L'invité de Bourdin Direct : Nadine Morano - 10/06
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RMC Bourdin Direct
Jean-Jacques Bourdin Nadine Morano, bonjour. Merci d'être avec nous, députée européenne. Nadine Morano, comment choisir un candidat, votre candidat LR à la présidentielle, avec des sondages ? C'est original, non ?
Nous avons décidé que Jean Léonetti, qui a été missionné par notre conseil stratégique, devrait nous proposer un dispositif que nous ferons acter par notre conseil national au mois de septembre. Et donc, on reste dans la ligne et dans le cadre de ce que nous nous sommes fixés, c'est-à-dire passer les élections régionales et départementales et ensuite, nous intéresser aux élections présidentielles.
C'est original, c'est un peu compliqué. C'est un peu compliqué. Vous esquivez les primaires ? Non, moi je suis totalement opposée.
Non, non, mais je suis opposée aux primaires.
Ah bon ? Oui, totalement. Pourquoi ? Parce que certains les demandent fortement dans votre parti.
Oui, pourquoi ? Pourquoi ? Parce que, normalement, quand vous êtes candidat à l'élection présidentielle, vous devez écraser le match. Vous devez être candidat face aux Français. Vous devez être le meilleur. Vous devez vous imposer, avoir une équipe, un projet et avoir un effet d'entraînement. Alors certains, ceux qui réclament la primaire, en général, n'ont aucun de ces arguments-là positifs à mettre dans leur besace. Donc moi, je leur dis, sortez vos tripes sur la table et soyez candidat à l'élection présidentielle. Et arrêtez de nous bassiner avec la primaire. C'est franchement, être candidat juste à la primaire, à quoi ça sert ? Donc on aura une procédure de sélection de notre candidat.
Et d'ici là, j'espère bien... Qui sélectionnera ? Qui ? J'espère bien qu'un candidat de chez nous va se démarquer. Vous savez, nous sommes un grand parti politique, le premier parti d'opposition. Nous avons 260 parlementaires. Nous dirigeons 50% des villes de plus de 9000 habitants. Mais toujours pas de candidat à la présidentielle pour ce grand parti. Nous dirigeons 2 tiers des départements. Nous avons 1300 binômes aux départementales engagés. On dirige 7 régions. Alors, c'est vrai, il nous manque... On a une grande puissance territoriale et il nous manque une tête affichée parce qu'on en a plusieurs. Donc à un moment, il faudra qu'il y en ait...
Il y en a un qui est déjà candidat. Ma vie n'est pas membre de votre parti, c'est Xavier Bertrand. Il est parti. Il est parti. Il était parti de notre... Donc vous ne pouvez pas le soutenir.
Écoutez, d'abord...
Impossible.
Franchement, on a fait preuve quand même de beaucoup d'indulgence à son égard puisque nous le soutenons dans les Hauts-de-France. D'abord. Et il y a beaucoup de candidats qui sont issus de notre famille politique qui figurent sur sa liste. Donc, en fait, Xavier Bertrand, avec qui j'ai gouverné.
Oui.
Vous étiez ensemble au gouvernement de Nicolas Sarkozy. Pas toujours très... Avec Valérie Pécresse. Je suis en accord, mais bon. Avec d'autres.
Si, si.
Dans la même ligne, dans la même famille politique. Je regrette qu'il soit parti pour rien, d'ailleurs. Je le regrette.
Bon, oui. Mais alors, ça ne résout pas votre problème. Moi, je ne comprends pas. M. Bourdin, vous savez quoi ?
Comme ça, pas un an que je ne suis pas venu. Vous me raviterez à la rentrée
et on reparlera du dispositif.
M. Bourdin, laissez-nous agir. Vous verrez. Oui, mais justement. Tout ira bien.
Oui, mais plus vous agissez,
plus c'est flou. Mais non, mais...
Non, mais c'est...
Vous aimeriez qu'on ne vous répondait rien. Non, mais la pression médiatique voudrait qu'on impose à notre famille politique d'avoir un candidat d'ores et déjà maintenant. Je pense que... Et d'ailleurs, quand vous regardez l'ensemble des déclarations de candidature, en général, elles se font en octobre ou en novembre. Reprenez l'exemple de M. Macron, de M. Chirac, de M. Sarkozy. Donc, franchement, voilà. Et ceci étant, vous savez...
Vous êtes l'un des responsables des Républicains.
