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interviewLe Média· 4 août 2025 20 min

10 SEPTEMBRE, « NICOLAS QUI PAIE » : ON A CUISINÉ BAYROU SUR SON BUDGET !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Media TV et le Mia 247, et d'activer la cloche. 2 ti3 des gens reçoivent plus de l'État qu'il ne payent d'impôts. Et c'est très bien.

Moi, je suis très content quand je vois qu'il y a des crues que les études sont pas très chères, je suis très content. Voilà, les gens qui mettent en avant le Nicolas qui paye. Moi, je vous explique ce que ça va être.

Si tu as les moyens, bah tu payes pour toi, c'est bien. Si tu n'as pas les moyens, et ben c'est ton problème, tant pis, ta mère mourra. Elle pourra pas se faire soigner, elle fera faillite comme 2 millions d'Américains font faillite pour une maladie.

Cette injustice fiscale, elle n'est pas traitée parce que ces gens-là s'en moquent. Bonjour tout le monde, je suis ravi de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'instant Porsché. Avec tous les discours qu'on entend autour de nous, notre meilleur arme, c'est de les connaître et de les comprendre.

L'extrême droite, aidée par des médias financés par les milliardaires, cherche à imposer sa vision en musulant la diversité des voix et en bâfouant le pluralisme. Pour riposter, le média lance repost, une campagne citoyenne cruciale pour bâtir une chaîne d'information indépendante et populaire. Sur les réseaux sociaux et la TNT francilienne, nous voulons porter les voix qui dérangent, celles qu'on ne veut pas entendre ailleurs.

Cette bataille pour la démocratie nous concerne tous. Alors, rejoignez-nous et soutenez la réposte sur campagne.fr.

Bonjour Thomas. Salut Lisa. Alors avec toi aujourd'hui au programme, on va voir du côté du mouvement c'est Nicolas Kipé mais on est aussi aller questionner directement François Bairou sur les mensonges qu'on démonte dans les épisodes de l'instant Porsché.

C'est parti. Même avec la stratégie d'annoncer un budget en plein été, les contestations bouillonnent, grondent et possiblement se prépare pour la rentrée. On vous l'a expliqué la semaine dernière, François Baou a annoncé un budget pour 2026 très dur. austérité et durcissement des conditions de vie pour les précaires, les malades, les chômeurs, les classes moyennes, les services publics en rejetant l'imposition des plus riches ou des grandes entreprises qui paient moins d'impôts en proportion que le reste de la population française.

On narrêterait pas de vous le dire ici. Alors forcément tout ça, ça crée un ralbol et un ralbol fiscal. Ces derniers jours et semaines ont vu naître le mouvement c'est Nicolas qui paye sur les réseaux.

Ce Nicolas est censé être un trentenaire qui travaille et qui se fait écraser par les impôts. Mais ne croyez pas à un mouvement révolutionnaire ou qui dénonce les inégalités ? Non, ce mouvement de droite et d'extrême droite veut défendre une figure du bon français qui travaille dont le fruit est volé par l'État, les prestations sociales ou encore les étrangers.

Cette expression date du 29 avril martelée à la tribune de l'Assemblée nationale par le siotiste Gérot Verni. Thomas, je le disais, ce mouvement, il tente de se réapproprier le combat sur la fiscalité, mais taper sur les retraites ou les dépenses, ça permet encore une fois de ne pas parler de la taxation des plus riches, des grandes entreprises qui ne participent pas autant que nous proportionnellement au pots commun. C'est exactement ça en fait.

La droite et l'extrême droite, ce qu'elle fait, c'est qu'elle divise. Macron quand il s'est fait quand il a voulu conquérir le pouvoir, il a divisé ceux qui travaillaient, ceux qui travaillaient pas. Il a divisé les chômeurs et ceux qui travaillent avec les uns qui financeraient les autres.

Et pareil pour les fonctionnaires, il y a ceux qui travaillent, qui financent euh les fonctionnaires grâce à leurs impôts. Et l'extrême droite, elle fait la même chose, sauf qu'elle le fait avec une dominante en plus qui est celle de de de de du racisme. Rac euh tu l'as très bien expliqué l'image du Nicolas qui pé, c'est le bon français qui payerait pour les vieux retraités et qui payerait aussi pour les jeunes plutôt issus de l'immigration parce qu'on les représente toujours comme ça, qui ne travailleraient pas et seraient au chômage et toucheraient le RSA en faisant un type de traficel.

