"Je vais me battre jusqu'à la victoire", déclare Gabriel Attal, candidat à l'élection présidentielle
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Bonsoir Gabriel Atal. Bonsoir Sonia Mabrou. Merci d'être avec nous ce soir. Vous êtes candidat à la présidentielle, président du groupe Renaissance à l'Assemblée, ancien premier ministre. Avant d'évoquer les différents sujets qui impriment, qui rythment notre campagne présidentielle, il y a ce soir un scrutin qui est qualifié d'historique et le mot vraiment n'est pas galvudé. On attend de voir exactement quelle sera la portée, l'ampleur de la victoire de du parti d'extrême droite AFD. Quels enseignements vous en tirez d'ors et déjà ce soir ? C'est un vrai signal d'alarme et là où vous avez raison, c'est que on doit en tirer des enseignements pour l'élection présidentielle qui s'ouvre en France. Qu'est-ce que ça dit finalement euh ce résultat ? La première chose, c'est que
le barrage contre l'extrême droite, le parfeu contre l'extrême droite, je sais plus comment il l'appelle en Allemagne, n'est pas un projet politique, en tout cas pas un projet politique suffisant pour que vous ayez une majorité d'électeurs qui viennent y adhérer. C'est exactement ce que je dis sur la campagne présidentielle qui s'ouvre. On a besoin de porter une vision des mesures concrètes pour changer le quotidien des Français. Et la deuxième chose, c'est qu'au fond, je crois que le message des électeurs, en tout cas les attentes des électeurs aujourd'hui dans la plupart des démocraties occidental, c'est comment garder la main ou reprendre la main dans un monde qui change. Il y a des pays, la France en fait partie, l'Allemagne en fait partie, qui sont aujourd'hui, je crois, arrivé
au bout d'un modèle face à ce qui se joue aujourd'hui dans le monde. le retour des empires, le retour du protectionnisme avec les droits de douan américain, la politique extraordinairement agressive de la Chine en matière commerciale et industriel, les menaces sur notre sécurité avec la Russie. On doit réinventer notre modèle et on veut pas se contenter comme malheureusement je pense l'a trophée la coalition allemande de proposer de bouger quelques curseurs par-ci ou par là. Et moi, c'est aussi ce que je porte pour cette campagne présidentielle. On pourra pas se contenter dans cette campagne présidentielle d'expliquer qu'on va bouger un peu le curseur de l'âge de départ à la retraite, bouger un peu le curseur des aides aux entreprises pour baisser telle taxe. Non, on est au
bout d'un modèle, un modèle social, un modèle économique, un modèle sécuritaire, un modèle éducatif. Et l'enjeu, c'est pas d'appliquer des mesures de soins palliatifs sur ce modèle, c'est de changer profondément ce modèle. Et je [raclement de gorge] note, Gabriel Atal, que l'une des leçons politiques que vous tirez ce soir de cette euh de ce radaré, en tout cas de cette large victoire, on verra l'ampleur. Vous dites qu'il n'y a plus, enfin que le barrage ou le parfeu ne tient pas. Ça ça veut dire que pour cette élection, vous ne direz pas euh vous n'appellerez pas ou vous ne direz pas que pour faire barrage au RN, il faut le faire avec un bulletin LFI, même avec un bulin. Ce que je dis, ce que je dis, c'est que le barrage n'est pas un projet politique et
à qui le dites-vous ? À vous-même et à tous les jours ? Alors, je le dis à tout le monde bien sûr et en tout cas, je le dis à tous ceux qui veulent éviter que la France insoumise ou le Rassemblement national l'emporte en tout cas soit au deuxème tour voir l'emporte à l'occasion de cette élection présidentielle. Et donc, je me l'applique à moi-même aussi. Là-dessus, je suis constant depuis que j'ai décup, tout ce qui s'est fait, tout ce qui s'est énoncé dans le dis, je dis pas Sonia Mabrou qu'il faut qu'il faut pas empêcher la France insoumise ou le Rassemblement national d'être deè tour et de gagner. Ce que je dis c'est que c'est pas un projet politique. En fait, les Français, ils attendent qu'on leur parle d'eux, qu'on leur parle du pays, qu'on leur dise où on veut l'emmener,
