Audition de Michel-Édouard Leclerc
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
notre nouvelle audition de ce jour. Nous recevons donc monsieur Michel Édouard Leclerc, président du comité stratégique des centres Édouard Leclerc et puis vous êtes accompagné d'un collaborateur que nous avons déjà vu dans nos dernières auditions mais que vous nous représenterez. Merci donc beaucoup monsieur de de votre présence.
Je vous rappelle en préalable les règles de nos commissions d'enquête hein qui consistent à prêter serment avant d'être entendu. Je suis donc tenu de vous rappeler qu'un faux témoignage devant notre commission est passible de peine qui sont prévus aux articles 434-13-14 et-15 du code pénal et notamment de 5 années d'emprisonnement et 75000 € d'amende. Je vais vous demander donc de prêter serment en ouvrant euh le micro.
Donc vous appelez sur le petit bouton haut-parleur, voilà, levant la main droite et en disant je le jure. Donc je jure de dire la vérité hein. Et je suis à côté de Alexis Billard qui est le directeur des affaires publiques de Leclerc.
Très bien. Est-ce que monsieur prendra la parole aussi ? Sinon, je lui demanderai de Moi, ça me va très bien mais c'est mon patron hein.
C'est a priori non mais dans le doute, je le jure. Très bien. Merci messieurs.
Je vous demande aussi si vous auriez des liens d'intérêt, des actions euh conjoncturelles ou enfin voilà apporter à la connaissance des membres de la commission d'enquête. Non, je vais vous dire d'où je parle puisque je ne suis plus salarié des centres Leclerc mais ça n'a pas de conflit d'intérêt. Très bien.
Merci beaucoup. Donc merci encore une fois monsieur de de votre présence. votre groupe euh votre modèle coopératif occupe une place majeure dans la distribution aujourd'hui et euh et notamment votre stratégie du du prix le plus bas est un élément absolument incontournable de notre modèle de distributeur et euh et donc nous souhaitons vous entendre sur la manière dont vous abordez euh vous avez abordé ces négociations commerciales 2026. le rôle euh central euh ou la manière dont vous abordez aussi la formation des prix et les relations commercial avec vos différents fournisseurs et producteurs agricoles.
Mais pas cœur parce que vous savez que le périmètre de notre commission d'enquête n'est pas ne se limite pas aux produits agricoles hein, mais également en l'occurrence au DPH et à d'autres secteurs. Vous euh nous parlerez bien sûr de l'organisation, si vous le voulez bien, du du groupe Lecler avec notamment les centrales d'achat, les centrales de services. Mais ce qui nous intéresse, c'est de comprendre un petit peu mieux comment vous vous formez vos prix, vos marges, comment vous orientez, je l'ai dit, vos négociations commerciales dans un contexte ça toujours assez tendu en France puisqu'on se voit depuis quelques années dans le cadre des groupes de suivi des galimes.
Euh et comment justement vous avez vous mettez en place au quotidien et vous respectez les lois galim ? Donc on va fonctionner en deux temps si vous le voulez bien voir même en trois temps. Dans un premier temps, nous vous donnerons la parole pour nous apporter des éclaircissement et aborder tous les sujets que vous souhaiteriez aborder.
Ensuite, c'est madame la rapporteur qui posera un certain nombre de questions et enfin mes collègues euh ici présents. Donc je vous laisse la parole pour une dizaine de minutes. Monsieur très bien.
Très bien. Merci à vous. Merci de votre accueil.
Donc donc bonjour madame la présidente, madame la rapporteur, on dit rapporteur la rapporteur, euh mesdames et messieurs les sénateurs ici présents et tous ceux qui sont devant euh cette scène puisque vous c'est c'est public et c'est filmé. Euh j'ai répondu favorablement à votre sollicitation. Je veux bien exprimer d'où je parle parce que c'est vous l'avez évoqué, les groupe de distribution sont très différents les uns des autres.
La compréhension des groupements d'indépendants est pas toujours facile quand le modèle d'entreprise intégrée est un peu est en tout cas celui qui est enseigné et qui est dominant. Et surtout euh pour ma part, puisque je ne suis plus président exécutif des centres Leclerc, ça fait euh maintenant 8 9 ans euh peut-être 10 ans même euh que euh dans la suite des idées de mon père et de qui a j'ai été président des centres lecler à peu près président et coprésident pendant 35 ans. Euh donc j'ai participé à son histoire.
Euh nous avons changé nos statuts euh pour nous pour ressembler un petit peu plus à Coopérative U ou à Intermarché ou Intersport, c'est-à-dire que pour être euh pour protéger la marque, pour protéger euh l'originalité du mouvement Leclerc, sa charte de conduite, euh nous avons voulu, mon père et moi, que seuls les exploitants euh de du panon Leclerc, de l'enseigne Leclerc puisse maîtriser l'usage de la marque et le devenir de cette marque. Donc je ne quitté le conseil d'administration de cette enseigne. Ni mon père ni moi ne pourrions aujourd'hui être président de cette enseigne n'étant pas exploitant de magasin.
Et j'accompagne aujourd'hui les centres Leclerc notamment à travers la réflexion stratégique au comité stratégique. On dit souvent de moi dans les médias que je suis président du comité stratégique mais ce n'est pas un outil juridique. C'est un un forum où s'expriment les présidents de toutes les coopératives qui regroupe et qui approvisionne les centres Leclerc et aussi des personnes escalités.
Et nous mon travail est de les j'ai une convention avec eux, j'exerce en indépendant, je suis indépendant avec les indépendants euh et je travaille avec eux à l'élaboration de la stratégie. Je suis en quelque sorte leur influenceur, leur ambassadeur et leur fédérateur. Euh, il me sera difficile de changer de nom.
Donc toute ma vie, je serai le clair. Et quelque part, la seule manière aussi et la bonne manière de continuer cette œuvre, ben c'est c'est de les accompagner. J'accompagne donc dans l'exercice lui de ses fonctions Philippe Michot que vous avez reçu ici qui est président exécutif des centres Lecler.
En fait, ils sont trois coprésidents qui se sont répartis les tâches et puis chaque outil Lecler, chaque coopérative dans le mouvement Lecler, les coopératives d'approvisionnement, des coopérative qui s'occupe de l'IA, de l'informatique sont c'est à chaque fois dans le conseil d'administration sont des exploitants. Le principe c'est que celui qui prend des risques, celui qui investit, c'est celui-là que à qui on doit laisser la responsabilité. Euh et donc ça résout aussi pour moi à l'âge de la transmission, j'ai je vais avoir 74 ans bientôt, ça résout un petit peu aussi euh des possibles conflits d'intérêt loapin ou autres puisque je euh j'ai je me suis engagé alors dans l'humanitaire mais dans dans la culture et dans l'éducation.
Je suis aussi euh président du conseil d'administration d'une grande école de commerce Néoma qui a trois campus Paris CRP Reince Paris Ran euh et puis je suis président du conseil d'administration de l'IRIS hein qui est qui a été créé par Pascal Boniface et qui a aujourd'hui un groupe de chercheurs en géopolitique beaucoup d'étudiants et d'ancien ministres. Donc je peux de manière tout à fait indépendante proposer aux étudiants des cas de recherche d'études avec des fournisseurs de Leclerc, avec des concurrents sans risque de conflit d'intérêt. Je suis complètement indépendant.
C'est intéressant, c'est une manière de faire passer aussi aux jeunes générations l'expérience que l'IA n'a pas encore. Voilà. Euh je je voulais bon ça c'est mon rôle alors je ne suis pas le plus compétent.
Alors par exemple je me suis exclus complètement de l'accompagnement de la négociation commerciale euh ne serait-ce que pour les raisons inverses hein. Je peux pas être à la fois avec des industriels et même mes amis de produits en Bretagne et en même temps euh en en négociation. Donc je me suis exclu et je suis désolé, je ne je peux répondre à à la louche mais je ne je n'accompagne pas la négociation commerciale actuel.
Je suis forcément l'interlocuteur, l'interpeller de ces négociations, mais je ne suis pas le votre meilleur auditeur pour rentrer dans le détail de cette négociation commerciale. Euh et en fait ce que je je j'avais imaginé comme propos un petit peu liminaire, c'est de vous dire trois ou quatre choses. Euh d'abord, bon, ça fait longtemps hein que que moins longtemps que vous mais quand même ça fait longtemps que je viens dans cette maison.
Je pense que c'est peut-être mae ou 40e audition. Ouais, c'était bien avant vous, je reconnais. Et euh et en fait euh je me sens toujours un peu interpellé sur la manière dont sont posé les choses de manière permanente et qui sont pas propres à vous mais qui sont propres à peut-être à à notre pays, à notre manière de penser.
Je me souviens en première de Sécho, mon prof céit Mombard, les on disait beaucoup enfin la pensée des physate de de Turgo de Keny imprégnait énormément les décideurs économiques français selon lequel seule l'industrie et et le et le et l'agriculture créait de la valeur et au fond le commerce c'était assez parasite à cette à cette valeur. Et c'est contre ça que mon père s'est s'est levé. C'est pour ça qu'il a été le créateur du mot distribution.
Je suis fils de diacre. Il est allé puiser dans dans le dans un livre écrit par un évêque "L'économie distribuera". Il a été créé le le concept de distribuer qui aujourd'hui fait un peu soviétique mais mais qui à l'époque s'opposait au commerce, à la spéculation, au marché noir euh au moment où mon père et ma mère créent le les premiers centres Leclerc.
Et mon premier propos, c'est de vous rappeler que même les physiocrates Colbert ont créé des routes de la soie qu'on appelait à l'époque la compagnie des Indes et donc le commerce a sa raison d'être propre, crée sa propre valeur euh et participe de la création de valeur d'une économie, hein. et dans le monde turbulent qui est le nôtre aujourd'hui, plus que jamais. Euh, on le voit bien outreatlantique, on le voit bien très à l'est du côté asiatique, dans dans le pouretour indo-acifique, dans la mer de Chine, euh hier appelé mer du Vietnam, c'est le commerce est très refondateur de la de des rapports géopolitiques.
Et donc pour moi aujourd'hui, je voudrais au nom de tous mes autres collègues de la distribution, je me sens près des gens de métier. Je suis un universitaire qui est venu rejoindre des gens des praticiens du commerce. Je pense que le commerce doit être regardé comme un des grands contributeurs de la valeur ajoutée de l'économie française.
C'est d'ailleurs là que l'État prélève le maximum de ces taxes. C'est à ce stade là. Et c'est d'ailleurs le commerce et les services qui sont les les qui rapportent le plus au budget, hein, faut pas oublier ça.
Enfin, qui sont les plus taxés en matière de TVA. Donc, de fil en aiguille, j'ai du mal à comprendre. Je sais que c'est vous qui allez poser des questions mais je me pose la question de savoir pourquoi on s'obstin à vouloir partager la valeur de créé par certaines professions. vous viendrait pas à l'idée de dire à un restaurateur qu'il fasse un menu à 15 € ou un menu à 200 € qu'il doivent partager la valeur de de qu'il a créé avec la mont avec le producteur avec l'industriel avec le fournisseur et cetera comment en cré il en crée oui s'il crée sa valeur propre oui qu'il la garde.
Là en l'occurrence en l'occurrence un restaurateur crée de la valeur et personne ne lui dit "Le poissonnier chez Leclerc euh il même s'il il a acheté son poisson à la criée du Gilvinec via un marilleur ou en direct ou à Intermarché qui est très opérateur dans le domaine de du poisson euh il lève des filets, il jette la moitié de du poisson non consommé, il ou il le transforme en soupe de poisson. il présente son poisson, il entretient sa glace, la fraîcheur de sa glace, il a des coups de chaîne du froid, des coup de transport, euh il a son baratin, euh il fait vendre, il crée sa valeur. Le boucher, il a sa manière de découper la viande, de la présenter, de monter, de faire des filets.