C'est à peu près ça qu'on nous dit. Et et ce qu'ils font très clairement, c'est qu'ils jouent avec ce ralball fiscal pour créer des divisions. Alors que normalement, enfin, ce que devrait faire la gauche, c'est d'essayer de trouver des passerelles et de faire un combat plutôt vertical plutôt qu'horizontal parce que la droite et l'extrême droite fait toujours un un combat horizontal en créant des divisions.

Hm hm. La source idéologique de ce mouvement, en plus de pointer le pauvre, l'étranger et cetera, c'est voilà, on vous fait regarder vers le bas plutôt que vers le haut. En fait, c'est c'est une pensée très libérale finalement ce Nicolas Kipé.

Exactement. On veut pas on veut pas vous alors il y a un certain nombre de sujets qu'on aborde pas comme tu l'as dit. Euh le fait par exemple qu'il faille augmenter les salaires, on l'aborde pas parce que quand on regarde la part des des salaires dans la valeur ajoutée et la chuté à partir des années 80, il est jamais revenu à son niveau-là.

Et quand on parle aujourd'hui de hausse des salairees, c'est impossible. La hausse des salaires se fait que par un micmac entre le brut et le net. grosso modo, c'estàd en retirant des lignes de cotisation euh sociale, qu'on finira par payer soit en le payant à des au privés, soit en par des phénomènes de rattrapage.

Euh donc la hausse des salaires, elle n'est pas là. La hausse du SMIC, on en parle même pas. Euh la taxation des plus riches qui ont profité ces dernières années très fortement, on le dit assez souvent ici, euh des des des réformes qui ont été mises en place, on en parle pas.

Donc apparemment, on ne parle pas de ces deux choses-là. De quoi on peut parler ? B, on peut parler juste du fait que si quelqu'un paye trop d'impôts ou si quelqu'un n'a pas un salaire qui augmente, c'est parce que dans son salaire, il doit payer cotiser pour lui he d'ailleurs soit dit en passant pour ça mais aussi pour les pour ceux qui sont à la retraite ou payer pour les plus pauvres via des prestations sociales.

Mais tout ça ça montre en fait une méconnaissance très forte du fonctionnement déjà du modèle social et de l'état social de manière plus générale parce que oui, on paye mais on profite, on va en discuter après. Et même du fonctionnement de l'économie au niveau au niveau global. Donc c'est une manière en fait de il y a dans l'air du temps une forme de ralbol fiscale et à juste titre qui s'est accentué avec Macron parce que Macron a fait des cadeaux fiscaux au plus riches et puis de l'autre côté il a contrebalancé via des taxes qui étaient injustes souvent des taxes sur la consommation notamment la taxe carbone sur les carburants qui a entraîné le mouvement des gilets jaunes.

Aujourd'hui, on on est dans une incertitude budgétaire qui fait que personne ne sait vraiment à quelle sauce il va être mangé. Et tout le monde a très bien compris que il est beaucoup plus simple de je sais pas moi, de de baisser le niveau des retraites en désindexant les retraites de l'inflation que de taxer les très riches qui eux ont des milliards. Donc il y a une forme de peur de phobie un peu fiscale parce que personne ne sait ce qui va se passer et tout le monde a bien compris que c'est toujours les mêmes qui payent et toujours d'autres qui arrivent à échapper à l'impôt.

Et aujourd'hui la droite joue avec ça pour bah encore une fois pointer et les retraiter. Mais elle fait un peu plus d'attention au retraité parce qu'il y a une grosse partie quand même qui sont qui sont plutôt blancs entre guillemets et elle va pointer les jeunes issus de l'immigration ou l'immigration comme un coût que supporte ce fameux Nicolas Kipay. Et surtout il y a des gros angles morts même factuels dans ce Nicolas Kipay.

Tu viens d'en parler et puis il y a aussi le fait que Nicolas il paye mais Nicolas il a hérité. Nicolas il a bénéficié aussi. En fait Nicolas il paye mais tout le monde paye une partie paye à un moment où il travaille.

Mais quand Nicolas alors si on reprend tout, Nicolas est probablement né dans une dans une dans un hôpital public où il a sorti sa carte vitale, face à sa mère a sorti sa carte vitale et elle n'a rien payé avec un coût en fait supporté par l'impôt parce que ça aussi on dit souvent que le public est moins efficace que le privé mais le coût d'un accouchement en France c'est entre 2500 et 3000 € aux États-Unis dans un système privé c'est plutôt autour de 10000 € qui a est payé clairement avec la carte bleue. Donc Nicolas est né, il a pas payé l'accouchement, il a sorti la carte, sa mère a sorti la carte vitale. Puis après, il a été probablement dans des structures d'accueil subventionné très largement par le public.

