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InterviewRadio J — L'interview politique· 24 septembre 2024 12 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSécurité

Charles Rodwell - Le Barbier du matin du 24/09/24

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:08OuverteRéponse partielle

    Charles Rodouel, bonjour.

  • 0:21FerméeRéponse directe

    Est-ce que ce n'est pas trop 39 ministres ?

  • 0:29FerméeRéponse directe

    Ça va se jouer au Parlement. C'est vous qui allez les protéger ?

  • 1:20OuverteRéponse directe

    C'est votre gouvernement ? Vous le soutenez ou vous vous sentez un peu en distance ?

  • 2:08ComplaisanteRéponse directe

    La gauche a dit non, clairement. Le Parti Socialiste préfère cautionner le communautarisme violent de la France Insoumise, dont acte.

  • 3:07OuverteRéponse partielle

    Le Premier ministre donnera son cap, le discours de politique général, dans une semaine pile.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:12Locuteur non identifiéChiffre
    « On a vu hier le premier conseil des ministres, 39 ministres. »
  • 0:16Locuteur non identifiéFait
    « L'impression d'une table immense avec des gens qui n'ont peut-être que quelques semaines d'espérance de vie devant eux au gouvernement. »
  • 0:50PrésentateurFait
    « Là, on est dans un gouvernement par définition de coalition avec des forces politiques qui, chacune d'entre elles, sont minoritaires, notamment la nôtre. »
  • 1:01PrésentateurFait
    « Il était impossible que le premier ministre vienne de nos rangs. »
  • 1:05PrésentateurFait
    « Il vient du rang de la droite républicaine. »
  • 1:30PrésentateurPromesse
    « C'est la raison pour laquelle la droite républicaine, comme le Bloc central, nous avons publié cet été des pactes d'action avec une dizaine de mesures chacun que nous voulons porter sur l'année qui vient comme priorité pour les gens. »
  • 2:09PrésentateurFait
    « Le Parti Socialiste préfère cautionner le communautarisme violent de la France Insoumise, dont acte. »
  • 2:15PrésentateurFait
    « Emmanuel Bompard qui a déclaré que le Hezbollah n'était pas un mouvement terroriste. »
  • 2:52PrésentateurPromesse
    « Je suis convaincu que ce gouvernement a les clés pour répondre aux attentes des gens en matière de pouvoir d'achat, en matière de sécurité, en matière de réduction de l'immigration, notamment illégale. »
  • 3:49PrésentateurFait
    « Si nous avons perdu pour la troisième fois une élection, l'élection législative de 2022, personne n'a la gagné, mais nous n'avions pas de majorité absolue. »
  • 4:06PrésentateurFait
    « Nous n'avons pas su apporter une réponse suffisante et suffisamment crédible en matière régalienne, en matière de sécurité, en matière tout simplement de la ligne politique que nous voulons porter sur une question comme le sujet de l'immigration. »
  • 4:55PrésentateurFait
    « Nous ne souscrivons pas aux solutions du Rassemblement national. »
  • 5:03PrésentateurPromesse
    « Nous voulons trouver une solution républicaine pour accueillir moins de personnes sur le territoire français, pour les accueillir mieux. »
  • 5:36PrésentateurPromesse
    « Moi, ma conviction que j'ai, c'est qu'il faut qu'on réduise l'immigration, notamment illégale, pour pouvoir accueillir mieux les personnes sur le territoire français. »
  • 11:16PrésentateurChiffre
    « Depuis 7 ans, nous avons créé 2,5 millions d'emplois dans ce pays. »
  • 11:21PrésentateurChiffre
    « Nous avons ouvert près de 300 usines. »
  • 11:24PrésentateurChiffre
    « Nous avons relancé la politique de l'emploi, créé 2,5 millions d'emplois. »
  • 11:31PrésentateurChiffre
    « Ça a aussi rapporté 40 milliards d'euros au budget de l'État et au compte public. »
  • 11:46PrésentateurChiffre
    « La baisse massive des impôts de près de 60 milliards d'euros en 7 ans. »
  • 11:56PrésentateurFait
    « La France reste l'un des pays où le taux de prélèvement obligatoire est le plus élevé au monde. »

Temps de parole

  • Présentateur90 %
  • Locuteur non identifié10 %

2,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Charles Rodouel, bonjour. Bonjour, merci pour votre invitation.

