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interviewSUDRADIO· 2 juillet 2026 18 min

Pourquoi la primaire à gauche tourne-t-elle au fiasco ?

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:02
Présentateur

Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Jacques Cardoze. 8h36 sur Sud Radio, on est avec Françoise Degoy et Elisabeth Lévy. On a entendu l'interview de Karim Bouhamran ce matin et on va poursuivre la discussion autour de la politique et des enjeux parce qu'il y a des nouveautés. Françoise Degoy, vous y faisiez référence tout à l'heure dans votre chronique, le geste de Laurent Wauquiez qui tend la main à Edouard Philippe, un sacré coup dur notamment pour Bruno Retailleau. Mais d'abord, sur les socialistes, c'est quand même très très confus, Françoise, parce que Karim Bouhamran dit « moi je participerai pas à la primaire ».

Et puis à propos de ceux qui vont se préparer à la primaire, il dit « non mais ils sont dans les précalifs, ils s'étirent, ils s'échauffent ». C'est assez amusant d'ailleurs, mais sous-entendu, il y a ceux qui vont jouer à la primaire ou à la double primaire, moi je suis parti, je trace ma route.

0:54
Invité

Oui, après Karim Bouhamran, il met du rapport de force, je ne vois pas où sa route peut l'amener. Enfin, la route va l'amener à un moment donné à converger comme les copains. La question, si vous voulez, le parti socialiste est devant un choix crucial. Soit une partie, c'est-à-dire Boris Vallaud, etc., décide de faire le forcing et d'imposer dans une primaire in vitro Raphaël Glucksmann. Mais vous ne pouvez pas entraîner tout un parti si vous faites ce genre d'opération. Soit c'est une primaire très élargie avec des cent milliers de votants, comme en 2011, et il y a un candidat qui sort. Et si c'est Raphaël Glucksmann, eh bien il sera légitimé.

Donc le parti socialiste, il est en train d'engager l'ensemble de la gauche là. Et honnêtement...

1:35
Présentateur

Oui, sauf qu'il est illusible.

1:36
Invité

Je ne sais pas s'il est illusible. En tout cas, honnêtement, ce qui se noue le 9 juillet dépasse très largement la simple question du candidat désigné.

1:44
Présentateur

Pour quelqu'un comme moi, si vous voulez, j'ai toujours eu l'habitude d'avoir un candidat qui était choisi par le parti socialiste et qui s'imposait, etc. Là, c'est la première fois, je trouve, depuis une trentaine d'années, qu'on voit... Non, en 2011...

1:57
Invité

Excusez-moi de vous rappeler quand même que la dernière fois, le candidat choisi par le parti socialiste qui était une candidate a fait... Je ne vais pas rappeler son score. Ce serait celui d'avoir ce qui était Benoît Hamon. Oui, mais François Hollande a été brillant. Non, non, là, vous parlez de la désignation d'Anne Hidalgo, et vous avez raison de le dire, c'est exactement la primaire que propose Boris Wallot. Donc, vous signalez simplement que, comme moi, vous n'êtes pas perdraux de l'année, que nous, on a surtout eu l'habitude d'avoir deux grands partis qui se... Donc ça, c'est mort. C'est fini. Et heureusement, je pense que... Enfin, heureusement.

En tous les cas, l'élection présidentielle va de toute façon perdre un peu de son enjeu, de son caractère crucial, parce que le pouvoir ne sera quand même pas autant à l'Élysée qu'il l'a été. Bon, ça ne veut pas dire que j'en suis satisfaite. C'est un bazar institutionnel. Moi, ce qui m'inquiète, c'est que des deux côtés, si vous voulez, il y en a un qui me semble plus dangereux que l'autre. Jean-Luc Mélenchon me semble effectivement le danger number one pour la France. Je veux dire, le RN, je ne dirais pas que c'est un danger sur le même plan. Après, c'est des options différentes.

Ce que je vois, c'est que la fragmentation de part et d'autre, le nombre d'ambitions absolument délirantes, parce que je comprends très bien qu'on ait envie, quand on fait de la politique, de se présenter à la présidentielle. Maintenant, il faut avoir... La présidentielle, c'est l'entonnoir, comme disait François. Donc, à la fin, il faut avoir le sentiment qu'on va être le mec qui va être en haut de l'entonnoir. Bon, il y a un peu beaucoup de...

