Les houthis revendiquent leur première attaque contre Israël depuis le début de la guerre
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Nous affirmons que nous sommes prêts à une intervention militaire directe dans l'un des cas suivants. La formation de toute nouvelle alliance avec les États-Unis et Israël contre la République islamique d'Iran et l'axe du djihad et de la résistance. La conduite d'opération hostile contre la République islamique d'Iran ou tout pays musulman depuis la mer rouge par les États-Unis et Israël, ce qui ne sera pas toléré.
La poursuite de l'escalade contre la République islamique et l'axe du djihad et de la résistance. Conformément aux exigences du théâtre d'opération militaire, il n'y a là aucune ambiguïté sur le projet. Oui.
Et on peut ajouter deux éléments à ce qui vient d'être dit. Premier élément, c'est la capacité qu'a eu l'Iran, le régime iranien, d'activer les outils. Alors bien évidemment, on ne sait pas dans quelle mesure ce missile qui a été tiré, est-ce que c'était prévu ?
Est-ce qu'il y a eu un ordre du régime de Tréran, de ce qu'il en reste aujourd'hui ? Mais la réalité est que le lien continue d'exister et que cette capacité de l'Iran à activer cette milice, elle donne quand même à nouveau une image de du fait que le régime tient debout, y compris avec ses proxies, avec celui-ci. Deuxième élément, c'est les États-Unis n'ont pas dissuadé les É outils d'intervenir.
Le calcul des Américains, c'est que par leur puissance de feu combiné avec celle des Israéliens, ils seraient ils anéantiraient en quelque sorte toute véléité d'intervention des outils parce que ça coûterait trop cher. Et bien ces derniers, malgré la puissance de feu combinée des États-Unis et Israël, ils ont décidé de tirer un missile à un moment où par ailleurs, on parle beaucoup et de plus en plus dans les médias américains des problèmes d'approvisionnement munition de ces deux aviations mais aussi de la composante aéronavale américaine. Autrement dit, on est peut-être dans un moment où si les outils augmentaient leurs frappe alors que les Américains et les Israéliens ont des moyens de ripost qui baisse un peu et qu'il doit frapper l'Iran, et bien la guerre petit à petit bascule en faveur entre guillemets du régime iranien.
Alors, une escalade effectivement une une tentative et une tentation de d'escalade encore plus grande. Mais ce qu'il faut savoir à mon avis, l'événement le plus important n'est pas là. Euh les États-Unis avec Israël ont procédé à des bombardements contre les outils.
Mais depuis, si mes souvenirs sont bons, le 6 mai 2025, les États-Unis ont signé une trêve avec les outils. Et donc l'événement aujourd'hui, c'est le réveil de ce dangeréménite, rupture de la trêve, rupture. Alors, ils n'ont pas attaqué les les un bateau américain.
Ils ont visé voilà, ils ont visé Israël. Ce qui est une manière de dire sous pression de l'Iran sans doute allez on y va mais on ne touche pas à notre accord avec les États-Unis. Ça c'est assez assez notable.
Mais l'événement c'est qu'effectivement à un moment donné sous injonction de terrain, on peut le penser raisonnablement les outils sont en train d'entrer dans dans l'escalade. Alors je voudrais qu'on aille faire un tour du côté précisément d'Israël retrouver notre envoyé spécial sur place Lise Vogel. Bonjour Lise.
Voilà nous l'avons. Elle est filmée par Lara Péquis. Lise comment réagit la société israélienne à l'irruption des outils dans ce conflit ?
Est-ce qu'on se dit bon bah c'était inévitable, c'était prévisible ou au contraire ça annonce l'ouverture d'un front supplémentaire qui peut poser problème pour Israël ? Alors il y a plusieurs choses Patrice ici finalement la question pour la majorité des Israéliens avec lesquels j'ai pu m'entretenir ça n'était pas de savoir si les outils allaient intervenir dans ce conflit mais plutôt quand est-ce qu'ils interviendraient. Et donc ça y est, au 29e jour de cette guerre euh contre l'Iran, les outils ont tiré ce premier euh missile.
Ce qui est compliqué en fait pour les Israéliens, c'est que cela intervient à un moment où euh il y a eu des déclarations ces derniers jours qui dit ces derniers jours euh qui disent que les forces armées israéliennes, elles ne sont pas dans une bonne posture. Il y a un épuisement des réservistes notamment. Il y a aussi une pénurie de soldats.
