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Podcast / conversationRMC — Face à Face (sur Podcast)· 25 mai 2020 51 minComplaisantActualité / polémiqueSantéTravail & emploiÉconomie & entreprisesSécurité

Bourdin Direct du 25 mai - 7h/8h

Au micro : Jean-Jacques BourdinSource d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 43 %Défensif 27 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:33OuverteRéponse directe

    Amélioration des conditions de travail des soignants et mesures fortes annoncées mi-juillet ?

  • 3:33OuverteRéponse directe

    Y aura-t-il une deuxième vague de l'épidémie de Covid-19 ?

  • 12:39OuverteRéponse directe

    26% des Français refuseraient un vaccin contre le Covid-19, qu'en pensez-vous ?

  • 14:31OuverteRéponse directe

    Avez-vous peur de la police ?

  • 34:49RelanceRéponse directe

    Camélia Jordana accuse les policiers de massacrer des personnes pour leur couleur de peau, comment réagissez-vous ?

  • 36:34OuverteÉludée

    Des femmes travaillant en banlieue se font-elles massacrer pour leur couleur de peau ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:17InvitéPromesse
    « Améliorer les conditions de travail des soignants et la prise en charge des patients, le lancement aujourd'hui d'une grande concertation sur la santé des mesures fortes devrait être annoncée mi-juillet. »
  • 1:08InvitéPromesse
    « Hausse des salaires des soignants, fin des 35 heures à l'hôpital pour leur permettre de faire des heures supplémentaires. »
  • 2:41InvitéChiffre
    « Le nombre de malades en France hospitalisés en réanimation ces dernières 24 heures est de 1655. »
  • 11:40PrésentateurChiffre
    « 26% des Français disent qu'ils ne se feraient pas vacciner si un vaccin était disponible. »
  • 36:42PrésentateurFait
    « Quand j'ai les cheveux frisés, je ne me sens pas en sécurité face à un flic en France. »
  • 36:52PrésentateurFait
    « Ça fait référence aux pires états fascistes qu'on ait pu connaître dans notre histoire. »
  • 37:15PrésentateurFait
    « Il y aurait un racisme latent au sein de la police nationale. »
  • 37:55PrésentateurFait
    « Les policiers aujourd'hui ont de plus en plus de soucis à travailler dans les banlieues. »
  • 38:23PrésentateurChiffre
    « Nos dizaines de collègues qui décèdent par le suicide de tous les ans. »
  • 40:36PrésentateurFait
    « Ils réclament tout simplement des moyens pour la santé. »
  • 40:38PrésentateurFait
    « Ils demandent une revalorisation des carrières pour les soignants. »
  • 40:41PrésentateurFait
    « Un accès aux soins égal pour tous quel que soit son territoire. »
  • 40:44PrésentateurFait
    « Une réforme de l'assurance maladie. »
  • 40:47PrésentateurFait
    « Une refonte des études de médecine. »
  • 43:28PrésentateurChiffre
    « La France consacre 200 milliards à ses dépenses de santé. »
  • 43:31PrésentateurChiffre
    « L'hôpital, c'est 80 milliards d'euros. »
  • 46:39PrésentateurChiffre
    « Ces 600 ultra-riches américains ont gagné en moyenne chacun 720 millions en deux mois. »

Temps de parole

  • Présentateur70 %
  • Invité14 %
  • Invité 25 %
  • Invité 35 %
  • Invité 43 %

1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, lundi 25 mai, l'info sur RMC, les 7h juste et Céline Kalman est là pour les dernières informations, bonjour Céline.

0:11
Invité

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous, améliorer les conditions de travail des soignants et la prise en charge des patients, le lancement aujourd'hui d'une grande concertation sur la santé des mesures fortes devrait être annoncée mi-juillet. Accord en vue pour la réouverture des cafés et restaurants le 2 juin dans les zones vertes, il faudra maintenir un espace d'un mètre entre chaque client. Et puis y aura-t-il une deuxième vague ? On devrait être fixé dans les jours qui viennent, plus de deux semaines après le début du déconfinement. Certains épidémiologistes sont optimistes, 1650 patients sont en réanimation. Bienvenue à tous sur RMC.

C'est parti pour cette semaine de négociations à partir de 15h30, lancement du Ségur, de la santé, du nom de l'avenue où se situe le ministère à Paris. 300 participants représentent EHPAD, hôpitaux vont être réunis par visioconférence, une grande concertation donc pour remettre totalement à plat le système de santé. Paul Barcelone. Hausse des salaires des soignants, fin des 35 heures à l'hôpital pour leur permettre de faire des heures supplémentaires. Le gouvernement veut aller vite, présentation de ses mesures au plus tard mi-juillet, puis vote avec le budget de la Sécurité sociale au Parlement à l'automne.

L'exécutif se s'est attendu au tournant, il s'agit là du troisième plan hôpital depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Elysée. Nous n'avons plus le droit à l'erreur, concède un député de la majorité qui garde à l'esprit que plusieurs syndicats et collectifs de soignants préparent d'ores et déjà une journée de mobilisation nationale le 16 juin. Pour le chef de l'État, ce Ségur de la santé est aussi l'occasion de faire remonter sa cote de popularité à un moment charnière du quinquennat. Quand vous retissez le lien avec les soignants, vous parlez au cœur des Français, conclut un proche.

Jean de Kervas-Doué est économiste de la santé, il espère que la question de décentralisation des hôpitaux sera mise sur la table. Pour lui, c'est le seul moyen d'en finir avec un système défaillant.

2:04
Présentateur

Depuis très longtemps maintenant, je suis persuadé qu'il faut laisser les hôpitaux s'organiser. Il faudrait écrire une loi très simple, chaque hôpital est maître de sa structure, point, celle-ci est définie par son règlement intérieur, point. Un hôpital, c'est non seulement un hôtel qui marche 24 heures sur 24, l'alimentation, le linge, etc. Mais c'est en plus un endroit où on opère, donc il y a tous les processus au bloc opératoire. Donc c'est un endroit très compliqué, et les endroits très compliqués ne marchent bien que quand on est en train de l'usine.

2:33
Invité

Y aura-t-il une deuxième vague de l'épidémie de Covid-19, 15 jours après le début du déconfinement ? Les chiffres sont plutôt encourageants, rassurants. Le nombre de malades en France hospitalisés en réanimation ces dernières 24 heures est de 1655. C'est 10 de moins qu'il y a une journée. Laurent Toubiana est épidémiologiste, chercheur à l'Inserm. Le concept de deuxième vague ne s'applique peut-être pas au coronavirus.

2:58
Présentateur

Normalement, si ça avait été un virus normal, il aurait dû s'attaquer à toute la population. Or, on a bien vu qu'une partie de la population, et notamment la partie des plus jeunes, n'est pas arrivée. Donc cette population-là est soit asymptomatique, soit simplement elle s'est défendue toute seule contre le virus, et donc n'est pas apparue. Il faudrait considérer une partie seulement de la population. Et ce que je considère, pour ma part, c'est que cette partie de la population aurait été déjà touchée.

3:33
Invité

Alors, certaines personnes en contractent encore le Covid-19. De nombreux foyers ont été détectés un peu partout en France. Pardon, excusez-moi.

3:42
Présentateur

C'est parce que je tousse ? Ben oui. Non, mais je fais attention, je n'ai pas le Covid. Ben je sais. Ben je ne sais pas, moi non plus. Bon, je poursuis.

