L'invité politique Sud Radio - Avec Sébastien Chenu, député du Nord, vice-président du RN et vice-président de l'Assemblée nationale
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Sud Radio, l'invité politique, décroché. 17 minutes, l'invité politique ce matin, c'est Sébastien Chenu, député du Nord, vice-président du Rassemblement National, vice-président de l'Assemblée Nationale. Bonjour Sébastien Chenu. Bonjour Monsieur. On va parler industrie automobile, on va parler immigration, course à la présidentielle, retraite, fin de vie, il y a beaucoup de sujets sur la table, peut-être d'autres. Et commencez aussi par ce coup de chaud. Ce coup de chaud, c'est la France qui est touchée évidemment par la vague caniculaire. Est-ce qu'au sein du RN, là je parle au sein du RN, pas forcément les électeurs potentiels ou pas, est-ce qu'on est inquiet par le changement climatique ?
Et qu'est-ce que vous répondez au climato-sceptique ?
Nous avons acté qu'il y a un changement climatique. On peut discuter sur la part de l'homme dans ce changement climatique, mais c'est une réalité de voir qu'effectivement les records de chaleur sont battus, qu'il y a une hausse des températures année après année. Et donc ce changement climatique, il est une réalité. Ce en quoi, moi je ne remets pas en cause d'ailleurs ce que dit le GIEC. Je pense que c'est une base de travail. Oui, au sein du RN, on n'a pas toujours eu ce discours. Si ? Oh écoutez, si. Moi je crois que Marine Le Pen l'avait déjà dit. Mais en tous les cas, qu'est-ce qu'on en tire comme conséquence ? Oui, c'est ça.
Est-ce qu'on en tire comme conséquence qu'il faut une écologie punitive ou une écologie pragmatique ? Sur les vagues de chaleur, nous, ça fait longtemps, enfin longtemps. Déjà dans le programme de 2022 au présidentiel, Marine Le Pen avait proposé un grand plan de climatisation de l'ensemble des services publics. Les hôpitaux, bien entendu, les EHPAD, bien entendu, mais aussi tous les services qui accueillent du public. Et qu'on financerait, évidemment, par exemple, en supprimant les ARS. Voyez-vous, d'un côté, on est pour la suppression des ARS, des hôteliers. Si on supprime les ARS, ça va financer la climatisation ?
Ah bah, vu ce que ça coûte, en tous les cas, rien que le coût de gestion des ARS, on est capable de monter un grand plan de financement de climatisation dans le pays.
Mais alors, Sébastien Chenu, qu'est-ce que vous feriez si vous étiez au pouvoir, là, justement ? Parce que la clim, d'accord, mais la clim, c'est sur les conséquences, c'est pas forcément sur les causes.
D'accord, bien sûr, mais là, j'allais dire, c'est une position pragmatique sur, effectivement, vous l'avez dit, les conséquences pour répondre, évidemment, à ces hausses de chaleur qu'on a dorénavant de plus en plus tôt dans l'année et chaque année. Maintenant, quelle écologie, en réalité ? Quel est le rapport à l'écologie ? Nous, on est pour que l'écologie ne soit pas punitive et qu'elle permette de la croissance. Donc, par conséquent, on pense qu'il faut, aujourd'hui, permettre aux agriculteurs, par exemple, d'avoir des capacités de rétention de l'eau. Nous, on est en train de travailler, en ce moment, j'étais hier soir à l'Assemblée nationale, sur la loi agricole.
Et on considère que le stockage de l'eau est un enjeu principal, majeur, de l'eau qui tombe du ciel. Stocker l'eau qui tombe du ciel est un enjeu majeur.
Et qu'il y a un cycle, qu'elle repasse, etc. Parce que, par contre, c'est contesté par certains en disant, oui, bon, on l'utilise pour des cultures.
Pour faire de l'agriculture intensive. Mais on peut ensuite regarder la façon dont elle est utilisée. Mais le stockage de l'eau est un enjeu qui est devant nous. Hélène Laporte, députée du Lot-et-Garonne, mène les débats au nom du groupe Rassemblement national, principalement avec un certain nombre de collègues. Mais effectivement, sur ces enjeux-là, nous avons des positions très précises.
Mais alors, on peut accélérer, mais comment on finance ? Parce qu'il paraît qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses. Comment on peut financer le plan pour faire face à ces changements climatiques ?
