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InterviewBFM TV (sur Dailymotion)· 19 juillet 2026 36 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseSécuritéEurope & internationalInstitutions & élections

Ravitailleurs US en Israël : cible idéale pour l'Iran ? - 19/07

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:18OuverteRéponse directe

    Racontez-nous ce qu'il se passe.

  • 2:05FerméeRéponse partielle

    Est-ce que Benjamin Netanyahou doit reprendre cette guerre pour gagner les élections législatives du 27 octobre ?

  • 2:30FerméeÉludée

    Vrai ou faux ?

  • 3:49OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'Israël pourrait se joindre aux Américains s'il décide de reprendre ?

  • 8:56OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est une pratique nouvelle ? Est-ce que ça se généralise ?

  • 10:35OuverteRéponse directe

    Ça peut être une façon de lutter contre cet espionnage dont on nous dit qu'il a augmenté depuis notamment l'attaque menée par le Hamas contre Israël en octobre 2023.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:48InvitéFait
    « Israël était prêt et qu'en cas d'attaque directe sur le sol israélien, la réponse serait immédiate. »
  • 1:03InvitéFait
    « Israël était prêt et qu'en cas d'attaque directe sur le sol israélien, la réponse serait immédiate. »
  • 1:46InvitéFait
    « Nous affirmons que si l'Iran tire des missiles vers Israël, nous riposterons de toutes nos forces, sans aucune réserve, sans aucune condition et sans aucune restriction. »
  • 1:57InvitéFait
    « Si les États-Unis venaient à modifier leur politique, ce qui n'est pas impossible, nous sommes prêts à mener des actions tant défensives qu'offensives. »
  • 2:34InvitéFait
    « Je pense que ça a été une erreur de la part des États-Unis, de Donald Trump, d'arrêter la guerre, comme les Israéliens le disent eux aussi. »
  • 2:58InvitéChiffre
    « 60 KC-135 et KC-46, c'est la preuve qu'ils sont là probablement pas que pour les États-Unis. »
  • 3:53InvitéFait
    « Benjamin Netanyahu était totalement consterné par la signature de cet accord du 17 juin, ce Memorandum of Understanding. »
  • 4:13InvitéFait
    « Il considère, et il le dit depuis des années, très clairement, à chaque occasion, que le régime iranien est une menace existentielle pour Israël. »
  • 4:30InvitéPromesse
    « Benjamin Netanyahu, il veut la fin du régime iranien, il veut la fin de la République islamique d'Iran. »
  • 7:02InvitéFait
    « L'objectif des Américains n'est plus de faire tomber l'Iran, c'est rouvrir le détroit d'Hormuz. »
  • 7:23InvitéFait
    « Pour libérer le détroit d'Hormuz, il va falloir taper toute la chaîne côtière. »
  • 9:20InvitéFait
    « La lutte contre l'espionnage iranien fait l'objet d'une vraie campagne de sensibilisation nationale en Israël. »
  • 10:04InvitéFait
    « Ces agents demandent aux Israéliens de photographier des sites sensibles, des infrastructures militaires. »
  • 15:14InvitéFait
    « Le ciblage répété de ces installations vitales relève d'une démarche hostile, systématique, visant des sites civils et des infrastructures essentielles. »
  • 18:48InvitéFait
    « Le commandement central nous dit ce soir qu'un troisième soldat a été... Les restes d'un troisième soldat, d'un corps, ont été retrouvés. »

Temps de parole

  • Présentateur20 %
  • Invité17 %
  • Invité 214 %
  • Invité 313 %
  • Invité 412 %
  • Invité 57 %
  • Invité 66 %
  • Invité 75 %
  • Invité 84 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

On va repartir, et vous vouliez parler d'Israël, on va partir en Israël. Bonsoir Eléonor Veil. On été évacués ces fameux KC-135 d'un aéroport bien particulier aujourd'hui, l'aéroport d'Elat, cette ville portuaire balnéaire de l'extrême sud d'Israël. C'est une ville qui est collée à celle jordanienne d'Aqaba. Elle a été visée aujourd'hui par les Iraniens. Racontez-nous ce qu'il se passe.

0:23
Invité

Oui, alors effectivement, après l'interception de 4 missiles tirés depuis l'Iran vers Aqaba en Jordanie, il y a eu tout d'abord des débris qui ont été interceptés dans cette ville d'Elat, au nord de la ville d'Elat. Et puis le trafic aérien qui a été perturbé pendant quelques heures dans l'aéroport de Ramon, donc dans le sud du pays. Et Israël aujourd'hui qui, selon les déclarations du chef d'état-major, voit cette attaque contre la Jordanie très proche d'Israël, comme une sorte de test que les Iraniens se rapprochent. C'est comme ça que c'est perçu ici.

Et donc il y a eu cette déclaration également du ministre de la Défense israélien, Israël Katz, qui dit qu'Israël était prêt et qu'en cas d'attaque directe sur le sol israélien, la réponse serait immédiate. Et la priorité serait donc de toucher ces lancements de missiles. Et puis de l'autre côté, Israël qui s'apprête à accueillir plusieurs dizaines d'avions de ravitaillement américains dans les prochains jours.

1:23
Présentateur

– Restez avec nous, Eleonor Veil, parce qu'on parlera d'espionnage dans un instant, et de rabbins. Vous allez tout comprendre, c'est un article du New York Times qui dit qu'Israël, pour faire face aux espions sur son territoire, lance un appel aux rabbins et les mobilise. Mais en attendant, vous parliez d'Israël Katz, le ministre israélien de la Défense. Écoutons-le, regardez ce que nous dit le ministre israélien de la Défense. Il affirme que son pays riposterait avec force s'il était attaqué par l'Iran.