qu'on leur parle de leurs problèmes quotidiens, qu'on leur dise comment est-ce qu'on va répondre à ces problèmes plutôt qu'on soit, vous rendez compte, à 8 mois de l'élection simplement en train de tenir un discours consistant à dire "On va se rassembler, on va s'organiser, on va vous demander de voter pour nous pour empêcher les autres d'arriver au pouvoir." Ça ne marche pas, ça ne marche plus et donc je porte moi une ligne différente dans cette campagne. Malgré tout, vous portez une ligne et ça c'est sans surprise assumée et affirmé antirassemblement national sur le sujet de l'immigration et en particulier de ce protocole, cet accord, de ce mémorandum, je le rappelle à titre symbolique signé entre Jordan Bardala et le Brexiteur Nigel Farage, vos mots ont été directs,
hein. Vous l'accusez en somme d'agir contre les intérêts de la France. Monsieur Bardella vous a répondu défendant l'accord sur le front, vous qualifiant vous-même d'immigrationniste. Vous pensez véritablement que c'est une erreur, une bourde de sa part ? Je crois que tout le monde a compris que Jordan Bardella s'est fait rouler dans la farine. Totalement rouler dans la farine. Je pense qu'il voulait absolument pouvoir montrer qu'il s'affichait au côté d'une personnalité politique étrangère en l'occurrence Nigel Farage et que il s'est retrouvé à signer un accord qui est une capitulation totale de la souveraineté française et des intérêts de la France sans même se préoccuper manifestement de ce qu'il y avait sur le fond de cet accord. puisque quand même ce que dit
cet accord, c'est que finalement euh la France deviendrait ce que le Royaume-Uni avait voulu faire avec le Rwanda. Vous vous en souvenez, ils avaient un projet qui consistait à dire que les personnes migrantes qui arrivaient au Royaume-Uni seraient renvoyées euh au Rwanda dans un camp. Il considèrent dans cet accord qu'il faudrait faire ça avec la France. Donc voilà, c'est un symptôme supplémentaire d'abord du niveau d'impréparation du rassemblement national, notamment sur les questions internationale, mais pas seulement celle-là. On pouvoir parler de l'Ukraine peut-être et d'autres sujets et c'est pour moi aussi le symptôme que il y a toujours quand même à la fin un réflexe du côté du Rassemblement national qui est celui de la capitulation face à à l'étranger.
Reconnaissez que c'est assez étonnant sur ce sujet de l'immigration dont on peut dire que il est leur cheval de bataille depuis des années. Jordan Bardella ici même sur BFM TV a défendu l'accord et il dit cela lui Gabriel il dit parce qu'on va tariir en réalité les flux en amont parce qu'on aura une politique migratoire de fermeté. La question finalement de ces migrants envoyés en France et puis peut-être renvoyer su ne se posera pas. Bah si elle se posera pas, ça sert à quoi de le mettre dans l'accord ? Sert à quoi d'écrire dans un accord la France va récupérer toutes les personnes migrantes qui arrivent au Royaume-Uni s'il considère que la question se posera pas. Il fallait se contenter à ce moment-là du reste de ce qui est écrit dans ce texte. Bon, c'est un vrai sujet
évidemment l'immigration, je l'ai dit à plusieurs reprises sur ce sujet-là, il y a un échec des dernières années. On doit vous prenez votre part comme on dit souvent. J'ai fait partie de cette majorité bien sûr. J'ai pas été dans les fonctions liées immédiatement aux questions mais j'ai fait partie de cette majorité. Je l'assume bien sûr mais je l'assume. Le fait est que aujourd'hui on ne maîtrise pas suffisamment notre immigration qu'elle soit illégale ou légale et que donc là aussi il faut changer le système. Moi je crois pas qu'on en est encore à se dire on va prendre telle mesure telle autre. Moi je propose qu'on change notre modèle migratoire en passant par une immigration de travail que vous défendez que vous qualifiez. Mais Gabriel Atal, généralement quand il y a une
immigration de travail et c'est vrai que les patrons en partie la demandent, la sollicitent, et bien après l'engendre une immigration familiale, que répondez-vous à cet argument finalement ? Ben justement, moi je veux la préférence travail. Assumer que ce soit maintenant le cœur de notre politique migratoire, l'immigration de travail. C'est pas le cas aujourd'hui. Vous savez que vous avez de très loin devant les autres motifs d'immigration, l'immigration étudiante, l'immigration familiale, l'asile bien devant le travail. Mais l'immigration de travail n'engendre pas l'immigration de famille. C'est pour ça que je propose aussi qu'on coupe le lien entre l'immigration de travail et le regroupement familial et qu'on change les règles du recompement familial.