Il y a même eu des propos rapportés du chef d'état-major israélien qui aurait dit devant le cabinet de guerre que ces forces sont au bord de l'effondrement interne. Donc c'est un vrai sujet pour les Israéliens que d'avoir un tir des outils à ce moment-là. Comme le disaient vos invités en plateau, évidemment à ce stade, c'est un seul missile.
Mais en fait, ce que ça signifie pour les Israéliens, c'est qu'il faut dans ces conditions que le système de défense anti-aérien d'Israël, aussi performant soit-il, et bien il soit capable d'intercepter à la fois un missile qui vient du Yémen et donc du sud. D'ailleurs, le missile de cette nuit visait le sud d'Israël. Et puis en même temps, il y a les roquettes et les drones envoyés par le Esbola au nord et des missiles qui viennent d'Iran comme cette nuit.
Un missile à sous-munition qui a causé de nombreux dégâts d'ant la vive et d'ailleurs une personne a même perdu la vie. Lise, puisque vous évoquez le sud de Liban et et que je vous tiens, on sait que l'armée israélienne grignote de plus en plus de terrain au sud du Liban. Est-ce que la création d'une zone tampon, comme on a pu la la connaître par le passé notamment entre 78 et et l'an 2000 est aujourd'hui acté à minima dans dans l'esprit de l'opinion publique ?
Ce qui est acté dans l'esprit de l'opinion publique, c'est que euh les forces armées israéliennes, les soldats doivent faire ce qu'il faut pour sécuriser au maximum le territoire israélien. Vous savez, euh dans l'esprit des Israéliens, il n'y a rien de plus important que leur sécurité nationale et que la sécurité de leur territoire. C'est d'autant plus vrai après le traumatisme du 7 octobre.
Et de ce fait, on sent chez les Israéliens, en tout cas tous ceux avec lesquels nous discutons ici dans le centre du pays, qu'il n'y a pas de volonté de prolonger indéfiniment une guerre ou une occupation du sud Liban. Mais en revanche, chacun ici estime que l'armée doit se tenir dans le sud du Liban comme elle doit se tenir à Gaza. Tant que tout ne sera pas tant que la situation ne sera pas optimale pour les Israéliens.
Et ça ça veut dire bien sûr le désarmement complet du Esbola et le désarmement également définitif du Hamas. Et on sait bien sûr aussi que ce sont des buts très difficiles à atteindre. Lise Vogel en direct de Tel Aviv sur des images de la rapée puisqu'on a fait une petite digression sur le Liban, on peut peut-être y rester ne serait-ce que de 3 minutes.
Joseph Maa, vous vouliez peut-être apporter un commentaire complémentaire à cela. Effectivement euh on n'est plus dans la logique de la zone tampon. C'est terminé cela.
La zone tampon c'était 1985 2000. Les Israéliens sont partis. Une zone tampon, c'est une zone contrôlée par des Israéliens mais avec la population qui reste sur place.
Or aujourd'hui, on est à 11500 réfugiés en provenance du sud. De personnes vivent dans le sud et qui sont partis vers qui sont partis vers le nord et vers l'est, c'est-à-dire vers la BK. Deuxème point, on est dans une logique aussi de la de la politique de la terre brûlée.
Les villages sont non seulement déserté, mais ils sont pour certains rasés. Et donc aujourd'hui, hier soir, le commandant chef de l'armée israélienne de Tsahal a fait une inspection dans le sud libanais et euh les [grognement] Israéliens sont entre 6 à 8 km du de la frontière nord-est du Litanie. Donc on on s'approche, c'est une autre du fleuve litanie.
Donc on est dans une autre logique qui n'est pas tellement une logique d'occupation mais une logique de terre brûlée visant véritablement à faire de cette zone tampon une zone interdite. Juste un point par rapport à ce que vient de dire le professeur Mali euh c'est qu'aujourd'hui on voit bien que ce qui se passe en politique internationale c'est un peu le le prolongement de ce que nous vivons dans nos politiques nationales. C'est-à-dire que on n plus des groupes politiques qui s'affrontent sur la base d'idées, sur la base de revendication.