Oui.
Bon, important. D'abord, est-ce que vous seriez candidate à la présidentielle ? M. Bourdin, je vais vous dire.
Je n'ai jamais vu... Je terminerai pour clore ce débat sur la primaire.
Oui. Non, clore, c'est moi qui déciderai, mais ce n'est pas vous.
Non, mais en ce qui me concerne... Oui, en ce qui me concerne. En ce qui me concerne, si vous voulez, je suis issue d'une grande famille politique gaulliste avec une vraie histoire, un vrai enracinement. Je n'ai jamais entendu les candidats que j'ai soutenus aux élections présidentielles demander des primaires. Nicolas Sarkozy, lui, a subi une primaire parce qu'il l'a acceptée et il a eu bien tort. Ça lui a fait plaire dans les élections. Mais en 2007, lorsqu'il a été candidat, lorsqu'il a pris l'UMP en 2004, je peux vous dire qu'il avait un seul objectif, c'était de gagner l'élection présidentielle et il a obtenu une grande victoire et une belle victoire.
Alors qui, à vos yeux, se dégage aujourd'hui ?
À la rentrée. Soyez patient. Non, non, bon d'accord. L'important pour moi, c'est d'avoir un candidat qui sera en position de gagner. Parce que la dernière fois, figurez-vous...
Alors là, avoir un candidat en position de gagner, ça...
Non mais M. Bourdin, en 2017, on nous disait oh là là, la victoire, M. Hollande était tellement mauvais que c'était assuré que nous gagnions les élections présidentielles. Oui, je me souviens. On s'est aperçu qu'au final, M. Juppé, dans les sondages, était très haut, l'État 33. Finalement, ça n'a pas été lui, ça a été M. Fillon qui au final a fait une sortie de route et on s'est retrouvé à ne même pas être présent en second tour. Donc, c'est un accident extrêmement important pour ma famille politique et donc, on a eu du mal à s'en remettre, il faut s'en remettre, mais l'objectif étant d'avoir le meilleur pour gagner.
Bon, vous, vous ne serez pas candidate, c'est clair.
Question suivante. Vous ne dites pas non. Écoutez, M. Bourdin, mais on ne sait jamais. Tout à coup, vous pourriez émerger, Nadine Morano. Oui, je sais, je sais. Mais je n'appartiens pas à ceux qui ont envie de flatter leur égo en disant, moi, je fais partie des potentiels présidentielles. La seule chose qui m'intéresse, c'est le destin de la France.
Bon, mais Nadine Morano, convenez que votre parti est un peu particulier. Vous êtes responsable importante des LR et vous n'appelez pas à voter pour le candidat LR de votre région régionale.
Alors, je vous ai expliqué tout à l'heure que dans notre parti politique, on a une structure, on a une commission nationale d'investiture qui décide, qui choisit, qui valide les candidats et on a un conseil national qui représente l'ensemble de nos militants, de nos fédérations qui, eux, votent sur les candidats. Je déplore que nous ayons eu deux problèmes. Seulement deux. Mais vous savez, quand on a une minorité qui met un peu le bazar, ça affecte les autres.
Deux régions très importantes.
Bien sûr, deux régions très importantes qui n'ont pas respecté ce qui a été décidé.
qui n'ont pas respecté
ce qui a été décidé en commission nationale d'investiture et qui n'ont pas respecté non plus le conseil national. Je le déplore. Ce n'est pas moi qui mets le bazar dans ma famille politique. Ce sont eux qui jouent contre leur camp. C'est assez dommage. Non, non, mais attendez. Il n'y a pas d'attendez, c'est la réalité.
Vous avez le président de votre parti qui soutient le candidat de votre parti en région PACA. Mais vous, vous ne le soutenez pas.
Vous vous rappelez que Christian Jacob lui a mis un carton rouge sévère après la déclaration du Premier ministre qui annonce qu'il y aura un accord avec la République en match.
Muselier à toute la légitimité nécessaire, je le soutiens. C'est ce que dit Christian Jacob.
Oui, mais qu'est-ce que vous voulez qu'il dise Christian Jacob ? Je vais vous dire. Christian Jacob, il fait un boulot mais vraiment du nain. Mais c'est ingrat son job. Il tient le parti par tous les goûts.
Je me mets à la place des électeurs qui ne comprennent pas des figures importantes qui ne soutiennent pas les candidats de leur parti.