Vous avez raison. Il y a des choix à faire. Et en fait, nous, on répète toujours qu'on ne veut pas redresser et réformer le pays à périmètre constant. On voit un gouvernement qui ne veut toucher à rien. Ils ne veulent pas toucher à la contribution à l'Union Européenne. Ils ne veulent pas toucher à l'immigration. Ils ne veulent pas toucher aux agences d'État. Par exemple, l'éolien. Les subventions à l'éolien, de mémoire, je crois que c'est 7 à 9 milliards par an de subventions publiques à l'éolien et au solaire. Grosso modo, on subventionne souvent des panneaux au solaire chinois, des éoliennes qui défigurent nos paysages. Je suis nordiste et picard de naissance.
Je peux vous dire que lorsque... Oui, mais ça permet d'avoir un mix énergétique. Non, le problème, c'est que cette énergie intermittente, comme son nom l'indique, ne fonctionne pas tout le temps, qu'elle coûte très cher. Oui, mais elle peut venir en soutien. Vous êtes contre les éoliennes. Alors, moi, je suis contre le fait de couvrir nos paysages d'éoliennes. D'abord, pour des raisons aussi esthétiques. Des éoliennes qui défigurent les paysages, je pense que c'est épouvantable. D'accord. Mais alors, l'éolien en mer fait des dégâts énormes, notamment dans les sols et pour les poissons.
Si vous étiez au pouvoir, vous démonteriez les éoliennes ou pas, alors ?
Non, mais nous, ce qu'on avait demandé, c'est de faire un moratoire sur l'éolien. On arrête. On arrête déjà de subventionner de l'éolien. Et ensuite, lorsqu'elles arrivent, une éolienne de mémoire, je ne veux pas dire de bêtises, ça doit durer entre 10 et 15 ans. Eh bien, on les fait démonter par ceux qui les ont posées. Voilà. Et on n'en remonte pas d'autres. Donc, je vous disais... Ah ben donc, pas de mix énergétique alors. Mais on peut en avoir un certain nombre. Mais là, vous avez des paysages qui sont couverts d'éoliennes. Donc, ce n'est pas la peine d'en ajouter dans les Hauts-de-France. On en a assez. Et au bout de 10 à 15 ans, je pense qu'il en faut moins.
Et nous avons un subventionnement qui est bien trop important pour l'éolien. Je vous ai dit entre 7 et 9 milliards. Mais alors, ces sommes-là, nous les réorientons vers un autre type d'écologie. Demain, il y aura moins d'hydrocarbures. Mais on développe le nucléaire, monsieur. Alors, le nucléaire, oui. On développe le nucléaire. Vous savez qu'il y a eu beaucoup d'aller-retour dans la politique d'Emmanuel Macron. Un coup, il était pour. Un coup, il était contre. Enfin, il a d'abord plutôt été contre. Et puis maintenant, il est pour. Eh bien, nous, nous considérons qu'il faut développer le nucléaire. Voilà. C'est priorité si vous étiez au pouvoir pour le nucléaire.
Je le dis aussi, c'est une ligne, par exemple, le développement du nucléaire que nous avons en commun avec certaines forces de gauche qui ne sont pas alignées tous ensemble. Les écolos ne sont pas d'accord avec les communistes.
Sébastien Cheney, je voudrais faire une petite parenthèse. Vous avez attaqué, notamment, vous dites qu'il faut faire des économies, etc. La ministre déléguée aux partenariats internationaux, elle dénonce des propos cyniques et dangereux que vous tenez sur l'aide au développement, notamment. Qu'est-ce que vous lui répondez ?
Non, mais nous, nous considérons qu'il y a des pays qui n'ont pas besoin qu'on les aide. Est-ce qu'on a besoin d'aider la Chine, par exemple ? Est-ce qu'on a besoin d'aider... C'est parce qu'on avait de la coopération. D'accord, justement, on peut se poser la question. Mais j'ai un peu l'impression que se poser la question sur le sens qu'on a de nos coopérations avec certains pays est impossible. On ne peut pas poser la question et ensuite en tirer un certain nombre de conséquences. Nous avons un partenariat, des partenariats aussi de coopération, qui coûtent plusieurs milliards de mémoire, avec l'Algérie.
Est-ce que ce n'est pas un outil qui nous permettrait de faire un bras de fer avec l'Algérie et de faire pression, finalement, sur ce régime ? Parce que moi, je parle de l'Algérie du régime algérien. Je ne comprends pas avec le peuple algérien. Eh bien, de faire pression sur ce régime pour obtenir la libération de Christophe Glaze, pour obtenir qu'ils reprennent leurs délinquants étrangers. Voyez-vous, je pense que les outils de coopération... Est-ce que vous allez jusqu'à couper l'aide au développement ? Dans certains pays, oui. Je pense qu'avec la Chine, la Chine n'a pas besoin que la France la subventionne. Je suis désolé, l'argent que nous déversons sur la Chine est totalement inutile.
