Retraites : "Si nous sommes un parti de gouvernement, il faut qu'on en tire les conséquences"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
merci beaucoup Alain joliand d'aide de nous accompagner pendant cette première demi-heure sénateur les républicains de la Haute-Saône on va évidemment parler de cette réforme des retraites et d'abord ce message adressé hier par Emmanuel Macron via l'AFP il a souhaité que la réforme puisse aller au bout de son cheminement démocratique dans le respect de tous c'est le bon message dans le climat de tension actuelle pas certains que ce soit le bon message ni le bon moment mais enfin déjà depuis le début c'est comme ça je pense que la réforme des retraites si elle est nécessaire n'est pas n'a pas été présentée dans les bonnes circonstances peut-être pas au bon moment non plus enfin bon est-ce que c'est le bon moment pour réformer si jamais trop le bon moment toujours est-il que sur le fond des choses si on parle de la démocratie respect des institutions on peut pas on ne peut pas contester que le 49.3 même si sur un texte comme ça il peut apparaître comme une provocation en tout cas c'est ce qu'un certain nombre de personnes disent toujours est-il que cet article là fait partie de nos institutions et que c'est grâce à cet article là qu'un gouvernement qui est soutenu par une majorité seulement relative peut faire passer un certain nombre de textes de déclencher pour vous avez dit sur ce plateau il y a 8 jours qu'il s'était la seule solution quand on y est on y est maintenant qu'on est dans cette situation il faut bien en sortir et donc il n'avait pas d'autre solution est-ce que c'était est-ce que c'était [Musique] [Musique] [Musique] une façon de redonner un peu d'oxygène et de de paisibilité au pays c'est peut-être malgré une adoption du texte au fond par défaut c'est peut-être de tourner la page et de d'essayer de reconstruire quelque chose je pense qu'il faut regarder le jour d'après pour essayer de reconstruire quelque chose sur de nouvelles bases avec à mon avis une urgence qui est urgence sociale il y a beaucoup trop de gens dans ce pays qui ne peuvent plus vivre de leur travail c'est pour ça qu'ils sont dans la rue je parle pas des excès de la violence tout ce que je condamne évidemment fortement mais tous ceux qui qui sont dans la rue ne sont pas des violents il y a ceux il y a beaucoup d'entre eux qui travaillent et qui ne peuvent pas s'en sortir donc pour moi il y a une urgence sociale il faut donner du pouvoir d'achat et reconstruire avec la République c'est la question on en parle tout de suite de votre partie puisque des députés les républicains excluent pas de voter l'émotion de censure présenter cet après-midi à l'encontre la consigne direction-t-il président du parti on fait le point avec notre journaliste parlementaire Alex tout ça [Musique] bonjour Yann bonjour Alain Juan Alain j'ai la censure du gouvernement elle dépend des députés les républicains qui sont divisés sur la question effectivement Oriane mathématiquement pour que le gouvernement soit censuré il faut qu'une trentaine de députés les républicains votent en faveur d'une des deux motions de censure qui ont été déposer on le rappelle le groupe LR à l'Assemblée est composé de 61 députés et le patron du parti exotique a donné et bien une ligne directrice hors de question de voter l'ascension du gouvernement ça veut dire qu'on va gouverner en alternative au pays et dans les signataires de la motion de censure que certains auraient pu voter il y a les amis de Monsieur Mélenchon et puis je le dis non il y aura très peu de députés républicains ils seront quelques quelques-uns mais très faibles l'immense majorité du groupe ne votera pas derrière moi cette motion de censure alors effectivement il y a quand même quelques députés les républicains qui ont annoncé qu'ils allaient voter la motion de censure transpartiz déposée par le groupe liott liberté indépendant outre-mer et territoire quelques députés LRP pas plus d'autant que le député du Lot Aurélien Pradier selon les informations du journal Le Figaro Orient Pradier qui est cristallisé quand même l'opposition d'une partie de des députés LR à cette réforme des retraites et bien finalement il ne votera pas la motion de censure alors quelques voix des