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interviewRégion Nouvelle-Aquitaine· 14 mars 2024 77 min

Femmes résistantes-femmes engagées | L’engagement pour le droit des femmes, du national au local

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

j'invite à me rejoindre un temps d'échange autour de l'engagement cette fois-ci non pas des femmes de manière générale mais l'engagement pour les droits des femmes du National au local et j'invite à me rejoindre Catherine Coutel Bernadette Bonac HUD et Cathy Arnaud re je laisse vous installer comme nous avons également avec nous en visio alors ce truc c'est pas pratique nous avons également avec nous en visio Tifen d je présenterai chacune des intervenantes au moment où elle prendra la parole l'objectif de cette de ce premier temps viendra ensuite une table rond intitulée place aux jeunes engagés non pas parce que il y a une table ronde avec des femmes plus âgées que dans la suivante mais plutôt pour montrer une continuité entre les diverses générations et les différents modes d'engagement et laisser place aussi à des jeunes engagés pas forcément sur la question des droits des femmes mais qui ont pu y venir aussi notamment par l'entrée sur les questions climatiques euh voilà Tifen qui est avec nous c'est Marrin ça fait pour les gens à distance c'est presque comme si était assise à nos côtés eu donc le but de cette table ronde c'est de montrer effectivement diverses formes d'engagement à la fois par les associations par le plédoyer à l'Assemblée nationale aussi par des carrières sportive hors du commun et puis par l'art engagé dont on nous parlera Tifen tout de suite et justement je vais un peu vous poser la la question à toutes un peu pour démarrer euh on pose souvent la question d'ailleurs de d'où vient l'engagement tout le monde n'est pas on l'a vu motivé par les mêmes les mêmes enjeux ça interroge aussi l'histoire de chacune et de chacun et du coup je vais commencer par vous Tiffen d donc vous êtes autrice comédienne formatrice féministe enfantiste animaliste je reprends la manière dont vous vous présentez vous avez créé la féminine universelle vous ça va faire éo à à la convention que vient de signer la région ainsi que deux spectacles qui s'appellent contarbour et la périle mortelle que vous jouez au Café de la Gare à Paris et dans de nombreuses villes autour de la date symbolique du 8 mars eu mais avant de parler de votre engagement aujourd'hui notamment via ces spectacles est-ce que vous pouvez revenir sur votre parcours votre formation de comédienne on va dire un parcours de comédienne classique je sais pas si on peut dire ça comme comme ça avant d'avoir pris un peu le la tangente vers des spectacles et un engagement 100 % féministe merci margaot merci à toutes je suis ravie d'être avec vous même de loin est-ce que tout le monde m'entend bien très bien super euh alors oui ça a été un un chemin comme pour chacune l'engagement euh depuis que j'étais petite j'avais une proportion à à pas supporter l'injustice mais c'était pas structuré encore et puis je suis arrivée en en école de de théâtre une des écoles assez connu mais elles sont toutes sur le même modèle et c'était déjà mit tout théâtre même si on en parlait pas à ce moment-là c'estàdire que tout ce qu'on tout ce qui sort aujourd'hui c'était déjà en pratique la majorité des profs hommes que j'ai croisé c'était pas le cas des profsfemmes en tout cas pas celle que j'ai que j'ai vu moi euh était en en couple officiel avec une ancienne ou un ancien élève suivant qu'ils étaient hétéro ou homo euh de préférence avec de nombreuses années d'écart jusqu'à 30 ans voilà et en plus métait sous emprise euh et donc couchait avec des étudiantes et des étudiants à l'intérieur des classes euh donc ce qui donnait droit en plus à des scènes avec L'Officiel qui débarquait pour dire enfin voilà c'était quand même et évidemment c'était une façon c'est un peu ce qu'on voit en ce moment avec ce que les annonces la parole la prise de parole très courageuse notamment de Judit godrch d'Anna Mouglalis d'Anou Grimbert de de Charlotte Arnou et cetera c'est et et spécifiquement Judit godrh sur cette cette proportion qu'avait des hommes charismatiques qui pour certains avaient des carrières ou en tout cas avait du pouvoir dans l'école et qui était en position d' prenant de metteurs en scène aussi qui était en position de pouvoir nous dire bah enfin de pouvoir nous mettre à nu au sens propre comme au sens figurer nous dire qu'on avait pas assez vécu que qui on était n'était pas suffisant pour faire ce métier enfin avec beaucoup d'abus de pouvoir et donc utilisait cette emprise pour créer une confusion des genres et et que ne nous faire confondre notre passion pour le théâtre avec une passion pour eux donc il y avait beaucoup d'emprise de violence d'humiliation donc ça ça a fait grandir euh mon engagement parce que c'était évidemment pas les mêmes pressions qu'il y avait sur les femmes et sur les hommes euh notamment sur les CR dictat de beauté nous fallait qu'on soit très très maigre euh très très dans les dans les normes de beauté du du moment alors que eux pouvaient les étudiants comédiens pouvaient avoir la tête qui voulit d'autant qu'on était à peu près 80 % d'étudiantes comédiennes pour 20 % d'étudiants comédiens dans les écoles et que les rôles intéressants étaient inversement proportionnels donc une immense majorité de rôles pour les garçons qui étaient CIT très peu et une minorité de rôle pour les filles alors qu'on était très nombreus euh et puis beaucoup toujours la même chose à jouer hein dans le théâtre classique comme dans le théâtre contemporain d'ailleurs des jeunes femmes mises sous emprise préférablement assassinées à la fin de la pièce euh et voilà et des mecs qui se battent pour elle enfin enfin contre elle en faitin et c'était insupportable parce que c'est là que je découvre que moi je veux être comédienne faire des études pour avoir un métier un savoir-faire savoir-faire très bien semblant et que ce qu'on me demande beaucoup c'est d'être un objet sexuel c'est d'être un objet de de convoitise et de désir pour les hommes et ça euh bah il y a pas besoin de faire d'études et puis c'est pas du tout mon projet donc j'étais de plus en plus en colère euh et puis quand je suis sortie bah j'ai j'ai continué dans le monde traditionnel du théâtre et du cinéma qui est un monde où ce sont beaucoup les projets d'hommes qui euh ont euh les subventions euh donc en fait on travaille beaucoup pour des hommes sur des visions de SPECT acle où ils font la propagande de ce qui les arrange et donc c'était très compliqué de rester habillé dans les pièces de pas subir des violences sexuelles sur les plateaux de théâtre et de cinéma de garder mes poils enfin voilà tout et n'importe quoi qui avait rien à voir en fait avec le métier que je voulais faire et donc en parallèle je me suis engagée dans une association qui venait de se créer à l'époque qui s'appelle os féminisme c'était au tout tout début et là j'ai découvert comme une famille puisque pour une fois quand je disais mais il y a un problème de mise misogénie on me disait pas mais non t'inquiète pas vous avez le droit de vote donc ça y est l'égalité vous l'avez là je rencontraer des femmes et c'est aussi comme ça que j'ai rencontré margaot quelques années après qui me disaient oui tu as raison d'être en colère oui il y a un problème et toute cette colère on peut la mettre à changer les choses et là je me suis dit je repartirai jamais donc j'ai développé mon expertise sur plein de sujets euh sur évidemment contre les violences les mécanismes des stratégies des agresseurs euh aussi ce qu'on appelle la culture du viol dans le monde de la culture euh moi que j'appelle la propagande des violeurs parce qu'on parle pas de culture nazie donc je vois pas trop pourquoi on parlerait de culture du viol euh et puis donc j'ai j'ai continué cette expertise à tel point qu'à un moment donné j'étais un peu schizophrène je dénonçais en formation en conférence dans quand quand on quand on militait euh des situations que je subissais en répétition en tournage ou en représentation et donc j'ai décidé de de mettre ensemble mes métiers de comédienes d'autrice de metteuses en scène au service de mes convictions et donc de créer mes spectacles avec lesquels je suis d'accord où je ne souffre pas sur scène où je ne fais pas souffrir non plus les femmes dans la salle en faisant au maximum attention de pas redéclencher des traumas de pas décrire des violences de pas de de pas faire mal en fait et de pas reproduire l'oppression sous prétexte de la dénoncer ce qui est trop souvent fait dans les films et dans les pièces de théâtre et donc et donc c'est ainsi que a grandi l'engagement et qu'il a pris notamment pas que mais une forme artistique merci beaucoup tiffan on reviendra plus tard sur ça fait maintenant quelques années que vous jouez ces spectacles contearbourg et la périle mortelle on verra peut-être si on observe des évolutions dans le public dans la réception de votre travail je passe maintenant la parole à Catherine Coutel donc Catherine vous avez exercé plusieurs mandats locaux à Poitier en tant que conseillère municipal