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interviewyoutube.com· 17 décembre 2022

Entretien avec Raphaël Arnault (Jeune Garde) lors du meeting de Jean-Luc Mélenchon à Saint-Étienne

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Raphaël Arnaud. Est-ce que vous pouvez nous expliquer la raison de votre présence ici ? C'est tout simplement de faire du lien avec l'ensemble de notre camp.

Ce que nous, on a toujours désiré avec la Jeune Garde, c'est que l'ensemble de nos organisations, associations qui représentent notre camp politique se mêlent à la question de l'extrême droite. Et là, on voit bien, au vu des derniers événements de l'extrême droite, notamment avec des députés NUPES qui ont été attaqués, pour nous, c'est important de marquer de la présence, de montrer qu'il y a des liens entre les antifascistes militants que nous sommes et les antifascistes de tous les jours, par leur combat, que ce soit des députés, que ce soit des associations, des syndicats encore une fois. À Montpellier, la semaine dernière, on était avec la CGT devant le tribunal parce que des militants fascistes étaient jugés, notamment pour avoir attaqué des étudiants et étudiantes.

Pour nous, c'est important aussi de montrer qu'on a des liens avec la France Insoumise, avec le NPA, avec toutes les organisations qui représentent notre camp, tout simplement. Concernant les agressions d'extrême droite à Lyon, il y en a eu pendant la manifestation contre la violence féminine, il y en a eu le soir de France-Maroc. Vous pouvez revenir un peu dessus ?

Malheureusement, c'est une situation qu'on connaît trop bien à Lyon, maintenant depuis au moins une bonne dizaine d'années, avec l'ouverture de leurs locaux dans le violon. Par contre, ce qu'on dit depuis de nombreuses années, c'est que ce n'est pas une anomalie locale qui sortirait de nulle part. C'est un contexte beaucoup plus global, politique.

On voit qu'il y a une montée de l'extrême droite et de leur violence, évidemment. Et ça, c'est en train de se développer sur l'ensemble du territoire. Et donc, nous, pourquoi est-ce que ça a aussi un intérêt qu'on aille à la rencontre de ces organisations politiques ?

C'est de dire que ça fait des années qu'on lutte sur le terrain contre ces organisations. On a des solutions face à ces organisations, en tout cas des propositions de solutions. Et il faut maintenant que sur l'ensemble du territoire, nos organisations se posent des bonnes questions et savent répondre à toutes ces attaques, parce que là, l'enjeu, il est bien trop gros.

Alors, il y a eu à Lyon, à Strasbourg, à Paris, à Montpellier, à Annecy. Bon, ça, c'est pour les agressions recensées. À Poitiers aussi.

Malheureusement, il y a dû y avoir encore d'autres villes de France. On n'a pas eu le temps de tout recenser, mais on a eu beaucoup. C'était des attaques coordonnées.

Il y a eu de nombreux appels de la part de l'extrême droite à, voilà, avec toute cette ambiance, où on nous sort des histoires de guerre civile entre supporters marocains et français. En fait, dans aucune ville où l'extrême droite n'était pas présente, il y a eu des affrontements entre supporters marocains et français. Les gens vivent très bien ensemble, ont envie de faire la fête ensemble.

Et qui est venu foutre le bordel ? C'est l'extrême droite. Qui ont tenté de provoquer des émeutes racistes ?

C'est l'extrême droite. Donc, oui, c'était bien coordonné, malheureusement. On voit bien leur puissance de frappe au niveau de la coordination, la volonté politique à faire mal, à provoquer une situation dans leur idéal de guerre civile.

Heureusement, on n'y est pas, parce que les gens ne sont complètement pas du tout dans ces idées-là. N'empêche que c'est ce qu'ils tentent de faire. Ça s'accentue en ce moment.

Il y a eu aussi à Paris, le week-end dernier, une salle de shoot qui a été agressée par, justement, une faction d'extrême droite. Oui. Non, non, mais très sincèrement, il y a eu une augmentation des violences de l'extrême droite.

On sent bien aussi qu'ils se sentent légitimes, au vu de tous les discours qu'on peut voir, notamment dans les médias détenus par Vincent Bolloré, l'oligarque. On voit bien que l'extrême droite se sent décomplexée, en fait. Elle se sent légitime, aujourd'hui, à s'armer, à provoquer des ratonnades dans les rues de centre-ville.

Donc oui, c'est sûr qu'il y a...

Vous, le discours médiatique a influencé sur ce mouvement-là ? Complètement. Quand pendant une semaine, sur ces news, il y a des militants d'extrême droite qui regardent les médias dire que ça va être la guerre civile entre supporters marocains et français, qu'il faut protéger la nation, protéger les pauvres supporters français qui vont se faire attaquer, etc., ça fait pousser des ailes.

On se dit qu'il y a toute une armada de milliardaires, de médias, de porte-parole aussi, comme Éric Zemmour et Marine Le Pen, et 89 députés d'extrême droite quand même à l'Assemblée, ça leur donne des idées. Ils se disent, pourquoi pas ? Pourquoi pas nous ?

Pourquoi pas aller dans la rue, appliquer finalement les programmes de l'extrême droite qui sont proposés par Marine Le Pen ou Éric Zemmour. Merci. Merci.

Merci.