0:10
Locuteur non identifié

Merci d'être là. Alors ça y est, on l'a ce gouvernement. On a vu hier le premier conseil des ministres, 39 ministres. L'impression d'une table immense avec des gens qui n'ont peut-être que quelques semaines d'espérance de vie devant eux au gouvernement. Est-ce que ce n'est pas trop 39 ?

0:23
Présentateur

On va espérer et on va faire en sorte que leur durée de vie soit plus longue que quelques semaines. Ça va se jouer au Parlement. C'est vous qui allez les protéger ? Bien sûr. C'est l'expression qui est employée depuis plusieurs semaines. Mais ce gouvernement est sous surveillance du Parlement. Cette expression prend tout son sens actuellement parce que dans les années qui ont précédé ou dans les décennies qui ont précédé, vous aviez une majorité absolue ou même une majorité relative. Les années recards et puis les deux dernières années que nous avons connues.

Là, on est dans un gouvernement par définition de coalition avec des forces politiques qui, chacune d'entre elles, sont minoritaires, notamment la nôtre. Bloc central, le premier ministre ne vient pas du bloc central parce que nous avons perdu les élections législatives. Il était impossible que le premier ministre vienne de nos rangs. Il vient du rang de la droite républicaine. Nous avons bâti une coalition avec celle-ci pour gouverner le pays. Et donc, oui, il y a des équilibres qu'il va falloir trouver et, à mon avis, qui sont déjà opérants dans ce gouvernement pour pouvoir tenir sur les semaines qui viennent au service du pays. C'est votre gouvernement ?

Vous le soutenez ou vous vous sentez un peu en distance ? C'est un accord de coalition, donc il faut se mettre d'accord sur la ligne politique qui est portée. C'est la raison pour laquelle la droite républicaine, comme le Bloc central, nous avons publié cet été des pactes d'action avec une dizaine de mesures chacun que nous voulons porter sur l'année qui vient comme priorité pour les gens, pour les Français, pour les hommes et les femmes qui nous ont élus ou d'ailleurs qui ne nous ont pas élus. Sur la base de ces deux pactes, nous avons constaté nos divergences, nous avons aussi constaté nos points communs et les éléments que nous pouvions, et les politiques que nous pouvions mener ensemble.

C'est la source idéologique de ce gouvernement. Nous avions tendu la main, nous le Bloc central, nous ensemble pour la République, à la gauche républicaine et à la droite républicaine. La gauche a dit non, clairement. Le Parti Socialiste préfère cautionner le communautarisme violent de la France Insoumise, dont acte. C'est une tristesse absolue, on va sûrement en parler après. Emmanuel Bompard qui a déclaré que le Hezbollah n'était pas un mouvement terroriste, après les saillies diverses et variées de la France Insoumise depuis maintenant des années, ce qui flirte, à mon avis, avec un communautarisme islamiste violent et dangereux pour notre pays.

Le Parti Socialiste préfère cautionner une alliance avec eux plutôt que de travailler avec nous. Dont acte. Mais donc, nous avons lancé ce gouvernement avec la droite républicaine. Nous espérons qu'il va tenir, non pas pour qu'il tienne dans l'absolu, mais parce que je suis convaincu que ce gouvernement a les clés pour répondre aux attentes des gens en matière de pouvoir d'achat, en matière de sécurité, en matière de réduction de l'immigration, notamment illégale, en matière, je l'espère, de la stabilité fiscale. Donc nous serons présents et nous attendons ce gouvernement au tournant sur ces questions.