Le traiteur dans nos magasins fait de même. Et donc je ne sais pas d'où on tire que le commerçant et particulièrement la grande distribution devrait partager une quelconque valeur. Et en tout cas, je ne sais pas de quelle valeur on parle.
Voilà. La troisème sujet, c'est que on oppose les catégories, on et quand je dis on, c'est pas propre aux politiques, hein. J'insiste et c'est pas propre à vous, mais moi je vis ça depuis 40 ans, quoi, 45 ans.
Euh industrie, commerce, agriculture. Je je me demandais si c'était propre à la France ou si c'était propre à des pays Catau ou ou à des pays latins. Il y a pas ça en Italie.
L'Italie est brodolienne. Elle tout le pourtour de la Méditerranée valorise la fonction commerciale et et il travaillent ensemble. Nos nos nos associés, nos alliés européens de Cop Italia n'ont pas ces problèmes là euh sur le territoire italien.
Dans les pays protestants évidemment non. sans citer durkheim Max Weber, le commerce et co-créateur de la valeur de la chaîne. En Asie, ben la route de la soie précède la production industrielle, hein.
C'est on voit bien. Il y a quelque chose quand même si Alexandre Bonpard vous irrité un peu hier en le disant, mais il y a quand même quelque chose de fondamental, d'historique, de factuel dans la manière de de voir les choses. Et donc moi je pense que justement plutôt que de s'opposer, il faudrait chercher tous les points d'ancrage et de valorisation.
Je pense que + 3 ça peut faire + 4 quoi. Voilà et la et pour que ça fonctionne, il faut de la transparence. Il faut de la transparence.
Et en fait une grande partie des polémiques qui ont lieu aujourd'hui vient d'une sorte de refus de transparence. Et donc euh pour autant que je ne suis pas d'accord personnellement avec et que je l'ai exprimé, c'est dans la presse et dans les médias avec certaines dispositions législatives euh qui ont pu être discuté ici dans cette bonne maison et dans la maison d'à côté. Euh pour autant que qu'il y ait ce débat, moi je suis pour que on je suis pour la préférence française, je suis pour la souveraineté pour retrouver une forme de souveraineté euh et pas que alimentaire, énergétique aussi.
Je suis même si je suis régionaliste et breton, je me sens patriote. Mais euh vous voyez c'est mais je en tant que on va on va je m'excuse mais on va arriver à la fin du temps. Donc donc et donc ce que je crois c'est que la division, les polémiques entretenues par des fédérations, quel qu'elles soi par des par des personnes et j'ai peut-être participé à ça.
Voilà, comme ça c'est le chrétien coupable à parler. Euh je pense qu'aujourd'hui nous avons face aux défis qui nous attendent euh d'une mondialisation de la distribution, de l'impact technologique considérable que constituent les nouvelles plateformes qui arrivent de désintermédiation notamment du commerce et face à aux grandes turbulences mondiales, je pense qu'il faut nous fédérer plutôt que de nous diviser. Très bien.
Merci monsieur le président. Alors on a partagé votre vision. C'est vrai que vous avez part de de votre constat d'une vision cloisonnée entre le producteur, le transformateur et le distributeur.
Moi, nous espérons tous hein que que + 3 fasse + 4 et c'est dommage que vous ne nous l'ayez pas déjà expliqué mais je pense qu'on va y venir avec les questions. Donc, on va passer la parole à madame la rapporteur. Alors, monsieur Leclerc, merci de ce propos introductif.
Alors effectivement, cette commission d'enquête n'a pas du tout pour objectif de diviser qui que ce soit, mais bien de comprendre comment sont fixés les prix euh qui arrive jusqu'au consommateur, de voir comment est répartie la valeur tout au long de la chaîne, pas uniquement celle que vous créez vous, puisque pour que vous puissiez en créer, et bien il faut que d'autres en aient créé avant. Et c'est donc bien de cette chaîne-là dont il s'agit et c'est tout au long de la chaîne que nous examinons la création de valeur, y compris celle faite par les industriels et surtout celle qui est réattribuée. Oui. celle des industriels et celle qui est réattribuée euh aux agriculteurs.
Et c'est cela qui nous intéresse tout au long de la chaîne de l'agriculteur jusqu'au consommateur, comment euh se distribue ou comment se répartit cette cette valeur. Alors, je vais commencer par ma première question. Vous êtes le leader incontesté de la grande distribution.
Ça ça a été très clair et tous les tous les auditionnés avant vous l'ont dit. Vous détenez plus de 25 % de part de marché. Donc ce qui est quand même, j'allais dire un beau score et une belle réussite.
C'est vous qui donnez le tempo, y compris le tempo de la guerre des prix hein, puisqu'on voit bien que tout le monde vous court après vers ces prix les plus bas. Et nous avons reçu ici le directeur de RELEC, votre centrale d'achat, qui nous expliquait qu'il ne respectait pas la loi française. Qu'avez-vous à répondre à cela ?
Alors d'abord, moi je respecte la loi française. D'accord. Ensuite, on peut contester une loi française sans être un un brigant.
D'ailleurs, les lois sont votées souvent avec des majorités faibles et donc il y a des gens qui sont contre des lois quand bien même elles sont adapté. Donc on les applique mais on n'est pas forcément pour et puis quelquefois même quand il y a des contentieux et ces contentieux on les perd ou on les gagne. rentrer en contentieux avec une loi, c'est pas forcément un délit parce que vous voyez, si vous achetez aujourd'hui du carburant moins cher, c'est parce que les centres Leclerc ont gagné devant la cour de justice européenne contre une loi française qui nous limitait la possibilité de faire des rabets sur les carburants.
Donc ne nous envoyons pas trop de mots de l'égalité, l'égalité. Je vous rappelle qu'on sort d'une période Covid. Euh nous n'avions pas le droit, nos distributeurs, d'acheter ni de revendre des masques devant l'incurie de ceux qui devaient euh l'impréparation de ceux qui devaient en acheter.
Euh finalement, euh on nous en a ouvert le droit et nous avons été acheté des masques et nous les avons vendus moins chers. Nous avons vendu des autotests et on les a vendu moins chers. On nous a retiré le droit, je ne sais pas pourquoi, des autotests, de les vendre.
Vous voyez la loi elle est aussi en opportunité, elle est en rapport son application dépend aussi euh des rapports entre le politique et les corporations. En tout cas, nous on a vendu 1liard 250 millions de masques alors que on est un mois avant l'autorisation, on avait pas le droit d'en vendre. Je dis ça juste pour dire, pour dédramatiser, pour remettre le le débat de la loi dans un débat démocratique.
On peut être Nous étions dans une situation d'urgence qui peut-être nécessitait qu'on adapte les choses. Mais c'est pas à ça que je faisais allusion. Le directeur le directeur de REC ici ne nous a pas dit qu'il contestait une partie de la loi française, qu'elle n'était pas adaptée, qu'il en approuvait pas absolument tous ces termes.
Il nous a dit qu'il ne respectait pas la loi française. Et si lui ne respecte pas la loi française, cela signifie que vous ne respectez pas non plus dans la mise en rayon des produits qui eux vont aller respecter intégralement la loi française. Alors, je je ne connais pas le détail du contentieux qui oppose l'administration française à cette société belge qui regroupe euh des distributeurs de 10 pays européens sous enseigne diverses rêvé à Deis.
Mais une chose est certaine euh n'importe lequel des salariés ou des adhérents de réellec quand il vient en France, il respecte la loi française comme un belge qui vient en France respecte la loi française. Ce le contentieux qui est en cours si j'ai bien compris, c'est de savoir quelle est la législation applicable à une société qui est basée en Belgique. D'accord ?
Et donc faut pas faire passer pour des brigandes des gens qui acceptent une loi mais qui disent au fond il y a des Allemands là, il y a des il y a des gens qui sont aux États à H de l'aise est à la fois aux États-Unis, aux Pays-Bas et en Belgique et il disent "OK, je viens passer, je je coupe la ligne jaune ici en France." Euh c'est les le droit français qui s'applique. Donc quand on est en Belgique, il pose la question de Il pose la question.
Non non mais on va vous préciser la question. La question n'est pas de savoir si Eleg effectivement basé à Bruxelles respecte ou pas. Le la question est de savoir les marchandises qui transitent et qui sont achetées par le Règ et qui reviennent en France dans les rayons des magasins français.
Donc là eux nous la question que nous nous posons, c'est respect-t-il la loi française et comment est-ce possible si ils ont été achetés dans le cadre d'une négociation qui ne la respectait pas. Il ne respectait pas. va être très clair la non négociabilité de la matière première agricole ou la date butoire enfin ça peut dépendre des sujets.
Donc la question qu'on vous pose en tant que responsable français c'est pas ce qui se passe à Bruxelles. C'est comment les produits qui sont commercialisés dans les magasins français et qui sont achetés par la centrale Eurelec en Belgique respecte le droit français. Mais la réponse est claire.
Les représentants de cette société belge disent qu'ils sont sous le droit belge. Donc vous Non mais tournez pas autour du pot. Il y a un contentieux de savoir à quel droit on se réfère.
C'est pas moi qui vais le trancher. Euh je je n'ai pas ce pouvoir sur nos amis allemands et hollandais. Donc il y a un contentieux. le la justice dira ce n'est pas la question monsieur le président mais si vous ne voulez pas répondre à la question on a compris d'accord on a répondu que vous ne voulez pas répondre alors il y a quand même 70 manquements à la date butoire donc c'est quand même c'est pas n'importe qui.
C'est quand même votre fournisseur principal je crois qu'il nous a dit qu'il vous fournissait je sais pas 70 % des produits j'imagine que vous mettez en vente. Je dis 70 % je me trompe peut-être mais en tout cas une grande partie des produits que vous mettez en vente. Donc c'est pas une c'est pas une question qui est anecdotique par rapport à vous.
Donc moi je reprends la question, je dis que pensez-vous du fait que votre fournisseur principal qui est Eurellec qui n'est pas tout à fait votre fournisseur, je l'entends, mais votre acheteur principal qui est ELC ne respecte pas la loi française ? à un moment donné, vous pourriez vous en tant que principal distributeur français dont le nom est extrêmement connu qui représente quelque chose en France dire et ben non, on est en France, on respecte la loi française et leur imposer. Vous avez cette possibilité.
Nous, on a été étonné, mais réellement étonné. On pensait pas du tout qu'on était dans ce cas de figure. On pensait vraiment que RELC respectait la loi française.
Ça nous a étonné au premier mais réellement au premier sens du mot. Écoutez, mes cours de droit sont derrière moi, ça fait pas mal de temps. Mais si je prends d'autres alliances, service public français, télévision allemande, le siège est à Strasbourg.
Quel est le droit applicable à Té ? C'est le droit français, c'est pas le droit allemand. Vous êtes d'accord ?
Air France, KLM et Sky Team, quand on est à Amsterdam, quel est le droit applicable ? C'est le droit hollandais. Donc moi dans le bon sens, je trouve que Relc va dit quelque chose de normal en droit.
Bon après vous êtes pas d'accord ou il y a des gens qui sont pas d'accord, allons jusqu'au bout de ce contentieux. Je suis pas capable juridiquement de rentrer dans le détail. Je reste au niveau du bon sens.
