"Comité conjoint", État de Palestine...Emmanuel Macron a reçu Mahmoud Abbas à l'Élysée
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« Je veux vous redire la profonde conviction de la France que seule la solution à deux États permettra au peuple israéliens et palestinien et plus largement à tous les peuples de la région de vivre en paix et en sécurité. »
- 0:30Emmanuel MacronPromesse
« Nous avons pris aujourd'hui ensemble la décision de mettre en place un comité conjoint pour la consolidation de l'État de Palestine. »
- 1:00Emmanuel MacronChiffre
« La France contribuera une nouvelle fois à hauteur de 100 millions d'euros à la réponse humanitaire pour 2025. »
- 2:00Emmanuel MacronFait
« Les projets d'annexion partiel ou total, légal ou dé facto, constituent une ligne rouge à laquelle nous réagirons fortement avec nos partenaires européens. »
- 3:00Emmanuel AbbasChiffre
« Aujourd'hui, 160 pays dans le monde ont reconnu l'état de Palestine. »
- 3:30Emmanuel AbbasFait
« Nous réaffirmons que toutes les institutions transitoires palestiniennes dans le territoire de Gaza doivent avoir des liens et doivent dépendre de l'autorité palestinienne. »
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Je veux donc avant toute chose remercier son excellence le président de l'État de Palestine Marmou Abbas pour sa visite à Paris. Visite importante car il s'agit de la première visite d'un président palestinien depuis la reconnaissance par la France de l'État de Palestine le 22 septembre 2025. Nous nous retrouvons dans le sillage de la conférence de New York et du plan présenté par le président Trump et au lendemain du cesser le feu à Gaza conclu sous son ég.
À ce moment crucial pour l'avenir des deux peuples palestiniens et israéliens comme de la région, je veux vous redire la profonde conviction de la France que seule la solution à deux États permettra au peuple israéliens et palestinien et plus largement à tous les peuples de la région de vivre en paix et en sécurité pour répondre à leurs aspirations légitimes. Je l'ai dit le 22 septembre et il est beaucoup plus difficile de faire la paix que de mener des guerres sans fin. Mais il y a aujourd'hui des partenaires pour la paix.
Vous pouvez, monsieur le président, compter sur la France pour continuer d'avancer dans la voie tracée ensemble. Pour continuer d'avancer sur la base des 20 points proposés par les États-Unis d'Amérique et ouvrant la porte à la paix et la constitution d'un état palestinien. C'est à cette fin que nous avons pris aujourd'hui ensemble la décision de mettre en place un comité conjoint pour la consolidation de l'État de Palestine.
Ce comité sera chargé de travailler sur tous les aspects juridiques, constitutionnels, institutionnels et organisationnels. Il contribuera au travail d'élaboration d'une nouvelle constitution dont le président Abas m'a présenté un projet et visera à parachever l'ensemble des conditions d'un tel État de Palestine. Vous-même êtes un partenaire pour la paix et je veux à cet égard rendre hommage à votre rejet constant de la violence du terrorisme qui s'est notamment traduit par votre condamnation des attaques du 7 octobre 2023.
Je vous remercie également pour votre engagement à ce que l'État palestinien assure la sécurité de ces territoires sans devenir un état militarisé. Nous aurons besoin d'autres décisions courageuses de la part de l'ensemble des parties prenantes dans les mois à venir. Je vous remercie enfin pour la clarté de vos mots et votre condamnation sans ambiguïé contre toute forme d'antisém d'antisémitisme.
Votre visite, monsieur le président, intervient un mois après la conclusion du CC le feu. Celui-ci a permis la libération de tous les otages vivants par le Hamas. Les partis doivent désormais pleinement respecter cet accord et le Hamas restituer sans délis les dépouilles des otages décédés afin de passer sans plus attendre à la mise en œuvre de la deuxième phase du plan de cesser le feu.
La France est est prête à contribuer à la stabilisation de Gaza sur les volets sécuritaires, humanitaires et politiques. Nous le ferons en étroite coordination avec l'autorité palestinienne, les États-Unis, Israël et tous les partenaires régionaux. À Gaza, la priorité va à l'urgence humanitaire.