3:07
Locuteur non identifié

Et ce gouvernement, le Premier ministre donnera son cap, le discours de politique général, dans une semaine pile. Le groupe Ensemble pour la République, il est uni dans cette attitude que vous nous décrivez, où en ce moment, il y a des états d'âme.

3:21
Présentateur

Alors ça dépend des sujets. C'est-à-dire que nous, nous avons un groupe politique qui est avec des origines multiples. C'est ça le macronisme. C'est ça le macronisme et on se retrouve sur des valeurs communes extrêmement fortes. Je pense le parcours pro-européen, le libéralisme économique, la création d'entreprises, la baisse des impôts. Bon, ça, ça va aller à peu près avec Michel Barnier. Il y a aussi des questions qu'il faut qu'on clarifie. C'est normal, comme dans chaque famille politique. Par exemple, l'immigration ? Bien sûr, à la question régalienne.

Je pense que si nous avons perdu pour la troisième fois une élection, l'élection législative de 2022, personne n'a la gagné, mais nous n'avions pas de majorité absolue. Les européennes de 2024 et les législatives de 2024, c'est parce que nous n'avons pas su apporter une réponse suffisante et suffisamment crédible en matière régalienne, en matière de sécurité, en matière tout simplement de la ligne politique que nous voulons porter sur une question comme le sujet de l'immigration. Pourquoi est-ce que cette question est taboue ? Moi, c'est la question que je me pose. C'est-à-dire qu'on peut vouloir plus, on peut vouloir moins. La population française est très clivée sur ce sujet.

Mais définissons ensemble notre discours politique et républicain sur cette question pour pouvoir avancer ensemble.

4:29
Locuteur non identifié

Accueillir moins pour accueillir mieux. C'était le titre de votre texte commun avec Mathieu Lefebvre il y a quelques jours encore. Est-ce que Michel Barnier, selon vous, correspond à cette ligne ?

4:39
Présentateur

Mathieu Lefebvre et moi sommes co-rapporteurs sur le budget de l'immigration. Donc c'est-à-dire que toutes les politiques qui touchent à la question de l'immigration, de l'asile et de l'intégration, ça passe par vous. C'est nous qui auditons et c'est nous qui pouvons amender ce texte. Donc nous, notre objectif, c'est de trouver une majorité républicaine. Nous ne souscrivons pas aux solutions du Rassemblement national. On peut rentrer dans le détail avec plaisir. Nous voulons trouver une solution républicaine pour accueillir moins de personnes sur le territoire français, pour les accueillir mieux. Accueillir mieux, ça veut dire quoi ?

Ça veut dire qu'on choisit les personnes qui restent sur le territoire français. Et on les accompagne. Et ça veut aussi dire qu'on les intègre mieux, qu'on les accompagne mieux. Nous sommes rendus en crainte, en centre de rétention administrative. Nous sommes allés à Calais. Nous sommes allés rencontrer multiples hommes et femmes qui gèrent cette question depuis maintenant des années. Et le constat qui est fait, c'est que nous n'accueillons pas suffisamment bien sur le territoire français. Parce que moi, ma conviction que j'ai, c'est qu'il faut qu'on réduise l'immigration, notamment illégale, pour pouvoir accueillir mieux les personnes sur le territoire français.

5:44
Locuteur non identifié

Les contrôles aux frontières renforcées, comme le fait l'Allemagne, comme le propose le Rassemblement national avec son idée floue de double contrôle,

5:51
Présentateur

est-ce que ça, c'est quelque chose que vous pourriez soutenir ? Le Rassemblement national manifeste précisément sur cette question, à mon avis, une forme d'incompétence. Et je le dis objectivement, qui a compris la question de la double frontière ? Est-ce que Marine Le Pen, elle-même, est-ce que Jordan Bardella, elle-même, comprenne ce qu'ils veulent dire ? Moi, je n'ai toujours pas compris ce que c'est le même. Mais est-ce qu'on peut faire mieux aux frontières ? Je ne peux même pas vous dire si je suis d'accord ou pas d'accord, parce que je ne sais pas ce que ça veut dire. Ils sont incapables d'expliquer ce concept comme beaucoup d'autres. Simplement, la question sur l'Allemagne.

