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Podcast / conversationRadio Classique — L'invité de la matinale (sur Podcast)· 22 janvier 2026 15 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsEurope & internationalDéfense

Alain Duhamel : « Il y a une division entre les Français que je n’ai pas vue depuis 1981 »

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:28OuverteRéponse directe

    Imaginez que je sois Donald Trump. Quelle question auriez-vous envie de me poser ?

  • 1:33OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a chez cet homme quelque chose qui vous fascine ou qui pique votre curiosité ?

  • 2:08OuverteRéponse directe

    L'Europe est à la croisée des chemins dans sa relation avec le reste du monde. Êtes-vous inquiet pour la qualité, la pluralité de notre vie politique européenne ?

  • 3:34OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça n'est pas l'Europe et les relations internationales qui vont sauver ce qu'on appelle la fin de règne du président de la République ?

  • 4:53OuverteRéponse directe

    Si vous deviez comparer la fin de règne d'Emmanuel Macron à celle d'autres présidents de la Ve République, est-ce qu'il est plus conspué, plus détesté que certains autres ?

  • 5:40OuverteRéponse directe

    Le niveau des politiques a-t-il baissé à mesure que le niveau de complexité du monde augmentait ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:52Invité politiqueFait
    « C'est le désorganisateur en chef de l'économie mondiale. »
  • 1:18Invité politiqueFait
    « En France, il n'y a que les Chinois qui ont été capables réellement de lui tenir tête. »
  • 2:27Invité politiqueFait
    « Mme von der Leyen m'exaspère souvent par sa puise inanimité. »
  • 2:35Invité politiqueFait
    « Je l'avais vu aller s'agenouiller devant Trump sur un golf comme si c'était un vassal qui se présentait devant son suzerain. »
  • 4:07Invité politiqueFait
    « Il est constant depuis qu'il est arrivé, depuis 2017, ce qui est une grande différence par rapport à tout ce qui se pratiquait depuis 30 ans. »
  • 10:20Invité politiqueFait
    « Il y avait deux Frances antagonistes, hostiles, qui se faisaient peur l'une à l'autre et qui étaient de taille et de poids absolument équivalents. »
  • 10:46Invité politiqueFait
    « On est à la fois aujourd'hui émiettés comme jamais depuis la 4ème République, donc émiettés et profondément antagonistes. »
  • 13:57Invité politiqueFait
    « Lisez. Lisez tout le temps. Ne vous contentez pas des dépêches. Lisez des livres. »

Temps de parole

  • Invité politique60 %
  • Présentateur36 %
  • Invité2 %

0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Radio Classique.

0:05
Présentateur

Alain Duhamel, bonjour. Bonjour. Je suis ravi de vous accueillir à ce micro sur Radio Classique. On va parler évidemment de ce livre, mais on vient de l'entendre avec Guillaume Tabard. Il y a quelqu'un qui écrase tout en ce moment, qui écrase la vie politique française, qui oblige les uns et les autres à se déterminer par rapport à sa conception du monde. Il écrase évidemment la vie politique internationale. C'est Donald Trump. Je vais vous mettre dans une situation un peu délicate, Alain Duhamel, mais imaginez que je sois Donald Trump. Quelle question auriez-vous envie de me poser ?

0:36
Invité politique

Où commence votre rationalité ?

0:40
Présentateur

Là où se termine votre faiblesse.

0:43
Invité politique

Là où se termine son côté totalement chaotique, contradictoire, instable, imprévisible, désorganisateur. C'est le désorganisateur en chef de l'économie mondiale. Personne n'a eu jusqu'à présent cet impact-là. à lui tout seul, il modifie les règles commerciales du monde entier. Bon, il y a eu des accords dans le passé, il y a eu des traités qui ont existé, mais lui, ce n'est pas un accord ou un traité, c'est ce qu'il impose au monde. En France, il n'y a que les Chinois qui ont été capables réellement de lui tenir tête.

1:23
Présentateur

Et un peu les Européens dans la séquence des dernières heures. Un peu. On verra si cette fermeté se confirme. Alain Duhamel, est-ce qu'il y a chez cet homme quelque chose qui vous fascine ou qui pique votre curiosité ? Ou alors, vous avez un jugement définitif sur lui ?

1:41
Invité politique

Son équilibre mental, ça pique vraiment ma curiosité. Parce que quand je regarde son comportement, je regarde de près, en plus, compte tenu de mon âge, je comprends et je compare assez bien, y compris ses mimiques et ses gestes, le côté physique du personnage, c'est une grenade

2:05
Présentateur

dégoupillée. Alain Duhamel, l'Europe est à la croisée des chemins dans sa relation avec le reste du monde et notamment avec l'Amérique. Vous n'avez jamais caché une sensibilité pro-européenne. Certes. Êtes-vous inquiet pour la qualité, la pluralité de notre vie politique européenne ?