députés LR c'est insuffisant pour faire passer cette notion de censure mais pour gonfler ce chiffre et bien le patron du rassemblement national Jordan Bardella a fait une offre en faveur des députés LR qui seraient notamment craintif d'une future dissolution de l'Assemblée nationale qui aurait peur en 400 sur deux gouvernement et après de dissolution et bien de remettre en jeu leur mandat de voir les électeurs et bien Jordan Bardella elle a dit en cas de dissolution de l'Assemblée le rassemblement national ne présentera pas de candidats dans les circonscriptions ou les députés LR voteront la motion de censure ça c'est l'offre faite par le RN elle la réponse du patron du groupe LR à l'Assemblée Olivier marlex les dép ne sont pas à vendre à linge landais qu'est-ce que vous dites assez députés les républicains ils sont pour l'instant quelques-uns qui vont voter la motion de censure ils ont raison ils sont libres l'esprit de la motion de censure quand on la vote c'est qu'on a un gouvernement de remplacement une majorité de remplacement c'est ça le prix de la Constitution aussi voter la motion c'est bien mais après ça pose la question avec qui on peut gouverner est-ce qu'on a une majorité de remplacement nous n'avons pas de majorité de remplacement donc le mieux c'est de s'en tenir au texte la réforme des retraites ceux qui sont vraiment très hostiles à cette réforme vauteront la censure ils seront quelques-uns chez les LR ça ne suffira pas pour voter la censure et faire tomber le gouvernement ça sera un peu anecdotique et j'ai envie de dire au bout du compte tout ça pour ça c'est combien quelques-uns vous savez combien de députés il en faudrait beaucoup plus je suis pas je peux pas deviner mais en tout cas il en faudrait beaucoup plus que ceux qui ont l'intention de la voter pour faire tomber le gouvernement et faire tomber le texte restons en hautex ce sera plus facile et puis voilà il y aura surtout les textes sur tous les textes dans tous les partis il y a toujours un moment donné quelques quelques parlementaires en conscience en conscience qui décide de de voter contre ou de ne pas voter sans s'abstance la question ici précisément c'est quelle est la conséquence politique de d'un tel acte et qu'est-ce qu'on fait après et quelle est la conséquence politique pour eux est-ce qu'ils doivent être exclus du parti et du groupe s'il vote l'ascenseur moi je suis pas je suis pas fanatique des exclusions à chaque fois qu'on a exclu on s'en est très mal porté je pense qu'il est temps que les républicains se remettent autour de la table puisque vous savez 61 députés à l'Assemblée nationale avec ce nombre on est on est le groupe pivot c'est-à-dire on fait passer où on fait pas passer les textes si on se divise on n'est plus rien on n'est plus rien puisqu'on ne sera plus assez pour peser pour apporter faire en sorte que la majorité relative devienne majorité tout court absolu au moment du vote de tel ou de tel texte si nous nous des visons et bien nous ne pouvons plus jouer ce rôle donc je suis pas un partisan de l'exclusion mais au contraire dans cette période de tension je pense que la responsabilité des dirigeants c'est au contraire d'essayer de rassembler de se mettre d'accord sur une ligne politique c'est de ça dont il faut parler certains alors il y a la question de la motion transpartisane portée par note mais certains n'exclut pas de voter la motion portée par le rassemblement national ça c'est une ligne rouge pour vous je crois que c'est une ligne rouge mais je pense que pour le coup pour le coup ils ne seront pas très nombreux mais encore une fois posons-nous la question nous les républicains quel service peut-on rendre à la France dans les quatre ou cinq ans qui viennent qu'est-ce qu'on fait est-ce qu'on contribue à ajouter une crise politique ou bien est-ce que on est en responsabilité justement face à toutes ces divisions des députés les républicains sur la réforme des retraites certains sont pour certains sont contre certains demandaient des améliorations qui étaient et bien et les concessions n'étaient pas suffisantes selon vous est-ce que ça apportait atteinte à la crédibilité DLR comme partie de gouvernement je pense qu'il est temps de se ressaisir sur ce plan partie le gouvernement oui donc si on est un parti