Excusez-moi, mais Renaud Muselier pouvait très bien gagner cette élection sans problème puisque La République en marche était à 8% dans les sondages. Il n'avait pas besoin de se mettre des boulets au pied avec La République en marche ni d'aller exclure nos parlementaires à nous de notre famille politique de la liste et d'avoir la clarté vis-à-vis des électeurs. Et puis, là, je vais vous dire, La République en marche, vous savez, en marche, EM, parce qu'ils n'ont pas de parti. C'est juste un slogan marketing du président.
Moi, je n'ai jamais souhaité à ce que les membres de ma famille politique perdent, mais je voudrais qu'ils arrêtent de faire autant de bêtises pour se mettre en situation délicate.
Il va perdre ?
Mais, M. Bourdin, je ne souhaite pas que les membres de ma famille politique perdent. Alors, votez pour eux si vous ne souhaitez pas qu'ils perdent. M. Bourdin, je voudrais qu'ils arrêtent de faire n'importe quoi.
Vous voterez pour Rottner ? Est-ce que vous voterez pour Jean Rottner ?
Vous savez ce qu'a dit M. Rottner ? Vous avez vu, il a dit Urbi, mais vous êtes gentil. M. Rottner explique que Nadine Morano, de sa propre famille politique, n'est pas compatible avec sa ligne politique. Comment voulez-vous que j'aille mettre un bulletin dans l'urne, M. Rottner, alors qu'il me dit non, pas toi ?
Vous êtes extraordinaire. Vous ne souhaitez pas sa défaite, mais vous ne votez pas pour lui.
Mais, M. Bourdin, vous avez compris ce que je vous ai dit ou il faut que je répète ? Il explique dans les médias que Nadine Morano, la ligne politique de Nadine Morano, qui est une ligne politique gaulliste et lui qui vient du milieu centriste, n'est pas compatible avec la sienne. Donc, si ce n'est pas compatible avec la sienne, comment voulez-vous que j'aille lui mettre un bulletin de vote qu'il ne veut pas ? Il ne me veut pas comme M. Muselier n'a pas voulu de ses collègues parlementaires, mais il a mis sur sa liste deux chefs de cabinet de membres du gouvernement de M. Macron et il a enlevé nos parlementaires comme moi, dans ma région.
Ceux qui mettent ce bazar en général ont été sous l'emprise des Macron compatibles, on va dire, comme M. Estrosi, qui heureusement maintenant est parti. Enfin, il reste quand même chef de file des Alpes-Maritimes.
Nadine Morano.
Je vous l'accorde, M. Bourdin, nous avons une difficulté de lisibilité sur deux régions, mais sur les autres et tous nos candidats au départemental qui sont engagés dans la clarté. J'aimerais que ceux qui nous écoutent comprennent que tous ceux-là, eux, sont dans une stratégie claire. Ils refusent tout soutien de La République en marche. Mais ils sont clairs, mais La République en marche, c'est 2% des communes, c'est rien. Nadine Morano. Pourquoi aller se mettre des boulets ? On n'en a pas besoin. On peut gagner sans eux.
C'est tout sauf Emmanuel Macron ?
Moi, je ne veux pas d'Emmanuel Macron. Je considère que c'est pas un bon président. C'est pas un bon président. Non.
Mais c'est tout sauf Marine Le Pen.
Voyez dans quelle perspective vous voulez me mettre. Mais non, mais je... Si, si, c'est pas... Mais non, si, si.
Vous savez, la perspective que je souhaite vous mettre, c'est dans la clarté.
Non, mais moi, la clarté, elle est claire chez moi.
Bon, alors si elle est claire, Marine Le Pen vous tend la main, est-ce que vous la repoussez ?
Mais... Et pour faire quoi ?
Je ne sais pas.
Vous l'avez interrogée de savoir si elle est... Oui, c'est moi, c'est ici. Vous l'avez demandé si je ferais un bon ministre. Pourquoi pas ? Parce que j'ai sans doute démontré que j'avais été un bon ministre dans le gouvernement de Nicolas Sarkozy. Est-ce que vous repoussez ? Est-ce que vous dites non ? Est-ce que vous dites non ? Mais je dis, M. Bourdin, parce que les questions-là, elles sont hors de propos. Elles sont déplacées. Vous ne composez pas un gouvernement avant d'avoir gagné des élections. C'est ridicule. Et moi, je vais vous dire,
je veux, je veux... Si Marine Le Pen vous propose un ministère, est-ce que vous dites non ?