1:46
Invité

– Nous affirmons que si l'Iran tire des missiles vers Israël, nous riposterons de toutes nos forces, sans aucune réserve, sans aucune condition et sans aucune restriction. Si les États-Unis venaient à modifier leur politique, ce qui n'est pas impossible, nous sommes prêts à mener des actions tant défensives qu'offensives.

2:05
Présentateur

– Ronald Atto, est-ce que Benjamin Netanyahou doit reprendre cette guerre ? À un moment donné, pour gagner les élections législatives du 27 octobre. Je vous pose la question, puisqu'il y avait Philippe Karsanti ce matin, porte-parole du comité Trump, qui a affirmé sur BFM TV que la population israélienne, elle était, alors ça c'était les chiffres qu'il donnait, à 75% pour une reprise de la guerre, et que ça serait une erreur que Benjamin Netanyahou pense qu'il puisse gagner les élections du 27 octobre sans reprendre les hostilités. Vrai ou faux ?

2:30
Invité

– Je ne suis pas un spécialiste de la politique interne en Israël. – Non, mais vous vouliez parler d'Israël tout à l'heure. – Moi, je pense que ça a été une erreur de la part des États-Unis, de Donald Trump, d'arrêter la guerre, comme les Israéliens le disent eux aussi. La preuve, c'est que les frappes viennent de reprendre. Donc, à mon avis, la présence massive de ravitailleurs, vous savez qu'Israël, la force aérienne israélienne n'a pas de ravitailleurs en vol. Donc, 60 KC-135 et KC-46, c'est la preuve qu'ils sont là probablement pas que pour les États-Unis.

Donc, à mon avis, oui, Benjamin Netanyahou a intérêt à reprendre les frappes, mais au plan stratégique, pas juste pour gagner les élections. Je pense qu'il ne faut pas, on semble être obsédé sur les plateaux avec les midterms aux États-Unis.

3:23
Présentateur

– Les midterms aux côtés américains et les élections législatives.

3:25
Invité

– Il y a aussi derrière ça des questions de sécurité nationale. Je pense que dans un cas comme dans l'autre, la montée en puissance de l'Iran, tôt ou tard, allait poser un problème, pas qu'à Israël ou aux États-Unis, mais à tous les pays limitrophes, Rabie Saoudite et les pays du Golfe. Donc, je pense que oui, effectivement, Israël va probablement se joindre aux Américains.

3:49
Présentateur

– Thierry Arnaud, est-ce qu'Israël pourrait se joindre aux Américains s'il décide de reprendre ?

3:53
Invité

– Oui, bien sûr, je pense qu'il est clair que Benjamin Netanyahu était totalement consterné par la signature de cet accord du 17 juin, ce Memorandum of Understanding. Il considérait que c'était une absolue catastrophe parce qu'aucun des buts de guerre, de son point de vue, n'avait été atteint et n'était garanti par ce traité. Il considère, et il le dit depuis des années, très clairement, à chaque occasion, que le régime iranien est une menace existentielle pour Israël.

Et par conséquent, tant que ce régime n'aura pas disparu de son point de vue, et il ne s'agit pas seulement pour lui d'une question nucléaire ou du détroit d'Hormuz, Benjamin Netanyahu, il veut la fin du régime iranien, il veut la fin de la République islamique d'Iran. Et il continuera de peser de tout son poids et de pousser autant qu'il peut en ce sens pour arriver à cette fin-là. Je pense qu'en fait, c'est le fond du problème, puisque la question iranienne, du problème iranien, si on doit le former comme ça, par rapport à la vision américano-israélienne, n'a pas le même poids et la même envergure.

Pour les États-Unis, il était question de dénucléariser, contre-proliférer sur la question nucléaire et potentiellement changer de régime. Mais si le régime, changeant ou non, et d'ailleurs on l'a vu, pouvait accepter de se démilitariser et de sortir du nucléaire, écoutez, circuler, il n'y a rien à voir, les exécutions peuvent continuer, les massacres de la population, il n'y a pas de problème. Pour les Israéliens, qui justement accusent à raison, pour le coup, les Iraniens, de se positionner en étant un régime qui menace l'existence même d'Israël, aujourd'hui Israël menace l'existence même du régime.

Donc là, maintenant, il y a deux menaces existentielles qui se confrontent, et malheureusement, pour qu'il y ait un gagnant ou un perdant, la position politique n'est pas la seule solution. Il y a une réalité, pardon, la position militaire n'est pas la seule solution. Il faut une position politique. Si, effectivement, le régime doit partir, il doit partir avec le concours des Iraniens qui doivent prendre l'avenir, leur avenir politique, leur avenir institutionnel en main.

Et aujourd'hui, force est constatée que ni les Israéliens, ni les Américains ont aidé, malgré les appels au secours du peuple iranien pendant toute cette année, on les a vus se faire massacrer, de mettre en place, de structurer une opposition capable d'évincer le régime. Donc là, aujourd'hui, je crois qu'il y a les intentions, on veut que ça s'arrange, mais concrètement, ça n'atterrit pas à quelque chose de concret pour faire partir le régime des Pazaran, qui aujourd'hui l'a compris.