On a des gens qui se considèrent de plus en plus comme des ennemis et qui considèrent qu'au fond leur seul objectif c'est d'abattre l'autre parti. Donc on on voit bien que même sur ces conflits internationaux, on aurait pu avoir de des revendications beaucoup plus fortes là et vous avez entendu le le le responsable outil, c'est dire destruction en face. À partir de là, le conflit devient plus compliqué à gérer parce que quand vous avez des revendications claires, on peut dire "On prend, on prend pas, on accepte, on accepte pas et puis on trouve un compromis acceptable pour les parties." Là, vous avez en face de vous une partie qui dit "Ben non, moi ce qui m'intéresse c'est de détruire l'autre." Et là, vous avez de moins en moins de de pouvoir parce qu'en réalité, vous avez des gens qui sont extrêmement fanatisés, qui sont prêtes à mourir et qui disent "Bah nous, ce qui nous intéresse c'est la destruction." Et là, vous avez moins moins de moins de force, moins de parade.
Et c'est toute la difficulté aujourd'hui du camp occidental euh euh et qui se manifeste un peu partout, que ce soit aux États-Unis mais pour nous aussi européens. Oui. Ce que je voudrais ajouter à propos d'Israël, on parle beaucoup des élucubrations ou en tout cas des propos assez incohérents de Donald Trump et de l'impasse politico-militaire dans laquelle il se trouve.
On parle moins de la situation politique de Benjamin Netaniaou. Benjamin Netaniaou qui semble bel et bien avoir été à l'origine de cette guerre en décidant de la déclencher le 28 février pour tuer le guide suprême Ramée et avoir convaincu Donald Trump de le suivre. Benjamin Netaniaou, ça peut commencer à devenir compliqué pour lui en Israël parce que il est engagé dans une guerre qui coûte très cher à l'échelle de l'État d'Israël et la taille de l'État d'Israël n'a rien à voir avec les États-Unis.
C'est pour l'instant une guerre qui n'a pas atteint les objectifs de guerre qu'il s'est fixé puisque les fameux 400 et quelques kilos d'uranium enrichi, ils ne sont toujours pas récupéré. La menace donc elle flotte toujours dans l'air la menace nucléaire et le régime est toujours en place. moralité.
Ce qu'on peut craindre pour le Liban, c'est que c'est un moyen, malheureusement, on sait que c'est ça la loi de la politique, à un moment donné, de se reporter vers le Liban et d'offrir, j'allais dire, le Liban en trophée à la droite israélienne, sachant qu'il n'arrive pas à ses fins en Iran. Vous validez cette interprétation ou pas ? Oui.
Bah, de toute façon, il il y a aujourd'hui un débat qui commence à à surgir en Israël, hein, sur l'opportunité et les modalités de l'opération. Je parce qu'il est question de de mobiliser 400000 réservistes qui est colossal. Euh donc et le chef d'étatmajor Zamir a souligné le fait qu'effectivement il y avait un risque de collapse pour le poural euh avec un besoin immédiat de 15000.
Alors ça ça fait ressurgir la question la problématique des ultraorthodoxes qui ne sont pas mobilisés alors qu' serait mobilisable théoriquement euh [grognement] notamment les haredim et cetera. Donc c'est un sujet difficile pour Netaniaou parce que par rapport à son alliance gouvernementale avec les partis religieux évidemment ça pose un problème mais au-delà de cette question spécifique des des religes des ultraorthodoxes il y a il y a la question des buts de guerre sur le sur l'Iran sur le pas sur l'Iran parce qu'il y a un consensus sur l'Iran en revanche en Israël en tout cas ou oui parce qu'il y a l'occasion d'en parler oui mais en tout cas sur l'objectif des buts de guerre il y a un consensus sur le Liban c'est plus compliqué parce que parce que il y a la question récurrente le le serpent de mer du désarmement du Esbola mais en réalité le désarmement du Esbola ne peut pas ne peut pas avoir trouver une solution uniquement militaire. Euh or Netaniau veut montrer que cette solution peut être résolue de manière militaire et ça peut être un volet mais le problème de résolution de de ce désarmement peut doit doit peut pas être politique pour lui.
Bah oui, mais si justement le problème c'est que pour arriver à cet objectif est fondament politique, il peut pas être que militaire, il peut pas être que militaire. Benjamin a du mal à concevoir qu'il puisse être aussi politique. Il le sait mais en même temps par rapport à son électorat et cetera, il arrive pas à c'est en réalité l'enjeu c'est que la souveraineté libanaise puisse être suffisamment forte pour justement se obliger le esbola à se désindexer de l'agenda iranien.
Euh mais c'est pas en faisant ça forcément que que le but sera atteint.