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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 2 décembre 2014 16 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesTravail & emploiNumérique

XVème Congrès du Front National à Lyon : intervention de Louis Aliot

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Chapitres

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:31PrésentateurFait
    « Le Front National, désormais premier parti de France, a depuis quelques mois considérablement augmenté son nombre d'adhérents et d'élus. »
  • 3:26Invité politiqueFait
    « Une délégation qui a été mise en place en septembre 2012, et les premières formations ont été délivrées en janvier 2013. »
  • 3:39Invité politiqueFait
    « Elles se sont concentrées sur quatre séminaires : séminaires des élections municipales, séminaires des actions de terrain, séminaires de communication, et séminaires d'introduction à la science économique. »
  • 3:49Invité politiqueChiffre
    « Nous avons consacré 25 week-ends de formation à cela. »
  • 3:56Invité politiqueChiffre
    « 500 têtes de liste au municipal ont été formées. »
  • 3:59Invité politiqueChiffre
    « 689 formateurs. »
  • 8:45Invité politiqueFait
    « Rendez-vous compte d'un système électoral qui a une formation politique à la présidentielle et lui octroie 20 députés à l'Assemblée nationale alors qu'une formation politique qui obtient près de 20% à la présidentielle a réussi à faire élire deux députés à l'Assemblée nationale. »
  • 9:08Invité politiqueFait
    « L'analyse socioprofessionnelle des personnalités montre une grande homogénéité du recrutement du personnel politique avec une forte présence des élites qui s'auto-reproduisent et s'auto-cooptent entre elles. »

Temps de parole

  • Louis Aliot95 %
  • Présentateur5 %

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Présentateur

Après les rapports moraux du trésorier, du secrétaire général, de la présidente et avant de conclure cette matinée, il est maintenant temps d'entendre nos deux vice-présidents exécutifs. Le Front National, désormais premier parti de France, a depuis quelques mois considérablement augmenté son nombre d'adhérents et d'élus. La formation est donc un enjeu important avant comme après les élections. Pour nous parler notamment de ce sujet, j'appelle le vice-président en charge de la formation.

Il est député européen et a été l'un de ceux qui ont fait les meilleurs résultats dans une ville de plus de 100 000 habitants en obtenant 46% aux élections municipales et en faisant rentrer un groupe très important à Perpignan. J'appelle notre vice-président, Louis Alliot.

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Louis Aliot

Mesdames et messieurs, chers amis du Front National et du Rassemblement de la Marine, merci d'être venus à Lyon pour participer à ce congrès statutaire. Merci aux DPS qui nous gardent dans cette enceinte et aussi quand même merci à tous nos jeunes du Front National de la Jeunesse qui seront demain les cadres de notre mouvement. J'en profite aussi pour saluer les Français du bout du monde, présents ici de la Réunion, de Mayotte, de Martinique, de Guy-Nouvelle-Calédonie, que la France est un grand pays sur lequel, évidemment, nous devrons compter à l'avenir. Mais je ne ferai pas l'économie d'avoir au moins deux pensées.

La première pour un ami que beaucoup vous avez connu, qui est décédé trop tôt, notre ami Jacques Vassieux, conseiller régional de Ronalp. Et le deuxième, qui n'a pas été cité par mes prédécesseurs lyonnais et qui pourtant a valeur de symbole pour notre famille politique aussi, et je veux parler du général Jean Valette d'Osia, qui a terminé général de corps d'armée à Lyon et qui a été le patron des résistants du plateau des Glières. On se souviendra de la visite en 1997 avec Jean-Marie Le Pen, sous une pluie battante et un froid glacial, de l'honneur qu'ils ont rendu devant le mémorial du plateau des Glières.

Je crois qu'il est utile de la rappeler aujourd'hui, alors que beaucoup de nos adversaires nous font querelle sur ces faits historiques, au moins c'est clair, pendant que l'un des dirigeants socialistes avait la Francisca Vichy, les nôtres se battaient sur les plateaux pour défendre la guerre, pour défendre la France. Je vais évidemment faire court, il faut que je rattrape le temps perdu, et je vais m'astreindre à vous simplement vous commenter ce qui a été fait dans une délégation qui a été mise en place en septembre 2012, et les premières formations ont été délivrées en janvier 2013.