Quand Olaf Scholz rétablit des contrôles aux frontières, la France, lors des Jeux Olympiques, on a rétabli le contrôle aux frontières. La France, à la suite des attentats, on a rétabli le contrôle aux frontières. La France, dans les situations sensibles, on a rétabli le contrôle aux frontières. Donc on pourrait le faire. Ce sont des dispositions qui existent dans l'accord qui lie l'espace Schengen. Mais nous, nous sommes convaincus, et c'est le président de la République, Emmanuel Macron, qui en avait fait l'un des cheveux de bataille il y a maintenant quelques mois.

Il faut absolument qu'on puisse réformer cet espace, renforcer les moyens donnés à Frontex, renforcer les moyens qui sont donnés aux frontières extérieures, parce que le sujet migratoire est certes un sujet national, mais c'est aussi avant tout un sujet européen.

6:59
Locuteur non identifié

Le plan européen, il est déjà obsolète parce qu'il a quelques mois à peine.

7:02
Présentateur

Non, au contraire. Il faut l'appliquer. Il faut l'appliquer. Il rentre en application progressivement comme l'ensemble de ces dispositions qui sont souvent massives. Il rentre en application définitive à la fin de l'année 2025, au début de l'année 2026, parce qu'il faut mettre en œuvre toutes les dispositions. C'est un accord honnêtement, pardon de l'anglicisme, qui est game changer. C'est-à-dire que non seulement il y a une répartition homogène de l'immigration sur le territoire européen, mais aussi avant tout, nous renforçons définitivement le contrôle aux frontières sur l'espace européen au service de nous tous. Je vous prends un exemple parmi d'autres.

C'est une personne qui n'a pas de papier, qui n'a pas le droit de rentrer sur le territoire européen et qui y rentre à travers l'immigration illégale. Cette personne ne sera désormais plus considérée en territoire européen. elle sera considérée sur territoire international. Ce qui mécaniquement permet de manière beaucoup plus simple d'expulser cette personne du territoire européen pour la renvoyer dans son pays d'origine ou dans son pays de transit. C'est vraiment game changer.

8:02
Locuteur non identifié

On ne renverra pas de France des clandestins vers le Rwanda, l'Albanie ou d'autres pays qui accepteraient de les accueillir et de les stocker.

8:09
Présentateur

Vous avez en fait dans les procédures ce qu'on appelle des pays sûrs et des pays par définition qui ne le sont pas. Les pays sûrs, ce sont des pays vers lesquels on peut renvoyer automatiquement, si je puis dire, pas automatiquement bien sûr, mais délibérément les personnes qui viennent de ces pays qui demandent par exemple l'asile, on considère qu'ils sont déboutés. Ils sont déboutés exactement d'une régie.

8:27
Locuteur non identifié

Encore faut-il que les pays les récupèrent.

8:29
Présentateur

Exactement. Et la deuxième chose, c'est là-dessus où moi pour le coup, j'apporte un soutien à la parole qu'a portée Bruno Retailleau. Maintenant, il faut passer aux actes. Il faut signer des accords beaucoup plus approfondis avec les pays qu'on appelle le transit. Nous avons un accord avec la Turquie. Il faut évidemment des accords passés financiers, lourds, avec les pays du Maghreb et les autres pays de transit pour limiter l'entrée de ces hommes et ces femmes qui ont un long parcours migratoire qui est terrible.

C'est-à-dire que là, on parle d'hommes et de femmes qui ont tout vu, qui ont été battues, qui ont été soumises à des situations absolument terribles, mais leur dire qu'on peut accueillir tout le monde sur le territoire français, à mon avis, c'est leur mentir. Il faut qu'on accueille moins pour accueillir mieux sur le territoire français.

9:10
Locuteur non identifié

Dire, comme l'a dit Bruno Retailleau, qu'il y a des Français de papier, c'est-à-dire des gens qui ont obtenu la nationalité, mais ça ne vaut pas grand-chose. C'est une expression que vous retiendriez ?