3:50
Invité

De nombreux cas, donc un peu partout en France, de nombreux foyers, de nouveaux cas aussi dans des écoles. Deux établissements de Villeneuve-d'Asque dans le Nord, ainsi qu'une maternelle et un collège de Toulouse ont dû refermer leurs portes après la détection de cas. RMC 7h04, c'est une semaine cruciale qui s'annonce avec, on en parlait, le début de la concertation autour de la santé aujourd'hui. Demain, Emmanuel Macron fera des annonces concernant le secteur automobile. Et d'ici demain, les restaurateurs aussi devraient être fixés. Pourront-ils rouvrir leur établissement à compter du 2 juin, juste dans les départements classés verts ?

Eh bien, un accord est en passe d'être trouvé, Romain Cluzel. Le point d'avancée majeur concerne la distance entre les clients. D'après un représentant de l'UMIH, l'un des syndicats des hôteliers restaurateurs, il faudra maintenir un espace d'un mètre entre chaque personne. C'est une victoire dans les négociations avec le gouvernement qui prévoyait à l'origine un espace de 4 mètres carrés pour chaque client. Une telle mesure aurait largement limité les capacités d'accueil. En contrepartie, le gouvernement s'est montré ferme sur plusieurs points. En tant que client, il faudra que vous portiez un masque jusqu'à ce que vous soyez installé à votre table.

Le serveur, lui, devra garder son masque dans la salle et ne pourra servir qu'une personne à la fois. Et si vous commandez au bar, l'employé derrière le comptoir devra obligatoirement porter une visière. En revanche, plusieurs aspects ont été mis de côté par le gouvernement. Pas de contrôle des températures à l'entrée des établissements. Et les salariés ne seront pas obligés de porter des gants. Et notez que Bruno Le Maire, le ministre de l'économie, sera l'invité de Jean-Jacques Bourdin à 8h30 sur RMC et BFM TV. Une réouverture très partielle des mosquées pour l'Aïd la fin du ramadan. Un décret paru samedi a autorisé la reprise des offices religieux.

Après un mois de ramadan confiné, les fidèles ont pour certains pu retourner dans leur lieu de culte. Reportage dans la grande mosquée de Pantin, en Seine-Saint-Denis, signé Nicolas Feldman et Aurélien Thiersin. Pour ce prêche d'un nouveau genre, ils sont près d'une centaine de fidèles. C'est la joie. Sidi Betemba, par exemple, masque sur la bouche, celui-ci est désormais obligatoire, a enfin pu revenir prier. Mais pas comme d'habitude, un mètre de libre à droite, un mètre à gauche, même chose devant et derrière.

5:58
Auditeur

Une célébration de l'Aïd qui s'est bien passée, c'est aussi le sentiment de Mamed Ennish.

6:12
Invité

Il est le secrétaire général de l'Union des associations musulmanes de la Seine-Saint-Denis. Le département héberge une centaine de mosquées.

6:18
Présentateur

Il y a une mosquée sur toi qui est ouverte pour l'Aïd. Et on était vraiment fiers des fidèles, puisque les fidèles nous ont donné une très bonne image qu'ils sont à la hauteur. Mais on a une inquiétude que le vendredi prochain, il y aura un peu plus de monde.

6:33
Invité

Et pour la prière du vendredi, ce responsable préconise la tenue de deux offices au lieu d'un pour mieux répartir les fidèles. 40 000 morts en Amérique latine et au Caraïbe depuis le début de l'épidémie. Au Brésil, le bilan s'approche des 23 000 décès du Covid-19. Et c'est dans ce contexte que le président Jair Bolsonaro est allé encourager des manifestants anti-confinement. Notez que depuis hier, il est interdit aux voyageurs en provenance du Brésil d'entrer sur le territoire américain. Quand pourra-t-on envisager de retourner dans un stade de football, un stade de rugby comme avant ? La ministre des Sports n'envisage pas un retour à la normale sans vaccin.

Elle s'est exprimée hier soir chez nos confrères de RTL, Gladys Lapid. Oui, on ne pourra pas refaire du sport comme avant, c'est ce que dit clairement Roxana Maracineanu. En tout cas, passons vaccin, donc pas avant l'année prochaine. 2021 à minima, côté ballon rond, l'arrêt de la Ligue 1 est source de tension, on le sait. L'Olympique lyonnais et Amiens ont déposé des recours devant le Conseil d'État. La ministre des Sports indique que les finales de coupe en août, ça peut s'envisager à huis clos, ou même avec du public, de manière dégradée.

Dans les stades, il faudra jouer avec les mètres carrés autorisés autour de chaque personne, dit la ministre, avec un parcours d'arrivée et de sortie pour aller à son siège. Elle évoque des scénarios à l'étude, notamment pour Roland-Garros ou le Tour de France. Enfin, la ministre des Sports espère que les compétitions pourront reprendre mi-juillet ou début août. Merci Gladys à Strasbourg, cette scène hallucinante. Près de 400 personnes réunies hier après-midi dans un stade du quartier des Poteries pour assister justement à un match de football.

Après un appel sur les réseaux sociaux, des investigations vont être menées pour identifier les organisateurs et les acteurs de ce match joué en toute illégalité. La police municipale est intervenue, mais n'a pas pu faire empêcher de jouer cette rencontre. RMC 7h08, la chanteuse et actrice Camélia Jordana a réagi hier soir sur Twitter. Elle se dit prête à débattre avec le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Ce dernier a dénoncé, je le cite, les propos mensongers et honteux de l'artiste. Il a appelé à une condamnation sans réserve.

Samedi soir sur France 2, Camélia Jordana a dénoncé les violences policières en banlieue et la stigmatisation des contrôles envers les personnes de couleur. Pierre-Yves Bonneau.

8:43
Présentateur

Des accusations qui mettent de l'huile sur le feu selon les syndicats de policiers. Fabien Vanemelric est secrétaire général d'Alliance Police Nationale. C'est contre-productif, ça c'est sûr que ce qu'elle dit, ça ne va pas arranger les choses et ça ne va pas diminuer les tensions qu'il peut y avoir dans ces quartiers. On appelle très clairement à des sanctions. Ces propos doivent être condamnés.

9:03
Invité

Camélia Jordana a reçu bon nombre de soutiens sur les réseaux sociaux,

9:06
Présentateur

dont celui d'Aurélien Taché, ancien député de la majorité, parti chez le groupe Écologie, Démocratie et Solidarité. Dire que des milliers de gens se font massacrer en banlieue, c'est un excès de langage. Mais en revanche, il y a aujourd'hui, on le sait, un réel problème. Un certain nombre de violences policières dans les quartiers populaires. Pour Dominique Sopo, présidente d'SOS Racisme, la chanteuse dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Elle ne fait que dire ce que disent des milliers, des milliers et des milliers de personnes qui ont cette expérience de la police, parfois, parce qu'elles sont d'origine maghrébine ou subsaharienne.

Fin avril, l'association lançait une pétition pour réclamer au gouvernement l'ouverture d'un chantier

9:44
Invité

pour lutter contre le racisme au sein de la police et la gendarmerie. C'était un homme de lettres, un homme de paroles, académicien. Jean-Loup d'Abadi est décédé il y a à l'âge de 81 ans. La France perd un auteur aux mille talents, a réagi le ministre de la Culture, Franck Riester. C'est un grand frère qui disparaît, a déclaré le chanteur Julien Clerc, pour qui Jean-Loup d'Abadi avait notamment écrit « Ma préférence ».

