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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 29 juillet 2025 10 min

Jonas Haddad, porte-parole adjoint de LR, est l'invité politique de la matinale de franceinfo

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour ! Bonjour Jonas Adadour. Merci d'être notre invité ce matin.

Ça y est, fumée blanche pour la 2è circonscription de Paris. votre parti. Les Républicains investi Michel Barnier pour cette élection législative partielle qui aura lieu à la rentrée.

C'est un bon candidat Michel Barnier. Oui, c'est un bon candidat et puis surtout cette commission d'investiture a reprisé reprécisé cette décision en deux branches. Un Michel Barni investi par la commission d'investiture.

Nous avons désigné à Agnè Sverren qui est la présidente de la Fédération de Paris pour faire en sorte que Rachidati que nous avons réaffirmé hier comme étant la candidate la mieux placée pour les municipales à Paris trouve un accord avec les républicains pour qu'on puisse remporter et la législative et la municipale en de temps. Sauf que Rachidati, elle a pas l'air ça a pas l'air de la satisfaire. Elle disait dans le journal de Parisien qu'elle serait candidate jusqu'au bout quoi qu'il arrive.

Est-ce que c'est pas un peu dangereux ça ? C'était avant la fin de la commission d'investiture où j'étais. Donc je pense que dans les jours vous pensez qu'elle va pas se maintenir ?

Je je dis pas ça. Je dis que les jours qui viennent vont faire en sorte qu'on puisse trouver un accord qui fait en sorte de gagner et de maintenir cette dynamique. Vous savez sur les dernières élections partielles, les Républicains ont gagné toutes les législatives et toutes les municipales.

On veut continuer à gagner et donc c'est pour ça qu'on a trouvé cet accord qui nous semble bon. C'est un nouveau psychodrame auquel on a auquel on assiste chez LR. On a eu le droit à Copé Fillon.

On a eu le droit à Eric Sioti l'été dernier, Retillo Vokier il y a quelques mois. Ça c'est un petit peu habituel quand même dans votre famille politique c'est duel fratricide. Ouais, je trouve que Retaillovoqué ça s'est plutôt bien passé euh et que là on est dans un psycho.

Vous jugez que ça s'est bien passé hier ? On est on est on est on est dans un dramounet quoi. Un dramounet.

C'est c'est c'est pas c'est pas très méchant. Et on va on va faire en sorte que ça ça que qu'on trouve un accord. Donc vous demandez à Rachi Dadati de rentrer dans le rang.

Non, c'est pas ce que je dis. Je dis vraiment que Rachti est la mieux placé pour gagner Paris et je veux et je veux faire en sorte bah jusqu'à preuve du contraire, on peut plus être député maire. Voilà.

Très bien. Euh l'actualité, c'est aussi cet accord sur les droits de douane entre l'Union européenne et les États-Unis, très décrié en France. François Baïot hier a parlé de soumission.

Est-ce que l'Europe s'est couché ? Je trouve oui. Euh nous étions déjà la colonie numérique des États-Unis parce que nous dépendions d'eux sur tous les services numériques.

On ne peut pas devenir leur colonie économique. Euh c'est pas un accord qui a été euh signé hier, c'est un tribut d'ailleurs sur la forme. Vous voyez comment madame Van Derlenleen va sur le golfe de monsieur Trump euh pour signer cet accord.

Monsieur Trump n'est pas notre ami mais monsieur Biden ne l'était pas non plus. En fait, en politique notamment internationale, comme disait de Gaulle, on n' pas que des intérêts et nous nous devons défendre nos intérêts. Premier point, nous devons demander à ce que nous remettions en cause l'accord qui concerne notamment tout ce qui concerne le numérique.

On peut plus être cette colonie numérique là. Et deuxièmement, il faut qu'on ce soit un réveil, un signal d'alarme pour tous les Européens. Il faut qu'on redevienne un continent de producteur.

Euh j'ai l'impression là depuis hier que tout le monde est un peu comme le phare euh enfin le lapin dans les phards de la voiture en disant "Oh là mais qu'est-ce qu'on peut faire ?" et cetera. Et bien dans tous les autres pays, quand on a un accord comme ça, on décide de d'agir.

Euh regardez ce que fait Miley en Argentine. Regardez ce que fait Mélodie en Italie. Il baisse massivement les charges et il fait en sorte qu'on qu'il redeviennent producteur et attractif.