adjoin au maire puis vice-président de la Communauté d'Agglomération avant d'être député de la Vienne qu'est-ce qui a motivé cet engagement au tout tout début à une époque où neu conseillers municipaux sur 10 éétaient des hommes c'est vrai qu'on on vous pose quand vous êtes féministe et quand vous êtes élu féministe on vous pose souvent la question mais pourquoi vous êtes devenu féministe ou pourquoi vous êtes féministe alors à force de me la poser j'ai fini par chercher euh très sincèrement au départ c'est totalement inconscient je crois que c'est l'éducation qu'on a reçu alors moi je suis du siècle d'avant hein par rapport à vous toutes hein et tous et l'éducation qu'on a reçu moi j'ai reçu une éducation dans une petite ville de Normandie où ma mère était divorcée divorcé dans les années 50 sans ressources revenant vivre chez sa grand-mère chez sa mère donc ma grand-mère nous avons vécu chez ma grand-mère donc elleevit aussi par ma grand-mère et autant vous dire que AC une grand-mère qui avait décidé qu'elle ne mourrait pas tant que de Gaul était pas morte parce qu'elle était née la même année donc vous voyez où ça nous mène euh je elle on était on était destiné à est-ce qu' a été vrai ça lui a réussi on était destiné à se lever quand les garçons arrivé servir à table quand l'oncle venait et cetera je n'avais aucune conscience de féministme rien du tout mais alors ça ça me paraissait pas franchement très très juste hein la deuxième chose je pense mais là c'est tout à fait autre chose je pense que je voulais être un garçon je n'ai jamais joué au jeu de fille jamais joué à la poupée et je pensais qu'un jour je feraai pipi comme les garçons parce que c'est beaucoup plus pratique bon je n'avais pas lu Simon de beauoir mais j'ai compris après pourquoi ça m'était passé à travers la tête euh mais le féminisme ne m'est pas venu sitôt en fait je je en réfléchissant puisque margaot m'a poussé dans mes retranchements le féministme ne m'est venu que quand j'ai été dans la vie politique après il y a tout un passage où j'étais à l'université bon j'ai pas rencontré de de souci on était plutôt engagé politiquement c'est la guerre du Vietnam la guerre d'Algérie la guerre du Vietnam et cetera et puis après comme on l'a dit tout à l'heure les jeunes enfants hein donc TR trois garçons donc à la maison il y a quatre garçons pour une fille alors je vais vous dire tout le monde fait les tâches ça il est pas question de pas partager les tâche mais pendant ce temps-là non et puis politiquement alors très sincèrement politiquement on est venu me chercher je ne me suis pas pour être élu municipal on est venu me chercher en 1983 Laurence c'était aussi sur la liste un petit peu plus tard mais en 1983 parce que sans doute alors j'arrive pas à retrouver j'ai cherché hier sans doute au renouvellement des municipales la ville de Poitier qui est une ville de poioucharante de de de grande aquitain ancienne capitale était une ville moyenne mais qui avait plus de conseillers municipaux et je pense qu'à la faveur de d'un texte mais je ne l'ai pas retrouvé il avait été demandé qu'il y ait des femmes une obligation je suis pas sûr mais et donc les élus en poste qui étaient en poste depuis 77 ont cherchait des femmes j'étais présidentE d'une maison de quartier euh bien qu'ayant des enfants en basâ parce que le dernier venait de naître et on est venu me chercher j'étais pas encarté à ce moment-là bon j'ai dit oui avec hésitation mais j'ai dit oui et donc j'ai fait un un mandat municipal comme conseillère municipal de base arrive 1989 renouvellement on se représente et cetera là ça se gâte parce qu'on est élu et donc plusieurs femmes qui étaient là et on a dit on veut des postes et oui mais quand vous voulez des postes vous prenez des postes à des hommes alors là vous passez pour une chieuse complète hein et on vous le fait savoir et on vous le dit on vous a mis sur la liste et encore vous n'êtes pas contente et encore vous êtes réélu donc je on demande des postes blocage je peux vous dire c'est des réunions abominables à vivre et sur lequel il faut je le dis aux femmes et aux jeunes femmes il faut tenir parce qu'on est les premières à lâcher ah oui mais siil se présente il a il a plus de temps et puis il va être plus libre et puis il est plus capable non vous ne lâchez pas si vous voulez un poste vous le demandez et vous tenez jusqu'à ce que vous l'ayez sinon vous l'aurez jamais on viendra pas vous l'offrir et là ce qu'on m offert tout à l'heure on a parlé des choses genrais les transports pourquoi les transports il y avait eu un mois de grève dans les transports publics pendant les campagnes municipales avant personne n'en voulait j'avais appris j'ai appris après que trois hommes avaient été sollicités personne nen avait voulu j'ai j'ai passé j'ai j'ai demandé alors par rapport à ce que je vous dis j'ai demandé une soirée de réflexion quand même je suis revenu le lendemain j'ai dit au maire de Poitier tu connais Laurence je lui dit écoute je veux bien je veux bien les transports je n'y connais rien j'étais prof d'histoire goéo avant dans ma vie et j'ai toujours été prof d'histoire goéo je n'y connais rien mais je si alors j'ai j'ai dit ça si je ne fais pas l'affaire dans 6 mois tu me changes je pe suis pas un homme n'a jamais dit ça à un mère mais il ne m'a pas changé parce que je me suis passionnée pour les transports pendant 12 ans j'ai été vice-présidente j'ai eu des responsabilités nationales au niveau du garde d'organisation nationale et alors je suis je me suis trouvé dans un monde d'homme il faut savoir que dans le transport public 2 tiers des 2 tiers des clientes sont des des clients sont des clientux sauf les tramoué c'est un petit peu différent mais dans les bus on fait les enquêtes et jamais on les sort genrait jamais on dit mais les femmes attendent ceci mais les femmes attendent on le sait c'est la seule chose qu'on a le droit de demander en France on n pas le droit de demander si vous êtes blond blanc noir ou jaune euh mais on demande dem si vous êtes un homme ou une femme et donc on s'est retrouvé dans un milieu je dis on parce qu'on s'est retrouvé un jour 40 femmes dans un congrès de 1000 hommes je sais pas si vous vouz ce que ça donne avec que des hommes élus que des hommes directeurs de réseau que des enquêtes qui ne sortaient jamais les attentes des femmes donc on a créé une association qui s'appelait femmes en mouvement les transports au féminin quand je suis revenu à la maison je vous ai expliqué que j'avais trois garçon je leur ai dit voilà on va créer une association je cherche un nom pour cette association ils m'ont répondu qu'elle l'appelé roule ma poule donc c'était c'était un peu ça ah je vais vous dire d'avoir des garçons qui vous remettent en place ça vous fait un bien fou donc et donc on a créé femm en mouvement les transports au féminins et on a sorti on a ressorti les enquêtes genré et on a découvert que les femmes n'attendaient pas la même chose du transport public que les hommes on est allé chez on est allé à La Rochelle chez alom leur dire vos bus on ne peut pas monter dedans avec une poussette des talons aiguille et une jupe droite mais pourquoi vous l' l'êtes habillé comme ça parce qu'on a le droit et donc vous faites des bus accessibles et où il y a pas des bars vous savez là-haut là vous vous tenez comme ça là hein et CEA donc on les a poussé dans le retranchement et compris les constructeurs ça a été notre travail je me suis battu pendant de mandats de mandats sur ce sujet ça a été ça a été passionnant alors j'ai demandé à été lui on a demandé à ce qu'il y ait une femme au garde qui était représentation organisatrice de transport 15 personnes au conseil d'administration 15 hommes ils réussissent pour libérer des places à augmenter le nombre au conseil d'administration fallait faire partir personne donc on réussit à me proposer moi je n'ai pas voté pour moi j'ai dit non c'est pas possible la parité à ce rythme là c'est l' 2560 donc c'est non ils m'ont dit mais c'est pas possible enfin on vous donne une place au conseil d'administration et vous ne votez même pas pour vous mais j'ai continué parce qu'il faut pas lâcher il faut leur montrer dans quoi et donc en 2000 par contre là j'arrête parce que en 2000 j'ai dit j'ai dit au j'ai fait 12 ans dans le transport ça me passionne je veux bien continuer mais je vais bloquer quelque chose je veux changer et donc j'ai été jusqu'en 2008 et là arrive je sais pas si je continue sur le niveau national bah on peut on peut faire le jeu des questions-réponses ou alors vous enchaînez comme ça donc avec le niveau 2007tion on m'avait déjà proposé d'être député je voyais pas du tout à quoi ça ressemblait je dois bien vous dire ENF concrètement je savais ce c'était un député je suis prof d'histoire gé mais la vie concrète et en 2007 arrivent les élections et là les partis politiques commençaient à être sanctionnés s'il n'avaient présenté pas à cetteette femme hein c'est-à-dire et la sanction est assez forte hein faut voir qu'un parti comelire devait parler 4 millions alors qu'est-ce que c'est une sanction c'est un prélèvement sur leur dotation c'estàd une amende et donc le LR faisait 4 millions le PS donc