L'édito de Laurence Ferrari du lundi 17 novembre 2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir à tous et bonsoir à toutes. Bienvenue dans Punchline aujourd'hui sur ces news et sur Europe 1. À quoi reconnaît-on un narcoétat ?
Est-ce que les trafiquants font régner leur loi dans les quartiers qu'ils ont gangrainés, qu'ils commanditent des assassinats parfois depuis leur prison qui leur sert de base arrière pour continuer leur deal, qu'ils s'en prennent à ceux qui les gênent ou les dénoncent comme à Marseille où ils ont assassiné le frère d'un militant acharné antidrogue. Ce qui constitue un point de bascule comme l'a confirmé le procureur de Marseille Nicolas Besson, qu'il se servent de mineurs de plus en plus jeunes comme de la chair à Canou comme des enfants soldats. [musique] Le dernier en date est entre la vie et la mort puisqu'il a été pris dans une fusillade à Grenoble. il a 14 ans.
Des narcotrafiquants qui vont jusqu'à corrompre ou tenter de corrompre le personnel pénitentiaire, judiciaire, parfois le personnel politique et surtout qu'ils infiltrent le milieu économique et entrepreneurial puisque cet argent sale, il faut bien le blanchir et le faire passer à travers des commerces, des business pour pouvoir le réutiliser. Alors certes, la France ne connaît pas la même situation que la Sicile ou Palerme dans les années 80, mais nous n'en sommes pas loin. Ce n'est [musique] pas encore la mexicanisation du pays, mais le narcotrafic peser une vraie menace sur nos institutions, sur nos vies et celle de nos enfants. dire [musique] qu'il y a de bonnes âmes de gauche qui s'apitoient sur les conditions de détention de ces hommes qui sont des dangers publics dans les prisons de haute sécurité mise en place par Gérald Darmanin.
Parfois, on se dit que ces gens-là ne tournent pas rond. On va en débattre ce [musique] soir dans Punch Line.
Marina Ferrari