3:32
Présentateur

François, juste, Karim Bouhamran, il est très clair par rapport au Mélenchonisme, ce qui n'est pas forcément le cas de tous au sein du Parti Socialiste. En tous les cas, au sein de la gauche, bas.

3:42
Invité

Au sein de la gauche, vous voyez ce qui est en train d'arriver. Si les socialistes continuent à naviguer, à flotter comme ça et à vouloir imposer, ce dont parlait Elisabeth, une primaire in vitro, c'est-à-dire un truc où tout est fait pour désigner Raphaël Guzman comme ça a été fait pour Anne Hidalgo, évidemment que ça va à la catastrophe. Mais la réalité, c'est que vous avez vu hier, les députés Europe Écologie Les Verts, ils sont 13, et ça amorce un mouvement bien plus important. Ils veulent rallier Jean-Luc Mélenchon. Donc là, on est à un moment crucial de la social-démocratie. Avec deux pôles d'attraction, Jean-Luc Mélenchon à gauche et Édouard Philippe au bloc central.

Et vous allez voir des électeurs de la social-démocratie qui, par détestation et par peur de Jean-Luc Mélenchon, vont voter directement au premier tour pour assurer la place du candidat du bloc central face à Jordan Bardella. C'est délirant que la gauche en soit arrivée là. C'est délirant. Tout ça pour des problèmes d'égo. Pour ça, pour des problèmes d'entêtement. Raphaël Guilchman sans tête, François Hollande sans tête, Tondelier sans tête. C'est insupportable pour un électeur de gauche.

4:50
Présentateur

On a bien compris en tous les cas que la gauche, en tous les cas, est en pleine recomposition et que les enjeux sont là.

4:55
Invité

Décomposition, oui.

4:57
Présentateur

Décomposition. Allez, on passe à un autre thème que je voulais aborder ce matin. C'est le coup d'œil, le regard de Benjamin Glaze sur les réseaux sociaux. Et cette information, cette action assez symptomatique de l'époque dans laquelle nous sommes aujourd'hui, c'est ce coup de sang d'un père de famille dans le Morbihan, près de Lorient, à propos du harcèlement scolaire de sa fille.

5:18
Invité

Oui, sa fille de 9 ans, qui était harcelée à l'école depuis des mois, ça l'a mis en colère. À bout de nerfs, il a fini par régler le problème lui-même. Écoutez, il s'en est confié à nos confrères du Télégramme. Le lundi matin, ma gamine arrive à l'école, elle pleure, elle tremble, elle ne veut pas rentrer dans l'école. Et bien là, je suis allé régler le problème moi-même, en fait. C'est simple, je suis allé dans la classe, j'ai chopé les gamins et puis je les ai grondés une bonne fois pour toutes. Oui, c'est radical, en tout cas, avant d'en arriver là, tout de même, ce papa raconte comment il a découvert que sa fille était victime de violences de la part de ses camarades de CE2.

C'était le 17 juin dernier, ce jour-là. Après des mois de calvaire, sa fille a fini par vider son sac et elle a tout raconté à ses parents. En fait, elle a explosé un mercredi soir, quand j'étais au restaurant avec ma femme. Et puis elle était avec sa grande soeur de 17 ans et elle a explosé. Elle nous a écrit un courrier en nous disant simplement qu'elle n'arrivait pas à trouver sa place, que c'est une dignole, que ça va pas du tout. En fait, on a commencé à se poser des questions et à gratter un peu l'affaire.

De là, ma fille a commencé à se lâcher parce qu'on a discuté avec elle et il s'avère qu'il y a des violences physiques et verbales depuis plusieurs mois à l'école, qu'on l'attend à la sortie des toilettes pour lui faire du mal, en allant à la cantine, enfin voilà. Le père de famille dit avoir prévenu l'école. Il avait bon espoir que tout s'arrête. Mais voilà, quelques jours plus tard, il a appris que sa fille continuait de se faire frapper par ses camarades de classe. face à le confrère du Télégramme. Il raconte, c'est à l'instant T qu'il faut réagir. Pas trois mois plus tard, il a donc réagi.

J'apprends dans la foulée que le vendredi après-midi, elle s'est refait taper par un gamin dans les mêmes conditions, etc. Donc je suis allé régler le problème moi-même, en fait. C'est simple, je suis rentré dans la classe. L'enseignante était là et puis s'est mise de côté. J'ai demandé à ma fille qui l'envêtait. Donc les enfants, je leur ai dit de se lever, de se mettre au tableau. Et puis à partir de là, ils se sont fait gronder bien comme il faut pour qu'ils arrêtent leur bâtisse. Et s'il a fini par faire ça, c'est dit-il à cause de l'inaction de l'école, l'établissement qui au contraire assure que tout avait été mis en place.