moi j'étais au Parti socialiste devait payer 2 millions quelque chose comme ça avait 2 millions en moins de dotation et donc arrive 2007 et on propose une circonscription enfin on propose on nous a mis en concurrence parce que quand vous êtes des femmes on trouve toujours à avoir des des concurrences donc on a fait un vote interne j'ai été désigné alors pour savoir dans le Parti socialiste comme chez LR c'était moins vrai dans les nouveaux partis mais dans les anciens parti où il y avait des sortants on a donné les circonscription de l'opposition c'est-à-dire moins gagnable moi la mienne était considéré comme non gagnable l'élu il était en là depuis depuis longtemps et très connu dans la place donc on était sûr que je me serais je serais pas élu et donc j'ai été élu en 2007 donc dans l'opposition puis réélu en 2012 dans la majorité et là ça change tout et c'est beaucoup plus intéressant même si c'est plus difficile parce que les les citoyens sont très exigeants avec vous c'est normal et là j'avais demandé la délégation aux droits des femmes la loi juspin de parité en 2000 avait créé au Sénat à l'Assemblée et au ciseux des délégations de droits des femmes c'est une délégation qui regarde tous les textes en terme d'égalité on réétudie avant qu'il ne passe dans les commissions les textes législatifs pour savoir s'ils n'atteignent pas la légal les textes de retraite les textes sur le travail les un texte dont on ne pensait pas qu'il y avait un problème d'égalité le numérique il y a il y a plus de femmes dans le numérique elles se sont retirées du numérique dans les années 70 et cetera et cetera et donc là je me suis trouvé en 2012 dans ce que vous avez appelé ce que tu as appelé margaot le triangle de velours une chance extraordinaire une ministre des Droits des Femmes n Le Belkassem la création du Haut Conseil à l'égalité dont je dis et je redis qu'il soit là ou pas là qui sont d'une aide considérable pour nous parce qu'ils font font des études ils font des propositions Margot le sait bien ils font des alertes et on a été aussi soutenu alerté aiguillé aiguillonné si je puis dire par les associations alors pour vous donner des exemples faut peut-être que je m'arrête non ça va pour donner un exemple on a fait je sais pas si vous savez il y a des propositions de loi c'est le gouvernement il y a des a des projets de loi c'est le gouvernement des propositions de loi c'est initiative des députés on a fait une proposition de loi initiative des députés de nous sur la prostitution pour pénaliser la prostitution faire des parcours de sortie aider à la sortie c'est une violence faite aux femmes la prostitution 85 % de femmes 99 % de clients hommes c'est une violence faite aux femmes et donc cette loi on a mis 3 ans à la faire mais si on a réussi à l'ffire c'est qu'on avait autour de nous une association un groupe d'associations qui s'appelait abolition 2012 et qui nous ont aidé et qui ont fait du lobbying dans les médias parce qu'on avait un lobying conte très fort des travailleurs du sexe et cetera donc on a eu un moi j'ai eu je le reconnais donc je je me sens une chance considérable j'ai beaucoup aimé ce que j'avais fait le mandat que j'ai fait ce mandat là avec un un un écosystème une période extrêmement favorable aux droits des femmes ce qui veut pas dire qu'on a tout fait loin de là hein on a eu comme je vous le disais Desf des réussites on a réussi à faire cette loi prostitution on a fait des lois sur le travail on a fait quelque chose qui était jamais fait on a fait du lobbying pour que les femmes soient reconnues dans la COP 21 c'était Fabius à l'époque qui présidait je veux vous dire que c'est pas je j'attaque pas Fabius mais les femmes étaient complètement oublé des cops or c'est les premières victimes du changement climatique et c'est les premières actrices du changement climatique les femmes dans les pays en particulier en développement c'est elles qui font tout et donc c'est on a réussi à faire entrer dans la dans la résolution finale de la la COP que les femmes soitent que que dans l'argent qu'on donnerait à la COP il y en ait un certain pourcentage si possible la moitié pour vers les femmes et donc on a fait un certain nombre de de de choses et d'avancé je dis pas qu'on na pas eu des freins on en a eu les lois retraite on n'est pas arrivé à faire ce qu'on voulait mais parce que pourquoi bah parce que la carrière des femmes est inégale parce que les temps partiels sont trop féminins à 30 % parce que les salaires sont encore inégaux donc quand vous arrivez à la retraite c'est trop tard les les trimestres sont pas là le salaire n'est pas là et la retraite c'est 40 % encore de moins que les hommes encore 40 % avec un différentiel de salaire de de 20 %. donc voilà un petit peu si si je résume mais c'est je pense le monde politique qui m'a fait sentir le côté indispensable de se battre pour être pour que les femmes soient là et alors on je réponds à une question qu'on ne m'a pas posé mais qu'on me posit souvent faites-vous de la politique autrement je ne sais pas je ne suis pas un homme donc je suis pas capable de vous dire si je ferai de la politique autrement si j'étais un homme je ne le crois pas je crois pas que ça soit l'argument l'argument c'est que la société est à moitié homme-femme il sait pas question de quotas moi je me suis battu contre les quotas je suis contre les quotas pour la pour les femmes les quotas c'est valable ailleurs mais les femmes c'est la moitié plus de la société c'est 52 % donc c'est la moitié des postes la moitié des responsabilités l'égalité des salaires et cetera merci on a parlé de l'engagement dans le domaine de l'art on a parlé de l'engagement au travers de des mandats politique on n pas encore abordé l'engagement syndical et on sait que les syndicats contribuent notamment dans le domaine professionnel mais pas que à l'égalité entre les femmes et les hommes Bernadette Bonac Hude aujourd'hui vous êtes présidente du Centre d'Information des droits des femmes et des familles de Gironde mais votre engagement il est d'abord syndical euh ça marche vous avez grandi vous me l'avez raconté dans une famille où le calendrier était un peu rythmé par les élections et par l'engagement politique en quoi votre parcours votre éducation à influencer ensuite et à contribuer à votre engagement syndical et puis on le verra ensuite féministe bien il a oui c'est bon il a il a commencé très tôt je dirais comme Tiffen c'était la colère et l'indignation et euh justement quand on est toute seule l'indignation et la colère ben ça suffit pas donc moi j'ai commencé aussi à m'engager quand j'étais à l'école au collège au lycée j'ai j'étais toujours candidate pour être déléguée de classe et puis j'ai été syndiquée dans les organisations syndicales de et de d'étudiante mais je dirais le tournant effectivement il est arrivé quand je suis rentrée dans la vie professionnel et je suis rentrée alors dans le privé au départ là je me suis pas syndiquée c'était un peu compliqué puisque j'étais jeune maman divorcée donc voilà il y avit beaucoup de choses à traiter euh et c'est quand je suis rentrée dans la fonction publique la mairie de Bordeaux où je suis encore pour quelques mois et des collègues que je connaissais dans la dans la vie de la cité sont venus me chercher il y avait des élection professionnelle donc il fallait des femmes aussi c'était pas encore il y avait pas les les notions de parité mais en tous les cas il fallait des femmes qui représentaient certaines filières certains grades euh et donc ben je sais pas je savais pas dire non d'ailleurs à cette époque j'ai appris à dire non très tard donc voilà l'aventure me paraissait sympathique euh alors j'étais c'était un syndicat c'est la CFDT hein voilà je le redis pas parce que le président tout à l'heure en a parlé parce que je pourrais lui répondre mais en tous les cas c'était le syndicat Mar minoritaire à la mairie de Bordeaux et je sais pas s'il y en a qui connaissent l'histoire de la ville de Bordeaux mais le syndicat majoritaire était FAO il a été créé au moment de la guerre comme à Marseille voilà c'est c'est des des histoires du syndicalisme français qui sont assez intéressantes d'ailleurs à découvrir et FO qui au départ ben faisait presque 90 % euh quelques années après il y a eu la CGT qui s'est monté et puis nous la CFDT et donc on était à 6 % quoi quand on a fait les premières élections 6 ou 9 % donc je vous dis pas l'ambiance que ça créé quand on était euh militante syndicale dans une organisation minoritaire on avait pas trop droit à la parole ici on connaît bien Jacques Chaband Delmas qui passait pour un un grand démocrate mais autour de lui il avait des gens qui étaient beaucoup moins démocrates et on avait juste le droit de se taire donc euh voilà ça a été une découverte et en tout cas ce que je recherchais moi c'était ce travail collectif c'était être dans une équipe euh comme a dit Tiffen voilà c'était euh je je j'avais envie de dire plein de choses et je pensais à plein de choses mais je me retrouvais un petit peu seul quoi et le fait d'être dans une organisation syndicale qui aussi est un une une organisation qui forme ses militants c'est le cas aujourd'hui encore on