Et moi, mon inquiétude, c'est que leur seule manière de tenir, au moment où on parle, je crois qu'ils sont en train de proliférer, et parce qu'ils n'ont plus le choix non plus de faire autre chose, parce qu'en fait, ils savent très bien que leur sanctuarisation ne peut dépendre que par l'arme nucléaire.

6:55
Présentateur

Olivier, vous vouliez tempérer un peu ce que disait l'OVA ?

6:57
Invité

Alors, pas tempérer, je crois qu'on ne prend peut-être pas du bon côté. L'OVA a raison, mais je crois que l'objectif des Américains n'est plus de faire tomber l'Iran, c'est rouvrir le détroit d'Hormuz. Et tout part du détroit d'Hormuz. N'oublions pas que si les Américains sont revenus, c'est parce que l'Iran a réussi à neutraliser la voie sud pour dire qu'il n'y a que la voie qui passe par nos côtes. Les Américains ont vu que ça leur échappait, ils sont revenus dans le jeu. Et d'ailleurs, ils sont revenus dans le jeu en disant, pour libérer le détroit d'Hormuz, il va falloir taper toute la chaîne côtière. Point. Ce qu'ils ont fait. Et c'est ce qu'ils ont commencé à faire.

Et d'ailleurs, c'est beaucoup plus structuré qu'il y a quelques semaines. Toutes les choses se font de façon beaucoup plus méthodique qu'auparavant. C'est-à-dire qu'enfin, les militaires, on a l'impression, ont repris les choses en main. Et on a des objectifs qui sont définis. On a des moyens qui se sont mis en œuvre. Et ça fonctionne. Les Iraniens, en contrepartie, l'ont vu. C'est pour ça qu'ils frappent les yeux et les oreilles des États-Unis là-bas, de leur base. Et donc, au final, la question qu'on se pose avec Israël, ce n'est pas ce qui intéresse les États-Unis. Parce que ce sont deux objectifs différents. D'un côté, c'est Hormuz. D'autre côté, c'est faire tomber un régime.

Ce n'est pas toujours la même chose. Et j'ai bien peur. Je ne suis pas un géopoliticien, mais j'ai bien peur qu'en faisant rentrer Israël dans le tourniquet, ça renforce l'Iran. Parce que je ne vois pas pourquoi les États-Unis, qui ont loupé leur coup depuis le début, plus Israël, arriveraient à leur fin avec les moyens actuels. Sachant que l'Iran a réussi à se défendre jusqu'à maintenant. Donc finalement, ce que je vois plutôt, c'est qu'il faut bien décorer d'un côté les objectifs des Américains. Et c'est pour ça que je ne vois pas Israël. Même si Israël ne cherche qu'une seule chose, c'est d'y aller. C'est évident. Donc attention, bien séparé les deux.

Et je verrai Israël arriver là-dedans d'un très mauvais œil, dans le sens où j'ai peur que ça mette de l'huile sur le feu. Et ça ne renforce encore plus l'Iran, même si je ne souhaite qu'une chose autre, c'est que le régime tombe.

8:53
Présentateur

On va repartir en Israël et on va vous parler d'espionnage. Comment lutter contre les Israéliens qui jouent les espions au profit des Iraniens ? C'est une information du New York Times. Les autorités israéliennes font appel aux rabbins. Eleanor Veil, on vous retrouve. Est-ce que c'est une pratique nouvelle ? Est-ce que ça se généralise ? Le New York Times nous dit que cet appel s'inscrit dans un large éventail de contre-mesures mises en œuvre par Israël face à un adversaire qui cherche de nouveaux moyens de prendre l'avantage.

9:20
Invité

Il faut dire que la lutte contre l'espionnage iranien fait l'objet d'une vraie campagne de sensibilisation nationale en Israël, et vraiment à tous les niveaux, puisque effectivement les autorités israéliennes ont fait appel à des rabbins et à des chefs de communautés spirituelles pour faire un appel public, parler à leurs fidèles et leur demander de ne pas répondre aux demandes et aux appels des Iraniens. C'est vrai que ça fait plusieurs mois qu'on entend ces méthodes à travers les réseaux sociaux, Telegram ou encore sur les téléphones des Israéliens qui reçoivent des demandes.

Alors c'est d'abord assez anodin prendre certaines photos d'immeubles, de bâtiments, de noms de rues contre quelques centaines, voire des milliers d'euros. Puis ensuite les missions deviennent de plus en plus sensibles. Ces agents demandent aux Israéliens de photographier des sites sensibles, des infrastructures militaires et ça touche toutes les populations, que ce soit ultra-orthodoxes, juifs, arabes, laïques. Et donc c'est pour ça que les appels maintenant, les rabbins maintenant sont au centre de cette campagne et appellent leur communauté à faire attention et ne pas tomber dans ces pièges-là.

10:31
Présentateur

– C'est Léonore Veil en direct de Tel Aviv. Sergei Jirnov, ça peut être une façon de lutter contre cet espionnage dont on nous dit qu'il a augmenté depuis notamment l'attaque menée par le Hamas contre Israël en octobre 2023.

10:45
Invité

– Vous savez, c'est un phénomène qu'on ne voit pas uniquement en Israël. – C'est un phénomène qu'on voit partout, y compris par exemple en Europe, vous savez, c'est la même chose qu'on voit, vous avez vu les Ukrainiens, les Russes ou les Moldaves qui étaient recrutés en Allemagne pour déposer les cercueils pendant les Jeux Olympiques en France à faire des tags, etc. Donc en fait, ce ne sont même pas les agents, c'est les personnes qui sont appâtées

11:19
Présentateur

par ce gain, par ces crypto-monnaies, ça peut aller jusqu'à des 30 000 dollars.

