Aller au contenu
Tous les transcripts
AutreCnap - Centre national des arts plastiques· 4 juin 2017 13 minAutoproduitPortrait personnel

Intervention de Charles Gautier, Journée d'étude : design graphique / typographie - 2016

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 100 %

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

alors bonjour à toutes et tous et merci beaucoup à 100 des arts plastiques et à véronique marié de m'avoir contacté pour me proposer de parler de mes recherches ces types d'événements sont rares donc ils sont forcément intéressant est appréciable donc je m'appelle charles gautier donc je suis engagé dans une thèse de doctorat à l'université paris descartes dans un département de sciences du langage je vais commencer par vous dire un mot rapide sur mon parcours il explique je crois en bonne partie les raisons pour lesquelles je me suis orienté vers les thématiques de recherche qui sont les miennes et dont je vais parler aujourd'hui et je vous dirai ensuite un mot sur mes recherches précédentes et bien sûr sur la thèse de doctorat que je suis en train de terminer concernant mon parcours j'ai été assez rapidement concernés par la question du graphisme puisque j'ai été élèves et étudiants dans deux établissements particulièrement liés aux arts et industries graphiques je veux parler de l'école du livre et des arts graphiques maximilien vox et de l'école estienne en parallèle de ma formation de maquettiste et de graphistes j'ai été rapidement des jets rapidement développé une passion pour l'histoire des arts graphiques j'ai découvert des ouvrages sur la question des ouvrages de fernand bodin de gérard blanchard ou de rené ponot et ils ont suscité en moi un très vif intérêt intérêt pour l'histoire des arts graphiques pour l'histoire du design et pour l'histoire de l'écriture ce sont donc les livres comme beaucoup d'entre vous j'imagine et quelques rencontres notamment avec des enseignants qui sont au point de départ de ma vocation donc j'ai décidé de m'inscrire à l'université dans l'idée de réaliser des recherches autour des questions de graphisme je me suis donc inscrit dans un département de sciences du langage à l'université paris descartes pour deux raisons en particulier je voyais les sciences du langage comme une discipline ouverte question de signes d'écriture autrement dit de langage au sens général et non pas forcément ou simplement de langues parlées sur ce point je ne mettais pas trompé à ceci près peut-être que je découvrais que l'intérêt des sciences du langage pour l'écriture était un intérêt pour le moins ou ambiguës ou conflictuelles quoi qu'il en soit un certain nombre de mes lectures notamment de roland barthes ou de rené lindekens et de quelques autres finir par me convaincre de la justesse possible de cette décision mon choix des sciences du langage était aussi motivée par mon envie de travailler avec le linguiste l'anthropologue jean didier urbain c'est lui qui a suivi mes recherches en master et qui me suit en test aujourd'hui je reviens donc à mes recherches en arrivant à l'université en master 1 je me suis plongée avec grand intérêt dans le monde des sciences du langage est dans le champ de la linguistique j'ai assez vite orienté mes recherches autour des liens qui peuvent exister ou qui pouvaient exister entre le graphisme et la linguistique j'apprenais que des graphistes moderne membres ou proches de dubai house avait été influencé par la lecture d'un ouvrage de walter portman ouvrage que portman avait lui même écrit à partir de sa lecture du cours de linguistique générale je percevais donc une passerelle et j'essaie de comprendre de quelle manière ce livre le cours de linguistique générale avait pu influencer indirectement et peut-être inconsciemment des créations graphiste moderniste comme celle de jan tschichold ou de harvard d'ailleurs je comprenais en lisant ce livre de deux sauts sûr que ceux sur y tenait un discours spécifique à propos de l'écriture ai je décidé d'analyser ce discours il était étonnant pour moi de voir de quelle façon un certain discours sur l'écriture et plus spécifiquement un discours dépréciatif de seconde à risation de l'écriture avait pu susciter quelques engouement chez des artistes graphistes ou typographe il y avait là quelque chose de paradoxal et peut-être de symptomatique en seconde année de master je m'intéresse à une autre question non sans lien avec mes recherches précédentes c'est la notion de