Bah vous avez des pays européens qui ont réussi à le faire. Vous avez des pays européens qui ont mis des conditions plus drastiques sur le regroupement familial en terme de niveau de revenu qu'il faut avoir pour bénéficier du regroupement familial, la qualité du logement, le contrat de travail. Donc vous avez la possibilité de durcir ces règles-là, mais encore une fois, moi je fais pas partie de ceux et pourtant c'est très populaire en ce moment qui explique aux Français qu'on pourrait se priver d'immigration. On pourrait avoir quasiment une immigration zéro. C'est pas vrai. C'est pas vrai pour des raisons économiques. Et par ailleurs, je le dis aussi, euh c'est pas vrai parce que un grand pays, c'est un pays qui sait accueillir. Mais il y a une différence entre
l'immigration de travail que vous proposez et et l'immigration zéro. Où est-ce que vous placez le curseur ? Est-ce que vous dites qu'en France, est-ce que vous assumez de dire qu'il y a trop d'immigrés ou est-ce que cette phrase vous choque et vous ne la prononcerez jamais ? Je l'ai j'ai toujours dit une phrase et vous avez fait référence au fait que j'ai été premier ministre. J'ai dit dans ma déclaration de politique générale quand je suis devenu premier ministre que la France devait accueillir moins pour accueillir mieux. C'est un peu l' de bois. Non, ça répond très concrètement à votre question. Ça veut dire qu'on doit accueillir moins parce que c'est ce qui nous permettra de accueillir mieux. L'intégration et l'assimilation sont en par depuis des années. Mais que derrière
le slogan, qu'est-ce que vous mettez ? Derrière le slogan, je mets encore une fois, on doit réduire l'immigration en favorisant l'immigration de travail. Et je vais même plus loin, je propose concrètement la manière dont ça va se faire. Je propose que tous les 2 ans, les partenaires sociaux se réunissent, identifient les besoins de l'économie en matière migratoire et qu'ensuite ces besoins de l'économie identifié soit transmis au Parlement et que le Parlement vote des quotas tous les 2 ans, des quotas d'immigration, pas des quotas indicatifs, des quotas limitatifs, des quotas par secteur économique et des quotas par origine aussi et par nationalité parce qu'il faut qu'il y ait une immigration qui soit plurielle si on veut qu'elle soit intégrable ou assimilable selon le terme
que vous préférez utiliser. Et ça c'est des propositions très concrètes. Je propose qu'on n'importe le système par point canadien qui existe où en fait vous avez une personne qui souhaite immigrer en France, elle doit remplir un certain nombre de critères. Contrat de travail, logement stable, maîtrise de la langue, respect des règles, absence de casier judiciaire, ça lui donne un certain nombre de points et elle peut immigrer si elle a ses points. Évidemment, si ces conditions s'arrêtent, elle doit quitter le territoire national. Deux arguments qui sont souvent opposés à à cette proposition. Le premier, c'est que cette immigration de travail risque de détériorer les conditions de travail, les contrats, les salaires. Deuxème point, vous l'entendez ce premier. 2è
point et c'est souvent aussi ce qui est mis dans le débat public et politique. C'est intéressant d'avoir votre avis. Dans un pays avec un taux de chômage aussi élevé, a-t-on véritablement besoin d'une migration fut-elle avec tes quotas ? Alors, je crois pas du tout. D'abord, l'immigration de travail, c'est pas seulement l'immigration d'emploi non qualifiés ou peu qualifiés. Je veux dire, on on est content d'accueillir des ingénieurs, on est content d'accueillir des chercheurs, on est content d'accueillir des médecins, des professionnels de santé. Ensuite, vous avez des secteurs économiques dans lesquels les rémunérations sont plus importantes que les autres. Vous avez des difficultés à recruter en France et où donc il y a un recours à une à une main d'œuvre immigrée. Et donc, je suis
pas d'accord avec ces argumentsl. L'essentiel, c'est que ce soit maîtrisé. C'est ça le sujet. Le sujet c'est la maîtrise et je vais vous dire donc ça veut dire que ça ne l'était pas il y a quelques mois il y a quelques années quand vous étiez au pouvoir c'est de le constater n'a pas réussi à maîtriser l'immigration incroyable reconnaissez que cet aveu d'échec il nous interroge c'est dire comment vous qui avez été vous avez été au cœur de la machine vous pouvez aujourd'hui venir nous dire je j'ai les moyens de sauver la France c'est peut-être surprenant dans la vie politique de reconnaître des échecs ou des erreur mais moi je pense que c'est nécessaire parce que les gens les gens le voi le savent il y a des réussites on a réussi par exemple point de vue économ économique jusqu'en 2024 et la