Le régime algérien est réduit un peu, etc. Mais vous, vous iriez beaucoup plus loin. C'est ce que vous dites à la ministre déléguée au partenariat. Mais j'aimerais qu'elle me dise en quoi l'argent des Français doit être utilisé pour développer la Chine.
On lui reposera la question, elle vous répondra peut-être, évidemment. L'immigration, vous avez vu tous les candidats ou présupposés candidats. Gabriel Attal, donc lui, il a dit qu'il veut donner la priorité à l'immigration du travail. Gérald Darmanin n'est pas candidat, mais il peut l'être, sait-on jamais. Il veut un moratoire de trois ans sur l'immigration. Édouard Philippe en parle, même Raphaël Glucksmann en parle. Face à tout cela, finalement, qu'est-ce que le Rassemblement national peut proposer, en fait, aujourd'hui ? Parce que certains disent, et des spécialistes, que l'immigration zéro, c'est intenable.
Non, mais ces gens-là sont des hypocrites. Les Darmanin, les Attal, les Philippe, ils ont fait l'inverse de ce qu'ils proposent aujourd'hui aux Français. Ils ont été, ou ils sont encore, en ce qui concerne Gérald Darmanin, aux manettes, aux responsabilités, comme ils aiment à dire. Et ils ont fait l'inverse. Gérald Darmanin, c'est 150 000 délivrances de droits d'asile, titre de droit d'asile par an. C'est-à-dire que Gérald Darmanin, il a fait pire que les gouvernements de gauche. Vous avez plusieurs sources d'immigration. Vous avez le droit d'asile. Avec Gérald Darmanin, par exemple, mais c'est pareil avec les autres, il a considérablement augmenté. La demande a augmenté.
Je vous rappelle que dans d'autres pays, je pense par exemple au Danemark, le droit d'asile a baissé de 90%. Qu'est-ce qu'on ferait ? Parce que la réponse, c'est qu'est-ce qu'on ferait ? Eh bien, nous, nous ferions en sorte que le droit d'asile soit demandé dans les pays d'origine. Et qu'on n'attende pas que les gens arrivent sur le territoire français, fassent une demande de droit d'asile, soit ou acceptés ou déboutés, mais finalement, personne ne repart jamais. Donc, vous avez le droit d'asile. Vous avez le regroupement familial, les réunifications familiales. Elles ont été ouvertes sous Emmanuel Macron. Elles ont été élargies. Elles existaient déjà. Elles existaient déjà.
Ça fait quand même 40 ans. Et elles ont été élargies. Vous pouvez désormais, lorsque vous êtes réfugiés, faire venir beaucoup plus de monde. On reviendrait là-dessus. Mais pour revenir sur tout ça, parce qu'on peut parler aussi, évidemment, des clandestins, dont on n'arrive pas à dénombrer le nombre exact dans notre pays. On peut parler des étudiants étrangers qui ont augmenté de 70% pour un coût d'un milliard d'euros par an, en termes de logement, en termes de bourse. Eh bien, que faut-il faire ? Il faut aujourd'hui constitutionnaliser le droit des étrangers.
Savoir ce qu'on peut faire, c'est-à-dire combien de temps quelqu'un a le droit d'entrée, sous quelles conditions il a le droit de se maintenir dans notre pays, etc. Et le faire à travers un référendum. Je vous donne un exemple, juste Patrick Roger. Au Canada, qu'on cite souvent comme un exemple de pays qui gère son immigration. Dans les temps d'une économie particulièrement dynamique, ils accueillent jusqu'à 300 000 étrangers avec des diplômes, avec des métiers, avec un compte bancaire rempli. Nous accueillons, alors que nous sommes dans la crise bientôt en récession, probablement, en tout cas on est à 0% de croissance, nous accueillons 600 000 étrangers par an.
La majorité ne travaille pas et qui viennent... Certains travaillent aussi parce qu'on en a besoin dans les restaurants, dans les cuisines, dans les boulangeries, etc.
Non, non, monsieur Roger. Non, monsieur Roger. Demandez à les patrons. Non, non. Pour le travail, il y a beaucoup d'endroits, beaucoup de sexes. Ça fait 30 ans sur les chantiers. Mais, c'est-à-dire que vous êtes allé dernièrement sur un chantier ? Est-ce que vous avez vu, en fait, quelle est la main-d'oeuvre utilisée ? Monsieur Roger. Non, mais vous y êtes allé ou pas ?