de gouvernement il faut qu'on en tire les conséquences on est dans une on est dans un moment politique où on n'a pas on n'a pas trois alternatives on en a deux effectivement on vote la censure on fait tomber le gouvernement et après on fait des alliances que beaucoup condamnent voilà et puis l'autre solution c'est de dire on est un parti de gouvernement voyons après ce texte sur les retraites voyons si nous avons la capacité de participer à une œuvre de reconstruction et de ne pas à la crise sociale une crise politique une crise de régime en quelque sorte donc moi je pense qu'il faut que toutes les hypothèses soient sur la table et que les républicains en parlent et que l'on voit ce que l'on peut faire est-ce que pour le dire clairement à l'agendais vous souhaitez un accord de gouvernement avec Emmanuel Macron avec le ou la future première ligne je pense qu'on responsabilité on ne peut rien refuser pour l'instant comme ça de but en blanc s'il y avait s'il y avait toute façon pour moi il faut un changement de gouvernement je pense que c'est même si la motion même si alors après c'est le président de la République c'est pas c'est vraiment le président de la République mais je pense que apaiser ce serait ça même vous savez je pense que même si le texte avait été voté imaginons qu'il y ait pas eu le 49-3 je suis persuadé que si le texte avait été voté il l'aurait été peut-être avec une voix deux voix trois voix d'avance est-ce que vous pensez que ça aurait changé quoi que ce soit dans la rue absolument pas je pense que la légitimité du du texte aurait été contestée quand même parce que il faudrait un Premier ministre qui soit capable de rassembler voilà qui qui viennent de tel ou tel endroit je sais pas mais en tout cas une personnalité qui soit capable de rassembler pour moi le problème c'est pas monsieur Macron monsieur Macron est dans 4 ans dans 4 ans il sera plus là la question c'est comment est-ce que avec d'un côté et les filles la gauche extrême gauche de l'autre côté l'extrême droite comment est-ce que la droite républicaine est le centre se reconstitue pour assurer l'avenir notre pays et si de tenter le redressement de notre pays il faudra bien aussi une réconciliation il faudrait bien une réconciliation mais il faudrait bien une réconciliation que avec avec tous ceux qui sont historiquement de la droite républicaine et du centre on peut pas on peut il faudra bien un moment Bruno Le Maire évidemment mais évidemment que ce que feront les républicains seuls est-ce que vous croyez que c'est une dissolution on sera majoritaire à l'Assemblée nationale est-ce qu'on a un leader aujourd'hui qui soit capable d'incarner un leader en place en action qui soit capable d'incarner une éventuelle alternative à l'Élysée pour l'instant on est on est je pense je pense je pense qu'en ce moment on est dans dans la survie je parle pas de ce qui se passe au Sénat au scénario une majorité autour du président Larcher c'est autre chose qui est bien plus large que les républicains je parle quand même de la majorité à l'Assemblée nationale c'est quand même un moment donné c'est de là dont provient le Premier ministre pour vous le futur leader des républicains c'est un de ceux qui est actuellement au gouvernement qu'il a été comme Édouard Philippe et qui a quitté votre famille je dis pas ça je dis simplement que j'essaie d'être logique peu importe celui qui c'est pas ça la question pour l'instant la question est-ce qu'on reconstitue une majorité de la droite du Centre vous me parlez des parties de gouvernement pour éviter d'un côté on a déjà eu ce problème au présidentiel est-ce qu'il ce qui fait que le problème a pas été résolu c'est que Monsieur Macron l'a fait un peu trop tout seul et que du coup il a une majorité qui n'est pas une majorité absolue mais si un moment donné comment dire quand les fossés sont créés il faut un certain temps pour les pour les boucher pour retrouver les gens tous ensemble mais moi je ne vois pas on a trois ans devant nous c'est c'est plus beaucoup c'est pas beaucoup donc je vois pas comment on peut redonner à notre pays une force politique républicaine de la droite et du centre si un moment donné on ne rassemble pas tous ceux qui sont de cette sensibilité alors c'est un gros travail vous me direz c'est