10:06
Présentateur

Elle sait sa façon d'être à moi, parfois, vous, autour d'elle et moi, le silence se fait. Mais elle est ma préférence à moi. Je sais, cette aire d'indifférence qui est sa défense, nous fait souvent d'offense. Mais quand elle est, parmi mes amis, de faïence, de faïence, je sais sa défaillance. Ça fait du bien, hein, le matin ? Un peu de musique. Il est 7h11, merci, merci, à tout à l'heure. 7h11, tiens, tiens. Avant d'accueillir le professeur Jacques Rennes, qui est chef du service des maladies infectieuses et tropicales au CHU de Montpellier, vous savez que le matin sur RMC, vous avez les acteurs de l'actualité, nous avons tout le monde en direct.

C'est une des spécificités de cette matinale, tout le monde est en direct. Et dès 4h30, nous sommes en direct et nous sommes restés en direct tout au long du confinement et maintenant dans le déconfinement. Avant de recevoir le professeur Jacques Rennes, je voudrais avec vous, Quentin Vinet, que nous parlions des vaccins. Et s'il y avait un vaccin contre le Covid-19, que feraient les Français ? Iriez-vous vous faire vacciner ? Eh bien, tous les Français n'iraient pas. Exactement. Alors que le monde entier est engagé dans une course au vaccin, qu'une centaine de projets sont en cours, 26% des Français disent qu'ils ne se feraient pas vacciner si un vaccin était disponible.

Un quart donc des Français n'iraient pas, chiffre qui provient d'une étude publiée dans la revue britannique The Lancet, étude réalisée en plus au plus fort de la crise au mois de mars. Les plus réticents sont les personnes au faible revenu, les jeunes femmes et les plus de 75 ans. The Lancet invite d'ailleurs le gouvernement à communiquer en toute transparence sur le sujet, car les Français ont la réputation d'être les plus sceptiques au monde vis-à-vis des vaccins. Un Français sur trois pense que se faire vacciner est dangereux, selon une étude mondiale publiée l'an dernier. Un sur cinq estime qu'ils ne sont pas efficaces, y compris chez les médecins.

Seulement un tiers des soignants et du personnel des EHPAD étaient vaccinés en 2018. Un chiffre qui à l'époque avait reposé la question de la vaccination obligatoire pour le personnel de santé. Professeur Jacques Rennes, bonjour. Allô ? Professeur Rennes, vous êtes avec nous ? Chef du service des maladies infectieuses et tropicales au CHU de Montpellier. Ça, ce sont la magie du direct, vous le savez. Professeur Rennes ? Oui, vous ne nous entendez pas ? Bon, on va vous mettre au téléphone parce que Skype, bon, ça marche une fois, parfois pas. Enfin bon, allez, nous allons appeler le professeur Rennes en attendant. Laurent est avec nous. Laurent est dans les Yvelines. Bonjour Laurent.

Oui, bonjour Jean-Jacques. Bon, peur de la police. Vous avez entendu la chanteuse, je ne la connaissais pas moi, Camélia Jordana. Mais bon, pourquoi pas, qui dit, moi j'ai peur de la police. Oui, vous avez peur de la police vous Laurent ? Alors absolument pas. En plus, je voudrais revenir sur une chose très importante. En 2015, il faut savoir que c'est ces mêmes policiers qui étaient en première ligne au Bataclan. Oui. Salab Daslam, on ne va pas tous les citer.

13:30
Auditeur

Oui, oui.

13:31
Présentateur

Et ces gens-là, ils ont mis leur vie pour nous défendre, nous. Oui. Ils mettent souvent leur vie pour nous défendre. Oui, mais là c'était violent, vous voyez les images. Oui, bien sûr, bien sûr. Je ne sais pas si vous vous rappelez. Oui. Donc, on les applaudit en 2015 et aujourd'hui, on dit presque que c'est la police Gestapo. Moi, je ne comprends pas.

13:52
Auditeur

Oui.

13:53
Présentateur

Oui, alors je vais vous donner une anecdote. Il y a à peu près 15 jours, ce que je disais à votre standard liste. J'étais un peu dans la lune, j'ai grillé un stop. Oui. Alors, clair, j'ai cherché une place. Et sur le côté gauche, il y avait deux garçons de la paix. Ils m'interpellent gentiment en me disant, monsieur, vous n'avez pas oublié quelque chose. Évidemment, j'avais grillé le stop. Donc, je pense aussi que moi, j'ai reconnu ma faute. Je me suis excusé. Ils m'ont contrôlé les papiers. Après, si vous avez un comportement normal et puis vous êtes respectueux, il n'y a pas de raison que ça se passe mal. Moi, je ne comprends pas. Et ils m'ont laissé partir.

Et merci à ces deux agents de police. 4,90 euros, ils m'ont fait économiser. Bien, merci beaucoup. Merci à vous, Laurent. Merci. Nous continuerons ce débat. D'ailleurs, est-ce que parfois, vous avez peur de la police ? Vous me dites, 3216RMC.fr. Il y a beaucoup de réactions.

14:34
Invité

Je suis justement en train de lire celle de Mickaël qui est complètement d'accord avec Camélia Jordana. Il dit, il n'y a pas que dans les quartiers. Mais dans d'autres régions de France, le sentiment est là. Le même, les violences policières sont de plus en plus fréquentes et non punies, selon Mickaël. Bien, il est 7h15.

14:50
Présentateur

Donc, le professeur Jacques Rennes est avec nous. Bonjour, professeur. Bonjour. Ah, vous voilà au téléphone. Ça marche souvent beaucoup mieux. Vous avez vu cette étude sur les Français, 26% des Français, qui disent qu'ils ne se feraient pas vacciner contre le coronavirus, même si un vaccin était disponible. Qu'en pensez-vous ? Oui, mais ça ne m'étonne pas trop. Donc, compte tenu de la position en général des Français vis-à-vis de la vaccination. Après, on n'est pas du tout arrivé encore à la mise au point complète d'un vaccin à efficacité démontrée. Donc, on est loin encore.

Oui, d'accord, mais enfin, ça prouve qu'il y a toujours en France cette crainte devant les vaccins, devant la vaccination. Est-ce que, par exemple, s'il y avait un vaccin contre le coronavirus, il faudrait que tout le personnel de santé soit vacciné ? Il faudrait le lui proposer. Maintenant, c'est des mesures individuelles. Il faut savoir que le personnel, effectivement, de santé met potentiellement en risque les soignés. Maintenant, il y a des mesures de précaution qui limitent très fortement le risque de transmission. Et puis après, la population en général soignante est moins exposée à des formes graves. Bien, Professeur Henn, vous avez lancé, vous expérimenté.

Je rappelle que vous êtes chef du service des maladies infectieuses et tropicales au CHU de Montpellier. Le CHU de Montpellier expérimente l'association, la fameuse association hydroxychloroquine et azithromycine. Et c'est Covidoc, lancé mi-avril, qui implique plusieurs hôpitaux de la région, jusqu'à hier même, jusqu'à Cannes. Cette étude vise à étudier l'efficacité de cette bithérapie. Où est-ce qu'on en est ? Nous en sommes à l'influence majeure de la décrue et donc pratiquement à l'arrêt des inclusions de fait de l'absence de nouveaux patients. C'est-à-dire que vous êtes obligé d'arrêter votre étude, Professeur Henn, parce que vous manquez de nouveaux patients, c'est ça ou pas ?

Oui, oui, en partie. C'est un des éléments de discussion. Après, je pense qu'il va y avoir d'autres éléments qui amèneront à la discussion. Et donc la question, c'est de savoir effectivement s'il va y avoir pas tellement un rebond dans les semaines qui viennent, mais surtout éventuellement une deuxième vague à l'automne ou à l'hiver. Et donc, il proposerait la question de l'adaptation ou pas de cette bithérapie. Donc il y a toute une question actuellement qui est envisagée au niveau du comité de surveillance indépendant, au niveau des investigateurs pour savoir la conduite à tenir.