En tout cas aujourd'hui, le père de cet élève de CO2 estime avoir eu de la chance. La chance que sa fille réussisse à en parler. Elle est donc encore là aujourd'hui. Pour cela, il souhaite en tout cas profiter de cet événement pour alerter la société. Si personne ne bouge ou n'en parle, ça continuera partout.

7:23
Présentateur

Voilà, merci Benjamin pour ce regard sur cette affaire. Je trouve qu'elle est symptomatique. C'est une histoire qui dit tout, je trouve, de l'impuissance de l'éducation nationale. Elle franchit un pas. C'est-à-dire que là, on n'est plus dans je ne fais rien, mais je ne fais rien. Et en plus, je laisse quelque part le papa venir expliquer, faire d'une certaine façon mon rôle d'éduquer. Et je trouve que... Alors, tout se passe très bien. Dans cette histoire, tout se passe très bien. Mais je trouve que... Ça peut très mal se passer aussi. Vas-y, vas-y, Elisabeth.

7:55
Invité

Alors, Elisabeth. Pardon, mais il y a deux choses là-dedans. Il y a l'incapacité de l'institution à protéger l'enfant. Et il y a le comportement des enfants. Et je risque simplement une hypothèse. Donc, tout ça est scandaleux. Je vais laisser Françoise réagir sur le fait que le père, finalement, intervient lui-même. Tout ça, évidemment, est tout à fait scandaleux. J'aurais un enfant. Je pense que j'aurais envie, moi aussi, d'aller casser la gueule aux enfants, aux parents, aux profs, à tout le monde. Mais, la question que je me pose, justement, j'ai une hypothèse.

Je me demande si, dans ces cas de harcèlement, on l'a déjà vu, parce qu'il y a eu un procès, il n'y a pas une autorisation des adultes. Je me demande si les enfants harcelés ne sont pas souvent ceux qui sont, eux-mêmes, comment dire, les souffres-douleurs des profs. Parce que c'est comme ça. Il y a des fois, je veux dire, il y a chez tous les adultes des pulsions vraiment pas géniales. C'est un peu plus embêtant quand c'est des profs. Et vous savez qu'il y a des gens que ça rend un peu sadique d'avoir de la faiblesse face à eux. Et je me demande si ce n'est pas ça, en fait. Parce que je ne comprends pas cette espèce de recrudescence du harcèlement. C'est comme la pédophilie.

J'ai l'impression que quelque chose, tout d'un coup, s'est déployé. Mais là, je me demande si ce n'est pas... Oui, c'est intéressant. Comme ça que ça démarre.

9:16
Présentateur

C'est vrai que je n'avais jamais entendu cette approche-là.

9:18
Invité

Non, mais c'est une vraie approche. Elle a raison, Elisabeth. Après, moi, je ne peux pas en vouloir à ce père. Honnêtement, je suis évidemment, en théorie, contre se faire justice soi-même. Mais je veux dire, mon enfant subirait ça. Je pense que je serais comme un tigre. C'est-à-dire, une lionne même. C'est-à-dire, je ne sais pas jusqu'où s'est allée avec le père. Je pense que je n'aurais aucune limite dans les insultes et la gronderie. Mais ça, c'est une pulsion aussi qui n'est pas bonne, comme on dirait-je. Parce que la question est que peut-être que sur l'instant, ça a calmé les enfants. Mais comment cette petite fille va vivre après, avec l'ensemble de l'école ?

Et qu'elle soit peut-être éventuellement des répercussions. Peut-être que le rapport de force va être pour elle. Parce que peut-être qu'ils vont dire « Oh là, celle-là, elle est protégée. » Alors, on ne sait pas de quel côté du manche ça tombe. C'est ça, en fait, le problème. Et en réalité, je pense que ce n'est pas une bonne solution. Que la solution idéale serait évidemment le recadrage par les professeurs. Moi, je suis vraiment... Je suis sévère, en fait. Parce que moi, je n'ai pas envie que l'école m'explique qu'elle a tout fait. Je n'ai pas envie, dans le périscolaire à Paris, qu'on m'explique « Mais on a tout bien fait. » Non, on n'a pas tout bien fait.