L'acheminement immédiat, sûr et sans entrave de l'aide humanitaire dans toute la bande de Gaza doit être assurée sous l'égies dans le respect des principes du droit international humanitaire. À cet égard, la France contribuera une nouvelle fois à hauteur de 100 millions d'euros à la réponse humanitaire pour 2025. Des livraisons de frais humanitaires d'urgence seront effectuées pour livrer plusieurs centaines de tonnes de compléments alimentaires, notamment pour les enfants, ainsi que des médicaments et des équipements médicaux.
Nous contribuerons au relèvement du secteur de la santé à travers un projet de l'Agence française de développement et comité international de la Croix-Rouge. La France jouera toute sa part à la conférence sur la reconstruction qui se tiendra au CER. Au plan sécuritaire, la stabilisation de Gaza passe par le redéploiement des forces de sécurité et de police de l'autorité palestinienne pour assurer l'ordre et la sécurité au quotidien.
En articulation avec les mécanismes en discussion aux Nations- Unies, la France s'est prête à œuvrer au renforcement des forces palestiniennes à cette fin à travers les missions de l'Union européenne, Yu Bam Rafa et Yupol Kops, en réhaussant la présence française de façon significative avec plus d'une centaine de gendarmes. Sur le plan de la gouvernance, la France ne veut pas voir le Hamas se réinstaller et reprendre pour l'avenir le contrôle de la bande de Gaza. Ce serait un échec collectif et c'est la raison pour laquelle il est urgent de travailler au retour rapide de l'autorité palestinienne à Gaza à l'exclusion du Hamas de tout rôle dans la gouvernance de l'enclave et à la mise en œuvre de la démilitarisation et du démantellement du Hamas.
J'ai encouragé le président Abbas à finaliser rapidement dans le cadre des discussions interpalestiniennes et avec nos partenaires la formation du comité technique palestinien. Le transfert à l'autorité palestinienne doit ensuite se faire rapidement une fois son agenda de réforme mise en œuvre. Si j'en viens aux réformes indispensables, celles-ci ont été détaillées dans la déclaration de New York et rappelé dans le plan en 20 points.
Elles sont une condition sinéquanone à la constitution d'un état palestinien viable, démocratique et souverain au côté d'Israël. À cet égard, nous avons fait le point avec le président Abas sur la mise en œuvre des réformes de l'autorité palestinienne. La priorité va à l'organisation d'élections présidentielles et d'élections générales libres, transparentes et démocratiques dans l'ensemble des territoires palestiniens, y compris à Jérusalem Est.
Le président Abbas s'est engagé à ce qu'elle se tienne un an après le passage à la deuxième phase du CC le feu et je l'en remercie. Les acteurs n'ayant pas renoncé à la violence et n'ayant pas adhéré aux principes de l'OLP ne pourront prendre part à ces élections. Président Abbas m'a aussi confirmé l'abrogation du système de paiement au prisonniers et le lancement d'un audit indépendant destiné à en attester.
J'ai salué cette évolution essentielle à la crédibilité de l'autorité palestinienne en soi et vis-à-vis de tous les partenaires internationaux. Président m'a assuré qu'aucun versement ne serait plus effectué dans ce cadre et qu'un audit permettra de s'en assurer. Nous nous sommes accordés sur l'importance de la réforme des manuels scolaires qui doivent exclure tout discours de haine conformément au standard de l'UNESCO.
Nous y travaillerons ensemble avec tous nos partenaires et également en associant étroitement l'UNESCO. Nous sommes enfin revenus sur la situation alarmante en 6 Jordanie. La violence des colons et l'accélération des projets de colonisation atteignent de nouveaux records qui menacent la stabilité de la 6 Jordanie et constitue des violations du droit international.
Comme je l'ai dit précédemment, les projets d'annexion partiel ou total, légal ou dé facto, constituent une ligne rouge à laquelle nous réagirons fortement avec nos partenaires européens s'ils étaient mis en œuvre. Nous avons abordé enfin le risque d'insolvabilité financière de l'autorité palestinienne. J'ai rappelé le soutien constant de la France, notamment à travers notre aide budgétaire bilatérale et la coalition d'urgence pour la soutenabilité financière lancée avec l'Arabie Saoudite.