Il a probablement une branchiolite ou une tite aggravée. Ils ont été aux urgences, ils ont encore sorti la carte vitale. Puis il a appris à marcher sur des trottoirs qui sont des infrastructures payées par les impôts des autres.

Puis après, il a été joué au gymnase, au stade avec ses amis. C'était encore une fois ses infrastructures payées par le par par les impôts, enfin par le public, par l'État. Puis ensuite euh il a été au parc se promené avec sa copine à 15 ans.

C'est des infrastructures payées encore une fois par l'État et il a fait des études. Il a été en primaire au collège à la fac. Tout ça c'est très subventionné euh par l'État.

Donc il a en fait euh jusqu'à au moment où il travaille peut-être 24 ans, peut-être un peu avant, peut-être après pour d'autres il a vécu de du bien public sans même le financer. C'est ça la réalité. Donc euh le Nicolas Qui et la première le 1er/ers de sa vie, il a bénéficié euh de l'État social, puis ensuite il travaille et puis ensuite à la retraite, il bénéficiera encore de l'état social.

Donc dans la majeure partie de sa vie euh il va bénéficier de ce qu'est l'état social. Et après, il faut dire la vérité, c'est-à-dire que dans l'ensemble de la distribution des revenus, quand on les regarde, en fait, grosso modo 2/3 des gens 2/3 des gens reçoivent plus de l'État qu'il ne payent d'impôt. 2/3.

Ça veut dire que Nicolas qui pai mais même ceux qui le mettent en avant parce que si ou les siotistes ils sont payés par quoi ? Ils sont payés. Voilà.

Donc mais les deux tiers des Français qui parfois adhèrent à ça en disant je paye trop d'impôts, j'en ai marre, tout est pour moi. Bah il y a deux chances sur trois que en réalité non, ils en profitent plus qu'il ne paient. C'est ça la réalité.

Et ça c'est une grande étude de l'INC qui l'a montré en prenant tout, c'est-à-dire les prestations sociales, les services publics gratuits, en prenant tout le champ en fait de l'État social comme on dit et ben on se rend compte que la majorité des Français en profitent. Alors oui, il y en a un tiers qui va payer plus d'impôts qu'il ne reçoit. Mais c'est ça, c'est on a choisi ce C'est ce qu'on a choisi.

C'est le mode de société. Ouais, mais c'est le mode de société que nous avons choisi à un moment. Bah oui, c'est c'est très bien.

Moi, je suis très content quand je vois des des qui a des qui a des crues que les études que les études sont pas très chères, je suis très content. Voilà, je fais partie probablement de ceux qui moi payent plus qu'il ne reçoit et j'en suis très content. Et et de toute façon dans la vie, il y a des chapitres à partir de 60 ans, vous avez des dépenses de santé qui augmentent et ces dépenses sont couvertes.

Mais c'est une bonne chose. Enfin, moi je trouve c'est ça, c'est le mode socié que nous avons choisi. Et en fait, les gens qui s'attaquent qui qui mettent en avant le Nicolas qui paye pour dire voilà on paye trop pour les vieux, il y a de la il y a de la gabie, alors on peut après, on peut y en revenir.

Bien sûr qu'il faut faire attention à ça, mais grosso modo, c'est ceux qui veulent le chacun pour soi, l'individualisme. Voilà, si tu as les moyens, bah tu payes pour toi, c'est bien. Si tu n'as pas les moyens, et ben c'est ton problème, tant pis, ta mère mourra. elle pourra pas se faire soigner, elle fera faillite comme 2 millions d'Américains font faillite pour une maladie, tu as pas les moyens, tu feras pas d'études, tu travailleras et ainsi de suite.

Donc c'est ceux qui veulent la société individualise contrairement à ce qu'ils disent. Puis il y a plusieurs choses qu'on ne dit pas déjà, c'est que tout le monde paye des impôts, même les plus pauvres parce qu'ils consomment et paye donc la TVA qui est un impôt qui pèse énormément sur les plus pauvres parce que c'est pas conditionné au niveau du salaire. Donc quand on dépense tout son argent que dans la nourriture, forcément on paye énormément de TVA en proportion de son argent.