dissolution, on a réussi à faire baisser le chômage comme jamais en France parce qu'il y a une politique économique qui a permis cette baisse du chômage. On a réussi, je pense, à faire bouger un certain nombre de lignes en Europe. Ça c'est l'action du président de la République. On a réussi à faire des mesures qui étaient importantes sur l'école qui me tient à cœur, même si on est loin d'avoir réglé le problème de niveau et d'autorité à l'école, mais il y a des mesures qui commencent à porter leur fruit notamment sur les sujets régaliens dont vous avez parlé par parfois le manque d'autorité, la maîtrise ou la maîtrise de l'immigration. sur les questions de défense avec un permoi de vous rapper le verre à moitié vide aussi mais parce que enfin moi je suis lucide
voilà et je vais pas raconter des histoires aux français d'abord je vais pas leur dire que j'ai rien à voir avec ce qui s'est passé ces dernières années c'est pas vrai je veux dire je vais pas prendre les gens pour des imbéciles et deux je vais pas leur dire tout a été réussi tout est bien et cetera c'est pas vrai voilà donc moi je dis les choses telles que je les tel que je les jug tel que je les ressens et après chacun fait son choix en fonction autre sujet là encore qui a suscité la polémique et le débat est légitime dans cette campagne présidentielle. Gabriel Atal, ce sont les propos tenus ici même par lui à lieu à la question qui lui a été posée sur l'aide à l'Ukraine. Allez-vous poursuivre l'aide à l'Ukraine si jamais vous arrivez au pouvoir ? Sa réponse a été nette. On coupe le
rebunet. Depuis ses propos, Jordan Barda a tenté de tempérer ou d'expliquer la position affirmant que non, la France allait tenir ses engagements. Êtes-vous rassuré ? Pas du tout. D'abord, j'ai été choqué évidemment par ces propos, mais j'ai pas été surpris. On le sait quand même que le Rassemblement national défend les intérêts de Vladimir Poutine et du régime du Kréelin depuis le début de cette guerre et d'ailleurs bien avant cette guerre. On sait qu'il y avait des députés du Rassemblement national qui étaient à l'invitation de Vladimir Poutine pour soi-disant observer des pseudo référendum sur l'annexion de la Crimée alors qu'on sait que c'était absolument pas des vraies élections. On le sait qu'ils ont voté contre tous les paquets de sanctions ou d'aide à
l'Ukraine au niveau européen. On le sait, ça a été rappelé par Charles Redwell il y a un instant qu'ils ont refusé de voter l'accord bilatéral que j'ai présenté quand j'étais premier ministre au nom du gouvernement à l'Assemblée nationale pour soutenir l'Ukraine. C'est pas nouveau. Le Rassemblement national est un parti qui défend les intérêts du régime du du Kremelin. Vous voulez dire que le candidat de la Russie c'est Marine Le Pen ? Bien sûr, mais enfin je veux dire souvenez-vous en 2022, en 2022, elle avait sur ses tractes une photo d'elle tout sourire avec Vladimir Poutine et dans ses tractes, elle appelait je cite, à ce que la France nouse une alliance militaire avec la Russie. Ce qui veut dire revenir en arrière et rappeler comment et combien monsieur Poutine a
été reçu en grande pompe par monsieur Emmanuel Macron. Tout sourire également. Non mais attendez, il a été reçu par le président de la République, souvenez-vous, avec des propos hyper euh très exigeants, très durs, y compris sur les ingérents. Mais oui, mais y compris sur les ingérences. Et par ailleurs, encore une fois, si madame Le Pen avait été élu avec ce programme, ça veut dire que depuis le début de la guerre en Ukraine, on aurait pas soutenu les Ukrainiens pour résister face à la Russie, la France aurait soutenu la Russie pour agresser l'Ukraine. C'était ce qu'elle proposait, un accord militaire avec la Russie pour les soutenir dans leur lignes internationales et dans leur conflits. Donc c'est c'est pas une nouveauté. Est-ce que interroger interroger l'aide
à l'Ukraine, ne pas remettre en question hein, interroger l'aide à l'Ukraine et son côté illimité, est-ce que c'est être Poutinophile ? Mais c'est normal d'avoir tous les débats en France. Moi ce que je veux que nos téléspectateurs comprennent, c'est que l'aide à l'Ukraine, c'est pas de l'humanitaire, c'est la défense de nos intérêts, de notre sécurité. Derrière l'Ukraine, il y a l'Union européenne. Si l'Ukraine tombe, Vladimir Poutine s'en prendra à un pays membre de l'Union européenne et à ce moment-là, on sera embarqué dans le conflit. Donc, c'est ça qu'on cherche à éviter. Deuxième chose, moi je suis probablement le candidat qui ou l'un des candidats qui connaît le mieux l'Ukraine. Je me suis rendu tous les 6 mois en Ukraine depuis 2 ans. Je préside le groupe