Israël doit de toute urgence transférer les revenus douaniers dus à la Palestine et rétablir les correspondances bancaires entre institutions israéliennes et palestiniennes. Nul ne peut comprendre une politique qui fragilise le seul partenaire à même de coopérer au plan sécuritaire et de s'ériger contre l'explosion de violence qui résulteraiit immanquablement de son effondrement. Alors que le 7 octobre a été suivi d'une montée sans précédent de l'antisémitisme à travers le monde, le président Abbas et moi-même en avons réaffirmé notre condamnation absolue et sans équivoque en France et partout dans le monde.
Nous avons à ce titre refusé toute instrumentalisation de la cause palestinienne qui ne saurait en aucun cas servir de prétexte à la haine universelle antisémite. Celle-ci n'a aucune excuse et aucune justification. Enfin, j'ai remercié le président AAS pour l'arrestation de l'un des suspects de l'attentat de la rue des Rosiers.
Cet acte constitue une étape importante pour rendre justice aux victimes et à leurs familles. Plus de 40 ans après ce crime abject. Nos services coopèrent en vue de l'extradition de cet individu.
Cette visite aujourd'hui consacre une nouvelle étape cruciale dans la relation entre la France et l'État de Palestine et elle ouvre une nouvelle phase de travail commun pour la paix, la sécurité et la dignité de tous dans la région. Nous avons aujourd'hui une discussion substantielle et pris ensemble des engagements importants. Je sais pouvoir compter sur le président Abbas.
En tout cas, par la constitution de ce comité conjoint, la France veut prendre toute sa part à la fois pour l'aide humanitaire, la sécurité à Gaza, pour le retour d'une gouvernance juste et pour ce chemin des deux États qui est la condition pour que le peuple israélien et le peuple palestinien puisse vivre durablement en paix. Je vous remercie, président. Au nom de Dieu clément et miséricordieux monsieur le président Emmanuel Macron, je voudrais tout d'abord vous exprimer toute notre considération et notre reconnaissance pour vos positions courageuses et la décision de la France de reconnaître officiellement l'État de Palestine.
Vous avez ainsi fait preuve de qualité de dirigeants sagant loin. Vous l'avez fait en partenariat avec l'Arabie Saoudite et tous vos autres partenaires au sein de la coalition internationale et les groupes de travail dans le cadre de la conférence internationale de la paix qui a donné naissance à la déclaration de New York et à l'adoption de mesures pour en faveur de la solution à deux États sur la base des résolutions de la légalité internationale la reconnaissance de la France ont accompagné 11 autres pays lors de la conférence internationale et la déclaration de New York sont une inflexion historique. C'est un tournant historique sur la voie de la justice et de la paix.
C'est aussi un message d'espoir pour notre peuple qui lutte depuis des décennies pour sa liberté et son indépendance. Aujourd'hui, 160 pays dans le monde ont reconnu l'état de Palestine. Aujourd'hui, la France a commémoré le 11 novembre et célèbre ainsi la victoire et la liberté dont jouit le peuple français.
Et nous espérons que notre peuple palestinien pourra un jour célébrer la fin de l'occupation, sa liberté, sa dignité et son indépendance. Monsieur le président, étant donné lorsque nous regardons les la situation extrêmement difficile dans la région aujourd'hui, il faut absolument mettre un terme aux souffrances de notre peuple palestinien à Gaza à cause des crimes de génocidue, des déplacements forcés et également les violations des droits international en si Jordanie à Jérusalem Est également les politiques d'apartide et de discrimination de la part de la puissance occupante, les annexions de territoires, les agressions de colons contre les citoyens et contre les lieux saints chrétiens et musulmans et également la rétention des fonds palestiniens, de l'argent qui revient à l'autorité palestinienne. Sam euh nous nous avons beaucoup de considération pour le président Trump pour les efforts qu'il est en train de déployer aujourd'hui.