Mais bien sûr, j'en vois dans ma circonscription des chantiers. J'ai des yeux comme vous pour voir. Mais je ne vous dis pas qu'il n'y en a pas aujourd'hui. Je vous dis qu'il n'en faut pas. Pourquoi ? Ah oui, mais alors comment vous faites ? J'y viens. Ça fait 30 ans qu'on nous dit qu'il y a des métiers en tension. Que dans la restauration, dans les chantiers, c'est des métiers en tension. Ça fait 30 ans qu'on ouvre les vannes de l'immigration et que les métiers sont toujours en tension. Donc, le problème, il est quoi ?
Le problème, il est salarial, il est dans le fait qu'on ne traite pas les questions de transport et de logement et que du coup, on fait venir des gens qui acceptent d'être payés pas cher, qui acceptent d'être payés au black, qui acceptent de faire deux heures de transport ou d'être très mal logés parce qu'effectivement, ces métiers ne sont pas attractifs. Eh bien, le jour où vous rendez ces métiers attractifs, on a un problème salarial dans le pays où vous traitez la question des transports et du logement, ah, j'avoue que c'est plus difficile de traiter la question des transports et du logement.
Vous voyez du coup l'éducation et l'orientation, là, parce que, évidemment... Évidemment, et ça, ça fait partie de notre programme aussi. Juste en conclusion sur ce sujet, donc, l'immigration zéro, c'est impossible, alors ?
Un moratoire sur l'immigration, oui. Un moratoire sur l'immigration. On arrête les entrées, déjà. On arrête le flux. Parce qu'aujourd'hui, 600 000 personnes qui sont sur notre territoire, on arrête, je vous ai parlé, évidemment, des regroupements, des réunifications familiales, je vous ai parlé du droit d'asile, je vous ai parlé des étudiants, on arrête le fait de faire entrer des gens sur notre territoire. Et ceux qui y sont, de façon illégale, ont vocation à repartir chez eux immédiatement. Bon, alors, il faudra organiser, en fait, aussi, tout ça, quoi. Mais ça coûte de l'argent. Oui, non, mais enfin, à repartir aux frais des pays qui doivent les reprendre.
Évidemment, l'Algérie, le fait de revoir les accords de 68, qui est une priorité. Je vous rappelle que M. Philippe a vu deux fois Téboune, qui n'a jamais ouvert le dossier, et que maintenant, lorsqu'il fait une conférence de presse, il nous dit qu'il faut revoir les accords de 68, qui nous lient à l'Algérie. Ces gens, je vous disais, pour rebondir sur le début de notre conversation, les Darmanin, les Philippe, les Attal, sont des hypocrites. Bon, Sébastien Chenu, cette campagne, elle va être violente,
ou pardon, cette campagne pour la présidentielle. Là, j'ai vu les échanges entre Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, sur des tweets, sur des montages, etc. Qu'est-ce que vous répondez, d'ailleurs ? Jean-Luc Mélenchon dit qu'il va porter plainte contre un montage qui est fait de lui par, notamment, le Rassemblement National, et puis publié dans un tweet par Marine Le Pen.
Non, mais Jean-Luc Mélenchon conflictualise tout ce qu'il peut, c'est sa boussole. Il a considéré qu'il fallait rendre la vie politique, la vie sociale insupportable, et tout ce qu'il peut conflictualiser. Quand vous pensez que les députés à l'EFI disent à l'Assemblée Nationale que le canon français est une menace pour la France, à un moment, il va falloir aussi atterrir. La menace, c'est l'insécurité, c'est la montée du chômage, c'est l'immigration. Ça, ce sont des menaces que vivent les Français. Dire que le canon français des banquets dans lesquels des Français mangent et chantent sur de la musique française, c'est une menace pour notre pays.
À un moment, il va falloir atterrir et arrêter de tout conflictualiser.
Bon, Raphaël Glucksmann, alors il attend, il patiente. Qui est-ce ?
Moi, je ne sais pas ce que... Cette espèce de tocade qui existe à Paris pour Raphaël Glucksmann, dont je n'entends jamais parler d'ailleurs dans ma circonscription, parce que Raphaël Glucksmann, c'est un poète. Enfin, c'est quelqu'un qui commence une phrase le lundi, qui la termine le vendredi, qui ne parle jamais des sujets des Français. Il dit qu'il voudrait un nouveau contrat patriotique. Mais qu'est-ce que ça veut dire encore ce blabla ? C'est quoi un nouveau contrat patriotique ? Qu'est-ce que c'est ? Pour vous, Glucksmann, c'est du blabla. Oui, oui, c'est totalement du blabla. C'est un truc qui plaît à quelques intellos parisiens. C'est un poète, Raphaël Glucksmann.