d'amitié France-Ukraine. Je peux vous dire c'est quoi la stratégie de la Russie aujourd'hui ? cible délibérément au-delà des civils les infrastructures énergétiques en Ukraine pour que les Ukrainiens ne puissent pas se chauffer ou s'éclairer l'hiver et que la population soit obligée de lâcher. Demain, s'il décide de cibler ou si ça arrive par accident une centrale nucléaire en Ukraine qu'elle explose, croyez que ça concerne pas les Français, la sécurité, la santé des Français ? Vous savez, le nuage de Tchernoby il s'est pas arrêté à la frontière. Et donc à ce moment-là, si ça venait arriver, je peux vous dire que vous auriez des Français et des responsables politiques qui diraient "Mais comment vous expliquez qu'on n'est pas soutenu davantage l'Ukraine à l'époque pour éviter
Jù alors va votre soutien ? Serge Lavrov euh euh a dit ce soir que euh les propos euh allemands qui clairement identifient ce qui s'est passé à l'aéroport de Laig sont une attaque terroriste et il a dit la possibilité d'une guerre d'une confrontation directe est là." Mais c'est un autre exemple que vous donnez. Vous avez quand même un drone chargé d'explosif. qui a failli exploser dans un aéroport allemand, donc à quelques centaines de kilomètres de chez nous, et il a été établi que c'est la Russie qui était à l'origine de l'envoi de ce drone. Ça aurait pu arriver à Roy, à Lyon, à Marseille dans un aéroport français demain. Donc demain, vous au pouvoir, quelle serait la réponse de la France et donc infiné de l'Union européenne ? un pas un pas de plus vers une confrontation
c'est la poursuite du soutien à l'Ukraine. Ils ont des besoins, on leur apporte des réponses à ces besoin demande près de 20 milliards d'euros supplémentaires. Environ 25 milliards de dollars a lieu. Affirmation de l'ambassadeur de Kief auprès de l'Union européenne. Nous sommes un état qui n'a plus de On est d'accord qui n'a plus de crédit, qui vit à crédit sans rien. Est-ce que comment vous expliquez ce soir à ceux qui nous regardent et qui sont comme vous, comme nous et qui comprennent évidemment la tragédie que vivent les Ukrainiens que eux vont devoir faire les efforts pour payer tout ça ? qu'on fasse payer la Russie pour le soutien à l'Ukraine. Vous n'avez jamais été suivi dans cette proposition d'ailleurs par le président de la République. Non, mais vous avez aujourd'hui 240
milliards, je crois à peu près d'avoir russes, donc d'argent russes qui sont gelés sur des comptes bancaires qui sont en Europe. Moi, je propose qu'on saisisse, qu'on utilise ces avoirs pour financer le soutien à l'Ukraine, que ça soit pas les Européens qui financent le soutien à l'Ukraine, mais que ce soit les Russes jusqu'à présent, effectivement, ça n'a pas été mis en place. Et donc pour répondre à votre question très concrètement, si demain je deviens président de la République, je me battrai au niveau européen pour qu'on utilise ces avoirs russes pour financer le soutien supplémentaire à l'Ukraine. Alors autre sujet et autre polémique, décidément, c'est ce qui imprime ce début de de campagne. C'est le sujet autour du voile, de l'interdiction du voile Gabriel Tal dans le service public
tel que précisé sur notre antenne par Jean-Philippe Tangi. Et puis cette proposition a fait l'objet elle-même de plusieurs déclarations dont vous estimez que ce n'est pas d'ailleurs, est-ce que vous estimez que c'est inapplicable ou est-ce que vous estimez que c'est injuste voir stigmatisant ? C'est une très bonne question parce que je pense que depuis le début on prend ce débat par le mauvais bout. Je trouve que le débat s'est concentré sur est-ce que c'est constitutionnel ou pas, donc est-ce que c'est possible ou pas ? Est-ce que c'est applicable ou pas ? Moi, je pense que c'est pas le bon débat. La question c'est le choix de société qu'on veut pour la France. Moi, je défends intéressant. Alors, quelle société voulez-vous pour la Moi, je défends une société de liberté