peut-être j'espère ne pas être dans l'utopie voilà mais j'essaie de regarder les choses d'une manière la plus logique possible et je pense qu'il faut tendre la main je crois qu'on peut pas continuer le la situation de notre pays est trop difficile pour continuer à faire des bisbilles politiciennes c'est une position qui est majoritaire ou minoritaire au sein du groupe au Sénat par exemple et au sein de votre partie je pense que je suis pas majoritaire non je pense que ceux qui pensent ça ne sont pas majoritaires mais à un moment donné il faut bien quand même où il y a de plus on a entendu Rachida Dati dire la même chose que vous est-ce qu'il y a des voix qui s'élèvent et à un moment donné et on peut pas rester camoufler il faut quand même mettre quelques idées sur la table on en discute voilà je dis pas que c'est l'alpha et l'oméga mais peut-être qu'il faut quand même en discuter pour ne pas fermer les portes parce que si on ferme les portes je vois pas d'issue donc je ne vois pas d'autre issues que celle de la discussion pour essayer de retrouver une majorité et de permettre éventuellement éventuellement un monsieur Macron d'aller au bout de son quinquennat 11 dissoudre l'Assemblée nationale parce que aussi bien pour le pays que pour notre force politique une dissolution de l'Assemblée nationale je ne pense pas que c'est vrai quelque chose de positif pour la France veut comme votre leader c'est Laurent Wauquiez qu'on n'entend pas vous regrettez son silence dans cette période mais son retrait pour l'instant et fait partie de de ma réflexion et de ce que je propose aujourd'hui si on avait à la tête des républicains un nouveau leader qui se qui se soit fait élire qui soit aujourd'hui celui qui incarne le le l'alternative à l'Elysée la problématique serait différente mais on va pas recommencer comme la dernière fois je vous rappelle que la dernière fois on a mis un président des républicains qui attendaient qu'un leader se lève il sait jamais levé résultat des courses on a investi quelqu'un six mois avant les élections qui ont fait moins de 5%, est-ce qu'on recommence à décrédibiliser Laurent woquée je veux pas dire que ça décrébine mais bien sûr que si et d'ailleurs l'éventuelle stratégie d'une reconstitution de la droite et du centre n'empêche pas bien au contraire Laurent Wauquiez d'être le moment où il le décidera celui qui peut incarner parce que si on réconcilie les gens on ne fait pas de on exclu personne et chacun un moment donné peut participer à la à la compétition mais il y a deux choses pour moi c'est c'est reconstituer les forces et puis l'autre chose c'est un calendrier serré on peut pas recommencer attendre deux ans avant une présidentielle pour avoir quelqu'un de crédible et qui soit préparé vous savez pour être président de la République il faut prendre des coups il faut accepter de perdre des élections en gagner après être un peu cabossé les gens aiment comme encore bien ça et quand on est prêt on est prêt en tout cas dans ce contexte les élus les républicains font l'objet de pression ils sont pris pour cible ce weekend la permanence à Nice a été caillassée avec la menace suivante la motion ou le pavé à l’injolandais vous créez vous craignez cette montée des violences contre les élus mais bien sûr et ça ne et ça n'est pas à mettre au passif des forces syndicales ni des manifestants de base qui ont manifesté dans un grand calme sont des extrémistes qui se servent des manifestations pour en rajouter et voilà évidemment que je condamne et que j'ai une pensée pour Éric Ciotti qui est quelqu'un de responsable qui ne mérite pas pas plus que n'importe quel autre parlementaire de quelques parties que ce soit je pense que on est dans un pays quand même démocratique civilisé alors certes il y a des tensions il y a des inquiétudes enfin rien de justifie une telle une telle violence psychologiquement qui n'est pas facile à supporter pour un éluance des parlementaires vous-même vous avez été victime de pression de menaces non mais bon mon préfet ne m'a prévenu que que évidemment il y avait une surveillance comme pour tous les par le menteur non nous dans notre dans nos départements heureusement nous n'avons pas nous n'avons pas connu ça comment s'est passé le week-end dans votre circonscriptions comme tout comme