Il y a aussi le fait que quand Nicolas il paye, il paye beaucoup pour les aides aux entreprises qui sont un des premiers postes du budget de l'État et qui ne sont pas redistribués parce que ça sont gardé pour des dividendes. On en a déjà parlé mais c'est important de le rappeler. Et il y a aussi toute cette question autour de oui, les riches ils payent pour les autres et cetera.

Bon déjà on vient de dire que c'était un peu faux. Et surtout ces riches-là, on peut se demander pourquoi ils ont fait fortune aussi. Est-ce que c'est grâce aux français ?

Parce que il y a toujours ce truc de oui, on on s'attaque au riches alors qu'ils ont réussi comme si leur argent ne venait pas des travailleurs qui eux touchent un SMIC et euh c'est eux qui créent la valeur ajoutée ou que l'État ne participait pas à les aider financièrement. Bah bien sûr, c'est enfin on a toujours l'impression et c'est c'est le discours que le riche est quelqu'un d'isolé comme ça qui est un qui est qui est un génie et et qui grâce à son génie arrive à gagner de l'argent. alors que tu l'as très bien dit, très souvent euh c'est déjà grâce souvent à à l'aide de l'État de privatisation d'entreprise de de de rachat autorisé d'aide qu'il a réussi et puis après la création de valeur, elle est collective, elle est collective et après une fois que cette valeur est créée, c'est les lois, les rapports, les réformes qui font que il y a une part qui va plus à d'autres que à certains.

Et depuis les années 80, tout a été fait pour compresser les salaires, pour faire en sorte qu'il y a une modération salariale et puis pour toujours que l'excès de richesse aille dans les mains d'une minorité. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui nous sommes dans une dans une société où la méritocratie n'existe plus et nous sommes plutôt dans une société des d'éritocratie comme on le dit où on hérite. La meilleure façon d'être riche aujourd'hui, c'est pas de travailler, c'est c'est d'hériter, voilà, d'être entier.

Donc euh très très clairement là-dessus, il y a il y a un discours Oui. qui est qui est qui est aussi tout à revoir. Mais on voit bien que dans tous les gens qui mettent en avant ça, le discours sur la meilleure répartition des richesses sur une société plus égalitaire, ça veut pas dire que tout le monde est pareil.

Ça veut dire juste que des écarts de revenus sont un peu moins forts qu'on revient à ceux que nous avons connu dans les 30 glorieuses. Sur le fait que voilà, il fa il faill augmenter les salaires. Enfin, tout ça est absent de ce discours-là.

Le seul discours qu'il y a, c'est de dire tu as un salaire et le salaire que tu as, il est juste et le financement de ce modèle social est injuste. Donc il y a une remise en cause très clairement de du modèle social que nous avons hérité des trend glorieuses. Le Nicolas Quipé, c'est pas la seule colère qui gronde autour du budget Bairou.

Bien au contraire, il y a des mouvements type gilets jaune ou encore la gauche qui est furax he face à à cette austérité, on l'a dit, dangereuse, inefficace et qui aura des conséquences concrètes pour les Français. Et bien, on est allé directement questionner le premier ministre sur le sujet sur le budget de6. Plusieurs contestations se font entendre le 10 septembre Nicolas Pipet.

Ce qui rassemble toutes ces critiques, c'est l'effort qui ne serait équitablement pas réparti. L'autérité, on le sait surtout en ce moment sur les précaires et les classes moyennes. Quand vous rejetez dans le budget, vous rejetez par exemple l'imposition au niveau des pluriches, on a vu Sophie Prima.

Est-ce que vous entendez ces critiques ? par non, je n'entends pas cette critique et je vous confirme ce que j'ai dit dans l'exposé de ce plan, c'est-à-dire que les plus favorisés auront un effort à faire eux-mêmes. J'ai simplement dit qu'on allait se servir des semaines qui viennent avec les commissions parlementaires pour définir la nature de cet effort.

Mais c'est cet équilibre que nous cherchons. Et il est évident que quand on demande à une société, à ceux qui travaillent ou à ceux qui sont à la retraite, à ceux qui ont des situations modestes ou moyennes, quand on leur demande des efforts, il faut évidemment que les plus favorisés soient eux aussi associés à cet effort. Comment pour Et bien, vous allez voir que dans les semaines qui viennent, votre question trouvera une réponse.

Donc c'était avec Valentin à la caméra. Est-ce que tu crois toi à ces promesses là ? Est-ce que ça t'a fait rire un peu cette ?