a on a axé notre militantisme sur la formation pour être justement très efficace et c'était très rassurant et c'était joyeux aussi parce que l'engagement ça peut être aussi joyeux il y a des moments qui qui sont difficiles il faut se battre mais au départ c'est de se retrouver ensemble aussi c'est bien agréable et donc au sein de ce syndicat au sein de la CFDT vous êtes devenu rapidement un peu la la vigie sur la question de l'égalité F hom ou la question des droits des femmes qui n'est pas systématiquement intrinsèque à toutes les organisations syndicales est-ce que à l'époque vous disiez féministe est-ce que ça c'était une une colonne vertébrale dans votre engagement saint sic ou ou pas forcément en ces term-l non je je dirais que c'est comme Catherine hein c'est pas voilà et la phrase de Simone de beauauvoir le dit bien on n'est pas féministe on le devient et puis c'était pas un mot qu'on employait encore à l'époque he moi aussi je suis né en 59 donc vous voyez c'est les années 80 quand j'ai commencé à travailler voilà on disait qu'on était des chieuses quoi en fin de compte plus que des féministes des emmerdeuses voilàit de vous oui voilà tout à fait mais ça définissait le fait que voilà on était on se on pouvait penser que c'était un synonyme à l'époque et moi ça me convenait très bien parce que voilà j'avais pas envie de me taire j'avais envie de dire ce que je pensais et dans le dans les organisations syndicales oui dans les années 80 on peut pas dire que les organisations syndicales étaient féministes les premiers rassemblements que l'on a eu nous à la CFDT elles ont été alors il y avait des féministes hein des des femmes qui ont milité au MLAC des militants de syndical qui militait dans les organisations féministes et moi je suis dans le réseau du des CIDF on a beaucoup de de militantes qui sont issu de la CFDT aussi et mais elles avaient beaucoup de mal à se faire entendre et puis c'était aussi l'organisation pour pour milité comme on dit il faut avoir du temps quand on est des femmes des et qu'on a des enfants une famille c'était compliqué mais rapidement la CFDT a instauré des rythmes de réunions différents c'estàd qu'il y avait plus de réunions le mercredi plus de réunions après 20 et ben ça je peux vous dire que les bonhommes ça les a drôlement embêté parce que eux à finir à 20h ils avaient l'air de dire qu'ils s'ennuyaient et qu'il fallait qu'il rentre à la maison peut-être pour donner un coup de main bref en tous les cas voilà c'était une organisation qui a quand même compris et qui avait instauré une journée le le 8 mars dès que ça a été instauré en France qui s'appelait actuel pour travailler justement sur ces questions voilà et c'était surtout à l'époque autour de l'égalité professionnelle et de l'égalité salariale sur les violences euh sexistes et sexuelles c'est venu bien après et c'est un un nouvel événement qui a été créé à la CFDT qui s autour du 25 novembre qui s'appelait respecter voilà et demain ben dans la rue ça c'est je crois que c'est à signaler il y a les toutes les organisations syndicales ont appelé à une journée d'action grève donc c'est assez nouveau alors même si nous dans les associations comme on a beaucoup beaucoup d'actions mais on va s'organiser c'est pas un souci mais en tous les cas voilà c'est une journée d'action pour revendiquer tous ces droits que nous n'avons pas encore parce que voilà l'égalité réelle effectivement elle n'y est pas on en reparlera aussi dans la table ronde suivante merci beaucoup Bernadette la grève la grève féministe maintenant un mot d'ordre qui s'impose chaque 8 mars qui on le verra existe dans d'autres pays depuis bien plus longtemps et et très suivi avant qu'on aborde pour chacune vos engagements plus actuels je voulais qu'on revienne sur votre parcours Cathy Arnaud alors je dois prendre mes notes pour lire votre palmarès parce que déjà je ne suis pas vraiment très formé sur le milieu du judo mais donc vous êtes judo 4 vous avez été deux fois championne du monde quatre fois championne d'Europe vous avez été on en a parlé tout à l'heure avec Alice Mia mais c'était pas à cette époque- là vous avez été la première femme médaillée olympique de judo à 25 ans en 1988 qui était la première année d'entrée du judo au Gio mais à l'époque comme sport de démonstration pour les femmes et non pas comme un sport à part entière vous êtes pour celles et ceux à qui ça parle ceinture noir 8e Dane on mais celles et ceux qui connaissent pas grandchose savent que en général ceinture noire ça ça envoie et 8e Dane j'imagine que c'est encore au-dessus cette année c'est un peu l'année du sport en France sous les feux des projecteurs avec l'arrivée des des Jos à Paris et on sait comme beaucoup de domaines que la pratique sportive n'est pas tout à fait un domaine égalitaire alors même que les femmes et les hommes pratiquent autant une activité sportive régulière c'est pas exactement la même chose dans la reconnaissance médiatique et aussi dans les conditions matérielles pour exercer le sport en particulier de de haut niveau je précise d'ailleurs que à ce sujet demain la la la préfecture de région et le comité régional olympique et sportif organise une un événement à l'occasion du 8 mars sur l'emploi des femmes dans le sport et la parité dans les instances dirigeantes j'imagine qu'il y aura des des données intéressantes et que aujourd'hui le centre ubertino Clerc donc organisme de la Région île-de-fance lance une campagne de sensibilisation à destination des lycéens et lycéennes mais ça peut servir à tout le monde qui s'appelle mon genre de sport notamment pour déconstruire les stéréotypes dans la pratique du sport on sait que les sports sont encore très marqués du côté des des filles et des garçons et et des femmes et des hommes et pour se recentrer sur le judo ça fait pas si longtemps que la pratique du judo par les femmes c'est démocratisé c'est un peu vous êtes une des pionnières dans les années 80 et aujourd'hui si on regarde les derniers chiffres il y a 500000 licenciers de judo dont 30 % de femmes et 70 % est-ce que en revenant sur votre parcours un peu exceptionnel du coup vous pouvez nous dire si vous avez rencontré des des blocages des résistances en tant que sportif de haut niveau dans un sport où vous n'étiez pas forcément attendu bonjour mesdames messieurs euh tout d'abord euh je suis très très honorée d'être ici et de représenter à la fois mon pays comme j'ai l'habitude de faire quand je monte sur le podium entendre la Marseillaise et ça c'est pas donné à une fille ou un garçon s'est donné à à la personne qui qui s'est engagé qui s'est engagé dans son sport et qui s'est engagé de façon complète c'est-à-dire qu'on peut pas prétendre à un résultat sans avoir d'abord fait toutes les marches qui arrivent à ce résultat donc je trouve que l'engagement et votre sujet de d'aujourd'hui me passionne parce que dans la réussite humaine dans la réussite de chacun et de chacune ben c'est c'est l'engagement qui prime donc on on doit on se doit en tant que personne de se donner les moyens et euh moi je suis ici d'une famille nombreuse j'ai six sœurs et quatre frères et je crois que je peux remercier tout d'abord mes parents de m'avoir engagé dans cette famille et d'avoir avoir fait plus de filles que de garçons donc ça ça a témoigné déjà de leur part de de de ce ce mouvement euh auquel je tiens je tiens de je tiens à m'affirmer je tiens à ce qu'on me reconnaisse en tant que tel et je tiens à ce que ben on fasse pas de différence donc c'est c'est par un autre chemin que j'arrive aujourd'hui à mener des combats à agir et à continuer à agir alors j'étais pendant 13 ans en équipe de France effectivement au départ on avait pas les mêmes moyens on est arrivé dans une salle à l'inep et Patrice tu peux en témoigner hein directeur du crefs aujourd'hui à à Bordeaux qui est judoa et qui est présent il cet incep ce cet institut national du sport il il avait deux dojo en fait un dojo pour les garçons un dojo pour les filles et nous on avait 10 tapis et eux ils en avait euh 300 m² donc déjà on était un petit peu désavantagé mais euh on s'en est senti quand même on a fait de la place on a fait du ménage et comme les femmes sont beaucoup plus organisées on on on s'est fait le lieu on s'est fait euh on s'est fait l'honneur on s'est fait toutes ces valeurs que représentent le code moral chez nous c'est-à-dire que euh il faut être courageux il faut être euh sincère il faut être euh il faut avoir l'amitié et moi je finalement quand je suis arrivée à l'âge de 17 ans à à Paris j'étais plus ami avec les garçons qu'avec les filles et en fait j'allais chercher les garçons pour euh rencontrer les filles et donc ça ça a marché donc euh parce que ils étaient il ils étaient vraiment à la recherche d'une sur un sport aussi dur aussi virile aussi euh combat c'est un sport de combat et ça vient du Japon où c'était un art de la guerre où en fait les hommes c'était à la vie à la mort pour ils ont utilisé le judo comme un sport de défense et nous on en a fait un art un art martial qu'aujourd'hui moi je défends parce que ben je suis une une femme engagée dans le sens où j'ai fait 13 ans de de haut niveau avec la carrière que vous