11:23
Invité

– Ce sont même pour très peu de choses et en quelque sorte, c'est ce qu'on appelle les agents jetables, c'est les gens qui sont recrutés sur les réseaux, c'est bien évidemment l'intérêt vénal, bon, les recruteurs sont assez manipulateurs et assez psychologues pour savoir les manipuler, mais là en Israël actuellement, il y a une communauté qui est particulièrement visée, c'est la communauté des Haridim, parce qu'en fait, vous savez, ils sont un peu en l'opposition même par rapport à l'État d'Israël, par rapport au cyanisme, donc en fait, ils sont isolés, et ce que les services de renseignement israéliens, surtout les services de comptes et espionnages, Shin Bet qui a constaté que dans les neuf cas, il y avait en particularité le pourcentage élevé de représentants de cette communauté, et donc du coup, ils ont demandé au rabbin, et vous savez très très bien que dans la religion juive, il n'y a pas d'autorité universelle en fait, c'est chaque rabbin gère sa propre communauté, donc il faut qu'il s'adresse à ses disciples en quelque sorte, et donc il y a plusieurs rabbins qui ont fait appel sur les réseaux en s'adressant aussi aux textes religieux, en disant qu'il faut quand même respecter la Torah, il faut respecter son peuple, son pays, et ne pas donc travailler pour l'ennemi.

Mais c'est quelque chose qui devient quand même un phénomène inquiétant pour l'Israël, et même l'étonnement de notre part, parce que vous imaginez, l'Israël, le pays qui est en guerre depuis 80 ans, depuis quasiment sa création, et donc en fait on se disait, mais dans ce pays-là, il ne peut pas y avoir d'Israéliens qui vont collaborer avec l'Iran, qui se donnent comme but existentiel d'exterminer l'Israël en tant que pays. Eh bien si, et ça existe aussi, et donc du coup, on est dans l'époque moderne, donc les réseaux sociaux...

13:30
Présentateur

Oui, ça se passe sur Telegram, c'est ça, visiblement, ces recruteurs commencent à mettre des petites annonces.

13:33
Invité

Il y a aussi Signal, enfin il y a d'autres moyens de contacter ces gens-là, et donc du coup, les services de contre-espionnage utilisent aussi les mêmes réseaux pour alerter le public, pour les mettre en alerte, mais vous savez, en Russie, c'est la même chose, les Ukrainiens recrutent des retraités, des fois, pour commettre les actes de terrorisme, donc c'est un phénomène qui est mondialisé maintenant.

14:02
Présentateur

Allez, si vous nous rejoignez, on vous parle aussi de ces toutes dernières infos, puisqu'on a des informations qui nous parviennent, qui font état de tir de 20 missiles balistiques iraniens, il y a quelques minutes, ça vise des pays du Golfe, des sites en Jordanie, notamment, ou encore à Bahreïn, de tir de 20 missiles balistiques iraniens, il y a quelques minutes, ça vise des pays du Golfe, des sites en Jordanie, notamment, ou encore à Bahreïn. On va reparler, justement, de cette menace sur ces pays du Golfe, puisque vous êtes avec nous, Capucine-Dièze.

Alors, là, je vous disais, il y avait des explosions qui ont été signalées au Koweït et à Bahreïn, il y en a eu aussi aujourd'hui, avec cette reprise des frappes, il y a des sites vulnérables qui redeviennent des zones stratégiques, avec, notamment, en ligne de mire, on y pense encore, parce que ce n'est pas la première fois, ces usines de dessalement d'eau.

14:45
Invité

Oui, exactement, des sites qui deviennent hautement stratégiques. On voulait vous montrer ces images impressionnantes, qui datent d'hier, c'était au Koweït. On y voit un immense panache de fumée qui se propage après une frappe iranienne sur une usine de dessalement d'eau. Résultat, plusieurs unités de production de l'usine sont mises à l'arrêt. Et dans les heures qui suivent, vive réaction du ministère des Affaires étrangères du Koweït. On va lire ça ensemble.

Le ciblage répété de ces installations vitales relève d'une démarche hostile, systématique, visant des sites civils et des infrastructures essentielles, mettant en danger la vie et la sécurité des civils, puisque, évidemment, c'est une situation qui inquiète les civils dans la région.

15:31
Présentateur

Inquiétude légitime, vous me faisiez remarquer, puisque on sait qu'hier, au Koweït, il faisait, par exemple, 47 donnais.

15:37
Invité

Oui, puisque plus de 100 millions de personnes dans cette zone dépendent directement de ces usines de dessalement. Regardez, sur cette carte, quand même très intéressante, 42% de l'eau potable aux Émirats Arabes Unis provient de ces usines de dessalement. C'est 70% en Arabie Saoudite, 86% pour Oman, et même 90% pour le Koweït. Vous l'aurez compris, pas d'usine, pas d'eau. C'est aussi simple que ça. Pour l'Iran, ces sites sont donc stratégiques. Il en existe entre 400 et 450 dans la région, au niveau des cotes, évidemment, pour pouvoir pomper l'eau de mer. Ces sites sont donc relativement proches, évidemment, de l'Iran, mais ils sont surtout à portée de tirs.