Mais moi, je ne comprends pas son verbiage, là. Un nouveau contrat patriotique. Qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce que ça veut dire ?
Bon, écoutez, il vous répondra, si c'est un poète qui se déclare à la présidentielle.
Il commence sa phrase assez tôt, parce qu'on est déjà mardi,
s'il ne la termine que vendredi. Bon, dites donc, vous n'y allez pas. On n'est jamais prédé. Depuis hier, Sébastien Chenu. Au sein du Rassemblement National, évidemment, vous êtes tendu vers le 7 juillet, puisque ce sera la décision de Marine Le Pen. Est-ce qu'en attendant, il y a deux lignes, quand même, au sein du RN ? Non, il n'y a pas deux lignes sur l'économie, sur les retraites. Non, il y a une ligne plus libérale portée par Jordan Bardella,
et puis une ligne un peu plus... Les dernières fois que nous nous sommes présentés devant les Français, les dernières élections, la dissolution ou les élections européennes, il n'y avait bien qu'un programme. Il était bien défendu, ce programme, et par Jordan Bardella, et par Marine Le Pen. Donc, c'est toujours pareil. Un programme, et aujourd'hui, une candidate Marine Le Pen, et un président de parti qui prendrait la relève si Marine Le Pen était privée de cette élection par la justice, eh bien, qui défendrait le même programme. Il n'y a toujours eu qu'un programme, chez nous. Bon, mais le programme peut être ajusté. Ah, mais le candidat à la présidentielle...
Par exemple, Marine Le Pen, elle a parlé de la cistana, qu'il faudrait revoir, remettre en cause, alors qu'elle n'en parlait pas aussi fréquemment par avant.
Je crois qu'elle a raison, mais je crois que les Français qui font beaucoup d'efforts... Il y a un petit tournant libéral, alors. Le mot libéral, à mon avis, est mal adapté. Mais on a toujours à cœur d'avoir en tête la justice sociale. La justice sociale, c'est aussi le fait que des Français qui se lèvent, qui bossent, qui font des efforts, ou qui en ont fait toute leur vie et qui sont en retraite, ou qui voudraient travailler, parce qu'il y a aussi beaucoup de gens qui sont privés d'emploi, qui aimeraient travailler, eh bien, ne soient pas les vaches à lait de ceux qui ont décidé d'en profiter.
Bon, juste un dernier mot. La fin de vie des organisations lance un appel auprès de Sébastien Lecornu pour une audition d'urgence plus large. Ils disent qu'il y a un manque de garde-fous. Quelle est votre position, vous ?
Moi, j'ai considéré, à titre personnel, qu'il fallait une loi sur la fin de vie, qu'il fallait encadrer des pratiques qui pouvaient parfois être douloureuses ou amener des gens à quitter leur pays pour aller mourir à l'étranger. Moi, j'ai voté cette loi. Je pense que les garde-fous existent. J'espère qu'ils ne seront pas démontés à l'occasion du prochain débat, auquel cas, je reverrai ma position. Mais j'ai considéré qu'il fallait quand même une loi pour encadrer tout ça.
Oui, pour la fin de vie, bien sûr. Merci Sébastien Chenu d'avoir répondu à toutes les questions avec franchise, je l'espère. En tout cas, évidemment. Vous allez pouvoir réagir. 0826 300 300. Vous avez la parole. Nous allons débattre avec Éric Revelle, Elisabeth Lévy et vous, évidemment. Notamment sur... Tiens, c'est vrai que je n'ai pas posé la question à Sébastien Chenu. Le congé climatique. Marine Tondelier dit qu'il faudrait un congé climatique. Vous êtes favorable à ça ou pas à vous ?
Moi, je pense que Marine Tondelier devrait se mettre en congé politique.
Voilà. Ah, d'accord. C'est là. Elle demande un congé climatique. Vous lui dites de se mettre en congé politique. Ce matin, vous êtes en forme. Hein, Sébastien Chenu ? Décidément, bon, les oreilles doivent siffler. Et puis, on reviendra aussi sur l'encadrement des loyers. Ça ne marche pas vraiment. C'est l'effet contraire. Même ce que disait Elisabeth Lévy tout à l'heure, nous en parlerons. Et l'immigration ? Immigration zéro ou pas ? Moratoire, est-ce que vous êtes favorable ? 0826 300 300. Donc, c'est l'effet contraire.