Vous voulez dire par là que toutes les expérimentations sur les traitements possibles, potentielles, prennent du retard ? Elles sont en grande difficulté. C'est tous les essais en pratique. C'est-à-dire que les essais qui ont pu terminer les inclusions, effectivement, auront des conclusions. Mais un grand nombre d'essais vont être en difficulté dans beaucoup de pays. Dans beaucoup de pays. Professeur Jacques Henn, quelques mots sur l'étude concernant l'hydroxychloroquine. Étude publiée par The Lancet qui dit que l'hydroxychloroquine n'est pas efficace. C'est même parfois, je dis bien parfois, néfaste. Qu'en pensez-vous ? Alors, il y a plusieurs choses à dire.

Premièrement, c'est un registre informatique sur un grand nombre d'hôpitaux, essentiellement nord-américains, qui a apporté des informations effectivement non négligeables, mais avec, d'une part, beaucoup d'imprécisions. C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de choses qui ne sont pas indiquées. Un autre élément important, c'est qu'il y a un tiers des personnes décédées qui avaient des antécédents de cardiopathie, qui a priori contre-indiquaient ce type de traitement. Et enfin, un autre élément très important, c'est qu'il y a beaucoup d'autres traitements qui étaient administrés simultanément.

Et en particulier, il y avait d'autres antiviraux, dont on sait qu'il y a des interactions néfastes avec la chloroquine et l'hydroxychloroquine, majorant leur toxicité. Donc, ce n'est pas très étonnant, en définitive, qu'on ait ce sur-risque lié à ce type de situation, tant des patients que des produits co-administrés. Bien, à force de dire, je suis pour, je suis contre, moi, j'attends toujours le véritable traitement. Vous aussi, Jacques Rennes ? Alors, ce qu'il y a, c'est qu'il faut savoir qu'il y a quand même des données positives sur d'autres essais.

Et c'est intéressant de voir le même jour, le 22 mai, qui a été publié dans le New England Journal de la médecine, qui est aussi une très grande revue, les résultats du Remdesivir, qui est le produit, vous savez, qui est produit par une entreprise américaine, Gilead, et qui montre quand même, alors, ce n'est pas un produit miracle, mais qui montre quand même une réduction du temps de récupération, de guérison, et d'autre part, qui réduit aussi la mortalité dans un certain type de patients hospitalisés et qui nécessitaient une oxygénothérapie. Donc, c'est quand même un résultat important qui va, à mon avis, peser sur les choix futurs. Remdesivir, donc, Remdesivir.

Professeur Jacques Rennes, Un test salivaire français, simple d'utilisation et réalisable sans laboratoire, donne de premiers résultats encourageants. C'est votre test sur 180 personnes. Il a été mis au point, effectivement, à Montpellier. Et donc là, on a réalisé une étude clinique dont les résultats vont bientôt être publiés. Et effectivement, c'est un élément intéressant parce que ça permet de faire une détection du virus par une technique de PCR nouvelle, pas la PCR classique, qui permet de réduire les modalités de réalisation, ce qui permet en particulier de réduire le télés de réponse. Et on peut réaliser dans des conditions assez faciles ce test avec un résultat en 30 minutes.

Et puis la facilité, évidemment, du prélèvement, qui est un prélèvement de salive et non un prélèvement au niveau nasal. Bien, on en saura plus vendredi. Et ne vous inquiétez pas, nous allons suivre cela. Merci, professeur Jacques Rennes. Merci d'avoir été avec nous en direct ce matin. Il est 7h21 pour savoir et comprendre, disons clairement les choses, le matin sur RMC, 7h21, Mathieu.

21:39
Invité

À suivre, une info que j'apprends avec Marie Dupin ce matin. Depuis vendredi, il n'est plus obligatoire d'avoir, vous savez, un éthylotest dans sa boîte à gants. Ah bon ? Oui, mais pourquoi ? Eh bien, Marie va tout nous dire. Dupin quotidien dans un instant sur RMC. RMC. RMC. Dupin quotidien.

21:57
Présentateur

Bien, Marie Dupin. Bonjour Marie.

22:00
Auditeur

Non.

22:01
Présentateur

Oui, bonjour Marie, non ? Non, Marie ne m'entend pas. Mais qu'est-ce qu'il y a ce matin ? Mais que se passe-t-il ? Pourtant, Marie, regardez ce beau ciel bleu. Regardez un peu, c'est magnifique chez Marie. C'est absolument magnifique, mais elle ne nous entend pas. Bon, je ne sais pas ce qu'on a. Ce matin, on a ses... Bon, ben, y aïe, bon. Alors, on va passer à Nicolas Poincaré, non ? Ou à Charles Magnin, comme vous voulez. Comme vous voulez. Allez, Charles Magnin. Allez, l'actu des réseaux sociaux. Un coup de téléphone qui fait beaucoup réagir. Oui. Emmanuel Macron qui téléphone de tous les côtés.

Qui a même téléphoné à Jean-Marie Bigard, qui avait poussé un coup de gueule au sujet de la réouverture des bars et des restaurants. Coup de gueule publié sur Instagram, dans lequel Jean-Marie Bigard interpellait directement le chef de l'État, et je cite, les guignols qui nous dirigent, afin d'obtenir, je cite encore, la réouverture de nos bistrots et le droit de boire un canon en terrasse. La vidéo a donc été vue par Emmanuel Macron, qui, selon Le Monde, a appelé directement l'autoproclamé humoriste le plus vulgaire de France et lui a promis un échéancier. Un coup de téléphone qui a fait grincer des dents sur Twitter.

J'imagine la tête du conseiller quand Macron lui a dit « Passez-moi tout de suite, Jean-Marie Bigard, » dit un internaute. Un autre se demande si Macron va annoncer un lâcher de salopes pour fêter la fin du Covid, en référence au célèbre sketch de Bigard. En même temps, dit un internaute, ça ne doit pas beaucoup le changer de ses coups de fil avec Trump. Et beaucoup se demandent si, je cite, après Bigard pour les restaurants, Emmanuel Macron va consulter Cyril Hanouna pour rouvrir les musées ou bien Booba pour rouvrir les octogones. Le président a-t-il aussi appelé Serge Lama pour l'ouverture des eaux ? S'interroge un internaute.

Pas mal de moqueries, y compris de la part de journalistes auxquels Jean-Marie Bigard répondu à sa façon hier sur Facebook. Je cite « Certains journalistes me tournent en ridicule puisque j'ai réussi à parler à Macron au téléphone. J'aimerais dire à ces journalistes que je suis désolé si eux n'arrivent pas à parler au président. Peut-être aussi qu'ils n'ont pas grand-chose d'intéressant à lui dire. J'ai peut-être pas la carte de presse, mais moi, j'ai encore une paire de couilles. » Fin de citation. Aux Pays-Bas. Aux Pays-Bas, la justice contraint une grand-mère à retirer de Facebook les photos de ses petits-enfants.

C'est sa propre fille, la mère des enfants, qui a porté l'affaire devant la justice car sa mère, la grand-mère, refusait de retirer les clichés. Décision logique au regard du fameux RGPD, le Règlement européen sur la protection des données, qui pose deux principes essentiels. D'abord, si quelqu'un apparaît sur une photo mais qu'il demande son retrait des réseaux sociaux, le retrait doit être immédiat. Et concernant les moins de 16 ans, il faut l'accord des deux parents pour mettre en ligne des photos. Cette grand-mère hollandaise a donc logiquement été condamnée à retirer immédiatement les clichés sous peine d'une pénalité de 50 euros par jour de retard.