9:17
Présentateur

Moi, je ne souscris pas, si vous voulez, à ce type d'expression parce que je ne vois pas ce qu'elles apportent. Je ne vois pas ce qu'elles apportent au débat public, expliquer qu'il y a un Français qui est mieux que l'autre. Honnêtement, moi, je n'ai jamais souscrit à ce discours. Tant que vous êtes Français et que vous souscrivez aux lois de la République, quelle que soit votre religion, quelle que soit votre couleur de peau, mais que vous vivez tout simplement, dignement, simplement, de manière républicaine dans notre pays, eh bien, évidemment que chacun a la possibilité d'être Français de ce point de vue-là. Mais là encore, ayons un discours de vérité.

Tous ceux qui viennent sur le territoire français n'ont pas vocation à y rester et n'ont pas vocation à devenir Français. Et donc, tenons ce discours de vérité simple, sans tomber dans des anathèmes où on oppose les uns aux autres, mais en tenant un discours pragmatique et de vérité sur cette question. Est-ce que pour accueillir moins, il faut supprimer l'aide médicale d'État ? Moi, je ne suis pas pour la suppression d'aide médicale d'État. Pourquoi ? Parce que quand vous avez un étranger qui vient sur le territoire français avec une nouvelle pathologie, eh bien, on est bien content que la pathologie puisse être détectée rapidement et qu'elle évite de se propager sur le territoire français.

En revanche, il y a deux choses. Un, il faut considérer de base si ces étrangers-là peuvent rentrer sur le territoire français ou non. Donc, la question, c'est une question migratoire, c'est une question de laisser passer, c'est une question de visa avant même l'AME. Et la deuxième des choses, c'est qu'à mon avis, il n'y a pas de tabou sur le panier de soins. D'ailleurs, c'est ce que Gabriel Attal lui-même, en tant que Premier ministre, avait laissé comme préparation de décret sur le bureau de Michel Barnier.

Nous soutiendrons un réajustement de l'aide médicale d'État pour que l'aide médicale d'État soit réellement dédiée à 100% vers des personnes qui en ont besoin et non pas vers des opérations dont on a moins besoin de manière moins urgente.

10:54
Locuteur non identifié

Pour finir, si le gouvernement Michel Barnier décide des hausses d'impôts, par exemple sur les profits exceptionnels des entreprises ou une contribution exceptionnelle des entreprises ou bien sur les particuliers les plus fortunés, est-ce que vous le soutiendrez ?

11:05
Présentateur

Moi, je suis opposé à toute hausse d'impôts. Parce que, un, toute hausse d'impôts temporaire finit par être très, très, très, très temporaire dans le sens où elles peuvent durer plusieurs années, voire plusieurs décennies.

11:16
Locuteur non identifié

La CSG, la vignette, on a tout vu.

11:17
Présentateur

La deuxième chose, c'est que depuis 7 ans, nous avons créé 2,5 millions d'emplois dans ce pays. Nous avons ouvert près de 300 usines. Nous avons relancé la politique de l'emploi, créé 2,5 millions d'emplois. C'est un basculement pour des millions de familles dans ce pays. Ça a aussi rapporté 40 milliards d'euros au budget de l'État et au compte public entre les cotisations chômage que vous récupérez en plus et les allocations chômage que vous versez en moins. Donc, nous, nous sommes convaincus que la politique économique que nous avons portée depuis 7 ans, c'est la bonne. Elle est fondée sur une chose, la baisse massive des impôts de près de 60 milliards d'euros en 7 ans.

La France reste l'un des pays où le taux de prélèvement obligatoire est le plus élevé au monde. Nous considérons que la justice sociale ne peut pas être le prétexte d'une confiscation fiscale. C'est la raison pour laquelle nous sommes pour les baisses d'impôts et non pas pour les hausses d'impôts. Eh bien, Charles Orlouel, c'était très clair. Merci, bonne journée. Merci.