Et les dégâts peuvent être lourds de conséquences. Les réparations de ce type d'infrastructures peuvent prendre plusieurs mois et avoir des répercussions immédiates. Si ce genre d'attaque venait à se repodire davantage dans le futur, eh bien, on pourrait même s'attendre à un système de rationnement de l'eau potable dans la région.

16:38
Présentateur

Merci, Capucine Diès. Mico, est-ce qu'on va s'orienter vers une guerre de l'eau ? C'est vrai que ce n'est pas la première fois qu'on vise les usines de dessalement du côté iranien sur le Koweït, notamment. Et on voit que c'est important. Les chiffres ont été rappelés par Capucine à l'instant.

16:51
Invité

Bien sûr. Al-Zur au Koweït, absolument fondamental. Et c'est valable. La stratégie dont on parle ici, elle est valable, plutôt la vulnérabilité dont on parle ici, elle est valable pour le Bahreïn, elle est valable pour le Qatar et d'autres encore. Ici, il faut dire que dans les simulations qui ont été faites sur les blocages des Trois d'Hormuz, dans les simulations, dans les wargames, les jeux militaires ces différentes dernières années, qui ont amené par exemple les Émirats arabes unis à prendre des mesures de protection et de multiplication, de diversification aussi, d'approvisionnement en eau. Ce qui a été envisagé, c'était deux scénarios par rapport à l'Iran.

Un, c'était des frappes de missiles ou de drones unilatéraux directement sur ces usines de dessalement d'eau. Ou alors, c'était la pollution de l'intake. C'est-à-dire, quand vous avez une usine de dessalement d'eau, de fait, il faut prendre de l'eau de mer. Et donc, l'idée, c'était de voir si, effectivement, la vulnérabilité ne pouvait pas aussi être sur la base d'une pollution, c'est-à-dire marée noire, matériaux visqueux, bref, tout ce qui pourrait permettre, en fait, simplement de boucher l'entrée d'eau de ces usines de dessalement. Et ça, de fait, c'est dans les deux cas, missiles ou boucher une usine de dessalement par ces entrées d'eau.

Ce sont des crimes de guerre, quoi qu'il en soit, parce que ça touche les infrastructures civiles. D'abord et avant tout, on ne peut pas se réfugier derrière l'idée que l'eau sert aussi bien aux militaires qu'aux civils pour justifier ce genre d'attaques-là.

18:11
Présentateur

Minuit, si vous nous rejoignez sur BFM TV, on vous rappelle les deux informations principales de la soirée. Ces alertes dans les pays du Golfe, tout d'abord, puisque 10 missiles, 20 missiles même, balistiques américains, ont été tirés il y a quelques minutes. On nous dit que ça vise des sites en Jordanie, au Koweït, on en parlait, mais l'information aussi vient des États-Unis et en particulier du CENCOM, le commandement central dans la région, qui fait état d'un nouveau mort, un nouveau soldat américain dans le nord de l'Irak, tué au combat, nous dit-on, le 18 juillet. Donc aujourd'hui, Thierry, que nous dit précisément le commandement central au Moyen-Orient ?

18:47
Invité

Alors, il nous dit deux choses. Il nous livre deux informations ce soir. La première concerne l'attaque ou le missile qui est tombé sur cette base aérienne qui se trouve en Jordanie, cette base jordanienne, mais sur laquelle se trouvent beaucoup de forces américaines. On sait qu'on savait déjà que deux soldats y avaient perdu la mort. Le commandement central nous dit ce soir qu'un troisième soldat a été... Les restes d'un troisième soldat, d'un corps, ont été retrouvés. Il n'a pas encore été identifié, mais selon un responsable militaire américain cité par le New York Times, il s'agirait du troisième soldat qui avait été annoncé comme étant porté disparu.

Et puis, la deuxième information, le développement important de cette soirée concerne l'explosion d'un drone iranien en Irak, une explosion qui a été provoquée par des militaires américains alors que ce drone s'était abattu dans le nord du pays. Et lorsque cette explosion a eu lieu, un militaire américain a été tué, un autre a été blessé. C'est ce que nous dit ce soir le commandement central américain. On ignore les circonstances précises de cette explosion, le lieu précis de cette explosion. Est-ce que c'était les intérêts militaires américains qui avaient été visés dans le nord de l'Irak comme il l'avait été en Jordanie ?

19:57
Présentateur

Oui, tout ce qu'on sait, ça s'est passé dans le nord de l'Irak. On ne sait pas si c'est dans le Kurdistan irakien.

20:01
Invité

Ce qui est évidemment une hypothèse, sachant par ailleurs qu'il y a une base américaine à Erbil qui se trouve dans le nord de l'Irak, dans ce Kurdistan. Donc voilà les informations dont on dispose ce soir et qui portent à 17 le nombre de soldats américains tués depuis le début de cette opération et potentiellement à 18, Anne, s'il est confirmé que le corps qui a été retrouvé et qui est en cours d'identification est bien celui du soldat qui avait été porté disparu.

20:30
Présentateur

Et vous nous rappiez aussi les blessés américains, plus de 400 depuis le début de ce conflit. Olivier Lasmol, on va revenir ensemble sur ce que nous dit le commandement central dans la région. Il nous parle d'un engin explosif non explosé qui provenait d'un drone d'attaque unidirectionnel iranien abattu. On parle d'un drone kamikaze. Là, c'est ça qui s'est passé avec visiblement deux personnes. Et Thierry nous disait que c'est les informations du New York Times que celui qui manipulait l'engin n'est pas celui qui est mort, mais ça serait quelqu'un qui a reçu peut-être des projectiles.