avez et ok mais j'ai fait aussi de ma passion ma profession je me suis engagé à à à vouloir redonner en fait à à mon public et surtout à à mon à mon département natal qui est la girande redonner tout ce que j'avais vécu parmi par parmi ces valeurs sportives et j'ai j'ai voulu tout de suite redonner à mon public et donc devant la télévision ben quand il y a des résult les les les euh quel que soit le public homme ou femme il regardent la performance donc j'ai voulu en fait dégager la performance sportive des filles et on était trois jeunes femmes à faire les premiers Jeux Olympiques en démonstration certes à à sou en Corée mais on a fait la compétition comme tous les hommes donc moi je me suis attachée à dire que ben ces Jeux Olympiques c'était pas un sport de démonstration c'était vraiment une compétition on a fait nos cinq combats comme les hommes on a fait la même préparation on s'est qualifié par rapport à d'autres jeunes femmes qui étaient dans les mêmes catégories et on en est arrivé à avoir trois médailles sur trois on était trois filles et ils étaient SEP garçons et donc on a on a été performante dès le début de notre engagement donc c'est ce qui m'a m'a permis moi de montrer à chaque fois qu'on parlait un peu trop mais les hommes sont plus forts mais non les hommes sont pas plus forts et les résultats témoignent mais c'était pas d'une façon négative que je le disais c'était unee façon concrète voilà aller chercher le nombre de filles qui participent le nombre de de résultats ben vous voyez un peu la différence donc tout ça ça m'a servi dans ma carrière ça m'a servi aussi de de pouvoir développer maintenant vraiment et la formation et l'engagement sur le développement de ce sport à travers l'itinéraire des champions qu'on met en place sur tout le territoire national et ce qui est avantageux c'est que on m'a écouté parce que j'en suis la capitaine de ce cette itinéraire des Champions et on a réussi à voir voir trois femmes et trois hommes dans l'équipe intergénérationnel et trois sportifs de haut niveau athlètes qui sont en en route pour les Jeux Olympiques et trois anciens champions comme moi qui peuvent participer à cet itinéraire et on fait tout le tour de France à travers les départements qui nous reçoivent et on ne fait pas que de la démonstration sportive pure judo mais on a des action par exemple on est vraiment engagé dans la pratique pour tous la féminisation sur les secteurs euh aller voir les enfants malades donc là il y a pas de genre il y a des enfants des petits ou des petites qui sont très malades et nous avec notre tenue et notre mascotte on va dans les hôpitaux pour pour porter les valeurs du Judau ensuite on va vers le sport en situation dehicap on amène les les gens sur le tapis et on leur donne un espoir et on leur apprend à savoir se relever après un traumatisme et non pas à savoir que chuter mais à savoir se relever et ensuite on a une une grosse grosse intervention sur le le le réseau scolaire où on intervient sur des non licenciés et là on donne la valeur en fait euh de bah la protection de de l'Autre c'est-à-dire faire attention sur les les les gravités quand on on se prend à son copain pour le harceler et ben euh euh il faut il faut avoir les moyens de le faire et donc si tu veux embêter ton copain euh pratique le judo tu l'embêteras en le faisant tomber mais avec les règles voilà et euh non pas euh avec euh la la vous connaissez un peu des fois le les risques que ça a de traumatiser un enfant très jeune voilà et puis après on on s'engage aussi sur ben on fait des soirées à thème comme vous venez de le l'organiser et je vous en félicite c'est des soirées d'influence et on a tous les partenaires potentiels tous les élus qui sont à nos écoutes et les six champions témoignent en fait de leur expérience la difficulté du combat dans euh de la préparation pour un sport comme le judo par rapport à une femme euh les les périodes des règles les périodes de perte de poids les périodes après la la la grossesse euh tous ces choses-là on les témoigne à travers des des des gens qui nous questionne comment vous vous préparez comment vous arrivez à à faire un sport aussi rude en étant tout habillé de blanc voilà je veux le dire comme ça voilà merci merci beaucoup merci beaucoup d'être revenu sur votre parcours et aussi ce que c'est aujourd'hui vous êtes un peu à vos dépend un rôle model pour beaucoup d'enfants qui peut-être n'ont pas forcément en tête des stars qui pratiquent le judo du côté des femmes donc ça contribue aussi à ça on a cité un certain nombre de de chiffres ce matin on l'a vu sur l'engagement dans le mouvement associatif on en a parlé à l'instant tant qu'on connais pas le nombre de licenciés filles et garçons on n' pas les éléments pour pouvoir dire d'un sport qu' est mixte par exemple cette question des chiffres Catherine Coutel vous l'avez vous l'avez exploité ou porté on va dire quand vous étiez à l'Assemblée nationale aujourd'hui vous coprésidez l'Observatoire régional des violences sexistes et sexuelles pourquoi cette question des des données c'est important quand on porte quand on s'engage c'est le thème de la table ronde pour les droits des femmes je vous le disait tout à l'heure tant qu'on n pas de données on connaît pas le phénomène et il peut pas y avoir de politique publique peut pas y avoir d'action euh je m'en étais rendu compte dans les transports he je savais pas que ça continuerait mais je m'étais rendu compte dans les transports mais quand on est arrivé à l'Assemblée la première loi contre les violences date de 2010 je sais pas si vous savez pourquoi est-ce que vous savez à quelle date on a appris qu'une femme mourrait en France tous les 3 jours sous les jours sous les coups de son conjoint ou de son ex de quand ça date du siècle dernier non de 2000 2001 une enquête en fève qui pour la première fois sort ce chiffre et pourquoi il y a eu cette enquête parce que la France a été obligée de la faire après une grande conférence s'appelit Pékin 95 qui a été un moment extraordinaire pour le le mouvement des des féministes et donc la France a sorti cette enquête et tout d'un coup on s'est aperçu qu'il y avait un problème de violence mais considérable considérable une femme qui meurt tous les 3 jours il y a une agression sexuelle tous les 7 minutes et donc à partir de là tant qu'on a pas ces chiffres vous ne pouvait pas amener de de politique publique et donc en 2021 l'État et je salue je les vois plus Sandra lapate qui est la directrice au droit des femmes et la région ont créé ensemble un observatoire cétait suite aux Grenelles des des violences alors l'Observatoire a plusieurs objets le premier sortir des chiffres le 2è faire des études le 3isème essayer de recueillir les bonnes pr pratiques et les diffuser pour les chiffres l'Observatoire les sort le 25 novembre et le 8 mars soit aujourd'hui je n'ai pas vérifié soit demain matin vous vous aurez les chiffres 2023 sur la région nouvelleaquitaine et avec les départements dans chaque département et avec ces chiffres vous pouvez mener des politiques publiques sinon vous êtes à l'aveugle et vous ne pouvez pas évaluer alors je vaux pas vous ennuyer avec beaucoup de chiffres j'en ai juste noter pour pas me faire d'erreur sur ceux qui vont sortir là qui sont on les a vu hier avec nos chargés de mission qui les ont recueillis 85 % des victimes de VSS de violence sexiste et sexuelle sont des femmes et 93 des auteurs sont des hommes en 2023 la région le nombre de violence a augmenté de 12 % entre l'an dernier cette année 12 % alors ce chiffre est fort il est fort aussi parce que la parole sans doute se libère mais j'ai pris un autre chiffre beaucoup plus impressionnant qui nous a nous-même impressionné entre 2 2019 et 2023 l'augmentation est de 81% des violences on est passé de 4700 à 8600 alors nous ne pensons pas que ce soit les violences qui ont augmenté à ce point-là mais la parole s'est libérée on le dit depuis ce matin enfin elle se libère enfin les femmes parlent enfin elles vont porter plainte enfin elles sont entendu elles sont entendu parce que le problème c'est que si vous parlez et qu'on ne reçoit pas votre parole comme ça a été longtemps le cas et comme c'est encore parfois le cas on a aussi et je vous invite à le regarder le taux des lucidage dé lucidement des lucid d'ation pardon excuse-moi excusez-moi j'ai un trouble de la parole délucidation des des violences on a des départements où c'est 80 % moi je viens d'un département où c'est 47 % je viens de le trouver je peux vous dire que le préfet va le savoir rapidement parce que ça n'est pas possible de n'avoir qu'un na fait sur deux délucid ça prouve queon n' pas une volonté politique de suivre et donc c'est cette parole qui s donc si vous voulez c'est ces statistiques sont pour nous pour vous pour vous tous toutes tous les régions les départements les villes les associations alors comment on a eu ces chiffres on les a eu essentiellement au départ de la gendarmerie et là je tiens à rendre hommage à la région nouvellequitaine de gendarmerie qui fait un travail remarquable de formation d'information de collecte des données de suivi des données de suivi des personnes nous sommes allés les