2:22
Invité politique

Alors, la commission, et pour dire les choses, Mme von der Leyen m'exaspère souvent par sa puise inanimité. J'ai été effondré quand je l'avais vu aller s'agenouiller devant Trump sur un golf comme si c'était un vassal qui se présentait devant son suzerain. Je trouvais ça vraiment humiliant, donc je ne l'aime pas du tout. Je trouve la commission tellement lente, tellement timide. Bon. Et en même temps, plus le temps passe, plus la nécessité de l'Europe s'impose. Et plus même des pays comme la Grande-Bretagne qui ont tenu à demeurer à l'extérieur ou à y revenir, même le Royaume-Uni se rapproche de plus en plus de l'Union Européenne.

Parce que c'est simple, ce n'est pas par conversion idéologique, c'est parce que le seul moyen de peser réellement aujourd'hui dans le monde, c'est que l'Europe soit si non unie, ce qu'elle ne sera jamais, mais suffisamment solidaire

3:32
Présentateur

et audacieuse. Alain Duhamel, est-ce que ça n'est pas l'Europe et les relations internationales qui vont sauver ce qu'on appelle la fin de règne du président de la République ? Est-ce que finalement on le condamnait avec la dissolution à l'inaction, à l'impuissance ? Est-ce que ce n'est pas de ce côté-là qu'il va sauver son mandat ?

3:49
Invité politique

Vous avez raison en ce sens que ce qui reste à Emmanuel Macron, c'est essentiellement la politique extérieure, c'est-à-dire bien entendu la diplomatie, mais aussi les forces armées. Et que de ce point de vue, en ce qui concerne les forces armées, il est constant depuis qu'il est arrivé, depuis 2017, ce qui est une grande différence par rapport à tout ce qui se pratiquait depuis 30 ans, réellement depuis 30 ans. Bon, il a renforcé la défense française, je pense que ça, ça restera. Et puis, il a toujours cru à la nécessité de la dimension européenne, y compris en matière de défense, puisque là, il a été pionnier.

Et je me rappelle, on se rappelle tous d'ailleurs, ses grands discours, notamment à la Sorbonne, sur le moment, tout le monde s'est dit y rêver et tout le monde avait relevé, ce qui était d'ailleurs assez vexant pour lui, que l'Allemagne n'avait même pas répliqué, n'avait même pas répondu comme si c'était insignifiant. Oui, mais c'est ce qui se passe maintenant.

4:49
Présentateur

Les fins de règne sont difficiles pour les présidents de la République. Si vous deviez comparer celle d'Emmanuel Macron à celle d'autres présidents de la Ve République, est-ce que vous vous dites qu'il est plus conspué, plus détesté, plus honi que certains autres ? Ou finalement, il faut relativiser avec 60 ans d'expérience ?

5:07
Invité politique

Alors, il est plus rejeté que les autres. Mais que les fins de règne, notamment les fins de deuxième mandat, aient toujours été catastrophique et se soient toujours mal terminés pour tous les présidents, y compris De Gaulle. Puisqu'après tout, il a perdu son référendum en 69. Et ça a été la même chose. La fin de règne de François Mitterrand était dramatique. Les fins de règne sont toujours pour les deuxièmes mandats dramatiques. Et évidemment, aujourd'hui, c'est le cas. Alain Duhamel,

5:40
Présentateur

j'en viens à ce livre « Les politiques, portraits et croquis ». Ça vient de sortir aux éditions de l'Observatoire. Alors, ce qui m'a surpris, c'est que dans ce livre, qui est un abécédaire autant qu'un bestiaire et une galerie de portraits, Attal alterne avec Badinter, qui alterne avec Bardella, qui alterne avec Raymond Barr. Le niveau des politiques a-t-il baissé à mesure que le niveau de complexité du monde augmentait ? Parce que là, il y a des géants de la politique et puis il y a des apprentis qui sont un peu rapidement transformés en présidentiable.

6:14
Invité politique

Oui, c'est vrai. Mon expérience, c'est que c'est une question qu'on se pose à chaque génération. À chaque génération, on se demande « Mais est-ce que le niveau n'est pas en train de baisser ? Est-ce que les présidentiables ne sont plus ce qu'ils étaient ? » Vous savez, en 65, c'est la question qui se posait, 1965.