Je reste au niveau du bon sens. toutes les sociétés, toutes les alliances qui ont été conclues dans la téléphonie, dans la banque, euh dans l'agroalimentaire euh euh en Europe, euh elles sont sous le régime alors elles sont en droit européen mais elles sont sous le régime de du siège de leur établissement. D'accord.
On comprend Oui, on comprend donc monsieur Leclerc approuvez la position des dirigeants de Rélec euh qui ne cach est-ce que est-ce que c'est ce que j'ai regarde. C'est votre manière de ponctuer les Non non, je vous estime, je crois au primat du politique et je salue votre rôle. Euh mais ne faites pas une conclusion qui disent ce que je n'ai pas dit.
C'est quoi la conclusion ? Parce que j'avoue que monsieur, c'est assez compliqué de conclure ce que ce que vous venez de dire parce que vous nous expliquez qu'une société basée en Belgique respecte le droit belge, on est tous d'accord. Voilà, je répète la question pour nous, c'est savoir que les produits achetés par cette centrale commercialisé en France, parce que là vous nous parlez de KLM et autres, mais tous ces produits quand ils sont commercialisés en France, ils respectent le droit français.
Donc nous ce qu'on vous demande c'est comment ces produits commercialisés en France, êtes-vous sûr qu'il respecte le droit français ? Alors, c'est vous qui posez, c'est vous qui posez des questions mais les produits de Nestley que je vends en France, est-ce que vous êtes sûr qu'ils viennent de France ? On va vous interroger.
Si c'est vous le commerçant, vous nous avez expliqué le rôle et l'importance du commerçant. C'est nous qui on vous intéresse les quand vous dit quand ça vous paraît une évidence comme il n'y a pas de transparence et même dans l'application de la loi française article 3 et qu'ils n'y sont pas obligés, je ne sais pas, vous ne pouvez pas dire que ces produits font l'aller-retour. le quand j'ai quand nous achetons euh des produits euh quand j'achète des produits en France, je sais je je sais déjà pas euh je suis déjà pas sûr que ça vienne de France euh et quand euh et quelquefois d'ailleurs quand j'applique le seuil de revente à perte, je l'applique sur de la charcuterie espagnole hein de par la loi.
Quand je quand un salarié un cadre ou un adhérent Leclerc ou de rêver est en Allemagne et qu'il négocie avec Proctire Unil Mars, ce n'est pas vrai. Vous pouvez pas dire que c'est un produit français. Je ne le sais pas.
Nous ne le savons pas. Personne ne l'exige. Personne n'exige cette transparence.
Et d'ailleurs, bon euh ce n'est pas la question. Je crois qu'on vivre avec madame question, monsieur Lecler. Ce n'était pas du tout la question.
Je savoir de savoir si le mas vendu euh acheté par Urlac arriva en France où était composé c'est simple était un produit français. Ça n'était pas la question, c'est que nous avons des règles, des règles très claires qui ont pour objectif de défendre l'agriculture française en particulier pour égalim que ces règles-là s'imposent à tous et s'imposent à tous les produits qui sont vendus en France. H et donc effectivement nous avons été étonnés de voir que nous disait mais nous ne respectons pas ces règlesl puisqu'en fait nous n'avons pas à les respecter.
Voilà c'est tout. Donc maintenant on peut passer à la question suivante. Je crois qu'on a compris votre votre point de vue sur le sujet.
On peut passer à la question suivante. La question suivante euh la question suivante concerne la consolidation des résultats de vos centres distributeurs. Vous avez et vous l'avez dit hein, un modèle de modèle indépendant qui est très particulier.
Alors, vous dites qu'il est un peu singulier mais qui quand même commence à être un peu copié, je trouve. Ou en tout cas, on voit bien que les modèles intégrés ont tendance à se désintégrer pour devenir de plus en plus indépendant. Donc moi, j'aimerais j'aimerais vous interroger là-dessus puisque ce modèle-là n'est pas soumis à la surtaxe exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises puisqu'il ne s'agit pas à proprement parler d'une grande entreprise et pourtant euh Lecler a un chiffre d'affaires qui est énorme, des bénéfices qui sont très importants et il n'a pas du tout le statut de grandes entreprises et donc nous payons plus d'impôts.
Donc et donc en cumule nous payons plus d'impôts puisque parce que n'étant pas n'étant pas une grande entreprise, on ne peut pas déduire les déficits euh des bénéfices. Donc euh chaque centre Leclerc, chaque propriétaire, chaque exploitant de magasin Leclerc euh déclare ses bénéfices. Il a éventuellement un petit peu de défiscalisation quand il fait du financement humanitaire ou culturel, mais c'est très limité.
Et en fait aujourd'hui les centres lecler de Brest ne peuvent pas déduire de leurs bénéfices les éventuelles pertes d'un centre Lecler d'une autre région. Donc l'addition de ces centres de l'impôt que je ne connais pas puisque j'ai pas non plus de logique intégrée dans l'appréciation des centres lecler. Chaque centre Lecler est responsable de ses risques et de ses et et et gardien de ses bénéfices.
Je ils ne pouv peuvent pas bénéficier des déductions fiscales et de des grands groupes. Et par rapport au salariés puisqueen fait c'est aussi il y a aussi des impacts sur les salariés puisque les salariés ne sont pas soumis aux mêmes règles. Leur nombre n'est pas le même puisqu'il est un il est propre à chaque magasin. n'est pas consolidé, ce qui empêche effectivement une organisation collective des des salariés, une négociation qui soit une négociation centralisé.
Donc on est aussi d'accord sur le fait que cette ce modèle-là va aller générer des conditions plus précaires de vos salariés. Ah non non du tout. Je je c'est une question je serais alors non vous allez c'est une question.
Sommes-nous d'accord que ce modèle génère très bien. Voilà, je peux dire génère-il une précarisation des salariés par rapport à d'autres grands groupes intégrés ? Alors d'abord, il suffit d'aller sur Géini, Chat, GPT, Google ou Mistral, vous verrez quand même que nous ne sommes pas les rois des contentieux sociaux.
Euh les Centres Lecler parce que mon père a était de cette culture-là a inscrit dans le marbre de la charte Lecler l'obligation d'intéressement et de participation. Au premier profit et jusqu'à 20 au moins 25 % des bénéfices avant impôt, les salariés des centres Leclerc touchent l'intéressement la participation. Ça représente quelquefois des alors la convention de déjà des des employés dans le dans le secteur de la distribution obtient un 13e mois.
Mais avec l'intéressement et la participation, je connais, j'ai des collaborateurs, des collègues à Nantes, à Concarnau qui ont des 14, 15, 16 mois de salaire. Et donc c'est ce qui explique d'ailleurs que nous avons 85 ou 87 % de CDI que je donne beaucoup de médaille du travail à des à des c'est symbolique mais à des salariés qui sont dans la maison quelquefois pendant 30 ans. Euh et en plus nous recrutons assez facilement.
Enfin, je veux dire, on a des problèmes techniques sur certaines catégories d'emplois euh et donc parce que mais globalement on a une on n'arrête pas de créer des emplois, on va encore en créer entre 2700 et 3000 3000 emplois cette année. Ils viennent de chez nos concurrents, ils sont ou de du monde industriel, tous ces salariés qui arrivent a priori. Donc ce serait prétentieux de ma part de nous dire vertueux mais apparemment il y a une attractivité de Lecler et nous allons encore bientôt je sais plus 28 mars ou mois d'avril hein 21 mars nous lançons la la grande rencontre où plus de 40000 50000 demandeurs d'emploi pourront venir même sans CV rencontrer le personnel dans chaque magasin les dirigeants et et en général ça marche très Bien, on souscrit même en une journée quelquefois plus d'un millier de contrats et donc c'est non je on c'est toujours très difficile dans une société bouillonnante et déchirée de mettre en avant sa politique sociale parce que du coup vous devenez la cible de tous.
Mais non, je suis assez fier de ce que tous les centres lecler de France respectent et d'ailleurs ne peuvent obtenir l'agrandissement de leur magasins, l'ouverture d'un concept d'espace culturel que si ils ont donné cet intéressement et de participation. Ce sont c'est l'assemblée de leurs collègues qui valident ça et c'est vraiment je pense qu'on que c'est assez exceptionnel en Europe. Je alors ça c'est mon travail dans la stratégie de voir comment avec la robotique avec l'IA ça va ça va se structurer les niveaux d'emploi de demain.
On est sur Lecler 2030 2035 mais aujourd'hui nous sommes très attractifs. Nous avons plus de 700 cadres à Toulouse qui travaillent, qui viennent des meilleures universités, de Bangalor, de de la London School, de de l'Impéal School et qui viennent travailler avec nous qui sommes des hommes de terrain à l'exploitation de l'IA. Ils viendraient pas chez nous, ils iraient chez Google, ils iraient chez Mistrral aujourd'hui si on ne savait pas les payer.
Bien, je vous remercie. Alors euh dans un ouvrage qui est paru en quête sur Michel Édouard Leclerc doute lu avec intérêt aussi euh il est noté que certains de vos adhérents pouvaient contourner cette règle des 25 % en gonflant les loyers par exemple qu'ils se facturaient à eux-mêmes. Qu'avez-vous à répondre à cela puisque c'est une manière de d'abaisser les marges.
Je je suis d'accord avec vous que ce pourrait être une pratique, mais nous avons une secrétaire générale euh Marie de Lamberterie qui veille au grain et je peux vous dire et Philippe Michot que vous avez reçu sont très légitimistes. Je suis très fier d'eux et ils tiennent très très bien la promesse de mes parents. Non, il y a donc ça ne se fait pas.
Vous voulez dire que en tout cas si ça se fait, c'est rectifié. D'accord. Il y a des contrôles qui sont faits pour qu'il n'y ait pas d'abus sur le montant des loyers.
Oui oui, ça fait vraiment partie des fondamentaux vous savez notre l'enseigne Leclerc, je dis notre comme si j'y étais, comme si j'avais un magasin, mais l'enseigne Leclerc aujourd'hui, elle est très demandée quoi. Il y a beaucoup beaucoup de d'autres commerçants indépendants, d'autres affiliés, d'autres enseignes qui voudraient venir chez nous pour bénéficier de l'addition de chiffre d'affaires. Ça pourrait faire sens, hein.
Certains parlent d'accroître leur part de marché. Euh nous nous sommes très rigoureux, nous faisons de la croissance interne. Ce qui compte pour nous, c'est la qualité des hommes et des femmes qui vont exploiter les magasins.
Et donc nous ne sommes pas à la course pour reprendre des magasins. Nous voulons, nous avons des très bons directeurs de magasin ou des salariés qui pourront être de très bon lecler et nous avons non l'observation sur les qualités humaines, sur la la le respect de la charte Lecler est primordial. Pardon, ça fait très publicitaire mais je peux vous dire que moi j'ai ça dans le sang.
Euh c'est vraiment moi je pose des questions, ça me va si les réponses que vous donnez sous serment me vont bien, il y a pas de problème. Enfin, nous vons bien. Alors, je voudrais vous interroger maintenant sur les la marque distributeur.
Le 20 janvier 2022, vous nous avez vous avez dit alors 20 janvier 2022, nous étions en période en pleine période d'inflation et vous avez dit nous prendrons sur nos marges MDD pour MDD marque distributeur pour amortir l'inflation. C'est ce que vous avez dit. J'imagine que c'est ce que vous avez fait ou en tout cas vous dites souvent que vous l'avez fait.