Et ce type de jugement n'est pas une première en Europe. En Italie, un ado de 16 ans avait poursuivi sa propre mère en justice et obtenu le retrait de toutes ces photos d'enfance publiées sur Facebook par sa maman. Bien, merci Charles. On peut reprendre Marie Dupin par téléphone rapidement, Marie. Vous êtes là ?

24:59
Invité

Oui, Jean-Jacques. C'est compliqué, ça.

25:01
Présentateur

Le téléphone, ça marche. Oui, oui, oui. Il n'est plus obligatoire d'avoir un éthylotesse dans sa voiture, Marie ?

25:07
Invité

Oui, vous avez vu, Jean-Jacques, avec le déconfinement progressif, les ventes de champagne et de vin pétillant sont en très forte hausse. Évidemment, il ne faut pas prendre la voiture si on a bu. Sauf qu'effectivement, depuis quelques jours, il n'est plus obligatoire d'avoir dans sa boîte à gants le fameux petit tube avec les cristaux blancs et le ballon blanc des éthylotesses jetables et périssables et surtout inutiles quand on ne voit pas. La sécurité routière a estimé que ce n'était pas une mesure efficace, notamment parce que les éthylotesses n'étaient pas valides assez longtemps. Donc, on avait des éthylotesses périmées qui dormaient dans nos boîtes à gants.

25:36
Présentateur

Alors, les commerçants qui vendent de l'alcool vont devoir être obligés de proposer à la vente aussi des éthylotesses à partir du mois de juin ?

25:46
Invité

Oui, qu'il s'agisse d'une grande surface ou d'une épicerie à partir du moment où un commerce va vendre de l'alcool éthylotesses et si possible près du rayon alcool ou dans le rayon alcool. Obligation renforcée aussi pour les boîtes de nuit et les bars puisqu'ils écoqueront d'une amende s'ils n'en proposent pas.

26:04
Présentateur

Merci Marie. J'espère que ça marchera bien demain qu'on va vous retrouver dans votre jardin, Marie. Mais oui, ça nous manque, Marie, à demain.

26:13
Auditeur

Allez, je suis bientôt de retour.

26:14
Présentateur

Bon, allez, Nicolas Poincaré est avec nous. Bonjour Nicolas. Bonjour Jean-Jacques. Qu'allez-vous nous expliquer ? Vous allez nous expliquer que pendant le confinement, malgré le confinement, certains se sont enrichis. Et oui, parce que les bourses montent depuis deux mois. Donc par exemple, depuis deux mois, Jeff Bezos, l'homme le plus riche du monde, a gagné 34 milliards d'euros. Combien ? 34 milliards, j'ai fait le calcul, ça fait 300 000 euros par minute. Voilà ce qu'il a gagné, l'homme le plus riche du monde, depuis le début de la crise. Et d'autres fortunes sont en train de se construire.

Je vous parlerai notamment d'un Chinois qui a créé Zoom ou bien d'un trader français qui a fait un énorme pari sur le pétrole, le pari gagnant. Il est 7h30.

26:51
Invité

À suivre, dans Bourdain Direct, pas en sécurité face à un flic, dit Camélia Jordana, colère des forces de l'ordre, Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité SGP, police et faux avec nous juste après le journal de 7h30 sur RMC.

27:03
Présentateur

Il est 7h31. Anne-Sophie Balbir est là pour les dernières informations. Anne-Sophie, bonjour.

27:10
Invité

Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. L'espoir du 2 juin, les restaurateurs et cafetiers sauront cette semaine s'ils peuvent rouvrir à cette date dans les départements verts. Il faudra respecter une distance d'un mètre entre chaque client. Le coup d'envoi du Ségur de la santé cet après-midi. Objectif, refonder le système. Sur la table, hausse des salaires, organisation du temps de travail. Et puis, nous irons en Corrèze où des soignants chouchoutés par leurs commerçants au plus fort de la crise ont décidé de leur rendre l'appareil. RMC 7h32. Quelles seront les prochaines étapes du déconfinement ?

Agenda chargé cette semaine, restaurateurs et cafetiers sauront s'ils peuvent rouvrir à compter du 2 juin dans les départements classés verts. Si c'est oui, dans quelles conditions ? Romain Cluzel. Les négociations ont beaucoup avancé ces derniers jours avec une date de réouverture actée dans les zones vertes le 2 juin. Un soulagement pour Thierry Grégoire de l'union des métiers et des industries de l'hôtellerie.

28:06
Présentateur

On sait très bien qu'on ne rouvrira pas à 100% d'activité. La date du 2 juin ce sera une date symbolique pour notre secteur d'activité. Ce sera le retour à la vie. Une reprise sous condition,

28:15
Invité

les clients devront porter un masque jusqu'à leur installation à table et les serveurs derrière le comptoir porteront une visière. En contrepartie, le gouvernement a finalement accepté d'instaurer une distance d'un mètre entre les clients. Une avancée majeure dans les négociations pour Thierry Grégoire.

28:28
Présentateur

La distanciation sociale de un mètre, bien évidemment, celle-ci restera mais c'est très important parce qu'il faut absolument qu'on renvoie

28:33
Invité

des choses un peu positives à nos collègues. Des professionnels qui pourront se baser sur l'exemple de l'Italie où le secteur a repris dans des conditions similaires la semaine dernière mais le chef étoile Thierry Marx attend surtout du gouvernement des décisions claires.

28:45
Présentateur

Qu'on nous donne un cahier des charges précis et puis on s'adaptera. On peut effectivement dire qu'il y aura moins de clients dans le restaurant mais on aura

28:53
Invité

une plage d'ouverture beaucoup plus large. Thierry Marx veut se baser mis de SRAS en 2002 où il a dû là aussi appliquer des conditions sanitaires strictes dans ses établissements en Asie. Alors aujourd'hui ce qui va mobiliser le gouvernement c'est le coup d'envoi du Ségur de la santé. Sept semaines de concertation pour refonder le système. Autour de la table 300 responsables syndicaux et représentants des collectifs de soignants. Gladys Lachide, bonjour. Bonjour. Gladys, sur quoi vont porter les discussions ?

Eh bien les sujets sont vastes et importants avec en tête une demande forte de tous les soignants, une hausse significative des salaires, 300 euros minimum dit le collectif Interhôpitaux par exemple. En clair, du fric pour l'hôpital public comme le dit l'un des slogans du collectif. Sur la table également l'organisation du temps de travail et la question de la fin des 35 heures pour permettre au personnel de faire des heures supplémentaires. La gouvernance des hôpitaux sera aussi un sujet majeur.

Vous l'avez dit 300 personnes participent à ce Ségur de la santé, des responsables syndicaux, collectifs de soignants, représentants des EHPAD aussi, des établissements médicaux sociaux et de la médecine de ville, tous en visioconférence. L'attente est forte, ont déjà prévenu les soignants. Le collectif Interhôpitaux et le collectif Interurgence appellent déjà à une manifestation le 16 juin prochain. Gladys Lassitte en direct. Merci. Dans le secteur automobile, des annonces sont aussi prévues. Augmentation de l'aide liée à l'achat d'une voiture électrique, création d'un bonus pour les véhicules hybrides rechargeables. Emmanuel Macron présentera un plan de soutien de la filière demain.

Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie, sera l'invité de Jean-Jacques Bourdin à 8h30 sur RMC et BFM TV. Le gouvernement devrait décider aussi la semaine prochaine de rouvrir ou non les lycées, trancher sur le maintien ou pas de l'oral de français pour le bac. Dans les zones les plus touchées par le virus, les collèges n'ont pas encore rouvert et une partie des élèves ne se voient plus y retourner. Illustration à côté de Troyes dans l'Aube, Florian Chevalet, Romain Poiseau. En pleine partie de football, Marouane, 15 ans, n'envisage pas une seule seconde de reprendre l'école.