C'est un exemple pour vous. Bien sûr. Mais à un moment faut être agile, on va pas rester comme ça à rien faire.

Ce que j'ai ce qu'on a ce que j'ai du mal à comprendre personnellement et je pense que je suis pas le seul, c'est que il se trouve que Ursula Van Derlen c'est votre allié au Parlement européen. Elle fait partie du même parti que les Républicains. Le PPE, le parti le parti populaire européen.

Euh c'est quand même difficile à suivre, non ? Bah c'est difficile à suivre parce qu'il vous a pas échappé que comme nous sommes 27 pays, il faut se mettre d'accord. Or, j'ai l'impression que cet accord, entre guillemets n'a pas reçu l'assentiment de tout le monde.

Hier, on entendait les Allemands se féliciter de cet accord. Mais bien évidemment les Allemands, ils sont beaucoup plus d'industrie à l'intérieur de leur économie que vous faites par que si vous avez pas les mêmes objectifs ? Et ben justement, on essaie de trouver des voix et moyens et c'est ce que je vous dis hier et je trouve que la position du premier ministre a été intéressante.

Il dit il parle de soumission mais attention on ne doit pas être des commentateurs, on doit être des acteurs. Donc ce que je pense et que nous pensons au niveau des républicains, c'est que un cet accord en l'État ne peut pas continuer. Premier point.

Et deuxième point, il faut que nous-même si cet accord devait continuer, on prenne des décisions tout de suite baisse des impôts et remettre l'attractivité au cœur de notre politique économique. Sinon, on va se faire manger. Mais vous comprenez que c'est difficile à à suivre quand on vous écoute.

Dans la mesure où vous faites partie du même parti, du même groupe au Parlement européen, vous votez ensemble sur la majorité des décisions. Est-ce qu'il est pas temps si vous avez des si grands désaccords que ça de quitter ce parti populaire ? OK.

Non, vous savez bien que Vanerleyen, c'est pas l'élu des Républicains. Mais enfin mon frer, le patron de ce Parti populaire européen, il a dit qu'il était ravi de ce de cet accord. C'est exact.

Mais Manfred Weber, il est allemand et moi je suis français et je vous dis que dans la position française, ça ne nous va pas et que comme ça ne nous va pas, on est la deuxème puissance économique de ce continent. On est la première puissance militaire de ce continent. On peut très bien dire ça ne nous convient pas.

Est-ce que il qu'est-ce qu'il faut faire aujourd'hui pour est-ce qu'il faut ne pas ratifier cet accord ? Alors là, ça sort de mes pouvoirs. Je ne suis ni président de la République ni ministre des affaires étrangères.

En revanche, ce que je sais et je le dis par rapport au gouvernement actuel, c'est que ça c'était une vraie préoccupation. Quand la semaine dernière on s'est voilà gossé pour la reconnaissance de l'État palestinien et cetera, c'était pas l'urgence. L'urgence c'était ce deal là, cet accord qui est venu sur la table et sur lequel nous n'avons pas été assez vigilants.

On a manqué de vigilance et là il faut corriger le tir, je le pense. Alors, il y a une autre urgence, c'est l'urgence écologique. On le voit dans nos journaux avec ces incendies qui se qui se multiplient.

À l'heure où on parle, euh la pétition contre la loi du plomb passe a passé hier les 2 millions de signatures. Les républicains en sont à l'origine de cette loi. Est-ce que vous vous inclinez quelque part devant cette mobilisation populaire pour l'environnement ?

Alors moi, je ne m'incline pas devant les mobilisations populaires, notamment lorsqu'elles ont été lancées par une étudiante en sociologie. On voit bien le biais politique qu'il y a eu dans cette pétition. Il y a 2 millions de personnes qui l'ont signé, ça c'est indéniable.

En revanche, d'un autre côté, 2 millions, ça c'est quand même important. Oui, c'est c'est ce que je vous dis. Je je dis je ne m'incline pas.

Je dis juste que à côté de ça, il y a la science et il y a les autorités administratives et il y a le Parlement. Les autorités administratives de santé, l'ANCES plus l'autorité européenne de santé considère que en l'état actuel des choses, la substance qui est évoqué n'est absolument pas qu'éorigienne à côté le parlement. Ça se respecte le parlement ou alors on est contre le parlement et contre la science.