fonctionnalisme et la notion de transparence appliquée aux graphismes qui m'intéressait que voulait tout dire lorsqu'on affirmé que telle forme été transparents ou au contraire qu'elles ne l'étaient pas par extension à cette question je m'interrogeais sur les discours sur les formes graphiques je découvrais la sociolinguistique l'analyse de discours et je me plongeais dans ce qu'on peut appeler les imaginaires graphique ou la construction des significations défendre peu à peu je m'avançais vers ce qu'allait être mes thèses enfin les thématiques de recherche pour ma thèse et je m'apercevais que celle ci serait à la lisière de la sociolinguistique de l'histoire du graphisme et peut-être de la sémiologie j'en arrive donc à la thèse de doctorat celle ci porte sur la question des liens entre l'écriture et le politique plus particulièrement au 20e siècle pas n'importe quelle écriture ni n'importe quelle politique je veux parler de l'écriture comme image l'écriture chacun le sait a une double identité elle est un code linguistique est une forme graphique ma thèse se concentre spécifiquement sur la dimension iconique de l'écriture je m'attache donc aux formes ou à ce que les linguistes peuvent appeler le signifiant graphique je crois que ce signifiant on peut dire ou révéler des choses sur le plan de l'expressivité mais aussi sur le plan politique je souhaite aussi précisé qu'il ne s' il ne s'agit pas d'étudier les écritures individuel je m'intéresse aux écritures qu'on pourrait appeler collective culturel ou civilisationnel j'étudie donc la relation entre l'écriture et la police et le politique jeudi le politique pour insister sur des notions de pouvoir d'organisation ou de coercition et pour m'écarter du politique au sens politicien du terme j'aimerais vous expliquer les raisons de ce choix et vous en dire un peu plus sur mon sujet en plongeant dans l'histoire et l'épistémologie de la linguistique moderne je me suis rendu compte rapidement que cette discipline avait vu le jour au début du 20e siècle en s'appuyant essentiellement sur deux rejets le rejet de l'écriture perçu comme un médium normatif prenant trop de place dans l'analyse du langage sous sur parle de la tyrannie de l'écriture et le rejet ou plutôt l'écartement méthodologique des faits sociaux au profit d'une analyse interne du système de la langue or c'est de rejet qui étaient aussi des rejets circonstancielle car ils ont eu dans les années 1900 dans les années 1910 une vraie raison d'être pour inventer une discipline canalise la langue orale en elle-même et pour elle-même sont précisément ce qui m'intéressait je me retrouvais donc dans une position où je voulais étudier ce que la linguistique historique avait mis de côté l'écriture et les faits sociaux heureusement je pu trouver dans une littérature plus récente une réhabilitation de ces objets pour l'écriture chez des auteurs aussi différents que jade goody elle m'avait christain ou encore béatrice frankel et pour l'importance des faits sociaux chez des sociolinguiste comme willem labeouf ou jean calvé j'inscris donc ma tasse dans un double héritage celui des chercheurs qui ont réinséré dans le champ des sciences humaines l'écriture comme un objet dignes d'intérêt et celui des chercheurs qui ont insisté sur l'importance des faits politiques et sociaux dans la construction et l'appréhension des langages à partir de là je fis un deuxième constat qui est à l'origine de mon sujet je m'aperçus que si la question des liens entre la langue et le pouvoir avait fait l'objet de nombreuses recherches il en aller différemment de ce qui concerne la question des liens entre l'écriture et le pouvoir il existe bien sûr des recherches sur les cris et le pouvoir on peut penser hors charges de henri jean martin jack goody de roger chartier et d'autre de la question du rapport entre le pouvoir et l'écriture je veux dire l'écriture envisagées n'ont pas prioritairement mais essentiellement comme image comme graphie a été moins questionnés dans le champ des sciences du langage surtout en ce qui concerne le 20e siècle et c'est pourtant ce lien qui m'intéressait il s'agissait pour moi de déplacer donc deux focales celle de la langue et celle de l'écrit pour m'intéresser à l'écriture c'était donc pour moi un retour aux formes graphiques je questionne donc la graphie et son rapport au pouvoir dans les préalables de ma thèse se trouve une réflexion sur le pouvoir des formes de l'écrit pour mener ce questionnement