Est-ce que vous pouvez euh nous en parler un peu, nous dire quelles ont été les évolutions des marges, quelle a été pardon l'évolution des marges sur CMDD et me dire concrètement comment cette réduction a été obtenue et est-ce qu'elle s'est faite sur vos marges propres ou sur la négociation avec la Mont ou sur les volumes ou sur les volumes bien sûr. En fait, nous avons j'ai été un des premiers à venir devant vous, devant vos collègues pour dire l'inflation qui qui démarrait aux États-Unis. Euh on est bien d'accord quelquefois si ma langue fourche, je fais un mand honorable, mais j'ai une histoire ici, c'est dès cette époque, je suis devenu je suis venu demander euh une commission d'enquête euh l'alliance avec à Eurelc et à Copernic avec de l'aise euh faisait que enfin il n'était pas encore de Eurellec mais je l'ai rencontré le patron de H de l'aise, ils sont présents, ils font 60 % de leur chiffre d'affaires. aux États-Unis, c'est lui qui a attiré mon attention sur l'inflation tout d'un coup effervescente qui est arrivé aux États-Unis.
C'est pour ça que j'ai pu vous alerter. Le prix des conteneurs est passé, j'ai rencontré monsieur Saadé depuis, on est plus en polémique, mais le prix des conteners est passé de 1500 € à jusqu'à 17000 €. Et vous, vous vous madame qui vous occupiez beaucoup des dromes ou des dom, ça joue beaucoup dans la détermination du prix.
Euh j'ai demandé une commission d'enquête parce que je voyais que même Joe Biden qui n'avait pas la majorité dans un Sénat républicain a obtenu des commissions d'enquête pour accompagner les entreprises américaines ou en tout cas ça a ça a permis de montrer que leur demande d'explication était accompagnée par le politique. Vous m'avez tous un peu dit que vous allez faire une commission d'enquête et en fait dans le tirage des je comment ça fonctionne l'attribution des des commissions d'enquête. en a pas eu hein.
Donc donc cette inflation est arrivée. Euh honnêtement c'est je faisais pas mon ququé mais euh des demandes de hausse de prix de 38 % parce que ça a eu lieu et depuis j'ai vérifié avec Thierry Cotiard et Dominique Schelcher, Thierry Cotiard d'Intermarché et Dominique Schelcher des système. Ils ont eu les mêmes demandes. on avait pas d'explication parce que même c'est pas avec du blé ukrainien qu'on fait les pattes et et en plus l'Ukraine si vous regardez les chiffres y compris de Cyclope ou de Philippe Chalma, il y avait toujours un un commerce et un trafic par la Roumanie des céréales ukrainiennes.
Donc on a vu que cette inflation était extrêmement spéculative. On vous vous rappelez que la moutarde de Dijon qui n'est pas faite à Dijon, la moutarde est beaucoup cultivée au Canada. Elle a disparu et donc on est parti sur une inflation à 28 %.
D'accord. Qu'est-ce qu'on a fait nous ? Non, vous vous rappelez je je réponds à votre question.
Sinon, j'allais vous la reposer. On y arrive. D'accord.
Oui, mais j'ai besoin j'ai besoin de moi-même d'ailleurs, pardon. Euh vous m'en excuserez si je fonctionne comme ça, j'ai besoin de me remettre dans le contexte. Et donc ce que nous avons fait, c'est nous avons pris la leçon que nous n'avions pas écouté de Michel Bierot de qui a été un grand booster de Lidl et nous avons compensé ces 28 % d'inflation qui menaçaient nos nos clients et qui étaient pris dans la sans explication dans le portefeuille des Français en développant la marque Ecoplus notamment donc qui était déjà la marque repère est 20 % moins cher qu'une marque nationale.
La Eccoplus, on est vraiment cartonnait pour mon pour qu'on ne dise pas il vend de la merde à chaque fois qu'on vend moins cher, c'est un peu le truc, on a mis le Nutriscore, on a généralisé le Nutriscore et on a travaillé les recettes sur c et on les surtout on les a mis sur sur internet et sur les drives et donc ça a boosté les ventes plus 30 % de ces produits. petite marge mais énormément de volume et donc nous avons pu à la fois étendre énormément nos gammes à l'heure où nos concurrents resserrait leur gamme pour des gestions de coûts. Nous nous avons au contraire ouvert nos gammes, développé nos gammes.
La marque Ecopus est devenue la marque la moins chère de France et nous avons dans le cadit du consommateur, dans le panier puisque cad est une marque déposée dans le panier du consommateur aujourd'hui, nous avons pu permettre au consommateur d'accéder à à ces à ces baisses ou en tout cas à des niveaux de prix plus raisonnables. Et nous n'avons jamais eu, j'insiste et vous n'avez pas, je pense, mais nous n'avons jamais eu d'explication de la part de nos fournisseurs sur la réalité des hausses de matière première ou des surcouts qui ont généré de telles hausses. Et vous savez au siècle dernier, ces ces mouvements d'inflation ont créé des perturbations sociales très fortes dans les années 30 et les commerçants ont été caillassés.
Nous avons deux concerts, c'est comme ça qu'on s'est connu. Les autres distributeurs, nous sommes allés à la télévision aussi pour ça, pour expliquer que on va vous demander des réponses un pe monsieur. Excusez-moi parce que sinon on narrivera pas à passer toutes les questions.
Vous allez avoir du mal parce que j'ai de la chat. Alors moi je vais continuer sur les marques distributeurs puisque vous nous vous nous en avez beaucoup parlé. 60 millions de consommateurs a fait une enquête en 2025.
Une enquête qui montre que la qualité nutritionnelle et sanitaire de vos marques distributeurs est critiquable du fait de la présence d'additifs importants qui sont associés à des risques pour la santé. Avez-vous modifié vos recettes ? Est-ce que ça a été est-ce que ça a évolué depuis ?
Bref, quelle est votre analyse sur le sujet ? Je rappelle quand même que l'enquête portait sur 80 produits de MDD. Ouais.
Alors, il n'avait pas pris toutes les je connais cette enquête, il n'avait pas pris tous les paramètres, mais de toute façon, nous acceptons la critique et et même si elle est imparfaite, elle nous fait booster. Euh à la même époque, Foodwatch atrait notre attention sur la la le cheminement des ancres de l'extérieur des boîtes vers l'intérieur de des paquets de riz ou de pâtes dont nous avions retiré pour des raisons de sobriété et de consommation énergétique les petits sachets qui qui isolaient le produit du du cartonnage. Ils avaient raison. on on fait analyser et donc aujourd'hui euh nous intégrons toutes les critiques des ONG de des pouvoirs publics de et ça on est en évolution permanente.
Notre objectif aujourd'hui c'est d'aller sur un plan 2030 2035 on veut être les meilleurs du marché. C'est c'est c'est il y a pas que le prix de la compétition, il y a aussi les qualités nutritives. Et vous savez l'intérêt de ne pas vendre que de l'alimentaire mais de vendre par exemple aussi du multimédia, c'est de regarder comment la nouvelle génération, la vôtre forcément, la nouvelle génération achète aujourd'hui des analyseurs connectés de ce qu'ils mangent, de la manière dont ils vivent et leur préoccupation de leur il y a beaucoup de gadgétisation mais ça nourrit une pédagogie euh de l'art culinaire qui n'est pas résumé à Top Chef et qui est sur les composants Et franchement, j'y crois.
Alors pour vous que ce soit clair, on ne reviendra pas en arrière, on fera pas du trumpisme et tout ça. Donc on est complètement axé sur la modification des recettes, l'affichage des recettes. D'ailleurs, non seulement nous affichons sur nos marques le le Nutriscore, nous affichons alors c'est Olivia Grégoire qui a appelé ça Origin Score, mais on avait commencé avant avec une autre appellation, mais c'est très bien.
C'est donc l'information sur l'origine non seulement du produit mais des principaux ingrédients qui font le produit. Et à partir de maintenant, à partir de cette année, y compris sur produits importés, produits européens, produits français, on met à on peut pas le mettre sur le paquet parce que ça va bouger sans arrêt, mais on renvoie un QR code qui permet à des assus de consommateurs, des ONG ou au consommateurs intéressés ou qui lisent qui ont UK ou tout to go et autres de connaître désormais l'impact sur l'environnement et même les conditions sociales de production de notre marque textile Tisaya. Donc on va on n'est pas on n'est pas les meille on n'est peut-être pas les meilleurs, on est criticable mais on y va.
Merci. Alors j'ai une série de questions sur les négociations commerciales. Maintenant vous vous doutez même si bien sûr nous savons que vous ne négociez pas ou plus directement.
Vous l'avez sans doute fait à un moment donné dans votre vie. Mais là j'aimerais savoir parce que on voit bien que c'est vous qui donnez le ton. Vous avez les prix les plus bas du marché.
Vous négociez les prix les plus bas du marché. à chaque fois qu'on a auditionné quelqu'un, il nous expliquait qu'en fait vos prix étaient tellement bas qu'ils étaient obligés d'avoir des méthodes draconiennes pour faire baisser les prix pour essayer de se rapprocher au maximum de ce que vous obteniez. Donc euh moi ce que j'aimerais savoir c'est est-ce que alors j'entends hein, vous le dites souvent que c'est pour le bien-être des du enfin c'est pour le pouvoir d'achat et donc le bien-être des consommateurs, mais il y a également les producteurs qui sont qui sont de l'autre côté de la chaîne et qui peuvent en pâtir.
Donc moi, j'aimerais savoir comment vous faites dans ce dans ce pardon dans cette négociation pour assurer donc la matière première agricole. Ça c'est la première chose. Qu'est-ce qui vous qu'est-ce qui vous garantit et qu'est-ce qui nous garantit que la matière première agricole est assuré et sanctuarisé ?
Et puis est-ce que ces cette recherche du plus bas prix n'implique pas des méthodes un peu violentes, un peu barbares que l'on que l'on pourrait modifier aujourd'hui ? Alors, je vais essayer de faire court. Un, juste pour que vous rappeliez, pendant le Covid l'agriculture ne pouvait pas exporter et la restauration était fermé.
Nos enseignes Intermarché, Carrefour, Système, nous avons vendu l'entièreté de la production agricole française. D'accord. C'est Bruno Lemer qui avait organisé à l'époque des circuits de d'échange.
J'ai eu plein de fois Christian Lambert. Chaque fois on on est capable de faire ça. D'accord.
Ça c'est pour la la deuxième chose, c'est que euh on n'est pas moins cher euh enfin au vin, le clair c'est le premier et je vends nous vendons des vins qui vont euh de 7 € à 600 €. On est moins cher sur le 7 € et le 600 €. Je veux dire, c'est pas une dégradation de la valeur, c'est juste un positionnement par rapport à des concurrents.
Comment on obtient ça ? Pareil pour la viande. Euh, on a des races à viande.
On est un des plus gros acheteurs, les centres sont parmi les plus gros acheteurs de de viande à concours dans dans le salon de l'agriculture, dans les foir internationales. Euh dans le poisson, on est très gros débouché des huîtres de J'insiste, nous avons des gammes premier prix, mais nous vendons du premium. L'idée que développé ici Philippe Michot devant vous et qu'on assume, c'est d'essayer d'être le moins cher que nos concurrents.
Le droit français, c'est le droit de la concurrence. D'accord ? Et donc et ça nous réussit.
Euh Casino, vous connaissez leurs difficultés. Vous connaissez la difficulté du groupe Casino, la session du groupe Casino. Casino adhérait à une grosse centrale d'achat que nous.
Nous étions déjà moins chers. Ils étaient 30 % plus chers. C'est pas parce qu'il payaient 30 % mieux les agriculteurs.
Donc il y a pas de lien entre le prix de vente. Il y a un lien mais il y a pas un lien exclusif entre le prix d'achat et le prix de rémunération de l'agriculteur et ce qu'on en fait. Pour vendre moins cher, faut d'abord vouloir vendre moins cher.
