appris dans la nuit. Donald Trump a largement gagné la première phase de la primaire, le fameux caucus de l'Iowa, plus de 50%. L'investiture semble acquise pour Donald Trump. Ça vous rassure ? Vous dites que l'Amérique revient vers la droite ou ça vous inquiète cette droite-là ?
Non mais je pense que la politique américaine aujourd'hui est quand même un petit peu caricaturale entre un Donald Trump qui est sous le coup de plusieurs procès, Joe Biden qui est quand même assez âgé et on voit très bien que sa vice-présidente prend très très peu la lumière en réalité. Donc on attend je pense tous de savoir quel sera le résultat des élections américaines parce que c'est une grande influence sur le monde. Maintenant Let's see mais nous on n'a pas forcément d'opinion à avoir sur ce qui va se passer.
C'est une démocratie malade quand même.
C'est une démocratie malade mais c'est une gérontocratie en réalité aujourd'hui. On le voit très bien et maintenant la question qui va se poser c'est est-ce que la France, l'Europe va réussir à pouvoir parce que malgré le changement de président successif il y a toujours des constantes aux Etats-Unis lutter contre l'extraterritorialité du dollar, faire en sorte de pouvoir mieux défendre nos entreprises, faire en sorte de pouvoir conquérir des marchés sur un marché qui est quand même relativement fermé aux Etats-Unis. C'est aujourd'hui ça l'enjeu plus que qui dirigera les Etats-Unis.
On a parfois l'impression qu'on va répliquer ce qui se passe aux Etats-Unis quelques temps après. Est-ce que vous craignez qu'en Europe une droite populiste remplace la droite républicaine que vous incarnez ?
Le système est totalement différent. Les Etats-Unis il y a deux grands partis, c'est très très difficile d'émerger en tant que troisième parti. En Europe on voit très bien qu'il y a un pôle beaucoup plus éclaté. Ce qui est sûr c'est que la droite dite populiste ou l'extrême droite existe et est très forte aujourd'hui en Europe. Mais elle est très forte pourquoi ? Parce que la droite dite traditionnelle lui a laissé la place. Et donc c'est tout l'enjeu qu'on a en particulier en France de pouvoir opposer une droite qui s'adresse aux classes populaires, aux classes moyennes, dans les territoires pour ne pas laisser le champ libre au Rassemblement National.
Et c'est là tout le travail que j'essaye de mener au sein des Républicains avec plusieurs de mes amis.
L'autre annonce forte de la nuit vient d'Israël avec le ministre de la Défense qui explique que les opérations intensives se termineront bientôt. Pour vous c'est l'espoir d'un cessez-le-feu ? C'est l'espoir de la fin de cette guerre ?
Ce qui est sûr c'est qu'il faut faire en sorte qu'Israël puisse vivre en paix. Et donc ça a été dit, ça a été redit par l'éradication définitive du ramas dans la bande de Gaza. Faire en sorte également de mettre au pas l'autorité palestinienne qui finance les terroristes, les kamikazes et les familles des kamikazes qui se sont fait sauter ou qui ont tué et commis des attentats lors du 7 octobre. Et donc ça nécessite en effet de terminer ces opérations mais que les choses soient bien faites pour ne plus avoir à y revenir. Donc le plus tôt sera le mieux. Mais l'objectif doit rester que l'Israël puisse vivre en paix.
Que vous inspire cette attaque de l'Afrique du Sud contre Israël ? Accusée de génocide devant la justice internationale. L'Allemagne s'est tout de suite démarquée, la France est plus discrète.
Mais la France est extrêmement discrète de façon générale sur la situation d'Israël aux Nations Unies. On se souvient qu'elle a soutenu plusieurs résolutions qui avaient des propos et des termes assez ambiguës sur le conflit entre Israël et le ramasse. Et donc la logique voudrait que la France se démarque également de cette position de l'Afrique du Sud qui est indigne. Si les républicains étaient au pouvoir,
qu'est-ce qui changerait dans la relation entre la France et Israël ?
Nous on l'a toujours dit, on est des fervents défenseurs d'Israël. On est plusieurs, le président Éric Ciotti l'a dit, moi je l'ai dit par exemple, être favorable au déménagement de l'ambassade de Tel Aviv à Jérusalem pour montrer qu'en effet, on considère que c'est un État de choisir quelle est sa capitale. L'État d'Israël a décidé que sa capitale était Jérusalem. Et donc par exemple, nous devons estimer notre corps diplomatique, sa représentation doit être à Jérusalem.
Deux États, ça resterait la politique officielle de la France avec les LR au pouvoir ?