6:35
Présentateur

C'est-à-dire qu'on ne trouvait pas de candidat face à De Gaulle ?

6:37
Invité politique

Oui, et puis on se disait « Mais qui ? » Bon, et en 69, en 69, donc, Pompidou, Poher, etc., tout le monde a dit « Or, le niveau s'écroule. » Bon, alors Pompidou, moi, je n'étais pas un fan de Pompidou, mais enfin, Pompidou a montré qu'il avait quand même largement la stature d'un président. Bon, mais au moment de l'élection, on disait « Ah ben, ça n'est plus ça. » Et depuis, à la fin de chaque deuxième mandat, c'est moins vrai des mandats uniques, mais à la fin de chaque deuxième mandat, on se pose la question.

7:16
Présentateur

Alain Duhamel, en lisant votre livre, je me suis dit que vous auriez fait un formidable chasseur de têtes ou recruteur. On dirait, avec la littérature et votre style en plus, mais on dirait des comptes-rendus d'entretien avec des candidats à des gros postes que vous auriez évalués, jugés. Est-ce que vous vous êtes dit un jour ? Tiens, je suis en train de les recruter d'une certaine façon.

7:37
Invité politique

En tout cas, ce qui m'amuse, c'est qu'il y en a un certain nombre déjà qui se demandent « Est-ce que j'y suis ou pas ? » dans le livre. Bon, et puis, alors que le livre, bon, on a publié des bonnes feuilles, évidemment, mais enfin, il est en vente aujourd'hui. Il y en a qui déjà sont furieux. Mais c'est très bien, je suis très content. Qui est furieux de ne pas y être ? Alors, il y en a qui sont furieux de ne pas y être et il y en a qui sont furieux du sort que je leur donne.

8:06
Présentateur

Pourtant, vous y allez, je ne dis pas gentiment, mais avec un toucher de balle à la McEnroe, ce n'est pas des grandes claques, ce n'est pas des grands coups de roi, c'est plutôt un portrait brossé, impressionniste qui se forme ligne après ligne.

8:19
Invité politique

Il y en a un certain nombre qui prennent cher. Oui, quand même. Je ne veux pas être hypocrite, je sais ce que j'écris et parmi ceux qui sont en activité, entre ceux que je critique vraiment beaucoup et ceux dont je laisse entendre ou j'écris que ce qui est autre chose, ils n'ont pas le niveau. Ou qu'ils ont raté leur carrière. Voilà. Clairement.

8:47
Présentateur

Vous dites de certains que ce n'est pas possible. C'est fini pour lui. Oui. Au revoir, merci. Oui. Oui, je le dis. Qu'est-ce qui fait la réussite de ces gens-là ? Vous qui les côtoyez, quel est le caractère principal ? C'est la patience, l'opiniâtreté ? L'opiniâtreté.

9:02
Locuteur

Oui.

9:03
Invité politique

L'opiniâtreté, la ductilité. La ductilité.

9:07
Présentateur

Oui. Vous pouvez développer.

9:08
Invité politique

Ben oui, il faut être non seulement habile, mais intuitif. Parce que l'habileté sans intuition, ça ne sert à rien. Et notamment en politique.

9:17
Présentateur

On se désole aujourd'hui que finalement, ce soit des gens moins cultivés qu'autrefois. On leur a reproché de ne pas avoir connu la guerre, de ne pas avoir tutoyé l'histoire. Ce qui était le cas d'une génération de résistants comme Mitterrand. Enfin, de Gaulle surtout et Mitterrand par la suite. qui avait tutoyé de grands événements. C'est un procès injuste ?

9:40
Invité politique

C'est surtout un procès qui est factuellement faux dans la mesure où nous sommes dans une période de grandes épreuves. De grandes épreuves internationales. On le voit. Entre Poutine et Trump, on est quand même assez mal entouré. Mais aussi national. Et moi, une des choses qui m'inquiète le plus dans la situation actuelle, c'est le retour de division et d'animosité entre les Français à un stade que je n'ai pas connu depuis 1981. En tout cas, en 1981, il y avait deux Frances antagonistes, hostiles, qui se faisaient peur l'une à l'autre et qui étaient de taille et de poids absolument équivalents.

D'ailleurs, la preuve, c'est que Mitterrand a gagné sur le fil en 1981 et qu'à peine avait-il gagné que la droite gagnait toutes les élections législatives partielles qui se sont multipliées à ce moment-là. Donc, voilà, c'était 50-50 et aujourd'hui, ce n'est pas 50-50, c'est des 5% qui s'ajoutent à des 10%. On est à la fois aujourd'hui émiettés comme jamais depuis la 4ème République, donc émiettés et profondément antagonistes. C'est là, pour le coup, la seule fois depuis la période de la révolution du consulat, de l'Empire et de la terreur blanche qui a suivi. On n'a jamais été aussi divisé et aussi antagoniste.