La famille Ousé, que j'ai respecté beaucoup, qui a créé, qui a relancé Monoprix euh et qui a introduit le commerce équitable et le bio en France, la famille Ousé et quand elle dirigeait Monoprix, n'a jamais fait de Monoprix l'entreprise la moins chère, quand bien même elle avait un slogan, ils s'appelaient tous Uniprix, Monoprix, Prise Unique. Vous rappelez hein, c'est même le bon marché s'appelait le bon marché hein. Donc il faut une intention. nos adhér père, ma mère, on oublie le rôle de ma mère, euh mon père et ma mère ont euh euh inscrit dans l'ADN des centres leclairs, dans dans les conditions d'exploitation du panneau sur lecler, le fait d'être moins cher dans la zone de chalandise et moins cher sur l'ensemble des gammes, pas on n'est pas soldeur, on n'est pas des brokers, on n'est pas des discounters, on n'est même pas des discounters, on veut vendre moins cher.
Et donc il n'y a rien qui ne s'oppose et je finis là-dessus. Donc il n'y a rien qui s'oppose à ce que nous respections ce que vous appelez la MPA, la matière le prix de la matière première agricole. Alors on n'est pas le premier client de l'agriculture en direct he vous le savez.
Donc quand on connaît cette MPA et bien évidemment c'est la base en dessous duquel on ne descendra pas. On développe énormément les accords tripartites euh et notamment sur la marque de distributeur, je crois qu'on achète près de 350 millions de litres de lait en accord tripartite. Voilà, ça se met en place même chez dossiers avec les producteurs et cetera.
Donc euh nous voulons, je dis voilà et je ferai en sorte que soit respecté voyez même en le disant et publiquement la la le prix de la matière première agricole si c'est l'indicateur de rémunération à minima de l'agriculteur ou du producteur et après ben c'est notre affaire d'être moins cher que que Carrefour que Auchamp ou ça n'a rien à voir vous voyez c'est pas et que là et et franchement on a une concurrence loyale. Je je je veux vous le dire. Thierry Cotiar c'est il fait de la salle de sport 2 heures par jour.
Il veut être le premier. Système Dominique Schelcher, il est vraiment très bon et les magasins vendéens de Système sont nos premiers challengers. Euh Carrefour revient dans dans la course.
On vient d'avoir 28 % d'inflation. Ne faisons pas le procès du prix bas. s'il vous plaît.
Enfin, c'est pas vous qui le faites, mais d'une manière générale, je le dis à la société française, les euh on reviendra pas en arrière, on va pas restituer aux Français les 28 % de de d'alimentaires qui qui ont été pris dans leur poche, d'ument ou indument. Mais donc euh quand même respectons le combat pour le moins cher. C'est c'est et il y a des gens qui vendent très cher très cher et qui n'achètent pas plus cher.
C'est ça. Le moins cher le moins cher si le fournisseur en amont est respecté c'est-à-dire si la matière propre est respectée. Le plus bas prix n'est pas le bon prix.
Je défends ça. Mais vous voyez par exemple quand il y a eu la hausse du cours du cacao là euh qui a qui est monté très haut. Non mais c'est vous me parlez, vous avez tous un problème avec L Ferrero hein.
Non non non non non non. C'est c'est un exemple. Je le carburant, nous sommes le deuxième distributeur de carburant en France.
D'accord. Donc nous achetons du carburant. Comme il y a des cycles, il y a des courbes.
Pour nous prémunir, on achète du carburant pratiquement toutes les heures et d'ailleurs on achète du dollar pratiquement toutes les heures. Je vous dis pas quelle heure puisque c'est à chaque fois que la demande s'exprime, le cours augmente et cetera. Donc je veux dire à travers cet exemple que nous savons que Nesley, Mars ou Mondelaise, ils achètent pas leur cacao ou leur café en haut du cours.
Ils font comme nous, ils lissent. Donc quand qu quand à la négociation commerciale, on vient en nous disant ça nous a coûté 500 % plus cher, la réponse c'est bon repose ça et on repart sur une base plus cher. Je crois qu'ils ont fait ça avec tous les distributeurs parce que vous nous avez tous vous êtes tous venus nous dire hein.
Ou oui mais on nous le refera pas deux fois parce que c'est ce qui s'est passé sur les pattes euh pendant la le conflit en Ukraine. J'ai encore quelques questions. Donc je voudrais savoir si vous pratiquez alors et si vous savez comment ça se pratique laéquation des marges.
Alors est-ce que vous en pensez ? On narrête pas de dire que effectivement les marges se font elles sont à peu près alors en fonction des uns et des autres. Elles se situent entre 1 et 3 % on va dire pour la grande distribution. peut-être un peu plus pour de la grande distribution spécialisée.
Euh donc moi euh ma question est la suivante : "Vous pratiquez la péréquation des marges. Certains rayons sont plus margés que d'autres, certains produits sont plus margés que d'autres. Que pensez-vous de la discussion que nous avons maintenant depuis plusieurs mois sur la péréquation des marges ?
Est-ce que cette péréquation des marges ne va pas aller à l'encontre d'objectifs de santé publique qui pe peut-être aussi vous éclairer sur pourquoi nous en venons aussi à discuter ici dans un lieu qui est une institution française de d'une politique commerciale, c'est parce que ça a un impact sur la santé publique, ça a un impact effectivement sur le le pouvoir d'achat mais aussi sur la vie directe des gens et leur santé. Donc si on marge moins sur des produits qui sont gras, qui sont ultra transformés, si on marge plus sur des produits qui sont sains, ça pose difficulté, ça nous pose problème. Qu'en pensez-vous ?
Euh d'abord, je c'est bien que vous vous posiez cette question. Euh je suis pas un ultralibéral et juste en en préambule à ma réponse qui sera quand même plus courte, euh vous êtes dans votre rôle. Je crois au primat du politique, hein.
Je et je pense que le marché a besoin d'être régulé. Et je pense aussi que les la confrontation des intérêts privés ne suffit pas pour faire pour nourrir un intérêt collectif. Donc c'est une manière de je je veux pas en faire trop mais c'est une manière de vous reconnaître euh et en tout cas dans la dans la dans un moment difficile pour pour le le monde politique.
Euh oui donc bah j'ai regardé aussi l'audition de donc d'Alexandre Bompard sur le bio et c'est vrai qu'il est il est le premier sur le marché du bio. Je pense qu'on est la plus forte progression derrière lui. Juste, je voudrais vous rappeler que au départ, la plupart des fournisseurs de bio ne voulaient pas nous en vendre, hein.
Soit les militants disaiit "Bah, on va pas vendre au capitalistes et on va faire des chaînes circuit court et cetera." Bon, quand Bernard Tapier acheté la vie claire et tout ça, ça a perdu un peu de sa de sa saveur. Euh et euh et même des boîtes comme laa nature, elle faisait un peu pour la grande distribution et du sélectif pour pour les pour les autres enseignes.
En fait, c'est à partir du moment où la Scamar, chez nous, la société qui qui fait les cahiers décharges des marques de distributeur, marque repère, Ecoplus, on a lancé Biovillage, on a lancé et là on se développe très très fort, je crois à l'avenir du bio. Il y a un trou là parce que c'est dans la période d'inflation, ça faisait un écart de prix colossal et puis quand sur le marché de Concarno que je fréquente, le bio est 40 ou 50 % plus cher que le produit naturel, même si on sait que ça renvoie pas au même type de culture, la compréhension de cet écart est enfin c'est inaudible pour pour le consommateur. Donc là, moi je crois au bio, on le développe et on va mettre le booster sur tout ce qui est raisonné, tout ce qui est meilleur pour la santé.
Donc ce n'est pas que le prix, c'est Mais par contre, vous voyez la nouvelle économie, la nouvelle économie, il faut pas déjà par avance dire que ça va coûter plus cher. Il faut juste se dire que la nouvelle économie aujourd'hui, même pour nos agriculteurs, pour qu'elle soit rentable, il faut qu'elle soit accessible parce que un prix s'il y a pas de vendeur, si c'est pas vendu, ça fait pas une rémunération. D'accord ?
Voilà. Et je je vais dans votre sens. le prix le moins cher qui n'est pas le prix bradé, c'est la manière qu'on des gens qui gagnent enfin le salaire médi en France, je crois que c'est 2010 ou 2020.
Euh si le bio coûte 30 ou 40 % plus cher, faut le rendre accessible. Vous voyez, c'est c'est mon combat, c'est le combat des centres lecler et et la compétition d'ailleurs avec Carrefour, Intermarché, Système et tout ça, ça va. Elle dit l'idol, je cherche pas d'exclusive.
Euh je pense que c'est sain. C'est sain en fait les ceux qui ont vu dans le bio une sorte de fromage, un marché protégé parce qu'ils étaient militants ou parce que ils étaient commerçants sélectifs se sont trompés et ont trompé euh une partie des agriculteurs. Allons-y ensemble.
Je je sais que j'ai pas répondu à votre question mais je vous avez si si vous avez partiellement répondu puisque vous êtes allé à la question suivante directement la question la question sur la péréquation. anticiper juste la question sur le bio mais c'était sur la périquation donc un peu plus largement entre c entre Nutella et les fruits et légumes et c'était pas entre le bio et le non bio. Oui mais vous voyez le biais de cette commission c'est que vous êtes très agroalimentaire et vous êtes en fait dans nous nous avons peut-être 70000 références dans un centre Leclerc d'accord et même ce qu'on appelle alimentaire n'est pas alimentaire.
Enfin vous voyez bien ce que je veux dire. On fait pas 25 % de part de marché hein. Les sur un indicateur, on fait 4 24,5 mais ils vont revoir leur indicateur à la lumière des autres circuits de distribution qui sont arrivés depuis 10 ans.
Je pense qu'on fait à peu près 17 19 % de part de marché. La masse de produits alimentaires en France, je crois que c'est 350 milliards à peu près. La distribution en écoule 40 % c'està-dire que 60 % sont hors circuit GD, grande distribution.
Et je pense que ça va se fragmenter encore plus parce que les modes de vie des Français vont les amener à à manger moins, mieux et et ailleurs, pas forcément dans le mode traditionnel. En tout cas, c'est à suivre parce que c'est une des explications pour lesquelles on mange moins de viande ou en tout cas que nos producteurs de viande ont plus de difficultés. Mais par contre la ééquation, mon métier, le métier de commerçant et ben c'est c'est pas une peré équation de marge, c'est une péré équation de prix.
Je pars avec des objets, je suis commerçant, je m'installe dans une ville, j'ai des concurrents, je ne sais pas quel est leur plan d'action, je pars sur un plan d'action et tout de suite il y a des réactions, des réactions aux réactions et cetera. Et donc, on joue sur tous les claviers. La marge est une résultante, c'est pas un objectif stratégique, c'est une résultante de la stratégie.
Donc un Action arrive au bout de mon parking. Euh il est 20 % plus moins cher sur le moment par rapport à au produits d'entretien que que auquel euh j'ai bah je j'interroge je suis adhérant Leclerc d'une coopérative régionale. J'interroge les copains pour savoir s'ils ont le même si c'est local ou si c'est régional ou national.
Et si c'est national, et ben je vais essayer euh d'obtenir euh du fournisseur ou d'une marque de distributeur, de faire mieux que le prix qu'il fait, mais peut-être sur trois articles plutôt que un et cetera. La marge, c'est ce qui restera de cette de cette agilité. La la force de de Lecler aujourd'hui, pourquoi on est numéro 1, c'est l'hyperagilité de gens qui ne sont pas sur le court terme, qui ne sont pas des financiers qui passent de placement à court terme et qui de toute façon pour des raisons patrimoniales savent que si ils gagnent pas une année, ils entretiennent un capital, ils transféreront un capital et donc ils l'entretiennent, ils entretien et et ce faisant ils entretiennent la performance de la marque.