rencontrer c'était les seuls au début nous avait donné les statistiques si bien que en en parce qu'on on a repris les statistiques pour les réorganiser en fin novembre 2022 23 nous n'avions que les statistiques rurales pour vous donner un chiffre qui nous a frappé ben oui puisque la gendarmerie ne ne couvre que la zone rurale donc c'était faux mais un chiffre frappant euh les l'Observatoire fait des enquêtes il a fait deux enquêtes une sur les femmes en milieu rural et une sur les femmes en situation de handicap sur les violences c'est dou double peine dans les deux cas et en milieu rural pour vous donner si on ne le sait pas c'est 30 % de la population donc c'est 30 % des femmes c'est 50 % des féminicides le milieu rural de nouvelle Aquitaine de nouvel aquiten ça veut dire que les femmes ne peuvent pas se déplacer les femmes ne peuvent pas aller chercher la protection les femmes n'ont pas le CIDFF tout près les femmes n'ont pas elles ne on a des chiffres très différents d'utilisation du 391 le 3919 est à 66 % en ville à moins de 30 % en en milieu rural elles n'ont pas l'idée d'appeler le 3919 elles ne peuvent se déplacer au commissariat on va all voir au commissariat à la gendarmerie on va les voir le le mari le conjoint est souvent bien connu si jamais elle atttaque ça ne va pas et donc on on a un voyez mais si vous le savez pas quelle politique menée par les départements par exemple à l'gard de ces ou de la région à l'égard des des femmes et donc les statistiques sont alors je voulais le dire nous avons beaucoup de mal actuellement parce que les statistiques sont regroupées au ministère de l'Intérieur puisque la gendarmerie a une réforme la gendarmerie et la police dépend maintenant tous les deux les gendarmes font un travail considérable et et très efficace la police ne donne pas de statistique genré ne donne pas de statistique genré je le dis et le redis c'est anormal il va falloir que le ministère de l'Intérieur exige des des statistiques genré ça veut dire que les chiffres que vous voyez sur le site de l'Observatoire et je vous invite à aller les voir sont des chiffres qu'on reconstruit en sachant par département le pourcentage de femmes qui sont victimes de violence c'est 85 % en général donc c'est mais il faut sortir des statistiques genen il faut que le ministère de l'Intérieur demande les associations et autres et donc c'est l'importance de cet observatoire qui est aussi celui je l'espère d'échange de bonnes pratiques pour améliorer ces violences faites aux femmes dont on voit que en en dépit des politiques en dépit des lois en dépit de tout ce qui peut être pris le la la baisse ne vient pas assez vite et elle ne réussisse pas à parler et à être écouté assez bien merci on a donc abordé la question de l'importance des chiffres au niveau régional on va valoriser maintenant le rôle des associations au niveau départemental euh ces chiffres ils sont utiles pour les associations d'ailleurs mais ces réalités vous les connaissez en tant que présidente du Centre d'Information des droits des femmes et des familles de Gironde je sais pas si tout le monde connaît le rôle des CIDFF qui existe partout en France est-ce que vous pouvez nous en dire deux mots et puis peut-être aussi comment ce rôle a évolué depuis 40 ans je crois qu' existe le CIDFF en Géronde oui en effet donc les la au niveau national m'entendez pardon Tiffen juste c'est juste pour vous dire que à 12h10 absolument je devrais filer ah oui on va peut-être si vous voulez bien Bernadette effectivement on a pris un pe de je voulais vraiment pas couper la parole surout non mais c'est c'est moins facile à distance tu as bien fait Tifen et désolé j'aurais dû revenir vers toi on a pris un peu de retard sur le timing et du coup si Bernad vous en êtes d'accord on va on va inverser et pour revenir vers toi Tifen tu tu as bien fait donc toi Tiffen on l'a évoqué au début ton engagement se traduit par des formations par des spectacles tu es au quotidien sur ces sujets féministes sur la question des violences et puis aussi tu réinterroges notamment avec compte Arbour les comptes pour enfants est-ce que toi depuis voilà que tu as entamé cette carrière 100 % féministe tu observes aussi que les lignes bougent sur ce sujet que ce soit sur les violences de manière générale ou sur la réception de ton travail sous quelques forme qui qui s'exprime euh oui merci pour tout ce qui a été dit avant c'est c'est passionnant de vous écouter comme toujours euh en effet les lignes bougent euh moi j'ai commencé à tourner mes spectacles en 2012 contarbour continue à être écrit et actualisé en permanence joue jamais deux fois la même chose mais j'ai commencé la première fois que j'ai joué une version c'était en 2012 donc ça fait déjà 12 ans et puis la périle mortel c'était à partir de 2017 et pareil ça évolue tout le temps avec l'actualité euh mais donc j'ai c'était juste avant Mitou en 2017 et donc j'ai pu voir que au fur et à mesure d'abord le mot féminisme est moins devenu un gros mot c'està-dire qu'on on a remarqué hein qu'on est passé du je ne suis pas féministe mais et là les personnes disent un truc féministe ah je suis féministe mais et là les personnes disent un truc misogyne donc le mot est moins voilà est moins difficile à à utiliser il est même d'ailleurs instrumentalisé et repris par des gens on voit bien que c'est pas des féminismes des féministes du tout donc ça c'est une chose et puis euh quand j'ai commencé à jouer contte Harbourg donc c'est je reprends les comptes de fait de manière féministe et chaque héroïne vient euh parler de plusieurs thématiques lié aux violences commises par des hommes contre des femmes et des enfants euh donner des pistes de compréhension des systèmes d'oppression tout en passant par l'humour par l'émotion euh par la poésie par le slam par le standup et cetera et en fait tout ça ai aussi pour donner des pistes de soins et d'émancipation via les luttes collectives la sororité et les luttes féministes évidemment et au départ on disait beaucoup notamment des hommes mais pas queux que quelque part j'exagérais que c'était pas si pire et que dans nos sociétés occidentales ça allait et cetera machin voire comme j'ai dit tout à l'heure que l'égalité on l'a déjà parce qu'on a le droit de vote voilà euh et puis là depuis Mitou c'est devenu je l'ai plus entendu ce truccl là c'est-à-dire on exagère et ça va c'est pass si pire là les gens le disent plus euh donc on dans la société il y a une prise de conscience que ok c'est un sujet il y a des problèmes par contre ce qui a évolué c'est comme toujours le patriarcat il s'adapte à ce que à ce que les féministes arrivent à conquérir et trouve des nouvelles stratégies pour nous pour nous mettre dans la merde et pour perdurer et donc là du coup ça a fait un backlash c'est-à-dire qu'on moi je vois notamment j'ai plusieurs versions de comptearbour euh pour les adultes et puis adapté à différents âges et j'interviens beaucoup dans les lycées les collèges voir même les primaires avec différentes versions du spectacle euh et et aussi d'autre part dans des entreprises ou pour des collectivités donc en ruralité en banlieu dans les grandes villes donc j'ai j'ai un panel je me balade beaucoup en France et même en Europe dans les pays étrangers jusqu'au Québec et donc j'ai pu voir comment ça bouge tout ça et je remarque que le retour de bâton il est beaucoup sur des des hommes et notamment des garçons même jeunes qui disent moi je suis masculiniste c'estd ce mot de masculiniste et j'encourage à lire les recherches là-dessus de méiss Sablet par exemple une chercheuse québécoise il est vraiment revendiqué et il est connu par des figures comme Andrew Tate ou ce genre de de mec évidemment Donald Trump avait pas avait pas aidé et donc c'est vraiment des hommes qui se saisissent de ça et disent les femmes le fait qu'ell veulent qu'elles veilleent s'émanciper ça me va pas parce que moi je veux continuer à les opprimer à pouvoir les violer impunément à avoir une esclave à la maison qui ne travaillera pas qui sera ma merci sur laquelle je pourra frapper c'est c'est très clair en fait et donc ça en plus avec le jeu des algorithmes notamment sur les réseaux sociaux notamment chez les jeunes pour TikTok et snapchat il y a il y a des système de silo et des discours masculinistes que les jeunes et notamment les jeunes garçons entendent encore et encore et qui les conforte dans un truc vraiment très violent donc en fait on voit que dans la société ce sont des sujets qui existent de plus en plus et avec la victoire pour la constitutionnalisation de l'IVG on on voit euh des des avancées concrètes et des prise de parole concrète et là que pour une fois au César ils ont non seulement pas récompensé un roman polansski accusé de viol POC criminel mais en plus euh on voit que ils les ont même pas invité donc ça c'était quand même très important donc ça évolue mais le backlash il est là euh et d'ailleurs les travaux du au conseil à l'égalité le montre que du côté des jeunes garçons il y a beaucoup euh il y a il y a beaucoup des discours violents et et une représentation notamment de la sexualité via la porno criminalité euh appelé communément la pornographie euh et qu'elle