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interviewEurope 1· 18 juin 2026 4 min

Donald Trump au Château de Versailles : La diplomatie en plaquée or

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Vincent Herwouette. Bonjour Dimitri. Bonjour à tous.

Le dîner à Versailles était-il réussi hier soir ? Ben le 18 juin, on est tenté d'appeler ceux qui écoutent à se réveiller. C'est à Versailles que Louis X a engagé la France au côté des indépendantistes américains et qu'il a scellé l'avenir de la colonie britannique et aussi peut-être celui de la monarchie française.

C'est donc pas tout à fait absurde d'y célébrer le 250e anniversaire des États-Unis. Et puis on sait l'amour immodéré de Donald Trump pour les dorures. Il en a mis partout dans le bureau oval.

Sa passion du grandiose et du monumental est en train de redessiner Washington avec la salle de balle, l'Arc de triomphe et il a dû baver de jalousie hier soir en admirant le grand canal à côté. La pièce d'eau devant le Lincol Memorial qui vient de faire repeindre en bleu ressemble à un bassin de squir. Versailles en met plein la vue.

Le palais a été construit pour ça. La galerie des glaces est un lieu magique pour les présidents qui souffrent d'ivresse narcissique. Mais les miroirs au mercure ne vont pas réfléter à l'infini l'image Donald Trump visitant les lieux seuls avec Emmanuel Macron.

Vous voulez dire que ce dîner était une illusion d'optique ? Mais le plus beau palais du monde ne peut donner que ce qu'il a. Le cristal, la porcelaine de Sèvre et l'argenterie ne font pas la puissance.

La beauté n'est pas une politique. La diplo plaqué or, c'est de la com. Et en général, séduire est inutile.

C'est le rapport de force qui compte entre les nations. Des capitaines d'industrie hier soir et quelques ministres triés sur le volet ont assisté au dîner de gala, au dîner de travail pardon. Euh comme jadis, les grands féodos assistaient au coucher du roi.

La cour, c'est-à-dire les médias, ont répété toute la soirée des mots gonflés d'importance. Les palais sans les touristes seraient un instrument de puissance et de diplomatie comme s'il suffisait d'inviter au château l'Américain et de le flatter pour amener les États-Unis dans le giron européen. La réalité, c'est que Donald Trump vient de perdre sa guerre du golf.

L'accord enfin dévoilé montre que l'Amérique s'apprête à livrer le Moyen-Orient à l'Iran, à abandonner le Liban au esbola et Israël à sa solitude. Il le sait, il sait qu'on le sait. Il sait aussi que la France mirobolante est grévée de 3500 milliards de dollar de d'euros de dette.

Et la France aime à faire un rêve éveillé. Elle espère faire illusion. Elle parle en anglais pour qu'on l'écoute, mais l'administration Trump la voit comme une gardienne de musée qui néglige le patrimoine depuis 1 an.

Les discours répétés de Jens, de Marco Rubio, de Pitexit, la stratégie de sécurité nationale couché noir sur blanc disent tout le mépris que porte l'administration Trump aux dirigeants européens notamment français qui ne protègent pas les libertés, ni la vie, ni l'identité judéocré chrétienne, ni les frontières qui ignorent les migrants. Croire qu'il s'agit d'un kiproco qu'un dîner très habillé fera oublier, c'est imaginer que la diplomatie se résume au petit four et au boucher ou en chocolat, ça ne marche pas comme ça. Mais à force de flatterie Vincent, les Européens ont peut-être ont tout de même obtenu au G7 des États-Unis de se joindre à la déclaration finale sur l'Ukraine qui promet de relancer les sanctions contre la Russie.

La signature de Donald Trump, c'est en effet un succès diplomatique. Il dit qu'il ne supporte pas que 25000 hommes soient sacrifiés chaque mois en vain dans cette boucherie d'Ukraine et on peut envisager qu'il prenne ses distances avec Vladimir Poutine qui semble piégé dans une guerre sans fin. Il n'aime pas les losers.

Mais en même temps, la dernière fois que Donald Trump a semblé se raller au point de vue d'Emmanuel Macron, ils avaient dîné à la tour Effel et puis il est remonté dans Air Force One et avant même de décoller, il avait dit le contraire. signature Europin Avouette. Merci Vincent.