C'est ça le la force que décrivait d'ailleurs Olivier d'Auvert récemment en commentant Carrefour. Et euh et donc oui, notre métier est un métier de compensation tout le temps, tout le temps. Mais euh avec l'IA, ça va être ça va être tout le temps, vraiment tout le temps quoi.
Et c'est déjà le cas pour les Vous prenez les tours opérateur aujourd'hui et c'est un un vrai sujet pour les aussi le prix des spectacles de musique et de voyage. Mais si parce qu'on vend ça et on vend ça et ça participe de notre champ de péréquation. Ça participe.
Ne ne ne ne restez pas pour madame Christian Lambert a raison. L'alimentaire sert de variable d'ajustement. Elle a en grande partie raison.
Si vous enlevez les charges contraintes sur lequel euh transport loyer que les consommateurs ne peuvent pas arbitrer dans le moment de la hausse des prix, on peut pas non plus se priver et priver les enfants de l'alimentation en terme de besoin. On peut se priver un peu de textile et on se prive de l'alimentation plaisir. les vacances, je suis même pas sûr mais en tout cas ça et là nous en face on répond par un panel de réponse que n'a pas Lidl que n'a pas Netto que n'a pas Aldi.
On on notre attractivité nous allons la chercher ailleurs. Notre compétition nous allons la chercher ailleurs. D'accord sur les voyages, sur la bijouterie sur c'est c'est votre modèle.
On a vu par exemple ce matin lors de l'audition avec Grand FR qu'il y avait d'autres modèles puisque eux font des marges je assez exceptionnelle. avec uniquement de l'alimentaire. Donc voilà, donc il y a plusieurs modèles qui peuvent Moi, je voudrais euh madame la rapporteur, on a plus de question, juste deux petites de deux petites questions, on a un peu encore temps de temps.
Euh moi, je voudrais revenir sur suite à votre développement, monsieur, euh qu'est-ce qui explique à votre avis les tensions dans le cadre de ces négociations commerciales en France ? puisque les maillons de producteurs et de transformateurs qui sont quand même en grande difficulté économique. On parle régulièrement de la situation des agriculteurs, on parle même des défaillances d'entreprises en France à des niveaux très très préoccupants et grande partie de ces acteurs, voilà se plaignent de négociation commerciale très tendu.
Donc en quelques mots, compte tenu de tout ce que vous venez de nous dire, pourquoi à votre avis nous n'avons pas des relations commercial parce que nous souhaiterions tous hein, on serait pas là aujourd'hui plus pacifié comme je ne sais pas beaucoup de nos voisins européens souvent nous dit que ça va mieux ailleurs. Donc pourquoi enfin c'est vous qui êtes les acteurs ce que j'ai aussi redit à monsieur Bpar hier qui nous interroge c'est quand même vous les acteurs. Pourquoi est-ce que nous n'avons pas des relations aussi pacifiées ?
Et la deuxième question, elle va avec dans mes mor d'idées. Comment alors peut-être que vous ne pourrez pas me répondre précisément, mais comme monsieur Mich ne nous a pas répondu, en tout cas je l'ai pas revu dans mes notes, est-ce que vous pourriez nous nous dire quelle est votre stratégie face à à la MPA ? Quels sont les taux de rémunération par exemple en 2024-2025 qui sont accordés sur les les demandes MPA et sur les demandes MPI de vos fournisseurs ?
Alors sur cette dernière question vraiment je sais pas vous répondre. Voilà. Donc il y a pas moyen de l'avir quand même.
C'est un petit peu problématique. Euh voilà. Ouais mais je sais même pas si on fonctionne comme ça hein.
C'est c'est euh Ah monsieur Bompard alors pour le coup a pu nous donner des taux euh d'évolution moyenne de la MPA et de la MPI en prise en compte la MP MPI en 2025. Donc ce serait intéressant que vous puissiez nous le dire parce que pour le coup là on aurait le témoignage clair qu'effectivement le Prilba n'est pas l'opposé de la rémunération. Non mais e pourquoi vous dites cette phrase et pourquoi vous dites pas le prix élevé est l'opposé de la rémunération de l'agriculteur ?
D'où on vient qu'on s'en prend à celui qui vend moins cher ? Enfin vous je je polémique pas avec vous mais non parce que ce que je viens de vous dire c'est que nous on écoute les les acteurs amont de notre filière qui sont en grand danger qu'on risque de perdre avec des enjeux de souveraineté agricole et alimentaire et eux ils nous ils se plaignent pas s'ils sont bien rémunérés général. Mais celui qui vend cher, est-ce qu'il vendent B il a pas de client celui qui vend trop cher.
Monsieur le commerçant et ben madame la présidente, s'il vend pas, il rémunère pas l'agriculteur. Ah bah là, vous allez nous expliquer que le prix le plus bas n'est pas l'opposé de la rémunération mais que le prix le plus haut dans un métier de compensation, si en vendant moins cher, vous vendez beaucoup plus de volume. En revenu, vous en avez plus.
Alors que si vous êtes trop producteur que que le un producteur peut répondre à votre demande de volume. On sait très bien que c'est pas forcément le même producteur et que ça va peut-être être une somme de petits producteurs qui n'auront pas le volume, qui auront le prix bas mais pas le volume. Alors c'est vous qui posez les questions, mais je me pose quand même la question de savoir si le producteur a gagné quelque chose dans la disparition de casinos qui vont des chèr.
Voyez donc hein réponse. Oui. Ouais.
Ouais, je suis d'accord avec vous. Et donc [rires] surtout pas nous. Non mais c'est pour vous dire que cette focalisation que ne comprennent pas les consommateurs, enfin je veux dire la popularité de Leclerc aujourd'hui, elle vient de ce que l'on fait mais elle vient aussi que de ce que dans ces polémiques, le consommateur comprend que nous voulons vendre moins cher.
D'accord ? Et c'est parce que il y a ce rapport de confiance aujourd'hui que nous sommes un excellent déboucher, y compris pour les grands crus, y compris pour les belles viandes. Là, j'étais en Alsace, vous savez, dans le cadre de de du traité avec l'Amérique Mercosour, je me suis engagé, hein.
Je me suis engagé, je me suis engagé. Euh j'ai hésité parce que je prends le train avec les gens de Naval Group euh qui ont aussi euh à l'Orient des choses à vendre à l'Argentine hein. Donc euh d'un côté euh du poulet, de l'autre côté peut-être des sous-marins.
Bon, c'est pas faut faut être large. Mais je me suis engagé, d'accord, et je je suis moins quand même je suis je me suis aligné sur les propos syndicaux agricoles. OK. que soit pas contesté.
Mais quand même quand même quand même c'est euh je me suis perdu. Mais oui, surtout vous n'avez pas répondu à la question l'ang. Voilà.
Ben vous voyez par exemple aujourd'hui c'est parce que je suis une enseigne pas chère que je représente une enseigne pas chère que je pensais pas cureux parce que je pensais Angus. Les Alsaci, les éleveurs de la PAL ont choisi Lecler pour commercialiser de l'angus alsacien qu'on va trouver chez lecler d'abord et après partout dans la distribution. C'est-à-dire que pour vendre une viande plus maturée, plus cher à élever, ils ont ils ont choisi une enseigne qui à Aubernet qui qui a cette confiance des consommateurs.
C'est pareil pour les grands vins de Bordeaux. Au départ, il voulait pas, alors aujourd'hui, c'est hors de prix mais il voulait pas vendre, il voulait vendre à Nicolas au à Bacus, il vendait pas Leclerc et quand ils ont vu qu'on savait vendre des vins plus chers mais moins chers, sans casser la qualité de leur label. Voilà donc nous nous en vendant moins cher aujourd'hui, je pense que nous offrons des débouchés sécurisés, croissants à l'agriculture française.
En tout cas, c'est l'objectif. Très bien. Bon, je n'aurais pas ma réponse à ma question mais je vais donner la parole à Eveline Renault Carabédian.
Merci madame président. Monsieur le président, j'ai trois questions à vous poser. La première, on parle souvent de guerre des prix entre les distributeurs français, mais aujourd'hui la pression ne vient pas simplement de la concurrence de nos de nos de nos grandes enseignes, mais des plateformes comme TMU, comme Chine et d'autres acteurs discountantes qui sont très efficaces et qui proposent des produits qui sont importés à des niveaux de prix extrêmement bas. euh grâce à des structures de coût et des cadres réglementaires qui sont totalement différents de ceux que nous sommes-nous obligés de respecter.
Cette concurrence exerce une pression directe sur les marges, notamment avec le non alimentaire et fragilise les commerces de proximité. Est-ce que la véritable guerre des prix n'est pas désormais celle qui oppose les distributeurs traditionnels en France à ces nouveaux acteurs mondialisés ? Et comment selon vous ces modèles peuvent nos modèles français peuvent résister sans entrer dans une spirale de prix ?
Je je veux bien répondre un par un parce que un par un. Allez-y si vous voulez. J'ai du mal à mémoriser le je c'est un vrai d'abord il y a un vrai problème quoi.
C'est je ne sais pas qui représente les intérêts français face à ces importations à très bas prix. Je je suis pour la liberté, un maximum de libre échange, mais quand évidemment ces produits arrivent bien en dessous de nos capacité de production, de nos seuil de coût de production et de rémunération, euh il y a des dispositions à prendre. Alors, on me dit c'est l'Europe.
Moi, je peux vous dire 45 ans de métier, j'ai jamais été sollicité. On est premier distributeur français, on a jamais été sollicité. Donc je ne sais pas comment ça fonctionne et donc euh je suis disponible ou les adhérents lecler sont disponibles pour venir euh équiper une tasque force.
Nous savons acheter. Nous savons acheter. Nous saurions négocier.
Négocier n'est pas un péché. Nous serions négocié négocier. Mais je ne sais pas je ne comprends pas pourquoi aujourd'hui on parle des taxes aux États-Unis.
On parle des taxes en un des je ne sais pas quel est qui détermine les seuils d'acceptation euh de ces produits. D'accord. Donc c'est un c'est un premier sujet.
La deuxième chose c'est que vous avez raison euh la une partie des tensions actuellement industrie, commerce tous les tous les métiers de la société française sont impactés aujourd'hui par les géopolitiques. Hein moi je j'apprends ça à l'IRIS. Je vois il y avait plein de jeunes chercheurs.
Vous voyez arriver Shine. Alors tout le monde polémique sur l'immoralité, sur les aspects écologique et tout ça, mais le système lui-même de Chine, il n'est que l'avant-garde de quelque chose qui va nous arriver. Ce sont des plateformes d'industriel qui désintermédisent euh la fonction commerciale.
Sont des industriels qui font des séries courtes et qui euh il y a même plus à faire de précommande de commande. Ils ont pas de problème de trésorerie, il y a pas de problème de stock. Et donc c'est la continuité d'Amazon en en plus plus circuit court.
Et d'ailleurs, rien ne dit que écologiquement il y a pas des choses à apprendre là-dedans puisqu'il y a plus de stock, il y a plus de surstock. Et donc ça, ils arrivent derrière le comptoir, pas la marge qui est devant mais derrière là où les les industriels ou les magasins français de textile prenaient leur marge alors qu'ils importaient 90 % de la zone adocifique ou du Bangladesh. Là, ces fournisseurs carrément restituent cette marge directement au consommateur, plus même puisque la politique chinoise et de pousser ces produits puisque le marché chinois les absorbe pas.