va falloir abolir merci Catherine Coutel d'avoir rappelé nos batailles abolitionnistes contre la prostie criminalité donc là maintenant vooir s'attaquer au porno et et donc qui véhicule et bah en fait une image des violen enfin qui qui entretient la confusion entre violence sexuelle qui sont des crimes et sexualité qui est forcément dans la joie le respect et la réciprocité ce qui n'est pas du tout le cas dans l'immense majorité des pornos dans le porno en général on peut dire et donc et donc ça je je le perçois que du côté des filles et des femmes il y a une grande réception de ce que je peux raconter même en formation enfin voilà il y a il y a beaucoup moins de points bloquants ça va beaucoup plus vite à comprendre des choses à voilà à à en rire à se libérer elles me font des retours fabuleux pour certains hommes et garçons aussi et puis bah des représailles plus fortes encore et ça peut se traduire en en cyberhcèlement pour beaucoup de féministes moi j'en suis victime beaucoup je suis en procédure de plainte pour cyberhcèlement je sais pas à quoi ça va aboutir là le parquet est en train d'enquêter donc on verra euh j'ai j'espère que ça portera ses fruits euh mais en tout cas c'était pour dire que c'est pas normal c'est pas parce que que c'est pas parce que on est tellement à le subir que c'est normal et les et les les filles et les femmes ont 27 fois plus de risque de subir du harcèlement sur les réseaux puisque c'est du harcèlement misogyne et que moi ce que j'ai plus reçu ce sont des menaces de violence sexuelle donc c'est vraiment dirigé par des hommes contre des femmes et et ce sont des violences réelles qui ont des impacts réels dans la vie évidemment donc voilà il y a ces deux trucs là d'un côté en avance et d'un côté il s'organise merci Tifen et je pense qu'il y a beaucoup de choses à mettre en place aussi pour réguler tout ça pour pour que cesse l'impunité en ligne euh dans et ça je pense que les pouvoirs publics ont beaucoup à faire alors je quand tu as commencé à parler je ne t'entendais pas j'ai rien dit j'ai dit merci tien merci beaucoup Tiffen et je sais que 8 mars oblige tu es appelé pour d'autres interventions donc merci beaucoup d'avoir pu être avec nous aujourd'hui et on enverra donc je le précise il y aura un mail envoyé à l'ensemble des personnes qui étaient inscrites avec on a parlé du Forum régional du mouvement associatif on parlera de festival des spectacles de Tifen et de tout autre document souhaités par les intervenantes et par la région qui vous seront transmis par mail à l'issue de cette journée merci beaucoup Tifen oui si je peux dire un dernier mot pour les personnes qui ont la drôle d'idée de passer par Paris de temps en temps je suis encore au Café de la Gare chaque semaine pour quelques dates et puis en tourner euh dans en France et puis puis j'ai aussi un livre et puis n'hésitez pas à me suivre sur les réseaux merci j'ai été ravie d'être parmi vous entre héroïne et magnifique mobilisation pour la journée des droits des femmes à toutes et à tous merci merci Bernadette je reviens vers vous pour cette ce dernier témoignage focus sur une association en plus c'est l'occasion de le dire pour toutes les personnes qui nous regardent et et nous écoutent peut-être utile peut-être saisie en matière d'accès au droits donc les centres d'information des droits des des femmes et des familles et ensuite on prendra une ou deux questions avant de clôturer cette séquence oui tout à fait alors les centre d'information vous l'avez dit tout à l'heure ont été créé le premier il y a 50 ans et qui a fêté ses 50 ans donc not notre fédération nationale et lesidf à peu près sur toute la France ça fait 40 ans à peu près et donc ce sont ils se sont créés parce qu'effectivement après les mouvements de 1970 il y avait eu une enquête qui était faite je ne sais plus trop par quel journal mais qui disait que les femmes ne connaissaient pas leurs droits alors elles n'en avaient pas beaucoup mais en plus elles ne les connaissaient pas donc ça a été le premier travail des CIDF d'implanter des des associations avec des juristes puisque nous sommes un réseau de professionnels et donc pour accéder au droit euh c'était la la première porte d'entrée pour être informé en tant que femme euh donc il y en avait sur quasiment toute la France même parfois plusieurs par département puisque depuis nous nous sommes organisés en Fédération régionale et départemental je salue mes collègues de la fédération régionale qui sont bien représentés et puis donc nous sommes comme plusieurs ici des des CIDF sur la région puisque on compte neu CIDF euh pardon euh je dis une bêtise si neu CIDF sur la région nouvelle Aquitaine puisque le Limousin est regroupé voilà sur les trois département euh et donc effectivement et puis après on s'est bien aperçu que ça suffisait pas que de connaître ses droits il fallait une autonomie financière donc on a développé ce que l'on appelle les bureaux d'aide à l'insertion et à l'emploi qui existe toujours et puis ça s'est transformé aussi avec un accompagnement sur la création d'entreprise et la création d'activités et bien sûr l'accompagnement des femmes victimes de de violence sexiste et sexuelle et puis d'autres à côté aussi on accompagne des femmes qui sont en situation de veuvage et on intervient aussi dans les écoles quand on peut avec l'Éducation nationale l'aide j'ai aperçu Sandra tout à l'heure voilà mais pour faire de l'éducation à la citoyenneté et et sur les questions d'égalité je peux dire alors tout à l'heure je voulais rajouter quand Tifen a parlé des mouvements masculinistes je crois que ce qu'il est important de dire c'est que ces mouvements ont beaucoup plus d'argent que les mouvements féministes ils sont très organisés politiquement c'est le cas aussi en France et c'est ça qui est très inquiétant parce que ils ont des moyens que nous n'avons pas pour battre et c'est ce qu'il faudrait euh la Fondation des femmes qui a de toutes les associations le dit bien la l'argent c'est quand même le nerf de la guerre on le voit bien et si on n pas ses moyens alors pour lutter d'abord pour que les femmes effectivement il y ait beaucoup moins de violence mais aussi qu'elles aient accès à l'emploi qu'elles aient aussi l'égalité salariale parce qu'on l'a bien vu que à la retraite effectivement c'est dramatique pour certaines puis dans le sport partout dans la culture voilà c'est donc cet argent qui nous faut sinon je je crains que même si je suis très optimiste le combat soit très inégal et il est déjà aujourd'hui merci beaucoup donc c'est un appel à la fois à soutenir les associations financièrement et puis aussi j'entends à la fois un appel au budget des collectivités territoriales du budget consacré au ministère de l'égalité entre les femmes et les hommes qui a subi une petite baisse dans le le dernier forte baisse dans le le dernier dans les dernières restrictions budgétaires donc on entend aussi voilà le le besoin de monnaie sonnante et tribuchante pour s'engager pour les droits des femmes voilà même si ici sur la région nous avons beaucoup de chance et MO aussi j'en profite pour remercier la région nouvellequitaine le département de la Gironde après je connais moins bien la situation des autres départements mais en tous les cas ce sont des collectivités qui nous aident et beaucoup de mairies et de communautés de communes puisque nous nous avons des permanences nous avons aujourd'hui 36 permanences sur le département euh Catherine l'a dit le rural c'est important le département la Gironde qui est le plus grand département de France métropolitaine à des territoires ruraux qui sont très éloignés de de de Bordeaux où les déplacements on le sait sont très difficiles pour les femmes où on essaie on n'est pas la seule association hein il y a la pas faite aussi il y a euh la Maison des Femmes enfin il y a de nombreuses associations il y a une association dans le MO à C def il y en a une sur le Bassin d'Arcachon mais on voit bien qu'en esttant même enfin nombreuse c'est pas tellement le terme d'ailleurs on est on n'est pas assez nombreuse mais les difficultés pour que les femmes accèdent à tous leurs droits c'est quand même compliqué et si je peux terminer aussi je voudrais faire un faocul parce que dans mon engagement syndical j'ai été mandaté au Conseil économique social et environnemental qui est la deuxème assemblée de la région et ça peu de gens le savent et qui fait des travaux très importants et très intéressants et depuis la précédente mandature qui dure 6 ans où on a vit une présidente une femme qui a été exceptionnelle euh bon il y a un homme qui lui succède qui est pas mal aussi il faut dire voilà mais en tous les cas ça nous a permis de créer un groupe qui s'appelle le groupe égalité et discrimination on a fait un très gros travail et c'est une assemblée qui est complètement paritaire que ça soit au niveau des présidences de commission du bureau quoi donc et sur les travaux on a adopté aussi une l'écriture égalitaire et je peux vous dire que ça c'est pas facile non plus voilà donc ces six dernières années ont été très profice et je salue notre chargé de mission qui est dans la salle Caren voilà qui nous a bien accompagné