Non mais, M. Bourdin, moi, je me place dans une seule perspective. La perspective où un candidat de ma famille politique qui porte notre programme, qui porte nos valeurs, soit en situation de gagné.
Vous savez que quand on ne dit pas non, c'est un oui, non ? Mais non, pour vous,
c'est comme ça. C'est binaire. Oui, non, oui, mais... Non, non, c'est pas binaire. Non, et bien moi, je vous dis, c'est clair. Ma seule stratégie, c'est l'autoroute centrale. Les Français sont 61% à dire qu'ils ne veulent pas d'un duel Emmanuel Macron-Madame Le Pen et ils veulent une autre perspective, une autre alternative. Et moi, je veux cette autre alternative. Voilà. Et cette autre alternative, nous l'avons construite, vous savez, vous dites toujours, les Républicains, sauf que les Républicains, la force parlementaire, c'est nous, c'est pas la France Insoumise où ils sont 12 qui voient s'y faire très fort, qui incarnent une vraie opposition à Emmanuel Macron.
C'est même pas non plus le Rassemblement National.
C'est nous. C'est Marine Le Pen,
la première force d'opposition. Mais non, là, dans les sondages, mais dans la crédibilité de programme, je suis désolée, c'est notre famille politique. Chez les électeurs, c'est Marine Le Pen. Oui, mais c'est... Et quelque part, si pour l'instant, dans les sondages, c'est Marine Le Pen, c'est parce qu'il faut se remettre en question nous-mêmes et qu'il faut qu'on propose quelque chose de plus clair. C'est pour ça que j'en veux un peu à mes petits camarades, lorsqu'ils ne sont pas dans la clarté, lorsqu'ils excluent des gens de notre famille politique...
Mais j'en conclue, on va passer à autre chose, j'en conclue que vous ne repoussez pas la proposition de Marine Le Pen.
J'en conclue une seule chose, c'est que moi, je conduis une voiture, c'est celle des Républicains, et que je vais l'emmener à l'Élysée. C'est ça qui m'intéresse.
Avec Marine Le Pen au volant ? C'est clair ou quoi ?
Et vous, sur le siège à côté ? Les Républicains 238, Ruevaux-Girard, regardez, on a un site internet très bien fait, avec l'ensemble des conventions que nous avons faites
L'immigration réunion à l'Élysée, voilà un sujet qui va monter lors de la présidentielle. Vous en convenez, Nadine Morano ?
C'est un sujet majeur.
C'est un sujet majeur. Bon, Emmanuel Macron envisage de restreindre la délivrance de visas pour entrer en France, visas pour les Marocains, les Tunisiens et les Algériens, parce qu'on a les pires difficultés à renvoyer chez eux les étrangers Tunisiens, Marocains, Algériens, entre autres, mais aussi les Russes, mais aussi d'autres étrangers. Pourquoi ? Parce que ces pays ne les veulent pas. et ne veulent pas les accueillir. Alors, comment faire ?
D'abord, c'est bien que M. Macron s'y intéresse à même pas un an de l'élection présidentielle, alors qu'il a été délivré dans notre pays, rien qu'en 2019, 277 000 titres de séjour. On régularise en France, il y a eu plus de 30 000 régularisations. On ne s'assure même pas que les gens maîtrisent un minimum le français. Il n'y a que chez nous qu'on voit ça. On ne renvoie pas les déboutés du droit d'asile. Ça, c'est des chiffres. Sur les OQTF qui sont délivrés, obligation de quitter le territoire français, il y a à peu plus de 100 000 OQTF qui sont délivrés. Il y a moins d'un sur deux qui sont renvoyés. Moins d'un sur deux. Sur l'ensemble de l'Union européenne, M.
Bourdin, on a à peu près 500 000 OQTF, c'est-à-dire obligation de quitter le territoire. On n'en a même pas 29% qui sont appliqués. Donc maintenant, il faut arrêter. Moi, je veux un moratoire sur l'immigration, M. Bourdin. Je veux qu'on arrête l'immigration. Un moratoire total. Total, pendant un an.
Pas d'immigration pendant un an.
Je veux un moratoire sur l'immigration.
C'est-à-dire pas de regroupement familial. Non, non. Pas d'étudiants étrangers. Non, non. Non, non. Aucun étudiant étranger en France.