Elles se sont concentrées sur quatre séminaires, séminaires des élections municipales, séminaires des actions de terrain, séminaires de communication, et séminaires d'introduction à la science économique. Nous avons consacré 25 week-ends de formation à cela, 500 têtes de liste au municipal ont été formées, 689 formateurs, et j'en profite évidemment pour leur rendre hommage, parce qu'on ne les cite pas souvent, alors qu'ils ont été la cheville ouvrière et les piliers de cette formation, en y consacrant rendez-vous compte, week-end de janvier 2013 à pratiquement octobre 2013, pratiquement un an consacré à la formation.

Les deux principaux piliers qui sont souvent dans l'ombre et qui pourtant jouent un rôle essentiel et je voudrais leur rendre hommage, c'est un, l'autre vice-président qui s'appelle Jean-François Jalc, et qui doit être là, tu peux te lever, et l'autre qui est notre président de groupe au conseil régional de Picardie, Michel Guignot. Je salue évidemment les autres participants à ces formations, Nicolas Bé, Nathalie Pigeot, Bruno Subtil, notre ami Martin, Thibaut de la Tockner de communication, et ça prouve qu'ils ont bien réussi et qu'ils savaient de quoi ils parlaient, notre ami Julien Sanchez et David Racheline.

Et en matière d'économie, qui est une matière très âpre, très dure, je salue évidemment le professeur, ancien professeur HEC, pardon, et docteur en économie, Bruno Le Maire, qui n'a rien à voir avec l'autre. Et enfin, évidemment, je salue les deux petites chevilles ouvrières qui ont réalisé un travail technique remarquable, l'une qui n'est pas là, mais on pense fortement à elle, c'est notre amie Isabelle Cochard, et évidemment Frédéric Gourrier, qui ont assuré, en quelque sorte, l'intendance de ces formations. Nous vivons aujourd'hui dans une société de compromis issue de la Révolution française, avec des héritages très divers, monarchie, empire, république.

La République où nous vivons fonctionne sur le principe de la démocratie représentative et de la souveraineté nationale, avec des emprunts à la souveraineté populaire par le biais du suffrage universel direct et du référendum. La démocratie française aujourd'hui, et c'est important en cela que la formation soit à la hauteur de l'enjeu, connaît une crise profonde, liée non pas aux institutions de la République, mais à la pratique de celle-ci, par des politiciens sans scrupules. Une classe dirigeante, politique, économique, syndicale, religieuse et philosophique a confisqué le pouvoir pour profiter pleinement des privilèges républicains sur le dos du peuple français.

La désaffection que connaissent les appareils politiques ou syndicaux découle de cette fracture qui existe désormais entre le peuple et ses représentants. Les débats politiques n'existent plus. La police de la pensée dit ce qui est bon et ce qui ne l'est pas. La distance entre décideurs et citoyens est énorme. Les élus dépourvus de crédibilité. Les élections sont devenues des spectacles où le marketing règne à mettre. La corruption règne à tous les étages de l'État. Les groupes de pression s'organisent en privilégiant les intérêts individuels ou financiers.

Même s'il est vrai qu'aujourd'hui en France la représentation aboutit à une confiscation du pouvoir, il convient de retrouver le sens de la responsabilité de l'élu et non pas chercher par des voies détournées à imposer des solutions en manipulant le petit nombre au sein d'assemblées locales, d'associations, de comités de défense ou autres agitations pseudo-démocratiques. Les représentants ne sont plus élus. Ils se font élire. Ce n'est pas seulement une subtilité de langage. L'électeur ne choisit pas son représentant. Il vote pour un candidat déjà présélectionné par d'autres.

Le multipartisme qui devait faire contrepoids à ce défaut est aujourd'hui réduit en néant par un bipartisme d'État heureusement contesté aujourd'hui par l'émergence d'une troisième force que nous incarnons. Rendez-vous compte d'un système électoral qui a une formation politique à la présidentielle et lui octroie 20 députés à l'Assemblée nationale alors qu'une formation politique qui obtient près de 20% à la présidentielle a réussi à faire élire deux députés à l'Assemblée nationale. L'analyse socioprofessionnelle des personnalités montre une grande homogénéité du recrutement du personnel politique avec une forte présence des élites qui s'auto-reproduisent et s'auto-cooptent entre elles.

Une noblesse d'État. L'élection sert en fait de paravent à une aristocratie soi-disant républicaine. Le pouvoir technocratique est en soi déjà une grave atteinte à la démocratie puisqu'elle contourne les représentants du peuple et détourne la haute administration de sa fonction du service de l'État. Il est inutile d'insister, je crois, sur le spectacle aujourd'hui de la classe politique à droite comme à gauche. Face à cela, certaines formations politiques et certains responsables de notre décadence tentent par le biais de la sémantique, M. Sarkozy, de la démagogie, M. Sarkozy et M.