qui nous a bien aidé pour réaliser ce travail et on a encore 6 ans devant nous pour faire encore plein de choses et on travaille avec les élus là euh on a envie cette année il y a la nuit des relais qui est à Bordeaux qui va se dérouler comme voilà le 4 juin en plein centre de Bordeaux et on s'était dit que ça serait bien que le Conseil régional enfin la région nouvelle aququitaine et le CR est équipe ce jour-là voilà donc je fais un appel au côté des associations merci beaucoup merci à à toutes on va prendre deux questions si on a depuis la salle s'il y a des demandes de micro il y a deux je vois une main là-bas et Madame ici et puis oui et un je sais pas s'il a un deuxième micro pour Madame labas allez-y alors bonjour je voulais remercier toutes les intervenantes et intervenants mais une plus spéciale à la vue d'ocat parce que ma sœur a fait l'INP comme elle et j'ai adoré ce que tu as dit votre votre rôle à ce niveau-là et donc elle était de 57 plus âgé que toi et au début pour la faire inscrire c'était à Marseille aussi pour la faire inscrire au judo disons que c'était pas si facile et pour combattre elle a dû se battre parce que comme elle c'était pas cette fille ben on pouvait pas organiser des tournois ça fait rien moi je me bats avec les garçon donc vous voyez et quand elle a plus pu combattre pour des raisons de santé elle a été enseignante et elle a donc sensibilisé au Judau les les élèves et les petites filles étaient hyper enthousiastes et euh beaucoup de ces petites filles sont devenues des dames comme vous qui ont pris des responsabilités et mené des combats pour nous toutes les femmes donc merci encore puis vos médailles elles nous ont toutes fait pleurerin merci beaucoup merci c'est un un très beau témoignage et il ne s'adresse pas qu'à moi et et il s'adresse vraiment à tout cet engagement vraiment vraiment c'est c'est important de de mouiller la chemise comme on dit voilà et puis euh de la discrimination elle est forcément euh dans le genre mais elle est aussi dans le dans les capacités et et et le sport handicap à sa place dans toutes les les associations sportives il a vraiment sa place merci beaucoup bonjour est-ce qu'on m'entend oui euh voilà je m'appelle Sandra barer je suis référente académique à l'égalité fill garçon donc je représente ici la fonction publique d'État et l'éducation nationale on aura compris pourquoi j'ai été un peu heurté par le propos du président tout à l'heure je voulais revenir sur le propos de Catherine Coutel parce que je suis assez d'accord avec aveelle sur le fait que il est très important avant de pouvoir établir une politique publique de connaître les fait de pouvoir dresser une statistique mais quelque chose de très fin et donc de scientifique et donc je voudrais saisir l'occasion qui est fournie ce matin pour remercier Johanna Dagorne qui a effectivement effuer les deux enquêtes au titre de l'Observatoire des violences conjugales qui sont des enquêtes assez remarquable et je voudrais que l'assistance puisse prendre acte de la qualité de ce travail mais je voulais aussi revenir sur ce qu'a dit Bernadette qui est très important du point de vue de ses ses fonctions syndical parce que j'observe euh avec un peu de surprise je trouve euh que les syndicats qui ont pour certains une un socle idéologique pour pour certains typiquement marxiste et cetera se saisissent finalement très tardivement de la cause des femmes que la question féminine ou la condition féminine est très peu appréhendée que la question du féminisme n'est pas véritablement un sujet ou alors très tardivement du reste les instances se féminisent et donc je voulais lui poser la question de savoir pourquoi d'après elle parce que ça ce serait en terme de levier y compris matériel ce serait je pense très important qu'en penses-tu Bernadette je vais juste juste répondre sur un point sur les syndicats dans une loi de 2014 on a obligé les syndicats à avoir des représentations paritaires dans toutes les instances et à cette occasion on avait reçu les syndicats CGT CFDT FO et cetera et j'avais été très surprise d'ailleurs des réponses nous disant mais on n pas assez de femmes qui ont pris des responsabilités pour après être ce qui n'est pas vrai en ce genre de réponse est une réponse dilatoire comme chaque fois mais donc en dépit de l'avoir mis dans la loi c'est vrai qu'on voit que ça n'avance pas et qu'en particulier dans les négociations salarial les femmes sont pas particulièrement défendues pour avoir des salaires qui augmentent Bernadette oui avant de répondre je voulais aussi saluer je la voyais plus Christine du planning familial qui aussi a bien participé au céser et qui le planning familial aussi voilà une association amis qui travaille beaucoup euh alors sur le côté SICAL je l'ai dit tout à l'heure hein c'était dans les organisations en tout cas je parlerai de la mienne C laquelle je suis adhérante la CFDT où malgré qu'il eu beaucoup de militantes féministes à l'intérieur puis je vous l'ai dit qui qui est issu qui sont battus dans les dans les années 70 hein pour le droit à la contraception et à l'IVG euh elles avaient beaucoup de mal effectivement à ramener ces questions dans la sphère syndicale puisque euh par définition la sphère syndicale c'était parler des conditions de travail euh un point c'est tout quoi pour certains en tous les cas et donc ça a mis des années fini pardon si ça y est et euh c'est venu alors nous on a eu une une secrétaire nationale qui était Nicole nota hein qui était pas forcément qui se définissait pas forcément féministe mais qui était quand même très à l'écoute de ces questions là puisque c'est elle c'est grâce à elle qu'on a eu cette organisation interne de plus avoir de réunion le mercredi et de finir à 20h euh mais cependant malgré le taux de syndicalisation alors dans la fonction publique on est beaucoup plus de femmes que d'hommes euh mais vous connaissez quand même la réalité du taux de syndicalisation en France c'est quand même 7 % le taux de syndicalisation hein euh donc si on était un peu plus nombreux et un peu plus nombreus euh peut-être que voilà les choses s'amélioreraient plus vite mais on a une image euh et et qui est la responsabilité euh de tous les gouvernement passé on sait pas ce que c'est que le dialogue social en France euh et on a une image du syndicalisme en France qui est déplorable et puis une multiplicité des syndicats eu ce qui n'aide pas non plus à gagner des combats on l'a bien vu l'année derre ni malgré le nombre de personnes dans la rue pour les retraites le résultat quoi donc il y a il y a toutes ces ces ces éléments qui se réunissent et qui n'aideent pas forcément ce que je peux que ces dernières années là les les disons les les 10 dernières années il y a eu un énorme travail sur l'accompagnement des salariés parce qu'elles allaient voir ailleurs on le savait bien moi je le vois et on accompagne encore de nombreuses femmes qui viennent parce qu'elles ont des problèmes dans leur cadre professionnel et des autres associations aussi hein sur les violences et sur le le droit du travail euh mais en tous les cas les les les organisations syndicales puisque la CGTI vous savez qu'il y a aussi une femme qui a été nommée à la tête de la Confédération je peux vous dire qu'elles aident énormément pour que toutes ces questions soient abordées alors avec du retard mais comme ailleurs je j'aurais envie de dire hein parce que aussi dans les entreprises dans la fonction publique toutes ces questions là ont mis beaucoup de temps à émerger donc on est quand même sur des marges de progression importante mais on en a bien conscience merci Bernadette dernière on est très très en retard Sandra lapérade je vous laisse la parole merci margaot très rapidement alors moi je voulais vous remercier déjà pour cette matinée qui était très riche je trve c'est très important de pouvoir se rassembler autour de de ces causes qui nous animent et autour desqueles travaille toutes et tous euh il est important que tous les institutionnels les associations et cetera puissent travailler ensemble je voulais remercier aussi la la région avec qui on travaille efficacement et agréablement en plus on a cité l'Observatoire ce dispositif qui est vraiment essentiel mais on a aussi l'aide à l'entrepreneuriat des femmes je voulais dire que la direction régionale au droits des femmes le ministère chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes décline un plan toutes et tous égaux sur quatre axes donc la santé l'égalité professionnelle la lutte contre les violences et la culture de l'égalité et je viens d'avoir l'information là que on alla les pouvoir la ministre notre nouvelle ministre donc Aurore Bergé allit réunir pour la première fois le comité un comité interministériel donc pour permettre à cette politique d'égalité femmes hommes d'être décliné dans toutes dans tous les ministère donc c'est quelque chose qu'on attendait il est important que voilà que cette politique soit menée de manière interministérielle c'est comme ça qu'elle est qu'elle est prévue et je pense que avec ce comité on va pouvoir faire un nouveau pas voilà merci beaucoup merci beaucoup merci à toutes les intervenantes merci mesdames