Et je suis un peu fumace, vous voyez, par rapport à ça. Vous savez très bien, je ne me cache pas, tout le monde connaît mes options. Emmanuel Grégoire est quelqu'un pour lequel, évidemment, moi, j'ai voté. Mais je ne suis pas satisfaite de ce premier mois de mandat. Et je ne suis pas satisfaite qu'on tente de régler ce délire mortel du périscolaire par une convention citoyenne. Je ne suis pas satisfaite de cela. Mais tu n'as pas les réfléchir avant de voter Grégoire ? Non, non, non. Il est très, très bien pour plein d'autres choses. Honnêtement, il est très, très bien. Mais je ne suis pas satisfaite de cela. Et je ne reprends pas mon vote, moi, jamais. Il est très bien, sauf sur...

Non, non, non, mais ça ne peut pas lui accorder. Il l'a enterré pendant la campagne. C'est un scandale. Non, les journalistes n'ont pas déterré. Personne ne l'a déterré. Vous avez raison. Donc, ça, c'est la réalité. C'est Rachida Dati qui l'a porté. C'est Rachida Dati qui l'a porté. Elle l'a porté tellement bien que ça n'a pas une bonne candidat, peut-être. Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que je ne peux pas me satisfaire de ce que dit l'école. Ça n'est pas possible, en fait.

11:22
Présentateur

Merci. On va poursuivre la discussion, mais sur un tout autre sujet. Et on va prendre des nouvelles, des incendies. Dans un instant, on sera avec Clément Rouvier, le premier adjoint à la mairie de Mayac. C'est dans le nord-est de l'Aude. On va prendre la température, si je puis dire, sans mauvais jeu de mots, parce qu'on redoute tous, évidemment, que les incendies soient encore plus sévères que ceux de l'année dernière. Et on se souvient à quel point ils avaient traumatisé ce département. A tout de suite. Il est 8h48 sur Sud Radio. Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Jacques Cardoze. 8h52, on est de retour dans le studio de Sud Radio avec Françoise de Goua et Elisabeth Lévy.

On va poursuivre la discussion autour de la politique et des différentes compositions ou recompositions dont parlait Françoise de Goua tout à l'heure. On est évidemment suspendu également à ce qui se passe dans le sud de la France avec ces incendies d'un instant à l'autre. On sera avec Clément Rouvier, premier adjoint à la mairie de Mayac, pour faire un point sur la situation dans le nord-est de l'Aude. Françoise, vous vouliez intervenir ?

12:21
Invité

Oui, vous dites qu'on est suspendu, recomposé, décomposition. Nous sommes suspendus, en fait, à une date qui sera la semaine prochaine, le 7 juillet. Et honnêtement, nous pensons que Laurent Wauquiez, c'est un mini-séisme, Retailleau isolé, etc. Si Marine Le Pen, le 7 juillet, par je ne sais quelle aventure et décision judiciaire, peut concourir avec des dates de la présidentielle qui collent avec une inéligibilité ramenée à deux ans, écoutez, là, nous rentrons dans quelque chose, si vous voulez, oublions tout ce que nous avons raconté avant. Alors, à ce moment-là, arrêtons d'en parler jusqu'à l'année ! Tout le reste n'est que ça l'adverte, finalement.

12:59
Présentateur

Alors, justement, rappelons les enjeux. Elle est déjà sous le coup d'une inéligibilité, mais qui pourrait être ramenée à deux ans.

13:10
Invité

Et comme l'exécution provisoire a été, comment dirais-je, prononcée, le 7 juillet, elle aura donc purgé, entre guillemets, 19 mois de son inéligibilité. Après, il reste la question de la prison ferme. Attendez, François, j'ai terminé. Il reste la question de la prison ferme. Le dossier est très lourd. Elle a été condamnée à de la prison ferme. Cette prison ferme peut-elle être aménagée en peine ? Et s'il est aménagé en bracelet électronique, est-ce que Marine Le Pen peut faire la campagne présidentielle avec un bracelet ?

13:39
Présentateur

Hier soir, Marine Le Pen a été claire. Elle a dit qu'elle ne ferait pas campagne avec le bracelet électronique.