Ouais, ça ça m'a fait bah ça m'a fait rire parce que les les efforts, bon, ils sont ils sont pour les plus pauvres sont quantifiés, ils sont là, on les voit. Et puis les efforts pour les plus riches, on fera une commission, on verra et cetera. C'est toujours un peu la m la même chose et c'est ça c'est ça d'ailleurs qui qui alimente encore une fois cette cette ça et l'injustice fiscale qui alimente cette cette phobie fiscale de la part des gens.

Tout le monde est conscient en fait qu'il y a une partie des gens qui ont fait ces sessions et qui échappent en fait au fonctionnement de la société. Ce sont les très riches qui se sont enrichis massivement. Répétons-le encore.

Le leur fortune en une quinzaine d'années a été multipliée par 6 et on parle pas d'une fortune avec quelqu'un qui a 100000 €. On parle de gens qui ont des milliards. Donc il y a ces gens-là ont fait ses sessions, nous le savons.

Et et aujourd'hui, c'est vrai que des petites entreprises ou des ou des classes moyennes, on va dire au-dessus de 2000 2500 € ont l'impression en fait que toutes les réformes fiscales vont être pour eux quand les autres vont échapper à impôt. C'est ce qui s'est passé au moment des gilets jaunes. des gilets jaunes, les les gens en fait se sont rendus compte que il payaient un impôt supplémentaire alors qu'il y avait un an avant des cadeaux qui avaient été faits avec la baisse de l'ISF, avec la baisse de l'IS sur les grandes sociétés, avec la baisse de la flat taxe sur les revenus financiers que la plupart des gilets jaunes n'avaient pas parce qu'il faut être plutôt riche pour avoir des revenus financiers et que eux on leur mettait une taxe sur quelque chose dont ils avaient besoin la voiture.

Donc c'est l'injustice fiscale qui est le moteur en fait de ça. C'est pas Nicolas qui paye qui est fâché de payer. Il se rend compte que il paye alors que d'autres échappent à l'impôt.

C'est ça la vraie question. Et cette injustice fiscale, elle n'est pas traitée parce que ces gens-là s'en moquent et ces gens-là sont avec les les gens qui ont de l'argent et sont avec les grandes entreprises. Aujourd'hui, l'extrême droite et la droite parce que les deux se collent de plus en plus hein.

Vous avez vu Nicolas Sarkozi qui va qui va qui va avec le RN. Nicolas Sarkozi qui peut pas lui par contre, on préfère le dire. Voilà le le Times qui fait la première page avec Mélanie, le point qui fait avec la première page avec Mélonie.

Donc on voit très bien que là la droite est passée à à l'extrême droite. Et ben le but c'est de faire voilà comme a fait Urbane Mélodyie, c'est-à-dire on s'en prend à l'immigration, on s'en prend au aux minorités, on s'en prend aux services publics, on s'en prend aux juges. Par contre, on s'en prend pas aux grosses fortunes, on s'en prend pas aux politiques d'ajustement structurell.

Au contraire, on est le vecteur qui applique ça. Et il y a une partie aujourd'hui, moi je pense du des très grandes élites, du très grand patronat qui se dit "Bon, on a cru que des gens comme Macron, on a cru que des gens des des libéraux allaient faire le job, ils l'ont pas fait." Mais peut-être que eux vont plus le faire, Mélanie.

Donc il y a il y a vraiment aujourd'hui des diqus qui ont qui ont cédé entre les deux. Et le Nicolas qui pai, c'est ça, c'est de de de faire comme si on était vraiment dans une société typiquement individualiste. Mais moi, je vous explique ce que ça va être.

Le Nicolas qui paye en fait, qu'est-ce que ça va être s'il a pas d'argent ? Bah s'il a pas d'argent, il va payer 10000 balles son accouchement. Enfin, beaucoup plus cher son accouchement.

Il va sortir la carte bleue, ça ses parents sortir la carte bleue. La crèche, il va payer beaucoup plus cher parce que ce sera moins subventionné. Il aura moins d'investissement dans les collectivités locales, ce qui est déjà le cas, mais de manière beaucoup beaucoup plus forte. il payera plus cher à l'université et puis quand ses parents seront vieux, s'ils peuvent bosser, ils peuvent bosser.