partout j'allais dire avec un nombre de personnes quand même significatif il y a il y a un certain calme quand même on n'est pas dans les départements les plus les plus tendus sur cette période mon boucher me dit mais on en peut plus c'est pas que le salarié c'est tout le monde qui n'en peut plus voyez dans un pays où le les gens n'arrivent plus à vivre de leur salaire avec des pressions de pression fiscale une pression des prélèvements qui sont énormes donc c'est pour ça qu'on est bien au-delà du problème des retraites on a un problème de pouvoir d'achat pour tout le monde et surtout pour les gens qui travaillent juste un mot pour vous dire que nous on a 3000 salariés Peugeot en Haute-Saône les salariés Peugeot ont reçu il y a quelques semaines une prime de de 4000 euros parce qu'il y a un partage des beaucoup d'entreprises le font de partage des bénéfices bon mais c'est là qu'il faut aller beaucoup plus loin et moi j'ai des propositions très concrètes à faire sur ce sujet là c'est ça la question aujourd'hui et moi je propose que sur les bénéfices des entreprises il y a un tiers pour les actionnaires il y a un tiers pour les salariés et puis un tiers pour les investissements futurs à financer voilà des grandes réformes que l'on pourrait faire les républicains doivent proposer des choses pour sortir de la crise et vous pensez que vous pensez que justement le gouvernement va encore pouvoir mener des grandes des grandes réformes dans ce quinquennat ou que le quinquennat est paralysé il pourra pas le faire et je pense qu'il y a besoin il pourra pas le faire seul je pense qu'il y a besoin aujourd'hui de d'avoir quasiment un gouvernement d'union nationale pour sortir de la situation dans laquelle nous sommes merci Alex à tout à l'heure on reparle notion de censure évidemment avec vous et on va continuer à parler de cette réforme de retraite et des mobilisations contre cette réforme des retraites on l'a dit dans plusieurs villes de France ce weekend dont Marseille où on retrouve les hauts purgate bonjour Léo merci beaucoup d'être avec nous président et directeur éditorial de La Marseillaise et les hauts vous revenez sur l'état de la mobilisation dans les Bouches-du-Rhône oui dans les Bouches-du-Rhône et plus largement dans notre région où de nombreux rassemblements et manifestations sont déroulés tout le week-end à Marseille vous l'avez dit mais également à Avignon à Toulon à Saint-Raphaël ou c'est absolument inédit et donc effectivement nous sommes allés prendre le pouls de la manifestation et également des secteurs stratégiques qui sont en grève il faut savoir que dans les Bouches-du-Rhône 25% des stations services manquent d'essence et donc la pénurie commence à se faire sentir de manière très importante il y a également des perturbations qui se poursuivent dans les transports à la SNCF mais également à l'aéroport Marseille Provence ou on attend 20% de vol supprimer il y a également les manifestations et mobilisations qui s'organisent autour du baccalauréat aujourd'hui la question que je voulais poser à votre invité monsieur je regardais c'est évidemment cette défiance qui atteint des records l'Ifop nous explique que la cote d'alerte est atteinte par pour le président de la République avec y compris son socle d'électorat de premier tour qui est fissuré est-ce que dans ce contexte de défiance générale vous n'allez pas apparaître comme ceux qui veulent sauver le camp présidentiel moi il me semble que ce qu'il faut sauver c'est notre pays c'est la France 3000 milliards de dettes une inquiétude vraiment au sommet vous le dites très justement qui est mesuré dans les études d'opinion qui se succèdent et qui sont toutes les mêmes et les choses ne s'arrangent pas c'est pour ça que je pense qu'il faut peut-être un électrochoc politique et social et si on peut et si on peut trouver un électrochoc et politique et social qui évite la le passage par la crise politique voir la crise de régime je pense que les républicains ont un rôle à jouer je disais tout à l'heure le problème c'est pas de savoir si on sauve le soldat Macron ou si on le sauve pas ou si on l'aide la question c'est est-ce que dans ce moment précis est-ce que un parti de de gouvernement comme le note je rappelle quand même issu issu du général de Gaulle quand