Mais 2 millions de signataires, ça se respecte pas. Je prends un exemple, 2 millions, c'est le nombre de voix que vous avez fait vous les républicains au 2è tour des législatives. Ça vous a amené un premier ministre.

OK. Et combien de personnes ont voté pour les parlementaires ? beaucoup plus que 2 millions parlementair républicain 2 millions mais non il y a une majorité donc vous voyez que aujourd'hui c'est le parlement dans son ensemble que ce soit le Sénat dans lequel nous sommes majoritaires et dans lequel on a eu beaucoup plus que 2 millions de votants et l'assemblée c'est pas au suffrage universel direct le sénat c'est pas faux mais c'est pour ça que je vous parle du parlement dans son intégralité et Dieu merci nous ne sommes pas la seule force au parlement il y a Renaissance il y a Horizon il y a le modem il y a le RN et tous ces gens-là ont tous voté pour cela mais pourquoi parce qu'ils se sont basés sur la science et moi je dis notamment à ceux qui sont signataires de cette pétition.

Ne vous maintenez pas uniquement dans une position sociologique de cette étudiante en sociologie. Regardez ce que disent les études. On peut pas en permanence dire à des gens qui sont climatosceptiques, vous niez la réalité du chauffement climatique.

Vous niez la réalité de ce que dit Logque et d'un autre côté niez la réalité scientifique. Il y a des scientifiques aujourd'hui qui sont qui sont très critiques vis-à-vis de cette assetamide. J'en suis j'en suis.

Mais comme il y a des scientifiques qui sont très critiques sur le réchauffement climatique, moi je ne suis pas un climatoceptique et je ne suis pas un scientptique. Quand la science me dit un truc et quand les autorités administratives me disent des choses, j'ai tendance à croire. Vous voyez, dans mon métier, je suis avocat.

Euh lorsque des gens me posent une question, j'espère qu'ils me croient lorsque je leur donne une réponse. Et là, il y a des autorités qui sont dédiées à ça. Alors, l'autre débat de la rentrée, c'est le budget.

François Baerou a présenté ses 40 milliards d'économie il y a quelques semaines. Euh il y a pas mal de coupes dans le secteur de la santé, sur les franchises médicales par exemple qui vont être augmentées. Est-ce que vous ça vous convient chez les Républicains ?

En l'état actuel, ce budget ne nous convient pas parfaitement. Ça c'est une évidence. En revanche, il y a un cap qui a été donné, c'est le fait que dans les personnes qui doivent faire des efforts, il y a l'État.

Voyez, on dit souvent euh c'est telle catégorie de population qui doit faire un effort, c'est voilà, un tel, un tel, un tel et là c'est l'État qui doit faire des efforts. Il y a une chose qui nous manque en revanche et je le dis sur votre plateau calmement, c'est que le mot immigration n'a pas été prononcé. Et la réalité de ce budget, c'est qu'il faut que tout le monde fasse des efforts.

C'est vrai, les Français comme les étrangers qui habitent en France. Et donc, il n'est pas normal, par exemple, que sur les frais de santé dont vous parlez, certains étrangers, notamment les clandestins, soient mieux remboursés que des Français. Et donc on dit il faut qu'on mette tout le monde un peu au même niveau et donc on retrouve cette égalité.

On voit vous êtes pas forcément d'accord sur le budget. Il y a aussi eu ces désaccords au sein du gouvernement avec Bruno Retaillot la semaine dernière. Combien de temps LR peut-il encore rester au gouvernement ?

Pour l'instant et vous le savez, on est rentré au gouvernement collectivement pour faire en sorte que LFI et ses alliés Nupes et Colo ne soient pas au gouvernement. Donc pour l'instant donc c'est juste pour bloquer, pas pour produire des lois et du changement. Si bah bien évidemment parce qu'il faut quand même l'État doit continuer à avancer.

Mais ce que je dis, c'est que vous voyez euh les gens ont été étonnés quand euh Bruno Rotaillot a déclaré "Je ne suis pas macroniste, mais nous n'avons jamais été macroniste". Nous avons fait en sorte de rentrer dans une majorité gouvernementale pour faire en sorte de faire obstacle à cette majorité qui aurait été élue. Parce que sinon ce matin, j'aurais commenté les décisions de Lucy Casté, premier ministre ou de Rima Hassan, ministre des affaires étrangères.