Hollande, dépourvus aujourd'hui de toute légitimité démocratique, tentent de nous faire croire qu'avec eux, demain, il fera encore meilleur. Le mécontentement du public à l'égard du gouvernement et des politiciens s'est intensifié depuis la première cohabitation de 1986. Les réformes échouent parce que le pouvoir demeure malgré tout entre les mains de politiciens qui usent par tous les moyens pour maintenir leurs privilèges. Dans notre République, dans leur République, les élus ne rêvent plus que d'une seule chose, se faire élire et surtout se faire réélire. Notre système, évidemment, gouvernement qui ne représente plus la majorité du peuple.

Pour le contester, mesdames et messieurs, nous n'avons plus le choix. Vous connaissez la devise de Saint-Cyr de l'école militaire, ils s'instruisent pour vaincre. Nous avons nous-mêmes notre devise, ils se forment pour vaincre. Parce que je pense, aujourd'hui, et c'est incroyable, nous n'arriverons pas aux affaires si dans les deux ans qui arrivent, nous ne mettons pas en place une véritable armée avec toutes les composantes, évidemment, du Front National et derrière sa présidente, son bureau exécutif, son bureau politique et l'ensemble des cadres du parti. Nous ne devons avoir qu'une seule idée en tête de la liberté au peuple souverain. On a dit deux mots tout à l'heure, vigilant.

Face à un système, soit dans le secret des petites tambouilles politiciennes, essaiera par tous les moyens de nous faire chuter. Notre responsabilité aux yeux de la France et du peuple français est immense. Et nous devons, je pense, à l'ensemble de nos concitoyens, un devoir d'exemplarité. Nous devons être, ayons aux affaires, pour appliquer la même politique que nos prédécesseurs, nous serions réellement, je crois, de l'espoir que nous suscitons au sein de notre peuple. C'est pour cela, mesdames et messieurs, que dans les jours, les semaines et les mois qui viennent, la direction du Front National vous donnera l'occasion de vous former.

De vous former sur aussi un effort de la formation d'un militant, c'est d'être discipliné et de faire confiance à la direction de son mouvement. Le premier devoir d'un militant du Front National aujourd'hui, c'est de savoir accueillir tous ceux qui le rejoignent dans ce combat. Des gens qui viennent de gauche, des gens qui viennent de droite, des gens qui ont, par le passé, nourri des combats différents et même, quelquefois, opposés. C'est l'honneur de Jean-Marie Le Pen et du Front National d'avoir accueilli en son sein des gens de France, tout simplement, qui avaient des histoires différentes, mais qui, pour l'avenir, ne réfléchissait qu'à une chose, la victoire de la France.

La deuxième chose, au-delà de cette formation sur les idées, sur la doctrine, c'est une formation pratique, car la politique, aujourd'hui, il faut bien le dire, on peut le regretter, est une affaire de professionnels. Il faut donc, aujourd'hui, appréhender l'ensemble des règles, à la fois juridiques. On ne va pas à l'élection, la fleur ou fusil, en faisant n'importe quoi. Des obligations financières et comptables, là encore, très importantes dans la bonne marche, évidemment, du Front National. Et puis, la troisième chose, le troisième pilier de cette formation, idéologique, pratique, c'est évidemment en matière de communication politique.

parce qu'évidemment, on exprime, je pense, aujourd'hui, les idées et on arrive à les faire passer parce que nous avons des outils à disposition de nos militants qui sont des outils efficaces. Je pense que, tout à l'heure, évidemment, Florian vous en dira un mot, mais vu le rapport, si je puis dire, coût, coût financier, au ratio, coût financier, résultat obtenu, je pense qu'aujourd'hui, dans la classe politique, nous sommes imbattables. Et ça, je crois qu'il convient de le saluer. Enfin, évidemment, je ne saurais conclure ces petites dix minutes de présentation de la formation au Front National sans remercier deux personnes.

La première, vous venez de l'écouter, c'est évidemment Jean-Marie Le Pen pour tout ce qu'il a fait et tout ce qu'il fait au service de la cause. Et je crois que les fondations qu'il a bâties sont des fondations solides, qu'elles perdurent et qu'elles perdureront longtemps. Et puis, évidemment, quand même, rendre hommage à notre présidente Marine Le Pen sans qui rien, aujourd'hui, ne serait possible. Merci.