20:58
Invité

C'est ce qu'on disait tout à l'heure, tout à fait. Comme il a été abattu, sa charge n'a pas explosé. Ils ont décidé a priori de le faire détonner, de le faire exploser. Et donc, il y a toutes les précautions qu'ils ont prises. Les démineurs ont les tenues adéquates et il y a un périmètre.

21:16
Présentateur

Alors, revenez pour le téléspectateur qui revient. C'est des soldats qui sont spécialisés justement dans ces manœuvres qui vont, par exemple, aller enlever la charge explosive.

21:24
Invité

Ça dépend des armées, mais dans l'armée française, par exemple, dans le génie, ils ont des certificats, ils sont formés à cela. Ils ne font pas que ça, mais ils savent le faire. Il y a des armées où ils ne font que ça. Et puis, par exemple, la marine, les plongères des mineurs ne font que ça. Voilà, ce sont des spécialistes. Aux États-Unis, ça dépend des corps, mais très souvent, ça fait un peu comme le système principe français. Ils viennent du génie et ils ont une compétence à la matière. Ils ne font pas que ça. Ils savent vous ouvrir une route.

21:55
Présentateur

Alors, Ronald Atto me fait un signe, il y a une tenue particulière, c'est ça ?

21:57
Invité

Puis là, vous disiez, il fait à 47 degrés. Pendant la guerre en Irak, les gars du génie qui devaient déminer les IED, c'est un terme anglais, Improvise Explosive Devices. Souvent, c'est un obus de 155. On mettait, à la place de la fusée au bout, on mettait un truc qu'on peut faire détonner avec un téléphone portable. Les engins explosifs improvisés.

22:18
Présentateur

Merci pour la traduction, cher Mico.

22:20
Invité

Et donc, le scaphandre qu'ils doivent porter, il y a des Canadiens aussi qui m'avaient raconté qu'ils perdaient deux litres d'eau à l'heure à cause de la chaleur. Mais c'est essentiel, c'est hyper lourd. Il y a un gros casque. Et si ça explose, du Kevlar et de la mousse dedans. De la céramique. Voilà, de la céramique. Et donc, ça pèse une tonne, ce truc. Et puis, il fait extrêmement chaud, évidemment. Alors, vous imaginez là-bas. Et donc, ils sont préparés à ça. Et le blast fait quand même bobo. Ah oui, oui, oui. Et donc, ils savent le faire, ça. Sauf qu'a priori, le périmètre n'a pas été respecté par peut-être un ou deux soldats.

22:57
Présentateur

Les conditions de sécurité, vous dites, n'ont pas été respectées.

23:00
Invité

Et on délimite. Et puis, on dit, attention, et tout ça est bien prévu. On crie fort, on dit, attention, et il y a un décompte qui est fait. Et on fait exploser. Et le décompte a été fait. Et a priori, une fois de plus, d'après ce qui est dit, un ou deux soldats sont passés par là. Et un était encore trop près. Et il a dû être tué par un morceau de ce drone qui a dû voler en éclat à plusieurs dizaines de mètres. Et il a dû être transpercé. Et puis, il est mort.

23:30
Présentateur

Un drone unidirectionnel iranien, donc, abattu. Voilà comment c'est.

23:34
Invité

Unidirectionnel, je rappelle. Comme les amis, les kamikazes japonais.

23:36
Présentateur

C'est-à-dire que le drone kamikaze ne revient pas, c'est ça ?

23:39
Invité

C'est un aller, pas de retour.

23:40
Présentateur

Quelle image, Sergei Jirnov, pour Donald Trump, qui perd là trois militaires américains en moins de 72 heures. On le disait, on parlait des deux militaires décédés en Jordanie. Peut-être un troisième, puisque ça dépouille. Nous dit le commandement central dans la région est en train d'être, justement, identifié. Quand on voit ces images, quand on se rappelle ces images du 7 mars dernier. On était le 7 mars dernier. Et c'est vrai que ces images avaient fait polémique. On était sur la base du Delaware. Et Donald Trump récupérait les dépouilles de six militaires américains tués au Koweït. Et on lui avait reproché de porter cette casquette. Que ça soit dans le camp démocrate, bien évidemment.

Mais aussi que les républicains disaient que c'était pas la tenue qu'il aurait fallu arborer. Là, on sent une Amérique, une puissance militaire américaine désemparée, non ?

24:27
Invité

Désemparée, peut-être pas. Mais il ne faut pas oublier que la majorité des Américains désapprouvent cette guerre. Donc, en fait, il y a une opposition pendant les élections, malgré tout. Donc, il y a le moment politique qui est important. Mais ce qui embête, en quelque sorte, Trump, c'est qu'il avait cette Coupe du Monde. Et il ne voulait pas surtout annuler ou faire répercussion par rapport à ça dans le déroulement de la dernière phase, c'est-à-dire la phase finale, la remise du trophée, etc. Et donc, en quelque sorte, en fait, il a fait un service minimum. Il a mentionné tout simplement dans une interview...

25:09
Présentateur

Un newsletter, c'était triste.

25:12
Invité

C'était triste, que ça arrive. Mais tout de suite, il a commencé à dire, mais l'errant n'aura jamais l'arme nucléaire. Et donc, en fait, il a essayé de tourner un tout petit peu l'attention publique. Il y a Pic Reixet, le secrétaire à la guerre, qui a publié hier, dès qu'on a su les pertes des deux premiers Américains et de troisième portée disparue. Donc, en fait, il a aussi publié trois lignes.