et je défends la laïcité. Le voile est un symbole de liberté. J'y viens. Je défends la laïcité. La laïcité, ça n'est pas l'interdiction des religions. Ça n'est pas la négation des religions. C'est la liberté de croire ou de ne pas croire et d'exercer un culte ou de ne pas exercer un culte. Et donc, je ne suis pas favorable à ce qu'on interdise le port du voile qui est la manifestation de l'exercice d'un culte. Donc chacun peut penser ce qu'il veut. Je ne suis pas favorable à ce qu'on interdise, qu'on envoie des policiers mettre des amendes. En revanche, ce que je veux, c'est que toutes les femmes en France puissent toujours avoir le choix et faire ce choix librement. Oui, mais pardonnez-moi, vous n'êtes pas dans les cœurs, dans les maisons pour vérifier si on euh si elle porte le
voile par comme vous le dites de leur plein gré ou pas. Non, par contre pour être pour avoir des garanties ou en tout cas pour permettre que ce choix puisse s'exercer en conscience, on a un formidable outil qui est l'école de la République. C'est pour ça que j'ai toujours défendu l'école comme un sanctuaire. C'est c'est pour ça que je défends la loi de 2004, l'interdiction du port de signe religieux dans nos établissements scolaires et je vais plus loin. C'est pour ça que je défends la protection de nos mineurs. Vous savez que je veux construire une bulle de protection autour de nos mineurs, de nos enfants qui font face à toutes les attaques, à toutes les ingérences, que ce soit via les réseaux sociaux, euh la désinformation, le harcèlement et cetera et aussi des ingérences religieuses. Et
c'est pour ça que je m'étais prononcé aussi pour l'interdiction du port du voile pour les fillettes. Oui. Parce que vous estimez et c'est tout à fait logique qu'une fillette quand elle porte le voile n'a pas le choix. Je reviens par ou pas choix même pour une adulte même pour une femme Gabriel Atal quand vous vous voyez une femme voilée dans c'est le cas régulièrement ça a été le cas on va voir d'ailleurs une séquence à la braderie de Lille le voile pour vous de quoi est-il le symbole c'est d'abord c'est pas c'est un étendard religieux ou pas bien sûr c'est évidemment la manifestation d'un d'une religion et ça n'est pas un symbole de liberté étendard j'ai pas dit simplement vêtement vous me dites oui à étendard religieux un étendard il y a une forme de prosélitism derrière,
c'est c'est une forme de revendication. Voilà, maintenant vous le savez aussi, je pense qu'on connaît tous des personnes qui portent le voile. Vous avez des personnes, c'est peut-être aussi une question de génération, parfois, je le dis, qui porte le voile par culture, par tradition, mais encore une fois, enfin euh si une femme décide librement de le faire, je considère que ça n'est pas je vous poser la question différemment. Est-ce que certains peut-être se disent ce soir mais si monsieur Atal n'est pas d'accord sur cette proposition, peut-être qu'il a peur des meutes, peut-être qu'il a peur de débordement, peut-être qu'il a peur d'affrontement en France si jamais cette cette proposition pouvait passer. Avez quand j'ai décidé d'interdire le port de la ba dans
l'établissement scolaire à l'époque, certains ont dit qu'il allait y avoir des émeutes. Certains ont dit qu'il allait avoir des familles qui allaient venir s'en prendre au chef d'établissement. Certains ont dit qu'il y aurait des jeunes qui viendraient aux abords des établissements scolaires pour mettre la pression qu'il y aurait des émeutes. Il y a pas eu d'émeutes. J'ai pu mettre en place cette mesure et aujourd'hui il y a plus de port de la Baya ou du Camis dans les établissements scolaires. Êt sûr que cette mesure perdura ? Je vous propose d'écouter ce qu'a dit Mathilde Panu. Elle était notre invitée tout à l'heure sur BFM TV. C'était absurde. Vous avez montré vous-même sur vos plateaux télé deux jeunes filles qui arrivaient avec exactement la même robe, acheter
exactement le même endroit. Mais comme l'une avait l'air arabe, du coup, on lui interdisait l'entrée. Comme l'autre n'avait pas l'air arabe, on lui permettait l'entrée. Tout ça n'a aucun intérêt. Je vais vous dire moi ce que nous allons faire. Mais vous ce matin, vous reviendrez sur ce texte sur la ba. Oui, bien sûr. Oui, dit-elle. Bah d'abord, ça me surprend pas puisque ils se sont opposés férocement à moi quand j'ai pris cette décision d'interdire la Baya dans l'établissement scolaire par tous les niveaux à tous les niveaux sur les réseaux sociaux dans les mystiques de l'Assemblée nationale dans les médias. J'ai été traité de tous les mots d'islamophobes et cetera. Mais ce que ça dit au fond et je pense que la question mériterait de lui être posée à la