13:47
Invité

En fait, moi, le sentiment que j'ai, c'est qu'elle serait quasiment soulagée, mais je ne peux pas me tromper, c'est la psychologie de comptoir. Le fait qu'elle ait dit ça, alors qu'en fait, si elle a deux ans d'inéligibilité, elle peut tout à fait qu'on faire campagne sous bracelet, je ne suis même pas sûr que les Français lui en tiendraient rigueur, au contraire. Donc, je ne suis pas sûr que son désir de concourir soit aussi ardent que ce qu'on le croit, en tous les cas, ce que moi, je le crois, d'autant plus que c'est quand même la fois où tout le monde pense, les gens raisonnables pensent que si elle concourt, elle pourrait être élue. Ce qui n'était pas le cas les fois précédentes.

La deuxième chose, je l'ai déjà dit, mais spéculer aujourd'hui sur ce que vont faire les juges, ou ce qu'ont déjà décidé, je suppose que le jugement est déjà écrit, mais spéculer là-dessus, comme le font les journaux qui vendent du papier comme ça, parce que la rumeur du palais de justice vous dit qu'en fait, ils vont être sages, et que dans leur sagesse, ils ne vont pas vouloir intervenir de la présidentielle, je pense que personne n'en sait rien, et c'est pour ça que je ne claque pas complètement. Françoise a raison, cette décision va rebattre les cartes, peut-être ou pas, mais ça ne sert strictement à rien de...

Oui, de tirer à la ligne là-dessus, et moi je suis d'accord avec vous, parce qu'on n'est que sur l'homme qu'a vu l'homme qu'a vu l'homme qu'a vu l'ours sur la rumeur.

15:11
Présentateur

Sauf qu'elle a eu une interview hier à la LCI, et elle donne quand même deux indications, elle dit d'abord, un, et moi je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous, mais elle dit qu'elle ne fera pas campagne si elle devait avoir le bracelet électronique, et je pense que si elle avait choisi dans sa tête de le faire, elle encourait d'une certaine façon des critiques, et une certaine violence durant la campagne, c'est-à-dire que se balader avec un bracelet électronique, faire campagne, aller rencontrer des gens avec le bracelet, tenir des meetings, et vous entendre dire à longueur de journée, Marine Le Pen a un bracelet électronique, c'est quand même... Il y a une autre raison.

Si je puis me permettre, ça affaiblit son camp, et le fait qu'elle dise ça, je trouve que ça n'est pas personnel, et pour le coup, qu'elle pense d'abord à son parti. Par contre, ça l'aurait servi. A mon avis, je ne suis pas du tout sur les gens.

16:00
Invité

Les gens auraient trouvé ça tout à fait injuste, en plus, ça fait un peu, c'est comme les tatouages, si vous voulez, ça fait légionnaire, cabossé par la vie, les Français adorent ça. Je ne suis pas du tout sûr que ça aurait... J'ai une autre théorie sur la décision de Marine Le Pen, que me livrait quelqu'un qui lui est très proche. On oublie toujours que Marine Le Pen est une juriste, elle est avocate à la base, et qu'il y a quelque chose qui pour elle est exécrable à l'idée de faire campagne. On peut quand même lui prêter cette hauteur de vue-là, elle considère que ça abîme tout simplement la fonction.

Ce n'est pas que ça abîme que le parti, elle considère que le bracelet électronique, ça abîme aussi la fonction présidentielle. Et donc, l'idée qu'elle s'en fait. Donc, je pense que sa déclaration d'hier, effectivement, est quelque chose qui ferme la porte. Ce n'est pas une menace pour les juges, c'est, voyez où j'en suis, une clarification. Elle l'avait dit en privé, ça. Qu'elle le dise en public, ça change un peu la donne.

16:55
Présentateur

En tous les cas, ce sera évidemment l'actualité de la semaine, et vous avez bien fait d'y revenir, Françoise Degoy. Merci, Elisabeth Lévy, de m'avoir accompagnée ce matin dans ce grand débrief, à la technique Manu et John à la réalisation. Merci à vous pour la préparation de cette émission. Dans un instant, Jean-François Aquili, qui va revenir sur la protection de l'enfance, et le premier adjoint à la mairie de Maya, Clément Rouvier, j'en suis sûr, interviendra dans l'heure qui vient, puisque vous le savez, sur Sud Radio, on suit avec beaucoup d'attention ce qui se passe dans le sud de la France, et sur le pourtour méditerranéen, avec tous ces départs de feu, et ces incendies.

Il est 8h57, j'ai été ravi de passer cette matinée avec vous, je vous retrouve la semaine prochaine, dans un instant, Jean-François Aquili. Très bonne journée.