Non, non, je vous le dis. Il faut mettre en place un moratoire pendant un an pour que nous examinions. Aucun droit d'asile. Écoutez, M. Bourdin, il faut que nous examinions nos failles législatives. Parce que ceux qui arrivent sur notre territoire connaissent très bien les associations qui font contacter, les recours qu'il faut mettre en place pour être sûr de ne pas être débouté du droit d'asile. Vous savez qu'en 2011, on avait 2500 mineurs non accompagnés sur le territoire français. Vous saviez combien on en a maintenant ? Pratiquement 41 000. Vous savez que 95% des mineurs non accompagnés sont des garçons. Des garçons. Il y a des filières qui sont organisées.
Il y a, ce que je dis là, je l'ai dit aussi au sein du Parlement panafricain d'Urban sur la question migratoire devant mes collègues africains et qui me disent mais c'est quand même un peu de votre faute en France, vous régularisez. Donc dans les pays, dans nos villages, en Afrique subsaharienne, on se cotise pour faire partir les garçons parce que le niveau de vie n'est pas assez élevé. Ce que je comprends. Mais quand M. Macron dit on va faire un plan Marshall, il faut un plan Marshall pour l'Afrique, mais M. Bourdin on en finance un par an de plan Marshall. 20 milliards d'euros d'aide au développement pour l'Afrique et toujours plus de migrants qui arrivent chez nous.
Sans que les citoyens africains n'en aient vraiment le fruit de cette aide au développement. C'est ça. Il faut vraiment changer notre méthode de faire pour que le citoyen africain puisse rester chez lui et vivre en meilleure condition. Et on paye aussi deux fois, le citoyen européen paye deux fois avec ceux qui sont chez nous en situation irrégulière. Ça n'est plus acceptable. Il faut renvoyer tous ces mineurs non accompagnés de là où ils viennent. Mineurs étrangers, disons-le. Et donc il faut des accords bilatéraux. Il faut aussi conditionner nos aides au développement en fonction de la maîtrise de leur immigration. Il faut arrêter de donner de l'argent. C'est open bar. C'est fini.
Alors c'est bien qu'il s'y intéresse. Il aurait pu le faire avant parce que sous le mandat M. Macron, jamais on n'a eu autant d'étrangers qui sont arrivés chez nous.
Bien, sauf pendant la crise, mais c'est dû à la crise. Nadine Morano, vous êtes députée européenne. Un mot sur ce qui s'est passé la gifle d'Emmanuel Macron, giflée par...
Ah oui, ça c'est intolérable.
C'est intolérable.
Assez inacceptable.
Oui.
Assez... Certains disent il n'a pas à les engager... Non, non, non.
J'ai entendu certains dire il n'a pas à les engager le dialogue avec les Français.
Aucune excuse. Aucune. Voilà. Emmanuel Macron est le chef de l'État.
Oui.
Il est au-delà de sa personne. Il représente une fonction. Donc c'est pas la peine de trouver la moindre excuse. Il n'y en a pas. On ne peut pas avoir ce comportement à l'égard d'un élu et pas envers le chef de l'État. Quand on n'est pas d'accord, on débat, nous sommes dans une démocratie. Et on va voter. La seule gifle qui peut valoir, c'est une gifle électorale. C'est pas le reste.
Violence des mots, violence de la rue dans notre société aujourd'hui. Extrême gauche, extrême droite, mélangée, mêlée dans cette violence. Quand vous voyez
les propos qui sont tenus par la France insoumise, par M. Mélenchon à l'égard de nos forces de sécurité, moi, je ne supporte plus d'entendre tout ça. Je veux que la France reste la France, M. Bourdin. La France, aujourd'hui, est en décadence et c'est grave. Je veux qu'on respecte nos pompiers, je veux qu'on respecte nos forces de sécurité, nos gendarmes, tous ceux qui incarnent ce que représente la France aujourd'hui avec leur uniforme, vous savez, avec le drapeau français. Ça veut dire quelque chose. Et ça, je ne tolère plus ceux qui s'égarent dans des propos à l'égard de nos forces de sécurité. D'ailleurs, le chef de l'État n'a pas été le dernier.