Donc ce qui vient de nous arriver avec Chine va nous arriver avec JD. Personne ne connaît Jid encore ici, mais donc il fait partie des futurs coactionnaires de la Fnac, mais ils sont aussi en train d'acheter enfin de préparer leur plateforme. Euh j'étais en Chine il y a pas très longtemps avec justement Philippe Michot et un certain nombre de de leaders de Leclerc.
Euh vous allez Alipay encore est un petit joueur ici. Etsy, vous allez voir arriver. Personne ne connaît les plateformes indiennes.
Vous allez voir, ils vont amortir très très vite ces innovations sur une population de 1ARD5 habitants. En tant que néa, là on cherche des des écoles pour nos étudiants à l'étranger. Le Nigéria, personne ne regarde mais c'est 320 millions d'habitants euh à l'échelle de 240 de de 2040.
Donc cit ce sont des pays qui vont pouvoir amortir très vite des chaînes de production. Nigéria plus Afrique du Sud, vous allez voir, c'est un vrai enjeu. Et donc oui, je je vous le dis, ne refaisons pas la même chose que les commerçant français face euh au web commerce venus d'ailleurs.
Euh nous nous avons choisi d'être multicanal, le clair nous les ploues de province là, on appelle ça dans le Finister, on est des on on s'est on a on ne s'est pas intégré. On a appris à travers la maîtrise du drive à parler au consommateur sur le net. Puis aujourd'hui, on est la 5e application française.
Lecler, c'est la première euh le premier site français de web commerce. D'où on vient, moi je suis né dans les pattes des salariés de mes parents. D'où on vient, on a su anticiper.
Mais vous voyez, c'est ça. Il faut alerter les bébés comme on dit. Il faut alerter les commerçants, les restaurateurs, toutes les et tous les toutes les prestations de services.
Il va arriver une technologie, une robotisation, une qui va casser la rente fut-elle déjà non rentable. Vous voyez ce que je veux dire ? Et donc, on a un travail pédagogique à faire.
Moi, c'est pour ça que je reste dans le circuit, c'est que je le sens, je le vois avec Philippe Michot. On est allé il y a 15 ans euh voir à Seattle et à San Francisco regarder un Jeff Buzzof. N'oubliez pas hein, Jeff Buzzov, c'est d'abord un libraire.
C'est un libraire qui résout un problème logistique. Nous, on est tous en train de regarder combien de marges y prend. Retenez bien ça, on regarde combien de marges il prend et quel prix il vend alors que c'est derrière le comptoir qu'il organise une logistique, qu'il transforme sa plateforme, qu'il raccourcit les coûts de de de d'exploitation de son approvisionnement qui tout d'un coup, il se dit "Si marche pour moi, je peux vendre d'autres types de produits que de la librairie." Puis Amazon 3, il fait une place de marché, il arrive en France 17 ans après, on dit il gagne pas d'argent alors qu'en fait tout la tout l'arrière-cours est rentable.
Vous voyez ? Alors la seconde question de notre collègre. Non mais c'est je vous alerte de ça parce que personne n'en parle comme il faut.
Enfin, je veux dire, il faut parler de Chine et Ouais. Mais vous, nous faisons partie des sachants. Je peux vous dire que vu de nos landernau, personne ne se rend compte de la l'ampleur de l'impact et la Et vous me demandiez pourquoi ces tensions ?
Et ben parce que justement ça va toucher aussi ce monde industriel, y compris ces coopératives qui quelquefois ne sont plus vraiment des coopératives, qui sont des groupements qui sont pas si transparents, qui qui ont aussi des ça va toucher la puissance publique dans sa capacité d'achat aussi hein, l'UGAP et tout ça c'est ça doit nous remettre en cause. Donc ne peut-être qu'il faut diaboliser mais en tout cas ça va arriver. Donc nous on relève le défi avec la multicanalité.
Depuis depuis plusieurs décennies, l'accès à des produits alimentaires qui autrefois été réservés à des consommation occasionnelle comme par exemple du saumon, des fruits exotiques, des produits festifs, c'est largement démocratisé. Cette évolution a rendu ces produits accessibles toute l'année à un public beaucoup plus large que précédemment grâce à une logique d'accessibilité permanente et de et de prix qui sont contenus. Cette massification a profondément transformé les filières, augmentation des volumes, standardisation des productions, organisation industrielle plus poussé et pression constante sur les coûts.
Les enseignes fondent leur modèle sur la promesse de prix bas ont accompagné et structuré cette évolution. Euh le le débat récurrent sur les marges dont on parle depuis plusieurs semaines dans la grande retribution ne trouve-t-il pas son origine dans cette philosophie d'accessibilité généralisée qui progressivement petit à petit a déplacé le centre de gravité de la construction du prix vers le consommateur plutôt qu'à partir du coût économique en amont chez l'agriculteur. Oui oui, je suis d'accord avec ça.
Le problème c'est que nous ne sommes pas les senseurs du marché. Enfin le problème heureusement d'ailleurs que nous ne soyons pas nous ne sommes pas les senseurs du marché mais quand j'étais adolescent il y avait pas de saumon. On mangeait du saumon que que à Noël.
Aujourd'hui ça s'est vulgarisé. Tout le monde boit. La balance commerciale elle est elle est déficitaire à cause du café, du cacao et du saumon.
Vous enlevez ces trois denrées, elle est excellentaire. C'est-à-dire qu' même en période d'inflation, les consommateurs ne se sont pas privés de café, de chocolat ni de saumon. Après, faut-il le reprocher ou pas ?
On est en démocratie, hein. C'est c'est compliqué. Euh moi, quand j'ai les Parisiens quand ils viennent en Bretagne, ils mangent de la lotte.
Moi quand j'étais petit, la Lotte c'est le poisson qu'on mangeait pas hein. C'est c'est voilà ça vous vous ça vous pouvez le consommateur est roi quand même. Vous voyez c'est on peut opposer une politique d'offre et une politique de demande mais c'est la mode c'est c'est clairement l'offre qui qui a Qu'est-ce qui empêche aujourd'hui des groupements de producteurs euh de lancer sur le marché d'autres denrées ?
Bah, c'est un peu ce que fait Danon avec le skip, avec le skir, avec le IPRO ou iPro, il vend des protéines plus que plus que du goût. C'est un peu ce que font aussi derrière chez moi en Bretagne les producteurs de savéol ou de la Cicat Saint- Paul de Léon, mais ils sont critiqués. Ils font de la fraise sous euh complètement sans vous allez voir sans émission de carbone en recyclant de l'énergie. goût, c'est pas tout à fait encore ça, mais bon, ils amènent de nouveaux produits, de nouveaux projets.
Leurs parents étaient agriculteurs de pleine terre et eux aujourd'hui ils sont sous, ils renouvellent l'offre. Euh voilà, c'est cette dialectique entre l'offre et la demande qui fait le marché hein. C'est c'est je sais pas vous répondre je peux pas empêcher.
Question en fait c'était c'était j'ai l'impression aujourd'hui d'après toutes nos auditions que le prix est fixé en fonction du consommateur et non pas en fonction du coût du producteur. En fait c'est ma question. Ça dépend des enseignes mais voilà.
Non non non c'est le marché qui fixe le prix. Attendez, il y a plein de choses. Moi, moi je comprends le Attendez, je je comprends le producteur, hein.
C'est je vois les lignes de coût, d'accord ? On parle du producteur. Après, il y a des grands producteurs qui peuvent lisser leur coût qu'ils l'ont pas fait.
Un investissement, il l'amortissent. Une augmentation du prix du cacao, ils veulent prendre la mise tout de suite plutôt que de le lycée. La NGO n'est pas que la hausse ne passe pas, c'est de la lisser.
Vous voyez là ce qui s'est passé pour les 28 % c'est ça. Et puis il y a une financiarisation du marché qui fait que les martères premières ne sont pas achetés uniquement pour leur usage et ce sont des marchés extrêmement spéculatifs. Ce sont des marchés placés avec des algorithmes qui achètent le cacao qui achètent et maintenant des places d'avion et tout ça.
Et donc oui, il faut réguler ça. Je je ne vous conteste pas dans la loi égalime. Je j'insiste. la tentative de protéger, de sécuriser, de sanctuariser la matière première agricole.
J'ai le temps encore de poser la dernière ou je laisse mes collègues ? Il y en a encore il y en a encore quelquesunes. On reviendra après si on a encore un peu de temps.
Eveline, merci. Donc Jean-Claude Tis. Oui, merci.
Je vais être assez bref et direct. C'est plutôt du complément d'information. Euh vous avez parlé tout à l'heure dans votre discours donc propinaire de de transparence et de clarté, ça me convient très bien.
Mais à la question de madame la rapporteur sur le le le sur les loyers sur la manière où on pourrait imaginer nous depuis notre place aujourd'hui que c'est assez bien organisé pour écraser une marge ou un bénéfice et le l'organisation de votre structure en décentralisant si j'ose dire les les magasins. la marge a été ce qu'a dit madame la la rapporteur le le coût du magasin de par sa location sa construction et cetera à travers une j'en sais rien et sa rémunération il y a pas de plafond il y a pas de règle et vous nous avez dit que vous étiez attentif à travers des gens qui qui vous sont proches pour mais en fait c'est de l'arrangement à l'amiable non non il y a vraiment une règle d'établi de plafond au mètres carrés on peut pas dépasser telles chos nous avons des d'abord il les jeunes qui montrent leur magasins, ils sont parénés par de plus anciens ou plus experts que eux. Et donc eux sont gardiens du temple et je peux vous dire que ils laissent pas dériver et eux-mêmes eux-mêmes sont mis en cause.
C'est une sorte de compagnonnage mais qui respecte le cahier des charges de l'association des centres lecler, un adhérent Lecler. Alors, nous avons des indicateurs par région déjà, ils se font leurs indicateurs. Ça remonte pas forcément au nationaux.
Les centres Leclaires sont concurrents entre eux, hein, deux par la loi et dans les faits. Euh, dans le Finister, il y a un lecler dans chaque ville. Je peux vous dire que en zone d'attraction ça dépasse le châteauin ou carré ça ça castagne.
Donc en fait le le qu'ils aient des loyers ou pas des loyers qu'ils soient loueurs chez Unibai Rodemco ou qu'il soi propriétaire nous ce qu'on regarde d'ailleurs c'est les écarts de prix. Donc les centres leclairs doivent être premiers. On a des il y a c'est l'indice Nilsen que que tous les autres concurrents ont aussi hein.
On a un indice sur les majeurs, les les principaux articles, c'est 5 ou 6000 articles et on a l'indice exhaustif. Et donc tout adhérent qui dépasse un certain nombre d'indices est convoqué par ses pères puis convoqué par une commission nationale et je dis pas que c'est la cellule du PC d'autrefois où Aragon éjectait ses ennemis, mais c'est c'est très directif. Oui.
Oui. Et que euh loyer, finalement loyer ou pas loyer euh parce que certains sont locataires hein, euh beaucoup sont locataire aussi mais par contre on on ce qui compte c'est le l'impact consommateur, c'est le prix réalisé au consommateur. D'accord ?
Et ça, on écoutez ça, on est comme à l'école, on se classe du 1er au 495e, on se classe. Je peux vous dire et pour être nommé au conseil d'administration de tous les organes du groupe, il faut être dans la meilleure moitié. D'accord.
Alors encore une rapidement la parole à madame la rapporteur au lendemain de la crise d'inflationniste qu'on a pu vivre, vous disiez que les produits bio était 40 % plus cher. Ouais. Sauf que les producteurs bio, vous ne rémunérez pas 40 % plus cher une pomme bio par rapport à une pomme de base.