Oui, ça resterait la politique officielle de la France. Je pense que c'est une constante des Nations Unies. Maintenant, la question est de savoir si les deux États veulent vivre en paix. On sait qu'Israël veut et peut vivre en paix avec un État palestinien à côté. La réciproque n'est pas totalement vraie.
Alors l'actualité en France aujourd'hui, ça sera la conférence de presse d'Emmanuel Macron ce soir à 20h15. Conférence XXL, dit l'Elysée. Que vous inspire ce style, ce rendez-vous ?
C'est plutôt pas mal de renouer ces grandes conférences de presse. Maintenant, on sait que la proportion des présidents de la République a étiré dans le temps ses moments, soit ses discours, soit ses moments avec la presse. Il aime ça, c'est sûr. Ça fait longtemps qu'il n'a pas fait de conférences de presse. Maintenant, on va voir ce qui ressort. La question, ce n'est pas l'exercice, c'est le pourquoi de l'exercice, ce qu'il a annoncé. Quand je parle à certains de mes collègues de la majorité qui étaient hier à l'Elysée, ils sont sortis assez déçus. Il n'y a pas eu d'annonce hier. La réalité, c'est que le président de la République a été élu sans aucun programme en 2022.
En tout cas, quelques réformes qui ont déjà eu lieu. Les réformes de l'immigration, la réforme des retraites. Et que donc aujourd'hui, on se pose la question de quelle sera la suite du quinquennat, parce que les attentes sont nombreuses. Dans mon département, c'est-à-dire dans la chronique humoristique, on a toujours cette question des inondations, des blocages administratifs qu'il faut pouvoir lever d'ici les prochaines semaines pour pouvoir s'assurer que plus jamais cela n'arrivera. Et puis faire en sorte de retourner du pouvoir d'achat aux Françaises et aux Français. Faire en sorte de réaffirmer la place de la France en Europe. Bref, il y a beaucoup de choses à faire.
Alors justement, hier, le président a dit aux parlementaires de sa majorité, Rassemble à l'Elysée, qu'il y aurait moins de textes de loi. C'est vrai que c'est compliqué avec majorité relative. Et plus de textes réglementaires pour aller plus vite, ça va dans votre sens.
Ah bah non, moi je pense que le Parlement doit débattre. Et qu'en fait, on a Emmanuel Macron qui part d'un constat qu'il n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale, ce qui est très juste. Mais on peut très bien trouver des textes. On a trouvé des accords sur énormément de textes. Parfois, ils font des accords avec la gauche. Parfois, ils font des accords avec la droite. Parfois, c'est l'ensemble de l'Assemblée nationale qui est d'accord avec les textes qui sont présentés. Et c'est tant mieux comme cela. Mais c'est aux parlementaires de faire la loi. C'est aux parlementaires de décider de l'avenir des Françaises et des Français aux côtés de l'exécutif.
Et ce n'est pas à l'exécutif seul, en contournant le Parlement avec des règlements. Et faites-vous confiance à Gabriel Attal pour mener ce travail de construction de majorité ? Écoutez, moi je ne pense pas qu'il puisse faire quelque chose, le Premier ministre. Bon, la réalité c'est quoi ? C'est qu'on a un Premier ministre aujourd'hui qui est là, en tant que grand porte-parole du Président de la République, qui n'a pas été choisi pour sa capacité à pouvoir rassembler. D'ailleurs, il n'a même pas cherché à rassembler au-delà de son propre camp. D'ailleurs, il a même commencé par mentir aux Républicains.
Alors que normalement, nous sommes censés être ceux qui sont à peu près les plus proches dans l'hémicycle morcelé entre le Rassemblement National et l'extrême-gauche de la NUPES. Il a commencé par nous mentir en disant qu'il n'allait pas prendre de ministre issu de LR. Et la première chose qu'il fait, c'est prendre H. Donati. Donc on voit bien que ça part sur des très mauvaises bases. Mais en tout cas, nous serons toujours dans une opposition ferme, constructive, déterminée pour faire avancer le pays. Vous êtes ce soir à l'Elysée, vous êtes journaliste. Quelles questions posez-vous au Président de la République ?
Que compte-t-il faire concrètement pour améliorer le pouvoir d'achat des Français qui travaillent ?
C'est ça le sujet majeur dans votre description dans la France ?