11:15
Présentateur

Qui pour soit faire des synthèses, soit pour réconcilier les Français. Vous avez un favori dans ce bestiaire, dans ce livre que vous avez publié.

11:24
Invité politique

Alors, je crois que personne n'a de capacité fédératrice. Alors, en revanche, à l'occasion de l'élection présidentielle, peut se dégager une personnalité qui, ensuite, une fois élu, aura un rôle fédérateur. Après tout, quand François Mitterrand a été élu, qui aurait dit qu'il pouvait avoir un rôle fédérateur ? Or, il l'a eu en politique internationale où il a entraîné les Français avec lui, y compris dans la guerre du Golfe. Donc, il ne faut pas préjuger. Aujourd'hui, il n'y a pas de fédérateur. Peut-être que le vainqueur ou la victorieuse, qui sait, sera fédérateur.

12:04
Présentateur

Vous imaginez un chef d'entreprise. On y pense dans les milieux économiques. Il faudrait que l'économie, l'entrepreneuriat aient son candidat. C'est le moment. C'est peut-être la bonne élection. Vous croyez à ça, vous ?

12:16
Invité politique

Pas du tout. Et je pense que les qualités et les défauts des grands chefs d'entreprise ne sont absolument pas les mêmes que celles des politiques. Les grands politiques, en tout cas.

12:26
Présentateur

Alain Duhamel, d'habitude, vous parlez des hommes politiques et des présidents. On va écouter les présidents parler d'Alain Duhamel. C'est impossible d'avoir des souvenirs de la vie politique

12:34
Invité

contemporaine sans qu'il y ait la présence d'Alain Duhamel. Une émission comme L'Heure de vérité pouvait tuer votre carrière ou la sublimer. Il a une forme de bonhomie qui vous met à l'aise. Bon, maintenant, attention à la bonhomie du personnage. C'est un cobra dans une peau de loutre. Pour lui, le journalisme politique, ce n'est pas un journalisme comme les autres. C'est le journalisme qui va permettre d'éclairer les Français sur des personnalités qui vont être des décideurs au nom de la France.

13:04
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon, c'est celui qui vous croque le mieux ? En tout cas, c'est celui qu'il fait de la façon la plus pittoresque. Il dit une peau de loutre. Comment il a dit la formule ? C'est un cobra dans une peau de loutre. Oui.

13:20
Invité politique

De toute façon, il est connu pour son sens des formules. Mais vous appréciez la formule ? Écoutez, je ne la trouve pas désobligeante et je la trouve pittoresque. Un dernier mot. C'est quand même le plus littéraire des politiques actuelles. Ce n'est pas le plus modéré. mais c'est peut-être

13:36
Présentateur

le plus cultivé d'ailleurs. Un dernier mot Alain Duhamel sur la transmission. Le journalisme est un métier individualiste. Rares sont les journalistes qui revendiquent de transmettre une culture professionnelle à la génération suivante. Si vous deviez transmettre un héritage professionnel, une vision de ce métier, une façon de l'exercer, quelle serait-elle ?

13:55
Invité politique

C'est simple. Lisez. Lisez tout le temps. Ne vous contentez pas des dépêches. Lisez des livres. Apprenez l'histoire si vous ne la connaissez pas. Travaillez-la. Apprenez les institutions et vous ne les connaîtrez jamais assez puisqu'on en découvre des replis même encore aujourd'hui.

14:12
Présentateur

Alain Duhamel au micro de Radio Classique politique, portrait et croquis. Lisez, lisez, lisez, dit-il. Ça vient de paraître aux éditions de l'Observatoire. Et puis, faire connaissance avec Alain Duhamel qui est finalement assez secret au-delà des apparences. Il y a ce documentaire sur France Télévisions. Alain Duhamel, La retraite, moi, jamais. C'est réalisé par Fabrice Pierrot et Pascal Drapier sur la plateforme France.tv. Monsieur Duhamel, monsieur le membre de l'Institut, merci d'être venu parler aux auditeurs de Radio Classique. Mais c'était un plaisir. À suivre le rappel des titres à la revue de presse d'Hervé Gatégnaud et notre esprit libre aujourd'hui.

Alain Duhamel : « Il y a une division entre les Français que je n’ai pas vue depuis 1981 » · Pourquijevote