25:36
Présentateur

Oui, sur Reix, en disant que ça a renforcé quand même la détermination américaine.

25:40
Invité

Oui, tout de suite, en fait. On voyait qu'il ne voulait pas faire un cadre national. Il n'y a pas de deuil national qui a été décrété. Mais maintenant que tout ça est terminé, je parle de la Coupe du Monde. Pour Trump, il va faire face à ça. Ça veut dire à partir de lundi, donc en quelque sorte, peut-être l'opinion américaine va lui demander des comptes. Mais vous savez, les politiciens, ils savent aussi tirer du profit de ces corps, des héros qui sont tombés pendant les batailles, parce que ces corps ont été rapatriés déjà aux États-Unis pour les autopsies ou pour savoir ce qui s'est passé, pour déterminer. Parce qu'il y a le troisième corps qui n'est même pas déterminé à qui il appartient.

Donc, en fait, il y a des recherches peut-être d'ADN qui sont pratiquées aux États-Unis. Et puis après, il y aura des funérailles. Et les funérailles, souvent, les politiciens, pendant les campagnes, ils font tout un cinéma, tout un cirque, en se servant en quelque sorte de ce sentiment qui est naturel chez les Américains. Mais en même temps, il peut avoir des critiques. Mais le problème, c'est qu'actuellement, on nous a reporté, y compris par Laurence Haïm qui est sur place, que le sujet principal dans les journaux, si vous prenez la presse américaine, le sujet principal, c'est les élections, c'est les interventions de la Chine dans les élections de 2020.

Il y a Donald Trump qui refuse toujours de reconnaître les élections de 2020. Après, il y a le championnat de foot, etc. Et donc, en fait, cette guerre-là, nous, on y concentre énormément d'intérêts, de temps, d'antennes, parce que c'est quelque chose qui est important.

27:28
Présentateur

Alors, on parlait des images de la Coupe du Monde. Les voici, Donald Trump qui a assisté ce soir à la finale entre l'Argentine et l'Espagne. C'est l'Espagne qui a remporté cette Coupe du Monde ce soir. Thierry Arnaud, que peut faire maintenant, une fois que cette séquence-là est terminée, Donald Trump, neuvième nuit peut-être de frappe consécutive. On verra ça dans les prochaines heures. Hier ont été visés des entrepôts de missiles et drones, des capacités maritimes, des installations de défense côtière, les forces des gardiens de la Révolution, des systèmes de défense anti-aérien.

Est-ce que là, dans les prochaines heures, Donald Trump peut déclencher ces B2, ces B2 qui ont été postés sur X par son plus proche conseiller hier, Dan Scavino ?

28:06
Invité

D'abord, la Coupe du Monde n'a aucun impact sur les décisions de Trump concernant le Moyen-Orient. C'est vraiment un sujet secondaire aux États-Unis. Ensuite, il n'a aucune raison de s'arrêter à ce stade, puisque les raisons pour lesquelles il a repris ce conflit il y a huit jours maintenant, elles sont toujours présentes et l'objectif n'a pas été atteint. Il considère à ce stade que, dans l'arsenal américain, si j'ose dire, il y a une carte et un avantage considérable sur l'Iran, qui est précisément sa puissance militaire.

Et c'est ça qu'il met en œuvre aujourd'hui, en multipliant les frappes, en étendant la nature des frappes, effectivement à des infrastructures, à des routes, à des gares, à des ponts, à des centrales électriques, à des usines de dessalement. L'objectif pour lui est parfaitement clair. Il considère, et on verra s'il a raison ou pas, mais il considère qu'à force de taper, il va mettre le régime iranien dans une telle situation de faiblesse, que ce régime va devoir revenir à la table des négociations pour accepter des conditions beaucoup plus draconiales que celles qui étaient énoncées dans l'accord du 17 juin. Et de ce point de vue, sa stratégie, elle est assez claire.

Et donc, au moment où on se parle, il n'y a aucune raison de supposer que les frappes américaines vont s'arrêter.

29:21
Présentateur

Lovar Inel, on parlait aussi beaucoup avec vous de la difficulté de cet article 5 dans le protocole d'accord. On ne cesse de le rappeler. Évidemment, les Iraniens avaient 60 jours, justement, pour régulariser. Je le fais un peu...

29:34
Invité

30 jours pour régulariser, 60 jours de mise en circulation jusqu'à une des dispositions de part et d'autre sur le devenir du détroit d'Hormuz.

29:43
Présentateur

Donc, ça fait 90 jours, en réalité. Et on ne s'est pas bien compris, côté américain et côté iranien, les Iraniens pensant que tout le monde allait prendre leur route et n'ont pas passé par les côtes d'Omane, c'est ça ?

29:52
Invité

Alors, on a un avocat autour de la table, n'est-ce pas ? Ce que je sais, c'est que ce protocole d'accord, vous savez, il a été tourné dans tous les sens par tous les spécialistes, pardon, sur différentes thématiques. Et ce qui est certain, c'est qu'on n'est pas à un niveau, on va dire, d'anglais très élaboré. Et que ça a été, d'ailleurs, bien souvent mis sur la table de plusieurs juristes en disant que c'est un texte très simple. Ce que je veux dire, c'est qu'on n'est pas sur des textes où il y aurait des subtilités, comme on peut en avoir, de compréhension.