Oui, mais partout, partout, aujourd'hui, on a des Françaises, des Français qui travaillent, qui vont à plus le bout de la semaine ou du mois, qui parfois n'ont pas de logement, parce que dans des classes moyennes qui travaillent, qui n'arrivent pas à emprunter, qui n'arrivent pas à pouvoir acheter un pavillon ou même trouver un logement locatif social, alors que les deux travaillent, qui sont obligés de dormir soit chez les parents, soit parfois dans les voitures. Il n'y a plus de différence entre ceux ou très très peu, entre ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas. Aujourd'hui, le vrai sujet, c'est ça.
Le président, lui, insiste sur le réarmement civique, sur la fierté qu'il faut avoir de la France.
Ça vous semble, ça, superflu ? Non, c'est aussi important, mais ça prouve bien que les défis sont immenses et que la question, c'est qu'on ne sait pas à quelle sauce on sera mangé, à quelle sauce les Françaises et les Français vont être mangés dans les prochaines semaines, les prochains mois, les prochaines années. Et j'espère qu'on aura des réponses ce soir. La réalité, je vous le redis, c'est que le président de la République a été élu, non pas sur un programme, mais sur une situation militaire et sur une situation géopolitique en 2022, faute de mieux. Et donc, ça pose beaucoup de questions sur la suite des événements, oui.
Est-ce que les premiers pas de Gabriel Attal, qui est venu dans le Pas-de-Calais, notamment pour voir les sinistrés, ce sont de bons débuts ? En tout cas, il est présent sur le terrain. Maintenant, la question, ce n'est pas simplement d'être présent sur le terrain pour occuper l'espace et être ce grand porte-parole d'Emmanuel Macron que je décrivais tout à l'heure. La question, c'est qu'est-ce qu'il y aura demain concrètement pour permettre aux inondés chez moi de pouvoir être certains que demain, ils ne seront plus inondés ?
Quelles sont les dispositions législatives en termes de règlements qui permettront de pouvoir curer les canaux, faire en sorte de pouvoir, en débloquant des fonds, installer des pompes d'évacuation de l'eau à la mer ? Il faut des actes concrets, pas simplement de la présence. En une semaine, c'est compliqué. Maintenant, on va commencer à attendre au tournant d'ici quelques jours, c'est sûr.
Alors, la première polémique du gouvernement, c'est celle sur Amélie Oudea-Castera. La gauche demande sa démission parce qu'elle a dit qu'elle a mis ses enfants dans le privé pour cause d'absentéisme, ce qui ne semble pas fondé. En tout cas, il y a contestation. Quelle est votre position ?
Il y a deux sujets. Il y a le premier sujet sur ce qu'elle a dit, en effet, qui semblerait être un mensonge. Bon, là, ça a le devoir si elle doit partir ou pas. Moi, je n'ai pas d'opinion là-dessus. Le deuxième sujet, c'est est-ce qu'il n'y a pas une sorte d'hypocrisie, en particulier de la gauche, de dénoncer une ministre qui met ses enfants dans le privé alors qu'eux-mêmes sont les premiers à mettre leurs enfants dans le privé ?
Où est la plus grande ségrégation sociale entre ceux qui, chez moi, en province, mettent leurs enfants, en particulier quand ils viennent de catégories populaires, des classes moyennes, dans le privé, à 30 euros par mois, ou par rapport à d'autres qui, à Paris, mettent leurs enfants, parce qu'ils sont dans la carte scolaire à Henri IV, pour avoir des loyers pour être Henri IV, c'est 20 000 euros le mètre carré. Où est la plus grande ségrégation sociale ? À mon avis, elle est plutôt à Paris dans le public que chez moi dans le privé.
Le privé monte, notamment parmi les classes populaires,
parce que c'est un peu l'issue de secours. C'est la question du nivellement du public par le bas. Et le sujet, c'est ça. Et qu'aujourd'hui, on est dans une situation où je reprenais par exemple l'exemple d'Henri IV, qui est un des grands lycées parisiens. Ils sont aujourd'hui totalement intégrés à la carte scolaire, alors qu'auparavant, ils sélectionnaient sur dossier des lycéens qui pouvaient venir de Paris, voire même de toute la France, qui étaient donc un peu plus basés sur le mérite. On a une situation où on est beaucoup moins basés sur le mérite aujourd'hui que sur la situation sociale des parents.
Ceux qui peuvent s'acheter des appartements ou des maisons dans les beaux quartiers, dans les belles villes. Ils sont dans la carte scolaire. Et donc, ils peuvent avoir les beaux établissements. Moi, quand je suis arrivé de ma province, je suis scolarisé dans le privé. Mais quand je suis arrivé de ma petite province, après avoir été scolarisé à Calais, j'étais en concurrence pour rentrer à Sciences Po avec des gamins qui étaient à Henri IV, à Louis Legrand. Et on n'apprenait absolument pas les mêmes choses. Et moi, j'ai parté avec un grand déficit culturel au niveau de mon établissement scolaire. Je pense que l'inégalité sociale est là.