Mais s'ils ont des accidents de la vie, un AVC, euh un accident, une maladie de longue durée, des des genoux en vraque et cetera, et ben qu'est-ce qui va se passer ? S'ils ont pas d'argent, ils vont tomber dans l'extrême pauvreté et s'il a un peu d'argent, il va devoir donner à ses parents une espèce de r de l'argent de poche pour qu'il puisse survivre. Donc, il y aura toujours quelque chose qui sortira de sa poche pour les assurances privées, ce qui convient très bien à l'extrême droite, ou pour, s'il a les moyens payer une rente à ses parents, mais il y aura de l'argent qui paye.

Nous, nous avons choisi de mettre tout cet argent dans un pot commun, de faire en sorte qu'il y ait bah que ce soit finalement public, géré par l'État parce que ce sera beaucoup plus égalitaire et forcer de constater aujourd'hui que c'est beaucoup plus égalitaire. Quoi qu'en disent la droite et l'extrême droite, c'est beaucoup plus égalitaire. Aujourd'hui, il y a des différences effectivement de soins.

Euh, nous sommes d'accord là-dessus, mais elles sont beaucoup moins fortes que celles qui sont observées aux États-Unis. Nous avons une retraite médiane à 1400 €. Donc, il faut se calmer, hein.

Les retraités sont pas les gens qu'on dit, hein, d'accord ? Mais nous avons quand même le taux de pauvreté des retraités le plus faible des pays de l'OCDE. Donc si nous voulons plus d'égalité sur les retraités, ben taxon de patrimoine.

S'il y a des retraités qui sont multiples propriétaires mais taxonné, on est d'accord. Mais ne touchons pas au système de retraite qui permet malgré tout au retraités d'avoir la tête au-dessus de l'eau, même si c'est pas euh l'Amérique 40 ans, je même si c'est pas le voilà le le rêve américain. Dernière question, j'ai l'impression que François Baerou prend beaucoup de pincettes de enfin c'est pas le seul he mais prend beaucoup de pincettes de temps de concertation pour aller parler avec les plus riches de savoir si par hasard est-ce que vous voulez bien être d'accord de participer un peu au pot commun alors que pour les chômeurs, les malades ou les classes moyennes, c'est bon bah c'est en fait j'ai l'impression que vous êtes une masse, vous êtes un chiffre mais il y a pas de de concret, il y a pas d'humain derrière en fait.

Exactement. et et et justement mais exactement en fait si on regarde concrètement les chiffres de tous les chômeurs, il y a une grande étude qui a été fait. On a souvent dit par emploi 90 % des chômeurs bah ils cherchent un emploi hein, ils sont pas en train d'être assis sur leur leur canapé mais on va faire en sorte de faire une réforme comme si les 10 % étit plus important alors que oui peut-être faisons plus de contrôle pourquoi pas sur les ciblons un peu plus on est tous contre la fraude mais 90 % cherchent réellement un emploi et la plupart et les maladies c'est pareil 80 % des dépenses de de santé sont pour des maladies graves.

Donc arrêtons de de voir des maladies imaginaires. En fait, le Nicolas Kipet rejoint la logique de Berou. C'estàd qu'il faut il faut en fait un historique qui permette en fait aux gens d'accepter ça.

Et l'historique, ce serait qu'il y a un mec qui travaille qui paye pour des pour des chômeurs qui qui ne cherchent pas d'emploi, qui paye pour des vieux qui font des croisières, qui payent pour des malades imaginaires, qui payent pour des fonctionnaires qui travaillent pas, qui payent pour une gabji de l'État. Alors s'il y a des abus, il faut les regarder. On est tous d'accord là-dessus.

Mais globalement, c'est pas ça la réalité de l'histoire. la réalité de l'histoire et quand on regarde les études sérieuses de l'INC de Pôle Emploi, sauf si tout le monde est complotiste, mais quand on regarde les études sérieuses, c'est pas ça la réalité. La réalité c'est un système qui fonctionne, qui doit être amélioré.

Il peut y avoir des des défauts mais comme dans tous les systèmes et ben on va les corriger mais globalement ça fonctionne bien. Merci à vous chez vous d'avoir suivi cet épisode de l'instant Porsché. J'attire une dernière fois votre attention avant de se quitter.

La situation politique est inédite, historique et face aux 105 millions d'euros du milliardaire ultra conservateur STIN qui veut installer l'extrême droite au pouvoir, le média lance Repost, une contreoffensive vitale et citoyenne. C'est notre unique chance de bâtir une chaîne d'info populaire et indépendante, capable de percer sur les réseaux sociaux et sur la TNT francilienne. Pour donner enfin la parole à celles et ceux qu'on ignore.

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