30:55
Auditeur

Non, je ne serai pas prêt. Je vous dis la vérité. Je ne m'y attends pas.

30:59
Présentateur

Ça fait longtemps, c'est loin à l'école quand même. On est déjà en vacances dans notre tête. Pourtant, lui et Caïs, son petit frère de 12 ans ont des devoirs à faire tous les jours

31:06
Auditeur

et des cours sur Internet. Moi, je décrochais un peu deux fois. Je n'ai pas concentré. En plus, la prof, elle ne peut pas te voir sur mon téléphone. Il sonnait toutes les deux secondes. Je ne pouvais pas m'empêcher de regarder les messages.

31:16
Présentateur

Mais une fois arrivé à la maison, la console branchée dans le salon, il est difficile de se concentrer.

31:20
Auditeur

Là, maintenant, je joue tout le temps comme le lendemain, il n'y a jamais école. Et je joue trop fort. Les parties s'enchaînent sous le regard inquiétiste à Anne, leur maman. Je pense que les lacunes se sont creusées. Ils ne comprenaient pas tout le temps le travail à faire, les consignes. C'était déjà un peu fragile. Mais là, avec le confinement, ça s'est un petit peu plus creusé. Je suis quand même inquiète pour la rentrée.

31:38
Présentateur

Une inquiétude partagée par Dorothée Pelé, cette éducatrice spécialisée craint que certains élèves n'aient plus aucun contact

31:44
Auditeur

avec l'école

31:44
Invité

d'ici septembre. Il va y avoir peut-être des redoublements. Ça va être un niveau scolaire très faible. Aujourd'hui, elle espère la mise en place

31:51
Présentateur

par l'Éducation nationale de dispositifs pour limiter le décrochage scolaire.

31:55
Invité

On vous emmène en Corrèze aussi ce matin. Initiatives solidaires. Des soignants de l'hôpital de Brive-la-Gaillarde ont décidé de lancer une cagnotte pour les restaurateurs et les hôteliers qui leur ont apporté du soutien pendant la crise. Capucine Bouillot. Midi et soir, le docteur Nicolas Pichon et les soignants de l'hôpital de Brive-la-Gaillarde recevaient des repas de la part des restaurateurs des environs.

32:16
Présentateur

Toutes sortes de petites attentions très réconfortantes pour le personnel qui vivait des moments émotionnels assez difficiles.

32:24
Invité

Une solidarité qu'il veut rendre aujourd'hui pour aider les restaurants mais aussi les hôtels qui ont accueilli des soignants partout en France.

32:30
Présentateur

Quelques euros de chaque soignant en France permettraient de venir en aide à pas mal de restaurateurs et d'hôteliers qui vont se retrouver en difficulté. Voilà, ça serait un juste retour des choses qu'à notre tour nous les soignants de leur venir en aide.

32:45
Invité

Une initiative bienvenue pour Clément Bergaud qui a ravitaillé en burger les équipes de l'hôpital de Brive.

32:51
Présentateur

Je ne m'y attendais pas du tout. C'est fou quoi. Je veux dire que c'est super sympa de leur part. Moi personnellement je suis une petite structure. Ça fait du bien d'avoir du soutien du soutien qui est rendu.

33:03
Invité

Chaque euro sera reversé à l'union des métiers de l'industrie hôtelière qui distribuera l'argent aux commerces indépendants en difficulté. RMC 7h37 Camélia Jordana propose de débattre en direct avec Christophe Castaner. Message lancé sur Twitter. Samedi, la chanteuse et actrice a accusé les policiers de massacrer des hommes et des femmes pour leur couleur de peau. Propos mensongers, honteux, lui a répondu le ministre de l'Intérieur. Réaction aussi du rappeur et écrivain Abdel Malik hier soir sur BFM TV.

33:32
Présentateur

On peut dire des choses par l'émotion mais ça n'empêche que ça puisse refléter une réalité concrète qui existe aujourd'hui ou qu'une certaine partie de la communauté nationale est à la fois stigmatisée et en termes de justice il y a deux poids deux mesures on peut avoir ce sentiment-là. Mais je pense que par rapport aux politiques par rapport aux ministres c'est des gens qui doivent faire preuve d'une certaine sagesse et essayer d'apaiser les choses c'est important d'apaiser la justice évidemment c'est le glaive mais c'est aussi la balance c'est-à-dire rechercher l'équilibre et essayer de comprendre les gens.

34:01
Invité

Yves Lefebvre secrétaire général du syndicat unité SGP Police et Faux sera votre invité ce matin sur RMC Jean-Jacques. Oui dans quelques instants. Les courses à Lyon-Paris Mathieu. Le pronostic de la Dream Team des courses RMC favori numéro 5 Bélar Riva Outsider numéro 12 Glissandrine le 5 et le 12. Bien il est 7h38

34:23
Présentateur

savoir et comprendre le matin sur RMC avec les réactions les témoignages tout en direct. Le matin ce qui explique parfois des petits problèmes de Skype mais bon c'est comme ça c'est le déconfinement. Les policiers sont censés nous protéger mais il y a des milliers de personnes qui ne se sentent pas en sécurité face à un flic et j'en fais partie. Qui dit cela ? Et bien la chanteuse Camélia Jordana Yves Lefebvre bonjour. Bonjour Jean-Jacques Bourdin. Yves Lefebvre vous êtes secrétaire général du syndicat UNIPT SGP Police FO vous vous sentez insulté accusé incitation à la haine ou pas ?