Et la réalité, c'est que si le privé monte, en particulier chez les catégories sociales les plus défavorisées qui parfois se saignent le cas de veine, parce que 30-50 euros par mois pour mettre ses enfants dans le privé en province, ça coûte cher. Mais c'est un gros sacrifice qui est fait. Mais ils le font parce qu'ils estiment que le public ne leur donne pas les mêmes chances. Et c'est un vrai drame, le public, de donner les mêmes chances. Mais ça veut dire qu'il faut rehausser le niveau.
Et c'est pour ça, par exemple, que nous, dans ma commune dont j'étais maire à Marcon-Calaisy, on va expérimenter l'uniforme dès la rentrée prochaine pour pouvoir faire en sorte de niveler les différences et créer un esprit de corps.
L'année 2024, c'est l'année des élections européennes. Dans le Figaro, François-Xavier Bellamy dit « Je suis le candidat de la clarté ». Êtes-vous d'accord ?
Oui, c'est un très bon choix. François-Xavier Bellamy l'a prouvé depuis 5 ans au Parlement européen. C'est un très bon chef de délégation. On a une petite délégation de 8 eurodéputés LR au sein du Parti populaire européen, le premier parti au sein du Parlement européen, à la majorité. Mais il a réussi à faire bouger beaucoup de choses sur l'interdiction de la GPA, sur différents sujets géopolitiques. Et donc, c'est un élu de talent qui s'est fédéré, malgré le faible poids numérique de nos eurodéputés. Maintenant, j'espère que tous les grands élus à droite prendront conscience qu'il faut accompagner François-Xavier Bellamy, qu'il faut pousser la liste, faire en sorte d'avoir des élus.
Rien ne serait pire que de ne pas atteindre les 5%, donc pas de députés européens à droite, parce que c'est la question de la prévalence de la droite européenne au sein du Parlement européen qui se joue.
Mais on connaît les talents de François-Xavier Bellamy, mais aussi sa faiblesse. Il est considéré que sur un segment de droite un peu trop identitaire, où avec Marion Maréchal et Jordan Bardella, il ne fait pas assez la différence. Mais ce n'est pas un candidat plus au centre de la droite ?
Oui, mais ça, ça s'équilibre. C'est l'avantage d'une liste. C'est-à-dire que ce n'est pas un candidat unique comme sur une élection présidentielle. C'est une liste, et donc il y en a des deuxièmes, troisièmes, des personnes en position éligible. Il faudra évidemment un grand renouvellement, faire en sorte de faire confiance aux eurodéputés sortants qui ont prouvé qu'ils pouvaient travailler également. Et puis montrer que la droite est réunie.
Je pense qu'on a absolument besoin que tous les leaders de la droite soutiennent fortement cette liste, aillent en ordre de bataille pour faire en sorte que les Républicains soient représentés au Parlement européen, relèvent la tête et montrent leur unité. Je pense que c'est l'occasion ou jamais de le faire. La semaine prochaine, on aura le discours de politique générale
normalement du Premier ministre. Ni confiance, ni censure. Nous ne voterons ni la confiance, ni la censure, dit Eric Ciotti. C'est votre position aussi ? Vous souhaiteriez aller plus loin et voter la censure ?
De toute façon, la question ne se posera pas parce qu'il ne demandera ni le vote de confiance, ni censure.
Il y aura une motion de censure déposée par les filles.
Oui, un jour. Mais moi, j'ai plutôt tendance à voter les motions de censure. J'ai déjà voté une motion de censure sur les retraites, sur des sujets précis. Je ne fais pas de procès d'intention au nouveau Premier ministre. J'attends de voir ce qu'il va déclarer. On comprend bien qu'il est là, le porte-voix d'Emmanuel Macron, parce qu'il fait son discours de politique générale après la grande conférence de presse du Président de la République. Donc, il n'est pas là pour présenter son propre projet à lui, mais simplement pour décliner en acte les positions du Président de la République. Donc, on aura déjà un premier éclaircissement ce soir. Et ce soir.
Pierre-Henri Dumont, merci et bonne journée.
Merci beaucoup, Christophe. Christophe Borbi, on vous retrouvera demain à 7h45. Votre invitée sera Violette Spilbou, députée Renaissance du Nord.
Pierre-henri Dumont