prochaine interview, c'est que c'est en réalité la loi de 2004 sur laquelle ils veulent revenir puisque la loi de 2004, je le rappelle, qui a été votée à l'époque interdit le port de signes religieux ostensibles dans les établissements scolaires. Quand j'ai interdit le port de la Baya, je l'ai fait en affirmant que ça relevait la loi de 2004 et que la Baya était la manifestation ostensible d'une religieuse d'une religion. Les insoumis à l'époque, leurs amis m'ont attaqué en justice. Les tribunaux Conseil d'État s'est prononcé à deux reprises et à deux reprise, le Conseil d'État a jugé défavorablement aux insoumis, à leurs amis, favorablement à ce que j'ai porté, en disant "Monsieur Atal, quand il a interdit le port de la Baya dans les établissements scolaires n'a fait que
respecter la loi de 2004 sur la laïcité à l'école." Donc ce que dit Mathilde Panot au fond, c'est que la France insoumise reviendrait sur la loi de 2004 qui interdit y compris le port du voile et de tout signe religieux à l'école. Bah moi je le dis, c'est pas ce que je veux pour l'école de la République. L'école de la République, elle doit former des républicains et des citoyens éclairés qui font ensuite leur choix. Est-ce qu'ils veulent ou pas Oui. est-ce qu'ils veulent ou pas exercer une religion ou pas ? Mais pour qu'ils puissent faire ce choix en conscience soit protégé depuis le début de notre entretien. Vous êtes forte pour la liberté. Mais jusqu'où pour la liberté ? Vous venez de parler du Conseil d'État, on pourrait parler du Conseil constitutionnel. Notre
candidat, Bruno Rota lui estime qu'il y a une forme de dépossession populaire et qu'il faut redonner du pouvoir au français. Il a proposé, vous le savez, Gabriel Atal via une enfin, il a proposé une réforme constitutionnelle. Il veut que le dernier mot revienne au peuple français. Il estime qu'un texte voté au Parlement et censuré au Conseil constitutionnel doit revenir finalement au choix du peuple. Ça vous choque ? Vous trouvez ça populiste ou finalement c'est tout à fait légitime ? En fait, ça veut dire qu'il y a plus de constitution. Si euh quand vous avez le Conseil constitutionnel sur la base de la Constitution qui censure un texte, en fait finalement c'est plus lui qui décide. Ça veut dire qu'il y a plus de constitution. Plus cons de fou n'est-il pas parfois un obstacle pour vous ?
Non mais je vais pour moi le sujet c'est pas le conseil constitutionnel, c'est la constitution. On a une constitution qui a été ratifiée par le peuple français. Ça lui donne une légitimité qui a été réformé à plusieurs reprises mais qui traverse les époque. Et je pense que c'est bien qu'on ait un texte fondamental au protecteur qui traverse les époques. Mais parce que c'est le peuple français qui l'a ratifié, le peuple français peut la changer. Et moi ce que je propose, c'est la plus grande réforme institutionnelle depuis 1958. J'ai eu l'occasion de présenter un certain nombre de mesures euh cet été autour de trois euh enjeux. Le premier enjeu, c'est la liberté. on y revient. Je crois qu'on doit davantage partager le pouvoir dans ce pays avec les collectivités locales, avec les
partenaires sociaux et donc ça nécessite de complètement changer notre système et nos institutions. De la rapidité. Malheureusement aujourd'hui vous avez tellement de projets. J'étais encore ce weekend à Lille à Toulouse des chefs d'entreprise, des patrons de PME qui ont des projets qui veulent étendre une usine, un agriculteur qui veut construire un bâtiment d'élevage qui sont bloqués par les recours les procédures. Moi je dis c'est 18 mois maximum. Ensuite les procédures s'arrêtent. Et le troisème point, c'est l'autorité. Alors, retrouver l'autorité de l'État, notamment sur un sujet qui me tient à cœur, vous le savez, la lutte contre la délinquence des mineurs où je souhaite qu'on puisse faire évoluer aussi notre constitution de ce point de vue-là. Donc, je pense que ce que cherchent les
Français, c'est le retour de la puissance publique. Que les responsables politiques qui sont au gouvernement ou qui sont élus locaux puissent infirmer des principes mais surtout prendre des décisions qui s'appliquent concrètement. Pour le faire, il faut poursuivre sa campagne. Est-ce que vous pouvez affirmer Gabriel Nathal que quoi qu'il arrive, queles que soient les pressions, quel que soi les sondages, et il faut reconnaître que le dernier rang date, en tous les cas l'instanté, il ne vous est pas forcément favorable. En tous les cas, il place Édouard Philippe en favori, que vous serez toujours dans la course. Mais puisque vous parlez de sondage, est-ce que vous vous souvenez à la même époque avant l'élection de 2017 qui était favori dans les sondages ? Oui, c'était Alain Jupé.