accusé insulté je dirais menacé pour mes collègues encore plus qui ne le sont dans certains quartiers et bien évidemment aujourd'hui moi j'attends je dépose plainte je dépose plainte au titre d'unité SGP Police et j'attends une réaction massive je dirais de l'opinion politique par rapport à ça à contrario de ce que je viens de lire il y a quelques instants de la position d'un ex-marcheur du Val d'Oise qui vient soutenir cette personne Aurélien Taché je crois oui c'est ça l'ancien député La République En Marche qui est maintenant dans le nouveau groupe voilà on est dans cette vague qui malheureusement grossit de pseudo-politiques de pseudo-artistes de pseudo-journalistes pour certains qui aujourd'hui viennent stigmatiser les forces de l'ordre comment peut-on dire et comment peut-on laisser dire sur une chaîne quand même du service public de tels propos les policiers massacrent mais Jean-Jacques Bourdin c'est probablement scandaleux non les policiers ne massacrent pas oui les policiers sont républicains non les policiers ne sont pas fascistes et ça moi j'attends de Camélia Jordana parce qu'elle prétend vouloir faire un débat avec Christophe Castellaire c'est facile de faire un débat avec un homme politique ou de prétendre à vouloir le faire qui ne lui répondra jamais alors moi si elle veut Camélia Jordana je débat avec quelqu'un quand elle veut ou elle veut et je lui laisse le choix de la scène ici avec grand plaisir avec grand plaisir ici j'organise le débat sans aucun problème entre vous deux voilà ce qu'elle dit je ne parle pas des manifestants je parle des hommes et des femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue et qui se font massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau c'est un fait dit-elle aujourd'hui j'ai les cheveux défrisés quand j'ai les cheveux frisés je ne me sens pas en sécurité face à un flic en France mais vous imaginez moi ça fait référence aux pires états fascistes qu'on ait pu connaître dans notre histoire ou qu'on connaît dans certains autres pays qui ont le nôtre alors tant qu'il y a des erreurs et d'ailleurs l'écrivain Philippe Besson le dit justement durant cette émission quand il y a des erreurs je suis le premier à dire oui il y a des erreurs mais ne faisons pas de cas isolés une généralité dans la police nationale il y aurait un racisme latent au sein de la police nationale il y a des erreurs non absolument pas il peut avoir comme à l'image de la société des policiers comme des gendarmes comme toute autre personne qui peut à un moment donné commettre une dérive une erreur oui c'est vrai et à ce moment là je suis le premier à le dire je l'ai dit il y a de ça quelques semaines pour des propos tenus sur l'île Saint-Denis oui à ce moment là ils font enquête et si l'enquête démontre qu'il y a eu de tels propos que de tels propos ont été tenus il faut des sanctions mais dire aujourd'hui que les policiers massacrent des milliers de personnes sous prétexte sous couvert de leur couleur de peau de leurs cheveux de leur origine mais c'est profondément faux oui les policiers aujourd'hui ont de plus en plus de soucis à travailler dans les banlieues mais quand on dit ça quand on dit ça quand une telle personne peut dire ça aujourd'hui c'est balayer d'un revers de main les tirs de mortier c'est balayer d'un revers de main les risques qui ont couru pour la population par rapport à des jeunes sur des modèles des rodéos motos dans les rues dans les quartiers sur les trottoirs c'est aujourd'hui insulter nos dizaines de collègues qui décèdent par le suicide de tous les ans c'est insulter une police républicaine c'est remettre en cause les valeurs de notre république tout simplement parce que comment demain de tels gens ne font que je dirais attiser une haine il faut aujourd'hui pour les jeunes qui veulent rentrer dans la police remettre en cause je dirais toute leur vocation par rapport à ça le flic est là pour défendre la veuve et l'orthelin et le flic est là pour arrêter ceux qui veulent tenter de porter atteinte à cette même population que nous protégeons nous protégeons avec un grand P c'est inacceptable bien merci et bien j'organise ça Yves Lefebvre merci beaucoup secrétaire général du syndicat unité SGP police FO qui dépose plainte donc contre Camélia Jordana il est quelle heure il est 7h43 vous êtes sur RMC c'est là que ça se passe dans un instant nous parlons de l'hôpital avec Frédéric Valtoux qui est le président de la fédération hospitalière de France à tout de suite

39:14
Invité

RMC pour un direct vos messages nombreux au sujet des propos de Camélia Jordana Patraïque nous dit elle doit être lourdement sanctionnée Philippe nous dit il n'y a pas de raison d'avoir peur si vous respectez la loi vous n'avez pas de soucis avec la police pareil pour Serge il n'y a pas de violence si on est correct avec nos forces de l'ordre rien à craindre au contraire Anis Bou nous dit moi j'ai peur de la police je vais à Marseille quartier Noailles je vois certains comportements une hantise du policier qui existe bien sûr il y a des trafics mais les violences sont systématiques et ce ne limite pas qu'aux trafiquants à chaque contrôle le coeur qui bat la peur qui monte et pourtant je n'ai jamais eu rien à me reprocher Mickaël dit aussi qu'il n'y a pas que dans les quartiers populaires que ce sentiment là existe les violences policières sont de plus en plus fréquentes et non punies ça fait bien longtemps qu'on n'a plus confiance dans les forces de l'ordre Auria nous dit que certains fonctionnaires de police ont déchiré le pacte républicain là c'est spécial il s'installe dans la violence gratuite Camélia Jordana je la soutiens nous dit Auria et vous continuez de réagir 32 16 rmc.fr ce matin rmc 6h 9h vaut en direct bien

40:21
Présentateur

Ségur de la santé qui va commencer aujourd'hui grande concertation avant un plan présenté au mois de juillet début juillet ce matin dans Libération des soignants publie un manifeste ils écrivent à Emmanuel Macron Quentin Vinet que veulent-ils ?

ils réclament tout simplement des moyens pour la santé ils demandent une revalorisation des carrières pour les soignants un accès aux soins égal pour tous quel que soit son territoire une réforme de l'assurance maladie davantage de liés aux urgences une refonte des études de médecine et un stock de masques un stock stratégique comme il l'appelle pour au moins 6 mois Frédéric Valtoux bonjour bonjour président de la Fédération Hospitalière de France vous participez évidemment à cette grande concertation Frédéric Valtoux première chose la priorité les traitements les salaires de tout le personnel soignant il faut augmenter ses salaires Frédéric Valtoux vous le demandez aussi oui il faut considérer enfin ceux qui ont fait face à la crise ceux qui ont montré à quel point ils pouvaient être engagés et sous les yeux de tous les français il faut considérer et les rémunérer à leur juste place c'est ça qui est important alors il y a les soignants mais il y a tous les métiers de l'hôpital tous les petits métiers dont on ne parle moins mais qui participent à faire tourner l'hôpital donc il y a effectivement un grand enjeu parce que c'est dans tous les métiers de l'hôpital que les salaires sont très bas et qu'aujourd'hui il faut poser la question de la juste rémunération c'est majeur c'est important sans ce signal là on ne fera pas autre chose oui il faut absolument si j'ai bien compris réduire les écarts de rémunération entre le public et le privé Frédéric Valtoux alors les écarts de rémunération entre public et privé c'est un autre sujet parce qu'effectivement au fil du temps s'est installé un système de santé ou par exemple pour un médecin prenez un exemple d'un médecin radiologue il peut gagner trois fois plus en traversant la rue et en allant s'installer dans la clinique en face il n'aura pas les gardes à faire il aura la gestion de son temps et de son planning il aura moins de contraintes et il aura un salaire parfois trois fois supérieur donc c'est vrai que ces écarts là qui ont grandi avec le temps qui se sont accentués avec le temps il faut absolument poser la question parce que c'est un élément de concurrence auquel l'hôpital ne peut pas faire face et on voit nos forces surtout médicales je pense que ça concerne beaucoup les médecins qui parfois s'en vont et ça c'est un sujet que personne n'évoque mais qu'il faut mettre sur la table de manière très précise bien vous êtes associé évidemment à cette réflexion un millier d'hôpitaux publics la fédération hospitalière de France 3800 établissements médicaux sociaux vous allez être associé aux côtés de représentants des hôpitaux des EHPAD de la médecine de ville et évidemment de tous les personnels soignants ou pas Frédéric Valtou à l'hôpital parce qu'il y a des choses que le grand public ne comprend pas c'est vrai qu'on nous dit et c'est la réalité les personnels soignants ou non soignants sont mal payés mais en même temps il y a de l'argent qui va vers l'hôpital alors où passe cet argent est-ce qu'il doit être mieux utilisé est-ce qu'il peut être mieux utilisé alors deux mots et sans à le redire avec trop de chiffres la France consacre 200 milliards à ses dépenses de santé l'hôpital c'est 80 milliards d'euros donc oui c'est une partie majeure mais ce n'est pas la totalité évidemment des dépenses de santé il y a la médecine de ville il y a la médecine générale les problèmes de l'hôpital ce n'est pas que ce qui se passe dans les quatre murs de l'hôpital c'est aussi ce qui se passe autour comment on peut régler le problème des urgences si on ne règle pas la question de l'accès aux généralistes pour les français comment on règle la question des financements de l'hôpital comme vous le dites effectivement si on ne s'intéresse pas c'est 30% de dépenses de santé qui dans le système ce sont des dépenses inutiles des actes redondants des actes non pertinents donc là il y a des marges de manœuvre financières où effectivement on peut rationaliser la dépense mieux dépenser pour pouvoir mieux payer le salaire oui mais attention tout le monde a peur tout le monde a peur le personnel dit très bien mieux dépenser rationaliser mais ça veut dire moins de personnel rationaliser c'est un mot rationaliser qui fait peur non ça ne veut pas dire moins de personnel ça veut dire que aujourd'hui quand dans un département à l'autre d'un département à l'autre mitoyen vous avez des écarts de pratique ou par exemple sur une opération de la cataracte parce que vous habitez tel département vous êtes deux fois moins opéré de la cataracte que le département d'à côté ça veut dire que dans le département d'à côté il y a sans doute des gestes médicaux qui ne servent à rien il n'y a aucune raison que vos voisins à 50-100 km soient deux fois plus opérés de la cataracte dans les pratiques médicales il y a des écarts il y a de telles différences qui derrière génèrent des dépenses qui sont importantes et qu'il faut absolument arriver à équilibrer et là on gagnera déjà je ne parle même pas des moyens pour faire tourner à l'hôpital je parle des pratiques médicales de l'ensemble des professionnels de santé et j'y inclue bien sûr le privé là effectivement on a des écarts qui permettront des économies importantes qu'on réinvestira pour les 250 ou 300 euros nécessaires pour mieux payer 300 euros par mois pour mieux payer l'infirmière ou l'aide soignante mais aussi qu'on pourra mieux payer la consultation généraliste qui aujourd'hui est trop basse à 25 euros vous voyez donc il y a des dépenses dans notre système de santé il y a beaucoup de déperditions d'argent et c'est cette déperdition là qu'il faut s'attaquer pour effectivement concentrer la dépense là où elle est utile le salaire les petits salaires et l'investissement hospitalier etc bien merci beaucoup Frédéric Valteau on aura l'occasion de vous retrouver évidemment tout au long de ce plan de cette discussion il faut aussi dites vous sortir du carcan national pour introduire des dérogations aux 35 heures dans le respect du dialogue social il est 7h52 c'est l'heure des explications avec Nicolas Poincaré Nicolas il y a des hommes et des femmes qui se sont enrichis pendant le confinement mais pas qu'un peu très enrichis pas qu'un peu comme vous dites il y a des fortunes qui se sont construites et puis d'autres qui ont simplement encore plus gonflé si on prend par exemple les 600 premières fortunes américaines elles ont augmenté de 434 milliards de dollars en deux mois seulement entre la mi-mars et la mi-mai les calculs ont été faits par l'association des contribuables américains avec les chiffres du magazine Forbes ça veut dire que ces 600 ultra riches américains ont gagné en moyenne chacun 720 millions en deux mois soit exactement 12 millions par jour mais ce n'est qu'une moyenne parce que si on rentre dans le détail et bien plus ces fortunes sont importantes plus elles ont grossi Jeff Bezos l'homme le plus riche du monde et de plus en plus le plus riche du monde puisque le fondateur d'Amazon a gagné 34 milliards de dollars en deux mois Mark Zuckerberg 25 milliards Bill Gates 8 milliards Elon Musk le fondateur de Tesla et des fusées SpaceX a vu sa fortune augmenter de 48% en seulement deux mois soit 36 milliards de plus aujourd'hui mais qu'est-ce qui explique de tels envolés ?