même c'est notre héritage est-ce que on se on se campe dans des tranchées politiques où est-ce qu'on essaie de participer quel que soit les commentaires qui seront peut-être désagréables pour nous mais est-ce qu'on essaie de participer au redressement de notre pays voilà donc c'est comme ça je n'ai je ne dis pas que que j'ai la réponse mais je pense qu'on peut pas ne pas se poser au moins la question parce que c'est notre devoir vous craignez une radicalisation c'est mobilisations en cas d'adoption de la réforme cet après-midi la radicalisation on la voit déjà donc elle est là la question c'est ce qu'elle va s'amplifier ou est-ce que elle va petit à petit décélérer ça je lis pas dans le marc de café et autant je peux vous dire à peu près sûr que la motion de censure sera pas votée quels seront les conséquences ça je peux pas dire je souhaite je souhaite que le Président de la République fasse ce qu'il faut faire pour éteindre l'incendie avant que tout soit embrasé les syndicats Jean-Luc Mélenchon dire mais même si la réforme est adoptée on continuera à appeler à son retrait il y a eu l'exemple du CPE on continuera à mener la bataille oui enfin Monsieur Mélenchon on sait quels sont ces objectifs donc à l'Assemblée nationale ils ont fait en sorte qu'on qu'il n'y ait pas de vote il y a pas eu de vote à l'Assemblée nationale on a failli avoir le même problème au Sénat heureusement ça ne s'est pas passé au Sénat parce que évidemment il y a des procédures qui sont un petit peu différentes et une major donc autour du président du Sénat mais Monsieur Mélenchon lui veut le chaos il veut il veut entre guillemets la crise de régime ne le ne le gène pas puisque lui il souhaite un changement de régime nous les républicains est-ce qu'on veut un changement de régime je crois pas donc justement il faut qu'on ait une attitude très différente qui s'est passé au Parlement n'est pas démocratique on est dans une procédure autoritaire tempérée dit-il oui mais enfin la procédure autoritaire tempérée elle est dans les institutions je vous l'ai dit tout à l'heure je pense que la réforme des retraites elle a été mal engagée une fois qu'on y est on y est bon donc il fallait bien aller au bout ou peut-être que le Président de la République peut décider comme ça a été le cas du CPE à un moment donné de de retirer un texte qui a été voté ou de ne pas le promulguer il est dans nos dans nos je dis pas qu'il va le faire je pense qu'il veut je pense que ce serait c'est à mon avis c'est très difficile qui l'avait entendu l'appel encore en retrait du texte mais bien sûr mais je pense que l'enjeu pour notre pays est tellement important sur la scène internationale pour tout y compris et pour l'intérêt pour le la gouvernance de notre pays ce serait difficile vous savez sur les déficits ou retraite on dit on ne donne pas vraiment les vrais chiffres on est plus entre 20 et 30 milliards d'euros qui sont financés chaque année par des emprunts est-ce que vous vous rendez compte que l'on fait des emprunts sur la tête de nos enfants et nos petits-enfants pour financer les retraites des actuels retraités c'est ça la situation financière de notre pays mais qu'il explique est-ce que vous l'entendez non les Français ont une personne ne leur explique au contraire capables que le corps dit ceci ou cela et que c'est une réforme inutile alors je pense que fondamentalement c'est une réforme absolument indispensable et là elle a été très mal gérée merci Alain joyeux merci Léo d'avoir été avec nous motion de censure défiance générale avait gagné donc vous devez être particulièrement particulièrement satisfait vous avez le général derrière vous alors je vais passer une très bonne journée aujourd'hui vous êtes Président je préside l'Association des gaullistes donc dans mon département voilà et dans ma famille j'ai quelques supporters inconditionnels de l'OM qui vient de consolider sa deuxième place voilà et c'est aussi elle a une vidéo d'avoir été avec nous merci beaucoup Alain évidemment continuer cette émission spéciale réforme des retraites dans 20 minutes débat dans le club sur ces émotions de censure qui seront mis en vote cet après-midi et on continue à en parler avec l'invité qui va me succéder c'est Laurent jacobelli merci alors [Applaudissements]
Alain Joyandet