Quand il a reconnu, vous vous rappelez, quand il était sur une chaîne, c'était chez Brut ou je ne sais plus l'heure. Brut. Quand il a dit, si vous voulez ça, vous faites plaisir, oui, il y a des violences policières. Rien que ça. Et puis, je passe M. Castaner qui a été en dessous de tout. Tout ça, ça a été dramatique pour le respect que nous devons à nos forces de l'ordre et qui doit être incarné par le sommet.
Bien. Nadine Morano, Covid-19, le certificat sanitaire, vous l'avez voté, ça a été voté hier au Parlement européen. Ça va permettre aux citoyens européens de circuler dans toute l'Europe librement. Vous êtes battu pour.
Moi, j'ai voté pour. Il est en place le 1er juillet pour un an. Ça permettra d'uniformiser les déplacements au sein de l'Union européenne. Ça veut dire que, en fait, d'ailleurs, il est facultatif, je le dis, sur la base d'un QR code ou d'un certificat papier. Il aurait dû être obligatoire. Non, moi, je pense que facultatif, ceux qui l'ont, ça permet d'aller plus vite. Il n'y a pas de quarantaine. C'est pour qu'on ait vraiment une uniformisation. Je vous rappelle que le tourisme, la France, première destination touristique dans l'Union européenne. Le tourisme, c'est 30 millions d'emplois dans l'Union européenne.
C'est une perte en chiffre d'affaires sur l'ensemble de l'Union de 255 milliards d'euros. Donc, moi, je veux que la vie reprenne. Et on doit tous s'y mettre pour ça.
Est-ce qu'il faut rendre la vaccination obligatoire ? En France, pour certains, pour certains, par exemple.
Non, mais moi, je suis vaccinée. J'ai eu la Covid et je suis vaccinée. J'encourage tous ceux qui nous écoutent à se faire vacciner. Moi, ma famille est vaccinée. Mes enfants sont vaccinés. Et je trouve que si on veut une vie, le retour à la normale, il faut y aller. Il faut se protéger soi-même et protéger les autres. Mais là-dessus, vous savez qu'on a été très mauvais. Encore une fois, M. Bourdin, vous savez, le président américain qui a été... Joe Biden. Non, non, non, M. Trump. Vous savez, qui a été vilipendé sur tous les plateaux. Sauf que M. Trump, il a lancé l'opération Warp Speed plus vite que la lumière. Il a engagé 10 milliards d'euros sur la recherche, sur la base de critères.
Donc, il y a eu des laboratoires qui ont été sélectionnés. 10 milliards d'euros pour trouver ce vaccin. C'est eux qui ont trouvé ce vaccin. On a pu le commercialiser. Et aujourd'hui, quand vous regardez ce qu'avait dit M. Macron, regardez ce qu'il avait dit sur Brut le 4 décembre 2020. Je ne crois pas... Le 4 décembre, lui, il disait je ne crois pas à la vaccination obligatoire pour ce vaccin parce que d'abord, il faut être très honnête et très transparent. On ne sait pas du tout sur ce vaccin comme on ne sait pas du tout sur ce virus. Je ne considère pas la vaccination.
Il disait toute la classe politique française à l'époque sur le vaccin Pfizer. Regardez,
M. Trump, lui, il a décidé d'aller fort. Le Premier ministre anglais, pareil, moralité, 42% de la population au Royaume-Uni. Ici, AstraZeneca fait partie des laboratoires qui ont été subventionnés par M. Trump. D'accord ? Et donc, quand vous regardez aux Etats-Unis comme au Royaume-Uni, le niveau de population qui a eu deux injections, c'est 42% de la population. Nous, c'est seulement 19%.
Très en retard,
comme sur le reste.
On va dépasser 30 millions d'adultes vaccinés. Nadine Morano, Joe Biden, dernier mot, Joe Biden qui a acheté 500 millions de doses Pfizer pour les distribuer aux pays pauvres. Est-ce que la France va faire la même chose ?
Oui, mais moi, plus on pourra être solidaires pour qu'on s'en sorte, ça serait bien. J'aimerais qu'ils mettent aussi beaucoup d'énergie à demander des comptes à la Chine et à laisser l'enquête se faire en Chine parce que c'est bien beau tout ça, ça vient de Chine. Il y a une enquête qui a été demandée au titre de l'OMS et je voudrais une pression internationale sur ce sujet pour qu'on ait aussi la transparence.
Peut-être au futur G20. Merci Nadine Morano, 8h55 RMC. Merci.
Merci. Merci. Merci. Merci.
Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci.
Nadine Morano