Alors une seule raison ce sont les cours de la bourse la bourse avait d'abord dégringolé dégringolé jusqu'à la mi-avril jusqu'à la mi-mars pardon et depuis elle ne cesse de monter donc quand on parle de ces gains des très riches américains on oublie de dire que beaucoup avaient perdu presque autant pendant le mois qui avait précédé mais pas tous parce que puisqu'on parlait de Jeff Bezos il a donc gagné 250 000 euros par minute depuis la mi-mars alors qu'il n'avait lui pas perdu au cours du mois de février donc c'est vraiment une envolée de sa fortune ce qui frappe c'est l'amplitude de ses mouvements et puis le fait que la bourse américaine puisse ainsi monter pendant deux mois alors que dans le même temps 38 millions d'américains se sont inscrits au chômage depuis le début de la crise la bourse déconnectée de l'économie réelle je ne sais pas c'est une grande question quels sont les secteurs qui profitent le mieux de la crise ?

alors beaucoup de secteurs mais notamment ce qu'on appelle le stay at home le rester à la maison par exemple Netflix l'action a gagné 46% Facebook plus 60% en ramassant tout ce qui reste de la publicité un bon exemple de ces nouvelles fortunes c'est le fondateur de Zoom qui vient de gagner personnellement 4 milliards en 3 mois Zoom c'est cette application qui permet de faire du télétravail des visioconférences ou bien des apéros virtuels son activité a progressé de 1900% en quelques semaines et son fondateur qui est un chinois parti de rien un fils de mineur qui s'était vu refuser 7 fois son visa d'entrée aux Etats-Unis finalement il a eu ce visa il est rentré aux Etats-Unis il s'est installé en Californie il a donc développé Zoom quasiment tout seul et en ne pratiquant en ne parlant pratiquement pas l'anglais il y a 2 ans il n'avait aucune fortune aujourd'hui il a 8 milliards de dollars une fulgurante ascension il est dans les 200 américains les plus riches incroyable on trouve aussi des français parmi ceux qui sont en train de faire fortune alors au moins 2 français qui ont fait beaucoup beaucoup d'argent ces dernières semaines d'abord un trader Pierre Endurand il a 43 ans il vient d'Aix-en-Provence c'est un ancien champion de natation junior aujourd'hui il est passionné de kickboxing vous savez c'est ce sport où tous les coups sont permis ce qui convient assez bien aux traders il a travaillé chez Goldman Sachs à 27 ans seulement il touchait déjà un bonus annuel de 20 millions d'euros ensuite il a fondé un fonds d'investissement spéculatif c'est-à-dire qu'il place l'argent des autres sur les marchés risqués ses bureaux sont à Londres mais lui vit à Malte et il vient de réussir à Malte à Malte et il vient de réussir des raisons fiscales un très très beau coût en pariant sur la baisse des cours du pétrole en fait il est le seul qui avait prédit qu'il était possible que le cours du pétrole passe en dessous de zéro avec un prix donc négatif ce qui est arrivé brièvement le 21 avril et ce qui lui a rapporté beaucoup beaucoup d'argent et l'autre français qui est en train de construire une fortune c'est Stéphane Bancel le PDG du labo américain Moderna voilà c'est un ingénieur français de 47 ans issu du lycée Ginette à Versailles de l'école centrale à Paris de l'université Harvard aux Etats-Unis il a travaillé au Japon puis en France pour Biomérieux et puis en 2011 il a donc participé à la fondation de Moderna c'était un pari audacieux une petite start-up qui veut se développer qui veut développer une nouvelle famille de médicaments basés sur des modifications génétiques pour que le corps fabrique ses propres défenses soit contre le cancer soit contre le virus est arrivé le Covid-19 Moderna est un des labos les plus avancés sur la recherche d'un futur vaccin l'action s'est donc envolée et Stéphane Bancel se retrouve à la tête d'une fortune évaluée à 2 milliards et demi de dollars on appellera ça sans doute les fortunes Corona les fortunes Corona et il est installé dans le Massachusetts merci beaucoup merci il est 7h57 tout à l'heure un homme de l'économie l'homme de l'économie en France puisque c'est Bruno Le Maire le ministre de l'économie qui lui ne fait pas fortune enfin ah non non il ne fait pas fortune la France non plus pour l'instant il est 7h57 la France qui s'endette à suivre

51:09
Invité

nous suivons et nous soutenons son combat depuis le début première victoire du restaurateur Stéphane Manigold la justice ordonne à son assureur AXA d'indemniser sa perte d'exploitation Stéphane Manigold avec nous juste après le journal de 8h sur RMC

51:22
Présentateur

RMC