Nous sommes d'accord. Est-ce que vous vous souvenez en 2002 à la même époque qui était favori ? C'était Lionel Jospin en 95. Vous voulez dire que monsieur Édouard Philippe va ce que je dis ce que je dis c'est que les sondages ça toujours une ça peut avoir une valeur de photographie un instanté mais ça ne dit rien d'une élection qui a lieu. Vous entendez bien tout ce que vous disent vos amis êtes en train de favoriser l'hypodè Marine Le Pen Jeanl M sondages à 8 mois d'une élection ne disent rien de l'élection et j'en ai une confirmation encore plus importante à chaque fois que je me déplace sur le terrain. Je vous disais que j'étais ce weekend à la braderie de Lille puis à Toulouse. J'ai croisé des Français. D'abord, ils parlent de leur problème du quotidien en premier lieu et ensuite
quand vous parlez l'élection présidentielle, vous savez le nombre de Français qui ne savent même pas qui est candidat. Bien. Donc je dire ce moment-là, il viendra. Moi je suis candidat à cette élection présidentielle parce que je considère parce que je considère que personne d'autre ne porte le projet que je porte et parce que je pense que le projet que je porte est le meilleur projet parce que c'est pas un projet juste pour bouger quelques curseurs. C'est un projet de changement systémique. On doit changer notre système, notre système et à bout de souffle. Je suis le seul à porter ce projet-là véritablement aujourd'hui. Et donc si je vais à cette élection, c'est que je suis le seul à le porter et pas si je vais à cette élection, c'est que je pense que je peux
la gagner. Sonier Mabrook, j'en suis absolument convaincu. Qui t'a favorisé l'hypothèse un duel Marine Le Pen Jean-Luc Mélenchon ? Ça va être le poison goût à cou chaque jour, chaque semaine, chaque mois. On va vous dire monsieur Atal. Mais je pense Sonia Magrou que les tout le monde se souvient qu'en 2024 au moment de la dissolution, il y avait un risque que la France insoumise au rassemblement national puisse l'emporter. Je me suis mobilisé. J'étais d'ailleurs bien seul dans les responsables politiques nationaux à l'époque. Mais moi je vais vous rappeler que lors des législatifs tout le monde vous a reproché votre phrase. Je peux vous dire j'ai empêché j'ai empêché la France insoumise au premier tour d'avoir une majorité et j'ai empêché le rassemblement national au deè tour
d'avoir une majorité grâce à vous et grâce à il y a moins de députés de la France insoumise aujourd'hui qui en avait avant la dissolution et je croyais pour quelque chose ah bah je suis allé dans 60 circonscriptions. Je me suis rendu dans des circonscriptions LFI me battre contre leur candidat et je l'ai fait avec le rassemblement national. Donc c'est pas à moi qu'on peut faire des leçons sur ce sujet-là. Moi, j'ai toujours pris mes responsabilités. Maintenant, je le dis et ça rebouclera avec le début de notre interview si on veut empêcher que ça arrive parce qu'évidemment les Français veulent empêcher que ça arrive. Moi, je leur dis c'est possible, n'ayez pas peur. N'ayons pas peur. Parce que les extrêmes, ils prospèrent sur la tétanie et la peur des
démocrates. Donc, n'ayons pas peur, mais tirons les enseignements de ce qui se passe ailleurs dans le monde, de ce qui vient se passer en Allemagne. Et plutôt que de parler matin, midi et soir des pourcentages d'intel, de l'addition arithmétique des uns et des autres et du barrage, parlons de la vision qu'on porte pour les Français. Moi je dis aux Français, la France peut redevenir la première puissance d'Europe en 10 ans à condition de réussir sur quatre chantiers capitaux l'école, les salaires, les frontières et l'intelligence artificielle et à condition de résorber la dette publique et la dette climatique. Et c'est possible d'y arriver et je vais continuer à me battre pour ça jusqu'au bout. Je v continuer à me battre pour ça jusqu'à la victoire.
Gabriel Attal