Nous saluons également les efforts incessants de l'Égypte, du Qatar et de la Turquie pour renforcer le cesser le feu et libérer les otages et les prisonniers pour faire entrer l'aide humanitaire et cela euh et pour mobiliser également l'aide de l'ensemble de la communauté internationale pour la phase suivante et en particulier la gouvernance qui commence par la le comité palestinien, le comité administratif palestinien, le déploiement de des forces de police et de sécurité palestinienne sous supervision internationale et la démilitarisation, le désarmement de tous les groupes armés, y compris le Hamas, le retrait israélien et la reconstruction du territoire de Gaza. À cet égard, nous réaffirmons que toutes les institutions transitoires palestiniennes dans le territoire de Gaza doivent avoir des liens et doivent dépendre de l'autorité palestinienne et de son gouvernement, y compris les points de passage de l'État de Palestine, tout en réaffirmant que le territoire de Gaza fait partie de l'État de Palestine et donc avec s sous souveraineté palestinienne. Monsieur le président, cher ami, euh nous renouvelons notre engagement euh ici devant vous quant aux réformes et quant aux engagements que nous avions pris dans le message que nous vous avions adressé et adressé à la communauté internationale avant la conférence de paix et y compris l'organisation d'élection présidentielles et législatives dès la fin des combats et nous sommes proche de la fin de la rédaction d'une constitution palestinienne et de la loi électorale et de la loi sur les partis politiques.
Et euh ces textes de loi affirment que les candidats, les individus et les partis doivent respecter le programme politique et les engagements internationaux de l'Organisation de libération de la Palestine et de l'État de Palestine sur la base de la légalité internationale, le principe d'un seul état, une seule loi et une seule force armée légitime. Nous sommes également en train de réformer les programmes et les livres scolaires sur la base des principes de l'UNESCO. Nous sommes également en train de mettre sur pied un système euh de soins sociaux, un système global euh après l'abolition de la loi sur les paiements d aux familles des prisonniers, des morts et des blessés.
Nous réaffirmons ici notre refus et notre condamnation de l'assassinat de civil, y compris ce que le Hamas a fait. le 7 octobre 2023. Par ailleurs, nous réfutons l'antisémitisme.
Nous refusons l'antisémitisme parce que cela s'oppose à notre politique et à nos valeurs. Nous tenons à la culture du dialogue et de l'appel. Nous voulons un état démocratique non armé qui respecte la souveraineté de la loi, la transparence, la justice, la pluralité et l'alternance au pouvoir.
Et à cet égard, nous renouvelons nos remerciements à l'Arabie Saoudite et à la France, au Royaume-Uni et à l'ensemble de nos partenaires pour le rôle qu'ils ont loué pour encourager cette vague de reconnaissance internationale. Nos remerciements également aux États-Unis, au Qatar, à la Turquie pour leur médiation humanitaire et politique. Merci à l'Algérie et au groupes arabes pour leur soutien au conseil de sécurité de l'ONU.
Nous réaffirmons notre disposition totale à travailler avec l'administration américaine et avec le président Trump et avec nos partenaires internationaux pour mettre en œuvre les efforts de paix dans le cadre d'un calendrier clair et sur la base de garantie internationale et sur la base de la légalité internationale. Nous invitons tous les pays qui n'ont pas encore reconnu l'état de Palestine à le faire. Nous rappelons que l'État de Palestine a déjà reconnu l'État d'Israël à deux reprises.
Et au peuple israélien, nous redisons que la paix, l'avenir réside dans la paix et pas dans la guerre. La vraie sécurité ne se fera que par la reconnaissance du droit du peuple palestinien à la liberté et à l'indépendance. Deux États vivants côte à côte, en paix, en sécurité et les relations de bon voisinage.
Et au grand peuple palestinien, je dis que le chemin de la liberté est plus proche que par le passé. Nous aurons certainement notre indépendance grâce à votre résistance et grâce à votre foi dans la justice de votre cause. Monsieur le président, merci à vous pour votre leadership.
Merci pour vos efforts, pour votre soutien. Merci à la France, à son gouvernement et à son peuple d'être du côté du droit, de la paix et de la justice. Monsieur le président, nous sommes tout à fait en faveur de la création de ce comité constitutionnel immédiatement et nous sommes tout à fait prêts, tout à fait disposés au moment qui vous conviendra.
Nous voulons également vous remercier pour les aides que vous avez décidé en faveur de la Palestine, l'aide humanitaire, sans compter toute l'aide par le passé. Il s'agit aujourd'hui d'une aide nouvelle. Nous vous en remercions.
Merci au peuple français et merci à vous personnellement. Merci monsieur le président. Merci beaucoup.