introductif je puise à la fois dans le monde des arts graphiques en évoquant des figures comme pierre fauchon ou erp global in et dans le monde des sciences humaines en rappelant par exemple la rencontre que fille claude lévi-strauss avec julio un membre de la tribu des na'vi coira qui avait en recopiant l'écriture de l'anthropologue sans la connaître suscité la crainte et l'admiration des membres de sa communauté dévoilant ainsi la puissance possible de l'écriture comme image la question de l'expressivité de l'écriture les graphistes la connaissent bien mais c'est une chose que les sciences humaines ont tendance à moins apercevoir l'idée de prosodie est toujours associé à la parole et non à l'écriture et on suit souvent dans le dans les sciences humaines l'idée rousseauiste du caractère et inexpressif voir fiche et de l'écriture en comparaison à la langue orale c'est pourtant une question liminaire importante car c'est parce que l'écriture peut-être expressif qu'elle peut être politique mais la partie centrale de ma thèse concerne moins le pouvoir de l'écriture que le pouvoir sur l'écriture c'est à dire plus spécifiquement la question des politiques linguistiques de l'écriture et la question de l'instrumentalisation de l'écriture à des fins politiques et donc les discours sur l'écriture ou les imaginaires de l'écriture cette idée m'est venue notamment après un événement particulier la destruction en septembre 2013 dans la ville de vukovar en croatie par des centaines de personnes des panneaux routiers de la ville au prétexte que ces derniers tout récemment installée était biskri bureau c'est à dire à la fois inscrit en caractères latins et en caractères cyrilliques je n'ai pas le temps essayé d'insister sur cet événement mais vous comprenez ce qu'il peut impliquer car cette destruction était bien sûr politique est liée à un rejet de l'écriture cyrillique j'ai donc envie d'interroger à partir de cet exemple la question de la politique et de l'écriture au 20e siècle le veut savoir si la graphie a eu partie liée d'une façon ou d'une autre avec quelques grands paradigmes politique de ce siècle mattez s'articule autour de l'opposition entre le particulier et l'universel et de cette dichotomie peut naître des questions non pas subsidiaire mais complémentaires comme la comme la question du progrès ou du conservatisme j'étudie l'écriture et la question identitaire à partir d'événements divers qui peuvent être éloignés mais qui ont en commun d'avoir engendré une cristallisation culturel ou nationalistes à partir de l'écriture on a parlé de la croatie mais il peut être question d'autre que d'autres choses le gothique où diverses pratiques d'ethnocentrisme scripturale quant à la question de l'universalisme j'essaie de montrer qu'elle n'a pas concerné dans le champ de la communication que la longue mais aussi l'écriture j'opère une distinction entre les écritures universel et les écritures universaliser et je propose une analyse des enjeux politiques manifestent ou implicites dépasser graphie à chaque fois je suis particulièrement sensible au discours mon corpus n'est pas fait que d'image les discours font aussi partie de mon corpus ce sont eux que j'analyse à la fois pour russe restitués ou recontextualiser événement mais aussi afin de montrer le caractère politique et souvent contestables des propos sur l'écriture propos qui se présente souvent comme naturelle ou scientifique je m'intéresse pour reprendre l'expression qu'utilise philippe beau changer dans le gothique urbain ou processus de sémantisation des formes scripturale en linguistique nous pourrions parler de projection ou d'imaginaire il s'agit d'analyser des textes qui portent un regard apologétique ou accablants à propos de l'écriture il montrait notamment que ces discours sont souvent motivés non par des raisons rationnelles ou scientifique mais par des désirs politiques ou idéologiques l'écriture en tant qu'image est aussi politique jean claude milner écrit on sait au reste que de toujours les dictateurs de césar à staline se sont préoccupés de la langue il reconnaissant l'image la plus fidèle d'un pouvoir nu qui n'a même pas dire son nom je crois que c'est également vrai de l'écriture pour conclure et je me rends compte que j'ai fait que ça a été assez court je sais trés et yang qui disait que nous la jugeons la pire ou la meilleure des choses l'écriture en tout cas mérite qu'on y réfléchisse c'est ce que j'essaie de faire merci