Donc, la compréhension de l'article 5, comme nous, nous l'avions compris, qui a été globalement partagée, et rappelez-vous comment je m'étais très vite indignée sur cette disposition, c'est qu'elle donnait, dès qu'elle permettait aux Iraniens d'avoir la responsabilité de la mise en œuvre de la liberté de circulation. L'interprétation sur l'étape suivante, c'est à qui appartient la souveraineté, on est assez, on va dire, en fonction des prises de position respectives. Les Iraniens ont considéré que dès lors qu'on leur faisait incomber la mise en œuvre, alors on devait respecter le tracé, puisqu'ils étaient responsables de la liberté de circulation.

Les Américains, attendez, la liberté de circulation, c'est qu'il n'y a pas de contraintes. À partir de là, on a un débat juridique, et rappelez-vous, les Iraniens utilisent tout le temps le droit pour justifier leur riposte militaire. Et la première crise était la frappe iranienne sur les tankers qui n'auraient pas respecté ce tracé. À partir de là, on a eu effectivement une riposte américaine, et nous sommes là aujourd'hui en train de discuter de la suite. Mais le cœur du sujet, c'est la souveraineté, effectivement, en tout cas annoncée par les Iraniens, c'est la mainmise sur les détroits d'Hormuz. Néanmoins, ce n'est pas le seul sujet.

Pendant que nous parlons du détroit d'Hormuz, il y a eu plusieurs aussi alertes de mes confrères américains sur des mouvements, notamment sur les questions de prolifération nucléaire. La frappe dont on a évoquée... Vous dites qu'ils ont tendance à faire diversion. En parlant d'Hormuz, on oublie le nucléaire. Vous savez, on a dit que le cessez-le-feu et cet accord a permis aux Américains de se recharger un peu. Mais pour les Iraniens, c'est pareil. Et c'est bien ce qui a été constaté. Donc, faisons attention. Je crois que l'épisode 2 va parler effectivement de cette prolifération, ou plutôt ces suspicions de prolifération.

Et, encore une fois, je crois que la dissuasion nucléaire n'est pas un sujet connexe pour les Iraniens. Il est tout aussi important que le détroit d'Hormuz. On a la tour. Est-ce que tout ça a été prévisible ? L'isolement de Bandarabas, qui est une ville importante, mais surtout un port important, et enfin les Américains ont fait du travail sérieux, va probablement permettre justement aux Américains de mettre un stop, ou en tout cas de ralentir la capacité des Iraniens, la capacité de nuisance des Iraniens dans le détroit d'Hormuz. Et ils ont détruit la majorité des ponts qui permettent l'acheminement de nourriture, de biens qui viennent du port de Bandarabas vers le reste de l'Iran.

Donc, je pense que ce que les Américains sont en train de faire, enfin, c'est une stratégie militaire claire.

33:14
Présentateur

Avec une toute dernière information qui nous parvient, Thierry, ce responsable américain, qui fait des déclarations au Washington Post, que nous dit-il sur éventuellement la poursuite des opérations ? Il nous dit que les États-Unis prépareraient une guerre, visiblement, de plus grande envergure. Voilà ce que dirait un responsable américain ce soir au Washington Post.

33:33
Invité

Oui, c'est complètement le sens des informations que l'on a depuis plusieurs jours maintenant. L'arrivée en masse sur le théâtre d'opérations d'avions ravitailleurs, l'acheminement sur place de plusieurs escadrons d'avions de combat, des F-16 qui viennent d'une base allemande, des F-35 qui viennent d'une base britannique, des avions de transport C-135 qui arrivent en masse aussi et donc qui amènent des moyens logistiques supplémentaires. Tout ça va dans le sens, évidemment, d'un renforcement de l'offensive américaine dans la durée et avec des moyens supplémentaires.

34:07
Présentateur

Allez, on va revenir sur cette situation qui s'aggrave, cette mort d'un nouveau soldat américain ce soir au nord de l'Irak, le 17ème avéré depuis le début de ce conflit. On est 24h après la mort de deux soldats américains en Jordanie sur la base aérienne Moufawak, Salty, Laurent Saïm. Que nous dit le commandement central américain au Moyen-Orient ce soir sur ce nouveau soldat tué dans le nord de l'Irak ?

34:34
Invité

Réagi en nous donnant peu d'informations, mais des informations qui sont quand même très importantes puisque dans un communiqué, ce centre de commandement qui contrôle la communication sur la guerre nous indique que le 18 juillet, un soldat américain s'est approché d'un drone suicide iranien qui n'avait pas explosé et au moment où visiblement il a essayé de contrôler ce drone ou de le désamorcer, le drone a explosé le temps immédiatement. Alors pour préserver les familles pour le moment, l'identité de ce soldat, ni son âge, ni l'état d'où il vient aux Etats-Unis n'est donné. On sait qu'il était avec un collègue qui lui a été blessé.

Il n'est pas donné dans le communiqué la nature des blessures de son collègue. Mais en tout cas, ce qu'il faut retenir, Anne, c'est que ça se passe en Irak et que pour la société américaine, compte tenu des deux guerres qu'il y a déjà eu lieu en Irak, compte tenu des 100 000 gamins, des 100 000 blessés, qui sont revenus dans les villes américaines d'Irak, d'Afghanistan avec des jambes en moins, des bras en moins suite à des explosions, ce qui vient de se passer hier et ce qui est officialisé depuis quelques heures est un véritable tournant dans la guerre en Iran. Donald Trump va réagir. Comment ? On ne le sait pas. Pour le moment, il termine d'assister à la finale de la Coupe du Monde.

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