Donc où est la différence ? Pourquoi c'est aussi élevé ? Pourquoi la différence est aussi élevée ?
Mais euh c'est ça qu'il faut que vous regardiez. Non mais c'est je pose la question. Parce que chez vous quand vous achetez 1 kg de pomme bio, elle vaut 10.
Quand vous achetez une pomme euh non bio, elle est à 60 quoi. Donc à 6, quoi. Donc Ouais.
Pourquoi ? Pourquoi il y a cet écart de de prix quoi ? Bah d'abord euh bon ouais.
Comment ? Non, je dis en deux mots parce que en deux mots. Ouais.
En fait, le bio a voulu être enfin les fournisseurs de bio, je parle pas des producteurs, mais ceux qui achètent à la production et qui servaient d'intermédiaire et qui livrai BioBon, enfin, je sais pas, je sais, il ils ont voulu faire du sélectif et donc ne pas être en compétition avec les grandes surfaces. Donc c'est devenu un marché dans le marché et avec moins de concurrence et c'est ça qui fait que aussi les les prix étaient trop élevés. Mais j'insiste, faut pas rester sur la mauvaise image du bio, il faut aller sur le bio.
D'accord ? Faut aller sur le bio là. Convincu.
Très bien. Eveline, tu voulais poser une dernière question. Question.
Pourquoi votre modèle qui aujourd'hui est particulièrement performant et on l'a on a pu le constater et qui est solidement implanté en France ? il pas été porté plus largement à l'international ? Alors si mais pas par nous.
Nous on est un collectif de d'entrepreneurs familiaux indépendants. On sait s'auto stimuler et se contrôler à 2 heures d'avion quoi, hein. On a des lecler en Portugal et en Espagne et on a il y a des Lecler en Slovénie et des et non au Luxembourg.
On a repris les Coras du Luxembourg. Euh bah quand vous habitez Tonville et et Luxembourg, c'est c'est une longueur de voiture et nous sommes en Pologne hein. Nous sommes en Pologne mais nous ne savons pas déléguer nous nos coopératives, nous sommes des coopérateurs, nous sommes des gens qui prenons les mêmes trains qui les enfants se connaissent et tout ça.
On sait pas faire quand on a moi j'ai été très sollicité pour implanter au Maghreb par exemple des centres Leclerc ou au Moyen-Orient. Euh on a formé des jeunes pour y aller. Euh les uns se sont fait taper, il y avait euh il y avait des droits d'entrée.
Les autres ont préféré devenir diplomate. Euh [rires] en Afrique, hein, je aussi en Côte d'Ivoire, le Cadors nous a beaucoup poussé aussi à à à former des jeunes, mais bon, quand ils reviennent, être formé dans un truc qui marche, ça vous donne aussi peut-être quelquefois un surcroix d'ego qui fait que vous faites pas ce qu'il faut. Enfin, c'est je sais pas raconter cette histoire, mais nous n'avons pas nous sommes un petit joueur à l'international.
Par contre, à l'international, il y a si vous allez en Suisse, les deux leaders du marché sont des coopératives, l'une de consommation et l'autre indépendant. En Allemagne, en Italie, Conade et et qui est allié avec Intermarché et COP Italia qui qui travaille avec nous, c'est une ce sont des une coopérative d'indépendance, une coopérative de consommation. C'est c'est en Italie la COPE marche bien.
Et dans tout l'Europe du Nord, dans tout l'Europe du Nord, éthique protestante du de la fourche à la fourchette, ça pour eux ça fonctionne très bien. Mais ceci dit, ils n'ont pas un secteur agricole non plus aussi développé hein. Alors, il reste deux questions Jean-Claude Tissau et Daniel Gremillet. très très rapidement.
Vous avez abordé tout à l'heure le Nutriscore. Oui. Est-ce que à votre avis de mettre les fruits et légumes, mettre un Nutriscor sur les fruits et légumes en y associant les origines, la saisonnalité, est-ce que pour vous c'est imaginable ?
Euh ouais, il faut faire attention de ne pas noyer le poisson quoi. On a beaucoup de choses à mettre sur les on a beaucoup d'informations et de pédagogie à faire passer hein, ne serait-ce que dans le non alimentaire, tous les petits colis. Enfin, moi je suis pour la contribution.
Ouais, ouais, ouais. Alors, vous voyez bien déjà tous les AOP déjà le Nutriscore, ils veulent pas en être hein parce que la cuisine française traditionnelle fruits et légumes naturels, fruits et légumes sans pas de préparation. Le le le fait de mettre Nutriscore sur une pomme ou sur une poire, évidemment que ça qu' qu'elle va être et puis les cuircotes comme vous disiez tout à l'heure, on peut peut-être mettre un cuirc sur le le bac.
Mais l'idée c'est d'encourager de à vos clients d'acheter des produits de saison, pas acheter des fraises maintenant quoi. Voilà. Et si on mettait un nutriore et qu'on associait un un indice de saisonnalité ou d'origine, oui, c'est pas idiot.
Pardon, c'est intelligent. Merci. [rires] Mais voilà, est-ce que c'est à votre est-ce que vous êtes capable de le mettre en œuvre ?
Parce que nous l'objectif c'est que nos producteurs français soient prioritaires entre guillemets et deviennent prioritaires de Ouais. Ouais. Alors, vous voyez, c'est plus facile à faire dans le midi de la France que dans le nord, quoi, hein.
Euh, parce que quand on dit aux gens euh parce qu'il faut faire attention à ce qu'on dit, hein, quand on dit euh aux gens du nord ou même chez moi en Bretagne manger des produits de saison, ben oui, mais moi je suis du Finister. Heureusement qu'il y a eu une révolution agricole avec Alexis Gourvet avec la Cate Saint-Paul de Lyon. Mais nous, c'est l'ail, la pomme de terre, l'oignon, le chou-fleur et l'armé.
Ouais. [rires] Heureusement qu' a la fraise de Plougastel, hein. C'est très bien.
Mais en tout cas, on a retenu votre la porte ouverte. Voilà. Je retiens je retiens monsieur hein.
Et si vous voulez nous donner des expérimentations ou des on est preneur et mise en valeur des produits français, des produits de proximité. Alors Daniel Grémillet, dernière question. Comment expliquez-nous micro Daniel ?
Je crois qu'il marche pas. Pardon. Pardon.
Oui. Comment expliquez-vous le fait que la ferme France perde aujourd'hui une grande partie soit en décroissance sur les produits entrée de gamme ? La faute la faute à qui et la faute à quoi ?
Et ben vous voyez c'est c'est Merci de de ça me permet de il faut remettre du marketing, il faut remettre du commercial dans tout ça. D'accord. Euh je je Il y a rien de il y a pas de grande difficulté.
Il y a il y a un moment difficile, la météo, la géopolitique, l'arrivée de nouveaux compétiteurs. L'Ukraine, qu'elle soit dedans ou dehors, ça va être un sacré compétiteur. La Russie malgré les sanctions, aujourd'hui, ça pèse énormément sur les cours du blé. l'arrivée, l'investissement au Maroc, même en Algérie, euh y compris avec le crédit agricole français, y compris avec des fonds d'investissement.
Euh cette cette espèce de de vision du village gaulois qu'on avait avec notre potion magique et qu'on pouvait envoyer Astérix chez les Élevettes et tout ça et qui viendront pas, les Romains ne passeront pas. Euh évidemment euh faut sortir de ça quoi. Donc aujourd'hui, moi je pense qu'il y a plusieurs types d'agriculture.
Il y a une agriculture vivrière euh qui qui est qui est sur la bonne voie et euh qui n'est pas trop dépendante des cours. Euh il y a euh et il y aura toujours des circuits courts, il y aura toujours Mais je vois bien dans le nord de l'Italie là, il y a il y a ça se développe bien aussi mais même tous les pays du nord n'ont pas ça quoi. Donc on on il faut investir là-dessus.
Après sur la sur l'agriculture exportatrice, bah il faut redonner de la valeur. N'oubliez pas un truc hein, c'est nous quand on parle de notre agroalimentaire, de l'agriculture française, on est très heureux et je trouve ça vachement bien. On parle de Top Chef et on parle de l'art culinaire français.
D'accord ? Les Italiens, ils deviennent premier leur produit phare, c'est des pâtes, hein. Et même un conducteur de Ferrari, il va vous parler des pattes à l'italienne.
Donc le marketing, la manière de créer de l'affecte, de l'affecte de de la valeur autour des des productions françaises. On a beaucoup d'agriculteurs qui savent le faire. On a beaucoup de de il y a beaucoup de savoir-faire mais il faut travailler commerçant et et commerçant à l'export et commerçant sur le marché français.
C'est pour ça je c'est un peu ma conclusion. Euh il y a crispation parce que tous les industriels et tous les tout le monde est impacté par le la révolution numérique, par l'élargissement des du nombre de concurrents, par les variations de taxes. C'est compliqué d'être bordelet ou charanté en cognac aujourd'hui tout ça.
Mais peut-être que moi j'ai connu une époque où les ministres de l'agriculture mettaient tout le monde dans le même pot. On se disait pas l'Europe veut pas, on disait d'abord videz votre sac et puis après on regardait comment on pouvait. Cette époque là n'existe pas pour moi aujourd'hui hein.
Je donc ça fait quand même euh jusqu'à le folle euh on essayait de travailler quand même beaucoup plus main dans la main quoi. Euh et donc pour vous c'est le politique qui qui fait que vous ne travaillez plus maintenant. Je me garderai bien de ça.
Oui, parce que franchement, faudrait que vous nous le démontriez quoi. Donc, je ne l'ai pas dit. D'accord.
Et et on a la même Europe que nos concurrent vois. Je pense que je pense qu'on pourrait le politique pourrait et dans le cadre de la décentralisation, je pense que le politique pourrait être facilitateur. Vous savez quand on prend le même train quand on a des enfants vendent à la même école, on se parle pas de la même manière que quand c'est loin quoi, hein.
Voilà. Moi je crois en Allemagne il y a pas dissociation des chambres de d'agriculture, de commerce et d'industrie, hein. Et ça fait combien de temps que la distribution est rentrée dans les filières ?
Pas 4 ans 5 ans ? On était pas dans les filières de notre fait ou de leur fait, je fais pas de polémique. Donc là aujourd'hui, la charte qui a signé la FCD et tout ça, c'est une volonté réciproque industrielle et grand distributeurs qui l'ont signé que ça se passe mieux.
Moi je participe pas aux discussions mais la à la fin des NGO euh je viens quand même voir y compris les industriels qui sont au siège si tout va bien. Je suis là avec ma boîte de chocolat et de macaron. J'écoute.
Voilà, je crois au rapport humain. D'accord. Ah ben faut nous les envoyer ceux qui vous disent qu'il se passe bien parce qu'on Vous préférez les macarons peut-être ?
Oui. Et avec les macarons [rires] veut bien aussi les macarons mais en tout cas nous envoyer les distributeurs qui vous disent que ça se passe bien. Madame la rapporteur vous n'avez plus de questions.
Non c'est tout bon. Très bien. Ben écoutez, merci beaucoup euh merci beaucoup à vous de vos questions et euh n'hésitez pas, vous avez eu un questionnaire, on vous a envoyé quelques questions complémentaires, donc n'hésitez pas à voilà à nous porter à notre connaissance tous les éléments qui vous sembleraient importants et que nous n'aurions pas évoqué cet après-midi.
Merci beaucoup. Merci beaucoup. Merci à vous.
Yeah.
Anne-catherine Loisier